{"id":12071,"date":"2026-10-01T12:59:31","date_gmt":"2026-10-01T12:59:31","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-des-cognitions-sociales\/"},"modified":"2026-10-01T12:59:31","modified_gmt":"2026-10-01T12:59:31","slug":"questionnaire-des-cognitions-sociales","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-des-cognitions-sociales","title":{"rendered":"Questionnaire des cognitions sociales"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire des cognitions sociales<\/strong> (en anglais, <em>Social Cognitions Questionnaire<\/em> ou <strong>SCQ<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation d\u00e9velopp\u00e9 initialement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Adrian_Wells\">Adrian Wells<\/a>, Lucia Stopa et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_M._Clark\">David M. Clark<\/a> en 1993. Con\u00e7u sp\u00e9cifiquement pour explorer les processus cognitifs caract\u00e9ristiques de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Phobie_sociale\">anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a> (ou trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale), cet outil \u00e9value la nature, la r\u00e9currence et la force de conviction attach\u00e9es aux pens\u00e9es automatiques n\u00e9gatives qui surviennent en situation d&rsquo;exposition sociale ou lors de l&rsquo;anticipation d&rsquo;une telle situation.<\/p>\n<p>Le questionnaire est compos\u00e9 de <strong>22 items<\/strong> cibles d\u00e9crivant des pens\u00e9es automatiques typiques, compl\u00e9t\u00e9s par des lignes ouvertes permettant au patient ou au participant d&rsquo;inscrire des cognitions catastrophiques idiosyncrasiques. Chaque pens\u00e9e fait l&rsquo;objet d&rsquo;une double cotation : d&rsquo;une part, la <strong>fr\u00e9quence<\/strong> d&rsquo;apparition au cours de la semaine \u00e9coul\u00e9e, not\u00e9e sur une \u00e9chelle ordinale de type Likert en 5 points (allant de 1 \u00ab la pens\u00e9e ne survient jamais \u00bb \u00e0 5 \u00ab la pens\u00e9e survient toujours lorsque je suis nerveux \u00bb) ; d&rsquo;autre part, le <strong>degr\u00e9 de croyance<\/strong> ou de conviction accord\u00e9 \u00e0 cette pens\u00e9e lorsque l&rsquo;individu ressent de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, \u00e9valu\u00e9 sur une \u00e9chelle visuelle analogique ou num\u00e9rique allant de 0 % (\u00ab je ne crois pas du tout cette pens\u00e9e \u00bb) \u00e0 100 % (\u00ab je suis totalement convaincu que cette pens\u00e9e est vraie \u00bb).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le SCQ pr\u00e9sente une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,88 et 0,94 tant pour l&rsquo;\u00e9chelle de fr\u00e9quence que pour l&rsquo;\u00e9chelle de croyance. La validit\u00e9 convergente est \u00e9tay\u00e9e par de fortes corr\u00e9lations positives avec d&rsquo;autres mesures de r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, notamment la <em>Social Phobia Scale<\/em> (SPS), la <em>Social Interaction Anxiety Scale<\/em> (SIAS) et le <em>Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (FNE). La structure factorielle met en \u00e9vidence plusieurs dimensions sous-jacentes coh\u00e9rentes, incluant les pens\u00e9es de d\u00e9faillance comportementale ou somatique, les cognitions de d\u00e9valorisation de soi et la peur du rejet ou de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative par autrui. Cet outil s&rsquo;av\u00e8re fondamental tant dans les protocoles de recherche exp\u00e9rimentale en psychopathologie cognitive que dans le monitorage clinique r\u00e9gulier au cours des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapies cognitivo-comportementales<\/a> (TCC).<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Questionnaire des cognitions sociales, Social Cognitions Questionnaire, SCQ, anxi\u00e9t\u00e9 sociale, phobie sociale, pens\u00e9es automatiques, biais cognitifs, \u00e9valuation cognitive, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, David M. Clark, Adrian Wells, psychom\u00e9trie, restructuration cognitive, conviction cognitive.