{"id":10963,"date":"2026-09-30T05:12:56","date_gmt":"2026-09-30T05:12:56","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-scas\/"},"modified":"2026-09-30T05:12:56","modified_gmt":"2026-09-30T05:12:56","slug":"echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-scas","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-scas","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence (SCAS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence<\/strong> (<em>Spence Children\u2019s Anxiety Scale<\/em>, SCAS) constitue un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 de premier plan, con\u00e7u par la professeure Susan H. Spence en 1998 pour \u00e9valuer avec pr\u00e9cision la gravit\u00e9 et la nature multidimensionnelle de la symptomatologie anxieuse chez les enfants et les jeunes adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 12 ans (avec des extensions ult\u00e9rieures pour les enfants d&rsquo;\u00e2ge pr\u00e9scolaire et les adolescents). \u00c9labor\u00e9e en stricte conformit\u00e9 avec les crit\u00e8res diagnostiques du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux\">DSM-IV<\/a> (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), la SCAS r\u00e9pondait \u00e0 une lacune majeure de la litt\u00e9rature clinique p\u00e9diatrique : l&rsquo;absence d&rsquo;outils sensibles aux sous-types sp\u00e9cifiques de troubles anxieux de l&rsquo;enfance, la majorit\u00e9 des inventaires ant\u00e9rieurs n&rsquo;\u00e9tant que des extrapolations descendantes d&rsquo;\u00e9chelles pour adultes mesurant une anxi\u00e9t\u00e9 globale et indiff\u00e9renci\u00e9e.<\/p>\n<p>Le questionnaire comprend 44 items, dont 38 \u00e9valuent directement des manifestations anxieuses r\u00e9parties en six sous-\u00e9chelles cliniques : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, la phobie sociale, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), le trouble panique avec agoraphobie, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et les peurs de blessures physiques (phobies sp\u00e9cifiques). Afin de minimiser les biais de r\u00e9ponse n\u00e9gative et la d\u00e9tresse potentielle li\u00e9e \u00e0 la passation, 6 items neutres ou valorisants \u00e0 polarit\u00e9 positive sont ins\u00e9r\u00e9s comme leurres. L&rsquo;\u00e9valuation s&rsquo;effectue via une \u00e9chelle de fr\u00e9quence de type Likert en 4 points (0 = Jamais, 1 = Parfois, 2 = Souvent, 3 = Toujours), permettant une passation fluide en environ 10 minutes. Le score total oscille entre 0 et 114 pour les 38 items pathologiques.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la SCAS, \u00e9tablies initialement aupr\u00e8s d&rsquo;une cohorte normative de 2 052 enfants scolaris\u00e9s \u00e0 Brisbane (Australie), r\u00e9v\u00e8lent une consistance interne exceptionnelle pour le score total (coefficient alpha de Cronbach de 0,92) et ad\u00e9quate pour les sous-\u00e9chelles (variant de 0,60 \u00e0 0,82). La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 six mois pr\u00e9sente un coefficient de corr\u00e9lation de 0,60. La validit\u00e9 convergente est d\u00e9montr\u00e9e par une forte corr\u00e9lation (r = 0,71) avec l&rsquo;\u00e9chelle r\u00e9vis\u00e9e d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 manifeste pour enfants (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Revised_Children%27s_Manifest_Anxiety_Scale\">RCMAS<\/a>). Sur le plan clinique, un score T sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 60 (soit un \u00e9cart-type au-dessus de la moyenne) signale un niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 subclinique ou \u00e9lev\u00e9 requ\u00e9rant une investigation approfondie par entretien diagnostique structur\u00e9.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Spence Children\u2019s Anxiety Scale, SCAS, anxi\u00e9t\u00e9 infantile, psychom\u00e9trie p\u00e9diatrique, anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, phobie sociale, trouble obsessionnel-compulsif, trouble panique, agoraphobie, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, peurs de blessures physiques, \u00e9valuation clinique, DSM-IV, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, validit\u00e9 factorielle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et standardis\u00e9e par <strong>Susan H. Spence<\/strong>, professeure \u00e9m\u00e9rite de psychologie clinique au sein de la <em>School of Applied Psychology<\/em> et de l&rsquo;<em>Australian Institute for Suicide Research and Prevention<\/em> \u00e0 l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.griffith.edu.au\/\">Universit\u00e9 Griffith<\/a> (Mount Gravatt, Queensland, Australie), et pr\u00e9c\u00e9demment affili\u00e9e au d\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.uq.edu.au\/\">Universit\u00e9 du Queensland<\/a>.