{"id":10948,"date":"2026-09-30T04:48:44","date_gmt":"2026-09-30T04:48:44","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-de-preoccupation-dysmorphique-dcq\/"},"modified":"2026-09-30T04:48:44","modified_gmt":"2026-09-30T04:48:44","slug":"questionnaire-de-preoccupation-dysmorphique-dcq","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-de-preoccupation-dysmorphique-dcq","title":{"rendered":"Questionnaire de Pr\u00e9occupation Dysmorphique (DCQ)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de Pr\u00e9occupation Dysmorphique<\/strong> (<em>Dysmorphic Concern Questionnaire<\/em> [DCQ] ; Oosthuizen, Lambert, &amp; Castle, 1998) constitue un instrument d&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 bref, compos\u00e9 de 7 items, sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour identifier, quantifier et d\u00e9pister la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des pr\u00e9occupations dysmorphiques chez les populations cliniques et non cliniques. La pr\u00e9occupation dysmorphique renvoie \u00e0 une focalisation cognitive excessive, obs\u00e9dante et source de d\u00e9tresse significative ou d&rsquo;alt\u00e9ration fonctionnelle, portant sur un d\u00e9faut per\u00e7u ou imaginaire de l&rsquo;apparence physique ou du fonctionnement corporel (incluant la forme des traits, la peau, la pilosit\u00e9, les odeurs ou les s\u00e9cr\u00e9tions corporelles), souvent imperceptible ou minime pour l&rsquo;entourage. Initialement d\u00e9velopp\u00e9 en Australie pour explorer le spectre dimensionnel de la dysmorphophobie (ou trouble dysmorphophobique, <em>Body Dysmorphic Disorder<\/em> [BDD]), le DCQ a d\u00e9montr\u00e9 une remarquable capacit\u00e9 de rep\u00e9rage des manifestations sous-jacentes \u00e0 de multiples entit\u00e9s nosographiques r\u00e9pertori\u00e9es dans le DSM-5-TR et la CIM-11, notamment les troubles du spectre obsessionnel-compulsif, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, les troubles des conduites alimentaires et les troubles \u00e0 symptomatologie somatique.<\/p>\n<p>Chaque item du DCQ est \u00e9valu\u00e9 selon une \u00e9chelle de r\u00e9ponse ordinale de type Likert en 4 points (allant de 0 = \u00ab Pas du tout \u00bb \u00e0 3 = \u00ab Beaucoup plus que la plupart des gens \u00bb), g\u00e9n\u00e9rant un score composite global compris entre 0 et 21 points. Sur le plan psychom\u00e9trique, le DCQ se distingue par une structure unifactorielle robuste, une consistance interne \u00e9lev\u00e9e (coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,73 et 0,88 selon les populations cliniques, \u00e9tudiantes et psychiatriques g\u00e9n\u00e9rales) et une excellente validit\u00e9 convergente avec les entretiens cliniques standardis\u00e9s, tels que le <em>Body Dysmorphic Disorder Examination<\/em> (BDDE). Un score seuil standard de 9 ou sup\u00e9rieur est pr\u00e9conis\u00e9 par la litt\u00e9rature internationale de r\u00e9f\u00e9rence (notamment Mancuso, Knoesen, &amp; Castle, 2010) pour signaler une pr\u00e9occupation clinique alarmante n\u00e9cessitant une investigation diagnostique approfondie. Gr\u00e2ce \u00e0 sa bri\u00e8vet\u00e9, sa rapidit\u00e9 d&rsquo;administration et son efficience diagnostique, le DCQ s&rsquo;impose comme une r\u00e9f\u00e9rence incontournable en psychiatrie, en psychologie clinique, mais \u00e9galement en dermatologie, chirurgie esth\u00e9tique et m\u00e9decine ambulatoire.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Pr\u00e9occupation dysmorphique, trouble dysmorphophobique, dysmorphophobie, DCQ, image corporelle, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, d\u00e9pistage clinique, anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;apparence, chirurgie esth\u00e9tique, dermatologie, spectre obsessionnel-compulsif.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le <em>Dysmorphic Concern Questionnaire<\/em> a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 et conceptualis\u00e9 par une \u00e9quipe de cliniciens et chercheurs de premier plan rattach\u00e9s au D\u00e9partement de Psychiatrie du Royal Melbourne Hospital et du Mental Health Research Institute of Victoria (Australie) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>P. Oosthuizen, MD<\/strong> : Chercheur clinicien, Department of Psychiatry, The University of Melbourne et Mental Health Research Institute, Parkville, Victoria, Australie.