{"id":10985,"date":"2026-09-30T05:46:42","date_gmt":"2026-09-30T05:46:42","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint\/"},"modified":"2026-09-30T05:46:42","modified_gmt":"2026-09-30T05:46:42","slug":"short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint","title":{"rendered":"Entretien court d&rsquo;\u00e9valuation du trouble de stress post-traumatique (SPRINT)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview<\/strong> (SPRINT) est un instrument psychom\u00e9trique bref d\u00e9velopp\u00e9 par Kathryn M. Connor et Jonathan R. T. Davidson en 2001. Con\u00e7u pour r\u00e9pondre au besoin d&rsquo;un outil d&rsquo;\u00e9valuation rapide, valide et standardis\u00e9 du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_de_stress_post-traumatique\">trouble de stress post-traumatique (TSPT)<\/a>, le SPRINT explore \u00e0 la fois la symptomatologie centrale du trouble et ses r\u00e9percussions fonctionnelles globales. L&rsquo;\u00e9chelle se compose de huit items fondamentaux \u00e9valuant les dimensions cardinales du TSPT selon les crit\u00e8res nosologiques : les ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;intrusion, les conduites d&rsquo;\u00e9vitement, l&rsquo;\u00e9moussement affectif (<em>numbing<\/em>), l&rsquo;hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative (<em>hyperarousal<\/em>), la r\u00e9activit\u00e9 somatique face aux rappels du traumatisme, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 au stress ainsi que le retentissement sur les activit\u00e9s socioprofessionnelles et relationnelles. Deux items optionnels suppl\u00e9mentaires permettent de quantifier l&rsquo;am\u00e9lioration globale per\u00e7ue et le pourcentage de changement symptomatique au cours du temps, ce qui en fait un outil de choix pour les essais cliniques longitudinaux et le suivi psychoth\u00e9rapeutique ou pharmacologique.<\/p>\n<p>Chaque item est cot\u00e9 sur une \u00e9chelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Pas du tout \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8rement \u00bb \/ \u00ab Extr\u00eamement \u00bb), g\u00e9n\u00e9rant un score total oscillant entre 0 et 32 pour les huit items de base. Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques du SPRINT sont particuli\u00e8rement solides : les \u00e9tudes initiales et de r\u00e9plication rapportent une excellente coh\u00e9rence interne (coefficient alpha de Cronbach de 0,88), une stabilit\u00e9 temporelle satisfaisante (fid\u00e9lit\u00e9 test-retest avec coefficient de corr\u00e9lation intraclasse ICC = 0,78), ainsi qu&rsquo;une remarquable validit\u00e9 convergente avec les instruments de r\u00e9f\u00e9rence tels que la <em>Davidson Trauma Scale<\/em> (DTS ; <em>r<\/em> = 0,73) et la <em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ptsd.va.gov\/professional\/assessment\/adult-int\/caps.asp\">CAPS<\/a>). Un score seuil fix\u00e9 entre 14 et 17 conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle une pr\u00e9cision diagnostique globale atteignant 96 %, autorisant une d\u00e9tection pr\u00e9coce des patients n\u00e9cessitant une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e. D&rsquo;une dur\u00e9e de passation estim\u00e9e entre 5 et 10 minutes, le SPRINT conjugue rigueur psychom\u00e9trique et faisabilit\u00e9 clinique en soins primaires et en m\u00e9decine d&rsquo;urgence.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Trouble de stress post-traumatique, SPRINT, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation clinique, d\u00e9pistage rapide, intrusion, \u00e9vitement, hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, validit\u00e9 diagnostique, \u00e9chelle de Likert, r\u00e9activit\u00e9 somatique, retentissement fonctionnel.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le SPRINT a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par des chercheurs rattach\u00e9s au D\u00e9partement de psychiatrie et des sciences du comportement de l&rsquo;Universit\u00e9 Duke (Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, \u00c9tats-Unis) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Kathryn M. Connor, M.D.