{"id":11039,"date":"2026-09-30T07:08:40","date_gmt":"2026-09-30T07:08:40","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-des-symptomes-somatiques-8-sss-8\/"},"modified":"2026-09-30T07:08:40","modified_gmt":"2026-09-30T07:08:40","slug":"echelle-des-symptomes-somatiques-8-sss-8","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-des-symptomes-somatiques-8-sss-8","title":{"rendered":"\u00c9chelle des sympt\u00f4mes somatiques \u2013 8 (SSS-8)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle des sympt\u00f4mes somatiques \u2013 8<\/strong> (<em>Somatic Symptom Scale \u2013 8<\/em>, SSS-8) constitue un instrument d&rsquo;\u00e9valuation auto-rapport\u00e9 bref, rigoureux et standardis\u00e9, con\u00e7u pour quantifier le fardeau global des sympt\u00f4mes somatiques chez l&rsquo;adulte. D\u00e9riv\u00e9e initialement du questionnaire \u00e0 15 items <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Patient_Health_Questionnaire\">Patient Health Questionnaire-15 (PHQ-15)<\/a> lors des essais de terrain pr\u00e9paratoires au <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Diagnostic_and_Statistical_Manual_of_Mental_Disorders\">DSM-5<\/a> (initialement d\u00e9sign\u00e9e sous l&rsquo;appellation PHQ-SSS), cette \u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour r\u00e9pondre au besoin d&rsquo;un outil parcimonieux capable d&rsquo;\u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des manifestations physiques dans le cadre du trouble \u00e0 symptomatologie somatique (<em>Somatic Symptom Disorder<\/em>).<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument comprend exactement <strong>8 items<\/strong> explorant les plaintes somatiques les plus couramment rencontr\u00e9es en soins primaires et en m\u00e9decine psychosomatique : douleurs gastro-intestinales, dorsalgies, douleurs des membres ou des articulations, c\u00e9phal\u00e9es, oppression thoracique ou dyspn\u00e9e, sensations vertigineuses, fatigue ou manque d&rsquo;\u00e9nergie, et troubles du sommeil. Les participants \u00e9valuent l&rsquo;intensit\u00e9 de la g\u00eane occasionn\u00e9e par chaque sympt\u00f4me au cours des <strong>7 derniers jours<\/strong> \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Pas du tout \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab \u00c9norm\u00e9ment \u00bb). Le score total varie de 0 \u00e0 32 points, permettant de classer le fardeau somatique en cinq cat\u00e9gories de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 empiriquement fond\u00e9es sur les rangs percentiles : fardeau nul \u00e0 minime (0-3), l\u00e9ger (4-7), moyen (8-11), \u00e9lev\u00e9 (12-15) et tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (16-32).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le SSS-8 d\u00e9montre d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s m\u00e9trologiques au sein de la population g\u00e9n\u00e9rale (n = 2 510) ainsi que dans des cohortes cliniques ambulatoires de m\u00e9decine psychosomatique. La coh\u00e9rence interne est robuste, avec un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,76 et 0,81. La validit\u00e9 de construit est \u00e9tay\u00e9e par des corr\u00e9lations substantielles avec la d\u00e9pression (r = 0,57), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (r = 0,55) et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9, ainsi qu&rsquo;une corr\u00e9lation n\u00e9gative avec l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral per\u00e7u (r = -0,24). De surcro\u00eet, le SSS-8 pr\u00e9sente une forte validit\u00e9 pr\u00e9dictive \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;utilisation des services de sant\u00e9 : chaque augmentation d&rsquo;une cat\u00e9gorie de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 est associ\u00e9e \u00e0 une hausse de 53 % du nombre de consultations m\u00e9dicales ambulatoires.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Sympt\u00f4mes somatiques, fardeau somatique, SSS-8, Somatic Symptom Scale-8, PHQ-15, somatisation, trouble \u00e0 symptomatologie somatique, psychom\u00e9trie, m\u00e9decine psychosomatique, soins primaires, \u00e9valuation des r\u00e9sultats rapport\u00e9s par les patients (PROMs), validit\u00e9 convergente, \u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation clinique.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle des sympt\u00f4mes somatiques \u2013 8 (SSS-8) a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9e, valid\u00e9e et publi\u00e9e par une \u00e9quipe internationale de chercheurs de premier plan en m\u00e9decine psychosomatique, \u00e9pid\u00e9miologie et psychom\u00e9trie clinique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dr. Bj\u00f6rn Gierk<\/strong> \u2014 D\u00e9partement de m\u00e9decine psychosomatique et de psychoth\u00e9rapie, Centre m\u00e9dical universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE), Hambourg, Allemagne.