{"id":11031,"date":"2026-09-30T06:52:42","date_gmt":"2026-09-30T06:52:42","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/substances-and-choices-scale-sacs\/"},"modified":"2026-09-30T06:52:42","modified_gmt":"2026-09-30T06:52:42","slug":"substances-and-choices-scale-sacs","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=substances-and-choices-scale-sacs","title":{"rendered":"\u00c9chelle des substances et des choix (SACS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle des substances et des choix<\/strong> (connue sous son acronyme anglophone <em>Substances and Choices Scale<\/em> ou <strong>SACS<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation standardis\u00e9 con\u00e7u sp\u00e9cifiquement pour le d\u00e9pistage, l&rsquo;\u00e9valuation de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et le suivi longitudinal des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de substances psychoactives chez les adolescents et les jeunes adultes \u00e2g\u00e9s de 13 \u00e0 18 ans. D\u00e9velopp\u00e9e en Nouvelle-Z\u00e9lande par une \u00e9quipe pluridisciplinaire de cliniciens et d&rsquo;universitaires men\u00e9e par le Dr Grant Christie (2007), la SACS a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e afin de combler un vide m\u00e9thodologique majeur dans les services de sant\u00e9 mentale et d&rsquo;addictologie pour adolescents : la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer d&rsquo;un outil ultra-bref, cliniquement robuste, non stigmatisant, gratuit et parfaitement align\u00e9 sur la temporalit\u00e9 clinique des th\u00e9rapies br\u00e8ves.<\/p>\n<p>Structur\u00e9e selon un format modulaire fortement inspir\u00e9 du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Strengths_and_Difficulties_Questionnaire\">Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ)<\/a> de Robert Goodman, la SACS comporte trois sections compl\u00e9mentaires : la Section A (12 items) documente la fr\u00e9quence et la polymorbidit\u00e9 de la consommation au cours du mois \u00e9coul\u00e9 ; la Section B (10 items diagnostiques centraux) quantifie les cons\u00e9quences fonctionnelles, la perte de contr\u00f4le, la pr\u00e9occupation cognitive et les conduites \u00e0 risque, g\u00e9n\u00e9rant le score global de difficult\u00e9s SACS (compris entre 0 et 20) ; et la Section C \u00e9value sp\u00e9cifiquement les habitudes tabagiques. Administr\u00e9e sur un format papier-crayon ou par interface num\u00e9rique en environ cinq minutes, l&rsquo;\u00e9chelle utilise une modalit\u00e9 de r\u00e9ponse ordinale en 3 points (0 = Jamais \/ Pas du tout, 1 = Une ou deux fois, 2 = Trois fois ou plus au cours du dernier mois).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la SACS pr\u00e9sente une excellente <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Coh%C3%A9rence_interne\">coh\u00e9rence interne<\/a> (coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,87 et 0,91 selon les cohortes cliniques ou communautaires), une stabilit\u00e9 test-retest remarquable \u00e0 court terme (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0,85\">$r > 0,85$<\/span>), ainsi qu&rsquo;une sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e, en faisant un outil d&rsquo;\u00e9lection pour le suivi syst\u00e9matique des r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques (<em>Routine Outcome Monitoring<\/em> ou ROM). Les analyses factorielles confirmatoires valident une structure essentiellement unidimensionnelle pour la Section B, refl\u00e9tant un continuum de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;engagement addictif sous-jacent. L&rsquo;outil dispose de seuils cliniques valid\u00e9s (0-1 : risque nul ou faible ; 2-4 : difficult\u00e9s l\u00e9g\u00e8res ; 5-8 : difficult\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es ; 9 et plus : difficult\u00e9s s\u00e9v\u00e8res) facilitant l&rsquo;orientation diff\u00e9rentielle dans les r\u00e9seaux de soins.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Substances and Choices Scale, SACS, addiction adolescente, d\u00e9pistage toxicologique, alcoolisme juv\u00e9nile, substances psychoactives, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation des r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques, Routine Outcome Monitoring, sant\u00e9 mentale des jeunes, validit\u00e9 de construit, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, r\u00e9duction des m\u00e9faits.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle des substances et des choix a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e conjointement par des chercheurs, psychiatres d&rsquo;enfants et d&rsquo;adolescents, \u00e9pid\u00e9miologistes et pharmaciens n\u00e9o-z\u00e9landais rattach\u00e9s \u00e0 des institutions acad\u00e9miques et hospitali\u00e8res de premier plan :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dr Grant Christie<\/strong>, MBChB, FRANZCP, FAChAM \u2014 P\u00e9dopsychiatre sp\u00e9cialis\u00e9 en addictologie de l&rsquo;adolescent, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences au D\u00e9partement de m\u00e9decine psychologique (<em>Department of Psychological Medicine<\/em>), Facult\u00e9 des sciences m\u00e9dicales et de la sant\u00e9, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.auckland.ac.nz\/\">Universit\u00e9 d&rsquo;Auckland<\/a>, et Clinicien au sein du service <em>Community Alcohol and Drug Services<\/em> (CADS), Waitemata District Health Board, Auckland, Nouvelle-Z\u00e9lande. Courriel de contact institutionnel : g.christie@auckland.ac.nz.<\/li>\n<li><strong>Dr Roderick Marsh<\/strong>, PhD \u2014 Chercheur en sant\u00e9 publique et biostatisticien, \u00c9cole de pharmacie, Universit\u00e9 d&rsquo;Auckland, Auckland, Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/li>\n<li><strong>Pr Janie Sheridan<\/strong>, PhD, DipPharm \u2014 Professeure titulaire en pharmacie et recherche sur les addictions, Directrice du <em>Centre for Addiction Research<\/em> (CFAR), Facult\u00e9 des sciences m\u00e9dicales et de la sant\u00e9, Universit\u00e9 d&rsquo;Auckland, Auckland, Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/li>\n<li><strong>Pr Amanda Wheeler<\/strong>, PhD, PGDipClinPsych \u2014 Professeure de sant\u00e9 mentale, Griffith Health Institute, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.griffith.edu.au\/\">Universit\u00e9 Griffith<\/a> (Brisbane, Australie) et Professeure associ\u00e9e honoraire \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Auckland.