<\/strong> : Psychiatre clinicienne et chercheuse au <em>Anxiety and Traumatic Stress Program<\/em>, D\u00e9partement de psychiatrie et des sciences du comportement, Duke University Medical Center. Ses travaux portent principalement sur la pharmacoth\u00e9rapie des troubles anxieux, la r\u00e9silience psychologique et le d\u00e9veloppement d&rsquo;outils d&rsquo;\u00e9valuation clinique standardis\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Jonathan R. T. Davidson, M.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychiatrie et ancien directeur du <em>Anxiety and Traumatic Stress Program<\/em> \u00e0 la Duke University. Pionnier mondial dans la recherche sur le psychotraumatologie, le Dr Davidson a \u00e9galement con\u00e7u la <em>Davidson Trauma Scale<\/em> (DTS) et la <em>Connor-Davidson Resilience Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_r%C3%A9silience_de_Connor-Davidson\">CD-RISC<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Collaborateurs ult\u00e9rieurs notables :<\/strong> Sachin Vaishnavi, M.D., Ph.D., et Vance M. Payne, M.D., ayant conduit des travaux comparatifs approfondis validant la concordance m\u00e9trologique entre le SPRINT et l&rsquo;entretien structur\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence CAPS (Vaishnavi et al., 2006).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychologique et psychiatrique du traumatisme psychique se heurte fr\u00e9quemment \u00e0 un dilemme m\u00e9thodologique : d&rsquo;une part, les entretiens cliniques semi-structur\u00e9s approfondis, \u00e0 l&rsquo;instar de la <em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em> (CAPS), repr\u00e9sentent l&rsquo;\u00e9talon-or diagnostique mais exigent entre 45 et 60 minutes de passation par un \u00e9valuateur hautement qualifi\u00e9 ; d&rsquo;autre part, les auto-questionnaires exhaustifs comme la DTS ou le PCL comportent un nombre \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;items requ\u00e9rant une concentration prolong\u00e9e souvent difficile \u00e0 mobiliser chez des sujets en \u00e9tat d&rsquo;\u00e9puisement cognitif ou de d\u00e9tresse psychique aigu\u00eb.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du SPRINT est de combler cette lacune op\u00e9rationnelle en fournissant une mesure multidimensionnelle ultrabr\u00e8ve, r\u00e9alisable en 5 \u00e0 10 minutes, sans sacrifier la repr\u00e9sentativit\u00e9 clinique du trouble. Il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour r\u00e9pondre \u00e0 deux finalit\u00e9s majeures :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage clinique et l&rsquo;orientation diagnostique rapide :<\/strong> Dans les services d&rsquo;urgence hospitali\u00e8re, les unit\u00e9s m\u00e9dico-psychologiques, les cabinets de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale ou les contextes de catastrophes humanitaires et militaires, le SPRINT permet d&rsquo;identifier promptement les individus souffrant d&rsquo;un niveau symptomatique cliniquement significatif et n\u00e9cessitant un examen approfondi ou une intervention d&rsquo;urgence.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation de la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique et de l&rsquo;\u00e9volution longitudinale :<\/strong> Gr\u00e2ce \u00e0 sa sensibilit\u00e9 au changement et \u00e0 l&rsquo;inclusion d&rsquo;items sp\u00e9cifiques sur l&rsquo;am\u00e9lioration globale, le SPRINT constitue un instrument privil\u00e9gi\u00e9 pour les protocoles de recherche pharmacologique et psychoth\u00e9rapeutique (notamment les th\u00e9rapies cognitivo-comportementales centr\u00e9es sur le trauma et l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Int%C3%A9gration_du_cycle_de_la_vie_et_EMDR\">EMDR<\/a>), permettant un suivi hebdomadaire ou bimensuel sans induire de lassitude d&rsquo;\u00e9valuation chez le patient.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Sur le plan conceptuel, les auteurs ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment inclus non seulement les manifestations ph\u00e9nom\u00e9nologiques sp\u00e9cifiques du TSPT (r\u00e9exp\u00e9rimentation, \u00e9vitement, \u00e9moussement, hyper\u00e9veil), mais aussi l&rsquo;impact somatique et le retentissement fonctionnel global (alt\u00e9ration du fonctionnement professionnel, familial et social), reconnaissant que la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;un traumatisme ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la simple fr\u00e9quence de ses sympt\u00f4mes cognitifs mais englobe l&rsquo;incapacit\u00e9 adaptative qu&rsquo;il engendre au quotidien.