{"id":11400,"date":"2026-09-30T17:28:29","date_gmt":"2026-09-30T17:28:29","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/inventaire-de-facilitation-du-conjoint-sei\/"},"modified":"2026-09-30T17:28:29","modified_gmt":"2026-09-30T17:28:29","slug":"inventaire-de-facilitation-du-conjoint-sei","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=inventaire-de-facilitation-du-conjoint-sei","title":{"rendered":"Inventaire de facilitation du conjoint (SEI)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Inventaire de facilitation du conjoint<\/strong> (<em>Spouse Enabling Inventory<\/em> [SEI]), d\u00e9velopp\u00e9 initialement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Edwin_J._Thomas\">Edwin J. Thomas<\/a>, Marianne R. Yoshioka et Robert D. Ager (1993, 1996), est un instrument de mesure psychom\u00e9trique con\u00e7u pour \u00e9valuer la fr\u00e9quence et la nature des comportements de \u00ab facilitation \u00bb (<em>enabling<\/em>) d\u00e9ploy\u00e9s par les partenaires de personnes souffrant de troubles de l&rsquo;usage de l&rsquo;alcool (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alcoolisme\">TUA<\/a>). Dans le champ de l&rsquo;addictologie et de la th\u00e9rapie syst\u00e9mique et comportementale de couple, la facilitation r\u00e9f\u00e8re aux actions du conjoint qui, souvent involontairement, prot\u00e8gent la personne qui boit des cons\u00e9quences naturelles de sa consommation excessive, renfor\u00e7ant ou maintenant ainsi la trajectoire addictive. Le questionnaire comporte <strong>47 items<\/strong> explorant les comportements manifest\u00e9s au cours des six derniers mois, mesur\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle ordinale de fr\u00e9quence en 5 points allant de 1 (\u00ab Always \u00bb \/ Toujours) \u00e0 5 (\u00ab Never \u00bb \/ Jamais).<\/p>\n<p>L&rsquo;inventaire op\u00e9rationnalise deux typologies majeures d&rsquo;interactions : les comportements de facilitation directe (Type 1), qui englobent la participation, la promotion, l&rsquo;achat ou l&rsquo;encouragement de la consommation partag\u00e9e, et les comportements de protection ou d&rsquo;att\u00e9nuation des cons\u00e9quences (Type 2), qui incluent le sauvetage financier, le soin des lendemains d&rsquo;ivresse, la dissimulation sociale et la justification professionnelle des absences du buveur. Sur le plan psychom\u00e9trique, le SEI pr\u00e9sente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,88 et 0,94 pour l&rsquo;\u00e9chelle globale. Sa validit\u00e9 de construit est \u00e9tay\u00e9e par des corr\u00e9lations robustes avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;alcoolisme du partenaire, la d\u00e9tresse conjugale et les mesures d&rsquo;ajustement familial. Utilis\u00e9 tant en recherche clinique que dans les protocoles de <em>Unilateral Family Therapy<\/em> (th\u00e9rapie familiale unilat\u00e9rale), le SEI constitue un outil fondamental pour planifier des interventions cibl\u00e9es visant l&rsquo;extinction des contingences de renforcement interpersonnel de l&rsquo;alcoolisme.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Facilitation du conjoint, Spouse Enabling Inventory, alcoolisme, troubles de l&rsquo;usage de l&rsquo;alcool, th\u00e9rapie comportementale de couple, cod\u00e9pendance, renforcement interpersonnel, comportements d&rsquo;adaptation, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, th\u00e9rapie familiale unilat\u00e9rale.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;Inventaire de facilitation du conjoint a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u et valid\u00e9 par une \u00e9quipe de chercheurs de r\u00e9f\u00e9rence en travail social, addictologie et psychologie comportementale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Edwin J. Thomas, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de travail social et au D\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/umich.edu\/\">Universit\u00e9 du Michigan<\/a> (Ann Arbor, \u00c9tats-Unis). Pionnier de l&rsquo;application de la th\u00e9orie de l&rsquo;apprentissage social et des approches comportementales aux probl\u00e8mes matrimoniaux et \u00e0 l&rsquo;alcoolisme.