{"id":11041,"date":"2026-09-30T07:13:10","date_gmt":"2026-09-30T07:13:10","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-depression-de-calgary-pour-la-schizophrenie\/"},"modified":"2026-09-30T07:13:10","modified_gmt":"2026-09-30T07:13:10","slug":"echelle-de-depression-de-calgary-pour-la-schizophrenie","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-depression-de-calgary-pour-la-schizophrenie","title":{"rendered":"\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie<\/strong> (<em>Calgary Depression Scale for Schizophrenia<\/em>, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Calgary_Depression_Scale_for_Schizophrenia\">CDSS<\/a>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation semi-structur\u00e9 con\u00e7u sp\u00e9cifiquement pour \u00e9valuer la pr\u00e9sence et l&rsquo;intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs chez les patients souffrant de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Schizophr%C3%A9nie\">schizophr\u00e9nie<\/a>. Historiquement d\u00e9velopp\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 par Donald Addington et ses collaborateurs \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary, cette \u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e afin de surmonter une limite nosologique majeure : l&rsquo;intrication ph\u00e9nom\u00e9nologique entre la d\u00e9pression, les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs du spectre psychotique (tels que l&rsquo;\u00e9moussement affectif, l&rsquo;anh\u00e9donie ou l&rsquo;avolition) et les effets secondaires extrapyramidaux induits par les antipsychotiques (notamment la parkinsonie et l&rsquo;akin\u00e9sie). Compos\u00e9e de 9 items \u2014 dont 8 items interrog\u00e9s directement aupr\u00e8s du patient et 1 item reposant sur l&rsquo;observation clinique longitudinale durant l&rsquo;entretien \u2014, la CDSS capture une dimension d\u00e9pressive pure et unidimensionnelle.<\/p>\n<p>Chaque item est cot\u00e9 sur une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Likert\">Likert<\/a> \u00e0 4 points (allant de 0 = absent \u00e0 3 = s\u00e9v\u00e8re), fournissant un score composite total variant de 0 \u00e0 27 points. Un score seuil sup\u00e9rieur \u00e0 6 points d\u00e9montre une sensibilit\u00e9 d&rsquo;environ 85 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 82 % pour l&rsquo;identification d&rsquo;un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_d%C3%A9pressif_majeur\">\u00e9pisode d\u00e9pressif majeur<\/a> comorbide selon les crit\u00e8res diagnostiques conventionnels. D&rsquo;un point de vue psychom\u00e9trique, la CDSS affiche une excellente coh\u00e9rence interne (alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,76 et 0,89), une fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges tr\u00e8s robuste (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse souvent sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85) ainsi qu&rsquo;une validit\u00e9 discriminante remarquable, illustr\u00e9e par de faibles corr\u00e9lations avec les sous-\u00e9chelles de sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs de la PANSS ou de la BPRS, et une quasi-absence de corr\u00e9lation avec les \u00e9chelles de sympt\u00f4mes extrapyramidaux.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie, CDSS, schizophr\u00e9nie, \u00e9pisode d\u00e9pressif majeur, sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs, sympt\u00f4mes extrapyramidaux, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, validit\u00e9 discriminante, fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges, h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation clinique, psychiatrie clinique.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs et psychiatres universitaires de renom rattach\u00e9s au D\u00e9partement de psychiatrie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary (Alberta, Canada) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dr Donald Addington, MD, FRCPC<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au D\u00e9partement de psychiatrie de la Cumming School of Medicine, Universit\u00e9 de Calgary, Alberta, Canada. Psychiatre clinicien, chercheur pionnier dans la nosographie des troubles affectifs au sein des psychoses chroniques et l&rsquo;\u00e9laboration de guides de pratique clinique. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:addingto@ucalgary.ca\">addingto@ucalgary.ca<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Dr Jean Addington, PhD<\/strong> : Professeure au D\u00e9partement de psychiatrie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary, titulaire de chaires de recherche sur les \u00e9tats mentaux \u00e0 haut risque de psychose et les interventions pr\u00e9coces dans les troubles du spectre de la schizophr\u00e9nie.<\/li>\n<li><strong>Dr Bonnie Schissel, PhD<\/strong> : Chercheuse et statisticienne ayant particip\u00e9 \u00e0 la mod\u00e9lisation initiale et aux premi\u00e8res r\u00e9ductions factorielles des items dans les ann\u00e9es 1990.<\/li>\n<li><strong>Dr Eleanor Maticka-Tyndale, PhD<\/strong> : M\u00e9thodologue et statisticienne, Professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Windsor, ayant codirig\u00e9 les analyses de fid\u00e9lit\u00e9, de consistance interne et de validit\u00e9 de construit de la version d\u00e9finitive \u00e0 9 items.