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par le SPRINT est le syndrome clinique unifi\u00e9 du trouble de stress post-traumatique, appr\u00e9hend\u00e9 sous l&rsquo;angle de sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 symptomatique et de son retentissement \u00e9cosyst\u00e9mique. Chacun des huit items centraux op\u00e9rationnalise une facette symptomatique pr\u00e9cise :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Intrusions et r\u00e9exp\u00e9rimentations involontaires (Item 1) :<\/strong> Explore la r\u00e9\u00e9mergence involontaire de souvenirs p\u00e9nibles, de cauchemars r\u00e9currents ou d&rsquo;exp\u00e9riences de reviviscence d\u00e9clench\u00e9es par des \u00e9l\u00e9ments rappelant l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement traumatique. Cette dimension capture la rupture de l&rsquo;int\u00e9gration mn\u00e9sique normale propre aux m\u00e9moires traumatiques non m\u00e9tabolis\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>\u00c9vitement cognitif et comportemental (Item 2) :<\/strong> \u00c9value les efforts conscients et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s d\u00e9ploy\u00e9s par le sujet pour ne pas penser \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, refuser d&rsquo;en parler, ou \u00e9viter physiquement les lieux, personnes et activit\u00e9s susceptibles de r\u00e9veiller la d\u00e9tresse traumatique. L&rsquo;\u00e9vitement repr\u00e9sente un facteur central de maintien \u00e0 long terme de la pathologie selon les th\u00e9ories cognitives.<\/li>\n<li><strong>\u00c9moussement affectif et d\u00e9tachement relationnel (Item 3) :<\/strong> Quantifie l&rsquo;anesth\u00e9sie \u00e9motionnelle (<em>emotional numbing<\/em>), la perte d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour les activit\u00e9s autrefois gratifiantes, le sentiment d&rsquo;ali\u00e9nation ou d&rsquo;\u00e9loignement vis-\u00e0-vis d&rsquo;autrui, ainsi que l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9prouver des \u00e9motions positives comme la tendresse ou l&rsquo;amour.<\/li>\n<li><strong>Hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative (Item 4) :<\/strong> Regroupe les signes d&rsquo;hyper\u00e9veil central et autonome, notamment les alt\u00e9rations de l&rsquo;architecture du sommeil (insomnie d&rsquo;endormissement ou de maintien), l&rsquo;irritabilit\u00e9 ou les explosions de col\u00e8re non motiv\u00e9es, les d\u00e9ficits de concentration, l&rsquo;hypervigilance d\u00e9fensive et la r\u00e9action de sursaut exag\u00e9r\u00e9e face \u00e0 des stimuli inoffensifs.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tresse somatique et r\u00e9activit\u00e9 autonome (Item 5) :<\/strong> Mesure l&rsquo;activation du syst\u00e8me nerveux sympathique lors de l&rsquo;exposition \u00e0 des stimuli rappelant le trauma, se manifestant par des palpitations, une tachycardie, des sueurs profuses, des tremblements ou une sensation de suffocation. Cette dimension illustre le conditionnement neurov\u00e9g\u00e9tatif classique.<\/li>\n<li><strong>Vuln\u00e9rabilit\u00e9 face aux stresseurs quotidiens (Item 6) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;amenuisement des ressources adaptatives globales du patient. Cette dimension capte l&rsquo;abaissement du seuil de tol\u00e9rance aux al\u00e9as de la vie courante et l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer les stresseurs ordinaires.<\/li>\n<li><strong>Alt\u00e9ration du fonctionnement professionnel et quotidien (Item 7) :<\/strong> Mesure le degr\u00e9 auquel les manifestations cliniques interf\u00e8rent n\u00e9gativement avec la productivit\u00e9 au travail, l&rsquo;assiduit\u00e9 professionnelle ou la tenue des responsabilit\u00e9s domestiques et logistiques habituelles.<\/li>\n<li><strong>Alt\u00e9ration du fonctionnement social et interpersonnel (Item 8) :<\/strong> \u00c9value la d\u00e9sorganisation des liens interpersonnels, le retrait de la vie collective, les conflits intrafamiliaux et la d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 des relations amicales et conjugales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les deux items compl\u00e9mentaires de l&rsquo;\u00e9chelle permettent d&rsquo;op\u00e9rationnaliser le changement clinique global per\u00e7u (\u00e9valuation de type CGI-I, <em>Clinical Global Impression &#8211; Improvement<\/em>) et l&rsquo;estimation quantitative en pourcentage du gain th\u00e9rapeutique global depuis le d\u00e9but de la prise en charge.