{"id":11260,"date":"2026-09-30T13:28:41","date_gmt":"2026-09-30T13:28:41","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-d-impact-de-l-evenement-revisee\/"},"modified":"2026-09-30T13:28:41","modified_gmt":"2026-09-30T13:28:41","slug":"echelle-d-impact-de-l-evenement-revisee","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-d-impact-de-l-evenement-revisee","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e<\/strong> (<em>Impact of Event Scale \u2013 Revised<\/em>, ou <strong>IES-R<\/strong>) constitue l&rsquo;un des instruments psychom\u00e9triques d&rsquo;auto-\u00e9valuation les plus valid\u00e9s et mondialement employ\u00e9s dans l&rsquo;investigation clinique et \u00e9pid\u00e9miologique de la d\u00e9tresse psychologique cons\u00e9cutive \u00e0 l&rsquo;exposition \u00e0 un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Traumatisme_psychologique\">\u00e9v\u00e9nement traumatique<\/a>. Con\u00e7ue initialement par Daniel S. Weiss et Charles R. Marmar en 1997 afin d&rsquo;actualiser l&rsquo;instrument original pionnier de Mardi Horowitz \u00e9labor\u00e9 en 1979 (l&rsquo;<em>Impact of Event Scale<\/em>, IES), l&rsquo;IES-R incorpore formellement l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative (<em>hyperarousal<\/em>). Cette r\u00e9vision majeure a permis d&rsquo;aligner directement la structure de l&rsquo;outil sur les crit\u00e8res diagnostiques B (intrusions), C (\u00e9vitement et \u00e9moussement affectif) et D (hyperactivation) du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_de_stress_post-traumatique\">trouble de stress post-traumatique<\/a> (TSPT \/ PTSD) d\u00e9finis par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\">American Psychological Association<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument se compose de 22 items auto-administr\u00e9s, cot\u00e9s au moyen d&rsquo;une \u00e9chelle de type Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Not at all \u00bb \/ Pas du tout) \u00e0 4 (\u00ab Extremely \u00bb \/ Extr\u00eamement). Le participant est invit\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer l&rsquo;intensit\u00e9 de sa d\u00e9tresse ressentie au cours des sept derniers jours par rapport \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement de vie hautement stressant ou traumatique clairement sp\u00e9cifi\u00e9. L&rsquo;\u00e9chelle g\u00e9n\u00e8re un score total de d\u00e9tresse subjective globale (allant de 0 \u00e0 88) ainsi que trois scores dimensionnels distincts correspondant \u00e0 ses sous-\u00e9chelles : l&rsquo;Intrusion (8 items), l&rsquo;\u00c9vitement (8 items) et l&rsquo;Hyperactivation (6 items). Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de l&rsquo;IES-R sont remarquablement solides \u00e0 travers une multitude de contextes cliniques, transculturels et populationnels (survivants de catastrophes naturelles, victimes de violences interpersonnelles, v\u00e9t\u00e9rans de guerre, patients hospitalis\u00e9s en soins intensifs ou personnel de sant\u00e9 expos\u00e9 \u00e0 des pand\u00e9mies). La consistance interne est g\u00e9n\u00e9ralement excellente, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,87 et 0,94 pour l&rsquo;\u00e9chelle globale et d\u00e9passant couramment 0,80 pour chacune des dimensions. Des seuils cliniques empiriques (notamment un score seuil de 33) permettent d&rsquo;identifier avec une haute sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 les individus pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de diagnostic de TSPT av\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Trouble de stress post-traumatique, TSPT, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation du traumatisme, intrusion, \u00e9vitement cognitif, hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative, d\u00e9tresse psychologique, validit\u00e9 transculturelle, IES-R, r\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle, victimologie, anxi\u00e9t\u00e9 post-traumatique, reviviscence.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Daniel S. Weiss, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au D\u00e9partement de Psychiatrie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 San Francisco (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ucsf.edu\">University of California, San Francisco &#8211; UCSF<\/a>), San Francisco, Californie, \u00c9tats-Unis. Sp\u00e9cialiste reconnu internationalement des m\u00e9thodes d&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique et des troubles li\u00e9s aux traumatismes psychologiques chez les v\u00e9t\u00e9rans et les civils.<\/li>\n<li><strong>Charles R. Marmar, M.D.