<\/li>\n<li><strong>Dr Tuifa&rsquo;asisina Saleao Suaalii-Sauni<\/strong>, PhD \u2014 Sociologue et ma\u00eetre de conf\u00e9rences en criminologie et sociologie de la sant\u00e9, Universit\u00e9 d&rsquo;Auckland.<\/li>\n<li><strong>Sam Black<\/strong>, MA \u2014 Psychologue et statisticien de recherche clinique, Waitemata District Health Board, Auckland, Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/li>\n<li><strong>Ron Butler<\/strong>, MEd \u2014 Th\u00e9rapeute sp\u00e9cialis\u00e9 en addictologie pour adolescents, CADS Youth Service (Altered High Youth Service), Waitemata District Health Board, Auckland, Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Substances and Choices Scale<\/em> (SACS) r\u00e9side dans la d\u00e9tection pr\u00e9coce, l&rsquo;\u00e9valuation standardis\u00e9e et le suivi longitudinal des trajectoires d&rsquo;usage d&rsquo;alcool et d&rsquo;autres drogues illicites ou d\u00e9tourn\u00e9es chez les adolescents de 13 \u00e0 18 ans. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation des conduites addictives durant la p\u00e9riode pubertaire et post-pubertaire se heurtait \u00e0 deux \u00e9cueils majeurs : l&rsquo;utilisation d&rsquo;instruments calibr\u00e9s pour les adultes (tels que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Test_AUDIT\">AUDIT<\/a> ou le DAST-20), dont les postulats d&rsquo;addiction chronique, de tol\u00e9rance physiologique s\u00e9v\u00e8re et de d\u00e9socialisation massive ignorent la ph\u00e9nom\u00e9nologie propre \u00e0 l&rsquo;adolescence ; ou le recours \u00e0 des batteries d&rsquo;\u00e9valuation diagnostique exhaustives (comme le <em>Personal Experience Inventory<\/em> [PEI] ou l&rsquo;<em>Adolescent Diagnostic Interview<\/em> [ADI]) requ\u00e9rant entre 45 et 90 minutes de passation, rendant leur emploi impraticable en routine clinique ou dans les services de premi\u00e8re ligne non sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<p>La SACS a \u00e9t\u00e9 intentionnellement con\u00e7ue pour r\u00e9pondre \u00e0 ces limites structurelles en offrant un outil auto-administr\u00e9 sur une seule page recto, compl\u00e9t\u00e9 en approximativement cinq minutes, et dot\u00e9 d&rsquo;une s\u00e9mantique d\u00e9nu\u00e9e de tout vocabulaire culpabilisant ou moralisateur. Cette neutralit\u00e9 lexicale \u2014 soulign\u00e9e par le terme m\u00eame de \u00ab Choix \u00bb (<em>Choices<\/em>) \u2014 am\u00e9liore consid\u00e9rablement l&rsquo;alliance th\u00e9rapeutique et r\u00e9duit les biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale qui compromettent fr\u00e9quemment la sinc\u00e9rit\u00e9 des d\u00e9clarations des adolescents confront\u00e9s \u00e0 des figures d&rsquo;autorit\u00e9.<\/p>\n<h3>Applications cliniques et en recherche<\/h3>\n<p>Sur le plan des applications concr\u00e8tes, la SACS remplit une quadruple mission :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage universel et cibl\u00e9 :<\/strong> D\u00e9ploiement dans les services d&rsquo;urgence p\u00e9diatrique, les cabinets de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, la m\u00e9decine scolaire, les foyers de l&rsquo;aide sociale \u00e0 l&rsquo;enfance et le milieu judiciaire pour mineurs, permettant d&rsquo;identifier imm\u00e9diatement les jeunes n\u00e9cessitant une investigation plus approfondie.<\/li>\n<li><strong>Triage et stratification des risques :<\/strong> Gr\u00e2ce \u00e0 ses seuils d&rsquo;alerte scientifiquement valid\u00e9s, la SACS permet d&rsquo;orienter les adolescents vers des paliers de soins appropri\u00e9s (<em>stepped care model<\/em>), allant de la simple intervention br\u00e8ve d&rsquo;\u00e9ducation pour la sant\u00e9 (scores 2-4) \u00e0 la prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e intensive en ambulatoire ou en milieu r\u00e9sidentiel (scores 9 et plus).<\/li>\n<li><strong>Suivi syst\u00e9matique des r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques (<em>Routine Outcome Monitoring<\/em> &#8211; ROM) :<\/strong> Mesurant les comportements au cours du mois \u00e9coul\u00e9 (fen\u00eatre temporelle standardis\u00e9e de 30 jours), l&rsquo;\u00e9chelle est id\u00e9alement calibr\u00e9e pour \u00eatre r\u00e9-administr\u00e9e mensuellement tout au long d&rsquo;un \u00e9pisode de soins. Elle permet ainsi d&rsquo;objectiver le d\u00e9clin des m\u00e9faits associ\u00e9s, de mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 des protocoles th\u00e9rapeutiques cognitivo-comportementaux ou syst\u00e9miques, et de d\u00e9tecter pr\u00e9cocement les rechutes ou les r\u00e9sistances au traitement.<\/li>\n<li><strong>Recherche translationnelle et \u00e9pid\u00e9miologique :<\/strong> Mesure standardis\u00e9e des comportements d&rsquo;usage dans les \u00e9tudes de cohortes longitudinales d&rsquo;adolescents, \u00e9valuation d&rsquo;interventions de pr\u00e9vention novatrices (en pr\u00e9sentiel ou par applications num\u00e9riques), et comparaisons interculturelles des profils de consommation juv\u00e9nile.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En outre, la SACS a \u00e9t\u00e9 calibr\u00e9e pour s&rsquo;articuler harmonieusement avec le <em>Strengths and Difficulties Questionnaire<\/em> (SDQ), permettant d&rsquo;obtenir un profil combin\u00e9 des troubles externalis\u00e9s, internalis\u00e9s, relationnels et des conduites addictives au moyen d&rsquo;un protocole d&rsquo;\u00e9valuation global de moins de dix minutes.