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement du SPRINT s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs courants th\u00e9oriques majeurs de la psychopathologie et des neurosciences contemporaines :<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le du traitement de l&rsquo;information \u00e9motionnelle<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9 principalement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Edna_B._Foa\">Edna B. Foa<\/a> et Richard J. McNally, ce mod\u00e8le con\u00e7oit le TSPT comme un dysfonctionnement de la structure de peur encod\u00e9e en m\u00e9moire \u00e0 long terme. La structure mn\u00e9sique traumatique comporte des repr\u00e9sentations disproportionn\u00e9es de stimuli de menace et de r\u00e9actions de d\u00e9tresse somatique associ\u00e9es. Les conduites d&rsquo;\u00e9vitement comportemental et cognitif emp\u00eachent l&rsquo;int\u00e9gration de nouvelles informations correctrices incompatibles avec la structure de peur. Les items du SPRINT refl\u00e8tent fid\u00e8lement cette dynamique : l&rsquo;intrusion (item 1) active la m\u00e9moire traumatique, d\u00e9clenchant une hyperactivation autonome (item 5), laquelle induit des conduites de fuite et d&rsquo;\u00e9vitement (item 2).<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie neurobiologique du stress post-traumatique<\/h3>\n<p>Les travaux neurobiologiques sous-tendant la conception d&rsquo;outils cliniques comme ceux de Davidson et Connor mettent en exergue un dysfonctionnement de l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien (HPA) et des circuits cortico-limbiques. Le TSPT est caract\u00e9ris\u00e9 par une hyperr\u00e9activit\u00e9 de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Amygdale_(cerveau)\">amygdale c\u00e9r\u00e9brale<\/a> associ\u00e9e \u00e0 un d\u00e9faut d&rsquo;inhibition descendante exerc\u00e9 par le cortex pr\u00e9frontal ventrom\u00e9dian, ainsi qu&rsquo;\u00e0 des anomalies de l&rsquo;hippocampe responsables d&rsquo;un d\u00e9ficit de contextualisation des souvenirs de danger. L&rsquo;item d&rsquo;hypervigilance (item 4) et de r\u00e9activit\u00e9 somatique (item 5) traduisent directement cette hyperexcitabilit\u00e9 du syst\u00e8me adr\u00e9nergique p\u00e9riph\u00e9rique et central.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le transactionnel du stress et du coping<\/h3>\n<p>Inspir\u00e9 des travaux de Richard Lazarus et Susan Folkman, ce cadre insiste sur le fait que l&rsquo;impact d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement traumatisant ne r\u00e9side pas uniquement dans ses manifestations biologiques directes, mais dans l&rsquo;\u00e9puisement des strat\u00e9gies d&rsquo;ajustement (<em>coping<\/em>). Les items 6, 7 et 8 du SPRINT concr\u00e9tisent cette perspective : le traumatisme brise le sentiment d&rsquo;auto-efficacit\u00e9 personnelle, rendant le sujet vuln\u00e9rable aux contraintes quotidiennes mineures et d\u00e9sorganisant ses sph\u00e8res de socialisation et de productivit\u00e9 socio-\u00e9conomique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du SPRINT a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e \u00e0 travers plusieurs protocoles exp\u00e9rimentaux et cliniques rigoureux :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Connor et Davidson (2001), les scores totaux au SPRINT ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 ceux de la <em>Davidson Trauma Scale<\/em> (DTS), un auto-questionnaire valid\u00e9 de 17 items. La corr\u00e9lation de Pearson obtenue \u00e9tait hautement significative (<em>r<\/em> = 0,73, <em>p<\/em> &lt; 0,0001), attestant d&rsquo;une excellente concordance dans la mesure du construit post-traumatique. De surcro\u00eet, Vaishnavi, Payne, Connor et Davidson (2006) ont administr\u00e9 le SPRINT conjointement \u00e0 la <em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em> (CAPS), consid\u00e9r\u00e9e comme le standard clinique de r\u00e9f\u00e9rence internationale. Les scores du SPRINT ont d\u00e9montr\u00e9 de fortes corr\u00e9lations significatives avec les sous-scores de la CAPS ainsi qu&rsquo;avec son score global de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, validant le SPRINT comme un substitut rapide fiable lors des \u00e9valuations de routine.