{"id":12069,"date":"2026-10-01T12:55:35","date_gmt":"2026-10-01T12:55:35","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-anxiete-interaction-sociale-sias-2\/"},"modified":"2026-10-01T12:55:35","modified_gmt":"2026-10-01T12:55:35","slug":"echelle-anxiete-interaction-sociale-sias-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-anxiete-interaction-sociale-sias-2","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en interaction sociale (SIAS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en interaction sociale<\/strong> (<em>Social Interaction Anxiety Scale<\/em> ou <strong>SIAS<\/strong>), initialement d\u00e9velopp\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Mattick\">Richard P. Mattick<\/a> et J. Christopher Clarke (1989, 1998), constitue l&rsquo;un des instruments d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique les plus valid\u00e9s et largement employ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale pour mesurer la d\u00e9tresse affective et cognitive \u00e9prouv\u00e9e lors des situations d&rsquo;\u00e9change interpersonnel. Con\u00e7ue pour \u00eatre jumel\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9chelle de phobie sociale (<em>Social Phobia Scale<\/em> ou SPS), la SIAS cible sp\u00e9cifiquement la peur d&rsquo;initier et de maintenir une conversation, d&rsquo;interagir avec des pairs, des figures d&rsquo;autorit\u00e9 ou des partenaires potentiels, se distinguant ainsi de la peur d&rsquo;\u00eatre observ\u00e9 en train d&rsquo;accomplir une t\u00e2che motrice ou de performance publique (focalis\u00e9e par la SPS). L&rsquo;instrument se compose de 20 items auto-rapport\u00e9s, \u00e9valu\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Pas du tout caract\u00e9ristique ou vrai pour moi \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Extr\u00eamement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi \u00bb), incluant trois items invers\u00e9s (items 5, 9 et 11).<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9trologique, la SIAS pr\u00e9sente une consistance interne exceptionnelle, attest\u00e9e par des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,88 et 0,94 au sein d&rsquo;\u00e9chantillons cliniques diagnostiqu\u00e9s avec un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_anxi%C3%A9t%C3%A9_sociale\">trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a> (TAS), et entre 0,86 et 0,90 dans la population g\u00e9n\u00e9rale. La stabilit\u00e9 temporelle test-retest s&rsquo;av\u00e8re robuste (r &gt; 0,90 \u00e0 un mois d&rsquo;intervalle). Les analyses factorielles r\u00e9v\u00e8lent principalement une structure unifactorielle dominante correspondant \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale, bien que la pr\u00e9sence d&rsquo;un facteur de m\u00e9thode li\u00e9 aux items invers\u00e9s ait \u00e9t\u00e9 document\u00e9e, conduisant certains auteurs \u00e0 proposer des versions alternatives sans ces items ou des formes abr\u00e9g\u00e9es (telles que le SIAS-6). Dot\u00e9e d&rsquo;une validit\u00e9 discriminante remarquable permettant de distinguer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Agoraphobie\">agoraphobie<\/a> ou de la d\u00e9pression majeure, la SIAS demeure un outil de r\u00e9f\u00e9rence incontournable tant pour l&rsquo;\u00e9valuation diagnostique que pour le suivi de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique dans les protocoles de psychoth\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC).<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Anxi\u00e9t\u00e9 sociale, phobie sociale, SIAS, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation clinique, interactions interpersonnelles, validit\u00e9 de construit, consistance interne, cognition sociale, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en interaction sociale a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et standardis\u00e9e par les chercheurs australiens :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Richard P. Mattick<\/strong>, Ph.D. : Professeur \u00e9m\u00e9rite en psychologie clinique et toxicomanie au sein du <em>National Drug and Alcohol Research Centre<\/em> (NDARC), Facult\u00e9 de M\u00e9decine, Universit\u00e9 de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW Sydney), Australie.<\/li>\n<li><strong>J. Christopher Clarke<\/strong>, Ph.D. : Chercheur et clinicien senior affili\u00e9 au D\u00e9partement de Psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Sydney, Australie, pionnier de l&rsquo;\u00e9tude comportementale des phobies et des troubles anxieux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Leurs travaux conjoints ont d\u00e9but\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 \u00e0 Sydney, formalis\u00e9s par un manuscrit non publi\u00e9 en 1989 qui a circul\u00e9 massivement dans la communaut\u00e9 clinique internationale, avant la publication d\u00e9finitive des donn\u00e9es normatives compl\u00e8tes dans la revue de r\u00e9f\u00e9rence <em>Behaviour Research and Therapy<\/em> en 1998.