<\/li>\n<li><strong>Tim Lambert, MBBS, PhD, FRANZCP<\/strong> : Professeur de psychiatrie, Collaborative Research Unit, The University of Melbourne, Parkville, Victoria, Australie.<\/li>\n<li><strong>David J. Castle, MD, FRCPsych, FRANZCP<\/strong> : Professeur titulaire de psychiatrie, figure internationale de la recherche sur la dysmorphophobie et les troubles psychotiques\/affectifs, St Vincent&rsquo;s Hospital et The University of Melbourne, Melbourne, Victoria, Australie (actuellement affili\u00e9 au Centre for Addiction and Mental Health [CAMH] et Department of Psychiatry, University of Toronto, Ontario, Canada ; courriel institutionnel : <a href=\"mailto:david.castle@camh.ca\">david.castle@camh.ca<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Le <strong>Dysmorphic Concern Questionnaire (DCQ)<\/strong> a \u00e9t\u00e9 mis au point afin de combler un vide m\u00e9thodologique majeur dans l&rsquo;\u00e9valuation quantitative de la pr\u00e9occupation d&rsquo;apparence physique pathologique. Bien que le trouble dysmorphophobique (BDD) soit une pathologie pr\u00e9valente, frappant environ 1,7 % \u00e0 2,9 % de la population g\u00e9n\u00e9rale et jusqu&rsquo;\u00e0 10 % \u00e0 15 % des patients consultant en dermatologie ou en chirurgie plastique reconstructrice et esth\u00e9tique, il demeure notoirement sous-diagnostiqu\u00e9. Les patients dissimulent fr\u00e9quemment leurs sympt\u00f4mes en raison d&rsquo;un sentiment accablant de honte, de peur du ridicule ou d&rsquo;une conviction d\u00e9lirante ou quasi-d\u00e9lirante quant \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de leur difformit\u00e9. Le DCQ a donc \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment formul\u00e9 comme un instrument d&rsquo;auto-\u00e9valuation ultra-court, non invasif et facilement int\u00e9grable dans la routine clinique ambulatoire ou hospitali\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du DCQ est double :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage syst\u00e9matique et pr\u00e9coce :<\/strong> Permettre l&rsquo;identification rapide des patients pr\u00e9sentant des niveaux sous-cliniques ou cliniques de pr\u00e9occupation dysmorphique, tant dans les contextes psychiatriques g\u00e9n\u00e9raux que dans les milieux m\u00e9dicaux non psychiatriques (cabinets de dermatologie, cliniques de chirurgie esth\u00e9tique, odontologie cosm\u00e9tique, m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale). Ce d\u00e9pistage permet de pr\u00e9venir la r\u00e9alisation d&rsquo;actes m\u00e9dico-chirurgicaux invasifs et inappropri\u00e9s qui, loin de soulager la d\u00e9tresse du patient, exacerbent typiquement l&rsquo;insatisfaction corporelle, la fixation obs\u00e9dante et le risque m\u00e9dico-l\u00e9gal.<\/li>\n<li><strong>La recherche \u00e9pid\u00e9miologique et dimensionnelle :<\/strong> Offrir aux chercheurs un outil m\u00e9trologique standardis\u00e9 permettant de quantifier le construit de pr\u00e9occupation dysmorphique en tant que variable continue au sein d&rsquo;\u00e9tudes portant sur l&rsquo;image corporelle, les troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie), les troubles de l&rsquo;humeur, la phobie sociale et les manifestations du spectre obsessionnel-compulsif.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La justification th\u00e9orique et empirique de l&rsquo;instrument r\u00e9side dans le fait que la pr\u00e9occupation dysmorphique ne se restreint pas \u00e0 une cat\u00e9gorie nosologique binaire ; elle op\u00e8re comme un gradient continu d&rsquo;intensit\u00e9 cognitive et comportementale. En capturant les composantes cl\u00e9s que sont l&rsquo;hyperfocalisation, la croyance en une difformit\u00e9 ou un dysfonctionnement, la r\u00e9sistance aux r\u00e9assurances m\u00e9dicales et les conduites de dissimulation ou de v\u00e9rification, le DCQ offre un pouvoir discriminant exceptionnel pour isoler les individus n\u00e9cessitant une orientation vers des prises en charge psychoth\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es (notamment la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/a> ax\u00e9e sur le BDD) ou pharmacologiques (inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine [ISRS]).