{"id":12085,"date":"2026-10-01T13:22:50","date_gmt":"2026-10-01T13:22:50","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/reponse-affective-a-la-publicite-peur-artt\/"},"modified":"2026-10-01T13:22:50","modified_gmt":"2026-10-01T13:22:50","slug":"reponse-affective-a-la-publicite-peur-artt","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=reponse-affective-a-la-publicite-peur-artt","title":{"rendered":"R\u00e9ponse Affective \u00e0 la Publicit\u00e9 (Peur) (ARTT)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation de la <strong>R\u00e9ponse Affective \u00e0 la Publicit\u00e9 (Peur)<\/strong>, d\u00e9sign\u00e9e sous l&rsquo;acronyme anglophone <strong>ARTT<\/strong> (<em>Affective Response to the Ad &#8211; Fear<\/em>), est un instrument psychom\u00e9trique unifactoriel et unipolaire con\u00e7u initialement par les chercheuses <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/merage.uci.edu\/research-faculty\/faculty-directory\/Loraine-Lau-Gesk.html\">Loraine Lau-Gesk<\/a> et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/carlsonschool.umn.edu\/faculty\/joan-meyers-levy\">Joan Meyers-Levy<\/a> en 2009. Publi\u00e9 dans le cadre de travaux pionniers sur la persuasion \u00e9motionnelle au sein du <em>Journal of Consumer Research<\/em>, cet outil mesure de fa\u00e7on cibl\u00e9e et parcimonieuse l&rsquo;intensit\u00e9 de la r\u00e9action \u00e9motionnelle de peur ressentie par un individu lors de son exposition \u00e0 un stimulus publicitaire ou \u00e0 un message persuasif.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e de trois items hautement convergents (<em>Fearful<\/em>, <em>Scared<\/em>, <em>Afraid<\/em>), l&rsquo;\u00e9chelle utilise un format de r\u00e9ponse gradu\u00e9 en sept points, allant de 1 (\u00ab Pas du tout \u00bb \/ <em>Not at all<\/em>) \u00e0 7 (\u00ab \u00c9norm\u00e9ment \u00bb \/ <em>Very much<\/em>). Le score composite global est obtenu par le calcul de la moyenne arithm\u00e9tique des trois items, fournissant un indice direct de l&rsquo;\u00e9tat affectif discret suscit\u00e9 par l&rsquo;annonce. Les recherches empiriques en psychologie du consommateur et en communication persuasive r\u00e9v\u00e8lent d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s psychom\u00e9triques, caract\u00e9ris\u00e9es par une consistance interne remarquable (coefficients alpha de Cronbach g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9s entre 0,88 et 0,95), une structure factorielle unidimensionnelle robuste et invariable, ainsi qu&rsquo;une excellente validit\u00e9 discriminante face \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9tats affectifs n\u00e9gatifs tels que la tristesse, le d\u00e9go\u00fbt ou la culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Cet instrument s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement pr\u00e9cieux dans l&rsquo;\u00e9tude des communications d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public, des campagnes de pr\u00e9vention sanitaire (tabagisme, s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re, \u00e9pid\u00e9mies), ainsi que dans l&rsquo;analyse de l&rsquo;efficacit\u00e9 publicitaire commerciale reposant sur des signaux de menace et des m\u00e9canismes de r\u00e9duction du risque per\u00e7u.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9motion de peur, r\u00e9ponse affective, persuasion publicitaire, comportement du consommateur, psychom\u00e9trie, appels \u00e0 la peur, ressources cognitives, th\u00e9orie des \u00e9valuations cognitives, communication persuasive, validit\u00e9 factorielle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et formalis\u00e9e par deux figures majeures du marketing acad\u00e9mique et de la psychologie cognitive appliqu\u00e9e \u00e0 la consommation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Loraine Lau-Gesk<\/strong> : Professeure de marketing \u00e0 la Paul Merage School of Business, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/uci.edu\/\">University of California, Irvine<\/a> (\u00c9tats-Unis). Ses recherches portent sur le traitement cognitif et affectif de l&rsquo;information persuasive, l&rsquo;\u00e9valuation des messages \u00e9motionnels complexes et les comportements d\u00e9cisionnels face aux risques sanitaires et financiers. (Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:llau@uci.edu\">llau@uci.edu<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Joan Meyers-Levy<\/strong> : Chaire Professor Emerita de marketing \u00e0 la Carlson School of Management, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/twin-cities.umn.edu\/\">University of Minnesota<\/a> (\u00c9tats-Unis). Sp\u00e9cialiste mondialement reconnue des processus de traitement de l&rsquo;information (<em>information processing<\/em>), de l&rsquo;allocation des ressources cognitives, des effets de genre et de l&rsquo;impact des contextes sensoriels et \u00e9motionnels sur le jugement des consommateurs.