<\/strong> : Professeur et titulaire de la chaire Lucius N. Littauer au D\u00e9partement de Psychiatrie du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/nyulangone.org\">NYU Langone Medical Center<\/a> (New York University School of Medicine), New York, \u00c9tats-Unis. Ancien vice-pr\u00e9sident et professeur \u00e0 l&rsquo;UCSF, il dirige d&rsquo;importants programmes de recherche neurobiologique et clinique sur le TSPT.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;IES-R est de fournir une mesure standardis\u00e9e, quantitative et cliniquement rigoureuse de la d\u00e9tresse psychologique subjective actuelle g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par un \u00e9v\u00e9nement traumatisant sp\u00e9cifique. Alors que de nombreux inventaires diagnostiques visent l&rsquo;\u00e9tablissement binaire d&rsquo;une nosographie psychiatrique, l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9e comme une \u00e9chelle dimensionnelle permettant de capturer le gradient de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 symptomatique et les fluctuations dynamiques des r\u00e9actions d&rsquo;adaptation face au traumatisme.<\/p>\n<h3>Applications cliniques<\/h3>\n<p>En pratique clinique, l&rsquo;IES-R r\u00e9pond \u00e0 plusieurs imp\u00e9ratifs majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage pr\u00e9coce et triage :<\/strong> Gr\u00e2ce \u00e0 sa bri\u00e8vet\u00e9 de passation (environ 5 \u00e0 10 minutes), l&rsquo;\u00e9chelle permet de d\u00e9pister rapidement les individus pr\u00e9sentant une souffrance aigu\u00eb ou chronique dans les services d&rsquo;urgence, les unit\u00e9s de psychiatrie de liaison, les centres m\u00e9dico-psychologiques ou lors de missions humanitaires d&rsquo;urgence.<\/li>\n<li><strong>Surveillance th\u00e9rapeutique longitudinale :<\/strong> L&rsquo;IES-R est largement employ\u00e9e pour mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 des protocoles psychoth\u00e9rapeutiques cibl\u00e9s sur le traumatisme, tels que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale centr\u00e9e sur le trauma (TCC-CT), l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Int%C3%A9gration_du_cycle_de_la_vie\">EMDR<\/a> (d\u00e9sensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou les pharmacoth\u00e9rapies. Sa fen\u00eatre temporelle r\u00e9trospective de sept jours en fait un outil id\u00e9al pour appr\u00e9cier les r\u00e9ductions symptomatiques semaine apr\u00e8s semaine.<\/li>\n<li><strong>Cartographie du profil clinique individuel :<\/strong> L&rsquo;\u00e9valuation conjointe des trois sous-\u00e9chelles fournit au clinicien des indications pr\u00e9cieuses quant au m\u00e9canisme pr\u00e9dominant de la d\u00e9compensation : dominance des ph\u00e9nom\u00e8nes de reviviscence invasive n\u00e9cessitant des techniques de stabilisation \u00e9motionnelle, pr\u00e9dominance d&rsquo;un \u00e9vitement phobique massif bloquant l&rsquo;int\u00e9gration cognitive, ou hypervigilance invalidante alt\u00e9rant le sommeil et la r\u00e9gulation physiologique.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications en recherche et justification th\u00e9orique<\/h3>\n<p>Sur le plan de la recherche scientifique, l&rsquo;IES-R standardise la mesure de la morbidit\u00e9 post-traumatique \u00e0 travers des cohortes h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Elle permet de quantifier l&rsquo;impact d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements de vie extr\u00eames (accidents industriels, attentats terroristes, agressions sexuelles, pertes traumatiques) mais \u00e9galement de stresseurs m\u00e9dicaux s\u00e9v\u00e8res, tels que l&rsquo;annonce d&rsquo;un diagnostic d&rsquo;affection maligne, un s\u00e9jour en r\u00e9animation ou les fausses couches. Th\u00e9oriquement, l&rsquo;outil repose sur la pr\u00e9misse que le traumatisme submerge les sch\u00e9mas cognitifs pr\u00e9existants de l&rsquo;individu, g\u00e9n\u00e9rant une oscillation caract\u00e9ristique entre des tentatives d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es pour exclure l&rsquo;information traumatique du champ de conscience (\u00e9vitement) et la r\u00e9\u00e9mergence incontr\u00f4lable de cette information sous forme de souvenirs intrusifs, le tout entretenu par une hyperexcitabilit\u00e9 neurophysiologique persistante.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par l&rsquo;IES-R refl\u00e8te la constellation symptomatique de la r\u00e9action au stress traumatique, d\u00e9compos\u00e9e en trois dimensions psychopathologiques interd\u00e9pendantes mais structuralement distinctes :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;Intrusion (8 items)<\/h3>\n<p>La dimension d&rsquo;intrusion correspond \u00e0 l&rsquo;irruption involontaire, soudaine et p\u00e9nible de mat\u00e9riel mn\u00e9sique ou sensoriel li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement dans le flux de la conscience. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne traduit l&rsquo;\u00e9chec des m\u00e9canismes d&rsquo;int\u00e9gration narrative de la m\u00e9moire traumatique. Les manifestations englobent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Les pens\u00e9es intrusives non d\u00e9sir\u00e9es :<\/strong> L&rsquo;individu rapporte que des souvenirs de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement s&rsquo;imposent \u00e0 lui sans qu&rsquo;il l&rsquo;ait souhait\u00e9 (ex. : Item 6 : <em>\u00ab I thought about it when I didn&rsquo;t mean to \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Les images mentales vives et flash-backs :<\/strong> Des images pr\u00e9cises de la sc\u00e8ne traumatique surgissent spontan\u00e9ment (ex. : Item 9 : <em>\u00ab Pictures about it popped into my mind \u00bb<\/em>) ou l&rsquo;individu a le sentiment de revivre physiquement l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 14).<\/li>\n<li><strong>Les cauchemars r\u00e9p\u00e9titifs et perturbations du sommeil :<\/strong> Les reviviscences nocturnes sous forme de r\u00eaves angoissants (Item 20) et les r\u00e9veils fr\u00e9quents avec incapacit\u00e9 de se rendormir (Item 2).<\/li>\n<li><strong>La r\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle d\u00e9clench\u00e9e par des indices de rappel :<\/strong> Toute \u00e9vocation externe ou environnementale r\u00e9active imm\u00e9diatement des vagues de d\u00e9tresse affective intense (Item 1, Item 3, Item 16).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. L&rsquo;\u00c9vitement (8 items)<\/h3>\n<p>La dimension d&rsquo;\u00e9vitement regroupe l&rsquo;ensemble des strat\u00e9gies d\u00e9fensives, comportementales et cognitives, mises en \u0153uvre par le sujet pour \u00e9chapper aux stimuli associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement traumatisant, ainsi que les ph\u00e9nom\u00e8nes de restriction affective. Elle comprend :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9vitement comportemental :<\/strong> Le refus actif de se confronter aux lieux, personnes, conversations ou situations qui rappellent l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 8 : <em>\u00ab I stayed away from reminders of it \u00bb<\/em> ; Item 22 : <em>\u00ab I tried not to talk about it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9vitement cognitivo-\u00e9motionnel :<\/strong> L&rsquo;effort d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 pour expulser les pens\u00e9es traumatiques de l&rsquo;esprit, refouler la m\u00e9moire de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement ou bloquer la prise de conscience des sentiments perturbateurs (Item 5, Item 11, Item 12, Item 17).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9moussement affectif et la d\u00e9r\u00e9alisation :<\/strong> Des manifestations dissociatives ou d&rsquo;anesth\u00e9sie \u00e9motionnelle o\u00f9 l&rsquo;individu a le sentiment que ses affects sont \u00e9teints (Item 13 : <em>\u00ab My feelings about it were kind of numb \u00bb<\/em>) ou que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement rel\u00e8ve de l&rsquo;irr\u00e9el ou n&rsquo;a jamais exist\u00e9 (Item 7 : <em>\u00ab I felt as if it hadn&rsquo;t happened or wasn&rsquo;t real \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. L&rsquo;Hyperactivation (6 items)<\/h3>\n<p>L&rsquo;hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative (<em>hyperarousal<\/em>) constitue l&rsquo;apport structurel sp\u00e9cifique de Weiss et Marmar par rapport \u00e0 l&rsquo;IES classique. Elle \u00e9value l&rsquo;\u00e9tat permanent d&rsquo;alerte, la dysr\u00e9gulation du syst\u00e8me nerveux autonome sympathique et l&rsquo;incapacit\u00e9 physiologique \u00e0 revenir \u00e0 un \u00e9tat de repos. Les items explorent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;irritabilit\u00e9 et les acc\u00e8s de col\u00e8re :<\/strong> Un seuil de tol\u00e9rance \u00e0 la frustration fortement abaiss\u00e9 (Item 4 : <em>\u00ab I felt irritable and angry \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Les r\u00e9actions de sursaut exag\u00e9r\u00e9es :<\/strong> Une sensibilit\u00e9 accrue aux bruits soudains ou aux mouvements impr\u00e9vus (Item 10 : <em>\u00ab I was jumpy and easily startled \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;insomnie d&rsquo;endormissement :<\/strong> L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9tendre l&rsquo;activit\u00e9 psychomotrice au moment du coucher (Item 15 : <em>\u00ab I had trouble falling asleep \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Les d\u00e9ficits attentionnels :<\/strong> Une dispersion constante des ressources cognitives alt\u00e9rant la concentration quotidienne (Item 18 : <em>\u00ab I had trouble concentrating \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>La r\u00e9activit\u00e9 somatologique aux rappels :<\/strong> Des d\u00e9charges neurov\u00e9g\u00e9tatives p\u00e9riph\u00e9riques (palpitations, sueurs, naus\u00e9es, dyspn\u00e9e) d\u00e9clench\u00e9es par les \u00e9l\u00e9ments \u00e9vocateurs (Item 19).