<\/li>\n<li><strong>Marianne R. Yoshioka, Ph.D., MSW<\/strong> : Professeure et ancienne doyenne \u00e0 la <em>Smith College School for Social Work<\/em> (Northampton, Massachusetts, \u00c9tats-Unis). Ses recherches se concentrent sur la dynamique conjugale, la sant\u00e9 mentale, la diversit\u00e9 culturelle et les interventions familiales face aux d\u00e9pendances.<\/li>\n<li><strong>Robert D. Ager, Ph.D.<\/strong> : Professeur agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 la <em>School of Social Work<\/em> de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/tulane.edu\/\">Universit\u00e9 Tulane<\/a> (La Nouvelle-Orl\u00e9ans, Louisiane, \u00c9tats-Unis). Sp\u00e9cialiste de l&rsquo;\u00e9valuation des interventions familiales et de l&rsquo;impact des d\u00e9pendances au sein des syst\u00e8mes relationnels. Contact institutionnel historique : <code>ager@tulane.edu<\/code>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif principal du <em>Spouse Enabling Inventory<\/em> (SEI) est d&rsquo;offrir une \u00e9valuation standardis\u00e9e, quantitative et cliniquement op\u00e9rationnelle des comportements par lesquels le conjoint d&rsquo;une personne d\u00e9pendante de l&rsquo;alcool intervient de mani\u00e8re \u00e0 perp\u00e9tuer, aggraver ou minimiser les cons\u00e9quences de cette d\u00e9pendance. Historiquement, le concept d&rsquo;\u00ab enabling \u00bb (faciliteur ou aidant facilitant) souffrait d&rsquo;un manque criant de d\u00e9limitation empirique, fr\u00e9quemment assimil\u00e9 \u00e0 des conceptualisations cliniques floues issues de la litt\u00e9rature populaire sur la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cod%C3%A9pendance\">cod\u00e9pendance<\/a>. Le SEI a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement d\u00e9velopp\u00e9 pour d\u00e9passer cette n\u00e9buleuse notionnelle en ancrant l&rsquo;observation dans des comportements concrets, observables et mesurables survenus au cours d&rsquo;une p\u00e9riode temporelle d\u00e9limit\u00e9e (les six derniers mois).<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, l&rsquo;instrument remplit trois fonctions majeures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation diagnostique et fonctionnelle :<\/strong> Le SEI permet d&rsquo;\u00e9tablir une cartographie pr\u00e9cise des contingences environnementales qui soutiennent l&rsquo;alcoolod\u00e9pendance au sein du domicile. Il identifie les zones o\u00f9 le conjoint compense activement les d\u00e9faillances du buveur (par exemple, payer les amendes pour conduite en \u00e9tat d&rsquo;\u00e9bri\u00e9t\u00e9, appeler l&#8217;employeur pour justifier une absence ou nettoyer les d\u00e9g\u00e2ts physiologiques cons\u00e9cutifs \u00e0 l&rsquo;ivresse).<\/li>\n<li><strong>La planification d&rsquo;interventions cibl\u00e9es :<\/strong> D\u00e9velopp\u00e9 dans le contexte de la th\u00e9rapie familiale unilat\u00e9rale (<em>Unilateral Family Therapy<\/em> &#8211; UFT), le SEI sert de guide d&rsquo;intervention lorsque le buveur refuse d&rsquo;entrer en traitement. Le clinicien aide le conjoint non buveur \u00e0 identifier ses propres patrons de facilitation et \u00e0 programmer leur extinction m\u00e9thodique, for\u00e7ant ainsi le buveur \u00e0 se confronter aux cons\u00e9quences directes de sa toxicomanie.<\/li>\n<li><strong>La mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Utilis\u00e9 en pr\u00e9-test et post-test, l&rsquo;inventaire quantifie les r\u00e9ductions effectives des comportements protecteurs et complices au fur et \u00e0 mesure que le partenaire apprend des r\u00e9ponses alternatives (communication assertif, retrait strat\u00e9gique, instauration de limites fermes).