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>La d\u00e9pression au cours de la schizophr\u00e9nie repr\u00e9sente un enjeu \u00e9pid\u00e9miologique et clinique fondamental. Les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature psychiatrique internationale indiquent que la pr\u00e9valence des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs comorbides varie entre 7 % et 75 % selon les phases de la maladie, avec une pr\u00e9valence moyenne \u00e9tablie autour de 25 % (Kim et al., 2006 ; M\u00fcller et al., 2005). La survenue d&rsquo;un syndrome d\u00e9pressif au sein du tableau psychotique aggrave consid\u00e9rablement le pronostic fonctionnel : elle augmente le risque de rechute psychotique, majore les taux de r\u00e9hospitalisation, d\u00e9t\u00e9riore la qualit\u00e9 de vie per\u00e7ue, complique l&rsquo;observance th\u00e9rapeutique et, par-dessus tout, d\u00e9multiplie le risque de passage \u00e0 l&rsquo;acte suicidaire, le suicide constituant la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9e chez les personnes vivant avec une schizophr\u00e9nie.<\/p>\n<p>Cependant, l&rsquo;\u00e9valuation de la d\u00e9pression dans cette population est historiquement entrav\u00e9e par un obstacle m\u00e9thodologique complexe nomm\u00e9 le probl\u00e8me du chevauchement symptomatologique (<em>symptom overlap<\/em>). Les instruments classiques d&rsquo;\u00e9valuation d\u00e9pressive, initialement con\u00e7us pour les populations non psychotiques \u2014 tels que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Hamilton_Rating_Scale_for_Depression\">\u00c9chelle de d\u00e9pression de Hamilton (HDRS)<\/a>, l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Montgomery%E2%80%93%C3%85sberg_Depression_Rating_Scale\">\u00c9chelle de Montgomery-\u00c5sberg (MADRS)<\/a> ou l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Inventaire_de_d%C3%A9pression_de_Beck\">Inventaire de d\u00e9pression de Beck (BDI)<\/a> \u2014, s&rsquo;av\u00e8rent inadapt\u00e9s. En effet, de nombreux items de ces outils mesurent des dimensions somatiques ou comportementales (retrait social, ralentissement psychomoteur, perte d&rsquo;\u00e9nergie, diminution des mimiques expressives, difficult\u00e9s attentionnelles) qui, chez le patient schizophr\u00e8ne, peuvent r\u00e9sulter :<\/p>\n<ul>\n<li>De la symptomatologie n\u00e9gative intrins\u00e8que \u00e0 la maladie (avolition, \u00e9moussement affectif, alogie, asocialit\u00e9) ;<\/li>\n<li>D&rsquo;effets ind\u00e9sirables extrapyramidaux des traitements antipsychotiques (akin\u00e9sie parkinsonienne, bradykin\u00e9sie, s\u00e9dation) ;<\/li>\n<li>D&rsquo;une d\u00e9pression caract\u00e9ris\u00e9e surajout\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;objectif premier de la CDSS est donc de fournir aux cliniciens et aux chercheurs un outil de mesure standardis\u00e9 capable d&rsquo;isoler la d\u00e9pression \u00ab pure \u00bb de mani\u00e8re ind\u00e9pendante des sympt\u00f4mes positifs (d\u00e9lires, hallucinations), des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs primaires ou secondaires, et des sympt\u00f4mes moteurs extrapyramidaux. L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 intentionnellement con\u00e7ue pour \u00eatre sensible au changement th\u00e9rapeutique sous antid\u00e9presseurs ou interventions psychoth\u00e9rapeutiques, utilisable aussi bien lors de la phase aigu\u00eb d&rsquo;exacerbation psychotique qu&rsquo;au cours des phases r\u00e9siduelles ou de stabilisation en ambulatoire.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par l&rsquo;\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie repose sur l&rsquo;identification d&rsquo;une constellation s\u00e9miologique affective et cognitive distincte du d\u00e9ficit affectivo-volitionnel. Alors que les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs refl\u00e8tent une diminution quantitative de l&rsquo;expression \u00e9motionnelle et de l&rsquo;initiation comportementale (perte d&rsquo;expression, absence d&rsquo;\u00e9lan vital sans d\u00e9tresse subjective corr\u00e9l\u00e9e), la d\u00e9pression dans la CDSS est mod\u00e9lis\u00e9e comme une exp\u00e9rience subjective de souffrance psychique, de d\u00e9valorisation personnelle et de dysphorie douloureuse. La CDSS explore cette dimension \u00e0 travers 9 composantes cliniques sp\u00e9cifiquement calibr\u00e9es :<\/p>\n<h3>1. D\u00e9pression (Humeur d\u00e9pressive rapport\u00e9e)<\/h3>\n<p>Cet item \u00e9value le sentiment subjectif de tristesse, de d\u00e9couragement, de cafard ou de d\u00e9sespoir \u00e9prouv\u00e9 au cours des deux derni\u00e8res semaines. Le clinicien recherche si le patient ressent une douleur morale interne qu&rsquo;il est capable de d\u00e9crire verbalement, se d\u00e9marquant de la simple apathie o\u00f9 le sujet n&rsquo;\u00e9prouve pas de sentiment p\u00e9nible de tristesse mais une neutralit\u00e9 \u00e9motionnelle vide.<\/p>\n<h3>2. D\u00e9sespoir (Hopelessness)<\/h3>\n<p>Le d\u00e9sespoir mesure la vision n\u00e9gative de l&rsquo;avenir et l&rsquo;anticipation pessimiste de l&rsquo;existence. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une composante cognitive centrale selon la th\u00e9orie de Beck : le patient estime que son futur est irr\u00e9m\u00e9diablement sombre, que sa situation ne s&rsquo;am\u00e9liorera jamais et qu&rsquo;aucune intervention th\u00e9rapeutique ne saurait restaurer son bien-\u00eatre. Contrairement \u00e0 l&rsquo;avolition n\u00e9gative, le d\u00e9sespoir s&rsquo;accompagne d&rsquo;une certitude affective douloureuse d&rsquo;impuissance.<\/p>\n<h3>3. Auto-d\u00e9pr\u00e9ciation (Self-deprecation)<\/h3>\n<p>Cet item \u00e9value l&rsquo;estime de soi, le sentiment d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 et d&rsquo;inutilit\u00e9 personnelle. Le sujet exprime le sentiment d&rsquo;avoir \u00e9chou\u00e9 dans sa vie, d&rsquo;\u00eatre un fardeau pour autrui ou de poss\u00e9der moins de valeur que les autres individus. Cette d\u00e9pr\u00e9ciation se distingue de l&rsquo;inconduite sociale schizophr\u00e9nique en ce qu&rsquo;elle est explicitement investie d&rsquo;un affect d&rsquo;autocritique et d&rsquo;indignit\u00e9.