<\/p>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif premier de la SIAS est de fournir une quantification standardis\u00e9e, pr\u00e9cise et sensible aux variations cliniques de l&rsquo;angoisse \u00e9prouv\u00e9e par un individu lorsqu&rsquo;il s&rsquo;engage dans des contextes d&rsquo;interaction sociale r\u00e9ciproque. Sur le plan s\u00e9miologique, le Trouble Anxi\u00e9t\u00e9 Sociale (TAS), tel que d\u00e9fini par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-5-TR<\/a>), englobe deux dimensions ph\u00e9nom\u00e9nologiques distinctes mais interconnect\u00e9es : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance sous le regard d&rsquo;autrui (<em>scrutiny fear<\/em>) et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction dyadique ou groupale. Avant les travaux de Mattick et Clarke, les outils disponibles, tels que l&rsquo;\u00e9chelle de phobie sociale de Watson et Friend (SAD, <em>Social Avoidance and Distress Scale<\/em>), ne permettaient pas de dissocier de mani\u00e8re op\u00e9rationnelle ces deux spectres s\u00e9miologiques.<\/p>\n<p>La SIAS a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7ue pour combler cette lacune clinique. Elle \u00e9value l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 anticipatoire, les appr\u00e9hensions cognitives et les r\u00e9actions d&rsquo;inhibition comportementale d\u00e9clench\u00e9es par l&rsquo;acte m\u00eame d&rsquo;interagir : entamer un dialogue, soutenir le regard d&rsquo;un interlocuteur, exprimer une divergence d&rsquo;opinion, converser avec des personnes exer\u00e7ant une autorit\u00e9 hi\u00e9rarchique, aborder des partenaires romantiques potentiels ou s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 un cercle social pr\u00e9existant. L&rsquo;objectif fondamental est d&rsquo;offrir aux praticiens et aux chercheurs un profil quantitatif distinct du sous-type de phobie sociale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, souvent associ\u00e9 \u00e0 une alt\u00e9ration globale du fonctionnement professionnel, acad\u00e9mique et relationnel.<\/p>\n<p>En pratique clinique, l&rsquo;\u00e9chelle remplit une triple fonction :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage et l&rsquo;aide diagnostique :<\/strong> Elle permet d&rsquo;identifier rapidement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes anxieux relationnels et d&rsquo;orienter le diagnostic diff\u00e9rentiel, notamment pour s\u00e9parer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale des manifestations du trouble de la personnalit\u00e9 \u00e9vitante ou du trouble du spectre de l&rsquo;autisme sans d\u00e9ficience intellectuelle.<\/li>\n<li><strong>La formulation de cas cognitivo-comportementale :<\/strong> En d\u00e9composant les situations anxiog\u00e8nes (figures d&rsquo;autorit\u00e9, groupes, interactions en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate), elle aide le th\u00e9rapeute \u00e0 cartographier les cibles d&rsquo;exposition gradu\u00e9e et les biais d&rsquo;interpr\u00e9tation cognitive du patient.<\/li>\n<li><strong>La mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Utilis\u00e9e pr\u00e9-, per- et post-traitement, la SIAS permet de mesurer avec une grande pr\u00e9cision l&rsquo;amplitude des progr\u00e8s th\u00e9rapeutiques r\u00e9sultant de protocoles tels que l&rsquo;exposition <em>in vivo<\/em>, la restructuration cognitive ou l&rsquo;entra\u00eenement aux comp\u00e9tences sociales.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par la SIAS est l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale<\/strong>. Ce construit se d\u00e9finit comme un \u00e9tat d&rsquo;appr\u00e9hension \u00e9motionnelle intense, d&rsquo;inhibition motrice et verbale, et de pr\u00e9occupation cognitive centr\u00e9e sur la menace d&rsquo;une \u00e9valuation n\u00e9gative, rejetant ou ridiculisant le sujet lorsqu&rsquo;il participe \u00e0 une communication bidirectionnelle.