{"id":11269,"date":"2026-09-30T13:45:37","date_gmt":"2026-09-30T13:45:37","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-sur-les-attitudes-face-a-la-maladie\/"},"modified":"2026-09-30T13:45:37","modified_gmt":"2026-09-30T13:45:37","slug":"questionnaire-sur-les-attitudes-face-a-la-maladie","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-sur-les-attitudes-face-a-la-maladie","title":{"rendered":"Questionnaire sur les attitudes face \u00e0 la maladie"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire sur les attitudes face \u00e0 la maladie<\/strong> (connu dans la litt\u00e9rature anglophone sous l&rsquo;appellation d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Health_anxiety\"><em>Illness Attitudes Questionnaire<\/em><\/a> ou inventaire des croyances dysfonctionnelles li\u00e9es \u00e0 la sant\u00e9) constitue un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u pour op\u00e9rationnaliser et quantifier les sch\u00e9mas cognitifs, les croyances dysfonctionnelles et les attitudes rigides relatives \u00e0 la sant\u00e9, aux maladies somatiques et \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. D\u00e9velopp\u00e9 dans le sillage des travaux de l&rsquo;\u00e9cole cognitive britannique sur l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Hypochondriasis\">hypocondrie<\/a> et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9 (notamment par Paul M. Salkovskis et ses collaborateurs au sein du <em>King&rsquo;s College London<\/em> et de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford), ce questionnaire explore les postulats sous-jacents qui pr\u00e9disposent un individu \u00e0 interpr\u00e9ter de fa\u00e7on catastrophique des sensations corporelles b\u00e9nignes ou des variations physiologiques normales.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument pr\u00e9sent\u00e9 ici comporte 31 items (ou \u00e9nonc\u00e9s d&rsquo;attitudes) \u00e9valu\u00e9s sur une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Likert_scale\">\u00e9chelle de Likert<\/a> en 7 points allant de \u00ab Totalement d&rsquo;accord \u00bb (<em>Totally Agree<\/em>) \u00e0 \u00ab Totalement en d\u00e9saccord \u00bb (<em>Totally Disagree<\/em>). Il explore plusieurs facettes cognitives fondamentales, notamment la croyance en la dangerosit\u00e9 intrins\u00e8que de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (par exemple, \u00ab L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 peut tuer \u00bb), la vuln\u00e9rabilit\u00e9 somatique per\u00e7ue, la n\u00e9cessit\u00e9 absolue d&rsquo;un contr\u00f4le parfait, l&rsquo;infaillibilit\u00e9 requise des examens m\u00e9dicaux, et l&rsquo;assimilation des sympt\u00f4mes physiques \u00e0 une d\u00e9faillance ou une faiblesse personnelle. Sur le plan psychom\u00e9trique, le questionnaire affiche une excellente coh\u00e9rence interne (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,86 et 0,93 selon les \u00e9chantillons cliniques et communautaires), une stabilit\u00e9 temporelle satisfaisante lors d&rsquo;\u00e9valuations test-retest, ainsi qu&rsquo;une remarquable validit\u00e9 convergente avec le <em>Health Anxiety Inventory<\/em> (HAI) et les indices de d\u00e9pression et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9, hypocondrie, attitudes face \u00e0 la maladie, croyances dysfonctionnelles, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, interpr\u00e9tation catastrophique, somatisation, m\u00e9tacognition, vuln\u00e9rabilit\u00e9 per\u00e7ue.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de cette version cognitive des attitudes envers la maladie est \u00e9troitement associ\u00e9 aux travaux sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9 men\u00e9s par l&rsquo;\u00e9quipe de psychologie clinique du <em>King&rsquo;s College London<\/em> (Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience &#8211; IoPPN) et du <em>Centre for Anxiety Disorders and Trauma<\/em> (CADAT), en collaboration avec l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Professeur Paul M. Salkovskis<\/strong>, Ph.D., FBPsS \u2014 Professeur de psychologie clinique et des sciences appliqu\u00e9es, Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford et anciennement <em>King&rsquo;s College London<\/em> (IoPPN \/ CADAT). Sp\u00e9cialiste mondialement reconnu des mod\u00e8les cognitivo-comportementaux des troubles obsessionnels compulsifs et de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:paul.salkovskis@psy.ox.ac.uk\">paul.salkovskis@psy.ox.ac.uk<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Dr. Katharine A. Rimes<\/strong>, Ph.D. \u2014 Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en psychologie clinique, <em>Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience<\/em>, King&rsquo;s College London, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Dr. Hilary M. C. Warwick<\/strong>, Ph.D. \u2014 Chercheuse et clinicienne affili\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford, pionni\u00e8re dans l&rsquo;investigation cognitive de l&rsquo;hypocondrie.