{"id":11474,"date":"2026-09-30T19:28:34","date_gmt":"2026-09-30T19:28:34","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/test-identification-troubles-usage-drogues-dudit\/"},"modified":"2026-09-30T19:28:34","modified_gmt":"2026-09-30T19:28:34","slug":"test-identification-troubles-usage-drogues-dudit","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=test-identification-troubles-usage-drogues-dudit","title":{"rendered":"Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues &#8211; DUDIT"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues<\/strong> (connu sous l&rsquo;acronyme anglophone <em>Drug Use Disorders Identification Test<\/em> ou <strong>DUDIT<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation et de d\u00e9pistage structur\u00e9, con\u00e7u pour identifier les profils d&rsquo;usage probl\u00e9matique, d&rsquo;abus et de d\u00e9pendance aux substances psychoactives illicites ou d\u00e9tourn\u00e9es de leur usage m\u00e9dical (\u00e0 l&rsquo;exclusion de l&rsquo;alcool). \u00c9labor\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 par Anne H. Berman et ses collaborateurs au sein du prestigieux Institut Karolinska en Su\u00e8de, le DUDIT a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 comme le pendant pharmacologique direct de l&rsquo;<strong>AUDIT<\/strong> (<em>Alcohol Use Disorders Identification Test<\/em>) d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.who.int\/fr\">Organisation mondiale de la Sant\u00e9<\/a> (OMS).<\/p>\n<p>Compos\u00e9 de <strong>11 items<\/strong> soigneusement calibr\u00e9s, le DUDIT \u00e9value les comportements de consommation au cours des douze derniers mois \u00e0 travers trois grands domaines fonctionnels : la consommation de drogues (items 1 \u00e0 4, renseignant la fr\u00e9quence, la polyconsommation et l&rsquo;intensit\u00e9 d&rsquo;intoxication), les sympt\u00f4mes cardinaux de d\u00e9pendance physiologique et psychologique (items 5 \u00e0 8, explorant l&rsquo;\u00e9tat de manque ou <em>craving<\/em>, la perte de contr\u00f4le, la n\u00e9gligence des obligations et la prise matinale r\u00e9paratrice), et les cons\u00e9quences n\u00e9fastes ou m\u00e9faits li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage (items 9 \u00e0 11, \u00e9valuant le sentiment de culpabilit\u00e9, les pr\u00e9judices corporels ou psychiques et l&rsquo;inqui\u00e9tude formul\u00e9e par l&rsquo;entourage personnel ou m\u00e9dical). Les items 1 \u00e0 9 sont cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de type Likert \u00e0 5 points (de 0 \u00e0 4), tandis que les items 10 et 11 adoptent une cotation en 3 points (0, 2 ou 4 points), produisant un score global composite allant de 0 \u00e0 44.<\/p>\n<p>Sur le plan des qualit\u00e9s psychom\u00e9triques, le DUDIT pr\u00e9sente une fid\u00e9lit\u00e9 interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,80 et 0,94 selon les populations cliniques, correctionnelles ou communautaires \u00e9valu\u00e9es. Sa validit\u00e9 de construit est \u00e9tay\u00e9e par des analyses factorielles confirmatoires soutenant g\u00e9n\u00e9ralement un mod\u00e8le unidimensionnel sous-jacent dominant, bien qu&rsquo;un mod\u00e8le corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 deux facteurs (consommation\/d\u00e9pendance et cons\u00e9quences nocives) soit \u00e9galement document\u00e9 dans la litt\u00e9rature internationale. Gr\u00e2ce \u00e0 des seuils cliniques diff\u00e9renci\u00e9s selon le genre (g\u00e9n\u00e9ralement fix\u00e9s \u00e0 6 pour les hommes et 2 ou 3 pour les femmes dans les cohortes g\u00e9n\u00e9rales, et \u00e0 25 ou plus pour suspecter une d\u00e9pendance s\u00e9v\u00e8re), le DUDIT s&rsquo;est impos\u00e9 comme un standard m\u00e9thodologique mondial, tant en m\u00e9decine de premier recours et en psychiatrie qu&rsquo;en milieu carc\u00e9ral et en recherche \u00e9pid\u00e9miologique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>DUDIT, Drug Use Disorders Identification Test, toxicomanie, d\u00e9pendance aux substances, d\u00e9pistage pr\u00e9coce, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation clinique, abus de substances, validit\u00e9 factorielle, polyconsommation, addiction, Institut Karolinska.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement et la validation princeps du <strong>Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT)<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9s par une \u00e9quipe de chercheurs et cliniciens su\u00e9dois rattach\u00e9s au d\u00e9partement de neurobiologie clinique, sciences des soins et soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;Institut Karolinska (Stockholm, Su\u00e8de) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anne H. Berman, Ph.D.