{"id":1182,"date":"2026-09-04T16:27:17","date_gmt":"2026-09-04T16:27:17","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-implication-alimentaire-fis\/"},"modified":"2026-09-04T16:27:17","modified_gmt":"2026-09-04T16:27:17","slug":"echelle-implication-alimentaire-fis","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-implication-alimentaire-fis","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;implication alimentaire (FIS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;implication alimentaire<\/strong> (<em>Food Involvement Scale<\/em> ou FIS), d\u00e9velopp\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0195-6663(03)00009-6\">Bell et Marshall (2003)<\/a>, constitue un instrument psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence con\u00e7u pour \u00e9valuer le niveau d&rsquo;importance, de centralit\u00e9 et de signification que la nourriture et l&rsquo;alimentation occupent dans la vie quotidienne d&rsquo;un individu. Transposant le concept marketing d&rsquo;implication durable (<em>enduring involvement<\/em>) issu des travaux de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Involvement_(psychology)\">Zaichkowsky<\/a> au domaine des comportements alimentaires, cette \u00e9chelle postule que les individus ne diff\u00e8rent pas uniquement par leurs pr\u00e9f\u00e9rences sensorielles ou leurs besoins nutritionnels, mais \u00e9galement par l&rsquo;intensit\u00e9 de leur engagement affectif, cognitif et comportemental envers l&rsquo;ensemble des phases du cycle alimentaire. Ce cycle englobe l&rsquo;acquisition, la pr\u00e9paration, la cuisson, la consommation, les rituels de table et l&rsquo;\u00e9limination des d\u00e9chets.<\/p>\n<p>Dans sa forme finale valid\u00e9e, la FIS comprend <strong>12 items<\/strong> auto-rapport\u00e9s mesur\u00e9s sur une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Likert_scale\">\u00e9chelle de Likert<\/a> en 7 points (allant de 1 = \u00ab Fortement en d\u00e9saccord \u00bb \u00e0 7 = \u00ab Fortement d&rsquo;accord \u00bb). La structure factorielle initiale r\u00e9v\u00e8le principalement deux sous-\u00e9chelles sous-jacentes robustes : la <em>pr\u00e9paration et manipulation des aliments<\/em> (ax\u00e9e sur les comp\u00e9tences culinaires, le plaisir de cuisiner et la pr\u00e9paration) et l&rsquo;<em>acte alimentaire et l&rsquo;interaction sociale<\/em> (englobant le plaisir gustatif, les discussions relatives aux repas et la sociabilit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 la table). Les analyses psychom\u00e9triques d\u00e9montrent une consistance interne satisfaisante, avec un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,72 et 0,82 selon les populations \u00e9tudi\u00e9es, ainsi qu&rsquo;une excellente stabilit\u00e9 temporelle test-retest (r &gt; 0,75).<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9montr\u00e9 une validit\u00e9 pr\u00e9dictive remarquable dans de nombreux domaines de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Psychology\">psychologie du consommateur<\/a>, de la nutrition et de la sant\u00e9 publique. Un score \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la FIS pr\u00e9dit de fa\u00e7on significative une plus grande capacit\u00e9 \u00e0 discriminer les attributs sensoriels des aliments, une lecture attentive des \u00e9tiquetages nutritionnels, une propension accrue \u00e0 l&rsquo;achat de produits biologiques ou \u00e9quitables, ainsi qu&rsquo;un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 pour le tourisme gastronomique. L&rsquo;instrument s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement utile pour segmenter les populations dans les interventions nutritionnelles et pour explorer les d\u00e9terminants individuels des choix alimentaires contemporains.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Implication alimentaire, Food Involvement Scale, comportement alimentaire, psychom\u00e9trie, Bell et Marshall, psychologie du consommateur, choix nutritionnels, pr\u00e9paration culinaire, plaisir gustatif, segmentation de march\u00e9, validation d&rsquo;\u00e9chelle, n\u00e9ophobie alimentaire.