{"id":10933,"date":"2026-09-30T04:26:47","date_gmt":"2026-09-30T04:26:47","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-evaluation-psychiatrique-breve-bprs\/"},"modified":"2026-09-30T04:26:47","modified_gmt":"2026-09-30T04:26:47","slug":"echelle-evaluation-psychiatrique-breve-bprs","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-evaluation-psychiatrique-breve-bprs","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation psychiatrique br\u00e8ve (BPRS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation psychiatrique br\u00e8ve<\/strong> (<em>Brief Psychiatric Rating Scale<\/em>, BPRS), initialement con\u00e7ue et publi\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Brief_Psychiatric_Rating_Scale\">John E. Overall et Donald R. Gorham<\/a> en 1962, repr\u00e9sente l&rsquo;un des instruments h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuatifs les plus embl\u00e9matiques et largement adopt\u00e9s au sein de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychopathologie\">psychopathologie<\/a> quantitative et de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychopharmacologie\">psychopharmacologie<\/a> clinique. D\u00e9velopp\u00e9e par le biais de l&rsquo;analyse factorielle pour quantifier rapidement les variations symptomatologiques chez les patients pr\u00e9sentant des \u00e9tats psychotiques, et plus particuli\u00e8rement des troubles du spectre de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Schizophr%C3%A9nie\">schizophr\u00e9nie<\/a>, la BPRS est constitu\u00e9e de 18 items discrets. Chaque item capture une dimension s\u00e9miologique singuli\u00e8re du tableau clinique, \u00e9vitant la redondance conceptuelle. La passation repose sur un entretien clinique standardis\u00e9 d&rsquo;environ 18 minutes, suivi d&rsquo;une cotation de 2 \u00e0 3 minutes par item. Parmi les 18 items, cinq sont d\u00e9riv\u00e9s de l&rsquo;observation directe du comportement moteur et expressif du patient durant l&rsquo;interaction (tension, retrait \u00e9motionnel, mani\u00e9risme et posture, ralentissement moteur, non-coop\u00e9ration), tandis que les treize autres s&rsquo;appuient rigoureusement sur le rapport verbal subjectif des exp\u00e9riences v\u00e9cues par le patient.<\/p>\n<p>Chaque item est \u00e9valu\u00e9 selon une \u00e9chelle de Likert en 7 points allant de 1 (\u00ab Absent \/ Not present \u00bb) \u00e0 7 (\u00ab Extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re \/ Extremely severe \u00bb), g\u00e9n\u00e9rant un score total compris entre 18 et 126 points (ou 0 \u00e0 108 points dans les cotations d\u00e9riv\u00e9es 0\u20136). Les analyses factorielles ont historiquement d\u00e9gag\u00e9 cinq dimensions sous-jacentes majeures : la perturbation de la pens\u00e9e (<em>Thinking Disturbance<\/em>), le retrait-ralentissement (<em>Withdrawal-Retardation<\/em>), l&rsquo;hostilit\u00e9-m\u00e9fiance (<em>Hostile-Suspiciousness<\/em>), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-d\u00e9pression (<em>Anxious-Depression<\/em>) et l&rsquo;activation (<em>Activation<\/em>). Sur le plan psychom\u00e9trique, la BPRS pr\u00e9sente une fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges robuste, oscillant globalement entre 0,67 et 0,95 pour le score total, avec des coefficients par item variant de 0,56 (tension) \u00e0 0,87 (sentiments de culpabilit\u00e9 et comportement hallucinatoire). Sa validit\u00e9 convergente avec d&rsquo;autres \u00e9chelles psychopathologiques majeures atteint jusqu&rsquo;\u00e0 0,93. Reconnue pour son insensibilit\u00e9 aux biais de lecture ou d&rsquo;\u00e9criture du patient et sa capacit\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 discriminer les populations hospitalis\u00e9es des cohortes ambulatoires, la BPRS demeure une r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9thodologique mondiale dans l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>BPRS, \u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation psychiatrique br\u00e8ve, schizophr\u00e9nie, psychom\u00e9trie, fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges, analyse factorielle, pharmacom\u00e9trie clinique, s\u00e9miologie psychiatrique, \u00e9valuation des sympt\u00f4mes, antipsychotiques<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>John E. Overall, Ph.D.