{"id":12125,"date":"2026-10-01T14:23:42","date_gmt":"2026-10-01T14:23:42","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-autre-source-honte-oas-gilbert\/"},"modified":"2026-10-01T14:23:42","modified_gmt":"2026-10-01T14:23:42","slug":"echelle-autre-source-honte-oas-gilbert","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-autre-source-honte-oas-gilbert","title":{"rendered":"\u00c9chelle de l&rsquo;autre comme source de honte (OAS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de l&rsquo;autre comme source de honte<\/strong> (<em>Other as Shamer Scale<\/em> [OAS] ; Goss, Gilbert &#038; Allan, 1994) est un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour \u00e9valuer la <strong>honte externe<\/strong> (<em>external shame<\/em>). Con\u00e7ue par Paul Gilbert, Steven Allan et Kenneth Goss, l&rsquo;OAS s&rsquo;inspire directement de l&rsquo;\u00e9chelle de honte internalis\u00e9e de Cook (<em>Internalised Shame Scale<\/em> [ISS], 1993) en adaptant ses \u00e9nonc\u00e9s pour mesurer la perception qu&rsquo;a un individu de la mani\u00e8re dont autrui le juge, le d\u00e9valorise ou le rejette. L&rsquo;instrument est compos\u00e9 de <strong>18 items<\/strong> \u00e9valuant la fr\u00e9quence de ces exp\u00e9riences ph\u00e9nom\u00e9nologiques sur une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Likert\">Likert<\/a> en 5 points allant de 0 (\u00ab Jamais \u00bb \/ <em>Never<\/em>) \u00e0 4 (\u00ab Presque toujours \u00bb \/ <em>Almost always<\/em>), produisant un score total oscillant entre 0 et 72.<\/p>\n<p>Sur le plan structural, bien que l&rsquo;OAS soit fr\u00e9quemment employ\u00e9e comme une mesure globale unidimensionnelle de la honte externe, plusieurs analyses factorielles exploratoires et confirmatoires identifient trois dimensions sous-jacentes : (1) l&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 per\u00e7ue \/ sentiment d&rsquo;\u00eatre regard\u00e9 de haut, (2) la peur de la critique et du rejet en r\u00e9ponse aux erreurs, et (3) la perception d&rsquo;un vide personnel ou d&rsquo;une d\u00e9fectuosit\u00e9 fondamentale. Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de l&rsquo;OAS sont exceptionnellement robustes : la coh\u00e9rence interne mesur\u00e9e par le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> varie g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,92 et 0,96 dans les populations cliniques et non cliniques. L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une validit\u00e9 convergente \u00e9lev\u00e9e avec les mesures de d\u00e9pression, d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Phobie_sociale\">anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a>, de troubles des conduites alimentaires et de soumission sociale, tout en maintenant une validit\u00e9 discriminante pertinente vis-\u00e0-vis de la culpabilit\u00e9.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Honte externe, Other as Shamer Scale, Paul Gilbert, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation psychologique, rang social, d\u00e9valorisation sociale, psychopathologie, d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9 sociale, auto-\u00e9valuation, comparaison sociale descendante.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs britanniques affili\u00e9s au <em>Mental Health Research Unit<\/em> de l&rsquo;Universit\u00e9 de Derby et des services de sant\u00e9 mentale du NHS :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Paul Gilbert, Ph.D., FBPsS<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie clinique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Derby (Royaume-Uni), fondateur de la <em>Compassion Focused Therapy<\/em> (CFT) et pionnier de l&rsquo;approche \u00e9volutionniste appliqu\u00e9e \u00e0 la psychopathologie.<\/li>\n<li><strong>Steven Allan, Ph.D.