<\/p>\n<p>Chercheuse internationalement reconnue en psychopathologie de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;adolescent, la professeure Spence s&rsquo;est illustr\u00e9e par ses contributions fondamentales \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation, \u00e0 la pr\u00e9vention et au traitement cognitivo-comportemental de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9pression juv\u00e9niles. Ses collaborateurs ult\u00e9rieurs pour les d\u00e9clinaisons parentales, pr\u00e9scolaires et adolescentes incluent des figures majeures de la recherche clinique internationale telles que Ronald M. Rapee (Centre for Emotional Health, Universit\u00e9 Macquarie), Mark H. Nauta, Paula M. Barrett et Cathy M. Turner.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la SCAS par Spence en 1998 d\u00e9coule d&rsquo;une analyse critique des instruments psychom\u00e9triques p\u00e9diatriques disponibles \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle. Traditionnellement, l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant reposait sur des outils unidimensionnels g\u00e9n\u00e9ralistes, \u00e0 l&rsquo;instar de la <em>Revised Children&rsquo;s Manifest Anxiety Scale<\/em> (RCMAS) ou du <em>State-Trait Anxiety Inventory for Children<\/em> (STAIC). Bien que robustes pour capturer l&rsquo;hyper\u00e9veil autonome ou l&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative g\u00e9n\u00e9rale, ces instruments \u00e9chouaient syst\u00e9matiquement \u00e0 cartographier les configurations sp\u00e9cifiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 telles que formul\u00e9es par la nosographie moderne, notamment le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-IV de l&rsquo;American Psychiatric Association<\/a>. De plus, de nombreuses mesures \u00e9taient construites par transposition descendante (<em>downward extension<\/em>) de crit\u00e8res cliniques adultes, postulant \u00e0 tort une homologie ph\u00e9nom\u00e9nologique totale entre l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;adulte et celle de l&rsquo;enfant en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la SCAS est donc de procurer aux cliniciens et aux chercheurs un questionnaire auto-administr\u00e9 standardis\u00e9, \u00e9conomique en temps (environ 10 minutes) et d\u00e9veloppementalement adapt\u00e9, capable d&rsquo;isoler et de quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes associ\u00e9s aux six entit\u00e9s nosologiques majeures de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, les obsessions-compulsions, le trouble panique\/l&rsquo;agoraphobie, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et les peurs sp\u00e9cifiques li\u00e9es aux blessures corporelles.<\/p>\n<p>Dans la pratique clinique, la SCAS remplit une triple fonction :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage pr\u00e9coce et l&rsquo;orientation diagnostique :<\/strong> identifier les enfants scolaris\u00e9s ou consultant en milieu p\u00e9dopsychiatrique pr\u00e9sentant des scores significativement \u00e9lev\u00e9s (T &ge; 60), justifiant la tenue d&rsquo;un entretien clinique approfondi semi-structur\u00e9 (tel que l&rsquo;ADIS-C\/P).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9laboration de profils diff\u00e9rentiels :<\/strong> d\u00e9terminer si la souffrance anxieuse se concentre sur un registre phobique circonscrit, une dysr\u00e9gulation somato-panique, ou un sch\u00e9ma d&rsquo;appr\u00e9hension diffuse (TAG), orientant ainsi la conceptualisation de cas cognitivo-comportementale.<\/li>\n<li><strong>Le monitorage longitudinal de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> \u00e9valuer de mani\u00e8re empirique la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes au cours et au terme d&rsquo;interventions th\u00e9rapeutiques (ex. th\u00e9rapie cognitivo-comportementale individuelle ou de groupe, guidance parentale ou pharmacoth\u00e9rapie).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le domaine de la recherche empirique, la SCAS sert d&rsquo;instrument de r\u00e9f\u00e9rence dans les protocoles \u00e9pid\u00e9miologiques transversaux et les \u00e9tudes de cohortes longitudinales examinant les trajectoires d\u00e9veloppementales des troubles \u00e9motionnels, la comorbidit\u00e9 homotypique et h\u00e9t\u00e9rotypique, ainsi que les m\u00e9diateurs cognitifs et environnementaux impliqu\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9mergence des psychopathologies de l&rsquo;internalisation.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de la SCAS s&rsquo;articule autour d&rsquo;un m\u00e9ta-construit d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique d\u00e9compos\u00e9 en six sous-dimensions empiriquement et th\u00e9oriquement distinctes, compl\u00e9t\u00e9es par un ensemble d&rsquo;items leurres. Chaque dimension cible un sous-syst\u00e8me de manifestations cognitives, \u00e9motionnelles, physiologiques et comportementales :<\/p>\n<h3>1. Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (Separation Anxiety &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value l&rsquo;angoisse excessive et inappropri\u00e9e au niveau d\u00e9veloppemental ressentie par l&rsquo;enfant lors de la s\u00e9paration r\u00e9elle ou anticip\u00e9e d&rsquo;avec ses figures d&rsquo;attachement primaires ou son domicile. Les items mesurent la peur d&rsquo;\u00eatre seul \u00e0 la maison (Item 5), l&rsquo;inqui\u00e9tude r\u00e9currente d&rsquo;\u00eatre \u00e9loign\u00e9 de ses parents (Item 8), la crainte catastrophique qu&rsquo;un malheur n&rsquo;arrive \u00e0 un membre de la famille (Item 12), la d\u00e9tresse nocturne li\u00e9e au fait de dormir seul (Item 15) ou de passer une nuit hors du domicile familial (Item 44), ainsi que l&rsquo;\u00e9vitement scolaire d&rsquo;allure phobique mat\u00e9rialis\u00e9 par des difficult\u00e9s matinales \u00e0 se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole sous l&rsquo;effet de l&rsquo;appr\u00e9hension (Item 16).<\/p>\n<h3>2. Phobie sociale \/ Anxi\u00e9t\u00e9 sociale (Social Phobia &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>La sous-\u00e9chelle explore la peur persistante et invalidante des situations sociales ou d&rsquo;\u00e9valuation dans lesquelles l&rsquo;enfant est expos\u00e9 au regard ou au jugement d&rsquo;autrui. Les items ciblent l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance lors d&rsquo;examens ou de contr\u00f4les scolaires (Item 6), l&rsquo;appr\u00e9hension phobique d&rsquo;utiliser des toilettes publiques (Item 7), la terreur du ridicule ou de la honte en public (Item 9), l&rsquo;inqui\u00e9tude chronique de sous-performer dans le travail scolaire (Item 10), la sensibilit\u00e9 exacerb\u00e9e au jugement n\u00e9gatif des pairs (Item 29) et l&rsquo;inhibition phobique lors de prises de parole devant l&rsquo;ensemble de la classe (Item 35).<\/p>\n<h3>3. Trouble obsessionnel-compulsif (Obsessive-Compulsive Disorder &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Conform\u00e9ment aux classifications du DSM-IV (qui classait le TOC au sein des troubles anxieux), cette dimension sonde la pr\u00e9sence de pens\u00e9es intrusives ind\u00e9sirables et de comportements ritualis\u00e9s visant \u00e0 neutraliser l&rsquo;angoisse. Les items capturent les rituels de v\u00e9rification (Item 14, v\u00e9rifier si l&rsquo;interrupteur est \u00e9teint ou si la porte est verrouill\u00e9e), la pr\u00e9sence de pens\u00e9es intrusives absurdes ou perturbatrices (Item 19 et 41), le recours \u00e0 la pens\u00e9e magique ou \u00e0 des neutralisations cognitives (Item 27, r\u00e9citer des mots ou des chiffres magiques), ainsi que les compulsions st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es de lavage, d&rsquo;ordre et de sym\u00e9trie (Item 40 et 42).<\/p>\n<h3>4. Attaques de panique et Agoraphobie (Panic Attack and Agoraphobia &#8211; 9 items)<\/h3>\n<p>Cette facette quantifie l&rsquo;exp\u00e9rience de d\u00e9ferlantes soudaines et paroxystiques de d\u00e9tresse somatique et cognitive, associ\u00e9e \u00e0 la peur des espaces d&rsquo;o\u00f9 il serait difficile de s&rsquo;\u00e9chapper. Les items d\u00e9crivent des dyspn\u00e9es subjectives spontan\u00e9es (Item 13), des tremblements inexpliqu\u00e9s (Item 21), la terreur des transports collectifs (Item 28, train, bus, voiture), la claustrophobie (Item 39, espaces clos ou tunnels), l&rsquo;agoraphobie dans les lieux de foule (Item 30, cin\u00e9mas, centres commerciaux), ainsi que la tachycardie brutale sans d\u00e9clencheur apparent (Item 36) et la peur anticipatoire de paniquer \u00e0 nouveau (Item 37).<\/p>\n<h3>5. Peurs des blessures physiques \/ Phobies sp\u00e9cifiques (Physical Injury Fears &#8211; 5 items)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value les r\u00e9ponses de peur intenses et irrationnelles d\u00e9clench\u00e9es par des stimuli environnementaux sp\u00e9cifiques susceptibles d&rsquo;infliger un pr\u00e9judice physique ou une d\u00e9tresse corporelle. Les items regroupent la nyctophobie (Item 2, peur du noir), la cynophobie (Item 18, peur des chiens), l&rsquo;angoisse iatrog\u00e8ne face aux soins m\u00e9dicaux et dentaires (Item 23), l&rsquo;acrophobie (Item 25, peur des hauteurs et des ascenseurs) et la zoophobie circonscrite aux insectes ou aux araign\u00e9es (Item 33).<\/p>\n<h3>6. Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (Generalized Anxiety &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Refl\u00e9tant le Trouble Anxieux G\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (TAG), cette sous-\u00e9chelle mesure l&rsquo;inqui\u00e9tude excessive, incontr\u00f4lable et omnipr\u00e9sente portant sur les \u00e9v\u00e9nements de la vie quotidienne, associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9activit\u00e9 physiologique permanente. Les items abordent l&rsquo;inqui\u00e9tude chronique non sp\u00e9cifique (Item 1), la tachycardie r\u00e9active en situation de probl\u00e8me (Item 3 et 20), un sentiment diffus de peur sans cause d\u00e9finie (Item 4), le pressentiment r\u00e9current d&rsquo;un malheur personnel imminent (Item 22) et les tremblements induits par le stress (Item 24).<\/p>\n<h3>7. Items leurres positifs (Filler Items &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Six items \u00e9valuent l&rsquo;estime de soi, les comp\u00e9tences per\u00e7ues et le bien-\u00eatre \u00e9motionnel (Items 11, 17, 26, 31, 38, 43). Non comptabilis\u00e9s dans le calcul du score global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, ils ont pour fonction m\u00e9thodologique de rompre la valence n\u00e9gative continue du questionnaire, d&rsquo;att\u00e9nuer les biais d&rsquo;acquiescement et de pr\u00e9server l&rsquo;alliance \u00e9valuative avec le jeune participant.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;ancrage th\u00e9orique de la SCAS s&rsquo;inscrit au carrefour de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Developmental_psychopathology\">psychopathologie d\u00e9veloppementale<\/a> et des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">mod\u00e8les cognitivo-comportementaux<\/a> contemporains de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (Beck, Emery &amp; Greenberg ; Clark &amp; Watson).<\/p>\n<p>Durant plusieurs d\u00e9cennies, la recherche en psychologie clinique a \u00e9t\u00e9 domin\u00e9e par le postulat d&rsquo;une anxi\u00e9t\u00e9 infantile quasi-unitaire, conceptualis\u00e9e selon le mod\u00e8le de l&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9velopp\u00e9 par Clark et Watson dans leur mod\u00e8le tripartite des troubles \u00e9motionnels. Selon ce mod\u00e8le, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression partagent une composante d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative non sp\u00e9cifique (d\u00e9tresse subjective, irritabilit\u00e9, instabilit\u00e9 thymique). Toutefois, Spence (1998) a soutenu que r\u00e9duire l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;enfant \u00e0 cette seule dimension transdiagnostique n\u00e9gligeait la diff\u00e9renciation pr\u00e9coce des structures psychopathologiques. Les enfants d&rsquo;\u00e2ge scolaire manifestent d\u00e9j\u00e0 des biais attentionnels et interpr\u00e9tatifs hautement sp\u00e9cifiques : par exemple, des sch\u00e9mas d&rsquo;attachement ins\u00e9cure et d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 relationnelle dans l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, une peur centrale de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative dans l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, et des croyances de responsabilit\u00e9 exag\u00e9r\u00e9e et de menace intrusive dans le trouble obsessionnel-compulsif.<\/p>\n<p>Sur le plan ontog\u00e9n\u00e9tique, la SCAS int\u00e8gre les connaissances fondamentales relatives au d\u00e9veloppement normatif des peurs infantiles. Dans les perspectives trac\u00e9es par Marks et Bowlby, les peurs \u00e9mergent selon une s\u00e9quence chronologique hautement pr\u00e9visible : les peurs de s\u00e9paration et les peurs d&rsquo;animaux pr\u00e9dominent durant la petite enfance, tandis que les inqui\u00e9tudes d&rsquo;\u00e9valuation sociale, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance et les ruminations existentielles g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es n&rsquo;\u00e9mergent que plus tard, sous l&rsquo;effet de la maturation m\u00e9tacognitive et de l&rsquo;int\u00e9gration sociale croissante \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire. La SCAS permet d&rsquo;op\u00e9rationnaliser ce continuum, en distinguant les peurs d\u00e9veloppementalement congruentes de celles dont l&rsquo;intensit\u00e9, la persistance et le retentissement fonctionnel basculent dans le domaine de la pathologie clinique.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;op\u00e9rationnalisation directe des crit\u00e8res s\u00e9miologiques du DSM-IV conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;instrument une l\u00e9gitimit\u00e9 nosographique robuste, assurant une passerelle conceptuelle directe entre les observations auto-rapport\u00e9es de l&rsquo;enfant et les cat\u00e9gories diagnostiques utilis\u00e9es par les \u00e9quipes pluridisciplinaires en p\u00e9dopsychiatrie et en psychologie de la sant\u00e9 p\u00e9diatrique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la SCAS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations exhaustives dans la monographie s\u00e9minale de Spence (1998) ainsi que dans de nombreuses r\u00e9plications internationales (notamment en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et en Asie).