<\/strong> : Professeure de psychologie clinique, sp\u00e9cialiste des interventions br\u00e8ves num\u00e9riques et de la pharmacod\u00e9pendance au Centre de recherche en psychiatrie de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/ki.se\/en\">Institut Karolinska<\/a> (Karolinska Institutet), Stockholm, Su\u00e8de. Courriel acad\u00e9mique : anne.h.berman@ki.se.<\/li>\n<li><strong>H\u00e5kan Bergman, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie clinique, affili\u00e9 au d\u00e9partement des neurosciences cliniques de l&rsquo;Institut Karolinska, expert international des m\u00e9thodes de mesure de l&rsquo;addictologie comportementale.<\/li>\n<li><strong>Torkel Palmstierna, M.D., Ph.D.<\/strong> : Psychiatre judiciaire, professeur associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut Karolinska et affili\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 norv\u00e9gienne de sciences et de technologies (NTNU, Trondheim).<\/li>\n<li><strong>Frida Schlyter, M.Sc.<\/strong> : Psychologue clinicienne et chercheuse ayant particip\u00e9 aux programmes d&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique au sein de l&rsquo;Administration p\u00e9nitentiaire su\u00e9doise (Kriminalv\u00e5rden).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du DUDIT est d&rsquo;offrir un instrument de mesure standardis\u00e9, rapide, non invasif et psychom\u00e9triquement robuste permettant d&rsquo;identifier les individus pr\u00e9sentant un risque d&rsquo;usage nocif de drogues ou un trouble constitu\u00e9 de l&rsquo;usage de substances psychoactives. Alors que l&rsquo;alcool b\u00e9n\u00e9ficiait depuis la fin des ann\u00e9es 1980 de l&rsquo;AUDIT comme outil universellement valid\u00e9 et recommand\u00e9 par l&rsquo;OMS, le champ de l&rsquo;\u00e9valuation des autres drogues souffrait d&rsquo;un d\u00e9ficit d&rsquo;outils \u00e9quivalents capables de couvrir l&rsquo;ensemble du spectre de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 \u2014 allant de l&rsquo;exp\u00e9rimentation r\u00e9cr\u00e9ative sporadique jusqu&rsquo;aux d\u00e9pendances physiques complexes \u2014 sans requ\u00e9rir un long entretien diagnostique psychiatrique.<\/p>\n<p>Le DUDIT a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour combler ce vide m\u00e9thodologique dans une triple perspective clinique, pr\u00e9ventive et \u00e9pid\u00e9miologique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le rep\u00e9rage pr\u00e9coce et les interventions br\u00e8ves :<\/strong> En milieu de soins primaires, aux urgences hospitali\u00e8res ou dans les services de sant\u00e9 universitaires, le DUDIT sert de filtre de premi\u00e8re ligne pour d\u00e9tecter les consommations qui, bien que non encore au stade de d\u00e9pendance chronique, font courir au patient des risques sanitaires, l\u00e9gaux ou psychosociaux majeurs. Le score obtenu permet de guider imm\u00e9diatement un retour d&rsquo;information personnalis\u00e9 (<em>feedback<\/em> normatif) et d&rsquo;initier un entretien motivationnel cibl\u00e9.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;orientation clinique et le diagnostic diff\u00e9rentiel :<\/strong> En psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale et en addictologie sp\u00e9cialis\u00e9e, l&rsquo;outil permet de quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale de l&rsquo;atteinte li\u00e9e aux drogues, d&rsquo;objectiver l&rsquo;\u00e9volution symptomatique au cours du sevrage ou du traitement de substitution, et de distinguer les simples consommateurs r\u00e9cr\u00e9atifs des patients n\u00e9cessitant une hospitalisation ou une prise en charge pharmacologique intensive.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation en milieu correctionnel et m\u00e9dico-l\u00e9gal :<\/strong> Les institutions p\u00e9nitentiaires et les services de probation utilisent abondamment le DUDIT pour dresser le profil criminologique et toxicologique des justiciables \u00e0 l&rsquo;admission, planifier des programmes de r\u00e9habilitation cognitivo-comportementale et estimer les risques de r\u00e9cidive infractionnelle sous l&#8217;emprise de stup\u00e9fiants.