{"id":11600,"date":"2026-09-30T23:02:37","date_gmt":"2026-09-30T23:02:37","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/perception-humour-publicitaire-unipolaire-ahpup\/"},"modified":"2026-09-30T23:02:37","modified_gmt":"2026-09-30T23:02:37","slug":"perception-humour-publicitaire-unipolaire-ahpup","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=perception-humour-publicitaire-unipolaire-ahpup","title":{"rendered":"Perception de l&rsquo;humour publicitaire (unipolaire) (AHPUP)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle de <strong>Perception de l&rsquo;humour publicitaire (unipolaire)<\/strong> (en anglais, <em>Ad Humor Perception [Unipolar]<\/em> ou <em>AHPUP<\/em>) est un instrument psychom\u00e9trique d\u00e9velopp\u00e9 initialement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00913367.2003.10639134\">Thomas W. Cline, Moses B. Altsech et James J. Kellaris en 2003<\/a> dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur l&rsquo;efficacit\u00e9 publicitaire et les traits de personnalit\u00e9 des consommateurs. Cet outil a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour \u00e9valuer de mani\u00e8re standardis\u00e9e et rigoureuse l&rsquo;intensit\u00e9 avec laquelle un r\u00e9cepteur per\u00e7oit un message promotionnel comme \u00e9tant humoristique, amusant ou comique. Compos\u00e9e de <strong>quatre items<\/strong> pr\u00e9sent\u00e9s sous la forme d&rsquo;un diff\u00e9rentiel s\u00e9mantique en sept points, l&rsquo;\u00e9chelle se distingue par son approche structurelle unidimensionnelle et unipolaire, \u00e9vitant ainsi les \u00e9cueils m\u00e9thodologiques li\u00e9s \u00e0 la confusion entre l&rsquo;absence d&rsquo;humour et des r\u00e9actions n\u00e9gatives telles que l&rsquo;irritation ou le s\u00e9rieux absolu.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, l&rsquo;instrument pr\u00e9sente des propri\u00e9t\u00e9s de consistance interne exceptionnellement robustes, avec des coefficients <em>alpha de Cronbach<\/em> oscillant syst\u00e9matiquement entre <strong>0,92 et 0,96<\/strong> \u00e0 travers les diff\u00e9rentes r\u00e9plications empiriques. Les analyses factorielles, tant exploratoires que confirmatoires, confirment l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un facteur unique dominant expliquant une proportion substantielle de la variance totale observ\u00e9e (fr\u00e9quemment sup\u00e9rieure \u00e0 80 %). L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une excellente validit\u00e9 de construit, attest\u00e9e par des corr\u00e9lations positives et significatives avec l&rsquo;attitude envers l&rsquo;annonce (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_{ad}\">$A_{ad}$<\/span>), l&rsquo;attitude envers la marque (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_b\">$A_b$<\/span>), ainsi que la m\u00e9morisation du message, tout en maintenant une divergence nette avec les construits d&rsquo;irritation publicitaire ou de confusion cognitive. L&rsquo;AHPUP s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui comme une r\u00e9f\u00e9rence incontournable en psychologie du consommateur, en communication persuasive et en marketing exp\u00e9rimental pour la v\u00e9rification des manipulations exp\u00e9rimentales (<em>manipulation checks<\/em>) et l&rsquo;analyse des processus de m\u00e9diation cognitive et affective.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Perception de l&rsquo;humour, publicit\u00e9 humoristique, psychom\u00e9trie, diff\u00e9rentiel s\u00e9mantique, persuasion publicitaire, traitement cognitif, affect, besoin d&rsquo;humour, \u00e9valuation publicitaire, \u00e9chelle unipolaire, attitude envers la publicit\u00e9, communication persuasive.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs de premier plan sp\u00e9cialis\u00e9s dans les sciences de gestion, le comportement du consommateur et la psychologie sociale appliqu\u00e9e au marketing :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Thomas W. Cline, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de marketing et de statistiques \u00e0 la <em>Alex G. McKenna School of Business, Economics, and Government<\/em> du Saint Vincent College (Latrobe, Pennsylvanie, \u00c9tats-Unis). Ses recherches portent principalement sur la psychologie de la persuasion, le traitement de l&rsquo;information humoristique, la s\u00e9miologie publicitaire et les effets de cadrage cognitif. Contact acad\u00e9mique : <a href=\"mailto:thomas.cline@stvincent.edu\">thomas.cline@stvincent.edu<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Moses B. Altsech, Ph.D.