<\/p>\n<h3>4. Id\u00e9es de culpabilit\u00e9 (Guilty ideas of reference)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item sonde la tendance du patient \u00e0 penser qu&rsquo;il est responsable d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements n\u00e9gatifs ou que son entourage le bl\u00e2me, le critique ou le rejette \u00e0 juste titre en raison de ses fautes pass\u00e9es. Il importe ici de distinguer la culpabilit\u00e9 n\u00e9vrotique ou d\u00e9pressive d&rsquo;un d\u00e9lire de pers\u00e9cution parano\u00efaque : dans la culpabilit\u00e9 d\u00e9pressive, le patient estime qu&rsquo;il m\u00e9rite ce qui lui arrive.<\/p>\n<h3>5. Culpabilit\u00e9 pathologique (Pathological guilt)<\/h3>\n<p>Cet item pousse l&rsquo;\u00e9valuation vers une culpabilit\u00e9 disproportionn\u00e9e, inappropri\u00e9e ou quasi d\u00e9lirante, o\u00f9 l&rsquo;individu ressent des remords intenses pour des fautes v\u00e9nielles, imaginaires ou anciennes, affirmant avoir caus\u00e9 du tort \u00e0 sa famille ou \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Cette dimension repr\u00e9sente un indicateur de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 affective majeure.<\/p>\n<h3>6. D\u00e9pression matinale (Morning depression)<\/h3>\n<p>Ce param\u00e8tre chronobiologique explore la variation diurne de l&rsquo;humeur. La d\u00e9pression endog\u00e8ne ou m\u00e9lancolique se caract\u00e9rise classiquement par une exacerbation des sentiments d\u00e9pressifs au r\u00e9veil, avec une att\u00e9nuation relative en fin de journ\u00e9e. L&rsquo;identification de cette fluctuation permet de s\u00e9parer la d\u00e9pression d&rsquo;un \u00e9moussement stable tout au long du nycth\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n<h3>7. R\u00e9veil pr\u00e9coce (Early awakening)<\/h3>\n<p>Contrairement aux insomnies d&rsquo;endormissement souvent associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;angoisse psychotique aigu\u00eb ou \u00e0 l&rsquo;akathisie induite par les neuroleptiques, le r\u00e9veil matinal pr\u00e9coce (au moins une \u00e0 deux heures avant l&rsquo;heure habituelle, avec incapacit\u00e9 de se rendormir) est un stigmate biologique hautement sp\u00e9cifique du trouble de l&rsquo;humeur.<\/p>\n<h3>8. Id\u00e9ation suicidaire (Suicidal ideation)<\/h3>\n<p>Cet item mesure l&rsquo;\u00e9ventail complet de l&rsquo;id\u00e9ation li\u00e9e \u00e0 la mort : depuis le sentiment passif que la vie ne vaut pas la peine d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cue jusqu&rsquo;\u00e0 la formulation de plans pr\u00e9cis ou de tentatives de suicide effectives. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un point n\u00e9vralgique pour la s\u00e9curit\u00e9 clinique du patient.<\/p>\n<h3>9. D\u00e9pression observ\u00e9e (Observed depression)<\/h3>\n<p>Seul item non verbal de l&rsquo;\u00e9chelle, il repose sur le jugement global du clinicien fond\u00e9 sur l&rsquo;observation des mimiques, de la posture, de la prosodie, des pleurs intermittents ou du faci\u00e8s accabl\u00e9 du patient tout au long de l&rsquo;entretien. Il permet de confronter le discours verbal aux manifestations \u00e9motionnelles objectives, en \u00e9vitant l&rsquo;assimilation du faci\u00e8s fig\u00e9 parkinsonien \u00e0 un masque de douleur morale.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique sous-jacent \u00e0 la CDSS s&rsquo;inscrit au carrefour de la psychopathologie ph\u00e9nom\u00e9nologique et du courant cognitivo-comportemental de la d\u00e9pression, appliqu\u00e9 au champ des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_du_spectre_de_la_schizophr%C3%A9nie\">troubles du spectre de la schizophr\u00e9nie<\/a>. Historiquement, la psychiatrie classique (notamment \u00e0 travers les conceptualisations d&rsquo;Emil Kraepelin et d&rsquo;Eugen Bleuler) postulait une scission fondamentale entre la <em>Dementia Praecox<\/em> \u2014 caract\u00e9ris\u00e9e par un affaiblissement progressif de la vie affective, l&rsquo;incoh\u00e9rence id\u00e9o-verbale et la dissociation \u2014 et la psychose maniaco-d\u00e9pressive, r\u00e9servant les d\u00e9r\u00e8glements thymiques \u00e0 cette derni\u00e8re entit\u00e9 nosographique. En cons\u00e9quence, les manifestations affectives chez les personnes schizophr\u00e8nes ont longtemps \u00e9t\u00e9 minimis\u00e9es, n\u00e9glig\u00e9es ou consid\u00e9r\u00e9es comme de simples \u00e9piph\u00e9nom\u00e8nes de la d\u00e9sorganisation psychotique.<\/p>\n<p>\u00c0 partir des ann\u00e9es 1970 et 1980, les travaux de chercheurs tels que William T. Carpenter, John M. Kane et Samuel Siris ont mis en lumi\u00e8re l&rsquo;autonomie clinique de la d\u00e9pression post-psychotique et la comorbidit\u00e9 affective majeure dans la schizophr\u00e9nie. Le cadre conceptuel formalis\u00e9 par Donald Addington s&rsquo;appuie explicitement sur la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Beck%27s_cognitive_triad\">triade cognitive d&rsquo;Aaron T. Beck<\/a>, selon laquelle le noyau dur de la d\u00e9pression est constitu\u00e9 de cognitions n\u00e9gatives syst\u00e9matiques portant sur le soi (auto-d\u00e9pr\u00e9ciation), sur le monde environnant (culpabilit\u00e9, attribution d&rsquo;hostilit\u00e9 l\u00e9gitime) et sur le futur (d\u00e9sespoir).