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;implication alimentaire a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Richard Bell<\/strong> : Chercheur senior en analyse sensorielle et sciences du comportement, affili\u00e9 au <em>Food Science Australia<\/em> (CSIRO &#8211; Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), North Ryde, New South Wales, Australie. Sp\u00e9cialiste des r\u00e9ponses sensorielles et de la psychophysique des comportements de consommation.<\/li>\n<li><strong>David W. Marshall<\/strong> : Professeur en marketing et comportement du consommateur, affili\u00e9 \u00e0 la <em>Business School<\/em> de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9dimbourg (University of Edinburgh), \u00c9cosse, Royaume-Uni. Ses recherches portent sur la sociologie de la consommation alimentaire, l&rsquo;alimentation familiale et la culture mat\u00e9rielle des repas.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Food Involvement Scale<\/em> (FIS) est de quantifier de mani\u00e8re standardis\u00e9e et reproductible le degr\u00e9 auquel la nourriture est centrale dans l&rsquo;existence d&rsquo;une personne. Alors que les approches traditionnelles de l&rsquo;analyse sensorielle et de la sociologie de l&rsquo;alimentation se focalisaient essentiellement sur l&rsquo;acceptabilit\u00e9 ponctuelle des produits ou sur des d\u00e9terminants socio-d\u00e9mographiques globaux, Bell et Marshall (2003) ont identifi\u00e9 un manque m\u00e9thodologique majeur : l&rsquo;absence d&rsquo;une mesure unidimensionnelle\/bidimensionnelle standardis\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat intrins\u00e8que port\u00e9 \u00e0 la nourriture en tant que domaine de vie complet.<\/p>\n<p>Dans la recherche fondamentale, la FIS vise \u00e0 comprendre pourquoi, face \u00e0 des stimuli alimentaires identiques ou dans des contextes socio-\u00e9conomiques similaires, deux personnes manifestent des conduites radicalement diff\u00e9rentes. Pour un individu \u00e0 faible implication alimentaire, manger est une n\u00e9cessit\u00e9 biologique presque contraignante, caract\u00e9ris\u00e9e par une recherche de commodit\u00e9 maximale, un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;origine des denr\u00e9es et un traitement cognitif minimal des \u00e9tiquettes. \u00c0 l&rsquo;inverse, pour un individu \u00e0 forte implication, la nourriture constitue une source majeure d&rsquo;identit\u00e9 personnelle, de cr\u00e9ativit\u00e9, de lien social et de gratification esth\u00e9tique et sensorielle.<\/p>\n<p>Sur le plan des applications pratiques et cliniques, la FIS remplit plusieurs r\u00f4les cruciaux :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sant\u00e9 publique et nutrition pr\u00e9ventive :<\/strong> Elle permet d&rsquo;identifier les segments de la population r\u00e9ceptifs aux messages nutritionnels complexes. Les individus \u00e0 forte implication traitent activement l&rsquo;information sur les emballages, ce qui facilite les interventions bas\u00e9es sur la litt\u00e9ratie alimentaire. Inversement, les campagnes ciblant les individus \u00e0 faible implication doivent privil\u00e9gier la modification environnementale (nudges) plut\u00f4t que l&rsquo;\u00e9ducation nutritionnelle explicite.<\/li>\n<li><strong>Marketing alimentaire et comportement du consommateur :<\/strong> La FIS est largement mobilis\u00e9e pour expliquer l&rsquo;adoption de r\u00e9gimes sp\u00e9cifiques (v\u00e9g\u00e9tarisme, alimentation biologique, produits du terroir) et l&rsquo;engagement envers les innovations alimentaires ou les emballages durables.<\/li>\n<li><strong>Recherche clinique sur les troubles alimentaires :<\/strong> Bien que la FIS n&rsquo;ait pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue comme un outil diagnostique pour les troubles du comportement alimentaire (TCA), elle offre une r\u00e9f\u00e9rence normative sur la relation non pathologique \u00e0 l&rsquo;alimentation, permettant de distinguer l&rsquo;expertise gastronomique ou la passion culinaire saine d&rsquo;une obsession dysfonctionnelle li\u00e9e \u00e0 la restriction ou au contr\u00f4le calorique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit d&rsquo;<strong>implication alimentaire<\/strong> (<em>food involvement<\/em>) s&rsquo;ancre dans la th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;implication en psychologie et en sciences de gestion. Il d\u00e9signe un \u00e9tat motivationnel durable, non transitoire, d\u00e9termin\u00e9 par la perception qu&rsquo;a l&rsquo;individu de l&rsquo;ad\u00e9quation de la nourriture avec ses besoins fondamentaux, ses valeurs et ses centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Contrairement \u00e0 l&rsquo;implication situationnelle (qui survient ponctuellement, par exemple lors du choix d&rsquo;un menu de f\u00eate), l&rsquo;implication mesur\u00e9e par la FIS est une disposition durable qui s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 toutes les \u00e9tapes de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine avec les aliments.