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;hypervigilance :<\/strong> Un sentiment constant d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 conduisant le sujet \u00e0 scruter continuellement l&rsquo;environnement \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt d&rsquo;une menace potentielle (Item 21 : <em>\u00ab I felt watchful and on-guard \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de l&rsquo;IES-R s&rsquo;ancre dans les th\u00e9ories du traitement cognitif de l&rsquo;information traumatique, en particulier le mod\u00e8le \u00e9labor\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Mardi_Jon_Horowitz\">Mardi J. Horowitz<\/a> (1976, 1979), enrichi par les mod\u00e8les contemporains de la psychopathologie cognitive (notamment ceux d&rsquo;Edna Foa et de Rachel Ehlers &#038; David M. Clark).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le du traitement de l&rsquo;information d&rsquo;Horowitz<\/h3>\n<p>Selon Horowitz, l&rsquo;exposition \u00e0 un choc traumatique surcharge brutalement les capacit\u00e9s de traitement de l&rsquo;appareil psychique. Les informations traumatiques g\u00e9n\u00e8rent une \u00ab surcharge cognitive \u00bb parce qu&rsquo;elles entrent en contradiction violente avec les sch\u00e9mas fondamentaux de l&rsquo;individu relatifs \u00e0 sa propre s\u00e9curit\u00e9, \u00e0 la pr\u00e9visibilit\u00e9 du monde et au sens de son existence. Afin d&rsquo;\u00e9viter une d\u00e9sorganisation psychotique ou un effondrement affectif sous l&rsquo;effet d&rsquo;une angoisse cataclysmique, le psychisme enclenche des m\u00e9canismes de d\u00e9fense primaires fond\u00e9s sur le d\u00e9ni, la mise \u00e0 distance et l&rsquo;engourdissement \u00e9motionnel : c&rsquo;est la phase d&rsquo;<strong>\u00e9vitement<\/strong>.<\/p>\n<p>Cependant, en vertu du \u00ab principe de compl\u00e9tion \u00bb (<em>completion principle<\/em>) th\u00e9oris\u00e9 par Horowitz, l&rsquo;esprit humain poss\u00e8de une tendance intrins\u00e8que \u00e0 int\u00e9grer toute nouvelle information au sein de ses structures cognitives permanentes. Par cons\u00e9quent, les repr\u00e9sentations mn\u00e9siques traumatiques non int\u00e9gr\u00e9es restent stock\u00e9es dans une m\u00e9moire active \u00e0 court terme hautement volatile. Elles font r\u00e9guli\u00e8rement irruption dans la conscience sous forme d&rsquo;images, de cauchemars et de r\u00e9miniscences incoercibles : c&rsquo;est la phase d&rsquo;<strong>intrusion<\/strong>. L&rsquo;adaptation normale au stress se caract\u00e9rise par des oscillations progressives entre ces deux phases, permettant une d\u00e9sensibilisation et une assimilation par paliers de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<h3>Int\u00e9gration de l&rsquo;axe neurobiologique et du DSM-IV<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;IES d&rsquo;Horowitz (1979) ait captur\u00e9 avec une remarquable pr\u00e9cision cette dialectique entre intrusion et \u00e9vitement, elle ignorait le substrat neurobiologique sous-jacent. Les travaux de recherche translationnelle des ann\u00e9es 1980 et 1990 (notamment conduits par Dennis Charney, John Krystal et Bessel van der Kolk) ont d\u00e9montr\u00e9 que le traumatisme grave entra\u00eene une sensibilisation durable de l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien et une hyperr\u00e9activit\u00e9 des r\u00e9cepteurs adr\u00e9nergiques du locus coeruleus et de l&rsquo;amygdale. Cette hyperexcitabilit\u00e9 autonome constitue le moteur physiologique qui p\u00e9rennise le sentiment de menace imminente.<\/p>\n<p>En \u00e9laborant l&rsquo;IES-R, Daniel S. Weiss et Charles R. Marmar ont fait le lien direct entre les postulats cognitifs d&rsquo;Horowitz et la s\u00e9miologie neurobiologique formalis\u00e9e dans les crit\u00e8res diagnostiques du DSM-IV. L&rsquo;adjonction des items d&rsquo;<strong>hyperactivation<\/strong> a permis de transformer un outil d&rsquo;investigation des m\u00e9canismes de d\u00e9fense en un instrument exhaustif d&rsquo;\u00e9valuation de la symptomatologie clinique du TSPT.