<\/li>\n<\/ul>\n<p>En recherche scientifique, le SEI permet d&rsquo;analyser les m\u00e9canismes de m\u00e9diation et de mod\u00e9ration reliant le fonctionnement conjugal au pronostic d&rsquo;abstinence ou de rechute, tout en \u00e9liminant les biais r\u00e9trospectifs diffus gr\u00e2ce \u00e0 son ancrage factuel.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le concept central sous-tendant le SEI est la <strong>facilitation<\/strong> (<em>enabling<\/em>). Dans une perspective comportementale, la facilitation ne d\u00e9crit pas un trait de personnalit\u00e9 pathologique ou une disposition caract\u00e9rielle inh\u00e9rente au partenaire, mais un ensemble dynamique de r\u00e9ponses op\u00e9rantes renforc\u00e9es par l&rsquo;\u00e9vitement de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e0 court terme, la pr\u00e9vention de conflits imm\u00e9diats ou la pr\u00e9servation temporaire de la stabilit\u00e9 mat\u00e9rielle du foyer.<\/p>\n<p>Les auteurs articulent le construit du SEI autour de deux grandes cat\u00e9gories comportementales empiriquement et th\u00e9oriquement distinctes :<\/p>\n<h3>1. La facilitation directe ou incitatrice (Type 1)<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le comprend les conduites qui favorisent directement, encouragent ou accompagnent la consommation d&rsquo;alcool. Le conjoint participe activement \u00e0 l&rsquo;\u00e9cologie de la consommation du buveur. Les 17 items de Type 1 (notamment les items 1, 2, 7, 8, 9, 10, 11, 14, 15, 28, 29, 30, 31, 32, 44, 46, 47) explorent des conduites telles que :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;approvisionnement en alcool (acheter des bouteilles et les stocker au domicile, servir des boissons lors des repas).<\/li>\n<li>La valorisation verbale de la capacit\u00e9 d&rsquo;absorption (admirer la \u00ab r\u00e9sistance \u00bb du buveur, raconter des anecdotes amusantes sur les ivresses pass\u00e9es).<\/li>\n<li>La participation sociale aux \u00e9pisodes de consommation (accompagner le buveur dans les bars, organiser des soir\u00e9es centr\u00e9es sur l&rsquo;alcool).<\/li>\n<li>L&rsquo;octroi direct d&rsquo;argent pour acheter des boissons ou l&rsquo;affirmation que l&rsquo;alcoolisation est tol\u00e9r\u00e9e et acceptable.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. La protection, dissimulation et att\u00e9nuation des cons\u00e9quences (Type 2)<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le regroupe les conduites d&rsquo;interposition par lesquelles le conjoint absorbe ou masque les cons\u00e9quences d\u00e9l\u00e9t\u00e8res de l&rsquo;alcoolisation afin de pr\u00e9server l&rsquo;image sociale, la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique ou l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 physique du m\u00e9nage. Les 30 items de Type 2 recouvrent des dimensions cruciales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La gestion des crises et r\u00e9parations mat\u00e9rielles :<\/strong> R\u00e9parer la voiture endommag\u00e9e lors d&rsquo;un accident li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;alcool (item 3), payer des amendes judiciaires (item 4), verser une caution pour sortir le buveur de prison (item 5).<\/li>\n<li><strong>Les soins physiologiques et domestiques :<\/strong> Nettoyer le vomi, l&rsquo;urine ou les verres renvers\u00e9s (item 17), soigner les blessures (item 18), pr\u00e9parer des rem\u00e8des contre la gueule de bois (item 16) ou laver les v\u00eatements souill\u00e9s (item 13).<\/li>\n<li><strong>Le sauvetage professionnel :<\/strong> R\u00e9veiller le buveur pour lui \u00e9viter d&rsquo;arriver en retard (item 25) ou mentir \u00e0 son employeur en pr\u00e9textant une maladie ordinaire pour couvrir son incapacit\u00e9 de travail (item 24).