<\/li>\n<li><strong>La recherche clinique et translationnelle :<\/strong> En recherche biom\u00e9dicale et \u00e9pid\u00e9miologique, l&rsquo;\u00e9chelle fournit une variable quantitative continue ou cat\u00e9gorielle fiable, permettant d&rsquo;\u00e9tudier la comorbidit\u00e9 psychiatrique (notamment avec les troubles d\u00e9pressifs, anxieux, bipolaires ou de la personnalit\u00e9) et de comparer des cohortes internationales selon des crit\u00e8res homog\u00e8nes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La justification th\u00e9orique du DUDIT repose sur l&rsquo;importance d&rsquo;un rep\u00e9rage universel non stigmatisant : les questions sont formul\u00e9es de mani\u00e8re descriptive et comportementale, r\u00e9duisant ainsi les biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale et la r\u00e9actance psychologique fr\u00e9quemment observ\u00e9s lors de l&rsquo;\u00e9valuation des comportements ill\u00e9gaux.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par le DUDIT correspond au <strong>trouble de l&rsquo;usage de substances<\/strong> (TUS), tel que conceptualis\u00e9 \u00e0 la convergence des crit\u00e8res nosographiques du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-IV \/ DSM-5<\/a> de l&rsquo;American Psychiatric Association et de la CIM-10 \/ CIM-11 de l&rsquo;OMS. L&rsquo;outil ne cible pas une substance unique, mais s&rsquo;applique \u00e0 un large \u00e9ventail de drogues : cannabis, amph\u00e9tamines, coca\u00efne\/crack, opio\u00efdes (h\u00e9ro\u00efne, morphine d\u00e9tourn\u00e9e, m\u00e9thadone non prescrite), solvants et volatils, hallucinog\u00e8nes (LSD, psilocybine, k\u00e9tamine), s\u00e9datifs et anxiolytiques pris sans ordonnance, et nouvelles substances psychoactives (NPS). Le DUDIT articule ce m\u00e9ta-construit \u00e0 travers trois dimensions fonctionnelles imbriqu\u00e9es :<\/p>\n<h3>1. Dimension de consommation de drogues (Items 1 \u00e0 4)<\/h3>\n<p>Cette dimension mesure les param\u00e8tres quantitatifs et comportementaux de l&rsquo;exposition toxicologique de l&rsquo;individu. L&rsquo;<strong>item 1<\/strong> quantifie la fr\u00e9quence g\u00e9n\u00e9rale de prise de drogues autres que l&rsquo;alcool au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e. L&rsquo;<strong>item 2<\/strong> explore la polydrogod\u00e9pendance ou polyconsommation au cours d&rsquo;une m\u00eame occasion, un marqueur bien document\u00e9 d&rsquo;escalade toxicologique et de risque aigu d&rsquo;overdose. L&rsquo;<strong>item 3<\/strong> mesure le nombre de prises ou de \u00ab doses \u00bb lors d&rsquo;une journ\u00e9e typique de consommation, refl\u00e9tant l&rsquo;intensit\u00e9 de la charge pharmacologique. L&rsquo;<strong>item 4<\/strong> \u00e9value la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle le sujet se retrouve \u00ab lourdement influenc\u00e9 \u00bb ou fortement intoxiqu\u00e9 par les drogues, capturant ainsi la recherche d&rsquo;\u00e9tats d&rsquo;alt\u00e9ration cognitive profonde et la perte d&rsquo;autor\u00e9gulation h\u00e9donique.<\/p>\n<h3>2. Sympt\u00f4mes cardinaux de d\u00e9pendance (Items 5 \u00e0 8)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle sonde les manifestations neurophysiologiques et psychologiques centrales du syndrome de d\u00e9pendance :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Craving ou pulsion irr\u00e9sistible (Item 5) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;incapacit\u00e9 subjective \u00e0 r\u00e9sister au besoin imp\u00e9rieux de consommer, traduisant les alt\u00e9rations des circuits c\u00e9r\u00e9braux dopaminergiques et fronto-striataux de la r\u00e9compense et de la saillance incitative.<\/li>\n<li><strong>Perte de contr\u00f4le sur la consommation (Item 6) :<\/strong> Mesure la difficult\u00e9 persistante \u00e0 stopper la consommation une fois celle-ci engag\u00e9e (alt\u00e9ration du contr\u00f4le ex\u00e9cutif inhibiteur).<\/li>\n<li><strong>N\u00e9gligence des r\u00f4les et obligations (Item 7) :<\/strong> Examine la saillance comportementale de l&rsquo;addiction, conduisant \u00e0 la d\u00e9sertion des responsabilit\u00e9s familiales, professionnelles, scolaires ou sociales au profit de l&rsquo;obtention ou de l&rsquo;usage du produit.<\/li>\n<li><strong>Consommation matinale r\u00e9paratrice ou soulagement du manque (Item 8) :<\/strong> \u00c9value la n\u00e9cessit\u00e9 de consommer d\u00e8s le r\u00e9veil pour dissiper les sympt\u00f4mes physiques de sevrage ou contrecarrer le contrecoup physiologique d&rsquo;une consommation massive la veille.