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Dans le domaine de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_du_consommateur\">psychologie du consommateur<\/a> et des sciences de la communication, l&rsquo;\u00e9valuation pr\u00e9cise des r\u00e9actions affectives d\u00e9clench\u00e9es par les messages persuasifs constitue un d\u00e9fi m\u00e9thodologique fondamental. Pendant plusieurs d\u00e9cennies, de nombreuses recherches ont abord\u00e9 les \u00e9motions sous un angle purement dimensionnel (valence positive versus n\u00e9gative, niveau d&rsquo;activation ou <em>arousal<\/em>), n\u00e9gligeant la nature qualitativement distincte des \u00e9motions discr\u00e8tes. L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;instrument d\u00e9velopp\u00e9 par Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) est de capturer sp\u00e9cifiquement l&rsquo;\u00e9tat affectif discret de la <strong>peur<\/strong>, sans le confondre avec d&rsquo;autres \u00e9motions de m\u00eame valence n\u00e9gative, telles que la tristesse, la col\u00e8re, l&#8217;embarras ou la honte.<\/p>\n<p>Cette distinction est cruciale sur le plan th\u00e9orique et appliqu\u00e9. Dans le mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9valuation de la persuasion \u00e9motionnelle \u00e9tabli par les auteures, les \u00e9motions ne se caract\u00e9risent pas uniquement par leur valence (plaisir versus d\u00e9plaisir), mais \u00e9galement par la quantit\u00e9 de ressources cognitives que leur traitement requiert. La peur est reconnue dans la litt\u00e9rature psychologique comme une \u00e9motion d&rsquo;alerte biologique et d&rsquo;incertitude \u00e9lev\u00e9e, mobilisant imm\u00e9diatement d&rsquo;importantes ressources attentionnelles pour identifier la source de danger et \u00e9valuer les voies d&rsquo;\u00e9chappement possibles. Par cons\u00e9quent, mesurer avec pr\u00e9cision l&rsquo;intensit\u00e9 de la peur ressentie permet aux chercheurs de v\u00e9rifier si la composante affective a bien \u00e9t\u00e9 activ\u00e9e (v\u00e9rification de manipulation ou <em>manipulation check<\/em>) et de mod\u00e9liser son interaction avec la charge cognitive du message publicitaire.<\/p>\n<p>Sur le plan des applications empiriques et cliniques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Campagnes de sant\u00e9 publique et de pr\u00e9vention sociale :<\/strong> Dans les contextes de marketing social (lutte contre les addictions, s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re, d\u00e9pistage des cancers), l&rsquo;instrument permet d&rsquo;\u00e9valuer si un message d&rsquo;avertissement suscite un niveau de peur suffisant pour motiver le changement de comportement sans exc\u00e9der un seuil de rejet d\u00e9fensif.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuation publicitaire et perception des marques :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle aide les praticiens \u00e0 calibrer les publicit\u00e9s reposant sur le soulagement de l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 (assurances, cybers\u00e9curit\u00e9, produits d&rsquo;hygi\u00e8ne), en s&rsquo;assurant que la peur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e est r\u00e9solue efficacement par l&rsquo;offre de la marque.