<\/li>\n<li><strong>Le d\u00e9ni social et la dissimulation :<\/strong> R\u00e9duire les contacts avec la famille \u00e9largie et le voisinage (items 20, 21, 22), intimer aux enfants l&rsquo;ordre de garder le silence (item 23) et minimiser explicitement l&rsquo;ampleur du probl\u00e8me devant les tiers (items 34, 38, 40, 42).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le SEI s&rsquo;inscrit \u00e0 la crois\u00e9e de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_comportementale\">th\u00e9orie de l&rsquo;apprentissage social<\/a> de Bandura, du conditionnement op\u00e9rant skinn\u00e9rien et des th\u00e9ories syst\u00e9miques et comportementales de la famille d\u00e9velopp\u00e9es par Thomas et al. (1993, 1996).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le op\u00e9rant du renforcement n\u00e9gatif<\/h3>\n<p>L&rsquo;explication dominante de la persistance de la facilitation r\u00e9side dans le m\u00e9canisme de <strong>renforcement n\u00e9gatif<\/strong>. Lorsqu&rsquo;un conjoint intervient pour dissimuler l&rsquo;ivresse de son partenaire ou pour payer une facture en souffrance, cette action \u00e9limine imm\u00e9diatement un stimulus aversif aigu : l&#8217;embarras public, la col\u00e8re potentielle du buveur, la perte d&rsquo;un emploi ou une dispute conjugale majeure. Bien que cette r\u00e9ponse soulage l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 du conjoint \u00e0 tr\u00e8s court terme, elle \u00e9limine le co\u00fbt aversif naturel de la consommation pour le buveur. Priv\u00e9 de la confrontation aux cons\u00e9quences naturelles de son comportement, ce dernier n&rsquo;exp\u00e9rimente aucun d\u00e9s\u00e9quilibre incitatif \u00e0 l&rsquo;abstinence. La facilitation fonctionne donc comme une boucle hom\u00e9ostatique pathologique maintenant le statu quo addictif.<\/p>\n<h3>D\u00e9pathologisation de la cod\u00e9pendance<\/h3>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980 et 1990, le courant populaire de la \u00ab cod\u00e9pendance \u00bb conceptualisait le conjoint comme souffrant d&rsquo;une \u00ab maladie relationnelle \u00bb ou d&rsquo;une pathologie de la personnalit\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par un besoin n\u00e9vrotique de contr\u00f4ler autrui. Thomas et ses collaborateurs ont vigoureusement rejet\u00e9 cette pathologisation individuelle. \u00c0 travers le SEI, ils ont d\u00e9montr\u00e9 que les comportements facilitateurs repr\u00e9sentent des <em>tentatives d&rsquo;adaptation fonctionnelle<\/em> \u00e0 un stress chronique extr\u00eame. Les conjoints agissent sous de fortes pressions \u00e9conomiques, sociales et \u00e9motionnelles ; leurs r\u00e9ponses sont des strat\u00e9gies de survie apprises qui n\u00e9cessitent une r\u00e9\u00e9ducation comportementale cibl\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;une \u00e9tiquette psychopathologique stigmatisante.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture psychom\u00e9trique du SEI a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations rigoureuses aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons de conjoints de buveurs probl\u00e8me non trait\u00e9s, notamment dans le cadre des essais contr\u00f4l\u00e9s conduits par Edwin Thomas et ses coll\u00e8gues \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Michigan :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence<\/h3>\n<p>Les 47 items ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;entretiens cliniques approfondis men\u00e9s aupr\u00e8s de conjoints de personnes alcooliques, d&rsquo;observations syst\u00e9matiques d&rsquo;interactions dyadiques et d&rsquo;une revue critique des taxonomies de comportements de crise familiale. Les items couvrent l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du spectre des interf\u00e9rences conjugales, garantissant une exhaustivit\u00e9 clinique salu\u00e9e dans les anthologies psychom\u00e9triques (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/\">Corcoran &#038; Fischer, 2000<\/a>).