<\/li>\n<li><strong>Dr. Sebastian Kohlmann<\/strong> \u2014 D\u00e9partement de m\u00e9decine psychosomatique et de psychoth\u00e9rapie, Centre m\u00e9dical universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE) et Sch\u00f6n Klinik Hamburg Eilbek, Hambourg, Allemagne.<\/li>\n<li><strong>Prof. Kurt Kroenke<\/strong> \u2014 Division de m\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale et de g\u00e9riatrie, \u00c9cole de m\u00e9decine de l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Indiana ; Institut Regenstrief, Indianapolis, \u00c9tats-Unis. Pionnier dans le d\u00e9veloppement des \u00e9chelles de la suite <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Patient_Health_Questionnaire\">PHQ<\/a> (PHQ-9, GAD-7, PHQ-15).<\/li>\n<li><strong>Dr. Lutz Spangenberg<\/strong> \u2014 D\u00e9partement de psychologie m\u00e9dicale et de sociologie m\u00e9dicale, Universit\u00e9 de Leipzig, Leipzig, Allemagne.<\/li>\n<li><strong>Prof. Markus Zenger<\/strong> \u2014 Facult\u00e9 des sciences appliqu\u00e9es de Magdebourg-Stendal, Magdebourg, Allemagne.<\/li>\n<li><strong>Prof. Elmar Br\u00e4hler<\/strong> \u2014 D\u00e9partement de psychologie m\u00e9dicale et de sociologie m\u00e9dicale, Universit\u00e9 de Leipzig, et D\u00e9partement de m\u00e9decine psychosomatique et de psychoth\u00e9rapie, Centre m\u00e9dical universitaire de Mayence, Allemagne.<\/li>\n<li><strong>Prof. Bernd L\u00f6we<\/strong> \u2014 Directeur du D\u00e9partement de m\u00e9decine psychosomatique et de psychoth\u00e9rapie, Centre m\u00e9dical universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE) et Sch\u00f6n Klinik Hamburg Eilbek, Hambourg, Allemagne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les correspondances acad\u00e9miques concernant le d\u00e9veloppement et la validation de l&rsquo;instrument sont principalement adress\u00e9es au Prof. Bernd L\u00f6we (<a href=\"mailto:b.loewe@uke.de\">b.loewe@uke.de<\/a>) ou au Dr. Bj\u00f6rn Gierk, Centre m\u00e9dical universitaire de Hambourg-Eppendorf.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du SSS-8 est de fournir une mesure standardis\u00e9e, rapide, fiable et sensible du <strong>fardeau global des sympt\u00f4mes somatiques<\/strong> (<em>somatic symptom burden<\/em>), mesur\u00e9 du point de vue direct du patient (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Patient-reported_outcome\">Patient-Reported Outcome Measure &#8211; PROM<\/a>). Les sympt\u00f4mes physiques non sp\u00e9cifiques ou chroniques repr\u00e9sentent l&rsquo;un des motifs de recours les plus fr\u00e9quents en soins de premi\u00e8re ligne et en m\u00e9decine sp\u00e9cialis\u00e9e, repr\u00e9sentant entre 20 % et 50 % des consultations ambulatoires \u00e0 travers le monde. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation de ces plaintes n\u00e9cessitait soit des entretiens cliniques approfondis et chronophages, soit des questionnaires exhaustifs comprenant plusieurs dizaines d&rsquo;items, peu maniables en pratique clinique courante.<\/p>\n<p>Le SSS-8 a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour surmonter ces contraintes logistiques tout en s&rsquo;alignant sur l&rsquo;\u00e9volution nosologique du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-5<\/a>. Lors du passage du DSM-IV au DSM-5, l&rsquo;Association am\u00e9ricaine de psychiatrie a abandonn\u00e9 la cat\u00e9gorie des \u00ab troubles somatoformes \u00bb \u2014 critiqu\u00e9e pour son dualisme corps-esprit d\u00e9suet et son exigence d&rsquo;une absence d&rsquo;explication m\u00e9dicale organique (\u00ab sympt\u00f4mes m\u00e9dicalement inexpliqu\u00e9s \u00bb) \u2014 au profit du \u00ab trouble \u00e0 symptomatologie somatique \u00bb (<em>Somatic Symptom Disorder<\/em>). Dans ce paradigme moderne, le diagnostic ne repose plus sur la pr\u00e9sence ou l&rsquo;absence d&rsquo;une maladie organique sous-jacente, mais plut\u00f4t sur l&rsquo;existence de sympt\u00f4mes somatiques entra\u00eenant une d\u00e9tresse significative ou une alt\u00e9ration fonctionnelle, accompagn\u00e9s de pens\u00e9es, sentiments ou comportements excessifs.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, le SSS-8 remplit trois fonctions majeures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage et stratification du risque clinique :<\/strong> L&rsquo;outil permet d&rsquo;identifier imm\u00e9diatement, en salle d&rsquo;attente ou en consultation, les patients pr\u00e9sentant une charge somatique mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, signalant un risque accru de d\u00e9tresse psychologique concomitante, de polym\u00e9dication et d&rsquo;errance diagnostique.