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le <em>Social Cognitions Questionnaire<\/em> (SCQ) a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u et valid\u00e9 par une \u00e9quipe de cliniciens-chercheurs pionniers de la mod\u00e9lisation cognitive des troubles anxieux au Royaume-Uni :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Adrian Wells, Ph.D.<\/strong> : Professeur de psychologie clinique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Manchester (Division of Psychology and Mental Health, School of Health Sciences), Royaume-Uni. Connu mondialement pour ses travaux fondateurs sur la th\u00e9rapie m\u00e9tacognitive (MCT) et ses contributions majeures au mod\u00e8le cognitif du trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale.<\/li>\n<li><strong>Lucia Stopa, D.Phil.<\/strong> : Professeure \u00e9m\u00e9rite de psychologie clinique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Southampton (School of Psychology), Royaume-Uni. Ses recherches portent sur le r\u00f4le des repr\u00e9sentations de soi, de l&rsquo;imagerie mentale et des cognitions sociales dans le maintien du trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale.<\/li>\n<li><strong>David M. Clark, D.Phil.<\/strong> : Professeur de psychologie exp\u00e9rimentale \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford (Department of Experimental Psychology), Royaume-Uni, et co-d\u00e9veloppeur avec Adrian Wells du mod\u00e8le cognitif princeps de la phobie sociale (Clark &amp; Wells, 1995). Il est \u00e9galement l&rsquo;un des concepteurs du programme national britannique IAPT (<em>Improving Access to Psychological Therapies<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif principal du <strong>Questionnaire des cognitions sociales<\/strong> est de fournir une \u00e9valuation syst\u00e9matique, quantitative et diff\u00e9rentielle des sch\u00e9mas de pens\u00e9e dysfonctionnels qui \u00e9mergent chez les individus confront\u00e9s \u00e0 des contextes sociaux mena\u00e7ants. Dans le cadre de la psychopathologie cognitive, il est \u00e9tabli que le trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale n&rsquo;est pas simplement une r\u00e9action \u00e9motionnelle brute ou un d\u00e9ficit d&rsquo;aptitudes sociales objectives, mais r\u00e9sulte fondamentalement d&rsquo;un traitement de l&rsquo;information biais\u00e9 dans lequel l&rsquo;individu per\u00e7oit les situations relationnelles comme intrins\u00e8quement dangereuses.<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, le SCQ r\u00e9pond \u00e0 plusieurs n\u00e9cessit\u00e9s op\u00e9rationnelles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;identification cibl\u00e9e des pens\u00e9es automatiques :<\/strong> L&rsquo;instrument permet d&rsquo;\u00e9tablir une cartographie pr\u00e9cise des craintes sp\u00e9cifiques du patient. Celles-ci concernent fr\u00e9quemment la visibilit\u00e9 des manifestations neurov\u00e9g\u00e9tatives (ex. rougir, trembler, transpirer), la d\u00e9faillance des comp\u00e9tences verbales ou motrices (ex. bafouiller, \u00eatre incapable de parler, renverser des objets), et les jugements d\u00e9pr\u00e9ciatifs globaux port\u00e9s sur sa propre valeur (ex. se trouver stupide, inad\u00e9quat, inf\u00e9rieur).<\/li>\n<li><strong>La dissociation entre fr\u00e9quence et conviction :<\/strong> Contrairement \u00e0 de nombreux inventaires qui fusionnent la r\u00e9currence temporelle et l&rsquo;adh\u00e9sion psychologique, le SCQ distingue rigoureusement la fr\u00e9quence hebdomadaire des pens\u00e9es de l&rsquo;intensit\u00e9 de la croyance \u00e9prouv\u00e9e en \u00e9tat d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. Cette distinction est cruciale en th\u00e9rapie cognitive : un patient peut continuer \u00e0 vivre des intrusions cognitives par automatisme mn\u00e9sique (fr\u00e9quence mod\u00e9r\u00e9e) tout en apprenant, par la restructuration cognitive et les exp\u00e9riences comportementales, \u00e0 ne plus accorder de cr\u00e9dit \u00e0 ces pens\u00e9es (degr\u00e9 de croyance effondr\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Le monitorage th\u00e9rapeutique continu :<\/strong> Administr\u00e9 \u00e0 intervalles r\u00e9guliers (souvent hebdomadaires ou bimensuels dans le mod\u00e8le de Clark et Wells), le SCQ mesure la sensibilit\u00e9 au changement induite par les interventions psychoth\u00e9rapeutiques. Il permet de v\u00e9rifier si les techniques de d\u00e9centration, de focalisation attentionnelle externe et d&rsquo;exp\u00e9rimentation comportementale r\u00e9duisent effectivement l&rsquo;adh\u00e9sion aux pens\u00e9es n\u00e9gatives.