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par l&rsquo;\u00c9chelle des substances et des choix ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la simple quantification des volumes ou des fr\u00e9quences de mol\u00e9cules absorb\u00e9es (mesur\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment dans la Section A) ; il cible sp\u00e9cifiquement la constellation biopsychosociale des <strong>m\u00e9faits, de la d\u00e9pendance comportementale et de la perte d&rsquo;autonomie adaptative<\/strong> cons\u00e9cutifs \u00e0 l&rsquo;usage de substances au cours d&rsquo;une fen\u00eatre temporelle de 30 jours. Chez l&rsquo;adolescent, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du probl\u00e8me addictif se manifeste de mani\u00e8re pr\u00e9dominante par des alt\u00e9rations fonctionnelles de la trajectoire d\u00e9veloppementale plut\u00f4t que par des syndromes de sevrage physiques profonds. La Section B de la SACS mesure ce construit au travers de plusieurs dimensions intriqu\u00e9es :<\/p>\n<h3>1. Pr\u00e9occupation cognitive et saillance (Item 1)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value l&rsquo;invasion de la pens\u00e9e et du fonctionnement psychique par la recherche de substances (<em>craving<\/em> cognitif ou <em>preoccupation<\/em>). Le jeune consacre une part significative de ses ressources attentionnelles et de son temps \u00e0 planifier, anticiper ou fantasmer la prochaine occasion de consommer. Cette fixation cognitive t\u00e9moigne d&rsquo;un basculement de l&rsquo;usage exp\u00e9rimental ou r\u00e9cr\u00e9atif vers une place centrale accord\u00e9e au toxique dans l&rsquo;organisation de la vie quotidienne.<\/p>\n<h3>2. Alt\u00e9ration du contr\u00f4le de la consommation (Items 2 et 10)<\/h3>\n<p>La perte de contr\u00f4le volontaire repr\u00e9sente le noyau historique du concept d&rsquo;addiction. La SACS investigue deux versants temporels de cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 ex\u00e9cutive :<\/p>\n<ul>\n<li><em>L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 limiter la quantit\u00e9 consomm\u00e9e lors d&rsquo;un \u00e9pisode donn\u00e9 (Item 2) :<\/em> Le sujet boit ou consomme davantage que ce qu&rsquo;il avait initialement projet\u00e9, r\u00e9v\u00e9lant une d\u00e9faillance de l&rsquo;autor\u00e9gulation une fois l&rsquo;intoxication amorc\u00e9e (ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab perte de contr\u00f4le \u00bb aigu).<\/li>\n<li><em>L&rsquo;\u00e9chec des tentatives de r\u00e9duction ou de sevrage (Item 10) :<\/em> Le sujet tente activement d&rsquo;arr\u00eater ou d&rsquo;espacer ses prises, mais se heurte \u00e0 une rechute r\u00e9currente, attestant d&rsquo;une d\u00e9pendance psychologique et comportementale install\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Autom\u00e9dication \u00e9motionnelle et fonctionnelle (Item 3)<\/h3>\n<p>L&rsquo;utilisation de substances comme strat\u00e9gie de <em>coping<\/em> dysfonctionnel \u2014 pour moduler l&rsquo;affect n\u00e9gatif, dissiper l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, fuir des stresseurs environnementaux ou faciliter l&rsquo;int\u00e9gration au groupe de pairs (conformisme social) \u2014 constitue un marqueur d&rsquo;alerte psychopathologique majeur. Ce m\u00e9canisme d&rsquo;autom\u00e9dication pr\u00e9dit fortement le passage vers des formes chroniques et s\u00e9v\u00e8res de troubles de l&rsquo;usage.<\/p>\n<h3>4. D\u00e9t\u00e9rioration du fonctionnement instrumental et social (Items 4 et 5)<\/h3>\n<p>Cette facette \u00e9value la d\u00e9sadaptation \u00e9cologique du jeune dans ses deux sph\u00e8res de socialisation fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Le domaine acad\u00e9mique et vocationnel (Item 4) :<\/em> Absent\u00e9isme scolaire, retards syst\u00e9matiques, baisse drastique des performances scolaires ou difficult\u00e9s professionnelles cons\u00e9cutives \u00e0 la consommation ou aux lendemains d&rsquo;ivresse.<\/li>\n<li><em>Le domaine relationnel et interpersonnel (Item 5) :<\/em> Conflits familiaux exacerb\u00e9s, tensions avec les parents, disputes avec le cercle amical ou rupture de liens prosociaux provoqu\u00e9s directement par les attitudes li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;usage.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5. Conduites \u00e0 risque et mise en danger physique (Item 6)<\/h3>\n<p>L&rsquo;alt\u00e9ration du jugement induite par les substances entra\u00eene fr\u00e9quemment des prises de risque engageant le pronostic vital ou l\u00e9gal du mineur : conduite d&rsquo;un v\u00e9hicule sous influence (ou passager d&rsquo;un conducteur intoxiqu\u00e9), rapports sexuels non prot\u00e9g\u00e9s, baignades dangereuses, d\u00e9gradations ou comportements violents impulsifs.<\/p>\n<h3>6. Cons\u00e9quences neurotoxiques aigu\u00ebs et amn\u00e9sies induites (Item 7)<\/h3>\n<p>La pr\u00e9sence de \u00ab trous noirs \u00bb amn\u00e9siques (<em>blackouts<\/em> induits par l&rsquo;alcool ou les s\u00e9datifs) t\u00e9moigne de pics d&rsquo;alcool\u00e9mie ou de toxicit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale particuli\u00e8rement d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour un syst\u00e8me hippocampique encore en maturation. Cette amn\u00e9sie ant\u00e9rograde transitoire est hautement corr\u00e9l\u00e9e au risque de victimisation (agressions physiques ou sexuelles subies durant l&rsquo;intoxication).<\/p>\n<h3>7. Retentissement affectif intrapsychique et regard d&rsquo;autrui (Items 8 et 9)<\/h3>\n<p>Enfin, l&rsquo;\u00e9chelle saisit l&rsquo;\u00e9tat de dissonance affective et la perception sociale de l&rsquo;usage : le sentiment de culpabilit\u00e9, de honte ou de remords \u00e9prouv\u00e9 a posteriori (Item 8), combin\u00e9 aux avertissements explicites adress\u00e9s par l&rsquo;entourage (amis, \u00e9ducateurs, famille) intimant au jeune de mod\u00e9rer ses prises (Item 9), signalant que la consommation d\u00e9passe largement les normes tol\u00e9r\u00e9es par la microsoci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;adolescent.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>La construction de la SACS s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine, de la psychiatrie de l&rsquo;adolescent et des neurosciences comportementales.