<\/li>\n<li><strong>Suivi longitudinal et \u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Gr\u00e2ce \u00e0 une fen\u00eatre temporelle raccourcie de 7 jours (contre 4 semaines pour le PHQ-15) et une \u00e9chelle de r\u00e9ponse \u00e9largie \u00e0 5 modalit\u00e9s (0 \u00e0 4 au lieu de 0 \u00e0 2), le SSS-8 offre une sensibilit\u00e9 accrue au changement clinique, le rendant optimal pour \u00e9valuer la r\u00e9ponse aux psychoth\u00e9rapies cognitives et comportementales, aux traitements pharmacologiques ou aux programmes de r\u00e9adaptation multidisciplinaire.<\/li>\n<li><strong>Recherche \u00e9pid\u00e9miologique et \u00e9tudes multicentriques \u00e0 grande \u00e9chelle :<\/strong> En r\u00e9duisant la charge cognitive pour les participants tout en conservant une concordance m\u00e9trologique \u00e9troite avec le PHQ-15 (r = 0,83), le SSS-8 est id\u00e9al pour les cohortes \u00e9pid\u00e9miologiques volumineuses o\u00f9 le temps de passation doit \u00eatre strictement ma\u00eetris\u00e9 sans sacrifier la pr\u00e9cision de la mesure.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique au c\u0153ur du SSS-8 est le <strong>fardeau des sympt\u00f4mes somatiques<\/strong> (<em>somatic symptom burden<\/em>). Ce construit r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;inconfort subjectif, de la d\u00e9tresse et de l&rsquo;interf\u00e9rence fonctionnelle g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par une constellation de manifestations physiques courantes per\u00e7ues par un individu sur une p\u00e9riode temporelle d\u00e9termin\u00e9e. Le fardeau somatique ne pr\u00e9juge pas de l&rsquo;\u00e9tiologie des sympt\u00f4mes ; qu&rsquo;ils r\u00e9sultent d&rsquo;une pathologie organique av\u00e9r\u00e9e (comme la polyarthrite rhumato\u00efde, le diab\u00e8te ou la maladie inflammatoire de l&rsquo;intestin), d&rsquo;un syndrome fonctionnel (tel que le syndrome du c\u00f4lon irritable ou la fibromyalgie) ou d&rsquo;un processus de somatisation li\u00e9 \u00e0 un trouble anxio-d\u00e9pressif, le score quantifie la charge symptomatique globale v\u00e9cue par le patient.<\/p>\n<p>Bien que le SSS-8 soit le plus fr\u00e9quemment appr\u00e9hend\u00e9 comme une mesure unidimensionnelle du fardeau somatique global via son score composite, les analyses structurelles r\u00e9v\u00e8lent qu&rsquo;il \u00e9chantillonne quatre sous-domaines somatiques majeurs hautement repr\u00e9sentatifs de la s\u00e9miologie psychosomatique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sympt\u00f4mes gastro-intestinaux (Item 1) :<\/strong> Explore les troubles abdominaux, les douleurs d&rsquo;estomac, les spasmes et les perturbations du transit intestinal (ballonnements, constipation, diarrh\u00e9e). Ces manifestations refl\u00e8tent fr\u00e9quemment la r\u00e9activit\u00e9 de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Gut%E2%80%93brain_axis\">axe intestin-cerveau<\/a> au stress psychologique chronique et constituent le noyau du syndrome de l&rsquo;intestin irritable.<\/li>\n<li><strong>Douleurs musculo-squelettiques et dorsales (Items 2 et 3) :<\/strong> \u00c9value les dorsalgies (douleurs au dos) ainsi que les algies diffuses affectant les membres sup\u00e9rieurs, inf\u00e9rieurs ou les articulations. La douleur musculo-squelettique repr\u00e9sente la manifestation somatique la plus co\u00fbteuse pour les syst\u00e8mes de sant\u00e9 et t\u00e9moigne souvent de ph\u00e9nom\u00e8nes de sensibilisation centrale et de tension motrice soutenue.<\/li>\n<li><strong>C\u00e9phal\u00e9es et sympt\u00f4mes neurologiques\/vestibulaires (Items 4 et 6) :<\/strong> Mesure les maux de t\u00eate (c\u00e9phal\u00e9es de tension, migraines) et les \u00e9tourdissements ou sensations de vertige. Ces sympt\u00f4mes sont \u00e9troitement articul\u00e9s \u00e0 l&rsquo;hypervigilance sensorielle, aux d\u00e9r\u00e8glements du syst\u00e8me nerveux autonome et \u00e0 la charge mentale.<\/li>\n<li><strong>Sympt\u00f4mes cardiopulmonaires (Item 5) :<\/strong> \u00c9value les douleurs thoraciques et les sensations d&rsquo;essoufflement ou d&rsquo;oppression respiratoire (dyspn\u00e9e subjective). Dans les contextes de d\u00e9tresse somatique, ces plaintes traduisent couramment des \u00e9pisodes d&rsquo;hyperventilation infraclinique ou des \u00e9quivalents somatiques d&rsquo;attaques de panique, conduisant \u00e0 des consultations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es aux urgences cardiologiques.