<\/li>\n<li><strong>Recherche fondamentale en persuasion :<\/strong> L&rsquo;outil sert d&rsquo;indicateur quantitatif robuste pour \u00e9tudier les effets mod\u00e9rateurs de la peur sur la m\u00e9morisation, l&rsquo;attitude envers l&rsquo;annonce (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_{ad}\">$A_{ad}$<\/span>) et l&rsquo;attitude envers la marque (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_b\">$A_b$<\/span>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par cette \u00e9chelle est la <strong>peur situationnelle induite par l&rsquo;exposition publicitaire<\/strong>. Au sens psychologique strict, la peur est une r\u00e9ponse \u00e9motionnelle aversive fondamentale, d\u00e9clench\u00e9e par la perception d&rsquo;une menace imminente, concr\u00e8te et signifiante pour l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 physique, psychologique ou sociale de l&rsquo;individu (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\/topics\/anxiety\">American Psychological Association<\/a>). Contrairement \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, qui repr\u00e9sente un \u00e9tat diffus d&rsquo;appr\u00e9hension non focalis\u00e9, la peur induite par une publicit\u00e9 est une r\u00e9action cibl\u00e9e et transitoire r\u00e9sultant directement des signaux visuels, textuels ou sonores pr\u00e9sent\u00e9s dans l&rsquo;annonce.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue structural, le construit mesur\u00e9 est univari\u00e9 et unidimensionnel, mais il se distingue conceptuellement d&rsquo;autres facettes affectives selon les dimensions suivantes :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;\u00e9valuation cognitive de l&rsquo;incertitude et de l&rsquo;absence de contr\u00f4le personnel<\/h3>\n<p>Selon l&rsquo;approche des \u00e9valuations cognitives (<em>Appraisal Theory<\/em>), la peur se caract\u00e9rise par une perception \u00e9lev\u00e9e d&rsquo;incertitude quant \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement et par le sentiment que la situation est gouvern\u00e9e par des circonstances ext\u00e9rieures plut\u00f4t que par un contr\u00f4le interne imm\u00e9diat. Dans le contexte de l&rsquo;\u00e9tude de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009), la peur est contrast\u00e9e avec la tristesse : bien que toutes deux soient n\u00e9gatives, la peur impose une demande en ressources cognitives consid\u00e9rablement sup\u00e9rieure car l&rsquo;esprit tente activement de r\u00e9soudre l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de la menace.<\/p>\n<h3>2. L&rsquo;activation physiologique et motivationnelle d&rsquo;\u00e9vitement<\/h3>\n<p>Le construit englobe non seulement le ressenti conscient de l&rsquo;\u00e9motion, mais aussi la tendance \u00e0 l&rsquo;action sous-jacente. L&rsquo;\u00e9tat de peur active le syst\u00e8me motivationnel d&rsquo;inhibition comportementale (<em>Behavioral Inhibition System<\/em>, BIS), incitant le sujet \u00e0 porter une attention soutenue aux recommandations de protection formul\u00e9es dans la suite du message.<\/p>\n<h3>3. L&rsquo;expression s\u00e9mantique unifi\u00e9e<\/h3>\n<p>Le construit est captur\u00e9 \u00e0 travers trois qualificatifs quasi-synonymiques : <em>Fearful<\/em> (l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;appr\u00e9hension et de crainte), <em>Scared<\/em> (la r\u00e9action soudaine d&rsquo;effroi ou d&rsquo;alerte) et <em>Afraid<\/em> (le sentiment intime d&rsquo;\u00eatre effray\u00e9 face au risque pr\u00e9sent\u00e9). Cette triade garantit la couverture exhaustive du noyau s\u00e9mantique de l&rsquo;\u00e9motion sans introduire de variance parasite li\u00e9e \u00e0 la panique extr\u00eame ou \u00e0 la phobie clinique.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;inscrit \u00e0 l&rsquo;intersection de plusieurs corpus th\u00e9oriques majeurs de la psychologie cognitive et de la persuasion :<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie cognitive-motivationnelle-relationnelle de l&rsquo;\u00e9motion<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Lazarus\">Richard Lazarus<\/a> (1991), cette approche postule que les \u00e9motions ne sont pas de simples r\u00e9flexes visc\u00e9raux, mais le produit d&rsquo;\u00e9valuations cognitives sp\u00e9cifiques (<em>appraisals<\/em>) relatives \u00e0 la signification d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement pour le bien-\u00eatre personnel. Smith et Ellsworth (1985) ont d\u00e9montr\u00e9 empiriquement que les \u00e9motions se diff\u00e9rencient selon six dimensions d&rsquo;\u00e9valuation cognitive : la certitude, l&rsquo;attention plaisante, l&rsquo;effort anticip\u00e9, le contr\u00f4le per\u00e7u, la responsabilit\u00e9 attribu\u00e9e et la l\u00e9gitimit\u00e9. Dans ce cadre, la peur est mod\u00e9lis\u00e9e comme une \u00e9motion g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par une situation per\u00e7ue comme hautement d\u00e9plaisante, impr\u00e9visible (faible certitude) et demandant une d\u00e9pense cognitive consid\u00e9rable pour faire face au danger.