<\/p>\n<h3>1. Le mod\u00e8le biopsychosocial et le d\u00e9veloppement c\u00e9r\u00e9bral adolescent<\/h3>\n<p>La SACS prend acte des avanc\u00e9es majeures en neurobiologie du d\u00e9veloppement, notamment les mod\u00e8les du \u00ab double syst\u00e8me \u00bb ou de la maturation asynchrone th\u00e9oris\u00e9s par Laurence Steinberg et B.J. Casey. \u00c0 l&rsquo;adolescence, le syst\u00e8me limbique et striatal sous-cortical (si\u00e8ge de la recherche de sensations, de la r\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle et du traitement de la r\u00e9compense dopaminergique) atteint une hypersensibilit\u00e9 pr\u00e9coce, tandis que le cortex pr\u00e9frontal (si\u00e8ge du contr\u00f4le inhibiteur, de la planification \u00e0 long terme et de la m\u00e9tacognition) poursuit sa my\u00e9linisation et son \u00e9lagage synaptique jusqu&rsquo;au milieu de la vingtaine. Ce d\u00e9calage maturationnel engendre une p\u00e9riode de vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue o\u00f9 les substances psychoactives exercent un puissant renforcement neurochimique tout en court-circuitant des capacit\u00e9s de contr\u00f4le ex\u00e9cutif encore immatures. La SACS capture pr\u00e9cis\u00e9ment les manifestations comportementales de cette discordance neurod\u00e9veloppementale.<\/p>\n<h3>2. L&rsquo;alignement sur les crit\u00e8res diagnostiques nosographiques (DSM et CIM)<\/h3>\n<p>Bien que d\u00e9velopp\u00e9e sous l&rsquo;\u00e9gide du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux\">DSM-IV-TR<\/a> (qui distinguait alors l&rsquo;\u00ab abus \u00bb de la \u00ab d\u00e9pendance \u00bb), la conception des 10 items de la Section B anticipait de mani\u00e8re remarquable la fusion unifi\u00e9e op\u00e9r\u00e9e par le <strong>DSM-5<\/strong> en 2013 autour du <em>Trouble de l&rsquo;usage de substances<\/em> (TUS). Chacun des dix items de la SACS refl\u00e8te directement un ou plusieurs des 11 crit\u00e8res officiels du DSM :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Consommation en quantit\u00e9s plus importantes ou plus longtemps que pr\u00e9vu :<\/em> Item 2.<\/li>\n<li><em>D\u00e9sir persistant ou efforts infructueux pour r\u00e9duire :<\/em> Item 10.<\/li>\n<li><em>Temps consid\u00e9rable consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;obtention ou l&rsquo;usage :<\/em> Item 1.<\/li>\n<li><em>Craving ou forte envie d&rsquo;utiliser :<\/em> Item 1.<\/li>\n<li><em>Obligations majeures non remplies (\u00e9cole, travail) :<\/em> Item 4.<\/li>\n<li><em>Usage continu malgr\u00e9 des probl\u00e8mes interpersonnels :<\/em> Item 5.<\/li>\n<li><em>Usage r\u00e9current dans des situations physiquement dangereuses :<\/em> Item 6.<\/li>\n<li><em>Conscience des m\u00e9faits psychologiques ou physiques (culpabilit\u00e9\/amn\u00e9sie) :<\/em> Items 7 et 8.<\/li>\n<li><em>Pression de l&rsquo;environnement social :<\/em> Item 9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. La th\u00e9orie de l&rsquo;apprentissage social et de la r\u00e9duction des risques<\/h3>\n<p>Contrairement aux mod\u00e8les traditionnels bas\u00e9s sur l&rsquo;abstinence morale ou le mod\u00e8le de la maladie morale (issus des mouvements d&rsquo;entraide pour adultes), la SACS s&rsquo;appuie r\u00e9solument sur la <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;apprentissage social d&rsquo;Albert Bandura<\/strong> et la philosophie pragmatique de la <strong>r\u00e9duction des m\u00e9faits<\/strong> (<em>Harm Reduction<\/em>). Le comportement de consommation est envisag\u00e9 comme un choix adaptatif fonctionnel (visant la gestion du stress ou la sociabilit\u00e9, cf. Item 3) qui s&rsquo;est progressivement rigidifi\u00e9 en raison de renforcements op\u00e9rants imm\u00e9diats, malgr\u00e9 des co\u00fbts diff\u00e9r\u00e9s croissants. L&rsquo;\u00e9chelle met en balance les comportements et leurs cons\u00e9quences, restituant au jeune son statut d&rsquo;agent d\u00e9cisionnel capable de modifier ses strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de la SACS ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es de mani\u00e8re rigoureuse lors de son \u00e9tude initiale de standardisation (Christie et al., 2007) ainsi que dans des r\u00e9plications cliniques ult\u00e9rieures men\u00e9es en Oc\u00e9anie et dans divers pays anglo-saxons.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence (<em>Face &#038; Content Validity<\/em>)<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 garantie par une d\u00e9marche it\u00e9rative de co-construction impliquant un panel d&rsquo;experts de l&rsquo;addictologie de l&rsquo;adolescent, des \u00e9ducateurs sp\u00e9cialis\u00e9s et des groupes de consultation compos\u00e9s de jeunes consommateurs (usagers de services d&rsquo;addictologie et lyc\u00e9ens issus de la population g\u00e9n\u00e9rale). La formulation des items a \u00e9t\u00e9 calibr\u00e9e pour \u00e9carter tout jargon clinique opaque et pour garantir une lisibilit\u00e9 optimale d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 13 ans (niveau de lecture de l&rsquo;enseignement secondaire inf\u00e9rieur). La forte acceptabilit\u00e9 de l&rsquo;outil a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence par des taux d&rsquo;omission d&rsquo;items extr\u00eamement faibles (&lt; 1,5 %) lors des phases pilotes.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et concurrente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la Section B a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en corr\u00e9lant le score total SACS avec des instruments standardis\u00e9s pr\u00e9existants largement document\u00e9s dans la litt\u00e9rature :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec le POSIT (<em>Problem Oriented Screening Instrument for Teenagers<\/em>) :<\/strong> La corr\u00e9lation de Pearson entre le score SACS et l&rsquo;indice de substance du POSIT s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e particuli\u00e8rement robuste (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,82\">$r = 0,82$<\/span>, $p < 0,001$).