<\/strong> : Psychologue clinicien et chercheur, ayant contribu\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9cisive aux travaux sur le rang social, la honte et la d\u00e9pression \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Derby.<\/li>\n<li><strong>Kenneth Goss, D.Clin.Psy.<\/strong> : Psychologue clinicien consultant, sp\u00e9cialiste des troubles du comportement alimentaire au sein du Coventry and Warwickshire NHS Partnership Trust.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;<em>Other as Shamer Scale<\/em> (OAS) est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier le concept de <strong>honte externe<\/strong>. Dans les mod\u00e8les traditionnels de la psychologie clinique et psychanalytique, la honte \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9rentiellement conceptualis\u00e9e comme une exp\u00e9rience intrapsychique impliquant un d\u00e9go\u00fbt de soi, une attaque dirig\u00e9e contre le soi global ou un effondrement de l&rsquo;id\u00e9al du moi (honte interne). Or, les travaux de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Paul_Gilbert_(psychologist)\">Paul Gilbert<\/a> et de ses collaborateurs ont d\u00e9montr\u00e9 que la honte est originellement une \u00e9motion interpersonnelle et sociodynamique li\u00e9e \u00e0 la menace de d\u00e9valuation par le groupe.<\/p>\n<p>L&rsquo;OAS a \u00e9t\u00e9 mise au point pour r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin clinique et empirique : disposer d&rsquo;un outil psychom\u00e9trique capable de mesurer sp\u00e9cifiquement l&rsquo;\u00e9valuation cognitive et \u00e9motionnelle selon laquelle <em>les autres<\/em> per\u00e7oivent l&rsquo;individu comme fondamentalement inad\u00e9quat, d\u00e9fectueux, m\u00e9prisable, vuln\u00e9rable ou inf\u00e9rieur. L&rsquo;\u00e9chelle capture l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;objet du m\u00e9pris, du rejet ou de la punition d&rsquo;autrui, ind\u00e9pendamment du fait que la personne s&rsquo;auto-bl\u00e2me explicitement dans un premier temps.<\/p>\n<p>Sur le plan des <strong>applications cliniques<\/strong>, l&rsquo;OAS s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;\u00e9valuation diff\u00e9rentielle et le profilage clinique dans les troubles de l&rsquo;humeur : la honte externe constitue un pr\u00e9dicteur majeur des \u00e9pisodes d\u00e9pressifs s\u00e9v\u00e8res et de leur chronicit\u00e9, surclassant fr\u00e9quemment l&rsquo;impact des mesures classiques de culpabilit\u00e9.<\/li>\n<li>La conceptualisation de cas en th\u00e9rapie ax\u00e9e sur la compassion (<em>Compassion Focused Therapy<\/em>) : elle permet d&rsquo;identifier l&rsquo;activation chronique du syst\u00e8me de d\u00e9tection des menaces sociales et d&rsquo;adapter les interventions de mise en s\u00e9curit\u00e9 relationnelle.<\/li>\n<li>L&rsquo;exploration des troubles des conduites alimentaires (anorexie et boulimie nerveuses) : la honte externe alimente les strat\u00e9gies de contr\u00f4le corporel visant \u00e0 \u00e9viter le rejet social et le m\u00e9pris per\u00e7u d&rsquo;autrui.<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9valuation du risque suicidaire et de l&rsquo;automutilation non suicidaire : l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;\u00eatre vu comme irr\u00e9m\u00e9diablement imparfait et rejet\u00e9 engendre un sentiment de pi\u00e9geage social (<em>entrapment<\/em>) hautement corr\u00e9l\u00e9 aux crises suicidaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan de la <strong>recherche scientifique<\/strong>, l&rsquo;OAS offre une mesure standardis\u00e9e permettant de d\u00e9nouer les interactions complexes entre honte externe, honte interne (mesur\u00e9e par l&rsquo;ISS), soumission involontaire, strat\u00e9gies de comp\u00e9tition pour le rang social et r\u00e9gulation des affects.