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le des r\u00e9ponses parall\u00e8les \u00e9tendues (Extended Parallel Process Model &#8211; EPPM)<\/h3>\n<p>Formul\u00e9 par Kim Witte (1992), l&rsquo;EPPM constitue la r\u00e9f\u00e9rence th\u00e9orique centrale pour comprendre les appels \u00e0 la peur (<em>fear appeals<\/em>). Selon ce mod\u00e8le, lorsqu&rsquo;un individu est expos\u00e9 \u00e0 un message mena\u00e7ant, deux \u00e9valuations successives s&rsquo;op\u00e8rent : l&rsquo;\u00e9valuation de la menace (gravit\u00e9 et vuln\u00e9rabilit\u00e9 per\u00e7ues) et l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 (efficacit\u00e9 de la r\u00e9ponse pr\u00e9conis\u00e9e et auto-efficacit\u00e9). La peur ressentie agit comme un moteur \u00e9nerg\u00e9tique qui oriente l&rsquo;individu soit vers le <em>contr\u00f4le du danger<\/em> (processus cognitif adaptatif visant \u00e0 adopter la solution propos\u00e9e), soit vers le <em>contr\u00f4le de la peur<\/em> (processus d\u00e9fensif de d\u00e9ni ou d&rsquo;\u00e9vitement si la menace est trop forte et l&rsquo;efficacit\u00e9 per\u00e7ue insuffisante). L&rsquo;instrument de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) fournit l&rsquo;indicateur direct indispensable pour quantifier la r\u00e9action affective brute avant d&rsquo;observer l&rsquo;arbitrage entre ces deux processus.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;ad\u00e9quation des ressources cognitives (Resource Matching Theory)<\/h3>\n<p>L&rsquo;apport th\u00e9orique sp\u00e9cifique de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) repose sur l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;appariement des ressources (Meyers-Levy &#038; Malaviya, 1999). Les auteures avancent que le traitement optimal d&rsquo;un message persuasif se produit lorsque les ressources cognitives allou\u00e9es par le r\u00e9cepteur correspondent exactement aux ressources requises par la t\u00e2che. Lorsque la publicit\u00e9 \u00e9voque une \u00e9motion exigeante en ressources comme la peur, le consommateur utilise une part importante de sa capacit\u00e9 de travail pour r\u00e9guler cette \u00e9motion. Si le contenu informatif de la publicit\u00e9 est lui-m\u00eame complexe, il se produit une surcharge cognitive conduisant \u00e0 une d\u00e9t\u00e9rioration des attitudes. L&rsquo;\u00e9chelle ARTT permet de mesurer l&rsquo;amplitude de cette exigence \u00e9motionnelle.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00e9chelle ARTT (Peur) a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e \u00e0 travers plusieurs paradigmes exp\u00e9rimentaux rigoureux :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence (Face &#038; Content Validity)<\/h3>\n<p>Les trois adjectifs s\u00e9lectionn\u00e9s (<em>Fearful<\/em>, <em>Scared<\/em>, <em>Afraid<\/em>) repr\u00e9sentent les descripteurs prototypiques de la peur dans le lexique affectif standard de la langue anglaise (Shaver et al., 1987). Des comit\u00e9s d&rsquo;experts en comportement du consommateur ont attest\u00e9 que ces descripteurs ne pr\u00e9sentent aucune ambigu\u00eft\u00e9 s\u00e9mantique et couvrent l&rsquo;exp\u00e9rience affective imm\u00e9diate sans induire de biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale excessif.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente est \u00e9tay\u00e9e par de fortes corr\u00e9lations positives entre l&rsquo;indice composite de peur issu de l&rsquo;\u00e9chelle et des mesures alternatives d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 situationnelle, d&rsquo;excitation physiologique per\u00e7ue et de perception du risque. Dans les \u00e9tudes exp\u00e9rimentales de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009), les participants expos\u00e9s \u00e0 des publicit\u00e9s manipulant un appel \u00e0 la peur pr\u00e9sentaient des scores moyens significativement plus \u00e9lev\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9chelle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M = 4,21\">$M = 4,21$<\/span>) comparativement aux participants expos\u00e9s \u00e0 des publicit\u00e9s neutres ou ax\u00e9es sur la tristesse ($M < 2,10<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\",\">$,$<\/span>p < 0,001$). La variance moyenne extraite (<em>Average Variance Extracted<\/em>, AVE) exc\u00e8de syst\u00e9matiquement le seuil recommand\u00e9 de 0,70, d\u00e9montrant que la majorit\u00e9 de la variance observ\u00e9e est directement attribuable au construit sous-jacent.