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 divergente et discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 divergente a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e en corr\u00e9lant le SPRINT avec des instruments \u00e9valuant des dimensions th\u00e9oriquement distinctes. Notamment, la corr\u00e9lation avec la <em>Sheehan Social Support Scale<\/em> s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e quasi nulle (<em>r<\/em> = 0,10, non significatif), d\u00e9montrant que l&rsquo;\u00e9chelle n&rsquo;est pas contamin\u00e9e par le niveau g\u00e9n\u00e9ral de soutien social per\u00e7u mais cible sp\u00e9cifiquement la pathologie post-traumatique. Par ailleurs, l&rsquo;\u00e9chelle discrimine de mani\u00e8re robuste les populations diagnostiqu\u00e9es avec un TSPT des populations souffrant d&rsquo;autres troubles anxieux (trouble panique, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e) ou de sujets t\u00e9moins sains.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et pr\u00e9cision diagnostique<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse des courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) conduite par les concepteurs de l&rsquo;outil a mis en \u00e9vidence des indices m\u00e9trologiques remarquables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Score seuil optimal :<\/strong> Une note seuil situ\u00e9e entre 14 et 17 sur le score total des 8 items permet d&rsquo;obtenir une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 diagnostiques maximales.<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9cision globale :<\/strong> Un score de 14 \u00e0 17 est associ\u00e9 \u00e0 une pr\u00e9cision diagnostique (<em>diagnostic accuracy<\/em>) de 96 % par rapport au diagnostic clinique \u00e9tabli selon les crit\u00e8res du DSM-IV.<\/li>\n<li>Un score &ge; 14 est pr\u00e9conis\u00e9 comme seuil d&rsquo;alerte clinique universel justifiant imm\u00e9diatement la r\u00e9alisation d&rsquo;une \u00e9valuation structur\u00e9e approfondie.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique<\/h3>\n<p>Le SPRINT s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un instrument particuli\u00e8rement sensible aux effets des traitements psychotropes et psychoth\u00e9rapeutiques. Dans des essais cliniques randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s par placebo \u00e9valuant l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS), la r\u00e9duction du score total au SPRINT \u00e9tait corr\u00e9l\u00e9e de mani\u00e8re \u00e9troite avec la baisse des scores \u00e0 la DTS (<em>r<\/em> = 0,66, <em>p<\/em> &lt; 0,001) et avec les crit\u00e8res de r\u00e9ponse d\u00e9finis par l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;impression clinique globale (CGI).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les indices de fid\u00e9lit\u00e9 et de pr\u00e9cision m\u00e9trologique du SPRINT ont fait l&rsquo;objet de calculs m\u00e9thodiques tant dans les \u00e9chantillons initiaux de validation que dans des \u00e9tudes transculturelles ind\u00e9pendantes :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de validation (Connor &#038; Davidson, 2001), le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> obtenu pour l&rsquo;ensemble des huit items centraux s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,88<\/strong>. Cette valeur indique une consistance interne \u00e9lev\u00e9e sans pour autant atteindre des niveaux excessifs (&gt; 0,95) qui signaleraient une redondance st\u00e9rile entre les questions. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 0,54 et 0,76, d\u00e9montrant que chaque question contribue de fa\u00e7on substantielle et homog\u00e8ne au construit unifi\u00e9 de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du stress post-traumatique.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon de patients r\u00e9\u00e9valu\u00e9s \u00e0 court terme sans modification th\u00e9rapeutique active. Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) calcul\u00e9 sur un intervalle temporel de test-retest a atteint <strong>0,78<\/strong>, d\u00e9notant une excellente stabilit\u00e9 des scores dans le temps en l&rsquo;absence de changement clinique av\u00e9r\u00e9. De telles propri\u00e9t\u00e9s confirment que les fluctuations de score observ\u00e9es en cours de prise en charge refl\u00e8tent d&rsquo;authentiques modifications de l&rsquo;\u00e9tat clinique plut\u00f4t qu&rsquo;une variabilit\u00e9 m\u00e9trologique al\u00e9atoire.<\/p>\n<h3>Erreur standard de mesure (SEM)<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure calcul\u00e9e sur la base de la variance d&rsquo;\u00e9chantillonnage et du coefficient de fid\u00e9lit\u00e9 demeure basse, conf\u00e9rant aux scores du SPRINT un intervalle de confiance \u00e9troit, ce qui permet au clinicien de calculer de mani\u00e8re fiable le changement minimal cliniquement important (MCID, <em>Minimal Clinically Important Difference<\/em>) lors du suivi longitudinal des patients.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La configuration factorielle du SPRINT a fait l&rsquo;objet d&rsquo;explorations factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) afin d&rsquo;\u00e9lucider son architecture latente :<\/p>\n<h3>Structure unifactorielle dominante<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse en composantes principales men\u00e9e par Connor et Davidson (2001) a initialement extrait un facteur g\u00e9n\u00e9ral dominant expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores. L&rsquo;observation du diagramme des valeurs propres (<em>scree plot<\/em> de Cattell) a mis en \u00e9vidence une rupture nette apr\u00e8s le premier facteur, plaidant fortement pour l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score unifi\u00e9 composite repr\u00e9sentant la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale du syndrome post-traumatique. Tous les huit items pr\u00e9sentaient des saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) substantielles sur cette dimension principale, oscillant entre 0,60 et 0,86.<\/p>\n<h3>Mod\u00e9lisations alternatives et analyses confirmatoires<\/h3>\n<p>Dans le cadre de travaux m\u00e9thodologiques ult\u00e9rieurs et lors de validations de traductions internationales, des structures bifactorielles ou hi\u00e9rarchiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 test\u00e9es au moyen de mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles (SEM) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s :<\/strong> Ce mod\u00e8le s\u00e9pare d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 la dimension <em>Sympt\u00f4mes post-traumatiques sp\u00e9cifiques<\/em> (regroupant les items 1 \u00e0 5 : intrusion, \u00e9vitement, anesth\u00e9sie, hyper\u00e9veil, r\u00e9activit\u00e9 somatique) et de l&rsquo;autre la dimension <em>Retentissement fonctionnel et vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/em> (items 6 \u00e0 8 : gestion du stress quotidien, sph\u00e8re professionnelle, sph\u00e8re relationnelle). Bien que ce mod\u00e8le pr\u00e9sente parfois des indices d&rsquo;ad\u00e9quation statistique l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieurs (RMSEA &lt; 0,06, CFI &gt; 0,95), la corr\u00e9lation tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e entre les deux facteurs latents (<em>r<\/em> &gt; 0,75) justifie pleinement le maintien de l&rsquo;approche unidimensionnelle retenue par les auteurs dans la pratique diagnostique usuelle.<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le bifactoriel :<\/strong> Les analyses confirmatoires d\u00e9montrent que la variance est massivement absorb\u00e9e par un facteur g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9tresse post-traumatique (facteur G), confirmant que le calcul d&rsquo;un score sommatif global de 0 \u00e0 32 repose sur des assises statistiques th\u00e9oriquement incontestables.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le SPRINT se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;un entretien standardis\u00e9 administr\u00e9 par un clinicien ou, par extension et selon les besoins de l&rsquo;\u00e9tude, sous la forme d&rsquo;un auto-questionnaire guid\u00e9. Ses param\u00e8tres techniques se d\u00e9clinent comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Entretien d&rsquo;\u00e9valuation clinique standardis\u00e9 \/ \u00e9chelle de cotation br\u00e8ve du TSPT.