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique cibl\u00e9 par l&rsquo;OAS est la <strong>honte externe<\/strong> (<em>external shame<\/em>). Par opposition \u00e0 la honte interne \u2014 dans laquelle le sujet est son propre juge s\u00e9v\u00e8re (\u00ab Je suis mauvais, nul et m\u00e9prisable \u00e0 mes propres yeux \u00bb) \u2014, la honte externe concerne la conscience et la croyance angoissante d&rsquo;exister n\u00e9gativement dans l&rsquo;esprit d&rsquo;autrui (\u00ab Les autres me voient comme mauvais, nul, d\u00e9fectueux ou ridicule \u00bb).<\/p>\n<p>La honte externe repose sur la mentalisation sociale de la menace : l&rsquo;individu anticipe que son statut social, son attrait relationnel ou son acceptabilit\u00e9 au sein du groupe sont compromis. Dans la structure multidimensionnelle de l&rsquo;OAS mise en \u00e9vidence par Goss et al. (1994) et reproduite dans la litt\u00e9rature internationale (par exemple, Matos et al., 2015), trois composantes interconnect\u00e9es caract\u00e9risent ce construit :<\/p>\n<h3>1. Inf\u00e9riorit\u00e9 per\u00e7ue et regard d\u00e9valorisant (Inferiority \/ Looking Down On)<\/h3>\n<p>Cette dimension refl\u00e8te la croyance que les autres consid\u00e8rent l&rsquo;individu comme inf\u00e9rieur, subalterne, insignifiant ou incapable de satisfaire aux standards minimaux du groupe. Les items repr\u00e9sentatifs de cette facette incluent la conviction que \u00ab les autres me regardent de haut \u00bb (item 2), \u00ab me voient comme n&rsquo;\u00e9tant pas \u00e0 la hauteur \u00bb (item 5) ou \u00ab me per\u00e7oivent comme petit et insignifiant \u00bb (item 6). Sur le plan clinique, cette composante active une perception constante d&rsquo;asym\u00e9trie de rang social, g\u00e9n\u00e9rant une posture de subordination d\u00e9fensive.<\/p>\n<h3>2. Sanctions relationnelles et intol\u00e9rance aux erreurs (Criticism \/ Punishment for Mistakes)<\/h3>\n<p>Cette composante \u00e9value la projection selon laquelle toute imperfection, \u00e9chec ou erreur op\u00e9rationnelle entra\u00eenera un rejet punitif imm\u00e9diat ou une prise de distance d&rsquo;autrui. Les items typiques traduisent la certitude que \u00ab les autres sont critiques ou punitifs lorsque je commets une erreur \u00bb (item 13), que \u00ab les gens prennent leurs distances quand je fais des erreurs \u00bb (item 14) et que \u00ab les autres se souviennent toujours de mes erreurs \u00bb (item 15). Cette facette est intimement li\u00e9e au perfectionnisme inadapt\u00e9 et \u00e0 la vigilance sociale accrue.<\/p>\n<h3>3. D\u00e9fectuosit\u00e9 fondamentale et vuln\u00e9rabilit\u00e9 (Defectiveness \/ Fragility \/ Emptiness)<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le renvoie \u00e0 l&rsquo;impression que les autres per\u00e7oivent une faille ontologique ou existentielle chez le sujet. Les \u00e9nonc\u00e9s portent sur le fait que les autres \u00ab me voient comme d&rsquo;une certaine fa\u00e7on d\u00e9fectueux en tant que personne \u00bb (item 7), \u00ab me per\u00e7oivent comme fragile \u00bb (item 16) ou \u00ab pensent qu&rsquo;il manque quelque chose en moi \u00bb (item 18). L&rsquo;individu ne se sent pas seulement critiqu\u00e9 pour ses actes, mais expos\u00e9 dans sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 constitutive, craignant que ses d\u00e9fauts intimes soient visibles aux yeux de tous (item 12).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de l&rsquo;OAS s&rsquo;ancre profond\u00e9ment dans l&rsquo;<strong>approche \u00e9volutionniste du rang social<\/strong> et la <strong>th\u00e9orie biosociale des affects<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9es par Paul Gilbert (1989, 1992, 1997, 2000). Selon ce cadre, les \u00eatres humains poss\u00e8dent des syst\u00e8mes motivationnels et comportementaux inn\u00e9s orient\u00e9s vers la n\u00e9gociation de la hi\u00e9rarchie sociale et l&rsquo;int\u00e9gration au groupe (<em>Social Mentalities<\/em>).