<\/li>\n<li><strong>\u00c9puisement et perturbations du sommeil (Items 7 et 8) :<\/strong> \u00c9value la fatigue chronique, l&rsquo;asth\u00e9nie, le manque persistant d&rsquo;\u00e9nergie et les troubles du sommeil (insomnie d&rsquo;endormissement, r\u00e9veils nocturnes, sommeil non r\u00e9parateur). Ce cluster neurov\u00e9g\u00e9tatif fait souvent office de pont s\u00e9miologique entre les troubles de l&rsquo;humeur et les syndromes de fatigue chronique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le construit de fardeau somatique se distingue conceptuellement de l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9<\/strong> (<em>health anxiety<\/em> ou hypochondrie). Alors que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 rel\u00e8ve d&rsquo;une interpr\u00e9tation cognitive catastrophiste de signes physiques b\u00e9nins (\u00ab Si j&rsquo;ai mal \u00e0 la t\u00eate, c&rsquo;est une tumeur c\u00e9r\u00e9brale \u00bb), le fardeau somatique quantifie directement le volume et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 perceptive des sensations physiques inconfortables d\u00e9clar\u00e9es par le sujet.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le fondement th\u00e9orique du SSS-8 s&rsquo;inscrit au carrefour du <strong>mod\u00e8le biopsychosocial<\/strong> conceptualis\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/George_L._Engel\">George L. Engel<\/a> (1977), de la th\u00e9orie de la <strong>perception somatosensorielle et de l&rsquo;amplification<\/strong> (Barsky &#038; Klerman, 1983) et des mod\u00e8les cognitivo-comportementaux modernes des sympt\u00f4mes fonctionnels (Rief &#038; Broadbent, 2007).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le de l&rsquo;amplification somatosensorielle<\/h3>\n<p>Selon Arthur Barsky, les individus pr\u00e9sentant un fardeau somatique disproportionn\u00e9 pr\u00e9sentent une pr\u00e9disposition cognitive et physiologique caract\u00e9ris\u00e9e par l&rsquo;amplification somatosensorielle (<em>somatosensory amplification<\/em>). Ce processus implique trois \u00e9tapes interd\u00e9pendantes :<\/p>\n<ol>\n<li>Une hypervigilance attentionnelle port\u00e9e aux sensations physiologiques corporelles internes ordinaires ou mineures ;<\/li>\n<li>Une s\u00e9lection cognitive et une focalisation exclusive sur certaines sensations inconfortables au d\u00e9triment des stimuli environnementaux ;<\/li>\n<li>Une tendance \u00e0 \u00e9valuer et \u00e9tiqueter cognitivement ces sensations comme anormales, pathologiques ou dangereuses, ce qui majore l&rsquo;activation sympathique et accentue en retour l&rsquo;intensit\u00e9 de la sensation corporelle per\u00e7ue.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le SSS-8 capte le r\u00e9sultat subjectif final de cette boucle d&rsquo;amplification : l&rsquo;accumulation de sympt\u00f4mes physiques que le patient ressent comme perturbateurs et p\u00e9nibles au quotidien.<\/p>\n<h3>La perspective computationnelle et le codage pr\u00e9dictif<\/h3>\n<p>Plus r\u00e9cemment, les neurosciences cognitives ont int\u00e9gr\u00e9 le cadre du <em>predictive processing<\/em> (traitement pr\u00e9dictif) pour mod\u00e9liser la g\u00e9n\u00e9ration des sympt\u00f4mes somatiques (Van den Bergh et al., 2017 ; Henningsen et al., 2018). Dans cette approche, la perception corporelle r\u00e9sulte d&rsquo;une int\u00e9gration bay\u00e9sienne entre les signaux sensoriels aff\u00e9rents ascendants (interoception) et les pr\u00e9dictions descendantes (<em>priors<\/em>) g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le cerveau. Lorsque les croyances pr\u00e9alables concernant la vuln\u00e9rabilit\u00e9 corporelle ou la maladie sont associ\u00e9es \u00e0 une grande pr\u00e9cision subjective (souvent sous l&rsquo;effet du stress ou de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9), le cerveau g\u00e9n\u00e8re une perception consciente de douleur, de dyspn\u00e9e ou de fatigue, m\u00eame en pr\u00e9sence de signaux nociceptifs p\u00e9riph\u00e9riques minimes ou nuls. Les huit items du SSS-8 constituent pr\u00e9cis\u00e9ment les marqueurs perceptifs de ces erreurs de pr\u00e9diction interoceptive non r\u00e9solues.<\/p>\n<h3>Convergence avec le mod\u00e8le nosologique du DSM-5<\/h3>\n<p>Le d\u00e9veloppement du SSS-8 s&rsquo;est articul\u00e9 m\u00e9thodologiquement avec les travaux du groupe de travail DSM-5 sur les troubles \u00e0 symptomatologie somatique. L&rsquo;\u00e9chelle op\u00e9rationnalise le <strong>Crit\u00e8re A<\/strong> du trouble \u00e0 symptomatologie somatique (\u00ab Un ou plusieurs sympt\u00f4mes somatiques qui entra\u00eenent une d\u00e9tresse ou une perturbation significative de la vie quotidienne \u00bb). En fournissant une quantification objective du fardeau impos\u00e9 par ces sympt\u00f4mes, le SSS-8 offre aux cliniciens la dimension de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 symptomatique n\u00e9cessaire pour appuyer le diagnostic diff\u00e9rentiel et monitorer l&rsquo;\u00e9volution de la pathologie.