<\/p>\n<p>Addington et ses coll\u00e8gues ont postul\u00e9 que, si les sympt\u00f4mes v\u00e9g\u00e9tatifs g\u00e9n\u00e9raux (anorexie, perte de poids, asth\u00e9nie) sont largement partag\u00e9s entre la d\u00e9pression, les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments et le processus n\u00e9gatif d\u00e9ficitaire, le <em>noyau cognitif et affectif d\u00e9pressif<\/em> (culpabilit\u00e9 morbide, d\u00e9sespoir, auto-accusation, souffrance morale exprim\u00e9e) demeure intrins\u00e8quement sp\u00e9cifique \u00e0 la d\u00e9pression. Ainsi, l&rsquo;armature th\u00e9orique de la CDSS a \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9pur\u00e9e de tout item susceptible de mesurer l&rsquo;anh\u00e9donie sociale, le retrait affectif passif ou le ralentissement moteur indiff\u00e9renci\u00e9, garantissant que la variance capt\u00e9e par l&rsquo;instrument refl\u00e8te un processus affectif unitaire distinct du d\u00e9ficit schizophr\u00e9nique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de la CDSS ont \u00e9t\u00e9 abondamment document\u00e9es dans la litt\u00e9rature internationale \u00e0 travers de multiples \u00e9chantillons de patients hospitalis\u00e9s et suivis en ambulatoire, confirmant son statut de r\u00e9f\u00e9rence absolue (<em>gold standard<\/em>) pour l&rsquo;\u00e9valuation de la d\u00e9pression dans la psychose.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La CDSS montre de fortes corr\u00e9lations positives avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression traditionnelles lorsqu&rsquo;elles sont administr\u00e9es \u00e0 des patients schizophr\u00e8nes. Les travaux fondateurs d&rsquo;Addington, Addington, Maticka-Tyndale et Joyce (1992) ont mis en \u00e9vidence des corr\u00e9lations de Pearson \u00e9lev\u00e9es avec la Hamilton Depression Rating Scale (HDRS, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}80\">$r = 0{,}80$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}88\">$0{,}88$<\/span>) et l&rsquo;Inventaire de D\u00e9pression de Beck (BDI, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}71\">$r = 0{,}71$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}75\">$0{,}75$<\/span>). Des travaux ult\u00e9rieurs, notamment l&rsquo;\u00e9tude fran\u00e7aise de Lan\u00e7on et al. (2000), ont confirm\u00e9 une corr\u00e9lation robuste avec la MADRS (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}82\">$r = 0{,}82$<\/span>, $p < 0{,}001$), attestant que la CDSS appr\u00e9hende bien l'intensit\u00e9 globale de la d\u00e9tresse d\u00e9pressive.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et divergente<\/h3>\n<p>La sup\u00e9riorit\u00e9 m\u00e9trologique de la CDSS r\u00e9side dans sa validit\u00e9 divergente vis-\u00e0-vis des autres dimensions psychopathologiques de la schizophr\u00e9nie :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs :<\/strong> Alors que la HDRS et la MADRS pr\u00e9sentent des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}40\">$r = 0{,}40$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}60\">$0{,}60$<\/span>) avec les sous-\u00e9chelles n\u00e9gatives de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Positive_and_Negative_Syndrome_Scale\">PANSS<\/a> ou de la BPRS, la CDSS pr\u00e9sente des corr\u00e9lations tr\u00e8s faibles, non significatives ou n\u00e9gligeables (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}05\">$r = 0{,}05$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}18\">$0{,}18$<\/span>) avec ces m\u00eames dimensions (Addington et al., 1994 ; Kim et al., 2006).<\/li>\n<li><strong>Sympt\u00f4mes extrapyramidaux :<\/strong> Les corr\u00e9lations entre le score total de la CDSS et les \u00e9chelles mesurant les effets secondaires moteurs des neuroleptiques, telles que la <em>Simpson-Angus Scale<\/em> (SAS) ou l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;akathisie de Barnes (BARS), sont quasi nulles ($r < 0{,}10$), confirmant l'absence de contamination par la rigidit\u00e9 ou l'agitation m\u00e9dicamenteuse.<\/li>\n<li><strong>Sympt\u00f4mes positifs :<\/strong> Aucune corr\u00e9lation substantielle n&rsquo;est observ\u00e9e avec les id\u00e9es d\u00e9lirantes primaires ou les hallucinations de la PANSS ($r < 0{,}15$).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et diagnostique<\/h3>\n<p>En utilisant les entretiens diagnostiques structur\u00e9s (SCID pour le DSM-III-R ou le DSM-IV) comme crit\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence pour le diagnostic d&rsquo;\u00c9pisode D\u00e9pressif Majeur (EDM), les analyses de courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) ont d\u00e9termin\u00e9 qu&rsquo;un score seuil strict sup\u00e9rieur \u00e0 6 (cut-off <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 7\">$ge 7$<\/span>) ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 6\">$ge 6$<\/span> selon les \u00e9tudes optimise le compromis diagnostique. Dans l&rsquo;\u00e9tude de Kim et al. (2006), un score seuil <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 6\">$> 6$<\/span> d\u00e9livre une sensibilit\u00e9 diagnostique de 85 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 diagnostique de 82 %. L&rsquo;aire sous la courbe (AUC) d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement 0,90, t\u00e9moignant d&rsquo;une pr\u00e9cision diagnostique remarquable.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie a \u00e9t\u00e9 rigoureusement \u00e9prouv\u00e9e sous plusieurs angles m\u00e9thodologiques :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial de standardisation (Addington et al., 1990, 1992), le coefficient alpha de Cronbach se situait entre 0,76 et 0,86. Les \u00e9tudes d&rsquo;adaptation transculturelle \u00e0 travers le monde ont confirm\u00e9 cette grande stabilit\u00e9 : une \u00e9tude men\u00e9e par Lan\u00e7on et al. (2000) en France a rapport\u00e9 un alpha de 0,82 chez des patients stabilis\u00e9s. Dans une cohorte allemande de grande taille (M\u00fcller et al., 2005), la consistance interne a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e \u00e0 0,83. Ces valeurs t\u00e9moignent d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 satisfaisante sans redondance excessive entre les items.