<\/p>\n<p>Dans la perspective socio-\u00e9volutionniste :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La honte comme m\u00e9canisme de d\u00e9fense anti-exclusion :<\/strong> Pour les primates ancestraux et les humains primitifs, le rejet, l&rsquo;ostracisme ou l&rsquo;expulsion du groupe repr\u00e9sentaient une sentence de mort quasi certaine. La honte a ainsi \u00e9volu\u00e9 comme un syst\u00e8me d&rsquo;alerte et de r\u00e9gulation d\u00e9fensive du statut social. Lorsque l&rsquo;individu per\u00e7oit qu&rsquo;il est jug\u00e9 n\u00e9gativement, un programme psychobiologique de soumission et d&rsquo;inhibition s&rsquo;active afin d&rsquo;apaiser les dominants potentiels et d&rsquo;\u00e9viter une agression physique ou une exclusion d\u00e9finitive.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;attractivit\u00e9 sociale (Social Attractiveness) vs le pouvoir de domination :<\/strong> Chez l&rsquo;humain moderne, la comp\u00e9tition sociale s&rsquo;exprime moins par la force brute que par l&rsquo;attrait social et le prestige (valeur accord\u00e9e par les pairs en termes de comp\u00e9tences, d&#8217;empathie, de beaut\u00e9 ou de talents). La honte externe survient pr\u00e9cis\u00e9ment lorsque le sujet anticipe une chute drastique de son attractivit\u00e9 sociale, se sentant jug\u00e9 ind\u00e9sirable, m\u00e9prisable ou repoussant.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le d&rsquo;int\u00e9riorisation dynamique :<\/strong> Bien que Cook (1993) ait initialement conceptualis\u00e9 la honte internalis\u00e9e comme un trait de personnalit\u00e9 stabilis\u00e9, Gilbert postule que la honte interne est souvent le r\u00e9sultat d&rsquo;un processus d\u00e9veloppemental secondaire : l&rsquo;enfant expos\u00e9 \u00e0 des figures d&rsquo;attachement critiques, abusives ou m\u00e9prisantes int\u00e9riorise ces regards d\u00e9valorisants (\u00ab l&rsquo;autre hostile \u00bb), transformant la menace externe en auto-pers\u00e9cution interne. L&rsquo;OAS permet d&rsquo;isoler la perception primaire de cette hostilit\u00e9 sociale per\u00e7ue.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;OAS a fait l&rsquo;objet de nombreuses investigations empiriques men\u00e9es aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons cliniques (patients souffrant de d\u00e9pression majeure, de phobie sociale, de troubles des conduites alimentaires, de troubles de la personnalit\u00e9) et non cliniques (\u00e9tudiants, population g\u00e9n\u00e9rale) \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>L&rsquo;OAS pr\u00e9sente des corr\u00e9lations positives statistiquement tr\u00e8s significatives et robustes avec un ensemble de construits psychopathologiques et interpersonnels :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Honte interne :<\/strong> Des corr\u00e9lations tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es (typiquement comprises entre <em>r<\/em> = 0,70 et <em>r<\/em> = 0,85) sont syst\u00e9matiquement observ\u00e9es avec l&rsquo;<em>Internalised Shame Scale<\/em> (ISS ; Cook, 1993) et le questionnaire d&rsquo;\u00e9valuation de la honte (TOSCA-Shame).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9pression :<\/strong> Les scores \u00e0 l&rsquo;OAS corr\u00e8lent fortement avec l&rsquo;inventaire de d\u00e9pression de Beck (<em>Beck Depression Inventory<\/em>, BDI), les coefficients oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre <em>r<\/em> = 0,55 et <em>r<\/em> = 0,72 (Allan et al., 1994 ; Gilbert et al., 1998).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 sociale :<\/strong> L&rsquo;OAS corr\u00e8le vigoureusement (<em>r<\/em> = 0,60 \u00e0 0,75) avec les scores de la <em>Social Phobia Scale<\/em> (SPS) et de la <em>Social Interaction Anxiety Scale<\/em> (SIAS), confirmant que la peur d&rsquo;\u00eatre scrut\u00e9 et jug\u00e9 n\u00e9gativement est au c\u0153ur de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 relationnelle.