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du SSS-8 a \u00e9t\u00e9 solidement d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 travers de multiples \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques et cliniques publi\u00e9es dans des revues \u00e0 fort impact.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Gierk et ses collaborateurs (2014) aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif de la population g\u00e9n\u00e9rale allemande (n = 2 510, \u00e2ge moyen de 48,9 ans, 52,9 % de femmes), le score SSS-8 a d\u00e9montr\u00e9 des corr\u00e9lations positives statistiquement significatives et substantielles avec les construits psychopathologiques majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pression :<\/strong> Corr\u00e9lation mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte avec le score du PHQ-9 (r = 0,57 ; IC \u00e0 95 % [0,54 ; 0,60]).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/strong> Corr\u00e9lation robuste avec le GAD-7 (r = 0,55 ; IC \u00e0 95 % [0,52 ; 0,58]).<\/li>\n<li><strong>Qualit\u00e9 de vie et sant\u00e9 per\u00e7ue :<\/strong> Corr\u00e9lation n\u00e9gative significative avec l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral mesur\u00e9 par l&rsquo;item de sant\u00e9 globale du SF-12\/SF-36 (r = -0,24 ; IC \u00e0 95 % [-0,28 ; -0,20]).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans une \u00e9tude comparative men\u00e9e aupr\u00e8s de patients ambulatoires en psychosomatique (Gierk et al., 2015, n = 131), la corr\u00e9lation entre le SSS-8 et le questionnaire complet PHQ-15 s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9e \u00e0 <strong>r = 0,83<\/strong> (p &lt; 0,001), attestant que la version abr\u00e9g\u00e9e \u00e0 8 items conserve l&rsquo;essentiel de l&rsquo;information variance-sympt\u00f4me de l&rsquo;instrument parent d&rsquo;origine. Les corr\u00e9lations avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 (mesur\u00e9e par le Whiteley Index) \u00e9taient de r = 0,44 pour le SSS-8 et r = 0,46 pour le PHQ-15.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Le SSS-8 parvient \u00e0 diff\u00e9rencier clairement les individus asymptomatiques ou sains des populations souffrant de pathologies chroniques ou de troubles psychosomatiques av\u00e9r\u00e9s. Bien que corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 la d\u00e9pression et \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, le fardeau somatique mesur\u00e9 par le SSS-8 conserve une part substantielle de variance unique (plus de 60 % de variance non partag\u00e9e), d\u00e9montrant que la somatisation n&rsquo;est pas un simple \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne affectif mais un axe clinique autonome.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive du SSS-8 a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par rapport \u00e0 un crit\u00e8re comportemental externe majeur : <strong>l&rsquo;utilisation des services de soins de sant\u00e9<\/strong> (fr\u00e9quence des visites chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou les sp\u00e9cialistes au cours des 12 derniers mois). L&rsquo;analyse par r\u00e9gression binomiale n\u00e9gative a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un ratio de taux d&rsquo;incidence (<em>Incidence Rate Ratio<\/em>, IRR) de <strong>1,12<\/strong> (IC \u00e0 95 % [1,10 ; 1,14]) pour chaque augmentation d&rsquo;un point au score SSS-8. Plus spectaculaire encore : pour chaque franchissement d&rsquo;une cat\u00e9gorie de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SSS-8 (de \u00ab fardeau nul \u00bb \u00e0 \u00ab l\u00e9ger \u00bb, \u00ab moyen \u00bb, \u00ab \u00e9lev\u00e9 \u00bb, \u00ab tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 \u00bb), le taux de recours aux consultations m\u00e9dicales augmentait de <strong>53 %<\/strong> (IRR = 1,53 ; IC \u00e0 95 % [1,44 ; 1,63]).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trologique du SSS-8 a \u00e9t\u00e9 rigoureusement confirm\u00e9e par l&rsquo;analyse de sa coh\u00e9rence interne, de la corr\u00e9lation item-total et de sa stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon normatif repr\u00e9sentatif de la population g\u00e9n\u00e9rale (Gierk et al., 2014, n = 2 510), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <strong>\u03b1 = 0,81<\/strong>, ce qui d\u00e9note une consistance interne optimale pour un instrument bref de seulement 8 items. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 0,41 et 0,59, chaque item contribuant de mani\u00e8re positive et \u00e9quilibr\u00e9e au score global sans ph\u00e9nom\u00e8ne de redondance excessive.<\/p>\n<p>Dans des cohortes cliniques sp\u00e9cialis\u00e9es (patients psychosomatiques ambulatoires), la coh\u00e9rence interne observ\u00e9e se maintient \u00e0 un niveau tout \u00e0 fait satisfaisant (<strong>\u03b1 = 0,76<\/strong> dans Gierk et al., 2015), comparable \u00e0 celle de l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;origine PHQ-15 (\u03b1 = 0,80) malgr\u00e9 une r\u00e9duction de pr\u00e8s de 50 % du nombre d&rsquo;items. Les coefficients om\u00e9ga de McDonald (\u03c9), rapport\u00e9s dans des r\u00e9plications ult\u00e9rieures ind\u00e9pendantes, oscillent entre 0,80 et 0,83, attestant de la solidit\u00e9 de la saturation factorielle commune.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 court terme (intervalle de 24 \u00e0 48 heures) a montr\u00e9 des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,85<\/strong> chez des sujets stables. Sur des intervalles de deux \u00e0 quatre semaines, le coefficient test-retest se stabilise autour de r = 0,72 \u00e0 0,78, ce qui est parfaitement coh\u00e9rent avec la nature dynamique du fardeau somatique, sensible aux fluctuations du stress environnemental et aux r\u00e9missions symptomatiques spontan\u00e9es.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;exploration de l&rsquo;architecture factorielle du SSS-8 a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies d\u00e8s les phases de conception de l&rsquo;instrument.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le unidimensionnel vs Mod\u00e8le hi\u00e9rarchique \/ \u00e0 4 facteurs<\/h3>\n<p>Lors des analyses factorielles confirmatoires conduites par Gierk et al. (2014), deux structures principales ont \u00e9t\u00e9 mod\u00e9lis\u00e9es et compar\u00e9es :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Le mod\u00e8le unidimensionnel g\u00e9n\u00e9ral :<\/strong> Tous les 8 items saturent directement sur un facteur unique repr\u00e9sentant le \u00ab fardeau somatique g\u00e9n\u00e9ral \u00bb. Ce mod\u00e8le pr\u00e9sente des indices d&rsquo;ajustement acceptables (CFI &gt; 0,93 ; TLI &gt; 0,90 ; RMSEA \u2248 0,065), justifiant pleinement l&rsquo;utilisation clinique d&rsquo;un score somm\u00e9 total unique de 0 \u00e0 32 points.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le \u00e0 4 facteurs corr\u00e9l\u00e9s de premier ordre :<\/strong> Les items sont regroup\u00e9s par affinit\u00e9 s\u00e9miologique :\n<ul>\n<li><em>Facteur Douleur musculo-squelettique :<\/em> Item 2 (dos) et Item 3 (bras, jambes, articulations) \u2014 saturations factorielles \u03bb &gt; 0,70.<\/li>\n<li><em>Facteur Gastro-intestinal :<\/em> Item 1 (probl\u00e8mes d&rsquo;estomac ou d&rsquo;intestin) \u2014 saturation substantielle.<\/li>\n<li><em>Facteur Neuro-vestibulaire \/ C\u00e9phal\u00e9es :<\/em> Item 4 (c\u00e9phal\u00e9es) et Item 6 (vertiges) \u2014 saturations \u03bb entre 0,55 et 0,68.<\/li>\n<li><em>Facteur Fatigue \/ Sommeil \/ Cardiopulmonaire :<\/em> Item 5 (thorax\/dyspn\u00e9e), Item 7 (fatigue\/\u00e9nergie) et Item 8 (sommeil) \u2014 saturations \u03bb entre 0,58 et 0,75.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le bifactoriel (Bifactor Model) :<\/strong> Ce mod\u00e8le, souvent privil\u00e9gi\u00e9 par les mod\u00e9lisations modernes d&rsquo;\u00e9quations structurelles (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Structural_equation_modeling\">SEM<\/a>), d\u00e9montre les meilleurs indices statistiques (CFI = 0,985 ; TLI = 0,976 ; RMSEA = 0,038 ; SRMR = 0,021). Il confirme qu&rsquo;un <strong>facteur g\u00e9n\u00e9ral puissant<\/strong> capte la majorit\u00e9 de la variance commune (exprim\u00e9e par un indice de variance commune expliqu\u00e9e ECV &gt; 0,65), tandis que des facteurs sp\u00e9cifiques r\u00e9siduels expliquent les covariations locales par syst\u00e8me corporel.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ces donn\u00e9es confirment sans \u00e9quivoque que le SSS-8 peut \u00eatre utilis\u00e9 de mani\u00e8re valide et robuste comme une \u00e9chelle globale unidimensionnelle par les cliniciens, tout en offrant aux chercheurs la granularit\u00e9 n\u00e9cessaire pour explorer des profils symptomatiques sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le SSS-8 est un auto-questionnaire standardis\u00e9 \u00e0 passation rapide destin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;adulte et \u00e0 l&rsquo;adolescent d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 14 ans. Ses caract\u00e9ristiques structurelles sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Questionnaire auto-administr\u00e9 sur support papier-crayon, via formulaire \u00e9lectronique en ligne, tablette num\u00e9rique clinique ou int\u00e9gr\u00e9 aux dossiers m\u00e9dicaux partag\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 1 \u00e0 2 minutes (extr\u00eamement rapide et ergonomique).