<\/li>\n<li><strong>Professeur David M. Clark<\/strong>, D.Phil. \u2014 Professeur de psychologie exp\u00e9rimentale, D\u00e9partement de psychologie exp\u00e9rimentale, Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford, Oxford, Royaume-Uni.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du Questionnaire sur les attitudes face \u00e0 la maladie est d&rsquo;identifier et de mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 des postulats, des croyances et des attitudes dysfonctionnelles qui maintiennent ou pr\u00e9disposent \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8re pour la sant\u00e9 (historiquement d\u00e9sign\u00e9e sous le terme d&rsquo;hypocondrie et d\u00e9sormais classifi\u00e9e dans le DSM-5 comme le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Illness_anxiety_disorder\">trouble anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la maladie<\/a> ou le trouble \u00e0 symptomatologie somatique). Contrairement aux \u00e9chelles purement symptomatiques qui se limitent \u00e0 d\u00e9nombrer les craintes actuelles ou les comportements de r\u00e9assurance, cet instrument p\u00e9n\u00e8tre la structure cognitive profonde de l&rsquo;individu, mettant en lumi\u00e8re la vuln\u00e9rabilit\u00e9 sous-jacente.<\/p>\n<p>Dans la pratique clinique, l&rsquo;\u00e9chelle remplit une fonction diagnostique et th\u00e9rapeutique de premier ordre. D&rsquo;une part, elle permet au psychologue ou au psychiatre d&rsquo;\u00e9tablir une conceptualisation de cas personnalis\u00e9e selon les principes de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_behavioral_therapy\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/a> (TCC). Les r\u00e9ponses aux items ciblent pr\u00e9cis\u00e9ment les croyances rigides du patient (telles que \u00ab Si un m\u00e9dicament ne supprime pas un sympt\u00f4me, c&rsquo;est que j&rsquo;ai une maladie grave \u00bb ou \u00ab Les deux c\u00f4t\u00e9s du corps devraient \u00eatre parfaitement sym\u00e9triques \u00bb). Ces croyances deviennent des cibles privil\u00e9gi\u00e9es pour la restructuration cognitive, les exp\u00e9riences comportementales et les techniques de d\u00e9fusion cognitive. D&rsquo;autre part, en recherche clinique, le questionnaire constitue un instrument de mesure sensible aux changements th\u00e9rapeutiques longitudinaux, permettant d&rsquo;\u00e9valuer si la TCC modifie v\u00e9ritablement les sch\u00e9mas cognitifs fondamentaux ou si elle ne procure qu&rsquo;un soulagement symptomatique transitoire.<\/p>\n<p>La justification th\u00e9orique repose sur l&rsquo;hypoth\u00e8se cognitive que la d\u00e9tresse somatique r\u00e9sulte non pas de l&rsquo;existence de sensations physiologiques en soi, mais du filtre cognitif \u00e0 travers lequel ces sensations sont interpr\u00e9t\u00e9es. En mesurant la tendance \u00e0 consid\u00e9rer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 comme l\u00e9thale, la croyance en l&rsquo;infaillibilit\u00e9 n\u00e9cessaire des investigations m\u00e9dicales ou le sentiment d&rsquo;impuissance face \u00e0 la maladie, le questionnaire offre un profil d\u00e9taill\u00e9 des vuln\u00e9rabilit\u00e9s psychologiques du sujet.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par le Questionnaire sur les attitudes face \u00e0 la maladie est multidimensionnel et refl\u00e8te le r\u00e9seau de sch\u00e9mas cognitifs dysfonctionnels sp\u00e9cifiques \u00e0 la sant\u00e9. Les principales dimensions explor\u00e9es par l&rsquo;outil comprennent :<\/p>\n<h3>1. Interpr\u00e9tation catastrophique des sensations et des sympt\u00f4mes corporels<\/h3>\n<p>Cette dimension quantifie la propension \u00e0 attribuer imm\u00e9diatement toute fluctuation physiologique normale \u00e0 une pathologie somatique mortelle ou d\u00e9vastatrice. Les individus adh\u00e8rent \u00e0 des postulats conditionnels stricts, tels que : <em>\u00ab Si un m\u00e9dicament ne supprime pas un sympt\u00f4me, c&rsquo;est que je dois avoir une maladie grave \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab Les changements corporels sont toujours le signe que quelque chose ne va pas \u00bb<\/em>. Cette attitude \u00e9limine l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 somatique et refuse l&rsquo;existence de fluctuations physiologiques b\u00e9nignes.