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Cons\u00e9quences n\u00e9gatives et m\u00e9faits induits (Items 9 \u00e0 11)<\/h3>\n<p>Cette troisi\u00e8me composante appr\u00e9hende les r\u00e9percussions syst\u00e9miques n\u00e9fastes de la consommation sur l&rsquo;individu et son \u00e9cologie relationnelle :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Culpabilit\u00e9 et conscience morale alt\u00e9r\u00e9e (Item 9) :<\/strong> Mesure la dissonance cognitive et le sentiment de honte ou de remords suscit\u00e9 par les comportements adopt\u00e9s sous ou pour l&#8217;emprise des drogues.<\/li>\n<li><strong>Dommages corporels et psychologiques (Item 10) :<\/strong> Identifie les blessures physiques (accidents de la route, agressions, traumatismes) ou les d\u00e9compensations psychiques (\u00e9pisodes parano\u00efdes, crises d&rsquo;angoisse aigu\u00ebs, d\u00e9t\u00e9rioration cognitive) subies par l&rsquo;usager ou inflig\u00e9es \u00e0 des tiers.<\/li>\n<li><strong>Inqui\u00e9tude et alertes de l&rsquo;environnement social (Item 11) :<\/strong> Recueille les signaux interpersonnels objectivant la visibilit\u00e9 du trouble, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de remarques de conjoints, de parents, d&rsquo;amis, ou d&rsquo;injonctions th\u00e9rapeutiques formul\u00e9es par des professionnels de sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le DUDIT s&rsquo;enracine dans le mod\u00e8le biopsychosocial des addictions et s&rsquo;inspire directement du paradigme th\u00e9orique de l&rsquo;<strong>intervention br\u00e8ve<\/strong> et de la <strong>r\u00e9duction des risques<\/strong>, popularis\u00e9 par Edwards et Gross (1976) \u00e0 travers leur description fondamentale du <em>syndrome de d\u00e9pendance<\/em>. Selon cette perspective, les troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de substances ne doivent pas \u00eatre con\u00e7us de mani\u00e8re binaire (abstinent versus toxicomane \u00ab d\u00e9chu \u00bb), mais plut\u00f4t le long d&rsquo;un <strong>continuum dimensionnel de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<p>Sur le plan psychologique et cognitif, l&rsquo;architecture du DUDIT refl\u00e8te les th\u00e9ories contemporaines de l&rsquo;autor\u00e9gulation et du mod\u00e8le de la <em>saillance incitative<\/em> formalis\u00e9 par Berridge et Robinson. L&rsquo;exposition r\u00e9p\u00e9t\u00e9e aux substances alt\u00e8re la capacit\u00e9 du cortex pr\u00e9frontal \u00e0 inhiber les automatismes moteurs d\u00e9clench\u00e9s par les stimuli associ\u00e9s aux drogues. Les items 5, 6 et 8 op\u00e9rationnalisent pr\u00e9cis\u00e9ment cette bascule neuropsychologique : l&rsquo;activit\u00e9 n&rsquo;est plus guid\u00e9e par le plaisir r\u00e9cr\u00e9atif initial (<em>liking<\/em>), mais par une impulsion compulsive (<em>wanting<\/em>) et par le soulagement d&rsquo;un affect n\u00e9gatif ou d&rsquo;un inconfort physique.<\/p>\n<p>Par ailleurs, le DUDIT s&rsquo;appuie sur le <strong>mod\u00e8le transth\u00e9orique du changement<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9 par Prochaska et DiClemente. Dans les stades de pr\u00e9contemplation et de contemplation, les individus sous-estiment fr\u00e9quemment l&rsquo;ampleur de leur consommation et rationalisent les m\u00e9faits associ\u00e9s. En questionnant explicitement les cons\u00e9quences sociales (item 11), professionnelles (item 7) et \u00e9motionnelles (item 9), l&rsquo;instrument favorise l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une prise de conscience motivationnelle, servant de catalyseur pour aider le patient \u00e0 passer au stade de pr\u00e9paration puis d&rsquo;action.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du DUDIT a fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations exhaustives dans divers contextes culturels, linguistiques et cliniques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Berman, Bergman, Palmstierna et Schlyter (2005), le score global du DUDIT a montr\u00e9 de tr\u00e8s fortes corr\u00e9lations positives avec le <em>Drug Abuse Screening Test<\/em> (DAST-10 et DAST-20, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,85\">$r = 0,85$<\/span> \u00e0 $0,92$) ainsi qu&rsquo;avec les \u00e9chelles d&rsquo;\u00e9valuation de la toxicomanie de l&rsquo;<em>Addiction Severity Index<\/em> (ASI, corr\u00e9lation avec l&rsquo;indice composite de drogue <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,72\">$r = 0,72$<\/span> \u00e0 $0,80$). De plus, les corr\u00e9lations avec les mesures de d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale (SCL-90-R) et de personnalit\u00e9 antisociale se sont av\u00e9r\u00e9es significatives, confirmant l&rsquo;insertion du test dans le r\u00e9seau nomologique attendu.