<\/li>\n<li><strong>Soumission sociale et inf\u00e9riorit\u00e9 :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle montre des corr\u00e9lations substantielles avec la <em>Submissive Behavior Scale<\/em> (SBS ; <em>r<\/em> = 0,50 \u00e0 0,65) et la <em>Comparison of Self as Physical \/ Social Subordinate Scale<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;OAS d\u00e9montre une excellente capacit\u00e9 \u00e0 distinguer la honte d&rsquo;autres \u00e9tats affectifs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Honte vs Culpabilit\u00e9 :<\/strong> Conform\u00e9ment aux mod\u00e8les th\u00e9oriques de Lewis (1971) et Tangney (1992), les corr\u00e9lations entre l&rsquo;OAS et la culpabilit\u00e9 orient\u00e9e vers le comportement (mesur\u00e9e par la sous-\u00e9chelle Culpabilit\u00e9 du TOSCA) sont faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9es (<em>r<\/em> = 0,10 \u00e0 0,25), confirmant que la honte externe implique le soi relationnel global et non une simple transgression morale d&rsquo;acte r\u00e9parable.<\/li>\n<li><strong>Estime de soi :<\/strong> L&rsquo;OAS est n\u00e9gativement et fortement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;estime de soi de Rosenberg (<em>r<\/em> = -0,55 \u00e0 -0,70), tout en conservant une variance pr\u00e9dictive propre vis-\u00e0-vis des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs lorsque l&rsquo;estime de soi est contr\u00f4l\u00e9e par r\u00e9gression multiple.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et clinique<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes d\u00e9montrent que les scores \u00e9lev\u00e9s \u00e0 l&rsquo;OAS pr\u00e9disent une r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique plus lente ou incompl\u00e8te dans le traitement cognitivo-comportemental classique de la d\u00e9pression, motivant l&rsquo;adjonction de protocoles centr\u00e9s sur la compassion. Dans les troubles alimentaires, l&rsquo;OAS pr\u00e9dit significativement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des crises d&rsquo;hyperphagie et des conduites purgatives (Goss &#038; Allan, 2009).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;OAS a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e \u00e0 travers de multiples r\u00e9plications internationales (incluant les validations britannique, portugaise, espagnole, italienne, su\u00e9doise et fran\u00e7aise) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Goss, Gilbert et Allan (1994), l&rsquo;\u00e9chelle a montr\u00e9 un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> de <strong>0,92<\/strong> aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon \u00e9tudiant (<em>N<\/em> = 207). Des investigations subs\u00e9quentes men\u00e9es aupr\u00e8s de populations cliniques d\u00e9prim\u00e9es ou souffrant de troubles des conduites alimentaires ont rapport\u00e9 des coefficients encore plus \u00e9lev\u00e9s, atteignant <strong>0,95 \u00e0 0,96<\/strong> (Allan, Gilbert &#038; Goss, 1994 ; Goss, Gilbert &#038; Allan, 1998).<\/li>\n<li><strong>Homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items :<\/strong> Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent g\u00e9n\u00e9ralement de 0,52 \u00e0 0,81, aucun item n&rsquo;entra\u00eenant une augmentation de l&rsquo;alpha s&rsquo;il venait \u00e0 \u00eatre supprim\u00e9, ce qui indique que l&rsquo;ensemble des 18 items contribue de fa\u00e7on substantielle au construit commun.