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes (18 ans et plus) ayant \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s \u00e0 un ou plusieurs \u00e9v\u00e9nements potentiellement traumatisants r\u00e9pondant aux crit\u00e8res du traumatisme psychique.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 8 items obligatoires cotant la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 actuelle, compl\u00e9t\u00e9s facultativement par 2 items explorant l&rsquo;\u00e9volution globale et le pourcentage d&rsquo;am\u00e9lioration.<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> G\u00e9n\u00e9ralement la semaine \u00e9coul\u00e9e (7 derniers jours) afin d&rsquo;appr\u00e9cier la symptomatologie actuelle et de suivre finement l&rsquo;\u00e9volution sous traitement.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 5 points ordonn\u00e9e de la fa\u00e7on suivante :\n<ul>\n<li><code>0<\/code> = Not at all (Pas du tout)<\/li>\n<li><code>1<\/code> = Mild \/ A little bit (L\u00e9ger \/ Un peu)<\/li>\n<li><code>2<\/code> = Moderate \/ Moderately (Mod\u00e9r\u00e9 \/ Mod\u00e9r\u00e9ment)<\/li>\n<li><code>3<\/code> = Severe \/ Quite a bit (S\u00e9v\u00e8re \/ Pas mal)<\/li>\n<li><code>4<\/code> = Very severe \/ Extremely (Tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re \/ Extr\u00eamement)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et score total :<\/strong> Les notes attribu\u00e9es \u00e0 chacun des 8 items centraux sont directement somm\u00e9es. Le score total s&rsquo;\u00e9tend de 0 \u00e0 32 points.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score de 0 \u00e0 13 :<\/em> Symptomatologie post-traumatique l\u00e9g\u00e8re, infraclinique ou r\u00e9mission.<\/li>\n<li><em>Score de 14 \u00e0 17 :<\/em> Seuil critique indiquant la pr\u00e9sence probable d&rsquo;un TSPT cliniquement significatif (pr\u00e9cision diagnostique de 96 %). Une confirmation diagnostique par un entretien approfondi est formellement requise.<\/li>\n<li><em>Score de 18 \u00e0 32 :<\/em> Degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re, n\u00e9cessitant une prise en charge th\u00e9rapeutique imm\u00e9diate.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Items d&rsquo;am\u00e9lioration globale (Items 9 et 10) :<\/strong>\n<ul>\n<li>L&rsquo;item 9 \u00e9value l&rsquo;impression clinique d&rsquo;am\u00e9lioration sur une \u00e9chelle ordinale (par exemple de \u00ab Nettement aggrav\u00e9 \u00bb \u00e0 \u00ab Consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 \u00bb).<\/li>\n<li>L&rsquo;item 10 permet de chiffrer l&rsquo;am\u00e9lioration per\u00e7ue en pourcentage de soulagement subjectif (de 0 % \u00e0 100 %).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p>Le <strong>Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview<\/strong> a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9 et publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en <strong>2001<\/strong> par Kathryn M. Connor et Jonathan R. T. Davidson. Conform\u00e9ment aux directives relatives aux instruments d&rsquo;\u00e9valuation d\u00e9velopp\u00e9s pour le domaine public en collaboration avec les centres d&rsquo;anciens combattants et les programmes acad\u00e9miques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Droits d&rsquo;utilisation et permissions :<\/strong> Le SPRINT est mis \u00e0 la disposition des cliniciens et des chercheurs du monde entier \u00e0 des fins d&rsquo;\u00e9valuation et de recherche scientifique non commerciale. Il peut \u00eatre consult\u00e9 et t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 aupr\u00e8s du <em>National Center for PTSD<\/em> du D\u00e9partement des Anciens Combattants des \u00c9tats-Unis (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ptsd.va.gov\/professional\/assessment\/screens\/sprint.asp\">U.S. Department of Veterans Affairs<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Frais d&rsquo;utilisation :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s est gratuit pour une utilisation clinique standard et dans le cadre de projets de recherche universitaire sans but lucratif. L&rsquo;utilisation dans le contexte d&rsquo;essais cliniques commandit\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou pour des applications logicielles commerciales peut n\u00e9cessiter une autorisation explicite aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs des droits intellectuels ou de la Duke University.