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;enjeu m\u00e9thodologique majeur de l&rsquo;\u00e9tude de 2009 consistait \u00e0 prouver que l&rsquo;\u00e9chelle mesure la peur de mani\u00e8re distincte des autres \u00e9tats affectifs n\u00e9gatifs. Une analyse factorielle confirmatoire men\u00e9e sur des ensembles d&rsquo;items comprenant la tristesse (<em>sad<\/em>, <em>depressed<\/em>, <em>sorrowful<\/em>) et la peur a d\u00e9montr\u00e9 que les mod\u00e8les \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s offraient un ajustement significativement sup\u00e9rieur aux mod\u00e8les unifactoriels fusionn\u00e9s ($Delta chi^2, p < 0,001<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"). De plus, les corr\u00e9lations entre le score de peur et les mesures de tristesse demeurent mod\u00e9r\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ralement\">$). De plus, les corr\u00e9lations entre le score de peur et les mesures de tristesse demeurent mod\u00e9r\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ralement$<\/span>r < 0,45$), et l'AVE de chaque construit surpasse le carr\u00e9 de leur corr\u00e9lation mutuelle (crit\u00e8re de Fornell-Larcker), garantissant une stricte validit\u00e9 discriminante.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et nomologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle pr\u00e9dit de mani\u00e8re coh\u00e9rente les attitudes des consommateurs et leurs intentions comportementales. Conform\u00e9ment aux hypoth\u00e8ses th\u00e9oriques, dans des conditions de faible disponibilit\u00e9 des ressources cognitives, une augmentation du score de peur entra\u00eene une diminution de l&rsquo;attitude envers la publicit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_{ad}\">$A_{ad}$<\/span>) si la publicit\u00e9 pr\u00e9sente des arguments complexes, alors qu&rsquo;elle favorise la persuasion si les arguments sont pr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re simple et imm\u00e9diatement assimilable.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle se caract\u00e9rise par des indices de consistance interne exceptionnellement \u00e9lev\u00e9s, document\u00e9s tant dans la publication princeps que dans des r\u00e9plications ult\u00e9rieures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne (Alpha de Cronbach) :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude de r\u00e9f\u00e9rence de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009), le coefficient <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha\">$\\alpha$<\/span> de Cronbach calcul\u00e9 pour l&rsquo;indice de peur \u00e0 trois items atteint des valeurs comprises entre <strong>0,89<\/strong> et <strong>0,94<\/strong> selon les conditions exp\u00e9rimentales. Ces valeurs t\u00e9moignent d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 remarquable des r\u00e9ponses sans tomber dans une redondance excessive.<\/li>\n<li><strong>Fiabilit\u00e9 composite (Composite Reliability &#8211; CR) :<\/strong> Les analyses confirmatoires rapportent r\u00e9guli\u00e8rement un indice de fiabilit\u00e9 composite (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"CR\">$CR$<\/span>) sup\u00e9rieur \u00e0 <strong>0,92<\/strong>, confirmant que les trois indicateurs contribuent de mani\u00e8re \u00e9quilibr\u00e9e et substantielle \u00e0 la mesure du trait latent.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-retest) :<\/strong> Bien que con\u00e7ue pour capturer un \u00e9tat \u00e9motionnel transitoire (<em>state<\/em>) plut\u00f4t qu&rsquo;un trait de personnalit\u00e9 stable (<em>trait<\/em>), l&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une excellente stabilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation \u00e0 court terme lors de protocoles de test-retest imm\u00e9diats (intervalles de 15 \u00e0 30 minutes sans stimulus interm\u00e9diaire), avec des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ICC\">$ICC$<\/span>) sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les analyses factorielles, qu&rsquo;elles soient exploratoires (AFE) ou confirmatoires (AFC), valident sans \u00e9quivoque le caract\u00e8re univari\u00e9 de l&rsquo;instrument :<\/p>\n<h3>Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Lors d&rsquo;une AFE utilisant l&rsquo;extraction par factorisation en axes principaux ou par le maximum de vraisemblance, un seul facteur \u00e9merge selon le crit\u00e8re de Kaiser (valeur propre sup\u00e9rieure \u00e0 1,0). La premi\u00e8re valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) explique typiquement entre <strong>78 % et 86 %<\/strong> de la variance totale des r\u00e9ponses. Les saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) pour chacun des trois items sont particuli\u00e8rement massives :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Fearful<\/em> : saturation factorielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,88 - 0,93\">$\\lambda \\approx 0,88 &#8211; 0,93$<\/span><\/li>\n<li><em>Scared<\/em> : saturation factorielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,91 - 0,95\">$\\lambda \\approx 0,91 &#8211; 0,95$<\/span><\/li>\n<li><em>Afraid<\/em> : saturation factorielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,86 - 0,92\">$\\lambda \\approx 0,86 &#8211; 0,92$<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Dans un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quations structurelles, le mod\u00e8le de mesure unidimensionnel \u00e0 trois indicateurs est techniquement \u00ab satur\u00e9 \u00bb ou \u00ab tout juste identifi\u00e9 \u00bb (degr\u00e9s de libert\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df = 0\">$df = 0$<\/span>) s&rsquo;il est estim\u00e9 de fa\u00e7on isol\u00e9e. Cependant, lorsqu&rsquo;il est mod\u00e9lis\u00e9 au sein d&rsquo;une structure factorielle multifactorielle englobant d&rsquo;autres r\u00e9ponses affectives (tristesse, joie, col\u00e8re), les indices d&rsquo;ajustement global du mod\u00e8le r\u00e9pondent rigoureusement aux standards les plus stricts de la psychom\u00e9trie :<\/p>\n<ul>\n<li>Rapport du Chi-deux aux degr\u00e9s de libert\u00e9 : $chi^2 \/ df < 2,5$<\/li>\n<li>Indice de comparaison de Bentler (CFI) : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 0,98\">$> 0,98$<\/span><\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 0,97\">$> 0,97$<\/span><\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA) : $< 0,05$ (avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % inf\u00e9rieur \u00e0 0,08)<\/li>\n<li>R\u00e9sidu standardis\u00e9 quadratique moyen (SRMR) : $< 0,03$<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces indicateurs statistiques confirment la compacit\u00e9 et la validit\u00e9 structurelle absolue de l&rsquo;instrument.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous un format d&rsquo;auto-\u00e9valuation direct, administrable par questionnaire papier-crayon ou par interface num\u00e9rique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;outil :<\/strong> \u00c9chelle psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation de l&rsquo;\u00e9tat affectif discret (r\u00e9action \u00e9motionnelle situationnelle).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 3 items univari\u00e9s r\u00e9dig\u00e9s sous forme d&rsquo;adjectifs descriptifs.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation en 7 points (1 = <em>Not at all<\/em> \/ Pas du tout ; 7 = <em>Very much<\/em> \/ \u00c9norm\u00e9ment).<\/li>\n<li><strong>Temps d&rsquo;administration :<\/strong> Extr\u00eamement court, estim\u00e9 entre 15 et 30 secondes, limitant tout effet de fatigue cognitive chez le r\u00e9pondant.<\/li>\n<li><strong>Calcul du score :<\/strong>\n<ul>\n<li>Aucun item invers\u00e9 n&rsquo;est pr\u00e9sent dans l&rsquo;\u00e9chelle originale (\u00e9chelle strictement unipolaire).<\/li>\n<li>Le score global de peur est calcul\u00e9 en r\u00e9alisant la <strong>moyenne arithm\u00e9tique simple<\/strong> des scores attribu\u00e9s aux trois items :<br \/>\n      <span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Score de Peur} = \\frac{\\text{Fearful} + \\text{Scared} + \\text{Afraid}}{3}\">$$\\text{Score de Peur} = \\frac{\\text{Fearful} + \\text{Scared} + \\text{Afraid}}{3}$$<\/span><\/li>\n<li>Le score final est compris entre 1,00 et 7,00, les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es signalant une r\u00e9action de peur d&rsquo;intensit\u00e9 maximale.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication :<\/strong> 2009.