<\/strong> \u2014 Psychologue quantitatif et statisticien, affili\u00e9 au <em>Central Neuropsychiatric Research Laboratory<\/em> de la <em>Veterans Administration<\/em> et ult\u00e9rieurement professeur au D\u00e9partement de psychiatrie et des sciences du comportement de l&rsquo;<em>University of Texas Medical Branch<\/em> (UTMB), Galveston, Texas, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Donald R. Gorham, Ph.D.<\/strong> \u2014 Psychologue clinicien et chercheur, \u00e9galement rattach\u00e9 au <em>Veterans Administration Hospital<\/em> (Perry Point, Maryland, et Fort Meade, Dakota du Sud), pionnier dans la standardisation des outils diagnostiques et l&rsquo;application des m\u00e9thodes factorielles \u00e0 la nosographie psychiatrique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental pr\u00e9sidant \u00e0 la gen\u00e8se de la <em>Brief Psychiatric Rating Scale<\/em> (BPRS) \u00e9tait de combler un vide m\u00e9thodologique criant au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. \u00c0 cette \u00e9poque, l&rsquo;\u00e9mergence des premiers agents neuroleptiques (comme la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Chlorpromazine\">chlorpromazine<\/a>) exigeait des cliniciens et des chercheurs des instruments de mesure standardis\u00e9s capables d&rsquo;\u00e9valuer de mani\u00e8re sensible, dynamique et \u00e9conomique les modifications de l&rsquo;\u00e9tat clinique des patients hospitalis\u00e9s sous traitement pharmacologique. Les inventaires psychiatriques existants alors, souvent longs de plusieurs dizaines de pages ou centr\u00e9s sur des th\u00e9ories psychanalytiques difficilement quantifiables, se r\u00e9v\u00e9laient inadapt\u00e9s aux contraintes de la recherche translationnelle et des essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s multicentriques.<\/p>\n<p>La BPRS a donc \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour capturer rapidement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale et dimensionnelle de la psychopathologie chez les adultes pr\u00e9sentant des troubles psychiatriques majeurs, au premier rang desquels figurent la schizophr\u00e9nie et les psychoses affectives. En limitant la cotation \u00e0 18 domaines symptomatiques discrets, Overall et Gorham ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment privil\u00e9gi\u00e9 l&rsquo;efficience clinique : un entretien s\u00e9miologique cibl\u00e9 d&rsquo;environ 18 minutes permet de recueillir les \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires, apr\u00e8s quoi le praticien alloue 2 \u00e0 3 minutes par item pour compl\u00e9ter la grille d&rsquo;\u00e9valuation. Ce format compact r\u00e9duit consid\u00e9rablement l&rsquo;\u00e9puisement cognitif des patients s\u00e9v\u00e8rement atteints, tout en offrant aux psychiatres une m\u00e9trique standardis\u00e9e de la trajectoire clinique.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la surveillance th\u00e9rapeutique en milieu hospitalier ferm\u00e9, la BPRS est devenue un instrument de pr\u00e9dilection dans une multiplicit\u00e9 de contextes cliniques et de recherche :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Les essais cliniques pharmacologiques et m\u00e9dico-\u00e9conomiques :<\/strong> La BPRS sert d&rsquo;indicateur principal ou secondaire de r\u00e9sultat (<em>outcome measure<\/em>) pour documenter la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes psychotiques, la r\u00e9ponse au traitement (usuellement d\u00e9finie par une baisse de 20 % \u00e0 50 % du score total) et le taux de r\u00e9mission clinique (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.187.4.366\">Leucht et al., 2005<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Les unit\u00e9s psychiatriques d&rsquo;admission et de crise :<\/strong> L&rsquo;outil facilite l&rsquo;\u00e9valuation initiale \u00e0 l&rsquo;admission, le triage clinique et le suivi continu des patients d\u00e9sorganis\u00e9s ou en crise aigu\u00eb (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(200004)56:4%3C583::AID-JCLP12%3E3.0.CO;2-U\">Ligon &amp; Thyer, 2000<\/a>).