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;utilisation en recherche fondamentale et translationnelle :<\/strong> En milieu exp\u00e9rimental, le SCQ est employ\u00e9 pour comparer les profils cognitifs des sujets souffrant de phobie sociale \u00e0 ceux de t\u00e9moins sains ou de patients pr\u00e9sentant d&rsquo;autres troubles anxieux (comme le trouble panique ou le trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e), confirmant ainsi la sp\u00e9cificit\u00e9 des contenus cognitifs selon la pathologie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par le SCQ s&rsquo;inscrit au c\u0153ur des cognitions dysfonctionnelles li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale. Selon les analyses th\u00e9oriques et psychom\u00e9triques men\u00e9es par Stopa et Clark (1993), ces cognitions se d\u00e9ploient selon plusieurs dimensions conceptuelles interd\u00e9pendantes qui structurent l&rsquo;exp\u00e9rience de la menace sociale :<\/p>\n<h3>1. Manifestations somatiques et perte de contr\u00f4le moteur<\/h3>\n<p>Cette dimension regroupe les pens\u00e9es centr\u00e9es sur les signes physiologiques visibles de l&rsquo;activation du syst\u00e8me nerveux sympathique. Le patient interpr\u00e8te ces sensations corporelles non seulement comme d\u00e9sagr\u00e9ables, mais comme des signaux catastrophiques qui r\u00e9v\u00e8leront infailliblement son anxi\u00e9t\u00e9 aux yeux du public. Les items embl\u00e9matiques incluent la certitude de trembler de mani\u00e8re incontr\u00f4lable (item 3), d&rsquo;\u00eatre paralys\u00e9 par la peur (item 7), de vomir ou de se sentir malade (item 9), de transpirer abondamment (item 18) ou de rougir subitement (item 19). La crainte sous-jacente est que ces signaux soient interpr\u00e9t\u00e9s par autrui comme une preuve manifeste de faiblesse, de l\u00e2chet\u00e9 ou de perturbation psychologique.<\/p>\n<h3>2. Alt\u00e9ration des performances comportementales et de communication<\/h3>\n<p>Cette sous-dimension cible la conviction que les fonctions ex\u00e9cutives, expressives et praxiques vont s&rsquo;effondrer au moment fatidique de l&rsquo;interaction. L&rsquo;individu anticipe qu&rsquo;il sera incapable de parler (item 1), qu&rsquo;il balbutiera ou s&rsquo;exprimera de mani\u00e8re ridicule (item 11), qu&rsquo;il sera incapable de se concentrer (item 13), d&rsquo;\u00e9crire lisiblement devant t\u00e9moins (item 14) ou qu&rsquo;il laissera tomber ou renversera des objets (item 8). Ces pens\u00e9es refl\u00e8tent une focalisation attentionnelle intense sur l&rsquo;ex\u00e9cution motrice et verbale, focalisation qui paradoxalement perturbe l&rsquo;automaticit\u00e9 des conduites et augmente la probabilit\u00e9 r\u00e9elle de maladresses l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<h3>3. Jugements n\u00e9gatifs sur le soi (auto-d\u00e9pr\u00e9ciation globale)<\/h3>\n<p>Il s&rsquo;agit ici de repr\u00e9sentations de soi n\u00e9gatives profond\u00e9ment ancr\u00e9es, r\u00e9activ\u00e9es d\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en situation d&rsquo;\u00e9valuation sociale. Les pens\u00e9es ne portent plus uniquement sur un comportement ponctuel, mais traduisent un d\u00e9ficit identitaire global : \u00ab Je ne suis pas aimable \u00bb (item 2), \u00ab Je suis stupide \u00bb (item 5), \u00ab Je suis incomp\u00e9tent \/ inad\u00e9quat \u00bb (item 10), \u00ab Je suis inf\u00e9rieur \u00bb (item 12), \u00ab Je suis vuln\u00e9rable \u00bb (item 17), ou encore \u00ab Je suis bizarre \/ diff\u00e9rent \u00bb (item 20). Ces cognitions constituent le pendant automatique des croyances inconditionnelles et conditionnelles d\u00e9crites dans le mod\u00e8le de Beck et dans les travaux de Wells et Clark.