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du SEI a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives avec plusieurs construits associ\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9pendance alcoolique :<\/strong> Le score total du SEI, et en particulier le score aux items de Type 2 (protection et secours), est positivement corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 de la consommation du partenaire \u00e9valu\u00e9e par des \u00e9chelles telles que le MAST (<em>Michigan Alcoholism Screening Test<\/em>) ou l&rsquo;AUDIT (coefficients de corr\u00e9lation <em>r<\/em> compris entre 0,42 et 0,58, <em>p<\/em> &lt; 0,001). Plus la consommation est s\u00e9v\u00e8re, plus le conjoint est contraint de multiplier les man\u0153uvres de compensation.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tresse conjugale :<\/strong> Une association positive mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie entre la facilitation de Type 2 et l&rsquo;insatisfaction maritale mesur\u00e9e par la <em>Dyadic Adjustment Scale<\/em> (DAS). Inversement, la facilitation de Type 1 (boire ensemble, valoriser la boisson) montre parfois des corr\u00e9lations n\u00e9gatives ou neutres avec la d\u00e9tresse conjugale \u00e0 court terme, refl\u00e9tant une forme de pseudo-harmonie ou de \u00ab collusion festive \u00bb \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Fardeau per\u00e7u :<\/strong> Des corr\u00e9lations positives \u00e9lev\u00e9es (<em>r<\/em> &gt; 0,50) sont observ\u00e9es entre le SEI et les \u00e9chelles de fardeau de l&rsquo;aidant (<em>Caregiver Burden<\/em>), confirmant l&rsquo;\u00e9puisement psychologique engendr\u00e9 par les comportements de sauvetage continu.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>Dans les essais de Th\u00e9rapie Familiale Unilat\u00e9rale (Thomas, Yoshioka, &#038; Ager, 1996), les r\u00e9ductions des scores au SEI obtenues par le conjoint au cours du traitement pr\u00e9disent significativement l&rsquo;entr\u00e9e ult\u00e9rieure du buveur dans un programme formel de d\u00e9sintoxication, ainsi qu&rsquo;une baisse substantielle des jours d&rsquo;alcoolisation excessive. L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une excellente sensibilit\u00e9 aux effets d&rsquo;intervention.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes psychom\u00e9triques publi\u00e9es attestent de la haute fid\u00e9lit\u00e9 du <em>Spouse Enabling Inventory<\/em> :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chelle totale (47 items) :<\/strong> L&rsquo;alpha de Cronbach (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">\u03b1<\/a>) global oscille de mani\u00e8re constante entre <strong>0,89 et 0,94<\/strong> dans les \u00e9chantillons cliniques initiaux et de r\u00e9plication, ce qui t\u00e9moigne d&rsquo;une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Type 1 (Facilitation directe &#8211; 17 items) :<\/strong> Pr\u00e9sente un alpha compris entre <strong>0,81 et 0,87<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Type 2 (Protection et att\u00e9nuation &#8211; 30 items) :<\/strong> Affiche une consistance interne tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, avec des coefficients alpha variant entre <strong>0,88 et 0,92<\/strong>, refl\u00e9tant la coh\u00e9rence \u00e9troite des comportements de secours et de gestion des crises.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sur des intervalles de 2 \u00e0 4 semaines aupr\u00e8s de groupes d&rsquo;attente (conjoints n&rsquo;ayant pas encore d\u00e9but\u00e9 l&rsquo;intervention th\u00e9rapeutique). Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) et de Pearson se situent entre <strong>r = 0,78 et r = 0,86<\/strong>, confirmant que les scores refl\u00e8tent des patrons comportementaux stables en l&rsquo;absence de modifications actives des contingences d&rsquo;intervention.