<\/strong> : Chercheur, consultant international en strat\u00e9gie de marque et enseignant associ\u00e9, ayant exerc\u00e9 notamment au sein du d\u00e9partement de marketing de l&rsquo;Edgewood College (Madison, Wisconsin, \u00c9tats-Unis). Ses travaux se concentrent sur la communication int\u00e9gr\u00e9e, la r\u00e9action affective des consommateurs face aux messages d\u00e9cal\u00e9s et la gestion de l&rsquo;image de marque.<\/li>\n<li><strong>James J. Kellaris, Ph.D.<\/strong> : Professeur titulaire de la chaire <em>James S. Womack \/ Gemini Corporation<\/em> en comportement du consommateur au <em>Carl H. Lindner College of Business<\/em> de l&rsquo;Universit\u00e9 de Cincinnati (Cincinnati, Ohio, \u00c9tats-Unis). Expert de renomm\u00e9e mondiale sur l&rsquo;influence de la musique, des stimuli sensoriels et de l&rsquo;humour sur le comportement d&rsquo;achat et le traitement cognitif. Contact acad\u00e9mique : <a href=\"mailto:james.kellaris@uc.edu\">james.kellaris@uc.edu<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<h3>Justification conceptuelle et th\u00e9orique<\/h3>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;instrument <strong>AHPUP<\/strong> est d&rsquo;isoler et de quantifier pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;exp\u00e9rience subjective de perception humoristique induite par un stimulus publicitaire sp\u00e9cifique (audiovisuel, radiophonique, imprim\u00e9 ou digital). Dans la litt\u00e9rature en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_du_consommateur\">psychologie du consommateur<\/a>, l&rsquo;humour est reconnu comme une arme \u00e0 double tranchant : s&rsquo;il poss\u00e8de la capacit\u00e9 reconnue de capter l&rsquo;attention, de susciter un affect positif imm\u00e9diat et de r\u00e9duire la contre-argumentation critique, il peut \u00e9galement distraire l&rsquo;audience du message central de la marque, induire de la confusion, voire offenser certains segments de consommateurs.<\/p>\n<p>Avant les travaux de Cline, Altsech et Kellaris (2003), les chercheurs mesuraient fr\u00e9quemment l&rsquo;humour \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;\u00e9chelles ad hoc \u00e0 item unique ou de diff\u00e9rentiels s\u00e9mantiques bipolaires confus (par exemple opposant \u00ab humoristique \u00bb \u00e0 \u00ab ennuyeux \u00bb ou \u00ab s\u00e9rieux \u00bb). Une telle conceptualisation posait un probl\u00e8me m\u00e9thodologique majeur : un message publicitaire peut \u00eatre per\u00e7u comme tout \u00e0 fait s\u00e9rieux sans pour autant \u00eatre ennuyeux, ou \u00eatre d\u00e9pourvu d&rsquo;humour tout en \u00e9tant extr\u00eamement informatif et appr\u00e9ci\u00e9. L&rsquo;objectif des auteurs \u00e9tait donc de concevoir une mesure \u00e9pur\u00e9e, focalis\u00e9e sur la perception <em>unipolaire<\/em> de la dimension comique, permettant de r\u00e9pondre rigoureusement \u00e0 la question : \u00ab Dans quelle mesure le r\u00e9pondant juge-t-il que le message publicitaire manifeste une intention comique et suscite une exp\u00e9rience r\u00e9cr\u00e9ative ? \u00bb<\/p>\n<h3>Applications en recherche et en pratique<\/h3>\n<p>L&rsquo;utilisation de cette \u00e9chelle s&rsquo;articule autour de trois champs d&rsquo;application privil\u00e9gi\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>V\u00e9rification des manipulations exp\u00e9rimentales (<em>Manipulation Checks<\/em>) :<\/strong> Dans les protocoles de recherche en laboratoire ou en ligne o\u00f9 des versions humoristiques et non-humoristiques d&rsquo;un message sont compar\u00e9es, l&rsquo;AHPUP sert d&rsquo;\u00e9talon pour confirmer statistiquement que la condition exp\u00e9rimentale a bien induit la perception comique vis\u00e9e par les exp\u00e9rimentateurs.