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle (test-retest) :<\/strong> Les \u00e9tudes \u00e9valuant la stabilit\u00e9 temporelle sur un intervalle de 4 \u00e0 8 semaines dans des populations non cliniques rapportent des coefficients de corr\u00e9lation test-retest compris entre <strong>0,80 et 0,88<\/strong>, attestant d&rsquo;une excellente stabilit\u00e9 temporelle caract\u00e9ristique d&rsquo;un trait affectivo-cognitif, tout en demeurant sensible aux changements th\u00e9rapeutiques post-intervention.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de l&rsquo;OAS a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e \u00e0 travers diverses m\u00e9thodologies statistiques :<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Goss, Gilbert et Allan (1994), une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax a extrait une solution initiale dominante rendant compte d&rsquo;une part pr\u00e9pond\u00e9rante de la variance (plus de 45 % \u00e0 elle seule), soutenant l&rsquo;utilisation l\u00e9gitime d&rsquo;un <strong>score total composite<\/strong> de honte externe. Cependant, une d\u00e9composition en trois facteurs distincts est fr\u00e9quemment observ\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Inf\u00e9riorit\u00e9 per\u00e7ue (Items 1, 2, 3, 5, 6, 8) :<\/strong> Saturations factorielles \u00e9lev\u00e9es (allant de 0,62 \u00e0 0,81), repr\u00e9sentant le sentiment que les autres nous m\u00e9prisent et nous consid\u00e8rent de rang inf\u00e9rieur.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Anticipation du rejet face aux erreurs (Items 9, 13, 14, 15) :<\/strong> Saturations variant de 0,58 \u00e0 0,78, captant la peur des critiques et de l&rsquo;abandon en cas de faillibilit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : D\u00e9fectuosit\u00e9 et vide personnel (Items 7, 10, 11, 12, 16, 17, 18) :<\/strong> Saturations situ\u00e9es entre 0,50 et 0,74, refl\u00e9tant l&rsquo;exposition per\u00e7ue d&rsquo;une insuffisance intime ou d&rsquo;une fragilit\u00e9 intrins\u00e8que.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Dans les travaux ult\u00e9rieurs (notamment Matos, Pinto-Gouveia, Gilbert, Duarte &#038; Figueiredo, 2015), des mod\u00e8les d&rsquo;AFC ont compar\u00e9 la structure unidimensionnelle, le mod\u00e8le \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s et un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre :<\/p>\n<p>Les indices d&rsquo;ajustement du mod\u00e8le hi\u00e9rarchique ou \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s se r\u00e9v\u00e8lent souvent excellents (ex. CFI &gt; 0,95 ; TLI &gt; 0,94 ; RMSEA &lt; 0,06 ; SRMR &lt; 0,05). Ces r\u00e9sultats confirment que si les trois facettes poss\u00e8dent une pertinence clinique individualis\u00e9e, elles convergent toutes vers un construit unitaire de second ordre qui est la honte externe globale.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> Other as Shamer Scale (OAS).<\/li>\n<li><strong>Traduction usuelle :<\/strong> \u00c9chelle de l&rsquo;autre comme source de honte \/ \u00c9chelle de honte externe.<\/li>\n<li><strong>Type de passation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (auto-rapport\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes et adolescents (g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e8s 16 ans) en contexte clinique ou de recherche.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 18 \u00e9nonc\u00e9s concis et univoques.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de type Likert en 5 points \u00e9valuant la fr\u00e9quence :<\/li>\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = Jamais (<em>NEVER<\/em>)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = Rarement (<em>SELDOM<\/em>)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Quelquefois (<em>SOMETIME<\/em>)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Fr\u00e9quemment (<em>FREQUENTLY<\/em>)<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = Presque toujours (<em>ALMOST ALWAYS<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Calcul du score et cotation :<\/strong><\/li>\n<ul>\n<li>Tous les items sont cot\u00e9s de mani\u00e8re directe (aucun item invers\u00e9).