<\/p>\n<h3>4. R\u00e9actions et jugements anticip\u00e9s d&rsquo;autrui (rejet social et ridicule)<\/h3>\n<p>La derni\u00e8re dimension majeure concerne l&rsquo;\u00e9valuation anticip\u00e9e d&rsquo;autrui en tant qu&rsquo;observateur critique, s\u00e9v\u00e8re et rejetant. Le patient projette sur l&rsquo;auditoire des attitudes de m\u00e9pris ou d&rsquo;hostilit\u00e9 : \u00ab Les gens vont me fixer \u00bb (item 4), \u00ab Les gens vont me rejeter \u00bb (item 6), \u00ab Les gens ne s&rsquo;int\u00e9ressent pas \u00e0 moi \u00bb (item 15), \u00ab Les gens ne m&rsquo;aimeront pas \u00bb (item 16), \u00ab Les gens verront que je suis nerveux \u00bb (item 21) et \u00ab Les gens pensent que je suis ennuyeux \u00bb (item 22). Ce m\u00e9canisme d&rsquo;inf\u00e9rence arbitraire attribue \u00e0 autrui des crit\u00e8res d&rsquo;exigence sociale irr\u00e9alistes face auxquels le sujet se per\u00e7oit d&rsquo;avance condamn\u00e9.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique structurant le <em>Social Cognitions Questionnaire<\/em> est le <strong>mod\u00e8le cognitif du trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/strong> formul\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_M._Clark\">David M. Clark<\/a> et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Adrian_Wells\">Adrian Wells<\/a> en 1995, prolongeant les travaux initiaux d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_T._Beck\">Aaron T. Beck<\/a> sur la th\u00e9rapie cognitive des n\u00e9vroses.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le de Clark et Wells (1995)<\/h3>\n<p>Selon ce mod\u00e8le de r\u00e9f\u00e9rence, lorsqu&rsquo;une personne souffrant de phobie sociale s&rsquo;engage dans une situation sociale, une s\u00e9rie d&rsquo;op\u00e9rations cognitives dysfonctionnelles s&rsquo;enclenchent de fa\u00e7on automatique :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Activation des croyances sous-jacentes :<\/strong> L&rsquo;entr\u00e9e en contact avec autrui r\u00e9active trois types de postulats : des standards excessivement \u00e9lev\u00e9s quant \u00e0 la performance sociale (\u00ab Je dois toujours \u00eatre captivant et infaillible \u00bb), des croyances conditionnelles concernant les cons\u00e9quences d&rsquo;une d\u00e9faillance (\u00ab Si je rougis ou b\u00e9gaie, les gens me rejetteront \u00bb), et des croyances inconditionnelles n\u00e9gatives sur soi (\u00ab Je suis inf\u00e9rieur et anormal \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Perception d&rsquo;un danger social imminent :<\/strong> D\u00e8s que ces sch\u00e9mas sont activ\u00e9s, la situation est qualifi\u00e9e d&rsquo;\u00e9valuation hostile potentielle, ce qui g\u00e9n\u00e8re une constellation de pens\u00e9es automatiques n\u00e9gatives (pr\u00e9cis\u00e9ment celles capt\u00e9es par le SCQ).<\/li>\n<li><strong>Focalisation de l&rsquo;attention sur soi (Self-focused attention) et traitement du soi comme objet social :<\/strong> Confront\u00e9 \u00e0 la menace, l&rsquo;individu d\u00e9tourne son attention de l&rsquo;environnement social r\u00e9el pour l&rsquo;orienter de mani\u00e8re excessive vers l&rsquo;int\u00e9rieur. Il scrute ses sensations somatiques, son ton de voix et ses gestes. Il utilise ses informations int\u00e9roceptives pour construire une repr\u00e9sentation mentale de la fa\u00e7on dont il imagine qu&rsquo;il appara\u00eet aux yeux d&rsquo;autrui (image mentale de l&rsquo;observateur).<\/li>\n<li><strong>Comportements de s\u00e9curit\u00e9 (Safety behaviours) :<\/strong> Dans l&rsquo;espoir de pr\u00e9venir le d\u00e9sastre anticip\u00e9, le sujet adopte des strat\u00e9gies compensatoires rigides (par exemple, s&rsquo;agripper \u00e0 un verre pour masquer les tremblements, r\u00e9p\u00e9ter mentalement ses phrases, porter des v\u00eatements amples pour dissimuler la sudation). Loin de rassurer l&rsquo;individu, ces man\u0153uvres maintiennent les croyances n\u00e9gatives intactes (en emp\u00eachant toute d\u00e9sinhibition naturelle) et amplifient paradoxalement la maladresse et la focalisation sur soi.