<\/li>\n<li><strong>Variable m\u00e9diatrice dans les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle permet de mod\u00e9liser le m\u00e9canisme par lequel l&rsquo;exposition au message se traduit par des attitudes favorables envers l&rsquo;annonce (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_{ad}\">$A_{ad}$<\/span>) et envers la marque (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_b\">$A_b$<\/span>), conditionn\u00e9 par des mod\u00e9rateurs tels que le besoin d&rsquo;humour (<em>Need for Humor &#8211; NFH<\/em>) ou la pertinence de l&rsquo;humour vis-\u00e0-vis du produit (<em>Humor Strength and Relatedness<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9-tests publicitaires (<em>Copy Testing<\/em>) en agence :<\/strong> Dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes appliqu\u00e9es de march\u00e9, l&rsquo;AHPUP fournit aux directeurs de cr\u00e9ation et planificateurs strat\u00e9giques un indicateur diagnostique standardis\u00e9 permettant de tester la r\u00e9ception comique d&rsquo;un concept publicitaire avant d&rsquo;engager des budgets m\u00e9dias massifs.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<h3>D\u00e9finition et p\u00e9rim\u00e8tre du construit<\/h3>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par l&rsquo;AHPUP est la <strong>perception cognitive et affective de l&rsquo;humour<\/strong> publicitaire. Il convient de distinguer conceptuellement la <em>pr\u00e9sence objective de techniques humoristiques<\/em> (ironie, calembour, incongruit\u00e9 visuelle, slapstick, satire) de la <em>perception subjective de l&rsquo;humour<\/em> par l&rsquo;individu r\u00e9cepteur. L&rsquo;humour n&rsquo;est pas une propri\u00e9t\u00e9 intrins\u00e8que d&rsquo;un objet publicitaire, mais une r\u00e9ponse psychologique \u00e9mergente r\u00e9sultant de l&rsquo;interaction entre les caract\u00e9ristiques structurelles du message et les sch\u00e9mas cognitifs de l&rsquo;individu.<\/p>\n<p>L&rsquo;AHPUP capture la composante \u00e9valuative globale de cette r\u00e9ponse. Elle englobe \u00e0 la fois :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La d\u00e9tection de l&rsquo;incongruit\u00e9 comique :<\/strong> Le constat intellectuel que le message repose sur un d\u00e9calage ludique ou une violation b\u00e9nigne des normes conventionnelles de communication.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;appr\u00e9ciation plaisante (<em>amusement\/mirth<\/em>) :<\/strong> La r\u00e9sonance affective positive d\u00e9clench\u00e9e par la r\u00e9solution de cette incongruit\u00e9, caract\u00e9ris\u00e9e par un sentiment d&rsquo;amusement et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Unipolarit\u00e9 vs Bipolarit\u00e9<\/h3>\n<p>La sp\u00e9cificit\u00e9 centrale du construit tel que formalis\u00e9 par Cline et al. (2003) r\u00e9side dans son caract\u00e8re <strong>unipolaire<\/strong>. Dans une perspective unipolaire, le continuum psychologique mesur\u00e9 s&rsquo;\u00e9tend de \u00ab l&rsquo;absence totale d&rsquo;humour \u00bb (neutralit\u00e9 humoristique) \u00e0 \u00ab une pr\u00e9sence maximale et intense d&rsquo;humour \u00bb. Ce choix th\u00e9orique s&rsquo;oppose aux \u00e9chelles bipolaires qui contraignaient le r\u00e9pondant \u00e0 positionner l&rsquo;humour en opposition sym\u00e9trique avec d&rsquo;autres \u00e9tats affectifs ou fonctionnels (comme la tristesse, le d\u00e9go\u00fbt ou la rigueur informative). Le p\u00f4le oppos\u00e9 de \u00ab Dr\u00f4le \u00bb n&rsquo;est pas \u00ab Triste \u00bb ou \u00ab Agressif \u00bb, mais simplement \u00ab Non dr\u00f4le \u00bb.<\/p>\n<h3>Analyse des descripteurs constitutifs<\/h3>\n<p>Les quatre items de l&rsquo;\u00e9chelle sondent diff\u00e9rentes nuances s\u00e9mantiques compl\u00e9mentaires du construit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Humorous (Humoristique) :<\/strong> Fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la structure stylistique et narrative du message. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9valuation la plus globale et intellectuelle du registre publicitaire employ\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Funny (Dr\u00f4le \/ Comique) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;impact direct et la capacit\u00e9 du message \u00e0 provoquer le rire ou le sourire. Cette facette refl\u00e8te davantage la spontan\u00e9it\u00e9 de la r\u00e9action comique.<\/li>\n<li><strong>Amusing (Amusant \/ Divertissant) :<\/strong> Capture la tonalit\u00e9 affective agr\u00e9able et distrayante g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le stimulus, traduisant un niveau mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;activation \u00e9motionnelle positive.