<\/p>\n<h3>Distinction conceptuelle : Anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction versus Anxi\u00e9t\u00e9 de performance \/ observation<\/h3>\n<p>La sp\u00e9cificit\u00e9 th\u00e9orique majeure de la SIAS r\u00e9side dans sa diff\u00e9renciation d&rsquo;avec la peur d&rsquo;observation passive (mesur\u00e9e par la <em>Social Phobia Scale<\/em> ou SPS). Alors que la SPS \u00e9value la terreur d&rsquo;\u00eatre regard\u00e9 pendant l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;une t\u00e2che unilat\u00e9rale (manger, boire, \u00e9crire, parler en public, o\u00f9 le regard d&rsquo;autrui est per\u00e7u comme un faisceau d&rsquo;inspection critique), la SIAS capture la d\u00e9stabilisation psychique induite par l&rsquo;\u00e9change actif et r\u00e9ciproque. Dans l&rsquo;interaction sociale, l&rsquo;individu doit continuellement d\u00e9coder le comportement verbal et non verbal de son vis-\u00e0-vis, formuler des r\u00e9ponses appropri\u00e9es en temps r\u00e9el, g\u00e9rer les silences et maintenir une r\u00e9gulation \u00e9motionnelle ad\u00e9quate. La complexit\u00e9 cognitive et l&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 inh\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;interaction d\u00e9cuplent la sensation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 chez le patient phobique social.<\/p>\n<h3>Les dimensions symptomatiques sous-jacentes<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;\u00e9chelle fournisse un score global unique, le construit s&rsquo;articule autour de plusieurs manifestations cliniques fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;inhibition communicative et verbale :<\/strong> La difficult\u00e9 \u00e0 trouver des sujets de conversation (Item 11 invers\u00e9), la peur de ne pas savoir quoi dire (Item 15) et la croyance anticipatoire d&rsquo;\u00e9mettre des propos embarrassants ou inadapt\u00e9s (Item 17).<\/li>\n<li><strong>La gestion du contact interpersonnel direct :<\/strong> La sensation d&rsquo;angoisse lors du contact visuel (Item 2) et le malaise \u00e9prouv\u00e9 lors d&rsquo;une interaction en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate (Item 8). L&rsquo;\u00e9vitement du regard fonctionne ici \u00e0 la fois comme un sympt\u00f4me d&rsquo;inconfort et comme un comportement de s\u00e9curit\u00e9 visant \u00e0 rompre la connexion affective per\u00e7ue comme mena\u00e7ante.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;asym\u00e9trie relationnelle et l&rsquo;exposition hi\u00e9rarchique :<\/strong> La panique d\u00e9clench\u00e9e par la communication avec des figures d&rsquo;autorit\u00e9 (enseignant, sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique ; Item 1) ou avec des partenaires per\u00e7us comme tr\u00e8s s\u00e9duisants (Item 14), contextes o\u00f9 le co\u00fbt per\u00e7u de l&rsquo;erreur sociale est jug\u00e9 catastrophique.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;affirmation de soi et la gestion du d\u00e9saccord :<\/strong> La crainte de manifester une divergence d&rsquo;opinion (Item 13), traduisant une intol\u00e9rance aigu\u00eb au conflit relationnel et la conviction que le d\u00e9saccord entra\u00eenera irr\u00e9m\u00e9diablement le rejet ou l&rsquo;hostilit\u00e9 d&rsquo;autrui.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;int\u00e9gration et l&rsquo;aisance dans les groupes :<\/strong> L&rsquo;inconfort lors des rassemblements informels ou festifs (Items 4, 7, 9 invers\u00e9, 16, 19) et la peur parano\u00efde d&rsquo;\u00eatre ignor\u00e9, rejet\u00e9 ou marginalis\u00e9 par le groupe (Item 18).<\/li>\n<li><strong>La divulgation de soi (<em>self-disclosure<\/em>) :<\/strong> La tension ressentie \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;aborder des aspects personnels ou de r\u00e9v\u00e9ler ses \u00e9tats \u00e9motionnels internes (Item 3), per\u00e7us comme exposant des faiblesses intol\u00e9rables.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la SIAS s&rsquo;inscrit au c\u0153ur des mod\u00e8les cognitivo-comportementaux de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, en particulier les conceptualisations d\u00e9velopp\u00e9es par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_M._Clark\">David M. Clark<\/a> et Adrian Wells (1995), ainsi que par Ronald M. Rapee et Richard G. Heimberg (1997).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le cognitif de Clark et Wells (1995)<\/h3>\n<p>Selon le mod\u00e8le de Clark et Wells, les individus souffrant d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale abordent les situations interactives avec une s\u00e9rie de croyances dysfonctionnelles rigides. Ces croyances s&rsquo;articulent sur trois niveaux : des standards de performance sociale excessivement \u00e9lev\u00e9s (\u00ab Je dois toujours para\u00eetre spirituel et captivant \u00bb), des croyances conditionnelles relatives aux cons\u00e9quences de leur comportement (\u00ab Si je laisse un silence s&rsquo;installer, on pensera que je suis incomp\u00e9tent \u00bb), et des croyances inconditionnelles n\u00e9gatives sur le soi (\u00ab Je suis ennuyeux, anormal, fondamentalement inad\u00e9quat \u00bb).