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le SCQ a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u pour op\u00e9rationnaliser la phase d&rsquo;\u00e9mergence des pens\u00e9es automatiques n\u00e9gatives dans cette boucle vicieuse. En quantifiant \u00e0 la fois l&rsquo;occurrence de ces pens\u00e9es et le degr\u00e9 d&rsquo;adh\u00e9sion cognitive imm\u00e9diate, il fournit un index empirique direct de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du traitement de la menace sociale.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques relatives \u00e0 la validit\u00e9 du <em>Social Cognitions Questionnaire<\/em> ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es au travers de nombreuses recherches cliniques et exp\u00e9rimentales depuis sa publication initiale par Stopa et Clark (1993).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de contenu repose sur la m\u00e9thode rigoureuse employ\u00e9e lors de la gen\u00e8se de l&rsquo;\u00e9chelle. Les 22 items proviennent directement de retranscriptions cliniques d&rsquo;entretiens structur\u00e9s men\u00e9s aupr\u00e8s de patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques du DSM-III-R pour la phobie sociale. Les pens\u00e9es retenues sont celles rapport\u00e9es avec la plus grande fr\u00e9quence et jug\u00e9es cliniquement les plus handicapantes lors des situations d&rsquo;exposition sociale (parler en public, engager une conversation, manger ou \u00e9crire sous le regard d&rsquo;autrui).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du SCQ est d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives et de forte magnitude avec les instruments standards \u00e9valuant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale et ses composantes cognitives :<\/p>\n<ul>\n<li>Corr\u00e9lations \u00e9lev\u00e9es (r variant entre 0,60 et 0,78, p &lt; 0,001) avec la <em>Social Phobia Scale<\/em> (SPS) et la <em>Social Interaction Anxiety Scale<\/em> (SIAS) de Mattick et Clarke.<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations substantielles (r oscillant entre 0,55 et 0,72) avec la version abr\u00e9g\u00e9e de la <em>Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (Brief FNE).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes avec les mesures d&rsquo;humeur d\u00e9pressive (ex. <em>Beck Depression Inventory<\/em>, BDI), ce qui est attendu au vu de la fr\u00e9quente comorbidit\u00e9 entre anxi\u00e9t\u00e9 sociale et sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, mais les coefficients demeurent syst\u00e9matiquement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux observ\u00e9s avec les \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diagnostique<\/h3>\n<p>Le SCQ d\u00e9montre une excellente capacit\u00e9 \u00e0 discriminer les populations cliniques des populations non cliniques :<\/p>\n<ul>\n<li>Les scores moyens (fr\u00e9quence et croyance) des patients diagnostiqu\u00e9s avec un trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale sont tr\u00e8s significativement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux obtenus par des t\u00e9moins sains matched pour l&rsquo;\u00e2ge et le genre (tailles d&rsquo;effet de Cohen d &gt; 1,20).<\/li>\n<li>Le SCQ diff\u00e9rencie avec nettet\u00e9 les patients souffrant de phobie sociale des patients atteints d&rsquo;autres troubles anxieux (ex. trouble panique avec agoraphobie). Bien que les sujets paniques rapportent des pens\u00e9es somatiques (peur de s&rsquo;\u00e9vanouir ou de mourir), ils obtiennent des scores nettement plus faibles sur les items d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9, de b\u00e9gaiement ou d&rsquo;inad\u00e9quation sociale du SCQ.