<\/li>\n<li><strong>Not serious (Non s\u00e9rieux) :<\/strong> Cet item invers\u00e9 (libell\u00e9 initialement sous la forme <em>Serious \/ Not serious<\/em>) ancre l&rsquo;\u00e9valuation dans la prise de distance ludique. Il permet de s&rsquo;assurer que le r\u00e9pondant a identifi\u00e9 la tonalit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re du message par opposition \u00e0 une communication institutionnelle ou purement informative.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<h3>La th\u00e9orie de la r\u00e9solution de l&rsquo;incongruit\u00e9<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique pr\u00e9dominant sous-tendant la mesure de la perception de l&rsquo;humour en publicit\u00e9 est la <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;incongruit\u00e9-r\u00e9solution<\/strong> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9ories_de_l%27humour\">Incongruity-Resolution Theory<\/a>), d\u00e9velopp\u00e9e notamment par des psychologues cognitifs tels que Jerry Suls (1972) et appliqu\u00e9e au marketing par Alden, Hoyer et Lee (1993). Selon ce mod\u00e8le, le processus humoristique s&rsquo;op\u00e8re en deux temps :<\/p>\n<ol>\n<li>L&rsquo;exposition \u00e0 un stimulus publicitaire dont la trajectoire narrative viole les attentes initiales du r\u00e9cepteur (apparition d&rsquo;une incongruit\u00e9 cognitive).<\/li>\n<li>La d\u00e9couverte d&rsquo;une r\u00e8gle cognitive ou d&rsquo;un indice contextuel permettant de donner un sens nouveau \u00e0 cette incongruit\u00e9, r\u00e9solvant ainsi la tension cognitive sous forme d&rsquo;une r\u00e9action \u00e9motionnelle de jubilation ou d&rsquo;amusement (<em>mirth<\/em>).<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&rsquo;AHPUP mesure l&rsquo;aboutissement r\u00e9ussi de cette dynamique : un score \u00e9lev\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9chelle indique que l&rsquo;incongruit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 non seulement d\u00e9tect\u00e9e mais r\u00e9solue avec succ\u00e8s dans un cadre ludique plaisant.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le de probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9laboration (ELM) et l&rsquo;effet mod\u00e9rateur du besoin d&rsquo;humour<\/h3>\n<p>L&rsquo;AHPUP a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue par Cline, Altsech et Kellaris (2003) pour s&rsquo;ins\u00e9rer au sein du <em>Elaboration Likelihood Model<\/em> (ELM) formul\u00e9 par Petty et Cacioppo (1986). Dans cette perspective, l&rsquo;humour per\u00e7u peut op\u00e9rer \u00e0 travers deux voies de persuasion distinctes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La voie p\u00e9riph\u00e9rique :<\/strong> Lorsque l&rsquo;humour publicitaire agit comme un indice contextuel plaisant, g\u00e9n\u00e9rant un conditionnement affectif positif envers la marque sans n\u00e9cessiter un traitement approfondi des attributs du produit.<\/li>\n<li><strong>La voie centrale :<\/strong> Lorsque l&rsquo;humour est th\u00e9matiquement li\u00e9 au produit (<em>related humor<\/em>), incitant le consommateur \u00e0 \u00e9laborer activement sur les arguments de vente v\u00e9hicul\u00e9s par la chute humoristique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les auteurs ont coupl\u00e9 l&rsquo;AHPUP avec l&rsquo;\u00e9tude des diff\u00e9rences individuelles, plus sp\u00e9cifiquement le <em>Besoin d&rsquo;humour<\/em> (<em>Need for Humor &#8211; NFH<\/em>). Leurs recherches ont d\u00e9montr\u00e9 que la perception effective de l&rsquo;humour (mesur\u00e9e par l&rsquo;AHPUP) agit comme une passerelle cognitive conditionn\u00e9e par la pr\u00e9disposition du sujet \u00e0 rechercher des stimuli comiques : les individus ayant un fort besoin d&rsquo;humour \u00e9laborent plus intens\u00e9ment sur les annonces per\u00e7ues comme hautement comiques, modifiant en profondeur les attitudes form\u00e9es.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les qualit\u00e9s m\u00e9trologiques de l&rsquo;AHPUP ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;examens statistiques approfondis d\u00e8s la publication princeps de Cline et al. (2003) ainsi que dans de nombreuses \u00e9tudes ult\u00e9rieures de r\u00e9plication dans le domaine du marketing cross-m\u00e9dia.