<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le concept central mesur\u00e9 par l&rsquo;\u00e9chelle est la <strong>pr\u00e9occupation dysmorphique<\/strong> (<em>dysmorphic concern<\/em>). Sur le plan op\u00e9rationnel, ce construit renvoie \u00e0 un \u00e9tat psychologique caract\u00e9ris\u00e9 par des cognitions r\u00e9currentes, intrusives et rigides concernant une imperfection physique suppos\u00e9e, accompagn\u00e9 d&rsquo;une souffrance subjective marqu\u00e9e et de comportements manifestes destin\u00e9s \u00e0 v\u00e9rifier, camoufler, corriger ou solliciter un avis m\u00e9dical sur cette anomalie all\u00e9gu\u00e9e.<\/p>\n<p>Bien que le DCQ fournisse un score unitaire total, l&rsquo;analyse d\u00e9taill\u00e9e du domaine th\u00e9orique du construit r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;il couvre quatre facettes symptomatiques interd\u00e9pendantes :<\/p>\n<h3>1. Hyperfocalisation cognitive et conviction de d\u00e9formation physique<\/h3>\n<p>Cette composante englobe la propension du sujet \u00e0 consacrer une part disproportionn\u00e9e de ses ressources attentionnelles \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation critique de son anatomie (item 1 et item 6). Elle int\u00e8gre l&rsquo;\u00e9valuation de traits corporels sp\u00e9cifiques per\u00e7us comme malform\u00e9s, asym\u00e9triques, monstrueux ou difformes (nez, peau, texture des cheveux, organes g\u00e9nitaux, morphologie globale ; item 2). Contrairement \u00e0 l&rsquo;insatisfaction corporelle normative \u2014 fr\u00e9quente dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines et g\u00e9n\u00e9ralement centr\u00e9e sur la corpulence ou le poids \u2014, la pr\u00e9occupation dysmorphique cible des d\u00e9tails micro-morphologiques pr\u00e9cis et s&rsquo;accompagne d&rsquo;une distorsion de la saillance perceptive.<\/p>\n<h3>2. Conviction de dysfonctionnement somatique ou d&rsquo;exhalaison<\/h3>\n<p>De mani\u00e8re innovante par rapport \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9chelles d&rsquo;image corporelle, le DCQ int\u00e8gre l&rsquo;appr\u00e9ciation d&rsquo;anomalies fonctionnelles corporelles internes ou d&rsquo;\u00e9missions per\u00e7ues comme naus\u00e9abondes ou incontr\u00f4lables (transpiration profuse, flatulences, halitose, odeurs corporelles per\u00e7ues ; item 3). Cet aspect ancre l&rsquo;instrument dans la tradition psychopathologique du <em>syndrome de r\u00e9f\u00e9rence olfactif<\/em> et des n\u00e9vroses somatoformes, o\u00f9 le patient redoute d&rsquo;offenser ou de d\u00e9go\u00fbter autrui par des s\u00e9cr\u00e9tions corporelles anormales.<\/p>\n<h3>3. R\u00e9fraction aux r\u00e9assurances et recours m\u00e9dical it\u00e9ratif<\/h3>\n<p>Une dimension clinique capitale du construit r\u00e9side dans l&rsquo;incapacit\u00e9 du patient \u00e0 int\u00e9grer les donn\u00e9es de r\u00e9alit\u00e9 objectives fournies par les pairs ou les professionnels de sant\u00e9 (item 5). Lorsque le m\u00e9decin ou l&rsquo;entourage affirme que l&rsquo;apparence est parfaitement saine et normale, le sujet disqualifie ces jugements, les attribuant \u00e0 de la piti\u00e9, du mensonge ou de l&rsquo;incomp\u00e9tence. Ce d\u00e9faut d&rsquo;insight s&rsquo;accompagne d&rsquo;une qu\u00eate r\u00e9p\u00e9titive de consultations m\u00e9dicales sp\u00e9cialis\u00e9es en dermatologie, chirurgie maxillo-faciale ou chirurgie plastique (item 4), le sujet sollicitant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment une intervention m\u00e9canique ou chirurgicale pour un probl\u00e8me dont l&rsquo;\u00e9tiologie est fondamentalement psychopathologique.<\/p>\n<h3>4. Strat\u00e9gies comportementales de neutralisation et de camouflage<\/h3>\n<p>Le construit englobe les r\u00e9ponses comportementales compensatoires mises en place pour moduler l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 insupportable g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le d\u00e9faut per\u00e7u (item 7). Ces conduites incluent le masquage syst\u00e9matique par le maquillage \u00e9pais, le port de v\u00eatements amples ou inadapt\u00e9s \u00e0 la m\u00e9t\u00e9o, l&rsquo;utilisation d&rsquo;accessoires (chapeaux, \u00e9charpes), l&rsquo;adoption de postures corporelles rigides visant \u00e0 masquer une zone pr\u00e9cise, ainsi que des heures consacr\u00e9es \u00e0 la v\u00e9rification dans les miroirs ou, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9, l&rsquo;\u00e9vitement phobique absolu de toute surface r\u00e9fl\u00e9chissante.