<\/p>\n<p>Bell et Marshall ont initialement th\u00e9oris\u00e9 ce construit autour de cinq phases distinctes du cycle de l&rsquo;alimentation :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>L&rsquo;acquisition (Acquisition) :<\/strong> Concerne le temps, l&rsquo;attention et les ressources cognitives investis dans la s\u00e9lection, la recherche et l&rsquo;achat des denr\u00e9es alimentaires.<\/li>\n<li><strong>La pr\u00e9paration (Preparation) :<\/strong> Englobe l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour la transformation culinaire, la cr\u00e9ativit\u00e9 lors de l&rsquo;assemblage des ingr\u00e9dients, l&rsquo;habilet\u00e9 manuelle (couper, m\u00e9langer) et le plaisir de concevoir un repas pour autrui.<\/li>\n<li><strong>La cuisson (Cooking) :<\/strong> Fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;action thermique et technique, impliquant une vigilance, une m\u00e9thode et un investissement affectif dans la r\u00e9ussite du plat.<\/li>\n<li><strong>La consommation (Eating) :<\/strong> Repr\u00e9sente l&rsquo;exp\u00e9rience ph\u00e9nom\u00e9nologique de l&rsquo;ingestion, incluant l&rsquo;attention port\u00e9e aux flaveurs, le plaisir sensoriel, la discussion sur le go\u00fbt et le respect des convenances \u00e0 table.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9limination et le rangement (Disposal) :<\/strong> Traite de la gestion de l&rsquo;apr\u00e8s-repas, du nettoyage de la vaisselle et de la valorisation de la propret\u00e9 de l&rsquo;espace culinaire.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Dans la version affin\u00e9e \u00e0 12 items de l&rsquo;\u00e9chelle, ces cinq \u00e9tapes se structurent principalement autour de deux dimensions empiriques dominantes :<\/p>\n<p><strong>Dimension 1 : La pr\u00e9paration et la manipulation culinaire.<\/strong> Cette dimension refl\u00e8te l&rsquo;engagement actif de l&rsquo;individu dans la confection des repas. Un score \u00e9lev\u00e9 traduit un plaisir intrins\u00e8que \u00e0 manipuler les ingr\u00e9dients bruts (ex. : couper, m\u00e9langer, assaisonner avec rigueur) et \u00e0 consacrer du temps \u00e0 cuisiner pour soi et pour ses proches. L&rsquo;activit\u00e9 de cuisine n&rsquo;est pas per\u00e7ue comme une corv\u00e9e domestique, mais comme un vecteur d&rsquo;expression et de d\u00e9tente.<\/p>\n<p><strong>Dimension 2 : L&rsquo;acte alimentaire, le go\u00fbt et l&rsquo;interaction sociale.<\/strong> Cette facette explore l&rsquo;importance cognitive accord\u00e9e aux choix alimentaires compar\u00e9s \u00e0 d&rsquo;autres choix du quotidien, l&rsquo;anticipation du plaisir gastronomique lors de voyages ou d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, ainsi que le partage verbal autour de ce qui a \u00e9t\u00e9 ou sera mang\u00e9. La nourriture fonctionne ici comme un m\u00e9diateur social et une source de curiosit\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;implication alimentaire repose \u00e0 l&rsquo;intersection de la <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;implication du consommateur<\/strong>, d\u00e9velopp\u00e9e notamment par Judith Lynne Zaichkowsky (1985), et des mod\u00e8les cognitifs du <strong>traitement de l&rsquo;information<\/strong>, tels que le mod\u00e8le de probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9laboration (<em>Elaboration Likelihood Model<\/em> ou ELM) de Petty et Cacioppo (1986).<\/p>\n<p>Zaichkowsky a formalis\u00e9 l&rsquo;implication comme la pertinence per\u00e7ue d&rsquo;un objet en fonction des valeurs inh\u00e9rentes et des motivations d&rsquo;une personne. En appliquant cette notion \u00e0 l&rsquo;alimentation, Bell et Marshall ont postul\u00e9 que les aliments repr\u00e9sentent une classe d&rsquo;objets universelle mais hautement variable en termes de valeur per\u00e7ue. Pour certains individus, la nourriture est un simple carburant physiologique (faible implication), tandis que pour d&rsquo;autres, elle est constitutive du sentiment d&rsquo;identit\u00e9, d&rsquo;appartenance culturelle et d&rsquo;\u00e9panouissement h\u00e9donique (forte implication).