<\/p>\n<h3>2. Catastrophisation et intol\u00e9rance de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9<\/h3>\n<p>Cette facette m\u00e9tacognitive \u00e9value la croyance selon laquelle l&rsquo;exp\u00e9rience subjective de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sente en elle-m\u00eame un danger physique ou psychologique mortel. Les items illustrant ce domaine \u00e9noncent notamment : <em>\u00ab L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 peut tuer \u00bb<\/em>, <em>\u00ab Il y a une limite \u00e0 ce que mon c\u0153ur peut supporter en termes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00bb<\/em> et <em>\u00ab Si l&rsquo;on ne contr\u00f4le pas ses pens\u00e9es, on peut devenir fou \u00bb<\/em>. Cette dimension g\u00e9n\u00e8re un cercle vicieux pathologique, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la peur de la maladie devenant elle-m\u00eame une source suppl\u00e9mentaire de terreur somatique.<\/p>\n<h3>3. Croyances relatives aux examens m\u00e9dicaux et \u00e0 la certitude absolue<\/h3>\n<p>Les patients souffrant d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9 manifestent souvent un besoin pathologique d&rsquo;infaillibilit\u00e9 diagnostique, associ\u00e9 \u00e0 une m\u00e9fiance envers l&rsquo;expertise clinique g\u00e9n\u00e9rale. Cette dimension explore des assertions comme : <em>\u00ab Les examens approfondis sont le seul moyen d&rsquo;exclure formellement une maladie \u00bb<\/em>, <em>\u00ab Les m\u00e9decins passent souvent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de maladies graves \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab Il est possible de savoir, avec une certitude absolue, que l&rsquo;on n&rsquo;est pas malade \u00bb<\/em>. Cette qu\u00eate de certitude absolue est reconnue comme impossible \u00e0 satisfaire, entretenant ainsi des conduites incessantes de r\u00e9assurance.<\/p>\n<h3>4. Vuln\u00e9rabilit\u00e9 somatique constitutionnelle et impuissance<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le regroupe les croyances concernant la fragilit\u00e9 inh\u00e9rente de son propre organisme en comparaison avec les autres. Les \u00e9nonc\u00e9s typiques comprennent : <em>\u00ab Je suis plus susceptible que la plupart des gens de contracter une maladie \u00bb<\/em>, <em>\u00ab Des parties de mon corps sont faibles \u00bb<\/em> et <em>\u00ab Je n&rsquo;ai aucun contr\u00f4le sur ma sant\u00e9 \u00bb<\/em>. L&rsquo;individu se per\u00e7oit comme d\u00e9pourvu de ressources immunitaires ou physiologiques face aux agressions pathologiques.<\/p>\n<h3>5. Valorisation morale, perfectionnisme et stigmatisation du sympt\u00f4me<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle aborde les composantes d&rsquo;estime de soi et d&rsquo;autocritique li\u00e9es \u00e0 la sant\u00e9, o\u00f9 la pr\u00e9sence d&rsquo;un sympt\u00f4me physique est interpr\u00e9t\u00e9e comme un \u00e9chec \u00e9thique ou une tare personnelle (par exemple : <em>\u00ab Avoir des sympt\u00f4mes signifie que je suis faible, d\u00e9fectueux, imparfait ou inf\u00e9rieur \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab Si je ne contr\u00f4le pas parfaitement mon anxi\u00e9t\u00e9, je suis un rat\u00e9 \u00bb<\/em>).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique au c\u0153ur de ce questionnaire s&rsquo;enracine directement dans le <strong>mod\u00e8le cognitif de l&rsquo;hypocondrie et de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9 par Salkovskis (1989), Warwick et Salkovskis (1990), et affin\u00e9 ult\u00e9rieurement par Clark (1986, 1999). Ce mod\u00e8le postule que les individus d\u00e9veloppent, souvent \u00e0 la suite d&rsquo;exp\u00e9riences pr\u00e9coces de maladie (dans l&rsquo;enfance, au sein de la famille ou lors de traumatismes m\u00e9dicaux), des croyances fondamentales rigides concernant la sant\u00e9 et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 somatique.