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;ancrage th\u00e9orique du DCQ s&rsquo;enracine dans la convergence de la psychopathologie ph\u00e9nom\u00e9nologique europ\u00e9enne et des mod\u00e8les contemporains de la psychologie cognitive et comportementale du traitement de l&rsquo;information.<\/p>\n<h3>L&rsquo;h\u00e9ritage ph\u00e9nom\u00e9nologique : de la dysmorphophobie au spectre BDD<\/h3>\n<p>Sur le plan historique, le terme \u00ab dysmorphophobie \u00bb a \u00e9t\u00e9 introduit en 1886 par le psychiatre italien Enrico Morselli, qui d\u00e9crivait un sentiment subjectif profond de laideur ou de difformit\u00e9 corporelle survenant chez un individu par ailleurs exempt de toute l\u00e9sion anatomique objective. Morselli insistait d\u00e9j\u00e0 sur la nature obs\u00e9dante, douloureuse et d\u00e9vorante de cette conviction. Au cours du XXe si\u00e8cle, des cliniciens tels que Pierre Janet, puis des auteurs contemporains comme Katharine Phillips et David Castle, ont affin\u00e9 la compr\u00e9hension de cette entit\u00e9, montrant qu&rsquo;elle se situe au confluent des obsessions, des phobies sociales et des id\u00e9es fixes survalut\u00e9es, voire d\u00e9lirantes.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le cognitivo-comportemental de Veale et Neziroglu<\/h3>\n<p>Le DCQ s&rsquo;appuie implicitement sur le mod\u00e8le cognitivo-comportemental formalis\u00e9 notamment par David Veale (2004). Selon cette conceptualisation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9clencheurs environnementaux ou internes :<\/strong> La confrontation \u00e0 un miroir, une photographie, un regard d&rsquo;autrui ou une sensation c\u00e9nesth\u00e9sique active des sch\u00e9mas pr\u00e9coces inadapt\u00e9s relatifs \u00e0 la valeur personnelle (\u00ab Si je ne suis pas physiquement parfait(e), je suis indigne d&rsquo;amour et rejetable \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Biais attentionnels s\u00e9lectifs :<\/strong> Le sujet d\u00e9place son attention d&rsquo;un traitement holistique vers une focalisation locale aigu\u00eb (traitement centr\u00e9 sur les d\u00e9tails). Le moindre pore cutan\u00e9, la plus petite asym\u00e9trie nasale ou une rougeur banale devient une figure saillante disproportionn\u00e9e sur un fond perceptif occult\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Repr\u00e9sentation mentale de l&rsquo;apparence :<\/strong> Le patient ne r\u00e9agit pas \u00e0 son apparence physique r\u00e9elle observ\u00e9e par autrui, mais \u00e0 une construction mentale interne (\u00ab le soi comme objet esth\u00e9tique \u00bb), charg\u00e9e d&rsquo;affects n\u00e9gatifs (d\u00e9go\u00fbt, angoisse, honte).<\/li>\n<li><strong>Boucles de r\u00e9troaction comportementales :<\/strong> Les rituels de v\u00e9rification, de comparaison sociale ascendante, de r\u00e9assurance m\u00e9dicale et de dissimulation apportent un soulagement \u00e0 court terme par renforcement n\u00e9gatif, mais verrouillent \u00e0 long terme la pr\u00e9occupation dysmorphique en confirmant au patient l&rsquo;extr\u00eame dangerosit\u00e9 de son pr\u00e9tendu d\u00e9faut physique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le DCQ op\u00e9rationnalise ces \u00e9tapes cognitives et comportementales en items synth\u00e9tiques et standardis\u00e9s, offrant une estimation fid\u00e8le du degr\u00e9 d&rsquo;activation de ce syst\u00e8me dysfonctionnel.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;utilit\u00e9 clinique et psychom\u00e9trique du DCQ a \u00e9t\u00e9 \u00e9tay\u00e9e par un ensemble rigoureux d&rsquo;\u00e9tudes empiriques consacr\u00e9es \u00e0 ses diff\u00e9rentes dimensions de validit\u00e9.