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges<\/h3>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que la CDSS est un entretien clinique semi-structur\u00e9 comportant des questions guides et des ancrages op\u00e9rationnels pr\u00e9cis pour chaque niveau de cotation, l&rsquo;accord inter-\u00e9valuateurs est exceptionnellement \u00e9lev\u00e9. Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) rapport\u00e9s par Addington et ses collaborateurs atteignent 0,89 \u00e0 0,95 pour le score total. Pour chacun des neuf items pris individuellement, les coefficients kappa pond\u00e9r\u00e9s varient entre 0,68 et 0,91, d\u00e9notant un accord substantiel \u00e0 presque parfait entre cliniciens pr\u00e9alablement entra\u00een\u00e9s.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 court terme (intervalle de 24 \u00e0 48 heures sans modification th\u00e9rapeutique) r\u00e9v\u00e8le un coefficient de corr\u00e9lation de Pearson sup\u00e9rieur \u00e0 0,85. Parall\u00e8lement, l&rsquo;\u00e9chelle fait preuve d&rsquo;une excellente sensibilit\u00e9 au changement longitudinal : lors de protocoles de traitement par antid\u00e9presseurs chez des patients schizophr\u00e8nes d\u00e9prim\u00e9s, les scores de la CDSS chutent de mani\u00e8re concordante avec l&rsquo;am\u00e9lioration clinique globale rapport\u00e9e par le m\u00e9decin et le patient, sans \u00eatre influenc\u00e9s par les fluctuations des sympt\u00f4mes psychotiques r\u00e9siduels.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de la CDSS a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/p>\n<h3>Unidimensionnalit\u00e9 pr\u00e9dominante<\/h3>\n<p>Initialement formul\u00e9e sous une version \u00e0 11 items, l&rsquo;\u00e9chelle a subi une analyse factorielle par extraction en composantes principales d\u00e8s 1990 (Addington et al., 1990). Deux items pr\u00e9sentaient des saturations crois\u00e9es ind\u00e9sirables ou une faible communaut\u00e9 avec le construit central et furent \u00e9limin\u00e9s, aboutissant \u00e0 la structure d\u00e9finitive \u00e0 9 items. Les analyses factorielles exploratoires conduites sur cette version d\u00e9finitive mettent syst\u00e9matiquement en \u00e9vidence un facteur dominant unique expliquant entre 42 % et 56 % de la variance totale selon les \u00e9tudes, soutenant formellement l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score composite global obtenu par sommation lin\u00e9aire directe.<\/p>\n<table style=\"width:100%; border-collapse:collapse; margin-top:15px; margin-bottom:15px;\">\n<thead>\n<tr style=\"background-color:#f2f4f8; text-align:left;\">\n<th style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item CDSS<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Description abr\u00e9g\u00e9e<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Saturation factorielle typique (Facteur 1)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 1<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">D\u00e9pression<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,72 \u2013 0,84<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 2<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">D\u00e9sespoir<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,68 \u2013 0,81<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 3<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Auto-d\u00e9pr\u00e9ciation<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,65 \u2013 0,78<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 4<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Id\u00e9es de culpabilit\u00e9<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,52 \u2013 0,69<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 5<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Culpabilit\u00e9 pathologique<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,48 \u2013 0,66<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 6<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">D\u00e9pression matinale<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,41 \u2013 0,58<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 7<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">R\u00e9veil pr\u00e9coce<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,38 \u2013 0,55<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 8<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Id\u00e9ation suicidaire<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,55 \u2013 0,71<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">Item 9<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">D\u00e9pression observ\u00e9e<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #dcdfe6; padding:8px 12px;\">0,62 \u2013 0,76<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3>Mod\u00e8les alternatifs bi-factoriels<\/h3>\n<p>Certains auteurs (par exemple Kim et al., 2006 ; M\u00fcller et al., 2005) ont parfois identifi\u00e9 un mod\u00e8le \u00e0 deux sous-facteurs secondaires hautement corr\u00e9l\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur affectif\/cognitif :<\/strong> Regroupant les items 1 (D\u00e9pression), 2 (D\u00e9sespoir), 3 (Auto-d\u00e9pr\u00e9ciation), 4 (Id\u00e9es de culpabilit\u00e9), 5 (Culpabilit\u00e9 pathologique), 8 (Suicide) et 9 (Observation clinique).<\/li>\n<li><strong>Facteur v\u00e9g\u00e9tatif\/biologique :<\/strong> Regroupant les items 6 (D\u00e9pression matinale) et 7 (R\u00e9veil pr\u00e9coce).