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La <strong>validit\u00e9 convergente<\/strong> de l&rsquo;AHPUP a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par la d\u00e9monstration de corr\u00e9lations fortes et statistiquement significatives avec des mesures alternatives de l&rsquo;affect positif et des construits attitudinaux standardis\u00e9s. Les donn\u00e9es empiriques r\u00e9v\u00e8lent :<\/p>\n<ul>\n<li>Une corr\u00e9lation positive tr\u00e8s substantielle avec l&rsquo;attitude globale envers la publicit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A_{ad}\">$A_{ad}$<\/span>), avec des coefficients de corr\u00e9lation de Pearson <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> oscillant typiquement entre <strong>0,55 et 0,72<\/strong> ($p < 0,001$).<\/li>\n<li>Une relation lin\u00e9aire significative avec les indicateurs d&rsquo;\u00e9veil affectif (<em>emotional pleasure \/ arousal<\/em>) mesur\u00e9s par le diff\u00e9rentiel de Mehrabian et Russell (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,48\">$r \\approx 0,48$<\/span> \u00e0 $0,65$).<\/li>\n<li>Une variance moyenne extraite (AVE &#8211; <em>Average Variance Extracted<\/em>) syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieure au seuil critique de <strong>0,70<\/strong> (souvent au-del\u00e0 de 0,78), attestant que plus de 70 % de la variance des indicateurs est directement imputable au construit latent de l&rsquo;humour per\u00e7u plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;erreur de mesure.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La <strong>validit\u00e9 discriminante<\/strong> a \u00e9t\u00e9 rigoureusement confirm\u00e9e au moyen du crit\u00e8re de Fornell et Larcker (1981) ainsi que du ratio h\u00e9t\u00e9rotrait-monotrait (HTMT). L&rsquo;AHPUP se dissocie nettement :<\/p>\n<ul>\n<li>De l&rsquo;<strong>irritation publicitaire<\/strong> : Les corr\u00e9lations sont n\u00e9gatives ou nulles (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> compris entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-0,25\">$-0,25$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-0,42\">$-0,42$<\/span>), confirmant qu&rsquo;une publicit\u00e9 jug\u00e9e hautement humoristique est rarement per\u00e7ue comme aga\u00e7ante.<\/li>\n<li>De la <strong>cr\u00e9dibilit\u00e9 per\u00e7ue de l&rsquo;annonce<\/strong> : Bien que l&rsquo;humour puisse parfois r\u00e9duire le s\u00e9rieux apparent, l&rsquo;AHPUP maintient des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es et non colin\u00e9aires avec la cr\u00e9dibilit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> entre $0,15$ et $0,30$), prouvant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de construits conceptuellement orthogonaux.<\/li>\n<li>De la <strong>force des arguments factuels<\/strong> du message ($r < 0,20$), soulignant la capacit\u00e9 de l'instrument \u00e0 isoler la dimension ludique du contenu informatif pur.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et nomologique<\/h3>\n<p>Dans les mod\u00e8les de r\u00e9gression multiple et les analyses de pistes causales, les scores d&rsquo;AHPUP pr\u00e9disent significativement les intentions comportementales favorables, notamment l&rsquo;intention de partage viral sur les r\u00e9seaux sociaux (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\beta\">$\beta$<\/span> variant de $0,35$ \u00e0 $0,55$) et l&rsquo;intention d&rsquo;achat pour des biens de grande consommation (<em>low-involvement goods<\/em>).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sous l&rsquo;angle de la <strong>coh\u00e9rence interne<\/strong> et de la <strong>stabilit\u00e9 temporelle<\/strong>.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Les estimations de la consistance interne de l&rsquo;AHPUP figurent parmi les plus \u00e9lev\u00e9es observ\u00e9es pour des \u00e9chelles courtes \u00e0 quatre items :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Alpha de Cronbach (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>) :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Cline, Altsech et Kellaris (2003), l&rsquo;alpha rapport\u00e9 \u00e9tait de <strong>0,94<\/strong> pour l&rsquo;\u00e9chantillon principal. Les r\u00e9plications men\u00e9es par la suite dans des contextes publicitaires vari\u00e9s (print, spot t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, banni\u00e8res web) ont syst\u00e9matiquement rapport\u00e9 des valeurs de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha\">$\\alpha$<\/span> comprises entre <strong>0,92 et 0,96<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Fiabilit\u00e9 composite (CR ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span> de McDonald) :<\/strong> Les analyses confirmatoires r\u00e9centes r\u00e9v\u00e8lent des indices <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span> sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,93<\/strong>, confirmant que la structure de pond\u00e9ration des items est homog\u00e8ne et que l&rsquo;\u00e9chelle est exempte de biais de sous-dimensionnement.