<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 discriminante :<\/strong> Le DUDIT discrimine de mani\u00e8re spectaculaire les populations sans consommation probl\u00e9matique des populations cliniques d\u00e9pendantes. Berman et al. (2005) ont rapport\u00e9 que les scores moyens de la population g\u00e9n\u00e9rale su\u00e9doise se situaient en dessous de 1 point, tandis que les usagers en cure de d\u00e9sintoxication et les d\u00e9tenus toxicomanes pr\u00e9sentaient des moyennes respectives de $25,1$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 10,2\">$ET = 10,2$<\/span>) et $16,7$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 12,8\">$ET = 12,8$<\/span>). Les coefficients de corr\u00e9lation avec les sous-\u00e9chelles d&rsquo;alcoolisme de l&rsquo;AUDIT sont rest\u00e9s mod\u00e9r\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,25\">$r = 0,25$<\/span> \u00e0 $0,40$), d\u00e9montrant la sp\u00e9cificit\u00e9 du DUDIT pour les substances non alcooliques.<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et pr\u00e9dictive :<\/strong> Les analyses par courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d&rsquo;excellentes aires sous la courbe (AUC) pour pr\u00e9dire les diagnostics de trouble de l&rsquo;usage selon les crit\u00e8res du DSM-IV et de la CIM-10. Dans les cohortes de validation clinique, l&rsquo;AUC d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement $0,90$ (atteignant $0,94$ pour le diagnostic d&rsquo;abus\/d\u00e9pendance). En population g\u00e9n\u00e9rale, un score seuil de <strong>6 pour les hommes<\/strong> et de <strong>2 ou 3 pour les femmes<\/strong> offre une sensibilit\u00e9 optimale (85-90 %) et une sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e (88-94 %) pour d\u00e9tecter tout usage probl\u00e9matique. Pour diagnostiquer une d\u00e9pendance lourde n\u00e9cessitant un sevrage m\u00e9dicalis\u00e9, un seuil composite situ\u00e9 \u00e0 <strong>25 points<\/strong> permet d&rsquo;atteindre une sp\u00e9cificit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 95 %.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 et d&rsquo;invariance de mesure du DUDIT sont remarquablement stables \u00e0 travers le monde :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de validation (Berman et al., 2005), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 $0,94$ dans l&rsquo;\u00e9chantillon clinique de d\u00e9sintoxication et \u00e0 $0,80$ dans l&rsquo;\u00e9chantillon g\u00e9n\u00e9ral. Des \u00e9tudes ult\u00e9rieures men\u00e9es en Am\u00e9rique du Nord, en Europe (Allemagne, Suisse, Espagne, France) et en Asie ont syst\u00e9matiquement rapport\u00e9 des valeurs d&rsquo;alpha de Cronbach comprises entre $0,86$ et $0,95$, t\u00e9moignant d&rsquo;une tr\u00e8s forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items. Le coefficient om\u00e9ga de McDonald (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span>), mesur\u00e9 dans des cohortes plus r\u00e9centes, confirme cette excellente saturation de la variance vraie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega &gt; 0,90\">$\\omega > 0,90$<\/span>).<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest :<\/strong> La stabilit\u00e9 temporelle du test a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sur des intervalles de temps allant d&rsquo;une \u00e0 trois semaines aupr\u00e8s de sujets stables. Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) et de corr\u00e9lation de Pearson se situent de mani\u00e8re consistante entre $0,82$ et $0,93$, indiquant une fid\u00e9lit\u00e9 temporelle tr\u00e8s satisfaisante qui autorise l&rsquo;utilisation du DUDIT comme instrument de suivi longitudinal de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><strong>Erreur standard de mesure (SEM) :<\/strong> La SEM est estim\u00e9e faible sur la majorit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle, assurant que les variations de scores observ\u00e9es chez un individu refl\u00e8tent des fluctuations cliniques r\u00e9elles plut\u00f4t que des artefacts d&rsquo;impr\u00e9cision instrumentale.