<\/li>\n<li><strong>La psychiatrie m\u00e9dico-l\u00e9gale (forensique) et correctionnelle :<\/strong> La BPRS permet de suivre l&rsquo;\u00e9volution des sympt\u00f4mes d\u00e9lirants, de l&rsquo;hostilit\u00e9 et des troubles du comportement au sein de populations incarc\u00e9r\u00e9es ou hospitalis\u00e9es sous contrainte (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0306624X14529077\">van Beek et al., 2015<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Les structures de soins communautaires et de r\u00e9habilitation :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle aide \u00e0 rep\u00e9rer pr\u00e9cocement les rechutes prodromiques et \u00e0 mesurer le maintien de la stabilit\u00e9 symptomatique chez les patients vivant en logement supervis\u00e9 ou suivis en ambulatoire.<\/li>\n<li><strong>Les populations sp\u00e9cifiques :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e avec succ\u00e8s chez les patients sourds atteints de troubles psychotiques (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/13546805.2010.538231\">Horton &amp; Silverstein, 2011<\/a>), ainsi que dans les cohortes pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s addictives (alcool et substances illicites).<\/li>\n<\/ul>\n<p>La justification th\u00e9orique sous-jacente repose sur le postulat qu&rsquo;une \u00e9valuation h\u00e9t\u00e9ro-attribu\u00e9e combinant l&rsquo;observation comportementale objective et l&rsquo;\u00e9coute des v\u00e9cus ph\u00e9nom\u00e9nologiques subjectifs produit une mesure plus valide de la maladie que l&rsquo;auto-\u00e9valuation, souvent biais\u00e9e par l&rsquo;anosognosie ou la d\u00e9sorganisation cognitive propre \u00e0 la psychose.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par la BPRS est la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 multidimensionnelle des \u00e9tats psychopathologiques chez les patients souffrant de troubles psychiatriques s\u00e9v\u00e8res. L&rsquo;instrument appr\u00e9hende la psychopathologie non pas comme une entit\u00e9 binaire monolithique, mais comme un ensemble articul\u00e9 de syndromes observables et verbalis\u00e9s. Les 18 items originaux s&rsquo;organisent empiriquement autour de cinq sous-\u00e9chelles factorielles canoniques :<\/p>\n<h3>1. Perturbation de la pens\u00e9e (Thinking Disturbance)<\/h3>\n<p>Cette dimension refl\u00e8te le noyau positif et cognitif des \u00e9tats psychotiques. Elle englobe :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9sorganisation conceptuelle (Item 4) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;alt\u00e9ration du cours de la pens\u00e9e se traduisant par un discours incoh\u00e9rent, rel\u00e2ch\u00e9 dans ses associations, tangentiel ou incompr\u00e9hensible. Le clinicien ne note pas le sentiment du patient quant \u00e0 sa propre pens\u00e9e, mais la rupture formelle de l&rsquo;int\u00e9gration verbale.<\/li>\n<li><strong>Comportement hallucinatoire (Item 12) :<\/strong> Quantifie les perceptions survenues en l&rsquo;absence de stimuli sensoriels externes au cours de la semaine pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;entretien (hallucinations auditives, visuelles, olfactives ou c\u00e9nesth\u00e9siques), verbalis\u00e9es par le patient.<\/li>\n<li><strong>Contenu inhabituel de la pens\u00e9e (Item 15) :<\/strong> Mesure le degr\u00e9 de bizarrerie, les id\u00e9es d\u00e9lirantes (pers\u00e9cution, mystiques, d&rsquo;influence) ou les croyances magiques \u00e9tranges, ind\u00e9pendamment de la fluidit\u00e9 verbale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Retrait et Ralentissement (Withdrawal-Retardation)<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le renvoie directement au registre des sympt\u00f4mes d\u00e9ficitaires ou n\u00e9gatifs de la schizophr\u00e9nie, mesur\u00e9s majoritairement par l&rsquo;observation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Retrait \u00e9motionnel (Item 3) :<\/strong> Manque de r\u00e9activit\u00e9 affective et d&rsquo;engagement interpersonnel vis-\u00e0-vis du clinicien au cours de l&rsquo;interaction (regard fuyant, froideur, absence de lien).