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure factorielle de l&rsquo;inventaire a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e par analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation varimax et promax, compl\u00e9t\u00e9e par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) dans des \u00e9tudes ult\u00e9rieures portant sur les dynamiques de couple et l&rsquo;alcoolod\u00e9pendance.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le bidimensionnel primaire<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse met en \u00e9vidence une s\u00e9paration robuste entre deux dimensions d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur expliquant une proportion substantielle de la variance totale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur I : Att\u00e9nuation des cons\u00e9quences, protection et sauvetage (Type 2).<\/strong> Ce facteur s&rsquo;av\u00e8re le plus pr\u00e9dominant. Il regroupe les saturations les plus fortes pour les items d\u00e9crivant les interventions juridiques, financi\u00e8res et professionnelles (ex. item 4 \u00ab Paid fines for drunk driving \u00bb, saturation &gt; 0,65 ; item 24 \u00ab Called place of employment \u00bb, saturation &gt; 0,70 ; item 17 \u00ab Cleaned up alcohol-related messes \u00bb, saturation &gt; 0,68).<\/li>\n<li><strong>Facteur II : Facilitation sociale et incitation active (Type 1).<\/strong> Ce facteur rassemble les items li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;achat d&rsquo;alcool, \u00e0 la consommation conjointe et \u00e0 l&rsquo;encouragement direct (ex. item 10 \u00ab Bought alcohol \u00bb, saturation &gt; 0,62 ; item 9 \u00ab Gone to bars with the drinker \u00bb, saturation &gt; 0,66 ; item 47 \u00ab Suggested the drinker have a drink \u00bb, saturation &gt; 0,59).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Sous-facteurs de premier ordre<\/h3>\n<p>Des analyses plus granulaires sur des \u00e9chantillons \u00e9largis sugg\u00e8rent l&rsquo;existence de quatre sous-composantes corr\u00e9l\u00e9es au sein de la dimension de Type 2 :<\/p>\n<ol>\n<li><em>Dissimulation et isolement social<\/em> (items 20, 21, 22, 23, 42).<\/li>\n<li><em>Prise en charge domestique et m\u00e9dicale des lendemains d&rsquo;ivresse<\/em> (items 13, 16, 17, 18, 19).<\/li>\n<li><em>Minimisation verbale et excuses aupr\u00e8s d&rsquo;autrui<\/em> (items 27, 34, 35, 36, 40, 41).<\/li>\n<li><em>Protection mat\u00e9rielle, financi\u00e8re et juridique<\/em> (items 3, 4, 5, 24, 43, 44).<\/li>\n<\/ol>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le <em>Spouse Enabling Inventory<\/em> est un auto-questionnaire standardis\u00e9 comportant 47 items. Les caract\u00e9ristiques de son administration sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-rapport par le conjoint ou partenaire intime du buveur.<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les six derniers mois pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9valuation (<em>\u00ab As it involves the drinker in the last six months&#8230; \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle ordinale en 5 points :\n<ul>\n<li><strong>1 = Always<\/strong> (Toujours)<\/li>\n<li><strong>2 = Frequently<\/strong> (Fr\u00e9quemment)<\/li>\n<li><strong>3 = Occasionally<\/strong> (Occasionnellement)<\/li>\n<li><strong>4 = Rarely<\/strong> (Rarement)<\/li>\n<li><strong>5 = Never<\/strong> (Jamais)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li>Pour l&rsquo;interpr\u00e9tation clinique classique et le calcul des corr\u00e9lations, les items sont g\u00e9n\u00e9ralement invers\u00e9s (recod\u00e9s : 1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1) afin qu&rsquo;un score num\u00e9rique plus \u00e9lev\u00e9 corresponde \u00e0 une fr\u00e9quence accrue de facilitation.<\/li>\n<li><em>Score global :<\/em> Somme de l&rsquo;ensemble des 47 items (\u00e9tendue de 47 \u00e0 235 apr\u00e8s recodage invers\u00e9).<\/li>\n<li><em>Score Type 1 (17 items) :<\/em> Items 1, 2, 7, 8, 9, 10, 11, 14, 15, 28, 29, 30, 31, 32, 44, 46, 47 (\u00e9tendue de 17 \u00e0 85).