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure factorielle du DUDIT a fait l&rsquo;objet de nombreuses analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) aboutissant \u00e0 deux mod\u00e9lisations principales d\u00e9battues dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique :<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le unidimensionnel<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;article original de Berman et al. (2005), une analyse en composantes principales a mis en \u00e9vidence un facteur g\u00e9n\u00e9ral dominant expliquant \u00e0 lui seul plus de 50 % de la variance totale des scores. L&rsquo;ensemble des items pr\u00e9sentait de tr\u00e8s fortes saturations factorielles sur cette composante unique, variant g\u00e9n\u00e9ralement de $0,61$ (item 10) \u00e0 $0,88$ (item 6). Cette unidimensionnalit\u00e9 apparente justifie cliniquement l&rsquo;addition de l&rsquo;ensemble des r\u00e9ponses pour g\u00e9n\u00e9rer un <strong>score unique de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale<\/strong> allant de 0 \u00e0 44.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le bidimensionnel corr\u00e9l\u00e9<\/h3>\n<p>Des analyses factorielles confirmatoires conduites dans des populations p\u00e9nitentiaires (notamment par Hildebrand en 2015) et des populations psychiatriques ont d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;un mod\u00e8le \u00e0 <strong>deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/strong> pr\u00e9sentait souvent de meilleurs indices d&rsquo;ajustement global (RMSEA &lt; 0,06, CFI &gt; 0,95, TLI &gt; 0,95) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Habitudes de consommation et d\u00e9pendance (Items 1 \u00e0 8 ou 1 \u00e0 9) :<\/strong> Regroupe les items relatifs \u00e0 la fr\u00e9quence, la quantit\u00e9, la pulsion (<em>craving<\/em>) et le syndrome de manque. Les saturations factorielles observ\u00e9es sur ce facteur oscillent entre $0,70$ et $0,92$.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Cons\u00e9quences n\u00e9fastes et pr\u00e9judices sociaux (Items 9 \u00e0 11 ou 10 \u00e0 11) :<\/strong> Isole les m\u00e9faits corporels, les sentiments de honte\/culpabilit\u00e9 et les avertissements formul\u00e9s par l&rsquo;entourage. Les saturations factorielles sur ce facteur secondaire se situent typiquement entre $0,65$ et $0,84$.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bien que la distinction \u00e0 deux facteurs offre une granularit\u00e9 descriptive utile pour le clinicien, la tr\u00e8s forte corr\u00e9lation inter-facteurs (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0,80\">$r > 0,80$<\/span>) appuie l&rsquo;usage pragmatique du mod\u00e8le unifactoriel hi\u00e9rarchique de second ordre, confirmant que le DUDIT mesure avant tout une propension latente unique aux troubles de l&rsquo;usage.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument de mesure <strong>DUDIT<\/strong> se caract\u00e9rise par les modalit\u00e9s pratiques et techniques suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Nature de l&rsquo;outil :<\/strong> Questionnaire de d\u00e9pistage et de quantification clinique standardis\u00e9, disponible en auto-passation (papier-crayon, tablette num\u00e9rique, application web) ou en h\u00e9t\u00e9ro-passation administr\u00e9e par un professionnel de sant\u00e9 ou un travailleur social.<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les 12 derniers mois pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9valuation.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 3 \u00e0 5 minutes pour l&rsquo;auto-\u00e9valuation ; 5 \u00e0 10 minutes en entretien clinique.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 11 items ferm\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Syst\u00e8me de cotation des r\u00e9ponses :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Items 1 \u00e0 2 :<\/strong> \u00c9chelle ordinale \u00e0 5 modalit\u00e9s (0 = Jamais \/ Never ; 1 = Une fois par mois ou moins souvent ; 2 = 2 \u00e0 4 fois par mois ; 3 = 2 \u00e0 3 fois par semaine ; 4 = 4 fois par semaine ou plus souvent).<\/li>\n<li><strong>Item 3 :<\/strong> \u00c9chelle quantitative \u00e0 5 paliers (0 = 0 ; 1 = 1 \u00e0 2 fois ; 2 = 3 \u00e0 4 fois ; 3 = 5 \u00e0 6 fois ; 4 = 7 fois ou plus).<\/li>\n<li><strong>Items 4 \u00e0 9 :<\/strong> \u00c9chelle de fr\u00e9quence \u00e0 5 points (0 = Jamais \/ Never ; 1 = Moins souvent qu&rsquo;une fois par mois ; 2 = Chaque mois ; 3 = Chaque semaine ; 4 = Tous les jours ou presque tous les jours).