<\/li>\n<li><strong>Ralentissement moteur (Item 13) :<\/strong> Diminution visible de l&rsquo;\u00e9nergie cin\u00e9tique, bradykin\u00e9sie, pauses prolong\u00e9es avant de r\u00e9pondre et hypomobilit\u00e9 observ\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>\u00c9moussement affectif (Item 16) :<\/strong> R\u00e9duction de la gamme d&rsquo;expression faciale, monotonie tonale de la voix et pauvret\u00e9 des gestes communicatifs.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Hostilit\u00e9 et M\u00e9fiance (Hostile-Suspiciousness)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle \u00e9value les tensions projectives et parano\u00efaques du patient envers son environnement humain :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Hostilit\u00e9 (Item 10) :<\/strong> Degr\u00e9 d&rsquo;animosit\u00e9, de m\u00e9pris ou d&rsquo;agressivit\u00e9 verbale manifest\u00e9 ou rapport\u00e9 par le patient envers autrui \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;entretien.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9fiance (Item 11) :<\/strong> Croyance ou conviction d\u00e9lirante selon laquelle d&rsquo;autres individus nourrissent des intentions malveillantes, pers\u00e9cutrices ou discriminatoires \u00e0 son \u00e9gard.<\/li>\n<li><strong>Non-coop\u00e9ration (Item 14) :<\/strong> R\u00e9sistance active ou passive manifeste, ressentiment ou refus de collaborer avec le clinicien durant la situation d&rsquo;entretien.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4. Anxi\u00e9t\u00e9 et D\u00e9pression (Anxious-Depression)<\/h3>\n<p>Cette dimension captures les affects d\u00e9pressifs et n\u00e9vrotiques int\u00e9rioris\u00e9s souvent comorbides aux troubles psychotiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9occupation somatique (Item 1) :<\/strong> Hypocondrie ou inqui\u00e9tude disproportionn\u00e9e concernant la sant\u00e9 corporelle, que les plaintes reposent ou non sur une base m\u00e9dicale organique r\u00e9elle.<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 (Item 2) :<\/strong> Appr\u00e9hension, peur subjective ou angoisse li\u00e9e au pr\u00e9sent ou au futur, not\u00e9e exclusivement \u00e0 partir des d\u00e9clarations verbales du patient.<\/li>\n<li><strong>Sentiments de culpabilit\u00e9 (Item 5) :<\/strong> Remords excessifs, sentiment de responsabilit\u00e9 d\u00e9raisonnable ou reproches moraux envers soi-m\u00eame pour des actes pass\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Humeur d\u00e9pressive (Item 9) :<\/strong> Tristesse v\u00e9cue, d\u00e9couragement, d\u00e9sespoir et morosit\u00e9 exprim\u00e9s verbalement.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5. Activation (Activation)<\/h3>\n<p>Cette composante d\u00e9crit les \u00e9tats d&rsquo;excitation neuropsychique et d&rsquo;hyperactivit\u00e9 psychomotrice :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Tension (Item 6) :<\/strong> Manifestations physiques et posturales de nervosit\u00e9, d&rsquo;agitation motrice et de tonus musculaire accru observ\u00e9es lors de l&rsquo;entretien.<\/li>\n<li><strong>Mani\u00e9risme et posture (Item 7) :<\/strong> Comportements moteurs inhabituels, postures st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es, mouvements bizarres ou contorsions th\u00e9\u00e2trales.<\/li>\n<li><strong>Excitation (Item 17) :<\/strong> \u00c9l\u00e9vation du tonus affectif, loquacit\u00e9 acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, hyperr\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle et acc\u00e9l\u00e9ration motrice globale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Deux items suppl\u00e9mentaires, la <strong>Grandiosit\u00e9 (Item 8)<\/strong> et la <strong>D\u00e9sorientation (Item 18)<\/strong>, compl\u00e8tent la grille pour documenter les id\u00e9es m\u00e9galomaniaques et les confusions spatio-temporelles aigu\u00ebs.