<\/li>\n<li>Le score total s&rsquo;obtient en additionnant les r\u00e9ponses aux 18 items (plage de scores possible : 0 \u00e0 72).<\/li>\n<li>Un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te un niveau s\u00e9v\u00e8re de honte externe, indiquant une croyance rigide selon laquelle autrui nous juge de mani\u00e8re critique, d\u00e9gradante et m\u00e9prisante.<\/li>\n<li>Il est \u00e9galement possible de calculer des sous-scores pour les trois dimensions (Inf\u00e9riorit\u00e9, Erreurs\/Rejet, D\u00e9fectuosit\u00e9) pour un profilage clinique affin\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 5 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1994 (articles princeps de Allan, Gilbert &#038; Goss, 1994 ; Goss, Gilbert &#038; Allan, 1994).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e au sein de l&rsquo;Unit\u00e9 de Recherche en Sant\u00e9 Mentale de l&rsquo;Universit\u00e9 de Derby. Elle est mise gracieusement \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 scientifique et clinique internationale pour une utilisation \u00e0 des fins de recherche non commerciale et de pratique clinique sous la licence Creative Commons ou usage acad\u00e9mique ouvert (\u00ab open academic access \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Frais d&rsquo;utilisation (Tarif) :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s est enti\u00e8rement gratuit. Aucun co\u00fbt d&rsquo;acquisition ou de redevance n&rsquo;est exig\u00e9 pour son emploi dans des protocoles de recherche ou des suivis th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<li><strong>Source institutionnelle :<\/strong> L&rsquo;outil et ses cl\u00e9s de cotation sont t\u00e9l\u00e9chargeables via les d\u00e9p\u00f4ts officiels de l&rsquo;Universit\u00e9 de Derby et de la <em>Compassionate Mind Foundation<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.compassionatemind.co.uk\/\">www.compassionatemind.co.uk<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Allan, S., Gilbert, P., &#038; Goss, K. (1994). An exploration of shame measures: II: Psychopathology. <em>Personality and Individual Differences<\/em>, 17(5), 719\u2013722. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0191-8869(94)90150-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0191-8869(94)90150-3<\/a><\/li>\n<li>Cook, D. R. (1993). The Internalized Shame Scale manual. <em>Channel Press<\/em>.<\/li>\n<li>Gilbert, P. (1992). <em>Depression: The evolution of powerlessness<\/em>. Lawrence Erlbaum Associates \/ Guilford Press.<\/li>\n<li>Gilbert, P. (1997). The evolution of social attractiveness and its role in shame, humiliation, guilt and therapy. <em>British Journal of Medical Psychology<\/em>, 70(2), 113\u2013147. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.2044-8341.1997.tb01893.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.2044-8341.1997.tb01893.x<\/a><\/li>\n<li>Gilbert, P. (2000). The relationship of shame, social anxiety and depression: The role of the evaluation of social rank. <em>Clinical Psychology &#038; Psychotherapy<\/em>, 7(3), 174\u2013189. <a https:\/\/doi.org\/10.1016\/0191-8869(94)90149-X\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/1099-0879(200007)7:3174::AID-CPP2363.0.CO;2-U\u00a0\u00bb%20target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb%20rel=\u00a0\u00bbnoopener%20noreferrer\u00a0\u00bbhttps:\/\/doi.org\/10.1002\/1099-0879(200007)7:3&lt;174::AID-CPP236&gt;3.0.CO;2-U\/a\/liliGoss,%20K.,%20Gilbert,%20P.,%20&#038;%20Allan,%20S.%20(1994).%20An%20exploration%20of%20shame%20measures:%20I:%20The%20\u2018other%20as%20shamer\u2019%20scale.