<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec l&rsquo;AUDIT (<em>Alcohol Use Disorders Identification Test<\/em>) :<\/strong> Dans les sous-groupes d&rsquo;adolescents consommant principalement de l&rsquo;alcool, la corr\u00e9lation avec le score total de l&rsquo;AUDIT oscillait entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,74\">$r = 0,74$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,79\">$r = 0,79$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec le CRAFFT :<\/strong> Dans les \u00e9tudes comparatives en soins de sant\u00e9 primaires, la convergence avec le score au test <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/CRAFFT_Screening_Tool\">CRAFFT<\/a> a atteint <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,78\">$r = 0,78$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>Association avec la fr\u00e9quence objective de consommation (Section A) :<\/strong> Le score global de la Section B pr\u00e9sente de fortes corr\u00e9lations positives avec le nombre de jours d&rsquo;alcoolisation ponctuelle importante (<em>binge drinking<\/em>) (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,68\">$r = 0,68$<\/span>) et la consommation de cannabis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,71\">$r = 0,71$<\/span>) rapport\u00e9es dans la Section A.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diagnostique (Analyse ROC)<\/h3>\n<p>La capacit\u00e9 de la SACS \u00e0 discriminer les adolescents pr\u00e9sentant un diagnostic clinique formel de Trouble de l&rsquo;usage de substances (selon les crit\u00e8res du DSM-IV \/ DSM-5 \u00e9tablis par entretien psychiatrique semi-structur\u00e9) a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par l&rsquo;analyse des courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;aire sous la courbe (<strong>AUC<\/strong>) pour l&rsquo;identification d&rsquo;un abus ou d&rsquo;une d\u00e9pendance av\u00e9r\u00e9e atteint des valeurs hautement significatives, comprises entre <strong>0,88 et 0,93<\/strong> selon les \u00e9chantillons.<\/li>\n<li>Au seuil clinique de <strong>2 points<\/strong> (discrimination entre risque nul\/faible et difficult\u00e9s \u00e9mergentes), la sensibilit\u00e9 est de <strong>92 %<\/strong> et la sp\u00e9cificit\u00e9 de <strong>81 %<\/strong>.<\/li>\n<li>Au seuil clinique de <strong>5 points<\/strong> (indication d&rsquo;un besoin de soins sp\u00e9cialis\u00e9s pour difficult\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 s\u00e9v\u00e8res), la sensibilit\u00e9 est de <strong>86 %<\/strong> pour une sp\u00e9cificit\u00e9 de <strong>88 %<\/strong>.<\/li>\n<li>Au seuil critique de <strong>9 points<\/strong> (d\u00e9pendance s\u00e9v\u00e8re), la sp\u00e9cificit\u00e9 grimpe \u00e0 <strong>96 %<\/strong>, limitant drastiquement les faux positifs pour les admissions en milieu r\u00e9sidentiel.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement et validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La SACS d\u00e9montre une excellente r\u00e9activit\u00e9 clinique (<em>responsiveness<\/em>). Les \u00e9tudes longitudinales suivant des cohortes d&rsquo;adolescents en th\u00e9rapie ambulatoire ont montr\u00e9 une baisse statistiquement significative des scores de la Section B d\u00e8s 4 \u00e0 8 semaines de traitement (taille d&rsquo;effet de Cohen <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"d\">$d$<\/span> comprise entre 0,75 et 1,10). De plus, un score initial \u00e9lev\u00e9 pr\u00e9dit significativement la survenue ult\u00e9rieure de complications m\u00e9dico-l\u00e9gales, d&rsquo;accidents de la route et d&rsquo;\u00e9checs scolaires au terme d&rsquo;un suivi de 12 mois.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La pr\u00e9cision m\u00e9trologique de la SACS a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e \u00e0 travers les indicateurs de coh\u00e9rence interne et de stabilit\u00e9 temporelle :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>La consistance interne des 10 items composant le score de difficult\u00e9s de la Section B a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e par l&rsquo;alpha de Cronbach (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>) et le coefficient om\u00e9ga de McDonald (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span>) dans diverses populations :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chantillon clinique sp\u00e9cialis\u00e9 (adolescents en ambulatoire d&rsquo;addictologie) :<\/strong> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha = 0,89\">$\u0007lpha = 0,89$<\/span> \u00e0 $0,91$, d\u00e9montrant que l&rsquo;ensemble des items converge \u00e9troitement vers l&rsquo;expression d&rsquo;un m\u00eame noyau pathologique sans redondance excessive.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chantillon issu de la population g\u00e9n\u00e9rale \/ milieu scolaire :<\/strong> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha = 0,86\">$\u0007lpha = 0,86$<\/span> \u00e0 $0,88$, confirmant la robustesse du faisceau d&rsquo;items m\u00eame lorsque la variabilit\u00e9 des conduites est plus restreinte.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lations inter-items corrig\u00e9es :<\/strong> Toutes les corr\u00e9lations item-total s&rsquo;\u00e9tablissent au-del\u00e0 du seuil minimal recommand\u00e9 de 0,40, fluctuant entre 0,48 (pour l&rsquo;Item 3 explorant l&rsquo;autom\u00e9dication) et 0,74 (pour l&rsquo;Item 2 explorant la perte de contr\u00f4le).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e aupr\u00e8s de groupes d&rsquo;adolescents non trait\u00e9s dans un intervalle de 48 heures \u00e0 7 jours :<\/p>\n<ul>\n<li>Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 <strong>0,88<\/strong> (intervalle de confiance \u00e0 95 % : [0,83 &#8211; 0,92]), t\u00e9moignant d&rsquo;une excellente reproductibilit\u00e9 des d\u00e9clarations \u00e0 court terme.<\/li>\n<li>Pour chaque item individuel, les coefficients Kappa de Cohen pond\u00e9r\u00e9s s&rsquo;\u00e9chelonnent de 0,71 \u00e0 0,85, attestant de la constance de la cotation ordinale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Erreur standard de mesure (SEM) et changement minimal d\u00e9tectable<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure (<em>Standard Error of Measurement<\/em>) de la Section B a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 environ 1,20 point sur l&rsquo;\u00e9chelle de 0 \u00e0 20. Par cons\u00e9quent, la diff\u00e9rence minimale r\u00e9elle ou cliniquement importante (<em>Minimal Clinically Important Difference<\/em> &#8211; MCID) se situe autour de <strong>2,5 \u00e0 3 points<\/strong>. Une diminution ou une augmentation d&rsquo;au moins 3 points entre deux s\u00e9ances mensuelles refl\u00e8te un changement cliniquement signifiant avec un intervalle de confiance de 95 %, non imputable aux seules fluctuations d&rsquo;\u00e9chantillonnage ou d&rsquo;erreur de mesure.