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cependant, les indices d&rsquo;ajustement en mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles (RMSEA &lt; 0,05, CFI &gt; 0,95) confirment de mani\u00e8re \u00e9crasante que le mod\u00e8le unidimensionnel \u00e0 un seul facteur d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur repr\u00e9sente la solution math\u00e9matique et clinique la plus parcimonieuse et la plus robuste.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;un protocole d&rsquo;entretien semi-structur\u00e9 administr\u00e9 en face-\u00e0-face par un professionnel de sant\u00e9 mentale form\u00e9 (psychiatre, psychologue, infirmier de recherche clinique). Les caract\u00e9ristiques techniques de l&rsquo;instrument sont structur\u00e9es comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> H\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation clinique semi-structur\u00e9e (l&rsquo;outil n&rsquo;est pas un auto-questionnaire).<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les deux derni\u00e8res semaines \u00e9coul\u00e9es (14 jours pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;entretien), \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;item 9 qui \u00e9value le comportement observ\u00e9 durant l&rsquo;entrevue elle-m\u00eame.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 9 items au total (8 questions verbales accompagn\u00e9es de questions de relance standardis\u00e9es + 1 item d&rsquo;observation clinique).<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle ordinale de type Likert \u00e0 4 modalit\u00e9s de r\u00e9ponse rigoureusement ancr\u00e9es sur le plan descriptif :\n<ul>\n<li><strong>0 = Absent :<\/strong> Le sympt\u00f4me n&rsquo;est pas rapport\u00e9 ou est \u00e9quivalent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de base non pathologique.<\/li>\n<li><strong>1 = L\u00e9ger :<\/strong> Le sympt\u00f4me est pr\u00e9sent de mani\u00e8re fugace, mod\u00e9r\u00e9e en intensit\u00e9 ou ne se manifeste que de fa\u00e7on intermittente.<\/li>\n<li><strong>2 = Mod\u00e9r\u00e9 :<\/strong> Le sympt\u00f4me est nettement caract\u00e9ris\u00e9, \u00e9prouv\u00e9 une grande partie du temps et g\u00e9n\u00e8re une g\u00eane subjective av\u00e9r\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>3 = S\u00e9v\u00e8re :<\/strong> Le sympt\u00f4me est omnipr\u00e9sent, invalidant, continu ou d&rsquo;intensit\u00e9 maximale.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score total :<\/strong> Sommation arithm\u00e9tique simple des 9 items. Le score total s&rsquo;\u00e9chelonne de 0 \u00e0 27 points.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 5 :<\/strong> Absence de syndrome d\u00e9pressif cliniquement significatif.<\/li>\n<li><strong>Score <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 6\">$ge 6$<\/span> (ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 6\">$> 6$<\/span> selon les seuils locaux) :<\/strong> Forte probabilit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9pisode d\u00e9pressif majeur comorbide n\u00e9cessitant une intervention th\u00e9rapeutique cibl\u00e9e (seuil optimal avec sensibilit\u00e9 de 85 % et sp\u00e9cificit\u00e9 de 82 %).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes entre des mains exp\u00e9riment\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p><strong>Ann\u00e9e de conception initiale :<\/strong> 1990 (version pr\u00e9liminaire \u00e0 11 items) ; 1992 (validation de la version d\u00e9finitive standardis\u00e9e \u00e0 9 items).<\/p>\n<p><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> Les droits d&rsquo;auteur intellectuels appartiennent aux concepteurs originaux (Dr Donald Addington et coll\u00e8gues, Universit\u00e9 de Calgary). Les auteurs ont fait le choix acad\u00e9mique de maintenir la CDSS accessible gratuitement pour une utilisation dans la recherche clinique non commerciale, la pratique hospitali\u00e8re publique et l&rsquo;enseignement m\u00e9dical. Aucune redevance financi\u00e8re n&rsquo;est exig\u00e9e pour l&rsquo;administration de l&rsquo;\u00e9chelle par des praticiens individuels.<\/p>\n<p><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et adaptations commerciales :<\/strong> Toute int\u00e9gration de l&rsquo;\u00e9chelle au sein d&rsquo;essais cliniques financ\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique, d&rsquo;applications logicielles commerciales de t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine ou de batteries de tests propri\u00e9taires payantes n\u00e9cessite une autorisation pr\u00e9alable formelle aupr\u00e8s des titulaires des droits ou du service de transfert de technologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary. L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 officiellement traduite et valid\u00e9e dans plus de 40 langues (dont le fran\u00e7ais, l&rsquo;espagnol, l&rsquo;allemand, le chinois mandarin, l&rsquo;arabe, le portugais br\u00e9silien et le tha\u00ef).<\/p>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Addington, D., Addington, J., &amp; Maticka-Tyndale, E. (1991). Reliability and validity of a depression scale for schizophrenics. <em>Schizophrenia Research<\/em>, 4(3), 247. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(91)90089-A\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(91)90089-A<\/a><\/p>\n<p>Addington, D., Addington, J., &amp; Maticka-Tyndale, E. (1994). Specificity of the Calgary Depression Scale for schizophrenics. <em>Schizophrenia Research<\/em>, 11(3), 239\u2013244. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(94)90017-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(94)90017-5<\/a><\/p>\n<p>Addington, D., Addington, J., Maticka-Tyndale, E., &amp; Joyce, J. (1992). Reliability and validity of a depression rating scale for schizophrenics. <em>Schizophrenia Research<\/em>, 6(3), 201\u2013208. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(92)90003-N\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(92)90003-N<\/a><\/p>\n<p>Addington, D., Addington, J., &amp; Schissel, B. (1990). A depression rating scale for schizophrenics. <em>Schizophrenia Research<\/em>, 3(4), 247\u2013251. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(90)90005-R\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0920-9964(90)90005-R<\/a><\/p>\n<p>Addington, J., Shah, H., Liu, L., &amp; Addington, D. (2014). Reliability and validity of the Calgary Depression Scale for Schizophrenia (CDSS) in youth at clinical high risk for psychosis. <em>Schizophrenia Research<\/em>, 153(1), 64\u201367. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.schres.2013.12.014\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.schres.2013.12.014<\/a><\/p>\n<p>Galletly, C., Castle, D., Dark, F., Humberstone, V., Jablensky, A., Killackey, E., Kulkarni, J., McGorry, P., Nielssen, O., &amp; Tran, N. (2016). Royal Australian and New Zealand College of Psychiatrists clinical practice guidelines for the management of schizophrenia and related disorders. <em>Australian &amp; New Zealand Journal of Psychiatry<\/em>, 50(5), 410\u2013472. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0004867416641195\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0004867416641195<\/a><\/p>\n<p>Kim, S.-W., Kim, S.-J., Yoon, B.-H., Kim, J.-M., Shin, I.-S., Hwang, M. Y., &amp; Yoon, J.-S. (2006). Diagnostic validity of assessment scales for depression in patients with schizophrenia. <em>Psychiatry Research<\/em>, 144(1), 57\u201363. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.psychres.2005.10.002\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.psychres.2005.10.002<\/a><\/p>\n<p>Lan\u00e7on, C., Auquier, P., Reine, G., Bernard, D., &amp; Toumi, M. (2000). Study of the concurrent validity of the Calgary Depression Scale for Schizophrenics (CDSS). <em>Journal of Affective Disorders<\/em>, 58(2), 107\u2013115. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0165-0327(99)00075-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0165-0327(99)00075-0<\/a><\/p>\n<p>M\u00fcller, M. J., Brening, H., Gensch, C., Klinga, J., Kienzle, B., &amp; M\u00fcller, K.-M. (2005). The Calgary Depression Rating Scale for schizophrenia in a healthy control group: Psychometric properties and reference values. <em>Journal of Affective Disorders<\/em>, 88(1), 69\u201374. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jad.2005.04.005\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jad.2005.04.005<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<p>L&rsquo;administration de la CDSS requiert la passation des questions d&rsquo;orientation standardis\u00e9es ci-dessous, compl\u00e9t\u00e9es par le jugement du clinicien pour l&rsquo;attribution de la note de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 (0, 1, 2 ou 3) selon les ancrages cliniques valid\u00e9s.<\/p>\n<div class=\"wpt-scale-draft-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#fff8e5; border-left:4px solid #dba617; padding:14px 18px; font-size:13.5px; color:#856404; font-weight:500; margin-bottom:20px;\">\n  <strong>Avertissement :<\/strong> Ces items constituent un projet indicatif\/brouillon bas\u00e9 sur la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9chelle et non la version officielle prot\u00e9g\u00e9e par le droit d&rsquo;auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformit\u00e9 totale avec la version originale.\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">1. DEPRESSION<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">How would you describe your mood over the last two weeks? Have you kept your spirits up, or have you been feeling depressed, sad or miserable?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> No feelings of depression or sadness reported.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Expresses some sadness or discouragement only on questioning.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Distinct depressed mood persisting up to half the time over the past two weeks.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Markedly depressed mood persisting almost constantly throughout the past two weeks.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">2. HOPELESSNESS<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">How do you see the future for yourself? Can you see any future, or has life seemed quite hopeless? Can you see things improving, or are you pessimistic?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> Has normal optimism and realistic plans for the future.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Has felt discouraged or pessimistic at times, but can see hope.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Expresses clear lack of hope or pessimistic attitude persisting up to half the time.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Pervasive conviction that the future holds no hope whatsoever.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">3. SELF DEPRECATION<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">What is your opinion of yourself compared to other people? Do you feel better, not as good, or about the same? Do you feel inferior or even worthless?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> No feelings of inferiority or worthlessness.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Occasional feelings of being less capable or less worthy than others.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Clear and persistent feelings of inferiority, inadequacy or low self-worth.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Deep pervasive conviction of total personal worthlessness.