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lations inter-items :<\/strong> Les corr\u00e9lations moyennes entre les quatre items oscillent entre <strong>0,75 et 0,88<\/strong>, l&rsquo;item invers\u00e9 (Item 4) pr\u00e9sentant g\u00e9n\u00e9ralement une corr\u00e9lation l\u00e9g\u00e8rement plus mod\u00e9r\u00e9e mais solide (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,65\">$r \\approx 0,65$<\/span> \u00e0 $0,75$) avec les trois autres items directs.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Erreur standard de mesure (SEM) et sensibilit\u00e9<\/h3>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 sa tr\u00e8s forte fid\u00e9lit\u00e9, l&rsquo;erreur standard de mesure (<em>Standard Error of Measurement &#8211; SEM<\/em>) de l&rsquo;AHPUP est exceptionnellement basse, conf\u00e9rant \u00e0 l&rsquo;instrument une tr\u00e8s grande sensibilit\u00e9 m\u00e9trique pour d\u00e9tecter des variations d&rsquo;intensit\u00e9 humoristique fines entre diff\u00e9rentes d\u00e9clinaisons cr\u00e9atives d&rsquo;une m\u00eame campagne publicitaire.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires initiales men\u00e9es par extraction en composantes principales (ACP) ou par factorisation en axes principaux, sans rotation ou avec rotation Varimax, r\u00e9v\u00e8lent de mani\u00e8re invariable une structure strictement <strong>unifactorielle<\/strong> :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gle de Kaiser (valeurs propres) :<\/strong> Un seul facteur \u00e9merge avec une valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) tr\u00e8s largement sup\u00e9rieure \u00e0 1,0 (typiquement comprise entre <strong>3,10 et 3,45<\/strong> pour un total th\u00e9orique de 4,0), tandis que le second facteur affiche une valeur propre r\u00e9siduelle n\u00e9gligeable (< 0,35).<\/li>\n<li><strong>Variance expliqu\u00e9e :<\/strong> Ce facteur de premier ordre capture \u00e0 lui seul entre <strong>78 % et 86 % de la variance totale<\/strong> des scores.<\/li>\n<li><strong>Saturations factorielles (<em>Factor Loadings<\/em>) :<\/strong> Les saturations des items directs (Items 1, 2 et 3) sur le facteur d&rsquo;humour sont massives, d\u00e9passant r\u00e9guli\u00e8rement <strong>0,90<\/strong>. L&rsquo;item 4 (\u00ab Serious \/ Not serious \u00bb), apr\u00e8s recodage, pr\u00e9sente une saturation factorielle robuste oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre <strong>0,78 et 0,85<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations en \u00e9quations structurelles men\u00e9es par estimation du maximum de vraisemblance (ML) confirment l&rsquo;ad\u00e9quation remarquable du mod\u00e8le unifactoriel aux donn\u00e9es empiriques. Les indices d&rsquo;ajustement couramment observ\u00e9s dans la litt\u00e9rature sont conformes aux crit\u00e8res m\u00e9thodologiques les plus exigeants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Chi-deux norm\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\/df\">$\\chi^2\/df$<\/span>) :<\/strong> Valeurs r\u00e9guli\u00e8rement inf\u00e9rieures \u00e0 2,5, indiquant un \u00e9cart minimal entre matrice de covariance observ\u00e9e et th\u00e9orique.<\/li>\n<li><strong>CFI (Comparative Fit Index) :<\/strong> Sup\u00e9rieur \u00e0 <strong>0,98<\/strong> (souvent <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 0,99\">$ge 0,99$<\/span>).<\/li>\n<li><strong>TLI (Tucker-Lewis Index) :<\/strong> Sup\u00e9rieur \u00e0 <strong>0,97<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) :<\/strong> Inf\u00e9rieur \u00e0 <strong>0,05<\/strong> (avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % incluant z\u00e9ro).<\/li>\n<li><strong>SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) :<\/strong> Inf\u00e9rieur \u00e0 <strong>0,025<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces r\u00e9sultats d\u00e9montrent l&rsquo;inutilit\u00e9 de postuler des sous-dimensions latentes distinctes (telles que le cognitif vs l&rsquo;affectif) pour une mesure courte de la perception globale de l&rsquo;humour en contexte publicitaire.