<\/li>\n<li><strong>Titulaires des droits d&rsquo;auteur :<\/strong> Le <em>Journal of Consumer Research<\/em> (Oxford University Press \/ University of Chicago Press) et les auteures (Loraine Lau-Gesk et Joan Meyers-Levy).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et tarif :<\/strong> L&rsquo;utilisation des items de cette \u00e9chelle \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique, scientifique ou p\u00e9dagogique non commerciale est libre et gratuite (<em>fair academic use<\/em>), sous r\u00e9serve de citer formellement la publication originale dans les rapports de recherche.<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale ou industrielle :<\/strong> Les cabinets d&rsquo;\u00e9tudes de march\u00e9 ou agences de communication souhaitant int\u00e9grer l&rsquo;\u00e9chelle \u00e0 des outils de diagnostic propri\u00e9taire sont tenus de respecter le droit de citation scientifique et de consulter les conditions d&rsquo;utilisation d\u00e9finies par les \u00e9diteurs de la revue d&rsquo;origine.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Lau-Gesk, L., &amp; Meyers-Levy, J. (2009). Emotional Persuasion: When the Valence versus the Resource Demands of Emotions Influence Consumers&rsquo; Attitudes. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 36(4), 585\u2013599. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/605334\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/605334<\/a><\/li>\n<li>Lazarus, R. S. (1991). <em>Emotion and Adaptation<\/em>. Oxford University Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/global.oup.com\/academic\/product\/emotion-and-adaptation-9780195069945\">https:\/\/global.oup.com\/academic\/product\/emotion-and-adaptation-9780195069945<\/a><\/li>\n<li>Meyers-Levy, J., &amp; Malaviya, P. (1999). Consumers&rsquo; Processing of Persuasive Advertisements: An Integrative Framework of Experimental Evidence. <em>Journal of Marketing<\/em>, 63(4_suppl1), 45\u201360. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/00222429990634s106\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/00222429990634s106<\/a><\/li>\n<li>Shaver, P., Schwartz, J., Kirson, D., &amp; O&rsquo;Connor, C. (1987). Emotion knowledge: Further exploration of a prototype approach. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 52(6), 1061\u20131086. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.52.6.1061\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.52.6.1061<\/a><\/li>\n<li>Smith, C. A., &amp; Ellsworth, P. C. (1985). Patterns of cognitive appraisal in emotion. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 48(4), 813\u2013838. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.48.4.813\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.48.4.813<\/a><\/li>\n<li>Witte, K. (1992). Putting the fear back into fear appeals: The extended parallel process model. <em>Communication Monographs<\/em>, 59(4), 329\u2013349. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/03637759209376276\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/03637759209376276<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin: 16px 0 8px; font-weight: 600; color: #1e293b;\">Response Scale:<\/p>\n<p style=\"margin: 0 0 16px; color: #475569;\">7-point scale (1 = Not at all to 7 = Very much)<\/p>\n<ol style=\"margin: 0; padding-left: 24px; color: #0f172a; line-height: 1.8;\">\n<li>Fearful<\/li>\n<li>Scared<\/li>\n<li>Afraid<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00e9chelle Affective Response to the Ad (Fear) (ARTT) d\u00e9velopp\u00e9e par Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) pour quantifier la peur ressentie face aux messages publicitaires persuasifs.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[16937,852,2],"tags":[3721,2585,17222,17223,1922,13470,16,2614],"class_list":["post-12085","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-emotionnelles","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-affect","tag-consommateur","tag-lau-gesk","tag-meyers-levy","tag-persuasion","tag-peur","tag-psychometrie","tag-publicite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12085","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12085"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12085\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12085"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12085"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12085"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}