<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;ils entrent dans une interaction sociale cibl\u00e9e par la SIAS, ces sch\u00e9mas sont activ\u00e9s, ce qui d\u00e9clenche une cha\u00eene de r\u00e9actions cognitives et somatiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le basculement vers l&rsquo;attention focalis\u00e9e sur le soi (<em>self-focused attention<\/em>) :<\/strong> L&rsquo;attention du sujet se d\u00e9tourne des indices environnementaux pour se river sur ses sensations physiologiques internes (rythme cardiaque, rougeur, tremblement) et sur une repr\u00e9sentation visuelle subjective de lui-m\u00eame (\u00ab le soi en tant qu&rsquo;objet social \u00bb), vue de la perspective d&rsquo;un observateur critique.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;utilisation de comportements de s\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> Pour pr\u00e9venir la catastrophe redout\u00e9e (\u00eatre jug\u00e9 n\u00e9gativement), le sujet met en place des man\u0153uvres de sauvegarde (\u00e9viter le regard, r\u00e9p\u00e9ter mentalement ses phrases, censurer ses opinions), qui ont pour effet pervers d&rsquo;accro\u00eetre son malaise et de parasiter la fluidit\u00e9 de la conversation.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Le mod\u00e8le cognitif-comportemental de Rapee et Heimberg (1997)<\/h3>\n<p>Le mod\u00e8le de Rapee et Heimberg met l&rsquo;accent sur le traitement simultan\u00e9 de la menace interne et externe. Dans une situation d&rsquo;interaction sociale, l&rsquo;individu compare constamment la perception qu&rsquo;il a de sa propre performance \u00e0 un standard d&rsquo;\u00e9valuation pr\u00e9sum\u00e9 impos\u00e9 par l&rsquo;auditoire. D\u00e8s qu&rsquo;un \u00e9cart est per\u00e7u entre ce standard id\u00e9alis\u00e9 et la performance r\u00e9elle estim\u00e9e, l&rsquo;individu anticipe une sanction sociale in\u00e9vitable (moquerie, rejet, m\u00e9pris). La SIAS op\u00e9rationnalise pr\u00e9cis\u00e9ment ce d\u00e9calage cognitif en mesurant l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;inconfort g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;obligation de soutenir une communication r\u00e9ciproque sous la menace permanente d&rsquo;une \u00e9valuation disqualifiante.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en interaction sociale a fait l&rsquo;objet de nombreuses validations empiriques documentant son excellente architecture psychom\u00e9trique \u00e0 travers diverses cultures et populations cliniques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la SIAS est d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations fortes et statistiquement significatives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles mesurant la psychopathologie phobique sociale :<\/p>\n<ul>\n<li>Corr\u00e9lations tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es avec la <em>Liebowitz Social Anxiety Scale<\/em> (LSAS, r compris entre 0,70 et 0,84).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations substantielles avec l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de phobie sociale (SPAI, r &gt; 0,75).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations significatives avec la <em>Brief Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (BFNE, r compris entre 0,55 et 0,70), confirmant que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction est indissociable de la peur du jugement d&rsquo;autrui.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La SIAS poss\u00e8de une remarquable capacit\u00e9 \u00e0 distinguer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale des autres entit\u00e9s diagnostiques anxieuses et thymiques :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Mattick et Clarke (1998) ainsi que dans les travaux de validation crois\u00e9e de Brown et al. (1997), les scores \u00e0 la SIAS \u00e9taient significativement plus \u00e9lev\u00e9s chez les patients atteints de phobie sociale comparativement \u00e0 des patients diagnostiqu\u00e9s avec un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_panique\">trouble panique<\/a> avec agoraphobie, un trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (TAG) ou des sujets t\u00e9moins sains.<\/li>\n<li>Bien qu&rsquo;elle soit mod\u00e9r\u00e9ment corr\u00e9l\u00e9e avec les mesures de d\u00e9pression comme le <em>Beck Depression Inventory<\/em> (BDI, r oscillant entre 0,35 et 0,50), ces associations refl\u00e8tent la comorbidit\u00e9 fr\u00e9quente entre le TAS et les troubles d\u00e9pressifs secondaires sans alt\u00e9rer la sp\u00e9cificit\u00e9 du construit anxieux social.