<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;<em>Elaboration Likelihood Model<\/em>, le niveau d&rsquo;implication modifie radicalement les voies cognitives par lesquelles les messages sont trait\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>Les individus \u00e0 <strong>forte implication alimentaire<\/strong> empruntent la <em>voie centrale<\/em> : ils recherchent activement des d\u00e9tails objectifs sur les produits, comparent les valeurs nutritives, \u00e9valuent la composition chimique et d\u00e9codent minutieusement les all\u00e9gations de sant\u00e9. Leur attitude est plus stable et directrice de comportements engag\u00e9s.<\/li>\n<li>Les individus \u00e0 <strong>faible implication alimentaire<\/strong> privil\u00e9gient la <em>voie p\u00e9riph\u00e9rique<\/em> : ils se reposent sur des indices superficiels (design du packaging, familiarit\u00e9 de la marque, prix imm\u00e9diat, attractivit\u00e9 publicitaire) et minimisent l&rsquo;effort cognitif accord\u00e9 \u00e0 la s\u00e9lection des repas.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce cadre th\u00e9orique permet \u00e9galement de situer la FIS par rapport \u00e0 d&rsquo;autres construits de la psychologie nutritionnelle, notamment la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Food_neophobia\">n\u00e9ophobie alimentaire<\/a> (Pliner et Hobden, 1992). Alors que la n\u00e9ophobie mesure la r\u00e9ticence ou la peur face \u00e0 la nouveaut\u00e9 alimentaire, l&rsquo;implication alimentaire s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;amplitude globale de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour la nourriture, qu&rsquo;elle soit famili\u00e8re ou novatrice.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la Food Involvement Scale a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations rigoureuses dans la publication originale de Bell et Marshall (2003) ainsi que dans de nombreuses \u00e9tudes de r\u00e9plication internationales :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en d\u00e9montrant que l&rsquo;\u00e9chelle se comporte conform\u00e9ment aux pr\u00e9dictions th\u00e9oriques. Dans les \u00e9tudes de validation, les participants pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la FIS manifestent une connaissance objective significativement sup\u00e9rieure des aliments, passent davantage d&rsquo;heures par semaine \u00e0 pr\u00e9parer les repas et poss\u00e8dent un r\u00e9pertoire de recettes beaucoup plus vaste que les participants \u00e0 faible score.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et corr\u00e9lations<\/h3>\n<p>La FIS pr\u00e9sente des corr\u00e9lations positives et significatives avec des construits connexes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Plaisir alimentaire et h\u00e9donisme :<\/strong> Corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes (r = 0,45 \u00e0 0,60) avec les \u00e9chelles de sensibilit\u00e9 sensorielle et de plaisir li\u00e9 au repas.<\/li>\n<li><strong>Recherche de vari\u00e9t\u00e9 alimentaire :<\/strong> Corr\u00e9lations positives (r \u2248 0,35 \u00e0 0,48) avec les mesures de recherche de sensations et de diversit\u00e9 alimentaire (VARSEEK).<\/li>\n<li><strong>Int\u00e9r\u00eat pour la sant\u00e9 et le naturel :<\/strong> Les dimensions du <em>Food Choice Questionnaire<\/em> (Steptoe et al., 1995) portant sur le contenu naturel et les pr\u00e9occupations \u00e9thiques affichent des corr\u00e9lations positives significatives (p &lt; 0,01) avec la FIS.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La FIS se distingue nettement de la n\u00e9ophobie alimentaire : la corr\u00e9lation observ\u00e9e entre la FIS et la <em>Food Neophobia Scale<\/em> (FNS) est n\u00e9gative mais faible \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e (g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre r = -0,20 et r = -0,35), confirmant qu&rsquo;une forte implication n&rsquo;est pas simplement l&rsquo;oppos\u00e9 de la n\u00e9ophobie, mais une dimension motivationnelle ind\u00e9pendante. De m\u00eame, la FIS ne pr\u00e9sente pas de corr\u00e9lation significative avec les traits d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale ou avec les indices de psychopathologie alimentaire non clinique (comme le score global de l&rsquo;EAT-26).