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de validation discriminante men\u00e9e par Mancuso, Knoesen et Castle (2010), les propri\u00e9t\u00e9s diagnostiques du DCQ ont \u00e9t\u00e9 rigoureusement \u00e9prouv\u00e9es en comparant un groupe de 57 patients ambulatoires souffrant d&rsquo;un trouble dysmorphophobique formellement diagnostiqu\u00e9 (\u00e2ge moyen = 29,60 ans ; <em>ET<\/em> = 9,44) \u00e0 un groupe de contr\u00f4le constitu\u00e9 de 244 \u00e9tudiants universitaires australiens non affect\u00e9s (\u00e2ge moyen = 20,80 ans ; <em>ET<\/em> = 3,10). Les r\u00e9sultats ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une diff\u00e9rence hautement significative entre les scores moyens au DCQ des patients BDD (<em>M<\/em> = 16,25 ; <em>ET<\/em> = 3,54) et ceux des t\u00e9moins universitaires (<em>M<\/em> = 4,46 ; <em>ET<\/em> = 3,38 ; <em>t<\/em>(299) = 23,15, <em>p<\/em> &lt; 0,001). Fait remarquable, cette capacit\u00e9 discriminante demeurait exceptionnellement puissante m\u00eame apr\u00e8s le contr\u00f4le statistique par analyse de covariance (ANCOVA) de la variance partag\u00e9e avec la d\u00e9pression et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale [<em>F<\/em>(1, 272) = 268,45, <em>p<\/em> &lt; 0,001, \u03b7<sub>p<\/sub>\u00b2 = 0,50], prouvant que le DCQ mesure une entit\u00e9 psychopathologique distincte des affects anxio-d\u00e9pressifs g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du DCQ a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;instruments de r\u00e9f\u00e9rence administr\u00e9s par des cliniciens ind\u00e9pendants. Jorgensen, Castle, Roberts et Groth-Marnat (2001) ont d\u00e9montr\u00e9 que les scores au DCQ pr\u00e9disaient de mani\u00e8re statistiquement significative les scores obtenus au <em>Body Dysmorphic Disorder Examination<\/em> (BDDE), expliquant \u00e0 eux seuls 48 % de la variance totale de l&rsquo;instrument [<em>F<\/em>(1, 63) = 58,2, <em>p<\/em> &lt; 0,001]. De m\u00eame, des corr\u00e9lations positives robustes ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es entre le DCQ et d&rsquo;autres outils dimensionnels mesurant l&rsquo;\u00e9vitement comportemental corporel et les obsessions d&rsquo;apparence physique.<\/p>\n<h3>Sensibilit\u00e9, sp\u00e9cificit\u00e9 et seuils diagnostiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse des courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) r\u00e9alis\u00e9e par Mancuso et coll. (2010) a \u00e9tabli qu&rsquo;un <strong>score seuil \u2265 9<\/strong> offrait le compromis optimal pour un d\u00e9pistage clinique du trouble dysmorphophobique, affichant une sensibilit\u00e9 de 89 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 88 %. D&rsquo;autres investigateurs, notamment Stangier, Janich, Adam-Schwebe, Berger et Wolter (2003) dans des contextes de consultation dermatologique sp\u00e9cialis\u00e9e, ont sugg\u00e9r\u00e9 des seuils plus conservateurs de \u2265 11 ou \u2265 14 afin de maximiser la sp\u00e9cificit\u00e9 et de r\u00e9duire le taux de faux positifs dans des populations o\u00f9 des l\u00e9sions dermatologiques objectives l\u00e9g\u00e8res coexistent avec une d\u00e9tresse \u00e9motionnelle.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Le DCQ b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une excellente consistance interne et d&rsquo;une fid\u00e9lit\u00e9 temporelle prouv\u00e9e \u00e0 travers une diversit\u00e9 d&rsquo;\u00e9chantillons cliniques, culturels et \u00e9pid\u00e9miologiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne (Alpha de Cronbach) :<\/strong> Malgr\u00e9 un format tr\u00e8s succinct de 7 items seulement, le coefficient alpha de Cronbach demeure remarquablement stable. Les \u00e9tudes rapportent un \u03b1 = 0,73 chez les patients externes souffrant de BDD (Mancuso et al., 2010), un \u03b1 = 0,85 au sein de cohortes \u00e9tudiantes universitaires non cliniques, et jusqu&rsquo;\u00e0 \u03b1 = 0,88 chez des patients psychiatriques g\u00e9n\u00e9raux non s\u00e9lectionn\u00e9s (Oosthuizen et al., 1998).<\/li>\n<li><strong>Adaptations transculturelles :<\/strong> L&rsquo;adaptation en langue chinoise r\u00e9alis\u00e9e par Liao et al. (2010) aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9tudiants en m\u00e9decine au moyen d&rsquo;une proc\u00e9dure stricte de r\u00e9tro-traduction (<em>back-translation<\/em>) a mis en \u00e9vidence une consistance interne \u00e9lev\u00e9e (\u03b1 = 0,85). Des r\u00e9sultats similaires ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s pour la version allemande (Stangier et al., 2003) et la version espagnole, illustrant la coh\u00e9rence intrins\u00e8que des items par-del\u00e0 les barri\u00e8res linguistiques et culturelles.