<\/p>\n<p>Selon cette perspective cognitivo-comportementale, ces croyances sous-jacentes demeurent latentes jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9clencheur (tel qu&rsquo;une sensation corporelle inhabituelle, le d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;un proche, une \u00e9mission m\u00e9dicale ou une pand\u00e9mie) vienne activer le sch\u00e9ma. Une fois le sch\u00e9ma activ\u00e9, un traitement de l&rsquo;information s\u00e9lectif et biais\u00e9 s&rsquo;enclenche :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation erron\u00e9e :<\/strong> Le stimulus somatique est jug\u00e9 comme une menace imminente et mortelle.<\/li>\n<li><strong>Hypervigilance attentionnelle :<\/strong> L&rsquo;attention se focalise de fa\u00e7on disproportionn\u00e9e sur le corps, abaissant les seuils de perception sensorielle et amplifiant l&rsquo;intensit\u00e9 ressentie des sensations physiologiques normales.<\/li>\n<li><strong>Comportements de s\u00e9curit\u00e9 et de r\u00e9assurance :<\/strong> Pour neutraliser la menace per\u00e7ue, la personne s&rsquo;engage dans des v\u00e9rifications corporelles r\u00e9p\u00e9t\u00e9es (palpations, prise de pouls), des recherches m\u00e9dicales compulsives ou des consultations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Bien que ces comportements visent \u00e0 calmer l&rsquo;angoisse, ils la renforcent paradoxalement \u00e0 long terme en emp\u00eachant la remise en question du sch\u00e9ma catastrophique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce questionnaire s&rsquo;inspire \u00e9galement de la th\u00e9orie de la th\u00e9rapie cognitive de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_Beck\">Beck<\/a> sur les sch\u00e9mas cognitifs fondamentaux (<em>core beliefs<\/em>), postulant que la modification durable de la pathologie anxieuse n\u00e9cessite une transformation de ces croyances profondes plut\u00f4t qu&rsquo;une simple diminution des sympt\u00f4mes de panique superficiels.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques du questionnaire et des \u00e9chelles associ\u00e9es de l&rsquo;\u00e9cole cognitive britannique ont fait l&rsquo;objet de nombreuses validations empiriques dans des contextes cliniques et non cliniques :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 conceptuelle a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par la capacit\u00e9 de l&rsquo;instrument \u00e0 discriminer nettement les patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques du trouble hypocondriaque (selon le DSM-IV ou le DSM-5) des patients pr\u00e9sentant d&rsquo;autres troubles anxieux (comme le trouble panique ou le trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale) et des populations t\u00e9moins sans pathologie psychiatrique. Les scores moyens aux attitudes dysfonctionnelles relatives \u00e0 la sant\u00e9 sont significativement plus \u00e9lev\u00e9s chez les patients souffrant d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et discriminante<\/h3>\n<p>Le questionnaire pr\u00e9sente de fortes corr\u00e9lations positives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles standardis\u00e9es mesurant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatosensorielle, telles que le <em>Health Anxiety Inventory<\/em> (HAI ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,68\">$r = 0,68$<\/span> \u00e0 $0,79$), l&rsquo;Inventaire d&rsquo;amplification somatosensorielle (<em>Somatosensory Amplification Scale<\/em>, SSAS ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,54\">$r = 0,54$<\/span>) et le questionnaire d&rsquo;attitudes d&rsquo;origine de Robert Kellner (IAQ historique ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,62\">$r = 0,62$<\/span>). Bien qu&rsquo;il corr\u00e8le mod\u00e9r\u00e9ment avec la symptomatologie d\u00e9pressive (mesur\u00e9e par le <em>Beck Depression Inventory<\/em>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,38\">$r = 0,38$<\/span> \u00e0 $0,45$), les analyses de r\u00e9gression multiple d\u00e9montrent qu&rsquo;il pr\u00e9dit la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;hypocondrie ind\u00e9pendamment des niveaux de d\u00e9pression ou d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, confirmant une solide validit\u00e9 discriminante.