%20emPersonality%20and%20Individual%20Differences\/em,%2017(5),%20713\u2013717.%20a%20href=\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0191-8869(94)90149-X<\/a><\/li>\n<li>Goss, K., &#038; Allan, S. (2009). Shameless: Shame and eating disorders. <em>European Eating Disorders Review<\/em>, 17(1), 1\u20135. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/erv.906\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/erv.906<\/a><\/li>\n<li>Lewis, H. B. (1971). <em>Shame and guilt in neurosis<\/em>. International Universities Press.<\/li>\n<li>Matos, M., Pinto-Gouveia, J., Gilbert, P., Duarte, C., &#038; Figueiredo, C. S. (2015). The Other as Shamer Scale \u2013 2: Development and validation of a short form of a measure of external shame. <em>Personality and Individual Differences<\/em>, 74, 6\u201311. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.paid.2014.09.037\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.paid.2014.09.037<\/a><\/li>\n<li>Tangney, J. P., &#038; Dearing, R. L. (2002). <em>Shame and guilt<\/em>. Guilford Press.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions:<\/strong> We are interested in how people think others see them. Below is a list of statements describing feelings or experiences about how you may feel other people see you. Read each statement carefully and circle the number to the right of the item that indicates the frequency with which you find yourself feeling or experiencing what is described in the statement. Use the scale below:<\/p>\n<p style=\"background:#f1f5f9; padding:10px 15px; border-radius:6px; font-weight:bold;\">\n    0 = NEVER &nbsp;&nbsp;|&nbsp;&nbsp; 1 = SELDOM &nbsp;&nbsp;|&nbsp;&nbsp; 2 = SOMETIME &nbsp;&nbsp;|&nbsp;&nbsp; 3 = FREQUENTLY &nbsp;&nbsp;|&nbsp;&nbsp; 4 = ALMOST ALWAYS\n  <\/p>\n<ol style=\"line-height:2.0; font-size:15px;\">\n<li>I feel other people see me as not good enough.<\/li>\n<li>I think that other people look down on me<\/li>\n<li>Other people put me down a lot<\/li>\n<li>I feel insecure about others opinions of me<\/li>\n<li>Other people see me as not measuring up to them<\/li>\n<li>Other people see me as small and insignificant<\/li>\n<li>Other people see me as somehow defective as a person<\/li>\n<li>People see me as unimportant compared to others<\/li>\n<li>Other people look for my faults<\/li>\n<li>People see me as striving for perfection but being unable<\/li>\n<li>to reach my own standards<\/li>\n<li>I think others are able to see my defects<\/li>\n<li>Others are critical or punishing when I make a mistake<\/li>\n<li>People distance themselves from me when I make mistakes<\/li>\n<li>Other people always remember my mistakes<\/li>\n<li>Others see me as fragile<\/li>\n<li>Others see me as empty and unfulfilled<\/li>\n<li>Others think there is something missing in me<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de l&rsquo;autre comme source de honte (Other as Shamer Scale &#8211; OAS) d\u00e9velopp\u00e9e par Paul Gilbert, Steven Allan et Kenneth Goss \u00e9value la honte externe \u00e0 travers 18 items \u00e9valuant comment une personne per\u00e7oit le jugement d\u00e9valorisant d&rsquo;autrui.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[328,1154,3,2],"tags":[730,17317,484,17316,17315,17314,6901,16,17285],"class_list":["post-12125","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-devaluation-psychologique","category-emotions-et-affects","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","tag-anxiete-sociale","tag-cft","tag-depression","tag-devalorisation","tag-honte-externe","tag-oas","tag-paul-gilbert","tag-psychometrie","tag-rang-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12125","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12125"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12125\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}