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 8 items unilingues formul\u00e9s de mani\u00e8re claire et non \u00e9quivoque.<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les 7 derniers jours \u00e9coul\u00e9s (<em>\u00ab during the past 7 days \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse (authentique) :<\/strong> \u00c9chelle ordinale de Likert en 5 points :\n<ul>\n<li>0 = Not at all (Pas du tout)<\/li>\n<li>1 = A little bit (Un petit peu)<\/li>\n<li>2 = Somewhat (Moyennement)<\/li>\n<li>3 = Quite a bit (Beaucoup)<\/li>\n<li>4 = Very much (\u00c9norm\u00e9ment)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et score total :<\/strong>\n<ul>\n<li>Chaque item est cot\u00e9 de 0 \u00e0 4.<\/li>\n<li>Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9 (aucun codage inverse n\u00e9cessaire).<\/li>\n<li>Le score global du SSS-8 s&rsquo;obtient en effectuant la somme directe des 8 items : Score total = \u03a3(Items 1 \u00e0 8).<\/li>\n<li>L&rsquo;intervalle possible du score s&rsquo;\u00e9tend de <strong>0 \u00e0 32 points<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation des scores de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 (seuils percentiles valid\u00e9s) :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>0 \u00e0 3 points :<\/strong> Fardeau nul \u00e0 minimal des sympt\u00f4mes somatiques (<em>No to minimal somatic symptom burden<\/em>) \u2014 correspond approximativement aux percentiles 0 \u00e0 49 de la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<li><strong>4 \u00e0 7 points :<\/strong> Fardeau somatique l\u00e9ger (<em>Low somatic symptom burden<\/em>) \u2014 percentiles 50 \u00e0 74.<\/li>\n<li><strong>8 \u00e0 11 points :<\/strong> Fardeau somatique moyen (<em>Medium somatic symptom burden<\/em>) \u2014 percentiles 75 \u00e0 89.<\/li>\n<li><strong>12 \u00e0 15 points :<\/strong> Fardeau somatique \u00e9lev\u00e9 (<em>High somatic symptom burden<\/em>) \u2014 percentiles 90 \u00e0 95.<\/li>\n<li><strong>16 \u00e0 32 points :<\/strong> Fardeau somatique tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (<em>Very high somatic symptom burden<\/em>) \u2014 percentiles 96 \u00e0 100.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> L&rsquo;article fondateur d\u00e9taillant la construction, les normes de population et les seuils de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SSS-8 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en <strong>2014<\/strong> dans la revue <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/jamanetwork.com\/journals\/jamainternalmedicine\">JAMA Internal Medicine<\/a> par Bj\u00f6rn Gierk et ses coll\u00e8gues.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et licence :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle SSS-8 est issue de la famille d&rsquo;instruments du Patient Health Questionnaire (PHQ), con\u00e7ue initialement dans le domaine public acad\u00e9mique. L&rsquo;instrument est <strong>libre de droits (open access)<\/strong> et mis gratuitement \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 scientifique, des m\u00e9decins et des psychologues cliniciens.<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation :<\/strong> Aucun droit d&rsquo;utilisation, licence payante ou redevance financi\u00e8re n&rsquo;est exig\u00e9 pour l&rsquo;usage du questionnaire dans le cadre de la pratique clinique quotidienne, de la formation universitaire ou de la recherche acad\u00e9mique non commerciale.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Aucune autorisation pr\u00e9alable \u00e9crite n&rsquo;est requise de la part des auteurs pourvu que la citation bibliographique appropri\u00e9e (Gierk et al., 2014) soit scrupuleusement mentionn\u00e9e dans les publications et que le libell\u00e9 des items et des options de r\u00e9ponse demeure inchang\u00e9 afin d&rsquo;assurer l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la mesure.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les r\u00e9f\u00e9rences ci-dessous regroupent les publications cl\u00e9s de validation et d&rsquo;application psychom\u00e9trique du SSS-8 selon les normes APA 7<sup>e<\/sup> \u00e9dition :<\/p>\n<ul>\n<li>Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model: A challenge for biomedicine. <em>Science<\/em>, 196(4286), 129-136. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.847460\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.847460<\/a><\/li>\n<li>Gierk, B., Kohlmann, S., Kroenke, K., Spangenberg, L., Zenger, M., Br\u00e4hler, E., &amp; L\u00f6we, B. (2014). The Somatic Symptom Scale\u20138 (SSS-8): A brief measure of somatic symptom burden. <em>JAMA Internal Medicine<\/em>, 174(3), 399\u2013407. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1001\/jamainternmed.2013.12179\">https:\/\/doi.org\/10.1001\/jamainternmed.2013.12179<\/a><\/li>\n<li>Gierk, B., Kohlmann, S., Toussaint, A., Wahl, I., Br\u00fcnahl, C. A., Murray, A. M., &amp; L\u00f6we, B. (2015). Assessing somatic symptom burden: A psychometric comparison of the Patient Health Questionnaire\u201315 (PHQ-15) and the Somatic Symptom Scale\u20138 (SSS-8). <em>Journal of Psychosomatic Research<\/em>, 78(4), 352\u2013355. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpsychores.2014.11.006\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpsychores.2014.11.006<\/a><\/li>\n<li>Henningsen, P., Gundel, H., Kop, W. J., L\u00f6we, B., Martin, A., Rief, W., Rosmalen, J. G., Schr\u00f6der, A., van der Feltz-Cornelis, C., &amp; Van den Bergh, O. (2018). Persistent physical symptoms as perceptual dysregulation: A neurocognitive perspective and its clinical implications. <em>Psychosomatic Medicine<\/em>, 80(5), 422\u2013431. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/PSY.0000000000000588\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/PSY.0000000000000588<\/a><\/li>\n<li>Kroenke, K., Spitzer, R. L., &amp; Williams, J. B. (2002). The PHQ-15: Validity of a new measure for evaluating the severity of somatic symptoms. <em>Psychosomatic Medicine<\/em>, 64(2), 258\u2013266. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-200203000-00008\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-200203000-00008<\/a><\/li>\n<li>Rief, W., &amp; Broadbent, E. (2007). Explaining medically unexplained symptoms-models and mechanisms. <em>Clinical Psychology Review<\/em>, 27(7), 821\u2013841. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.cpr.2007.07.005\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.cpr.2007.07.005<\/a><\/li>\n<li>Van den Bergh, O., Witth\u00f6ft, M., Petersen, S., &amp; Brown, R. J. (2017). Symptoms and the body: Taking the load off. <em>Nature Reviews Disease Primers<\/em>, 3(1), 17072. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/nrdp.2017.72\">https:\/\/doi.org\/10.1038\/nrdp.2017.72<\/a><\/li>\n<li>Zijlema, W. L., Stolk, R. P., L\u00f6we, B., Rief, W., White, P. D., &amp; Rosmalen, J. G. (2013). How to assess common somatic symptoms in large-scale studies: A systematic review of questionnaires. <em>Journal of Psychosomatic Research<\/em>, 74(6), 459\u2013468. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpsychores.2013.03.093\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpsychores.2013.03.093<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px; background:#ffffff;\">\n<p style=\"font-size:15px; font-weight:600; color:#1e293b; margin-bottom:15px;\">\n    During the past 7 days, how much have you been bothered by any of the following problems?\n  <\/p>\n<p style=\"font-size:13.5px; color:#64748b; margin-bottom:20px;\">\n    <strong>Response scale:<\/strong><br \/>\n    0 = Not at all<br \/>\n    1 = A little bit<br \/>\n    2 = Somewhat<br \/>\n    3 = Quite a bit<br \/>\n    4 = Very much\n  <\/p>\n<ol style=\"list-style-type:decimal; padding-left:22px; font-size:14.5px; color:#334155; line-height:2;\">\n<li>Stomach or bowel problems<\/li>\n<li>Back pain<\/li>\n<li>Pain in your arms, legs, or joints<\/li>\n<li>Headaches<\/li>\n<li>Chest pain or shortness of breath<\/li>\n<li>Dizziness<\/li>\n<li>Feeling tired or having low energy<\/li>\n<li>Trouble sleeping<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle des sympt\u00f4mes somatiques \u2013 8 (SSS-8) est un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 bref mesurant le fardeau des sympt\u00f4mes physiques au cours des 7 derniers jours. D\u00e9couvrez son cadre th\u00e9orique, ses normes de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et ses propri\u00e9t\u00e9s de validit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[31,12681],"tags":[69,14472,14431,16,180,14470,14432,14471],"class_list":["post-11039","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-psychologiques","category-psychometrie-et-echelles-cliniques","tag-douleur-chronique","tag-medecine-psychosomatique","tag-phq-15","tag-psychometrie","tag-somatisation","tag-sss-8","tag-symptomes-somatiques","tag-trouble-a-symptomatologie-somatique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11039"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11039\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}