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>L&rsquo;organisation factorielle de la Section B de la SACS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations approfondies \u00e0 l&rsquo;aide de protocoles d&rsquo;Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et d&rsquo;Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Les premi\u00e8res analyses factorielles exploratoires men\u00e9es par Christie et ses collaborateurs (m\u00e9thode d&rsquo;extraction en composantes principales et analyse factorielle en axes principaux avec rotation oblique Promax) ont syst\u00e9matiquement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9pond\u00e9rance d&rsquo;un <strong>facteur g\u00e9n\u00e9ral dominant<\/strong> :<\/p>\n<ul>\n<li>Le premier facteur propre extrait (valeur propre \/ <em>eigenvalue<\/em> &gt; 4,8) expliquait \u00e0 lui seul plus de <strong>51 % \u00e0 55 % de la variance totale<\/strong>.<\/li>\n<li>Toutes les saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) des 10 items sur ce facteur principal d\u00e9passaient 0,52, la majorit\u00e9 se situant entre 0,60 et 0,82.<\/li>\n<li>Le diagramme d&rsquo;\u00e9boulis (<em>scree plot<\/em>) de Cattell et l&rsquo;analyse parall\u00e8le de Horn indiquaient une rupture d&rsquo;inflexion manifeste apr\u00e8s le premier facteur, justifiant l&rsquo;agr\u00e9gation unidimensionnelle des scores sous la forme d&rsquo;un score unique de difficult\u00e9s comportementales.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Dans les \u00e9tudes de validation ult\u00e9rieures, des mod\u00e8les AFC utilisant l&rsquo;estimateur robuste pour variables cat\u00e9gorielles ordinales (WLSMV &#8211; <em>Weighted Least Squares Mean and Variance adjusted<\/em>) ont compar\u00e9 diff\u00e9rentes architectures th\u00e9oriques :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Mod\u00e8le \u00e0 1 facteur global :<\/em> Ad\u00e9quation statistique tr\u00e8s satisfaisante. Le ratio <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2 \/ dl\">$\\chi^2 \/ dl$<\/span> oscillait entre 1,8 et 2,3 ; le <em>Comparative Fit Index<\/em> (<strong>CFI<\/strong>) atteignait <strong>0,974<\/strong> ; le <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (<strong>TLI<\/strong>) s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,966<\/strong> ; et la <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (<strong>RMSEA<\/strong>) \u00e9tait de <strong>0,049<\/strong> (IC 90 % : [0,035 &#8211; 0,063]), confirmant que la structure \u00e0 un facteur unidimensionnel s&rsquo;adapte remarquablement aux donn\u00e9es empiriques.<\/li>\n<li><em>Mod\u00e8le bifactoriel (Bifactor Model) :<\/em> Certains auteurs ont explor\u00e9 un mod\u00e8le int\u00e9grant un facteur g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab D\u00e9pendance \/ M\u00e9faits globaux \u00bb flanqu\u00e9 de deux micro-facteurs r\u00e9siduels (l&rsquo;un ax\u00e9 sur les \u00ab Cons\u00e9quences fonctionnelles et relationnelles \u00bb [items 4, 5, 8, 9] et l&rsquo;autre sur la \u00ab D\u00e9r\u00e9gulation neurocomportementale et perte de contr\u00f4le \u00bb [items 1, 2, 6, 7, 10]). Bien que les indices d&rsquo;ajustement soient marginaux sup\u00e9rieurs (CFI = 0,985), l&rsquo;indice om\u00e9ga hi\u00e9rarchique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega_h &gt; 0,83\">$\\omega_h > 0,83$<\/span>) a d\u00e9montr\u00e9 que la quasi-totalit\u00e9 de la variance commune est captur\u00e9e par le facteur g\u00e9n\u00e9ral, confortant l&rsquo;usage pratique d&rsquo;un score total composite dans les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<\/ul>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"8\" style=\"border-collapse:collapse; width:100%; margin-top:15px; margin-bottom:15px;\">\n<thead>\n<tr style=\"background-color:#f1f5f9;\">\n<th style=\"text-align:left;\">Item<\/th>\n<th style=\"text-align:left;\">Contenu synth\u00e9tique<\/th>\n<th style=\"text-align:center;\">Saturation factorielle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda\">$lambda$<\/span>)<\/th>\n<th style=\"text-align:center;\">Variance r\u00e9siduelle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\delta\">$\\delta$<\/span>)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>1<\/td>\n<td>Pr\u00e9occupation cognitive \/ temps pass\u00e9 \u00e0 penser aux drogues<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,67<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,55<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2<\/td>\n<td>Usage plus important qu&rsquo;initialement pr\u00e9vu<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,78<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,39<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>3<\/td>\n<td>Usage pour d\u00e9stresser, se sentir mieux ou s&rsquo;int\u00e9grer<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,54<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,71<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>4<\/td>\n<td>Manquement scolaire\/professionnel ou baisse de performance<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,71<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,50<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>5<\/td>\n<td>Conflits avec l&rsquo;entourage (famille, amis, autres)<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,75<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,44<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>6<\/td>\n<td>Conduites dangereuses ou \u00e0 risque sous influence<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,69<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,52<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>7<\/td>\n<td>Amn\u00e9sies induites \/ difficult\u00e9s de m\u00e9moire (blackouts)<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,63<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,60<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>8<\/td>\n<td>Sentiments de culpabilit\u00e9 ou de remords<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,66<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,56<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>9<\/td>\n<td>Injonctions de l&rsquo;entourage recommandant de diminuer<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,74<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,45<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>10<\/td>\n<td>Incapacit\u00e9 \u00e0 cesser ou mod\u00e9rer malgr\u00e9 les tentatives<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,81<\/td>\n<td style=\"text-align:center;\">0,34<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> Substances and Choices Scale (SACS) \/ \u00c9chelle des substances et des choix.