<\/li>\n<li><em>Score Type 2 (30 items) :<\/em> Items 3, 4, 5, 6, 12, 13, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 45 (\u00e9tendue de 30 \u00e0 150).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 12 \u00e0 15 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> Initialement document\u00e9 en 1993, puis valid\u00e9 formellement dans des revues scientifiques \u00e0 comit\u00e9 de lecture en 1996 et publi\u00e9 dans des recueils d&rsquo;instruments en 2000 et 2001.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits et accessibilit\u00e9 :<\/strong> Le SEI est un instrument con\u00e7u dans le cadre de recherches universitaires publiques financ\u00e9es par des bourses f\u00e9d\u00e9rales (notamment le <em>National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism<\/em> &#8211; NIAAA). Il rel\u00e8ve du domaine de l&rsquo;\u00e9valuation acad\u00e9mique sans but lucratif.<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> L&rsquo;utilisation du SEI \u00e0 des fins cliniques, de recherche ou d&rsquo;enseignement est <strong>gratuite<\/strong>. Aucun droit de licence commercial n&rsquo;est exig\u00e9 pour la passation papier ou num\u00e9rique dans des contextes universitaires ou hospitaliers.<\/li>\n<li><strong>Permissions et contact :<\/strong> Les cliniciens et chercheurs souhaitant reproduire ou int\u00e9grer le SEI dans leurs protocoles doivent citer les publications originales des auteurs. Pour toute demande d&rsquo;adaptation formelle ou d&rsquo;obtention des guides d&rsquo;intervention associ\u00e9s, les auteurs peuvent \u00eatre contact\u00e9s, notamment via l&rsquo;Universit\u00e9 Tulane (Robert D. Ager : <code>ager@tulane.edu<\/code>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les travaux scientifiques fondateurs et les compilations m\u00e9thodologiques de r\u00e9f\u00e9rence concernant le <em>Spouse Enabling Inventory<\/em> sont d\u00e9taill\u00e9s ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li>Corcoran, K., &#038; Fischer, J. (2000). <em>Measures for clinical practice: A sourcebook<\/em> (3rd ed., Vol. 1: Couples, families, and children). New York, NY: The Free Press.<\/li>\n<li>Thomas, E. J., &#038; Ager, R. D. (1993). Unilateral family therapy with the uncooperative alcohol abuser. In T. J. O&rsquo;Farrell (Ed.), <em>Treating alcohol problems: Marital and family interventions<\/em> (pp. 3-33). New York, NY: Guilford Press.<\/li>\n<li>Thomas, E. J., Yoshioka, M. R., &#038; Ager, R. D. (1996). Spouse enabling of alcohol abuse: Conception, assessment, and modification. <em>Journal of Substance Abuse<\/em>, 8(1), 61\u201380. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0899-3289(96)90159-2\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0899-3289(96)90159-2<\/a><\/li>\n<li>Thomas, E. J., Yoshioka, M. R., &#038; Ager, R. D. (2001). The Spouse Enabling Inventory (SEI). In J. Touliatos, B. F. Perlmutter, &#038; G. W. Holden (Eds.), <em>Handbook of family measurement techniques: Vol. 2 &#038; 3. Instruments and index<\/em> (2nd ed., pp. 195\u2013196). Thousand Oaks, CA: Sage Publications.<\/li>\n<li>Yoshioka, M. R., Thomas, E. J., &#038; Ager, R. D. (1992). Nagging and other drinking-related efforts of spouses of uncooperative alcohol abusers. <em>Journal of Substance Abuse<\/em>, 4(3), 309\u2013318. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0899-3289(05)80068-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0899-3289(05)80068-1<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top: 15px; font-weight: bold;\">As it involves the drinker in the last six months, how often have you:<\/p>\n<p style=\"font-style: italic; margin-bottom: 20px;\">Response options: 1 = Always, 2 = Frequently, 3 = Occasionally, 4 = Rarely, 5 = Never<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; margin-left: 20px;\">\n<li>Told amusing stories about others who drank a lot<\/li>\n<li>Spoken