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest :<\/strong> Les \u00e9valuations de la stabilit\u00e9 temporelle sur des intervalles de 2 \u00e0 4 semaines d\u00e9montrent des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) ou de corr\u00e9lation de Pearson sup\u00e9rieurs \u00e0 <em>r<\/em> = 0,80 chez des participants dont l&rsquo;\u00e9tat clinique est stable, attestant que le questionnaire \u00e9value un trait stable de pr\u00e9occupation dysmorphique plut\u00f4t qu&rsquo;une simple fluctuation de l&rsquo;humeur situationnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les donn\u00e9es du DCQ confirment syst\u00e9matiquement la robustesse d&rsquo;un <strong>mod\u00e8le unifactoriel unidimensionnel<\/strong>.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Dans les travaux initiaux d&rsquo;Oosthuizen et ses collaborateurs (1998), l&rsquo;analyse en composantes principales a extrait un facteur unique pr\u00e9dominant expliquant plus de 50 % de la variance totale de l&rsquo;instrument. Tous les items pr\u00e9sentaient des saturations factorielles substantielles sur ce facteur g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab Pr\u00e9occupation Dysmorphique \u00bb, sans qu&rsquo;aucun item ne n\u00e9cessite une \u00e9limination pour saturation insuffisante (saturations g\u00e9n\u00e9ralement comprises entre 0,55 et 0,82).<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles confirmatoires men\u00e9es par Mancuso et al. (2010) ont corrobor\u00e9 l&rsquo;ad\u00e9quation optimale de cette structure \u00e0 un seul facteur sous-jacent. Les indices d&rsquo;ajustement structurel rapport\u00e9s dans la litt\u00e9rature sont conformes aux crit\u00e8res m\u00e9thodologiques les plus exigeants :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de fixation comparative (<strong>CFI<\/strong>) \u2265 0,96 ;<\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (<strong>TLI<\/strong>) \u2265 0,95 ;<\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (<strong>RMSEA<\/strong>) \u2264 0,06 (intervalle de confiance \u00e0 90 % compris entre 0,03 et 0,08) ;<\/li>\n<li>R\u00e9sidu quadratique moyen standardis\u00e9 (<strong>SRMR<\/strong>) \u2264 0,04.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bien que certains items ciblent l&rsquo;aspect visuel de l&rsquo;apparence physique (nez, peau) et d&rsquo;autres le fonctionnement corporel (senteurs, transpiration), ces manifestations se regroupent harmonieusement sous un construit commun unitaire refl\u00e9tant une anxi\u00e9t\u00e9 somato-dysmorphique int\u00e9gr\u00e9e.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le <strong>Dysmorphic Concern Questionnaire (DCQ)<\/strong> est un instrument standardis\u00e9 pr\u00e9sentant les caract\u00e9ristiques structurelles et m\u00e9trologiques suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique individuel (auto-\u00e9valuation sur papier-crayon ou format informatis\u00e9\/digital).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes et adolescents (d\u00e8s 16 ans) issus de la population g\u00e9n\u00e9rale, de consultations psychiatriques, dermatologiques ou m\u00e9dico-chirurgicales.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 2 \u00e0 3 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 7 items univoques explorant les manifestations cognitives, comportementales et relationnelles de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;apparence.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse (Mandatoire) :<\/strong> \u00c9chelle ordinale de Likert en 4 points, formul\u00e9e de la mani\u00e8re suivante :\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = Not at all (Pas du tout)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = Like most people (Comme la plupart des gens)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = More than most people (Plus que la plupart des gens)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Much more than most people (Beaucoup plus que la plupart des gens)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Mode de cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li>Tous les items sont cot\u00e9s de mani\u00e8re directe de 0 \u00e0 3.