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 de l&rsquo;IES-R a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un nombre consid\u00e9rable de validations empiriques \u00e0 travers le monde, d\u00e9montrant des qualit\u00e9s m\u00e9trologiques remarquables dans des \u00e9chantillons cliniques et non cliniques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit est confirm\u00e9e par la capacit\u00e9 de l&rsquo;IES-R \u00e0 discriminer significativement les individus expos\u00e9s \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement traumatique r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques formels du TSPT de ceux pr\u00e9sentant des r\u00e9actions adaptatives subcliniques ou non pathologiques. Les analyses en composantes principales et mod\u00e9lisations en \u00e9quations structurelles d\u00e9montrent que l&rsquo;organisation tri-factorielle correspond de mani\u00e8re congruente \u00e0 la dynamique ph\u00e9nom\u00e9nologique des survivants de traumatismes.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>L&rsquo;IES-R pr\u00e9sente des corr\u00e9lations positives \u00e9lev\u00e9es et statistiquement significatives avec les instruments de r\u00e9f\u00e9rence administr\u00e9s par des cliniciens ou par auto-questionnaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Corr\u00e9lations fortes avec la <em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em> (CAPS), consid\u00e9r\u00e9e comme le standard de r\u00e9f\u00e9rence international (valeurs de <em>r<\/em> comprises typiquement entre 0,72 et 0,84 selon les \u00e9tudes).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations hautement significatives avec la <em>PTSD Checklist<\/em> (PCL-C, PCL-S, PCL-5), avec des coefficients oscillant r\u00e9guli\u00e8rement entre <em>r<\/em> = 0,75 et <em>r<\/em> = 0,88.<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes avec des mesures de d\u00e9pression et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, telles que le <em>Beck Depression Inventory<\/em> (BDI-II, <em>r<\/em> \u2248 0,55 \u00e0 0,65) et le <em>State-Trait Anxiety Inventory<\/em> (STAI, <em>r<\/em> \u2248 0,58 \u00e0 0,70), refl\u00e9tant la comorbidit\u00e9 fr\u00e9quente entre d\u00e9tresse post-traumatique, trouble d\u00e9pressif caract\u00e9ris\u00e9 et angoisse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante est \u00e9tablie par des corr\u00e9lations nettement plus faibles entre l&rsquo;IES-R et des \u00e9chelles de traits de personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux non li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, ainsi que par sa capacit\u00e9 \u00e0 distinguer le TSPT d&rsquo;autres troubles psychiatriques primaires comme les phobies sp\u00e9cifiques non traumatiques ou les troubles de l&rsquo;usage de substances sans ant\u00e9c\u00e9dents traumatiques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et seuils cliniques (Cut-off scores)<\/h3>\n<p>Dans une \u00e9tude empirique pivot men\u00e9e par Creamer, Bell et Failla (2003) aupr\u00e8s de 120 v\u00e9t\u00e9rans et individus expos\u00e9s \u00e0 divers traumatismes civils, l&rsquo;IES-R a d\u00e9montr\u00e9 une excellente pr\u00e9cision diagnostique :<\/p>\n<ul>\n<li>Un <strong>score seuil global de 33<\/strong> sur 88 a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 comme optimal pour diagnostiquer un TSPT probable, offrant une sensibilit\u00e9 diagnostique de 0,91 et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 0,82.<\/li>\n<li>D&rsquo;autres \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques sugg\u00e8rent qu&rsquo;un score de <strong>24 ou plus<\/strong> repr\u00e9sente un seuil d&rsquo;alerte clinique pour une d\u00e9tresse post-traumatique cliniquement significative justifiant un suivi, tandis qu&rsquo;un score sup\u00e9rieur \u00e0 <strong>37<\/strong> d\u00e9note une symptomatologie s\u00e9v\u00e8re avec un risque substantiel de dysfonctionnement immunologique et d&rsquo;alt\u00e9ration socio-professionnelle majeure.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;IES-R atteste d&rsquo;une pr\u00e9cision de mesure extr\u00eamement rigoureuse, tant sur le plan de la coh\u00e9rence interne que de la stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Weiss et Marmar (1997), ainsi que dans les r\u00e9plications ult\u00e9rieures conduites sur des \u00e9chantillons de grande envergure (Beck et al., 2008 ; Creamer et al., 2003) :<\/p>\n<ul>\n<li>Le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> pour le score total de l&rsquo;IES-R se situe de mani\u00e8re consistante entre <strong>0,92 et 0,96<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;une excellente consistance interne.<\/li>\n<li>Pour la sous-\u00e9chelle <strong>Intrusion<\/strong>, les valeurs d&rsquo;alpha s&rsquo;\u00e9tendent de <strong>0,87 \u00e0 0,94<\/strong>.<\/li>\n<li>Pour la sous-\u00e9chelle <strong>\u00c9vitement<\/strong>, les valeurs d&rsquo;alpha varient de <strong>0,84 \u00e0 0,89<\/strong>.