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique de la BPRS s&rsquo;inscrit au carrefour de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychom%C3%A9trie\">psychom\u00e9trie classique<\/a>, de la s\u00e9miologie psychiatrique n\u00e9o-kraepelinienne et du mod\u00e8le quantitatif dimensionnel issu des travaux factoriels de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Joy_Paul_Guilford\">J. P. Guilford<\/a> et de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis_Leon_Thurstone\">Louis Leon Thurstone<\/a>. Au tournant des ann\u00e9es 1950 et 1960, la psychiatrie acad\u00e9mique am\u00e9ricaine \u00e9tait profond\u00e9ment divis\u00e9e entre le mod\u00e8le psychanalytique pr\u00e9dominant et l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une psychiatrie biologique empirique soutenue par le d\u00e9veloppement fulgurant de la psychopharmacologie.<\/p>\n<p>John E. Overall et Donald R. Gorham ont adopt\u00e9 une d\u00e9marche explicitement empiriste et ath\u00e9orique, anticipant les r\u00e9volutions nosographiques du DSM-III. Leur posture \u00e9pist\u00e9mologique postulait que les entit\u00e9s nosologiques psychiatriques complexes (comme la d\u00e9mence pr\u00e9coce ou la psychose maniaco-d\u00e9pressive) pouvaient \u00eatre d\u00e9compos\u00e9es en unit\u00e9s comportementales observables et quantifiables. Plut\u00f4t que de s&rsquo;attarder sur les m\u00e9canismes de d\u00e9fense inconscients ou la structure pr\u00e9sum\u00e9e du Moi, les auteurs ont cherch\u00e9 \u00e0 isoler les \u00ab manifestations ph\u00e9notypiques directes \u00bb des troubles psychiques.<\/p>\n<p>Pour construire l&rsquo;instrument, Overall et Gorham ont extrait une liste exhaustive de concepts s\u00e9miologiques \u00e0 partir de grilles cliniques existantes, notamment les travaux de Maurice Lorr sur la <em>Multidimensional Scale for Rating Psychiatric Patients<\/em> (MSRPP) et l&rsquo;<em>Inpatient Multidimensional Psychiatric Scale<\/em> (IMPS). Par application rigoureuse de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Analyse_factorielle\">analyse factorielle<\/a> exploratoire, ils ont r\u00e9duit ces listes redondantes \u00e0 un ensemble \u00e9pur\u00e9 de 18 traits symptomatiques mutuellement exclusifs pr\u00e9sentant le maximum de variance inter-individuelle et intra-individuelle dans le temps.<\/p>\n<p>Ce cadre th\u00e9orique postule deux principes op\u00e9rationnels cardinaux :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>La distinction stricte entre observation objective et rapport verbal subjectif :<\/strong> Les auteurs ont th\u00e9oris\u00e9 que certains sympt\u00f4mes ne peuvent \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s que par le regard externe d&rsquo;un professionnel exp\u00e9riment\u00e9 (items comportementaux), car l&rsquo;introspection du patient est alt\u00e9r\u00e9e par le processus morbide ; d&rsquo;autres, en revanche, requi\u00e8rent l&rsquo;expression directe de la vie ph\u00e9nom\u00e9nologique int\u00e9rieure (items d&rsquo;expression verbale). L&rsquo;attribution s\u00e9lective des sources d&rsquo;information pour chaque item minimise les d\u00e9ductions sp\u00e9culatives du clinicien.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tat plut\u00f4t que de trait :<\/strong> Contrairement aux tests de personnalit\u00e9 (comme le MMPI), la BPRS est ancr\u00e9e dans une perspective dynamique d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;\u00e9tat clinique transitoire. Elle a \u00e9t\u00e9 math\u00e9matiquement calibr\u00e9e pour mesurer la sensibilit\u00e9 au changement induit par les mol\u00e9cules pharmacologiques, posant ainsi les bases m\u00e9thodologiques de la pharmacom\u00e9trie comportementale moderne.<\/li>\n<\/ol>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de validit\u00e9 de la BPRS ont \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9es par des d\u00e9cennies d&rsquo;investigations cliniques dans des contextes hautement diversifi\u00e9s :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit de l&rsquo;\u00e9chelle repose sur sa capacit\u00e9 \u00e0 reproduire de mani\u00e8re coh\u00e9rente la structure multidimensionnelle de la psychopathologie psychotique. Les \u00e9tudes confirmatoires men\u00e9es en Europe (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000284591\">Andersen et al., 1989<\/a>; <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1600-0447.1991.tb03147.x\">Hafkenscheid, 1991<\/a>) ont d\u00e9montr\u00e9 que les regroupements factoriels (perturbation de la pens\u00e9e, retrait affectif, hostilit\u00e9, anxi\u00e9t\u00e9-d\u00e9pression) s&rsquo;alignent \u00e9troitement sur les construits cliniques contemporains des sympt\u00f4mes positifs, n\u00e9gatifs et affectifs de la schizophr\u00e9nie.