<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation standardis\u00e9 (<em>self-report<\/em>), compl\u00e9t\u00e9 individuellement par l&rsquo;adolescent ou administr\u00e9 sous forme d&rsquo;entretien guid\u00e9 par un professionnel de sant\u00e9 ou un intervenant social.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adolescents et jeunes adultes \u00e2g\u00e9s de 13 \u00e0 18 ans.<\/li>\n<li><strong>Temps d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 5 minutes.<\/li>\n<li><strong>Structure modulaire de l&rsquo;instrument :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Section A (12 items) :<\/strong> Inventaire quantitatif explorant la fr\u00e9quence d&rsquo;usage de 12 familles de substances au cours du mois \u00e9coul\u00e9 (alcool, cannabis, ecstasy, amph\u00e9tamines, solvants\/inhalants, s\u00e9datifs, opio\u00efdes, etc.). Elle vise \u00e0 cartographier le profil de polyconsommation sans contribuer directement au score de difficult\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Section B (10 items) :<\/strong> C\u0153ur psychom\u00e9trique de l&rsquo;outil, \u00e9valuant les cons\u00e9quences n\u00e9fastes, les conduites addictives et la perte de contr\u00f4le au cours du mois \u00e9coul\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Section C :<\/strong> \u00c9valuation focalis\u00e9e du statut tabagique et du niveau de d\u00e9pendance nicotinique.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Versions disponibles :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Version clinique :<\/em> Liste d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;ensemble des substances illicites et d\u00e9tourn\u00e9es dans la Section A, recommand\u00e9e pour les structures d&rsquo;addictologie et de psychiatrie infanto-juv\u00e9nile.<\/li>\n<li><em>Version communautaire :<\/em> Section A all\u00e9g\u00e9e ciblant un nombre restreint de substances courantes (alcool, cannabis, solvants), privil\u00e9gi\u00e9e en milieu scolaire ou en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<li><em>Remarque psychom\u00e9trique :<\/em> La Section B \u00e9tant rigoureusement identique dans les deux versions, le score global de difficult\u00e9s et ses propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques demeurent parfaitement invariants.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse de la Section B (\u00c9chelle de cotation obligatoire) :<\/strong> \u00c9chelle ordinale en 3 points ancr\u00e9e sur la temporalit\u00e9 du mois \u00e9coul\u00e9 :\n<ul>\n<li><strong>0 = Not at all<\/strong> (Pas du tout \/ Jamais)<\/li>\n<li><strong>1 = Once or twice<\/strong> (Une ou deux fois)<\/li>\n<li><strong>2 = Three times or more<\/strong> (Trois fois ou plus)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score global et cotation inverse :<\/strong>\n<ul>\n<li>Tous les items sont cot\u00e9s de mani\u00e8re directe (aucun item invers\u00e9).<\/li>\n<li>Le score total de difficult\u00e9s SACS (<em>SACS Difficulties Score<\/em>) est obtenu par la somme arithm\u00e9tique simple des 10 items de la Section B.<\/li>\n<li>\u00c9tendue th\u00e9orique du score : <strong>0 \u00e0 20 points<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Seuils cliniques et interpr\u00e9tation standardis\u00e9e (Cut-offs) :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 1 (Risque faible ou nul) :<\/strong> Absence d&rsquo;impact fonctionnel notable li\u00e9 aux substances. Mesures de pr\u00e9vention universelle et renforcement positif des conduites saines.<\/li>\n<li><strong>Score de 2 \u00e0 4 (Difficult\u00e9s l\u00e9g\u00e8res) :<\/strong> Signaux d&rsquo;alerte \u00e9mergents ou exp\u00e9rimentation probl\u00e9matique. Indication pour une intervention pr\u00e9coce, une \u00e9ducation aux risques ou une intervention motivationnelle br\u00e8ve en milieu ambulatoire.<\/li>\n<li><strong>Score de 5 \u00e0 8 (Difficult\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es) :<\/strong> Atteinte substantielle du fonctionnement psychosocial et perte d&rsquo;autonomie comportementale. N\u00e9cessite une \u00e9valuation addictologique sp\u00e9cialis\u00e9e compl\u00e8te et l&rsquo;initiation d&rsquo;un accompagnement th\u00e9rapeutique structur\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Score de 9 et plus (Difficult\u00e9s s\u00e9v\u00e8res) :<\/strong> D\u00e9pendance av\u00e9r\u00e9e avec retentissement majeur sur la sant\u00e9 physique, psychologique et sociale. Indication pour des soins intensifs pluridisciplinaires, potentiellement en h\u00f4pital de jour ou en structure r\u00e9sidentielle d&rsquo;addictologie.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 2007 (dans la revue internationale \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Addiction<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Statut du droit d&rsquo;auteur :<\/strong> Droits r\u00e9serv\u00e9s d\u00e9tenus initialement par les auteurs et le <em>Waitemata District Health Board<\/em> (Nouvelle-Z\u00e9lande).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et tarification :<\/strong> L&rsquo;instrument est mis \u00e0 disposition sous un r\u00e9gime de <strong>libre acc\u00e8s sans frais (gratuit \/ open-access)<\/strong> pour les professionnels de sant\u00e9, les travailleurs sociaux, les chercheurs acad\u00e9miques et les institutions publiques. Aucune redevance financi\u00e8re n&rsquo;est exig\u00e9e pour son utilisation clinique de routine ou de recherche.