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et divergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de l&rsquo;instrument est attest\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives et \u00e9lev\u00e9es avec d&rsquo;autres \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 valid\u00e9es. Dans l&rsquo;\u00e9chantillon normatif initial de Spence (N = 2 052), le score total de la SCAS pr\u00e9sente une corr\u00e9lation de <strong>r = 0,71<\/strong> (p &lt; 0,001) avec la <em>Revised Children\u2019s Manifest Anxiety Scale<\/em> (RCMAS), confirmant que l&rsquo;outil appr\u00e9hende ad\u00e9quatement le noyau central de la d\u00e9tresse anxieuse p\u00e9diatrique. Les corr\u00e9lations entre les sous-\u00e9chelles homologues de la SCAS et de la RCMAS (par exemple, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et sous-\u00e9chelle d&rsquo;inqui\u00e9tude\/hypersensibilit\u00e9 de la RCMAS) oscillent entre 0,55 et 0,68.<\/p>\n<p>La validit\u00e9 divergente a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e en examinant les corr\u00e9lations de la SCAS avec des mesures de la d\u00e9pression, telles que le <em>Children&rsquo;s Depression Inventory<\/em> (CDI). Bien qu&rsquo;une corr\u00e9lation mod\u00e9r\u00e9e existe (g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre r = 0,45 et 0,58, refl\u00e9tant le recouvrement d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative th\u00e9oris\u00e9 par Clark et Watson), les sous-\u00e9chelles sp\u00e9cifiques comme les peurs de blessures physiques ou les obsessions-compulsions pr\u00e9sentent des corr\u00e9lations sensiblement plus faibles avec la d\u00e9pression, attestant d&rsquo;une sp\u00e9cificit\u00e9 discriminante satisfaisante.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et clinique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 crit\u00e9rielle discriminante a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e en comparant des \u00e9chantillons d&rsquo;enfants tout-venant issus de la population g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 des cohortes d&rsquo;enfants pr\u00e9sentant un diagnostic clinique formel de trouble anxieux \u00e9tabli par entretien ADIS-C. Les analyses de variance d\u00e9montrent que les enfants du groupe clinique obtiennent des scores moyens significativement plus \u00e9lev\u00e9s (p &lt; 0,001) sur le score global de la SCAS ainsi que sur la sous-\u00e9chelle correspondant pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 leur diagnostic principal. De surcro\u00eet, les seuils standardis\u00e9s en scores T permettent d&rsquo;identifier avec une sensibilit\u00e9 (sup\u00e9rieure \u00e0 80 %) et une sp\u00e9cificit\u00e9 ad\u00e9quates les enfants n\u00e9cessitant une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 de la SCAS repose sur l&rsquo;analyse de sa consistance interne et de sa stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans la cohorte princeps de Spence (1998) regroupant 2 052 enfants \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 12 ans, le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> pour l&rsquo;ensemble des 38 items anxieux s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 <strong>0,92<\/strong>, ce qui d\u00e9montre une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne remarquable. Pour les diff\u00e9rentes sous-\u00e9chelles, les indices de consistance interne se distribuent comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Trouble panique et agoraphobie :<\/strong> &alpha; = 0,82<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration :<\/strong> &alpha; = 0,70<\/li>\n<li><strong>Phobie sociale :<\/strong> &alpha; = 0,70<\/li>\n<li><strong>Trouble obsessionnel-compulsif :<\/strong> &alpha; = 0,73<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/strong> &alpha; = 0,73<\/li>\n<li><strong>Peurs de blessures physiques :<\/strong> &alpha; = 0,60<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bien que le coefficient de la dimension \u00ab peurs de blessures physiques \u00bb soit plus modeste (&alpha; = 0,60), ce r\u00e9sultat est classique pour une \u00e9chelle br\u00e8ve (5 items) explorant des d\u00e9clencheurs phobiques h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes (noir, chiens, piq\u00fbres, hauteurs, araign\u00e9es) qui ne co\u00efncident pas obligatoirement chez un m\u00eame individu.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest a \u00e9t\u00e9 investigu\u00e9e sur un sous-\u00e9chantillon de 344 enfants r\u00e9\u00e9valu\u00e9s apr\u00e8s un intervalle substantiel de six mois. Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse pour le score total est de <strong>r = 0,60<\/strong>, ce qui t\u00e9moigne d&rsquo;une stabilit\u00e9 satisfaisante pour un trait psychologique chez des enfants en plein d\u00e9veloppement cognitif et \u00e9motionnel sur une p\u00e9riode d&rsquo;un semestre. Les coefficients des sous-\u00e9chelles individuelles se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s plus bas (compris entre 0,45 et 0,55), ce qui met en \u00e9vidence une tendance document\u00e9e \u00e0 l&rsquo;att\u00e9nuation spontan\u00e9e des scores chez les enfants d&rsquo;\u00e2ge scolaire au fil des r\u00e9\u00e9valuations, sous l&rsquo;effet combin\u00e9 de la familiarit\u00e9 avec le test et de la maturation adaptative.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La mod\u00e9lisation de la structure latente de la SCAS constitue l&rsquo;un des piliers m\u00e9thodologiques de sa notori\u00e9t\u00e9 internationale. Susan Spence a conduit des analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour tester l&rsquo;ad\u00e9quation empirique de son mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 six facteurs par rapport \u00e0 des mod\u00e8les alternatifs unidimensionnels ou hi\u00e9rarchiques.<\/p>\n<h3>Mod\u00e9lisation confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon normatif australien, l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire a valid\u00e9 la sup\u00e9riorit\u00e9 statistique d&rsquo;un mod\u00e8le corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 <strong>six facteurs de premier ordre<\/strong>, correspondant exactement aux six sous-\u00e9chelles cliniques d\u00e9riv\u00e9es du DSM-IV. Les indices d&rsquo;ajustement globaux soutiennent fermement cette configuration comparativement \u00e0 un mod\u00e8le \u00e0 facteur g\u00e9n\u00e9ral unique :<\/p>\n<ul>\n<li>Les saturations factorielles standardis\u00e9es des 38 items sur leurs facteurs respectifs sont toutes statistiquement significatives (p &lt; 0,001), la vaste majorit\u00e9 se situant au-dessus du seuil de 0,40 (variant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,42 et 0,74).<\/li>\n<li>Les facteurs de premier ordre pr\u00e9sentent des intercorr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 \u00e9lev\u00e9es (allant de 0,38 \u00e0 0,65), traduisant le partage d&rsquo;une variance commune li\u00e9e \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 anxieuse g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre<\/h3>\n<p>Afin de justifier math\u00e9matiquement l&rsquo;agr\u00e9gation des sous-\u00e9chelles en un score global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, Spence a test\u00e9 un mod\u00e8le factoriel de second ordre o\u00f9 un facteur g\u00e9n\u00e9ral latent d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sous-tend les six facteurs primaires. Ce mod\u00e8le a affich\u00e9 des indices d&rsquo;ad\u00e9quation robustes (comparables au mod\u00e8le corr\u00e9l\u00e9), confirmant que la SCAS capture \u00e0 la fois la vuln\u00e9rabilit\u00e9 anxieuse globale (score total) et des expressions s\u00e9miologiques sp\u00e9cifiques et diff\u00e9renci\u00e9es (scores des sous-\u00e9chelles).<\/p>\n<p>Des travaux transculturels ult\u00e9rieurs men\u00e9s dans plus de vingt pays (notamment les \u00e9tudes de validation n\u00e9erlandaise par Muris et al., ainsi que des adaptations asiatiques, europ\u00e9ennes et sud-am\u00e9ricaines) ont syst\u00e9matiquement r\u00e9pliqu\u00e9 cette structure \u00e0 six facteurs, d\u00e9montrant l&rsquo;invariance de mesure de l&rsquo;instrument \u00e0 travers les sexes et les contextes culturels.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> Spence Children\u2019s Anxiety Scale (SCAS).<\/li>\n<li><strong>Nom en fran\u00e7ais :<\/strong> \u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Enfants et jeunes adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 12 ans (auto-\u00e9valuation par l&rsquo;enfant).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Auto-questionnaire individuel ou collectif sur format papier-crayon ou num\u00e9rique en ligne.<\/li>\n<li><strong>Temps de passation :<\/strong> Environ 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 44 items (38 items symptomatiques et 6 items neutres\/positifs non cot\u00e9s).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle ordinale de fr\u00e9quence de type Likert en 4 points : <em>0 = Never (Jamais)<\/em>, <em>1 = Sometimes (Parfois)<\/em>, <em>2 = Often (Souvent)<\/em>, <em>3 = Always (Toujours)<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores des sous-\u00e9chelles :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique simple des items composant chaque dimension :\n<ul>\n<li><em>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (Separation Anxiety) :<\/em> items 5, 8, 12, 15, 16, 44 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><em>Phobie sociale (Social Phobia) :<\/em> items 6, 7, 9, 10, 29, 35 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><em>Trouble obsessionnel-compulsif (Obsessive-Compulsive) :<\/em> items 14, 19, 27, 40, 41, 42 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><em>Attaques de panique et Agoraphobie (Panic Attack \/ Agoraphobia) :<\/em> items 13, 21, 28, 30, 32, 34, 36, 37, 39 (Score de 0 \u00e0 27).