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique<\/h3>\n<p>Dans les essais cliniques randomis\u00e9s \u00e9valuant la th\u00e9rapie cognitive de Clark et Wells comparativement \u00e0 des groupes t\u00e9moins ou \u00e0 d&rsquo;autres formes de psychoth\u00e9rapie (ex. exposition seule, th\u00e9rapie interpersonnelle), le SCQ s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 extr\u00eamement sensible aux effets th\u00e9rapeutiques. Les diminutions des scores de fr\u00e9quence et de croyance corr\u00e8lent \u00e9troitement avec l&rsquo;am\u00e9lioration globale du fonctionnement psychosocial et le taux de r\u00e9mission diagnostique en post-traitement.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 du <em>Social Cognitions Questionnaire<\/em> a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations approfondies sur le plan de la consistance interne et de la stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes empiriques montrent de fa\u00e7on unanime que le SCQ dispose d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne remarquable :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chelle de fr\u00e9quence :<\/strong> Le coefficient alpha de Cronbach se situe r\u00e9guli\u00e8rement entre <strong>0,89 et 0,93<\/strong> au sein des \u00e9chantillons cliniques de patients souffrant de phobie sociale, et d\u00e9passe g\u00e9n\u00e9ralement <strong>0,88<\/strong> dans les populations universitaires et communautaires non cliniques.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de degr\u00e9 de croyance :<\/strong> Le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de conviction varie entre <strong>0,91 et 0,95<\/strong>. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent typiquement de 0,42 \u00e0 0,76, aucun item ne tirant significativement la consistance interne vers le bas.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e chez des participants non soumis \u00e0 une intervention psychoth\u00e9rapeutique :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur un intervalle de 2 \u00e0 4 semaines, les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) ou de corr\u00e9lation de Pearson sont compris entre <strong>0,77 et 0,86<\/strong> pour la fr\u00e9quence des pens\u00e9es et entre <strong>0,74 et 0,83<\/strong> pour la croyance moyenne, d\u00e9montrant une excellente stabilit\u00e9 temporelle du construit cognitif en l&rsquo;absence de traitement actif.<\/li>\n<li>Cette stabilit\u00e9 atteste que les pens\u00e9es capt\u00e9es par le questionnaire ne sont pas de simples fluctuations al\u00e9atoires de l&rsquo;humeur passag\u00e8re, mais repr\u00e9sentent des tendances cognitives r\u00e9currentes et consolid\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;exploration de la structure factorielle du SCQ a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e au moyen d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et d&rsquo;analyses factorielles confirmatoires (AFC) dans plusieurs langues et contextes cliniques.<\/p>\n<h3>Structure unifactorielle vs multifactorielle<\/h3>\n<p>Bien que de nombreux chercheurs et cliniciens utilisent le SCQ sous la forme d&rsquo;un score total composite refl\u00e9tant une dimension g\u00e9n\u00e9rale de \u00ab charge cognitive anxieuse sociale \u00bb, les analyses factorielles en composantes principales (avec rotation Varimax ou Promax) identifient g\u00e9n\u00e9ralement une solution \u00e0 <strong>trois ou quatre facteurs<\/strong> robustes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Sympt\u00f4mes somatiques visibles et perte de motricit\u00e9<\/strong> (ex. trembler, transpirer, rougir, renverser des verres, \u00eatre paralys\u00e9). Ce facteur concentre des saturations factorielles tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es (souvent entre 0,60 et 0,82) et explique la plus forte proportion de variance chez les patients phobiques sociaux.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Auto-\u00e9valuation n\u00e9gative et inf\u00e9riorit\u00e9 globale<\/strong> (ex. \u00eatre stupide, incomp\u00e9tent, inf\u00e9rieur, bizarre, vuln\u00e9rable). Ce facteur refl\u00e8te la composante d&rsquo;estime de soi sociale et de sentiment de non-appartenance.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : \u00c9valuation n\u00e9gative et rejet par autrui<\/strong> (ex. les gens vont me fixer, me rejeter, ne pas m&rsquo;aimer, me trouver ennuyeux). Ce facteur est ax\u00e9 sur l&rsquo;anticipation des sanctions relationnelles.