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">4. GUILTY IDEAS OF REFERENCE<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">Do you have the feeling that you are being blamed for things you haven&rsquo;t done? Do people seem to be looking at you or talking about you because of something you did wrong?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> No feelings of being blamed or judged unfairly.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Occasional suspicions that people are critical of personal shortcomings.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Regular belief that others are pointing out faults or blaming the subject.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Strong pervasive convictions of being condemned or blamed by people around.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">5. PATHOLOGICAL GUILT<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">Do you blame yourself for anything that has gone wrong? Have you felt guilty about anything you have done or neglected to do?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> Does not feel inappropriately guilty.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Blames self for minor omissions or mistakes more than is warranted.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Persistent feelings of guilt regarding past events or perceived failures.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Unshakeable, intense feelings of guilt or self-reproach out of proportion to reality.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">6. MORNING DEPRESSION<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">When you have felt depressed over the last two weeks, have you noticed if the depression is worse at any particular time of day? Is it worse in the morning or in the evening?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> Depression is not worse in the morning.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Depression is slightly worse in the morning.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Depression is distinctly worse in the morning with noticeable diurnal mood variation.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Severe morning depression with marked worsening of distress upon awakening.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">7. EARLY WAKENING<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">Do you wake earlier in the morning than you used to or want to? How early? Can you fall back asleep?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> No early morning awakening.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Wakes up occasionally an hour earlier than normal and has difficulty falling asleep again.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Consistently wakes up at least one to two hours earlier than normal.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Consistently wakes up two or more hours before usual waking time with total inability to fall back asleep.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">8. SUICIDE<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">Have you had thoughts that life is not worth living, or that you would be better off dead? Have you thought of harming or killing yourself?<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> No thoughts of death or suicide.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Occasional feeling that life is not worth living, without actual suicidal ideas.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Explicit suicidal thoughts, but without a formulated plan or immediate intent.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Definite suicidal intent, preparatory acts or a recent suicidal attempt.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div style=\"margin-bottom:24px;\">\n<p style=\"font-weight:bold; font-size:15px; margin-bottom:6px;\">9. OBSERVED DEPRESSION<\/p>\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:8px;\">Clinical observation of the subject&rsquo;s non-verbal behavior, facial expression, voice tone, posture and presence of tearfulness throughout the entire interview.<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:12px; margin:0;\">\n<li><strong>0 = Absent:<\/strong> Normal emotional expression; no signs of sadness, crying or despondency.<\/li>\n<li><strong>1 = Mild:<\/strong> Appears slightly sad, gloomy or downcast on occasion during the interview.<\/li>\n<li><strong>2 = Moderate:<\/strong> Distinctly mournful facial expression, subdued posture, or choked voice lasting for parts of the interview.<\/li>\n<li><strong>3 = Severe:<\/strong> Pervasive mournful appearance, weeping, profound sadness evident throughout the interview.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de d\u00e9pression de Calgary pour la schizophr\u00e9nie (CDSS) est un outil psychom\u00e9trique standardis\u00e9 de 9 items con\u00e7u pour \u00e9valuer la d\u00e9pression chez les personnes atteintes de schizophr\u00e9nie, ind\u00e9pendamment des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs et extrapyramidaux.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,14475,14476],"tags":[14477,484,194,16,4052,572,960],"class_list":["post-11041","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-psychometrie-psychiatrique","category-schizophrenie-et-psychoses","tag-cdss","tag-depression","tag-evaluation-clinique","tag-psychometrie","tag-psychopathologie","tag-schizophrenie","tag-symptomes-negatifs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11041","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11041"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11041\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}