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la BPRS avec d&rsquo;autres \u00e9talons or de la psychiatrie quantitative est exceptionnellement \u00e9lev\u00e9e. Des corr\u00e9lations allant jusqu&rsquo;\u00e0 <em>r<\/em> = 0,93 ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es entre le score total de la BPRS et l&rsquo;\u00e9chelle des syndromes positif et n\u00e9gatif (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Positive_and_Negative_Syndrome_Scale\">PANSS<\/a>), cette derni\u00e8re ayant d&rsquo;ailleurs int\u00e9gr\u00e9 l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des 18 items de la BPRS dans son corpus de 30 items. Des corr\u00e9lations substantielles sont \u00e9galement rapport\u00e9es avec le <em>Brief Symptom Inventory<\/em> (BSI) (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(199811)54:7%3C885::AID-JCLP3%3E3.0.CO;2-E\">Morlan &amp; Tan, 1998<\/a>), la <em>Scale for the Assessment of Negative Symptoms<\/em> (SANS) et la <em>Scale for the Assessment of Positive Symptoms<\/em> (SAPS).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diagnostique<\/h3>\n<p>La BPRS d\u00e9montre une excellente capacit\u00e9 \u00e0 discriminer les populations en fonction du niveau d&rsquo;acuit\u00e9 clinique, diff\u00e9renciant avec une grande robustesse les patients n\u00e9cessitant une hospitalisation compl\u00e8te sous contrainte des patients stabilis\u00e9s suivis en ambulatoire. N\u00e9anmoins, sa validit\u00e9 discriminante sur le plan de la nosologie cat\u00e9gorielle pure est jug\u00e9e contestable : bien qu&rsquo;Overall et Gorham aient propos\u00e9 des formules de pond\u00e9ration diagnostique pour 13 types nosologiques dans leurs publications princeps, l&rsquo;instrument ne doit pas \u00eatre employ\u00e9 comme un outil de diagnostic diff\u00e9rentiel cat\u00e9goriel \u00e9tanche, car la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale transversale tend \u00e0 masquer les sp\u00e9cificit\u00e9s \u00e9tiopathog\u00e9niques.<\/p>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique<\/h3>\n<p>La sensibilit\u00e9 au changement est sans doute la propri\u00e9t\u00e9 de validit\u00e9 la plus \u00e9clatante de la BPRS. L&rsquo;\u00e9tude de r\u00e9f\u00e9rence de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.187.4.366\">Leucht et al. (2005)<\/a> a \u00e9tabli des correspondances directes (<em>equipercentile linking<\/em>) entre les scores BPRS et l&rsquo;impression clinique globale (CGI) : une r\u00e9duction de 20 % du score BPRS total correspond \u00e0 un \u00e9tat clinique \u00ab minimalement am\u00e9lior\u00e9 \u00bb, tandis qu&rsquo;une baisse de 50 % \u00e9quivaut \u00e0 un \u00e9tat \u00ab tr\u00e8s grandement am\u00e9lior\u00e9 \u00bb. Ces rep\u00e8res cliniques fournissent aux investigateurs des seuils d&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;une grande validit\u00e9 \u00e9cologique.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de la BPRS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;examens m\u00e9trologiques exhaustifs depuis son introduction :<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges (Inter-rater reliability)<\/h3>\n<p>Comme la BPRS d\u00e9pend du jugement de l&rsquo;examinateur, la fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges repr\u00e9sente sa m\u00e9trique de coh\u00e9rence la plus cruciale. Dans la litt\u00e9rature acad\u00e9mique de r\u00e9f\u00e9rence, les coefficients de corr\u00e9lation intra-classe (CCI) ou de corr\u00e9lation de Pearson pour le score global s&rsquo;\u00e9chelonnent entre <strong>0,67 et 0,95<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;un accord exceptionnellement solide lorsque les examinateurs ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une formation standardis\u00e9e.