<\/li>\n<li><strong>Facteur 4 : Perturbation de la performance verbale et cognitive<\/strong> (ex. incapacit\u00e9 \u00e0 parler, bafouiller, incapacit\u00e9 \u00e0 se concentrer). Parfois fusionn\u00e9 avec le facteur 1 dans les solutions \u00e0 3 facteurs.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Ajustement des mod\u00e8les confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations en \u00e9quations structurelles confirment qu&rsquo;un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique (un facteur d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur de \u00ab cognitions sociales n\u00e9gatives \u00bb chapeautant les facteurs de premier ordre sp\u00e9cifiques) pr\u00e9sente d&rsquo;excellents indices d&rsquo;ajustement aux donn\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de comparabilit\u00e9 de Bentler (CFI) &gt; 0,92.<\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) &gt; 0,90.<\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA) &lt; 0,06.<\/li>\n<li>R\u00e9sidu quadratique moyen standardis\u00e9 (SRMR) &lt; 0,05.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces donn\u00e9es d\u00e9montrent que le SCQ capture \u00e0 la fois une vuln\u00e9rabilit\u00e9 cognitive globale et des facettes s\u00e9miotiques sp\u00e9cialis\u00e9es indispensables pour individualiser les cibles de la th\u00e9rapie cognitive.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le Questionnaire des cognitions sociales est un auto-questionnaire standardis\u00e9 sur format papier-crayon ou informatis\u00e9, con\u00e7u pour une passation rapide et structur\u00e9e.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Auto-questionnaire individuel (peut \u00eatre rempli en s\u00e9ance ou \u00e0 domicile entre deux consultations).<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 22 items standardis\u00e9s formul\u00e9s sous forme de propositions affirmatives (\u00ab Je vais&#8230; \u00bb, \u00ab Je suis&#8230; \u00bb, \u00ab Les gens&#8230; \u00bb), compl\u00e9t\u00e9s par des champs libres optionnels (\u00ab Autres pens\u00e9es non r\u00e9pertori\u00e9es \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de double cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Colonne de gauche \u2014 Fr\u00e9quence d&rsquo;apparition (au cours de la semaine pass\u00e9e) :<\/strong> \u00c9chelle de Likert ordinale en 5 points :\n<ul>\n<li>1 = La pens\u00e9e ne survient jamais (<em>Thought never occurs<\/em>) ;<\/li>\n<li>2 = La pens\u00e9e survient rarement (<em>Thought rarely occurs<\/em>) ;<\/li>\n<li>3 = La pens\u00e9e survient durant la moiti\u00e9 des moments o\u00f9 je suis nerveux(se) (<em>Thought occurs during half of the times when I am nervous<\/em>) ;<\/li>\n<li>4 = La pens\u00e9e survient habituellement (<em>Thought usually occurs<\/em>) ;<\/li>\n<li>5 = La pens\u00e9e survient toujours quand je suis nerveux(se) (<em>Thought always occurs when I am nervous<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Colonne de droite \u2014 Degr\u00e9 de conviction \/ croyance (en \u00e9tat d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9) :<\/strong> \u00c9chelle num\u00e9rique continue de 0 \u00e0 100 %, gradu\u00e9e par paliers de 10 points (de 0 = \u00ab Je ne crois pas du tout cette pens\u00e9e \u00bb \u00e0 100 = \u00ab Je suis totalement convaincu(e) que cette pens\u00e9e est vraie \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score total de fr\u00e9quence :<\/em> Somme brute (variant de 22 \u00e0 110) ou moyenne des 22 items (variant de 1,00 \u00e0 5,00).<\/li>\n<li><em>Score moyen de croyance :<\/em> Moyenne arithm\u00e9tique des pourcentages de croyance accord\u00e9s aux items (variant de 0 \u00e0 100 %). Dans certains protocoles cliniques, on calcule \u00e9galement la moyenne de croyance uniquement pour les pens\u00e9es qui surviennent effectivement (fr\u00e9quence &ge; 2).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> 1993 (publication clinique initiale par Lucia Stopa, Adrian Wells et David M. Clark).