admiringly of the ability of others to hold their drink<\/li>\n<li>Had the drinker\u2019s car repaired after an alcohol-related accident<\/li>\n<li>Paid fines for drunk driving offenses<\/li>\n<li>Bailed the drinker out of jail because of a drink-related offense<\/li>\n<li>Returned beer bottles and\/or collected and washed glasses used for drinking by the drinker<\/li>\n<li>Suggested that the drinker attend activities where alcohol was to be served<\/li>\n<li>Invited friends over to drink<\/li>\n<li>Gone to bars with the drinker<\/li>\n<li>Bought alcohol and kept it in the home<\/li>\n<li>Served alcohol with meals or snacks<\/li>\n<li>Helped the drinker find his\/her things lost while drunk<\/li>\n<li>Provided the drinker with clean clothes after he\/she soiled them due to use of alcohol<\/li>\n<li>Gone to drinking parties with the drinker<\/li>\n<li>Arranged parties where alcohol was served and which were attended by the drinker<\/li>\n<li>Made hangover remedies<\/li>\n<li>Cleaned up alcohol-related messes (e.g., spilled drinks, vomit, urine)<\/li>\n<li>Tended to the drinker\u2019s alcohol-related injuries<\/li>\n<li>Put the drinker to bed when he\/she has been drinking<\/li>\n<li>Avoided social contact with friend to cover up the drinking<\/li>\n<li>Avoided relationships with neighbors and others who might drop in, to cover up the drinking<\/li>\n<li>Avoided social contact with the extended family to cover up the drinking<\/li>\n<li>Encouraged children to be silent about the drinking<\/li>\n<li>Called the drinker\u2019s place of employment to say he\/she was sick when he\/she could not or would not go to work because of the drinking<\/li>\n<li>Taken responsibility for awakening the drinker the morning after a night of drinking so that he\/she would not be late for work<\/li>\n<li>Canceled appointments and social engagements for the drinker because of his\/her drinking<\/li>\n<li>Made excuses for the drinker\u2019s behavior when he\/she was drunk or had been drinking<\/li>\n<li>Taken responsibility for keeping his\/her drinks cold (e.g., beer, wine, mixers)<\/li>\n<li>Spoken admiringly of the drinker\u2019s ability to hold his\/her drink<\/li>\n<li>Bought devices especially for the drinker such as shot glasses, bottle openers, drinking glasses<\/li>\n<li>Said the drinker behaved better when drinking (e.g., easier to get along with)<\/li>\n<li>Offered drinks to the drinker<\/li>\n<li>Given him\/her something to eat when he\/she got drunk to reduce the effects of the drinking<\/li>\n<li>Explained, justified, or made excuses to others for the drinker\u2019s drinking<\/li>\n<li>Explained, justified, or made excuses to others for the drinker\u2019s drinking<\/li>\n<li>Reassured the drinker that his\/her inappropriate and\/or embarrassing behavior when under the influence of alcohol was not all that bad<\/li>\n<li>Comforted the drinker about his\/her feelings of guilt about drinking<\/li>\n<li>Said to the drinker or others that the amount of alcohol drunk was less than actually was drunk<\/li>\n<li>Softened or covered up the obvious signs of alcohol abuse (e.g., blackouts, tremors, puffy face, bloodshot eyes, hangovers)<\/li>\n<li>Minimized the seriousness of the drinking (e.g., ignored it, said it was not a problem, said the drinker could control it when he\/she could not)<\/li>\n<li>Minimized the consequences of drinking<\/li>\n<li>Concealed his\/her drinking from others<\/li>\n<li>Cut down on household expenses (e.g., groceries) to provide drinking money for the drinker<\/li>\n<li>Given the drinker money for drinking<\/li>\n<li>Consumed alcoholic beverages with the drinker<\/li>\n<li>Told the drinker it was OK with you that he\/she drank<\/li>\n<li>Suggested the drinker that he\/she have a drink<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Inventaire de facilitation du conjoint (Spouse Enabling Inventory &#8211; 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