<\/li>\n<li><em>Peurs des blessures physiques (Physical Injury Fears) :<\/em> items 2, 18, 23, 25, 33 (Score de 0 \u00e0 15).<\/li>\n<li><em>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (Generalized Anxiety) :<\/em> items 1, 3, 4, 20, 22, 24 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score total :<\/strong> Somme des 38 items symptomatiques (\u00e9tendue de 0 \u00e0 114). Les 6 items leurres positifs (items 11, 17, 26, 31, 38, 43) sont enti\u00e8rement exclus du calcul du score d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<li><strong>\u00c9talonnage et seuils d&rsquo;interpr\u00e9tation clinique :<\/strong>\n<ul>\n<li>Les scores bruts sont convertis en scores standardis\u00e9s T en fonction de l&rsquo;\u00e2ge et du sexe de l&rsquo;enfant \u00e0 partir des tables normatives de r\u00e9f\u00e9rence.<\/li>\n<li><em>Zone normale :<\/em> Score T inf\u00e9rieur \u00e0 60 (situ\u00e9 \u00e0 moins d&rsquo;un \u00e9cart-type au-dessus de la moyenne normative).<\/li>\n<li><em>Zone subclinique ou \u00e9lev\u00e9e :<\/em> Score T &ge; 60 (situ\u00e9 \u00e0 1 \u00e9cart-type ou plus au-dessus de la moyenne). Ce r\u00e9sultat signale un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 n\u00e9cessitant une exploration clinique approfondie.<\/li>\n<li><em>Zone clinique s\u00e9v\u00e8re :<\/em> Score T &ge; 70 (situ\u00e9 \u00e0 2 \u00e9carts-types au-dessus de la moyenne), fortement corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sence d&rsquo;un trouble anxieux av\u00e9r\u00e9 au sens du DSM.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9cision diagnostique :<\/strong> Les concepteurs stipulent formellement que la SCAS est un instrument de d\u00e9pistage et de quantification symptomatique et ne saurait, \u00e0 elle seule, fonder un diagnostic cat\u00e9goriel sans l&rsquo;appoint d&rsquo;un entretien clinique structur\u00e9 conduit par un professionnel qualifi\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1998.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs :<\/strong> Version pr\u00e9scolaire (SCAS-Preschool, 2001), version pour adolescents (2003), version pour parents (SCAS-Parent, 2004).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9 :<\/strong> La professeure Susan H. Spence d\u00e9tient les droits d&rsquo;auteur de l&rsquo;instrument mais a fait le choix de mettre la SCAS dans le domaine public acad\u00e9mique \u00e0 titre gracieux. L&rsquo;instrument est accessible librement et sans frais pour les cliniciens et les chercheurs \u00e0 des fins non commerciales.<\/li>\n<li><strong>Site officiel de l&rsquo;instrument :<\/strong> Le questionnaire original, ses traductions autoris\u00e9es dans plus de trente langues, les cl\u00e9s de cotation automatis\u00e9es et les tables de conversion des scores T sont disponibles sur le site officiel de l&rsquo;auteur : <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.scaswebsite.com\/\">www.scaswebsite.com<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Toute reproduction ou utilisation dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes scientifiques doit mentionner explicitement les publications de r\u00e9f\u00e9rence de Spence (1998). Toute exploitation commerciale n\u00e9cessite l&rsquo;accord formel \u00e9crit pr\u00e9alable de l&rsquo;auteure.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul style=\"list-style-type: none; padding-left: 0;\">\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Beck, A. T., Emery, G., &amp; Greenberg, R. L. (2005). <em>Anxiety disorders and phobias: A cognitive perspective<\/em> (15th anniversary ed.). Basic Books.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Clark, L. A., &amp; Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 100(3), 316\u2013336. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Muris, P., Schmidt, H., &amp; Merckelbach, H. (2000). Correlations among two self-report questionnaires for measuring DSM-defined anxiety disorder symptoms in children: The Screen for Child Anxiety Related Emotional Disorders and the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale. <em>Personality and Individual Differences<\/em>, 28(2), 333\u2013346. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(99)00102-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(99)00102-6<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Nauta, M. H., Scholing, A., Rapee, R. M., Abbott, M., Spence, S. H., &amp; Waters, A. (2004). A parent-report measure of children\u2019s anxiety: psychometric properties and comparison with child-report in a clinic and normal sample. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 42(7), 813\u2013839. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Reynolds, C. R., &amp; Richmond, B. O. (1978). What I think and feel: A revised measure of children&rsquo;s manifest anxiety. <em>Journal of Abnormal Child Psychology<\/em>, 6(2), 271\u2013280. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00919131\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00919131<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Spence, S. H. (1997). Structure of anxiety symptoms among children: A confirmatory factor-analytic study. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 106(2), 280\u2013297. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Spence, S. H. (1998). A measure of anxiety symptoms among children. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(5), 545\u2013566. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Spence, S. H., Barrett, P. M., &amp; Turner, C. M. (2003). Psychometric properties of the Spence Children\u2019s Anxiety Scale with young adolescents. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 17(6), 605\u2013625. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0<\/a><\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\">Spence, S. H., Rapee, R., McDonald, C., &amp; Ingram, M. (2001). The structure of anxiety symptoms among preschoolers. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 39(11), 1293\u20131316. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top: 15px; font-weight: bold; color: #1e293b;\">Response Scale:<\/p>\n<p style=\"color: #475569; margin-bottom: 20px;\">4-point frequency scale: 0 = Never, 1 = Sometimes, 2 = Often, 3 = Always<\/p>\n<p style=\"margin-top: 15px; font-weight: bold; color: #1e293b;\">Scale Items:<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; color: #1e293b; padding-left: 25px;\">\n<li>I worry about things<\/li>\n<li>I am scared of the dark<\/li>\n<li>When I have a problem, my heart beats really fast<\/li>\n<li>I feel afraid<\/li>\n<li>I would feel afraid of being on my own at home<\/li>\n<li>I feel scared when I have to take a test<\/li>\n<li>I feel afraid if I have to use public toilets or bathrooms<\/li>\n<li>I worry about being away from my parents<\/li>\n<li>I feel afraid that I will make a fool of myself in front of people<\/li>\n<li>I worry that I will do badly at my school work<\/li>\n<li>I am popular amongst other kids<\/li>\n<li>I worry that something awful will happen to someone in my family<\/li>\n<li>I suddenly feel as even I can&rsquo;t breathe when there is no reason for this<\/li>\n<li>I have to keep checking that I have done things right (like the switch is off, or the door is locked)<\/li>\n<li>I feel scared if I have to sleep on my own<\/li>\n<li>I have trouble going to school in the mornings because I feel nervous or afraid<\/li>\n<li>I am good at sports<\/li>\n<li>I am scared of dogs<\/li>\n<li>I can&rsquo;t seem to get bad or silly thoughts into my head<\/li>\n<li>When I have a problem, my heart beats really fast<\/li>\n<li>I suddenly start to tremble or shake when there is no reason for this<\/li>\n<li>I worry that something bad will happen to me<\/li>\n<li>I am scared of going to the doctors or dentists<\/li>\n<li>When I have a problem, I feel shaky<\/li>\n<li>I am scared of being in high places or lifts (elevators)<\/li>\n<li>I am a good person<\/li>\n<li>I have to think of special thoughts (like numbers or words) to stop bad things from happening<\/li>\n<li>I feel scared if I have to travel in the car, bus, or train<\/li>\n<li>I worry what other people think of me<\/li>\n<li>I am afraid of being in crowded places (like shopping centers, the movies, buses, busy playgrounds)<\/li>\n<li>I feel happy<\/li>\n<li>All of a sudden I feel really scared for no reason at all<\/li>\n<li>I am scared of insects or spiders<\/li>\n<li>I suddenly become dizzy or faint when there is no reason for this<\/li>\n<li>I feel afraid if I have to talk in front of my class<\/li>\n<li>My heart suddenly starts to beat too quickly for no reason<\/li>\n<li>I worry that I will suddenly get a scared feeling when there is nothing to be afraid of<\/li>\n<li>I like myself<\/li>\n<li>I am afraid of being in small, closed-in places (like tunnels or small rooms)<\/li>\n<li>I have to do some things over and over again (like washing my hands, cleaning or putting things in a certain order)<\/li>\n<li>I get bothered by bad or silly thoughts or pictures in my mind<\/li>\n<li>I have to do some things in just the right way to stop bad things happening<\/li>\n<li>I am proud of my school work<\/li>\n<li>I would feel scared if I had to stay away from home overnight<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence (SCAS) est un 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