<\/li>\n<li><strong>Statut du droit d&rsquo;auteur :<\/strong> Le questionnaire est prot\u00e9g\u00e9 par le droit d&rsquo;auteur des concepteurs (Wells, Stopa, &amp; Clark). Toutefois, dans le cadre de la diffusion scientifique et des programmes de soins publics (comme le NHS britannique), les auteurs ont autoris\u00e9 son utilisation libre et gratuite pour la recherche clinique non commerciale, l&rsquo;enseignement universitaire et la pratique m\u00e9dicale et psychoth\u00e9rapeutique individuelle.<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation :<\/strong> Gratuit pour les contextes cliniques, acad\u00e9miques et de recherche \u00e0 but non lucratif. Aucun co\u00fbt de licence n&rsquo;est requis pour la reproduction du questionnaire sur papier ou son int\u00e9gration dans des dossiers patients institutionnels.<\/li>\n<li><strong>Autorisation commerciale :<\/strong> Toute incorporation dans un logiciel propri\u00e9taire payant, un essai clinique sponsoris\u00e9 par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou une plateforme marchande n\u00e9cessite une demande pr\u00e9alable de licence aupr\u00e8s des auteurs ou de leurs institutions de rattachement.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Beck, A. T., &amp; Emery, G. (1985). <em>Anxiety disorders and phobias: A cognitive perspective<\/em>. Basic Books.<\/li>\n<li>Clark, D. M., &amp; Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, &amp; F. R. Schneier (Eds.), <em>Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment<\/em> (pp. 69\u201393). Guilford Press.<\/li>\n<li>Clark, D. M., Ehlers, A., McManus, F., Hackmann, A., Fennell, M., Campbell, H., Flower, T., Melvin, C., &amp; Louis, B. (2003). Cognitive therapy versus fluoxetine in generalized social phobia: A randomized placebo-controlled trial. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 71(6), 1058\u20131067. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.71.6.1058\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.71.6.1058<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Clarke, J. C. (1998). Development and validation of measures of social phobia scrutiny fear and social interaction anxiety. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(4), 455\u2013470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6<\/a><\/li>\n<li>Stopa, L., &amp; Clark, D. M. (1993). Cognitive processes in social phobia: The relationship between social cognitions, somatic symptoms, and anxiety in socially phobic and non-phobic individuals. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 31(3), 255\u2013267. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(93)90024-O\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(93)90024-O<\/a><\/li>\n<li>Stopa, L., &amp; Clark, D. M. (2000). Social phobia and interpretation of social events. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 38(3), 273\u2013283. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00043-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00043-1<\/a><\/li>\n<li>Wells, A. (1997). <em>Cognitive therapy of anxiety disorders: A practice manual and conceptual guide<\/em>. John Wiley &amp; Sons.<\/li>\n<li>Wells, A., Stopa, L., &amp; Clark, D. M. (1993). <em>The Social Cognitions Questionnaire (SCQ)<\/em>. Unpublished manuscript, University of Oxford.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Thought never occurs;\u00a0\u00a0 2. Thought rarely occurs;<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Thought occurs during half of the times when I am nervous;<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Thought usually occurs;\u00a05. Thought always occurs when I am nervous<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Questionnaire des cognitions sociales (Social Cognitions Questionnaire &#8211; SCQ), d\u00e9velopp\u00e9 par Wells, Stopa et Clark (1993), mesure la fr\u00e9quence et le degr\u00e9 de croyance des pens\u00e9es automatiques li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale. 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