<\/li>\n<li>Pour la sous-\u00e9chelle <strong>Hyperactivation<\/strong>, les valeurs d&rsquo;alpha sont comprises entre <strong>0,79 et 0,91<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces indices d\u00e9montrent que les items composant chaque dimension mesurent de mani\u00e8re homog\u00e8ne le m\u00eame construit th\u00e9orique sous-jacent sans redondance excessive.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle des scores de l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e aupr\u00e8s de populations stables non soumises \u00e0 une intervention th\u00e9rapeutique imm\u00e9diate. Weiss et Marmar (1997) ont rapport\u00e9 des coefficients de corr\u00e9lation test-retest allant de <strong>0,51 \u00e0 0,94<\/strong> selon les sous-\u00e9chelles et les intervalles de temps consid\u00e9r\u00e9s. Dans des protocoles de retest standardis\u00e9s \u00e0 1 ou 2 semaines d&rsquo;intervalle chez des patients en phase de stress post-traumatique chronique, les corr\u00e9lations intraclasses (ICC) pour le score total d\u00e9passent g\u00e9n\u00e9ralement <strong>0,85<\/strong>, confirmant que l&rsquo;outil capte un \u00e9tat psychologique stable dans le temps en l&rsquo;absence de modifications environnementales ou cliniques notables.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de l&rsquo;IES-R a suscit\u00e9 de riches d\u00e9bats psychom\u00e9triques au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, mobilisant \u00e0 la fois des analyses factorielles exploratoires (AFE) et des analyses factorielles confirmatoires (AFC).<\/p>\n<h3>Structure originale \u00e0 trois facteurs de Weiss et Marmar<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires initiales conduites par Weiss et Marmar (1997) \u00e0 l&rsquo;aide de rotations obliques ont isol\u00e9 trois facteurs principaux correspondant aux dimensions attendues :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Facteur 1 (Intrusion) :<\/strong> Les items 1, 2, 3, 6, 9, 14, 16 et 20 pr\u00e9sentent de fortes saturations factorielles (couramment sup\u00e9rieures \u00e0 0,55) sur ce facteur. Il convient de souligner que l&rsquo;item 14 (<em>\u00ab I found myself acting or feeling like I was back at that time \u00bb<\/em>), bien qu&rsquo;initialement d\u00e9riv\u00e9 pour le domaine de l&rsquo;hyperactivit\u00e9 ou de la dissociation, sature syst\u00e9matiquement de fa\u00e7on pr\u00e9dominante sur le facteur d&rsquo;intrusion sous forme d&rsquo;\u00e9tat de reviviscence \/ flash-back.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 (\u00c9vitement) :<\/strong> Les items 5, 7, 8, 11, 12, 13, 17 et 22 saturent nettement sur cette composante, capturant \u00e0 la fois l&rsquo;\u00e9vitement comportemental et l&rsquo;\u00e9moussement affectif.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 (Hyperactivation) :<\/strong> Les items 4, 10, 15, 18, 19 et 21 regroupent l&rsquo;agitation, les r\u00e9actions physiologiques et les troubles de la vigilance.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Mod\u00e8les alternatifs en AFC<\/h3>\n<p>Bien que le mod\u00e8le th\u00e9orique tridimensionnel offre un ajustement statistique satisfaisant (indices RMSEA &lt; 0,08 ; CFI &gt; 0,90) dans la plupart des cohortes cliniques, plusieurs chercheurs ont examin\u00e9 la concordance de l&rsquo;IES-R avec les mod\u00e8les \u00e0 quatre facteurs du TSPT d\u00e9velopp\u00e9s pour le DSM-IV et le DSM-5 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le mod\u00e8le \u00e0 quatre facteurs de King et al. (1998) :<\/strong> Ce mod\u00e8le subdivise l&rsquo;\u00e9vitement en deux composantes distinctes : l&rsquo;<em>\u00c9vitement d&rsquo;effort<\/em> (efforts conscients pour fuir les rappels) et l&rsquo;<em>\u00c9moussement \u00e9motionnel<\/em> (sentiment de d\u00e9tachement et anesth\u00e9sie affective), parall\u00e8lement aux facteurs d&rsquo;Intrusion et d&rsquo;Hyperactivation. Plusieurs \u00e9tudes confirmatoires (p. ex., Creamer et al., 2003) ont relev\u00e9 que ce mod\u00e8le \u00e0 4 facteurs fournit parfois un ajustement empirique marginalement sup\u00e9rieur au mod\u00e8le original \u00e0 3 facteurs.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le de dysphorie de Simms et al. (2002) :<\/strong> Ce mod\u00e8le regroupe les sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux de mal-\u00eatre, d&rsquo;irritabilit\u00e9 et de perturbation du sommeil au sein d&rsquo;une dimension globale de \u00ab dysphorie \u00bb, s\u00e9parant l&rsquo;hypervigilance somato-sensorielle pure de l&rsquo;affect n\u00e9gatif diffus.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Malgr\u00e9 ces raffinements mod\u00e9lisateurs, le mod\u00e8le \u00e0 trois facteurs de Weiss et Marmar demeure le standard universellement adopt\u00e9 pour la cotation clinique et le calcul des sous-\u00e9chelles de l&rsquo;IES-R, en raison de son ad\u00e9quation clinique directe et de sa robustesse transculturelle d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 travers de multiples langues et contextes socioculturels.