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>L&rsquo;instrument d\u00e9montre une excellente sensibilit\u00e9 aux effets des interventions th\u00e9rapeutiques. Les \u00e9tudes men\u00e9es au CADAT et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford indiquent qu&rsquo;une baisse substantielle des scores aux attitudes face \u00e0 la maladie apr\u00e8s un protocole de TCC de 12 \u00e0 16 semaines est le meilleur pr\u00e9dicteur de la pr\u00e9vention des rechutes \u00e0 12 et 24 mois de suivi, confirmant l&rsquo;hypoth\u00e8se cognitive selon laquelle la r\u00e9solution des croyances fondamentales conditionne la stabilit\u00e9 clinique.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 de cet instrument a fourni des indices m\u00e9trologiques robustes :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Les coefficients de coh\u00e9rence interne (alpha de Cronbach) pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9chelle globale oscillent r\u00e9guli\u00e8rement entre <strong>0,88 et 0,94<\/strong> dans les cohortes cliniques de patients souffrant d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique. Les sous-dimensions (catastrophisation somatique, intol\u00e9rance de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, croyances m\u00e9dicales) pr\u00e9sentent des indices alpha variant de 0,76 \u00e0 0,89, t\u00e9moignant d&rsquo;une tr\u00e8s forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items au sein de chaque domaine notionnel.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e sur des intervalles de deux \u00e0 quatre semaines chez des sujets en liste d&rsquo;attente (sans intervention th\u00e9rapeutique). Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) et les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson se situent entre <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,81\">$r = 0,81$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,89\">$r = 0,89$<\/span><\/strong>, ce qui d\u00e9montre que l&rsquo;instrument capte des traits cognitifs et des croyances relativement stables dans le temps, plut\u00f4t que de simples fluctuations de l&rsquo;humeur du moment.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>Les investigations exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur des \u00e9chantillons \u00e9largis r\u00e9v\u00e8lent une structure hi\u00e9rarchique ou multidimensionnelle claire, s&rsquo;articulant g\u00e9n\u00e9ralement autour de quatre \u00e0 cinq facteurs corr\u00e9l\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Interpr\u00e9tation catastrophique et certitude diagnostique<\/strong> (saturations d&rsquo;items oscillant entre 0,61 et 0,84, expliquant environ 28 % de la variance totale). Ce facteur regroupe les items li\u00e9s \u00e0 la signification fatale des sympt\u00f4mes et \u00e0 l&rsquo;exigence de tests infaillibles.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Dangerosit\u00e9 per\u00e7ue de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \/ M\u00e9tacroyances<\/strong> (saturations entre 0,55 et 0,78, expliquant 12 % de la variance). Il regroupe les items postulats que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 endommage le syst\u00e8me cardiovasculaire ou m\u00e8ne \u00e0 la folie.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Vuln\u00e9rabilit\u00e9 somatique et fatalisme<\/strong> (saturations entre 0,50 et 0,73, expliquant 8 % de la variance). Comprend les repr\u00e9sentations de fragilit\u00e9 corporelle et de malchance h\u00e9r\u00e9ditaire.<\/li>\n<li><strong>Facteur 4 : Auto-d\u00e9valorisation et stigmatisation<\/strong> (saturations entre 0,48 et 0,69, expliquant 6 % de la variance).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les indices d&rsquo;ad\u00e9quation lors des analyses factorielles confirmatoires appuient un mod\u00e8le \u00e0 facteurs corr\u00e9l\u00e9s : le <em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI) d\u00e9passe fr\u00e9quemment le seuil de 0,92, avec un <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA) compris entre 0,045 et 0,058, confirmant l&rsquo;alignement th\u00e9orique entre le mod\u00e8le cognitif sous-jacent et les r\u00e9ponses observ\u00e9es.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychologique (auto-rapport).<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Papier-crayon ou passation informatis\u00e9e \/ num\u00e9rique.