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;outil :<\/strong> Ad Humor Perception (Unipolar) (AHPUP)<\/li>\n<li><strong>Traduction fran\u00e7aise indicative :<\/strong> \u00c9chelle unipolaire de perception de l&rsquo;humour publicitaire<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique (diff\u00e9rentiel s\u00e9mantique)<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 4 items<\/li>\n<li><strong>Format et \u00e9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle diff\u00e9rentielle s\u00e9mantique en 7 points (1 \u00e0 7) positionn\u00e9e entre deux ancres verbales bipolaires antinomiques.<\/li>\n<li><strong>Administration :<\/strong> Auto-administr\u00e9 (sur support papier, laboratoire informatis\u00e9 ou plateforme en ligne). Temps moyen de passation estim\u00e9 \u00e0 moins de 60 secondes.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation et de calcul :<\/strong>\n<ul>\n<li>Les items 1, 2 et 3 sont orient\u00e9s de telle sorte que le score 1 repr\u00e9sente l&rsquo;absence d&rsquo;humour et le score 7 l&rsquo;humour maximal.<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gle de score invers\u00e9 :<\/strong> L&rsquo;item 4 (<em>Serious \/ Not serious<\/em>) est invers\u00e9 au moment du recodage (ou pr\u00e9sent\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 ce que l&rsquo;ancre \u00ab Not serious \u00bb corresponde \u00e0 7), de telle sorte qu&rsquo;un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te toujours une perception plus forte de l&rsquo;humour.<\/li>\n<li><strong>Score composite :<\/strong> Le score global d&rsquo;humour per\u00e7u est calcul\u00e9 en effectuant la <strong>moyenne arithm\u00e9tique<\/strong> (ou la somme, de 4 \u00e0 28) des quatre items recod\u00e9s. Une note moyenne sup\u00e9rieure \u00e0 4,0 indique une perception positive de l&rsquo;humour, tandis qu&rsquo;un score proche de 1,0 traduit une absence totale d&rsquo;effet comique.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps :<\/strong> 2003.<\/li>\n<li><strong>Statut du copyright :<\/strong> D\u00e9tenu par l&rsquo;<em>American Academy of Advertising<\/em> et publi\u00e9 sous les presses de <em>Routledge \/ Taylor &#038; Francis Group<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et politique tarifaire :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;\u00e9chelle AHPUP est <strong>libre de droits et gratuite<\/strong> pour les chercheurs acad\u00e9miques, les \u00e9tudiants universitaires et les enseignants dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes scientifiques non commerciales, sous r\u00e9serve d&rsquo;une citation bibliographique formelle et appropri\u00e9e de l&rsquo;article source (Cline, Altsech, &#038; Kellaris, 2003).<\/li>\n<li><strong>Usage commercial et professionnel :<\/strong> Toute utilisation commerciale, industrielle ou int\u00e9gr\u00e9e au sein d&rsquo;une plateforme propri\u00e9taire d&rsquo;\u00e9tudes marketing automatis\u00e9e peut requ\u00e9rir l&rsquo;accord des ayants droit ou une licence contractuelle aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9diteur de la revue source.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications acad\u00e9miques de r\u00e9f\u00e9rence relatives \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration, la validation et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;\u00e9chelle sont r\u00e9pertori\u00e9es ci-dessous en style APA (7e \u00e9dition) :<\/p>\n<ul>\n<li>Alden, D. L., Hoyer, W. D., &#038; Lee, C. (1993). Identifying global and culture-specific dimensions of humor in advertising: A multinational analysis. <em>Journal of Marketing<\/em>, 57(2), 64\u201375. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299305700205\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299305700205<\/a><\/li>\n<li>Cline, T. W., Altsech, M. B., &#038; Kellaris, J. J. (2003). When does humor enhance or inhibit ad responses: The moderating role of the need for humor. <em>Journal of Advertising<\/em>, 32(3), 31\u201345. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00913367.2003.10639134\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00913367.2003.10639134<\/a><\/li>\n<li>Cline, T. W., &#038; Kellaris, J. J. (2007). The influence of humor strength and humor\u2014message relatedness on ad memorability: A dual process model. <em>Journal of Advertising<\/em>, 36(1), 55\u201367. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2753\/JOA0091-3367360104\">https:\/\/doi.org\/10.2753\/JOA0091-3367360104<\/a><\/li>\n<li>Eisend, M. (2009). A meta-analysis of humor in advertising. <em>Journal of the Academy of Marketing Science<\/em>, 37(2), 191\u2013211. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11747-008-0096-y\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11747-008-0096-y<\/a><\/li>\n<li>Fornell, C., &#038; Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. <em>Journal of Marketing Research<\/em>, 18(1), 39\u201350. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224378101800104\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224378101800104<\/a><\/li>\n<li>Petty, R. E., &#038; Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. In <em>Communication and persuasion<\/em> (pp. 1\u201324). Springer, New York, NY. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4612-4964-1_1\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4612-4964-1_1<\/a><\/li>\n<li>Speck, P. R. (1991). The humorous message taxonomy: A framework for the study of humorous ads. <em>Current Issues and Research in Advertising<\/em>, 13(1-2), 1\u201344. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01633392.1991.10504957\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01633392.1991.10504957<\/a><\/li>\n<li>Suls, J. M. (1972). A two-stage model for the appreciation of jokes and cartoons: An information-processing analysis. In J. H. Goldstein &#038; P. E. McGhee (Eds.), <em>The psychology of humor: Theoretical perspectives and empirical issues<\/em> (pp. 81\u2013100). Academic Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-0-12-288950-9.50010-9\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-0-12-288950-9.50010-9<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px; background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-top:none; margin-bottom:25px;\">\n<p style=\"font-size:14px; color:#334155; margin-bottom:16px;\"><strong>Instructions:<\/strong> Please evaluate the advertisement by selecting the number that best reflects your opinion for each of the following semantic differential word pairs.<\/p>\n<p style=\"font-size:13.5px; color:#64748b; margin-bottom:20px;\"><strong>Response format:<\/strong> 7-point semantic differential scale (1 to 7)<\/p>\n<ol style=\"font-size:15px; line-height:2.2; color:#1e293b; padding-left:24px;\">\n<li>Not humorous &mdash; 1 &mdash; 2 &mdash; 3 &mdash; 4 &mdash; 5 &mdash; 6 &mdash; 7 &mdash; Humorous<\/li>\n<li>Not funny &mdash; 1 &mdash; 2 &mdash; 3 &mdash; 4 &mdash; 5 &mdash; 6 &mdash; 7 &mdash; Funny<\/li>\n<li>Not amusing &mdash; 1 &mdash; 2 &mdash; 3 &mdash; 4 &mdash; 5 &mdash; 6 &mdash; 7 &mdash; Amusing<\/li>\n<li>Serious &mdash; 1 &mdash; 2 &mdash; 3 &mdash; 4 &mdash; 5 &mdash; 6 &mdash; 7 &mdash; Not serious<\/li>\n<\/ol>\n<div style=\"margin-top:20px; padding:12px 16px; background:#f1f5f9; border-radius:6px; font-size:13px; color:#475569;\">\n    <strong>Scoring rule:<\/strong> Item 4 is reverse-scored (or anchors inverted relative to the others, such that higher scores reflect greater perceived humor).\n  <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00e9chelle de Perception de l&rsquo;humour publicitaire (unipolaire) (AHPUP) con\u00e7ue par Cline, Altsech et Kellaris (2003). Analyse psychom\u00e9trique approfondie, validit\u00e9, consistance interne et items officiels.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[304,852,2],"tags":[15962,853,2680,197,12489,1922,16,2614],"class_list":["post-11600","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-methodologie-de-recherche","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-ahpup","tag-comportement-du-consommateur","tag-differentiel-semantique","tag-echelle-de-mesure","tag-humour","tag-persuasion","tag-psychometrie","tag-publicite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11600","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11600"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11600\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11600"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11600"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11600"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}