<\/li>\n<li>Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9 (aucun score invers\u00e9 requis).<\/li>\n<li>Le score total s&rsquo;obtient par la somme arithm\u00e9tique directe des 7 items.<\/li>\n<li>L&rsquo;intervalle du score total s&rsquo;\u00e9tend de <strong>0 \u00e0 21 points<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Directives d&rsquo;interpr\u00e9tation clinique :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 8 :<\/strong> Absence de pr\u00e9occupation dysmorphique pathologique ; niveau d&rsquo;insatisfaction corporelle dans la norme statistique.<\/li>\n<li><strong>Score de 9 \u00e0 21 :<\/strong> Seuil de d\u00e9pistage positif (<em>positive screen<\/em>). Signale une pr\u00e9occupation dysmorphique cliniquement significative et un risque \u00e9lev\u00e9 de trouble dysmorphophobique (BDD), justifiant une \u00e9valuation s\u00e9miologique approfondie.<\/li>\n<li><strong>Score \u2265 11 ou \u2265 14 :<\/strong> Seuils conservateurs recommand\u00e9s en milieu cosm\u00e9tique, esth\u00e9tique ou dermatologique pour \u00e9carter un BDD avant toute intervention somatique non essentielle.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p>Le <em>Dysmorphic Concern Questionnaire<\/em> a \u00e9t\u00e9 initialement publi\u00e9 en <strong>1998<\/strong> par P. Oosthuizen, T. Lambert et D. J. Castle dans la revue scientifique \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Australian and New Zealand Journal of Psychiatry<\/em>.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> Le questionnaire dans sa forme imprim\u00e9e et publi\u00e9e est prot\u00e9g\u00e9 par le droit d&rsquo;auteur (copyright \u00a9 1998, The Royal Australian and New Zealand College of Psychiatrists \/ SAGE Publishing).<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s d&rsquo;utilisation et tarification :<\/strong> L&rsquo;utilisation individuelle par les cliniciens, psychologues et psychiatres \u00e0 des fins de consultation directe aupr\u00e8s de leurs patients est autoris\u00e9e \u00e0 titre gracieux. En revanche, l&rsquo;utilisation \u00e0 large \u00e9chelle dans le cadre d&rsquo;essais cliniques sponsoris\u00e9s, d&rsquo;enqu\u00eates commerciales ou d&rsquo;incorporation dans des dispositifs logiciels payants requiert une demande formelle d&rsquo;autorisation aupr\u00e8s des auteurs ou de l&rsquo;\u00e9diteur d\u00e9tenant les droits de diffusion.<\/li>\n<li><strong>Acc\u00e8s pour la recherche universitaire :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s acad\u00e9mique non commercial est g\u00e9n\u00e9ralement accord\u00e9 gratuitement aux chercheurs ind\u00e9pendants sous r\u00e9serve de la citation bibliographique appropri\u00e9e de l&rsquo;article princeps d&rsquo;Oosthuizen et coll. (1998).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices suivantes constituent les r\u00e9f\u00e9rences scientifiques incontournables documentant la construction, la validation et les applications empiriques du DCQ :<\/p>\n<ul>\n<li>Jorgensen, L., Castle, D., Roberts, C., &amp; Groth-Marnat, G. (2001). A clinical validation of the Dysmorphic Concern Questionnaire. <em>Australian and New Zealand Journal of Psychiatry<\/em>, 35(1), 124\u2013128. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1046\/j.1440-1614.2001.00860.x\">https:\/\/doi.org\/10.1046\/j.1440-1614.2001.00860.x<\/a><\/li>\n<li>Liao, Y., Knoesen, N. P., Deng, Y., Tang, J., Castle, D. J., Bookun, R., Hao, W., Chen, X., &amp; Liu, T. (2010). Body dysmorphic disorder, social anxiety and depressive symptoms in Chinese medical students. <em>Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology<\/em>, 45(10), 963\u2013971. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s00127-009-0139-9\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s00127-009-0139-9<\/a><\/li>\n<li>Mancuso, S. G., Knoesen, N. P., &amp; Castle, D. J. (2010). The Dysmorphic Concern Questionnaire: A screening measure for body dysmorphic disorder. <em>Australian and New Zealand Journal of Psychiatry<\/em>, 44(6), 535\u2013542. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3109\/00048671003596055\">https:\/\/doi.org\/10.3109\/00048671003596055<\/a><\/li>\n<li>Oosthuizen, P., Lambert, T., &amp; Castle, D. J. (1998). Dysmorphic concern: prevalence and associations with clinical variables. <em>Australian and New Zealand Journal of Psychiatry<\/em>, 32(1), 129\u2013132. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3109\/00048679809062719\">https:\/\/doi.org\/10.3109\/00048679809062719<\/a><\/li>\n<li>Stangier, U., Janich, C., Adam-Schwebe, S., Berger, P., &amp; Wolter, M. (2003). Screening for body dysmorphic disorder in dermatological outpatients. <em>Dermatology and Psychosomatics \/ Dermatologie und Psychosomatik<\/em>, 4(2), 66\u201371. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000072194\">https:\/\/doi.org\/10.1159\/000072194<\/a><\/li>\n<li>Veale, D. (2004). Advances in a cognitive behavioural model of body dysmorphic disorder. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 42(2), 157\u2013171. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00109-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00109-3<\/a><\/li>\n<li>Woolley, A. J., &amp; Perry, J. D. (2015). Body dysmorphic disorder: prevalence and outcomes in an oculofacial plastic surgery practice. <em>American Journal of Ophthalmology<\/em>, 159(6), 1058\u20131064.e1. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.ajo.2015.02.014\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.ajo.2015.02.014<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"padding:15px 20px; background:#ffffff; border-bottom:1px solid #f1f5f9;\">\n<p style=\"margin:0 0 10px 0; font-weight:600; color:#1e293b;\">Response Scale:<\/p>\n<p style=\"margin:0; font-size:14px; color:#334155;\">4-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = Like most people, 2 = More than most people, 3 = Much more than most people<\/p>\n<\/p><\/div>\n<ol style=\"margin:0; padding:20px 25px 20px 45px; line-height:1.75; font-size:15px; color:#0f172a;\">\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you ever been very concerned about some aspect of your physical appearance?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you ever considered yourself to be misformed or misshapen in some way (e.g. nose, hair, skin, sexual organs, overall body build)?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you ever considered your body to be malfunctional in some way (e.g. excessive body odor, flatulence, sweating)?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you consulted or felt you needed to consult a plastic surgeon, dermatologist, or other physician about these concerns?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you been told by others, or your doctor, that you are normal, but you didn&rsquo;t believe them?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">Have you spent a lot of time worrying about a defect in your appearance or bodily function?<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Have you spent a lot of time covering up or disguising parts of your body, or your bodily functions?<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Questionnaire de Pr\u00e9occupation Dysmorphique (DCQ) est un instrument psychom\u00e9trique bref de 7 items permettant de d\u00e9pister et d&rsquo;\u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des pr\u00e9occupations corporelles dysmorphiques et du trouble dysmorphophobique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[408,2,14230],"tags":[14233,14231,11128,3108,9487,303,16,4052,14232],"class_list":["post-10948","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-cliniques","category-psychometrie","category-spectre-obsessionnel-compulsif","tag-chirurgie-esthetique","tag-dcq","tag-depistage-clinique","tag-dermatologie","tag-dysmorphophobie","tag-image-corporelle","tag-psychometrie","tag-psychopathologie","tag-trouble-dysmorphophobique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10948","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10948"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10948\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10948"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10948"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10948"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}