<\/li>\n<li><strong>Int\u00e9grit\u00e9 du texte :<\/strong> Il est strictement interdit d&rsquo;alt\u00e9rer la formulation des questions ou les paliers de r\u00e9ponse sans autorisation, sous peine d&rsquo;invalider les normes psychom\u00e9triques et les scores seuils publi\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Connor, K. M., &amp; Davidson, J. R. T. (2001). SPRINT: A brief global assessment of post-traumatic stress disorder. <em>International Clinical Psychopharmacology<\/em>, 16(5), 279-284. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00004850-200109000-00005\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00004850-200109000-00005<\/a><\/p>\n<p>National Center for Posttraumatic Stress Disorder. (2016). <em>Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview (SPRINT)<\/em>. U.S. Department of Veterans Affairs. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ptsd.va.gov\/professional\/assessment\/screens\/sprint.asp\">https:\/\/www.ptsd.va.gov\/professional\/assessment\/screens\/sprint.asp<\/a><\/p>\n<p>Vaishnavi, S., Payne, V., Connor, K., &amp; Davidson, J. R. T. (2006). A comparison of the SPRINT and CAPS assessment scales for posttraumatic stress disorder. <em>Depression and Anxiety<\/em>, 23(7), 437-440. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20202\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20202<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response scale:<\/strong><\/p>\n<p>5-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = Mild \/ A little bit, 2 = Moderate \/ Moderately, 3 = Severe \/ Quite a bit, 4 = Very severe \/ Extremely<\/p>\n<p><strong>Items:<\/strong><\/p>\n<ol style=\"margin-left: 20px; padding-left: 10px;\">\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much have you been bothered by unwanted memories, nightmares, or reminders of the trauma?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much effort have you made to avoid thinking or talking about the trauma, or doing things that remind you of what happened?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">To what extent have you lost interest for things which used to be important to you, or felt detached from other people, or unable to experience feelings of love?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">To what extent have you been troubled by sleeping problems, feeling irritable or having angry outbursts, difficulty concentrating, being jumpy or easily startled, or feeling constantly on guard?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much have you been bothered by physical distress when exposed to reminders of the trauma, such as sweating, trembling, or racing heart?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much have your symptoms interfered with your ability to handle stress or deal with daily life demands?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much have your symptoms interfered with your work or daily routine?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">How much have your symptoms interfered with your social life or relationships with family and friends?<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview (SPRINT) est un instrument psychom\u00e9trique bref de 8 items d\u00e9velopp\u00e9 par Connor et Davidson pour le d\u00e9pistage et l&rsquo;\u00e9valuation du trouble de stress post-traumatique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[14346,14347,1003],"tags":[14350,14349,81,14351,16,14348,103,1245],"class_list":["post-10985","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-de-traumatologie-et-stress","category-evaluations-psychiatriques","category-psychometrie-clinique","tag-connor","tag-davidson","tag-depistage","tag-evaluation-breve","tag-psychometrie","tag-sprint","tag-stress-post-traumatique","tag-tspt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10985","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10985"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10985\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10985"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10985"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10985"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}