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e en laboratoire et en contexte r\u00e9el. Bell et Marshall (2003) ont d\u00e9montr\u00e9 que les participants ayant un score \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la FIS \u00e9taient capables de discriminer avec une pr\u00e9cision sensorielle significativement sup\u00e9rieure de faibles diff\u00e9rences de texture et d&rsquo;assaisonnement dans des matrices alimentaires complexes (soupes et desserts). De plus, l&rsquo;\u00e9chelle pr\u00e9dit avec succ\u00e8s l&rsquo;engagement envers les labels de qualit\u00e9 (AOP, Bio), la fr\u00e9quentation de restaurants gastronomiques et la participation \u00e0 des activit\u00e9s culinaires r\u00e9cr\u00e9atives.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 de la Food Involvement Scale ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 travers des indices de coh\u00e9rence interne et de stabilit\u00e9 temporelle :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach) :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Bell et Marshall (2003), l&rsquo;\u00e9chelle globale de 12 items a obtenu un coefficient alpha de Cronbach de <strong>0,75<\/strong> dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial et de <strong>0,72<\/strong> dans l&rsquo;\u00e9chantillon de r\u00e9plication. Les \u00e9tudes ult\u00e9rieures conduites dans divers contextes culturels (par exemple en Europe du Nord, en Am\u00e9rique du Nord et en Asie) rapportent des valeurs d&rsquo;alpha s&rsquo;\u00e9chelonnant habituellement entre <strong>0,72 et 0,84<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne satisfaisante pour un instrument multidimensionnel bref.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest :<\/strong> La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon \u00e0 un intervalle de quatre semaines. Le coefficient de corr\u00e9lation intra-classe (CCI) et la corr\u00e9lation de Pearson ont atteint <strong>r = 0,78<\/strong> (p &lt; 0,001), indiquant que l&rsquo;implication alimentaire constitue bien un trait ou une disposition psychologique stable dans le temps, plut\u00f4t qu&rsquo;un \u00e9tat fluctuant au gr\u00e9 des repas.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lations inter-items :<\/strong> Les corr\u00e9lations moyennes inter-items se situent dans la fourchette recommand\u00e9e de 0,20 \u00e0 0,40, garantissant que les items partagent une variance commune sans \u00eatre redondants sur le plan s\u00e9mantique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00e9chelle par Bell et Marshall (2003) a d\u00e9but\u00e9 avec un r\u00e9servoir initial de 24 items refl\u00e9tant les cinq phases th\u00e9oriques de l&rsquo;alimentation. L&rsquo;analyse factorielle exploratoire (AFE) men\u00e9e sur ces items a guid\u00e9 la s\u00e9lection des 12 items les plus repr\u00e9sentatifs et psychom\u00e9triquement stables :<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Une extraction en composantes principales suivie d&rsquo;une rotation oblique (Oblimin direct) a mis en \u00e9vidence une structure bidimensionnelle expliquant une part substantielle de la variance totale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Pr\u00e9paration et comp\u00e9tences culinaires.<\/strong> Ce facteur regroupe les items li\u00e9s \u00e0 la manipulation active des aliments, au plaisir de cuisiner et \u00e0 la rigueur de pr\u00e9paration (items 2R, 6, 7, 9R, 11R, 12). Les saturations factorielles de ces items varient typiquement de 0,48 \u00e0 0,81 sur leur facteur principal.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Consommation, go\u00fbt et centralit\u00e9 sociale.<\/strong> Ce facteur rassemble les items portant sur la pens\u00e9e accord\u00e9e \u00e0 la nourriture, la discussion sur le go\u00fbt, l&rsquo;anticipation gastronomique en voyage et les convenances (items 1R, 3, 4, 5, 8R, 10R). Les saturations oscillent entre 0,42 et 0,76.