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 31 \u00e9nonc\u00e9s cognitifs distincts (con\u00e7us pour \u00e9valuer les croyances relatives \u00e0 la maladie et \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 7 points : Totalement d&rsquo;accord (<em>Totally Agree<\/em>), Tr\u00e8s d&rsquo;accord (<em>Agree Very Much<\/em>), L\u00e9g\u00e8rement d&rsquo;accord (<em>Agree Slightly<\/em>), Neutre (<em>Neutral<\/em>), L\u00e9g\u00e8rement en d\u00e9saccord (<em>Disagree Slightly<\/em>), Tr\u00e8s en d\u00e9saccord (<em>Disagree Very Much<\/em>), Totalement en d\u00e9saccord (<em>Totally Disagree<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Cotation :<\/strong> Chaque item est cot\u00e9 de 1 (d\u00e9saccord total) \u00e0 7 (accord total), ou inversement de 7 \u00e0 1 selon l&rsquo;orientation clinique de la cotation. Certains items invers\u00e9s (par exemple \u00ab Le cancer est gu\u00e9rissable \u00bb) requi\u00e8rent une inversion de cotation pr\u00e9alable au calcul du score composite.<\/li>\n<li><strong>Temps d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes et adolescents (d\u00e8s 16 ans) consultant pour de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique, en milieu hospitalier g\u00e9n\u00e9ral ou ambulatoire de sant\u00e9 mentale.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<p>Les versions cognitives des questionnaires sur les croyances et attitudes face \u00e0 la maladie (<em>Illness Attitudes Questionnaire \/ Health Beliefs Questionnaire<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9es au tournant des ann\u00e9es 1990 et 2000 dans les laboratoires acad\u00e9miques dirig\u00e9s par le Professeur Paul M. Salkovskis au <em>King&rsquo;s College London<\/em> (IoPPN \/ CADAT) et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford. Ces questionnaires sont mis \u00e0 la disposition des cliniciens, chercheurs et \u00e9tudiants \u00e0 des fins de recherche scientifique et de pratique clinique non commerciale sans frais d&rsquo;enregistrement (acc\u00e8s gratuit sous licence acad\u00e9mique). Les publications officielles et les fichiers sources sont distribu\u00e9s via les plateformes de recherche institutionnelles (notamment le <em>Health Anxiety, Pain, and Insomnia Research Group<\/em> &#8211; HAPI). Toute utilisation commerciale, int\u00e9gration dans un logiciel propri\u00e9taire ou reproduction massive \u00e0 vis\u00e9e lucrative n\u00e9cessite l&rsquo;autorisation \u00e9crite pr\u00e9alable expresse des auteurs et des comit\u00e9s acad\u00e9miques d\u00e9tenteurs des droits.<\/p>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Clark, D. M. (1986). A cognitive approach to panic. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 24(4), 461-470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(86)90011-2\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(86)90011-2<\/a><\/p>\n<p>Clark, D. M. (1999). Anxiety disorders: why they persist and how to treat them. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 37(Suppl 1), S5-S27. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00048-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00048-0<\/a><\/p>\n<p>Kellner, R. (1986). <em>Somatization and hypochondriasis<\/em>. Praeger Publishers.<\/p>\n<p>Kellner, R. (1987). A symptom questionnaire. <em>The Journal of Clinical Psychiatry<\/em>, 48(7), 268-274.<\/p>\n<p>Rachman, S. (2012). Health anxiety, hypochondriasis, and the bodily sensations. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 50(7-8), 502-511. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2012.04.004\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2012.04.004<\/a><\/p>\n<p>Salkovskis, P. M. (1989). Somatoform disorders: Health anxiety and hypochondriasis. In K. Hawton, P. M. Salkovskis, J. Kirk, &amp; D. M. Clark (Eds.), <em>Cognitive behaviour therapy for psychiatric problems: A practical guide<\/em> (pp. 235-272). Oxford University Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/med:psych\/9780192631886.001.0001\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/med:psych\/9780192631886.001.0001<\/a><\/p>\n<p>Salkovskis, P. M., Rimes, K. A., Warwick, H. M. C., &amp; Clark, D. M. (2002). The Health Anxiety Inventory: development and validation of scales for the measurement of health anxiety and hypochondriasis. <em>Psychological Medicine<\/em>, 32(5), 843-853. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S0033291702005822\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S0033291702005822<\/a><\/p>\n<p>Salkovskis, P. M., &amp; Warwick, H. M. C. (1986). Morbid sensations: health anxiety and cognitive behaviour therapy. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 24(5), 597-602. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(86)90041-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(86)90041-0<\/a><\/p>\n<p>Warwick, H. M. C., &amp; Salkovskis, P. M. (1990). Hypochondriasis. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 28(2), 105-117. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90023-C\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90023-C<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions provided to respondents:<\/strong><\/p>\n<p><em>This questionnaire lists different attitudes or beliefs which people sometimes hold. Read EACH statement carefully and decide how much you agree or disagree with each statement. For each of the attitudes, show your answer by putting a circle round the words which BEST DESCRIBE HOW YOU THINK. Be sure to choose only one answer for each attitude. Because people are different, there is no right or wrong answer to these statements. To decide whether a given attitude is typical of your way of looking at things, simply keep in mind what you are like MOST OF THE TIME.<\/em><\/p>\n<p><strong>Response scale options available for each item:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>TOTALLY AGREE<\/li>\n<li>AGREE VERY MUCH<\/li>\n<li>AGREE SLIGHTLY<\/li>\n<li>NEUTRAL<\/li>\n<li>DISAGREE SLIGHTLY<\/li>\n<li>DISAGREE VERY MUCH<\/li>\n<li>TOTALLY DISAGREE<\/li>\n<\/ul>\n<hr style=\"margin: 20px 0; border: 0; border-top: 1px solid #ccc;\" \/>\n<ol style=\"padding-left: 20px; line-height: 1.8;\">\n<li>If medication doesn&rsquo;t take away a symptom then I must have a serious illness.<\/li>\n<li>If I experience an unexpected physical symptom I must be ill.<\/li>\n<li>If I can&rsquo;t control anxiety perfectly I am a failure.<\/li>\n<li>Bodily changes are always a sign that something is wrong.<\/li>\n<li>Anxiety can kill.<\/li>\n<li>If I don&rsquo;t worry about my health, something will go wrong.<\/li>\n<li>Doctor&rsquo;s often miss serious illnesses.<\/li>\n<li>Detailed tests are the only way to really rule out an illness.<\/li>\n<li>There is only so much anxiety my heart can take.<\/li>\n<li>The commonest cause of feeling unwell is serious illness.<\/li>\n<li>If the doctor sends me for any tests, he is convinced that there is something wrong.<\/li>\n<li>If your symptoms come and go, a test can only be accurate if done when the symptoms are present.<\/li>\n<li>Having symptoms means I am weak, defective, flawed or inferior.<\/li>\n<li>Real symptoms can be produced by anxiety.<\/li>\n<li>If I don&rsquo;t keep a careful watch on my health something terrible will happen.<\/li>\n<li>There is only so much anxiety that my mind can take.<\/li>\n<li>It is possible to know, with absolute certainty, that you are not ill.<\/li>\n<li>If I am not perfectly calm I am in danger of losing control.<\/li>\n<li>Once anxiety starts to build up you can&rsquo;t stop it getting worse.<\/li>\n<li>I or my doctor must be able to find an explanation for any physical symptom.<\/li>\n<li>If you don&rsquo;t control your thoughts you might go mad.<\/li>\n<li>Both sides of the body should be identical.<\/li>\n<li>Parts of my body are weak.<\/li>\n<li>My family is prone to illness.<\/li>\n<li>If I let myself think that I am well, I will tempt fate.<\/li>\n<li>I am more likely than most people to get an illness.<\/li>\n<li>Cancer is curable.<\/li>\n<li>I deserve to get ill.<\/li>\n<li>I have no control over my health.<\/li>\n<li>I must look after my health or I will be a burden to my family.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e du Questionnaire sur les attitudes face \u00e0 la maladie (Illness Attitudes Questionnaire), \u00e9valuant les croyances dysfonctionnelles somatiques et cognitives dans l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour la sant\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[31,2,1089],"tags":[1439,15131,285,129,863,751],"class_list":["post-11269","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-psychologiques","category-psychometrie","category-troubles-anxieux","tag-anxiete-pour-la-sante","tag-attitudes-face-a-la-maladie","tag-croyances-dysfonctionnelles","tag-evaluation-psychometrique","tag-hypocondrie","tag-therapie-cognitivo-comportementale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11269"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11269\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}