<\/li>\n<li><strong>Items 10 et 11 :<\/strong> \u00c9chelle en 3 points (0 = Non ; 2 = Oui, mais pas au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e ; 4 = Oui, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul et interpr\u00e9tation du score total :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique simple des 11 items, comprise entre <strong>0 et 44<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Seuil de positivit\u00e9 (usage \u00e0 risque \/ probl\u00e9matique) :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Hommes :<\/strong> Score &ge; 6 (indique une consommation probl\u00e9matique m\u00e9ritant une intervention br\u00e8ve).<\/li>\n<li><strong>Femmes :<\/strong> Score &ge; 2 (ou &ge; 3 selon certains consensus cliniques, compte tenu d&rsquo;une vuln\u00e9rabilit\u00e9 biologique accrue et d&rsquo;une moindre tol\u00e9rance enzymatique).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Seuil de d\u00e9pendance probable :<\/strong> Un score total <strong>&ge; 25<\/strong> (quel que soit le sexe) indique une tr\u00e8s forte probabilit\u00e9 de d\u00e9pendance pharmacologique s\u00e9v\u00e8re requ\u00e9rant un bilan addictologique complet et une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement initial :<\/strong> 1992 (premi\u00e8re conception des items pr\u00e9liminaires au sein de l&rsquo;Institut Karolinska).<\/li>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps de validation :<\/strong> 2005 (article de r\u00e9f\u00e9rence publi\u00e9 par Anne H. Berman et coll. dans la revue <em>European Addiction Research<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9 :<\/strong> Le DUDIT est un instrument <strong>libre de droits d&rsquo;utilisation<\/strong> (<em>public domain<\/em> \/ acc\u00e8s ouvert) pour la pratique clinique sans but lucratif, l&rsquo;enseignement universitaire et la recherche scientifique.<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s au questionnaire et \u00e0 son manuel clinique est <strong>gratuit<\/strong>. Aucune redevance n&rsquo;est exig\u00e9e pour son utilisation papier ou son int\u00e9gration dans des protocoles de recherche institutionnels.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et adaptations :<\/strong> Toute utilisation commerciale int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 des logiciels payants n\u00e9cessite une autorisation pr\u00e9alable explicite des auteurs originaux (Anne H. Berman et l&rsquo;Institut Karolinska). Les traductions officielles doivent respecter fid\u00e8lement les items et les seuils valid\u00e9s. Le manuel complet d&rsquo;utilisation clinique du DUDIT est archiv\u00e9 et consultable aupr\u00e8s de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.euda.europa.eu\/\">Observatoire europ\u00e9en des drogues et des toxicomanies<\/a> (EUDA \/ ex-EMCDDA).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications scientifiques de r\u00e9f\u00e9rence relatives \u00e0 la conception, la normalisation et la validation psychom\u00e9trique internationale du DUDIT comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Berman, A. H., Bergman, H., Palmstierna, T., &amp; Schlyter, F. (2005). Evaluation of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) in criminal justice and detoxification settings and in a Swedish population sample. <em>European Addiction Research<\/em>, 11(1), 22\u201331. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000081413\">https:\/\/doi.org\/10.1159\/000081413<\/a><\/li>\n<li>Berman, A. H., Palmstierna, T., K\u00e4llm\u00e9n, H., &amp; Bergman, H. (2007). <em>The Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT): Manual<\/em>. Karolinska Institutet, Department of Clinical Neuroscience. Stockholm: Karolinska Institutet.<\/li>\n<li>Edwards, G., &amp; Gross, M. M. (1976). Alcohol dependence: Provisional description of a clinical syndrome. <em>British Medical Journal<\/em>, 1(6017), 1058\u20131061. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.1.6017.1058\">https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.1.6017.1058<\/a><\/li>\n<li>Gmel, G., Akre, C., Astudillo, M., Baggio, S., &amp; Bertholet, N. (2014). The Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) and its short form, the DUDIT-C, in Swiss young men. <em>Substance Use &amp; Misuse<\/em>, 49(14), 1804\u20131813. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3109\/10826084.2014.935478\">https:\/\/doi.org\/10.3109\/10826084.2014.935478<\/a><\/li>\n<li>Hildebrand, M. (2015). The psychometric properties of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT): A review of recent research. <em>Journal of Substance Abuse Treatment<\/em>, 53, 52\u201359. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsat.2015.01.008\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsat.2015.01.008<\/a><\/li>\n<li>Saunders, J. B., Aasland, O. G., Babor, T. F., de la Fuente, J. R., &amp; Grant, M. (1993). Development of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): WHO Collaborative Project on Early Detection of Persons with Harmful Alcohol Consumption&#8211;II. <em>Addiction<\/em>, 88(6), 791\u2013804. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.1993.tb02093.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.1993.tb02093.x<\/a><\/li>\n<li>Volkow, N. D., Michaelides, M., &amp; Baler, R. (2019). The neuroscience of drug addiction: Cognitive and emotional consequences. <em>The Lancet Psychiatry<\/em>, 6(8), 693\u2013700. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S2215-0366(19)30141-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S2215-0366(19)30141-6<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<ol style=\"margin: 18px 0; padding-left: 28px; line-height: 1.8;\">\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How often do you use drugs other than alcohol? (See list of drugs on back side.)<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Once a month or less often \/ 2-4 times a month \/ 2-3 times a week \/ 4 times a week or more often\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>Do you use more than one type of drug on the same occasion?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Once a month or less often \/ 2-4 times a month \/ 2-3 times a week \/ 4 times a week or more often\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How many times do you take drugs on a typical day when you use drugs?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> 0 \/ 1-2 \/ 3-4 \/ 5-6 \/ 7 or more\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How often are you influenced heavily by drugs?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>Over the past year, have you felt that your longing for drugs was so strong that you could not resist it?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>Has it happened, over the past year, that you have not been able to stop taking drugs once you started?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How often over the past year have you taken drugs and then neglected to do something you should have done?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How often over the past year have you needed to take a drug the morning after heavy drug use the day before?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>How often over the past year have you had guilt feelings or a bad conscience because you used drugs?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> Never \/ Less often than once a month \/ Every month \/ Every week \/ Daily or almost every day\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>Have you or anyone else been hurt (mentally or physically) because you used drugs?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> No \/ Yes, but not over the past year \/ Yes, over the past year\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 14px;\">\n      <strong>Has a relative or a friend, a doctor or a nurse, or anyone else, been worried about your drug use or said to you that you should stop using drugs?<\/strong><br \/>\n      <em>Options:<\/em> No \/ Yes, but not over the past year \/ Yes, over the past year\n    <\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e du Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues (DUDIT), con\u00e7u par Anne H. Berman et son \u00e9quipe pour le d\u00e9pistage de l&rsquo;usage nocif et de la d\u00e9pendance aux drogues illicites.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[786,408,2],"tags":[1260,81,2115,2114,15620,16,15626],"class_list":["post-11474","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-addictologie","category-evaluations-cliniques","category-psychometrie","tag-addiction","tag-depistage","tag-drogues","tag-dudit","tag-institut-karolinska","tag-psychometrie","tag-trouble-de-lusage-de-substances"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11474","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11474"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11474\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11474"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11474"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11474"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}