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;organisation technique et clinique de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e se d\u00e9cline selon les caract\u00e9ristiques suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (\u00e9valuation par auto-\u00e9valuation de la d\u00e9tresse subjective post-traumatique).<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Formulaire papier-crayon ou administration num\u00e9rique informatis\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 22 items brefs r\u00e9dig\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.<\/li>\n<li><strong>Fen\u00eatre temporelle d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Les 7 derniers jours (<em>\u00ab during the past seven days \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de type Likert en 5 points :\n<ul>\n<li>0 = <em>Not at all<\/em> (Pas du tout)<\/li>\n<li>1 = <em>A little bit<\/em> (Un peu)<\/li>\n<li>2 = <em>Moderately<\/em> (Mod\u00e9r\u00e9ment)<\/li>\n<li>3 = <em>Quite a bit<\/em> (Assez \/ Beaucoup)<\/li>\n<li>4 = <em>Extremely<\/em> (Extr\u00eamement)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score total de l&rsquo;IES-R :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique directe des 22 items, s&rsquo;\u00e9chelonnant de 0 \u00e0 88 (un score plus \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une d\u00e9tresse post-traumatique plus s\u00e9v\u00e8re).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Intrusion (8 items) :<\/strong> Somme (0 \u00e0 32) ou moyenne (0 \u00e0 4) des items 1, 2, 3, 6, 9, 14, 16 et 20.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle \u00c9vitement (8 items) :<\/strong> Somme (0 \u00e0 32) ou moyenne (0 \u00e0 4) des items 5, 7, 8, 11, 12, 13, 17 et 22.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Hyperactivation (6 items) :<\/strong> Somme (0 \u00e0 24) ou moyenne (0 \u00e0 4) des items 4, 10, 15, 18, 19 et 21.<\/li>\n<li><em>Note m\u00e9thodologique :<\/em> Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9 (aucun score invers\u00e9). Pour une comparaison directe avec l&rsquo;\u00e9chelle originale IES d&rsquo;Horowitz (1979), seuls les items des sous-\u00e9chelles Intrusion et \u00c9vitement doivent \u00eatre somm\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Public cible :<\/strong> Adolescents et adultes expos\u00e9s \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement traumatique identifi\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> L&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e en 1995 et publi\u00e9e officiellement dans l&rsquo;ouvrage clinique de r\u00e9f\u00e9rence de J. P. Wilson &amp; T. M. Keane en 1997.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> Les auteurs ont plac\u00e9 l&rsquo;IES-R dans le domaine public \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique, scientifique et clinique non commerciale. L&rsquo;\u00e9chelle peut \u00eatre utilis\u00e9e sans frais ni paiement de redevances. L&rsquo;utilisation dans le cadre d&rsquo;essais cliniques parrain\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou dans des contextes commerciaux peut n\u00e9cessiter une autorisation aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs des droits ou des \u00e9diteurs.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement les publications originales de Weiss et Marmar lors de toute diffusion de donn\u00e9es issues de l&rsquo;instrument.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les sources acad\u00e9miques cl\u00e9s attestant de la validit\u00e9 et des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de l&rsquo;instrument incluent :<\/p>\n<ul>\n<li>Asukai, N., Kato, H., Kawamura, N., Kim, Y., Yamamoto, K., Kishimoto, J., Miyake, Y., &amp; Nishizono-Maher, A. (2002). Reliability and validity of the Japanese twin version of the Impact of Event Scale-Revised. <em>The Journal of Nervous and Mental Disease<\/em>, 190(3), 175\u2013182. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00005053-200203000-00006\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00005053-200203000-00006<\/a><\/li>\n<li>Beck, J. G., Grant, D. M., Read, J. P., Clapp, J. D., Coffey, S. F., Miller, L. M., &amp; Palyo, S. A. (2008). The Clean Impact of Event Scale-Revised: A confirmatory factor analytic study in a trauma-exposed college sample. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 22(4), 686\u2013698. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2007.07.001\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2007.07.001<\/a><\/li>\n<li>Creamer, M., Bell, R., &amp; Failla, S. (2003). Psychometric properties of the Impact of Event Scale &#8211; Revised. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 41(12), 1489\u20131496. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.010\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.010<\/a><\/li>\n<li>Horowitz, M., Wilner, N., &amp; Alvarez, W. (1979). Impact of Event Scale: A measure of subjective stress. <em>Psychosomatic Medicine<\/em>, 41(3), 209\u2013218. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-197905000-00004\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-197905000-00004<\/a><\/li>\n<li>King, D. W., Leskin, G. A., King, L. A., &amp; Weathers, F. W. (1998). Confirmatory factor analysis of the Clinician-Administered PTSD Scale: Evidence for the dimensionality of posttraumatic stress disorder. <em>Psychological Assessment<\/em>, 10(2), 90\u201396. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.10.2.90\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.10.2.90<\/a><\/li>\n<li>Rash, C. J., Coffey, S. F., Baschnagel, J. S., Drobes, D. J., &amp; Saladin, M. E. (2008). Psychometric properties of the IES-R in traumatized substance dependent individuals. <em>Addictive Behaviors<\/em>, 33(8), 1039\u20131047. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2008.03.012\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2008.03.012<\/a><\/li>\n<li>Simms, L. J., Watson, D., &amp; Doebbeling, B. N. (2002). Confirmatory factor analyses of posttraumatic stress symptoms in deployed and nondeployed veterans of the Gulf War. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 111(4), 637\u2013647. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.111.4.637\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.111.4.637<\/a><\/li>\n<li>Weiss, D. S., &amp; Marmar, C. R. (1997). The Impact of Event Scale &#8211; Revised. In J. P. Wilson &amp; T. M. Keane (Eds.), <em>Assessing psychological trauma and PTSD: A practitioner&rsquo;s handbook<\/em> (pp. 399\u2013411). Guilford Press.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>INSTRUCTIONS:<\/strong> Below is a list of difficulties people sometimes have after stressful life events. Please read each item, and then indicate how distressing each difficulty has been for you <strong>DURING THE PAST SEVEN DAYS<\/strong> with respect to ____________________________, how much were you distressed or bothered by these difficulties?<\/p>\n<p><strong>Response scale:<\/strong><br \/>\n  0 = Not at all<br \/>\n  1 = A little bit<br \/>\n  2 = Moderately<br \/>\n  3 = Quite a bit<br \/>\n  4 = Extremely<\/p>\n<ol>\n<li>Any reminder brought back feelings about it.<\/li>\n<li>I had trouble staying asleep.<\/li>\n<li>Other things kept making me think about it.<\/li>\n<li>I felt irritable and angry.<\/li>\n<li>I avoided letting myself get upset when I thought about it or was reminded of it.<\/li>\n<li>I thought about it when I didn&rsquo;t mean to.<\/li>\n<li>I felt as if it hadn&rsquo;t happened or wasn&rsquo;t real.<\/li>\n<li>I stayed away from reminders of it.<\/li>\n<li>Pictures about it popped into my mind.<\/li>\n<li>I was jumpy and easily startled.<\/li>\n<li>I tried not to think about it.<\/li>\n<li>I was aware that I still had a lot of feelings about it, but I didn&rsquo;t deal with them.<\/li>\n<li>My feelings about it were kind of numb.<\/li>\n<li>I found myself acting or feeling like I was back at that time.<\/li>\n<li>I had trouble falling asleep.<\/li>\n<li>I had waves of strong feelings about it.<\/li>\n<li>I tried to remove it from my memory.<\/li>\n<li>I had trouble concentrating.<\/li>\n<li>Reminders of it caused me to have physical reactions, such as sweating, trouble breathing, nausea, or a pounding heart.<\/li>\n<li>I had dreams about it.<\/li>\n<li>I felt watchful and on-guard.<\/li>\n<li>I tried not to talk about it.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e (IES-R) de Weiss et Marmar : propri\u00e9t\u00e9s de mesure, validit\u00e9, consistance interne, structure factorielle et items originaux.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[3,2,14252],"tags":[194,1880,2278,2276,2277,16,103,1246,1245],"class_list":["post-11260","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","category-traumatisme-et-tspt","tag-evaluation-clinique","tag-evitement","tag-hyperactivation","tag-ies-r","tag-intrusion","tag-psychometrie","tag-stress-post-traumatique","tag-traumatisme-psychologique","tag-tspt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11260","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11260"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11260\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11260"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11260"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11260"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}