<\/li>\n<li>Peters (2000) a confirm\u00e9 que la SIAS discrimine avec une haute sensibilit\u00e9 les patients pr\u00e9sentant un sous-type g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale de ceux pr\u00e9sentant un sous-type circonscrit ou d&rsquo;autres troubles anxieux.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>La SIAS fait preuve d&rsquo;une excellente sensibilit\u00e9 aux effets des interventions th\u00e9rapeutiques. Les \u00e9tudes d&rsquo;essais cliniques randomis\u00e9s \u00e9valuant l&rsquo;efficacit\u00e9 des protocoles de TCC ou de pharmacoth\u00e9rapie (ISRS) d\u00e9montrent des tailles d&rsquo;effet pr\u00e9-post traitement particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es (d de Cohen souvent sup\u00e9rieur \u00e0 1,0), refl\u00e9tant une baisse drastique des scores parall\u00e8le \u00e0 la r\u00e9mission symptomatique globale.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 de la SIAS ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es \u00e0 maintes reprises dans des cohortes cliniques, universitaires et communautaires \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>La coh\u00e9rence interne globale de l&rsquo;\u00e9chelle est exemplaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial de Mattick et Clarke (1998), le coefficient alpha de Cronbach atteignait <strong>0,94<\/strong> chez les patients phobiques sociaux et <strong>0,88<\/strong> dans un \u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tudiants de premier cycle.<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9tude de validation de Brown et al. (1997), men\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;une cohorte clinique h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de troubles anxieux, a rapport\u00e9 un alpha de <strong>0,89<\/strong> pour la SIAS.<\/li>\n<li>Des adaptations internationales (francophone, hispanophone, germanophone, chinoise) confirment syst\u00e9matiquement des indices de consistance interne compris entre 0,86 et 0,93.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest de la SIAS d\u00e9montre que l&rsquo;instrument capture une dimension stable de la personnalit\u00e9 plut\u00f4t qu&rsquo;une fluctuation \u00e9motionnelle transitoire lorsqu&rsquo;aucune intervention n&rsquo;est men\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li>Mattick et Clarke (1998) ont rapport\u00e9 un coefficient de corr\u00e9lation test-retest de <strong>r = 0,92<\/strong> sur un intervalle d&rsquo;un mois chez des sujets t\u00e9moins.<\/li>\n<li>Sur des p\u00e9riodes plus longues allant de 4 \u00e0 12 semaines en liste d&rsquo;attente clinique, les coefficients demeurent hautement stables (r compris entre 0,79 et 0,89), attestant de l&rsquo;excellente invariance temporelle de l&rsquo;\u00e9valuation en l&rsquo;absence de th\u00e9rapie active.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>L&rsquo;exploration de la dimensionalit\u00e9 de la SIAS a suscit\u00e9 des d\u00e9bats psychom\u00e9triques riches et m\u00e9thodologiquement stimulants au sein de la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n<h3>Structure unifactorielle princeps<\/h3>\n<p>Dans leurs analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales, Mattick et Clarke (1998) ont identifi\u00e9 un facteur g\u00e9n\u00e9ral dominant expliquant la majeure partie de la variance des r\u00e9ponses, justifiant ainsi l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score total composite unique repr\u00e9sentant le continuum de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale.<\/p>\n<h3>L&rsquo;artefact des items invers\u00e9s (Effet de m\u00e9thode)<\/h3>\n<p>Cependant, des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ult\u00e9rieures men\u00e9es par plusieurs \u00e9quipes ind\u00e9pendantes (notamment Osman et al., 1998 ; Rodebaugh et al., 2004 ; Fergus et al., 2012) ont fr\u00e9quemment mis en \u00e9vidence des lacunes d&rsquo;ajustement pour le mod\u00e8le unifactoriel strict \u00e0 20 items. Ces \u00e9tudes ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les trois items formul\u00e9s de mani\u00e8re positive et invers\u00e9s au codage :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Item 5 :<\/strong> \u00ab I find it easy to make friends my own age. \u00bb<\/li>\n<li><strong>Item 9 :<\/strong> \u00ab I am at ease meeting people at parties, etc. \u00bb<\/li>\n<li><strong>Item 11 :<\/strong> \u00ab I find it easy to think of things to talk about. \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>tendaient \u00e0 saturer sur un second facteur r\u00e9siduel distinct, interpr\u00e9t\u00e9 non pas comme une dimension clinique s\u00e9par\u00e9e mais comme un \u00ab effet de m\u00e9thode \u00bb typique induit par la formulation inverse. Les saturations factorielles de ces trois items sur le facteur principal d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale sont r\u00e9guli\u00e8rement plus faibles (souvent &lt; 0,40) que celles des 17 autres items libell\u00e9s de fa\u00e7on directe (qui pr\u00e9sentent des saturations robustes comprises entre 0,55 et 0,85).