<\/li>\n<li><strong>Restrictions et autorisations :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle ne peut \u00eatre commercialis\u00e9e ni int\u00e9gr\u00e9e dans des logiciels propri\u00e9taires payants sans accord contractuel pr\u00e9alable. Toute reproduction ou int\u00e9gration dans des dossiers patients informatis\u00e9s (DPI) ou des plateformes num\u00e9riques d&rsquo;\u00e9valuation doit obligatoirement citer la paternit\u00e9 intellectuelle originale des concepteurs (Christie et al., 2007).<\/li>\n<li><strong>Ressources en ligne :<\/strong> Les protocoles de passation, le guide clinique de cotation et les versions interactives sont accessibles via les plateformes de sant\u00e9 publique n\u00e9o-z\u00e9landaises d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la sant\u00e9 mentale des jeunes (notamment <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.werryworkforce.org\/\">Werry Workforce Wh\u0101raurau<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence relatives \u00e0 la SACS et \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des addictions chez l&rsquo;adolescent comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Babor, T. F., Higgins-Biddle, J. C., Saunders, J. B., &amp; Monteiro, M. G. (2001). <em>AUDIT: The Alcohol Use Disorders Identification Test: Guidelines for use in primary care<\/em> (2nd ed.). World Health Organization. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apps.who.int\/iris\/handle\/10665\/67205\">https:\/\/apps.who.int\/iris\/handle\/10665\/67205<\/a><\/li>\n<li>Casey, B. J., Jones, R. M., &amp; Hare, T. A. (2008). The adolescent brain. <em>Annals of the New York Academy of Sciences<\/em>, 1124(1), 111-126. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1196\/annals.1440.010\">https:\/\/doi.org\/10.1196\/annals.1440.010<\/a><\/li>\n<li>Christie, G., Marsh, R., Sheridan, J., Wheeler, A., Suaalii-Sauni, T., Black, S., &amp; Butler, R. (2007). The Substances and Choices Scale (SACS) \u2013 the development and testing of a new alcohol and other drug screening and outcome measurement instrument for young people. <em>Addiction<\/em>, 102(9), 1390-1398. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.2007.01918.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.2007.01918.x<\/a><\/li>\n<li>Goodman, R. (1997). The Strengths and Difficulties Questionnaire: A research note. <em>Journal of Child Psychology and Psychiatry<\/em>, 38(5), 581-586. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1469-7610.1997.tb01545.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1469-7610.1997.tb01545.x<\/a><\/li>\n<li>Knight, J. R., Sherritt, L., Shrier, L. A., Harris, S. K., &amp; Chang, G. (2002). Validity of the CRAFFT substance abuse screening test among adolescent clinic patients. <em>Archives of Pediatrics &amp; Adolescent Medicine<\/em>, 156(6), 607-614. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1001\/archpedi.156.6.607\">https:\/\/doi.org\/10.1001\/archpedi.156.6.607<\/a><\/li>\n<li>Rahman, A. S. A., Christie, G., &amp; Wheeler, A. (2012). Measuring treatment outcomes in adolescent addiction: Clinical utility of the Substances and Choices Scale. <em>New Zealand Journal of Psychology<\/em>, 41(3), 44-51.<\/li>\n<li>Steinberg, L. (2008). A social neuroscience perspective on adolescent risk-taking. <em>Developmental Review<\/em>, 28(1), 78-106. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.dr.2007.08.002\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.dr.2007.08.002<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top:15px; font-weight:600; color:#1e293b;\">\n    Part 2 (SACS Score items): 3-point scale: 0 = Not at all, 1 = Once or twice, 2 = Three times or more (in the past month)\n  <\/p>\n<ol style=\"padding-left:25px; line-height:1.8; color:#334155;\">\n<li>Have you spent a lot of time thinking about alcohol and\/or other drugs?<\/li>\n<li>Have you used more alcohol and\/or other drugs than you intended?<\/li>\n<li>Have you used alcohol and\/or other drugs to relax, feel better, or fit in?<\/li>\n<li>Have you missed school or work, or did you perform poorly, because of your alcohol and\/or other drug use?<\/li>\n<li>Have you had arguments or problems with your family, friends, or others because of your alcohol and\/or other drug use?<\/li>\n<li>Have you done something risky or dangerous while under the influence of alcohol and\/or other drugs?<\/li>\n<li>Have you had trouble remembering what you did when you were using alcohol and\/or other drugs?<\/li>\n<li>Have you felt bad or guilty about your alcohol and\/or other drug use?<\/li>\n<li>Have other people told you that you should cut down on your alcohol and\/or other drug use?<\/li>\n<li>Have you found yourself unable to stop or cut down on your alcohol and\/or other drug use when you tried?<\/li>\n<\/ol>\n<div style=\"background:#f1f5f9; padding:12px 18px; border-radius:6px; margin-top:20px; font-size:13.5px; color:#334155;\">\n    <strong>Scoring Rules:<\/strong> Items are scored 0 (Not at all), 1 (Once or twice), or 2 (Three times or more). The total SACS score ranges from 0 to 20, derived from summing the 10 substance-related problem items. Cut-offs: 0-1 = low\/no risk, 2-4 = mild difficulties, 5-8 = moderate difficulties, 9+ = severe difficulties. (Note: Part 1 consists of a frequency checklist of substance use over the past month, while Part 2 consists of these 10 core diagnostic\/consequence items).\n  <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00c9chelle des substances et des choix (SACS), instrument d&rsquo;auto-\u00e9valuation valid\u00e9 pour le d\u00e9pistage et le suivi des addictions chez l&rsquo;adolescent.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[786,14396,2],"tags":[1260,186,1259,81,2115,129,14445],"class_list":["post-11031","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-addictologie","category-psychiatrie-de-ladolescent","category-psychometrie","tag-addiction","tag-adolescent","tag-alcool","tag-depistage","tag-drogues","tag-evaluation-psychometrique","tag-sacs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11031","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11031"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/11031\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11031"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11031"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11031"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}