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les analyses confirmatoires ult\u00e9rieures ont compar\u00e9 plusieurs mod\u00e8les : un mod\u00e8le unifactoriel (implication globale), un mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s et un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre. Les indices d&rsquo;ajustement soutiennent g\u00e9n\u00e9ralement le mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s ou le mod\u00e8le hi\u00e9rarchique avec un facteur d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur repr\u00e9sentant l&rsquo;implication alimentaire g\u00e9n\u00e9rale (ex. : RMSEA = 0,054, CFI = 0,93, TLI = 0,91, SRMR = 0,048). Cette confirmation statistique autorise les praticiens et chercheurs \u00e0 utiliser aussi bien un score global cumul\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 analyser s\u00e9par\u00e9ment les deux sous-dimensions selon les objectifs de l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous les caract\u00e9ristiques op\u00e9rationnelles suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique (auto-rapport\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Questionnaire papier-crayon ou formulaire num\u00e9rique en ligne.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 12 items concis r\u00e9dig\u00e9s sous forme d&rsquo;affirmations.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert en 7 points : <em>7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)<\/em> (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Slightly Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Slightly Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree).<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gles de cotation inverse (Reverse scoring) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Certains items sont formul\u00e9s de mani\u00e8re n\u00e9gative afin de contr\u00f4ler les biais d&rsquo;acquiescement.<\/li>\n<li>Les items <strong>1, 2, 8, 9, 10 et 11<\/strong> sont formul\u00e9s n\u00e9gativement. Conform\u00e9ment \u00e0 la cl\u00e9 de cotation de l&rsquo;instrument, les items sp\u00e9cifi\u00e9s comme invers\u00e9s (notamment 8, 9, 10 et 11, ainsi que les items 1 et 2 selon la logique de non-implication) doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une inversion de score : (8 &#8211; Score brut), de sorte que 1 devienne 7, 2 devienne 6, 3 devienne 5, 4 reste 4, 5 devienne 3, 6 devienne 2, et 7 devienne 1.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score :<\/strong> Le score global est obtenu en faisant la somme de l&rsquo;ensemble des 12 items (apr\u00e8s inversion des scores des items n\u00e9gatifs), produisant un score total variant de 12 \u00e0 84 points. Alternativement, le score moyen (somme divis\u00e9e par 12) peut \u00eatre calcul\u00e9, situant le niveau d&rsquo;implication sur un continuum de 1 \u00e0 7. Un score plus \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une plus forte implication alimentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication originale :<\/strong> 2003.<\/li>\n<li><strong>Auteurs et ayants droit :<\/strong> Richard Bell et David W. Marshall (article publi\u00e9 dans la revue scientifique \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Appetite<\/em>, sous copyright d&rsquo;Elsevier Ltd.).<\/li>\n<li><strong>Permissions d&rsquo;utilisation :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle est disponible en acc\u00e8s libre pour la recherche acad\u00e9mique, l&rsquo;enseignement et les travaux scientifiques non commerciaux, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication princeps de Bell et Marshall (2003).<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> Aucun co\u00fbt de licence n&rsquo;est requis pour les recherches universitaires. Pour tout usage commercial ou int\u00e9gration dans des outils de diagnostic marketing propri\u00e9taires, une autorisation pr\u00e9alable doit \u00eatre demand\u00e9e aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9diteur (Elsevier \/ ScienceDirect via RightsLink).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et empiriques relatives \u00e0 la construction et \u00e0 l&rsquo;utilisation de la FIS comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Bell, R., &amp; Marshall, D. W. (2003). The construct of food involvement in behavioral research: scale development and validation. <em>Appetite<\/em>, 40(3), 235\u2013244. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0195-6663(03)00009-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0195-6663(03)00009-6<\/a><\/li>\n<li>Marshall, D. W., &amp; Bell, R. (2004). Platforming food: How food involvement influences food consumption and preparation. <em>Food Quality and Preference<\/em>, 15(7-8), 855\u2013861. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.foodqual.2004.04.004\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.foodqual.2004.04.004<\/a><\/li>\n<li>Petty, R. E., &amp; Cacioppo, J. T. (1986). The elaboration likelihood model of persuasion. In <em>Communication and persuasion<\/em> (pp. 1\u201324). Springer, New York. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4612-4964-1_1\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4612-4964-1_1<\/a><\/li>\n<li>Pliner, P., &amp; Hobden, K. (1992). Development of a scale to measure the trait of food neophobia in humans. <em>Appetite<\/em>, 19(2), 105\u2013120. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0195-6663(92)90014-W\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0195-6663(92)90014-W<\/a><\/li>\n<li>Steptoe, A., Pollard, T. M., &amp; Wardle, J. (1995). Development of a measure of the motives underlying the selection of food: the Food Choice Questionnaire. <em>Appetite<\/em>, 25(3), 267\u2013284. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1006\/appe.1995.0061\">https:\/\/doi.org\/10.1006\/appe.1995.0061<\/a><\/li>\n<li>Zaichkowsky, J. L. (1985). Measuring the involvement construct. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 12(3), 341\u2013352. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/208520\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/208520<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top:16px; margin-bottom:12px; font-weight:600; color:#1e293b;\">\n    Response format: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)\n  <\/p>\n<ol style=\"line-height:1.8; color:#334155; padding-left:24px;\">\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I don&rsquo;t think much about food each day. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Cooking or barbequing is not fun. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Talking about what I ate or am going to eat is something I like to do.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Compared with other daily decisions, my food choices are very important.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">When I travel, one of the things I anticipate most is eating the food there.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I do most or all of the clean up after eating.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I enjoy cooking for others and myself.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">When I eat out, I don&rsquo;t think or talk much about how the food tastes. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I do not like to mix or chop food. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Table manners are not very important to me. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">When I cook, I just put ingredients without checking them. (R)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I like to chop ingredients and mix them into a meal.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;implication alimentaire (Food Involvement Scale &#8211; FIS) de Bell et Marshall (2003) \u00e9value l&rsquo;importance et la centralit\u00e9 de la nourriture et de l&rsquo;art culinaire dans la vie d&rsquo;un individu \u00e0 travers 12 items psychom\u00e9triques valid\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[458,852,2],"tags":[2789,984,2787,2786,2788,16],"class_list":["post-1182","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-comportement-alimentaire","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-bell-et-marshall","tag-comportement-alimentaire","tag-food-involvement-scale","tag-implication-alimentaire","tag-nutrition","tag-psychometrie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/1182","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1182"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/1182\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1182"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1182"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1182"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}