<\/p>\n<h3>Mod\u00e8les alternatifs et versions courtes<\/h3>\n<p>Face \u00e0 ce constat psychom\u00e9trique, plusieurs solutions ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le mod\u00e8le bifactoriel ou \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s :<\/strong> S\u00e9parant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction directe du sentiment d&rsquo;aisance sociale per\u00e7ue.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le unifactoriel \u00e0 17 items (SIAS-Straightforward) :<\/strong> Pr\u00e9conis\u00e9 par Rodebaugh et al. (2007), consistant \u00e0 \u00e9liminer purement et simplement les items 5, 9 et 11. Cette version pr\u00e9sente des indices d&rsquo;ad\u00e9quation nettement sup\u00e9rieurs (CFI &gt; 0,95, RMSEA &lt; 0,06) tout en maintenant une excellente validit\u00e9 clinique.<\/li>\n<li><strong>La forme abr\u00e9g\u00e9e SIAS-6 :<\/strong> D\u00e9velopp\u00e9e par Peters et al. (2012) et valid\u00e9e par Le Blanc et al. (2014), comprenant 6 items hautement discriminants, particuli\u00e8rement utile pour les suivis longitudinaux r\u00e9p\u00e9t\u00e9s en routine clinique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<h3>Caract\u00e9ristiques formelles de l&rsquo;instrument<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Type de passation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (rempli par le patient ou le participant).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 20 propositions descriptives r\u00e9dig\u00e9es \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.<\/li>\n<li><strong>Temps moyen de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert ordinale en 5 points :\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = Not at all characteristic or true of me (Pas du tout caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = Slightly characteristic or true of me (L\u00e9g\u00e8rement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Moderately characteristic or true of me (Mod\u00e9r\u00e9ment caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Very characteristic or true of me (Tr\u00e8s caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = Extremely characteristic or true of me (Extr\u00eamement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Cotation et calcul des scores<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de recodage :<\/strong> Les items <strong>5, 9 et 11<\/strong> sont formul\u00e9s positivement et doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une inversion stricte de score avant le calcul global : <code>0 = 4<\/code>, <code>1 = 3<\/code>, <code>2 = 2<\/code>, <code>3 = 1<\/code>, <code>4 = 0<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme des scores attribu\u00e9s aux 20 items (apr\u00e8s inversion des items 5, 9 et 11). Le score total th\u00e9orique est compris entre <strong>0 et 80<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Points de coupure (Cut-offs) cliniques recommand\u00e9s :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score &lt; 34 :<\/strong> Niveau infra-clinique d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale (commun\u00e9ment observ\u00e9 dans la population g\u00e9n\u00e9rale saine).<\/li>\n<li><strong>Score entre 34 et 42 :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 sociale mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 significative ; pr\u00e9sence probable d&rsquo;une anxi\u00e9t\u00e9 sociale sp\u00e9cifique ou d\u00e9butante.<\/li>\n<li><strong>Score &ge; 34 (ou 36 selon les \u00e9talonnages) :<\/strong> Seuil clinique conventionnel indiquant une haute probabilit\u00e9 de diagnostic de Trouble Anxi\u00e9t\u00e9 Sociale (sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 optimales &gt; 80 %).<\/li>\n<li><strong>Score &ge; 43 :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale s\u00e9v\u00e8re, indicative du sous-type de phobie sociale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, justifiant la mise en \u0153uvre d&rsquo;une prise en charge psychoth\u00e9rapeutique cibl\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<h3>Historique et ann\u00e9e de parution<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 initialement diffus\u00e9e sous la forme d&rsquo;un rapport de recherche acad\u00e9mique non publi\u00e9 en <strong>1989<\/strong> par Richard P. Mattick et J. Christopher Clarke, avant d&rsquo;\u00eatre officiellement publi\u00e9e avec l&rsquo;ensemble de ses normes dans un article princeps en <strong>1998<\/strong> dans la revue <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>.<\/p>\n<h3>Droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9<\/h3>\n<p>La SIAS fait partie du domaine public de la recherche clinique universitaire. Les auteurs ont con\u00e7u cet outil afin de stimuler la recherche fondamentale et clinique sur les troubles anxieux. En cons\u00e9quence :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;instrument est <strong>enti\u00e8rement gratuite<\/strong> (aucun co\u00fbt de licence ni d&rsquo;achat de mat\u00e9riel commercial n&rsquo;est exig\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Permissions d&rsquo;usage :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle peut \u00eatre librement reproduite et administr\u00e9e par des psychologues, psychiatres, chercheurs et \u00e9tudiants dans le cadre de leur pratique clinique ou de projets scientifiques acad\u00e9miques, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement les publications de r\u00e9f\u00e9rence (Mattick &amp; Clarke, 1998).<\/li>\n<li><strong>Utilisations commerciales :<\/strong> Toute int\u00e9gration de l&rsquo;\u00e9chelle au sein d&rsquo;une plateforme commerciale ferm\u00e9e, d&rsquo;une application payante ou d&rsquo;un essai financ\u00e9 par l&rsquo;industrie pharmaceutique n\u00e9cessite l&rsquo;accord explicite des d\u00e9tenteurs des droits ou de l&rsquo;\u00e9diteur scientifique du journal original (Elsevier).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et validations m\u00e9trologiques majeures de la SIAS comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Blanc, A. L. Le, Bruce, L. C., Heimberg, R. G., Hope, D. A., Blanco, C., Schneier, F. R., &amp; Liebowitz, M. R. (2014). Evaluation of the psychometric properties of two short forms of the Social Interaction Anxiety Scale and the Social Phobia Scale. <em>Assessment<\/em>, 21(3), 312\u2013323. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/1073191114521279\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/1073191114521279<\/a><\/li>\n<li>Brown, E. J., Turovsky, J., Heimberg, R. G., Juster, H. R., Brown, T. A., &amp; Barlow, D. H. (1997). Validation of the Social Interaction Anxiety Scale and the Social Phobia Scale across the anxiety disorders. <em>Psychological Assessment<\/em>, 9(1), 21\u201327. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.9.1.21\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.9.1.21<\/a><\/li>\n<li>Clark, D. M., &amp; Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, &amp; F. R. Schneier (Eds.), <em>Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment<\/em> (pp. 69\u201393). Guilford Press.<\/li>\n<li>Fergus, T. A., Valentiner, D. P., McGrath, P. B., Gier-Lonsway, S. L., &amp; Kim, H.-S. (2012). Short forms of the Social Interaction Anxiety Scale and the Social Phobia Scale. <em>Journal of Personality Assessment<\/em>, 94(3), 310\u2013320. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00223891.2011.648296\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00223891.2011.648296<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Clarke, J. C. (1989). <em>Development and validation of measures of social phobia scrutiny fear and social interaction anxiety<\/em>. Unpublished manuscript, University of New South Wales, Sydney, Australia.<\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Clarke, J. C. (1998). Development and validation of measures of social phobia scrutiny fear and social interaction anxiety. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(4), 455\u2013470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Peters, L. (1988). Treatment of severe social phobia: Effects of guided exposure with and without cognitive restructuring. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 56(2), 251\u2013260. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.56.2.251\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.56.2.251<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., Peters, L., &amp; Clarke, J. C. (1989). Exposure and cognitive restructuring for social phobia: A controlled study. <em>Behavior Therapy<\/em>, 20(1), 3\u201323. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7894(89)80117-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7894(89)80117-3<\/a><\/li>\n<li>Osman, A., Gutierrez, P. M., Barrios, F. X., Kopper, B. A., &amp; Chiros, C. E. (1998). The Social Phobia and Social Interaction Anxiety Scales: Evaluation of psychometric properties. <em>Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment<\/em>, 20(3), 249\u2013264. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1023068807896\">https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1023068807896<\/a><\/li>\n<li>Peters, L. (2000). Discriminant validity of the Social Phobia and Anxiety Inventory (SPAI), the Social Phobia Scale (SPS) and the Social Interaction Anxiety Scale (SIAS). <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 38(9), 943\u2013950. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00131-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00131-X<\/a><\/li>\n<li>Rapee, R. M., &amp; Heimberg, R. G. (1997). A cognitive-behavioral model of anxiety in social phobia. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 35(8), 741\u2013756. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3<\/a><\/li>\n<li>Rodebaugh, T. L., Woods, C. M., Thissen, D. M., Heimberg, R. G., Chambless, D. L., &amp; Rapee, R. M. (2004). More information from fewer questions: The factor structure and item properties of the Social Phobia Scale and the Social Interaction Anxiety Scale. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 18(6), 849\u2013867. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2003.10.007\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2003.10.007<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px;\">\n<p style=\"font-size:14px; color:#334155; margin-bottom:15px;\">\n    <strong>Response Scale:<\/strong><br \/>\n    0 = Not at all characteristic or true of me.<br \/>\n    1 = Slightly characteristic or true of me.<br \/>\n    2 = Moderately characteristic or true of me.<br \/>\n    3 = Very characteristic or true of me.<br \/>\n    4 = Extremely characteristic or true of me.\n  <\/p>\n<p style=\"font-size:13px; color:#64748b; margin-bottom:20px;\">\n    <em>Note: Reverse scored items: 5, 9, 11<\/em>\n  <\/p>\n<ol style=\"line-height:1.8; color:#1e293b; padding-left:25px;\">\n<li>I get nervous if I have to speak with someone in authority (teacher\u201a boss\u201a etc.).<\/li>\n<li>I have difficulty making eye contact with others.<\/li>\n<li>I become tense if I have to talk about myself or my feelings.<\/li>\n<li>I find it difficult to mix [mixing] comfortably with the people I work with.<\/li>\n<li>I find it easy to make friends my own age.<\/li>\n<li>I tense up if I meet an acquaintance in the street.<\/li>\n<li>When mixing socially\u201a I am uncomfortable.<\/li>\n<li>I feel tense if I am alone with just one other person.<\/li>\n<li>I am at ease meeting people at parties\u201a etc.<\/li>\n<li>I have difficulty talking with other people.<\/li>\n<li>I find it easy to think of things to talk about.<\/li>\n<li>I worry about expressing myself in case I appear awkward.<\/li>\n<li>I find it difficult to disagree with another\u2019s point of view.<\/li>\n<li>I have difficulty talking to attractive persons of the opposite sex.<\/li>\n<li>I find myself worrying that I won\u2019t know what to say in social situations.<\/li>\n<li>I am nervous mixing with people I don\u2019t know well.<\/li>\n<li>I feel I\u2019ll say something embarrassing when talking.<\/li>\n<li>When mixing in a group\u201a I find myself worrying I will be ignored.<\/li>\n<li>I am tense mixing in a group.<\/li>\n<li>I am unsure whether to greet someone I know only slightly.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique approfondie de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en interaction sociale (SIAS) d\u00e9velopp\u00e9e par Mattick et Clarke. Cadre th\u00e9orique cognitivo-comportemental, validit\u00e9, fid\u00e9lit\u00e9 et cotation clinique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,2,1089],"tags":[730,63,17199,1658,1257,16,1657,751],"class_list":["post-12069","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-psychometrie","category-troubles-anxieux","tag-anxiete-sociale","tag-evaluation-psychologique","tag-interactions-sociales","tag-mattick-et-clarke","tag-phobie-sociale","tag-psychometrie","tag-sias","tag-therapie-cognitivo-comportementale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12069","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12069"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12069\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12069"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12069"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12069"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}