<\/p>\n<p>Au niveau des items individuels, la concordance varie selon la nature du sympt\u00f4me \u00e9valu\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li>Les items reposant sur des verbalisations franches ou des manifestations ph\u00e9nom\u00e9nologiques nettes atteignent les coefficients les plus \u00e9lev\u00e9s : <strong>0,87<\/strong> pour les sentiments de culpabilit\u00e9 (Item 5) et le comportement hallucinatoire (Item 12).<\/li>\n<li>Les items fond\u00e9s exclusivement sur l&rsquo;observation motrice ou les signes v\u00e9g\u00e9tatifs subtils obtiennent des corr\u00e9lations plus mod\u00e9r\u00e9es, descendant jusqu&rsquo;\u00e0 <strong>0,56<\/strong> pour la tension motrice (Item 6).<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;introduction d&rsquo;entretiens conjoints ou enregistr\u00e9s sur bande vid\u00e9o a permis d&rsquo;accro\u00eetre encore cette fiabilit\u00e9, y compris au sein d&rsquo;\u00e9quipes soignantes infirmi\u00e8res ou de travailleurs sociaux (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0010-440X(88)90078-8\">McGorry et al., 1988<\/a>).<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Bien que la BPRS ait \u00e9t\u00e9 intentionnellement architectur\u00e9e pour embrasser des domaines h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes sans redondance (ce qui tend m\u00e9caniquement \u00e0 abaisser le coefficient global), le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> pour l&rsquo;ensemble des 18 items oscille g\u00e9n\u00e9ralement entre <strong>0,75 et 0,86<\/strong> selon les \u00e9chantillons cliniques. Les sous-\u00e9chelles factorielles (notamment Perturbation de la pens\u00e9e et Retrait-Ralentissement) affichent des alphas respectifs variant de 0,70 \u00e0 0,84.<\/p>\n<h3>D\u00e9rive des \u00e9valuateurs et fid\u00e9lit\u00e9 temporelle<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 tr\u00e8s court terme (24 \u00e0 48 heures) demeure \u00e9lev\u00e9e (<em>r<\/em> &gt; 0,80), sous r\u00e9serve que l&rsquo;\u00e9tat mental du patient n&rsquo;ait pas subi de bouleversement iatrog\u00e8ne ou aigu. Cependant, les sp\u00e9cialistes soulignent le risque de d\u00e9rive des \u00e9valuateurs (<em>rater drift<\/em>) au fil du temps dans les essais longitudinaux, imposant des sessions r\u00e9guli\u00e8res de recalibrage et de consensus clinique.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;analyse factorielle constitue la colonne vert\u00e9brale math\u00e9matique sur laquelle repose toute la l\u00e9gitimit\u00e9 de la BPRS. Lors de la publication inaugurale de 1962, Overall et Gorham ont soumis les \u00e9valuations de centaines de patients psychiatriques hospitalis\u00e9s \u00e0 des analyses en composantes principales suivies de rotations orthogonales Varimax.<\/p>\n<h3>Structure originale \u00e0 cinq facteurs<\/h3>\n<p>La d\u00e9composition factorielle initiale a fait \u00e9merger une solution robuste \u00e0 cinq facteurs, expliquant une part pr\u00e9pond\u00e9rante de la variance totale des sympt\u00f4mes :<\/p>\n<table style=\"width:100%; border-collapse:collapse; margin-bottom:20px;\">\n<thead>\n<tr style=\"background-color:#f1f5f9; text-align:left;\">\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Facteur<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">D\u00e9nomination<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Items constitutifs principaux<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Saturations typiques (\u03bb)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\"><strong>Facteur I<\/strong><\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Perturbation de la pens\u00e9e (Thinking Disturbance)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Item 4 (D\u00e9sorganisation), Item 12 (Hallucinations), Item 15 (Pens\u00e9es inhabituelles)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">0,65 \u2013 0,82<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\"><strong>Facteur II<\/strong><\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Retrait et Ralentissement (Withdrawal-Retardation)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Item 3 (Retrait \u00e9motionnel), Item 13 (Ralentissement moteur), Item 16 (\u00c9moussement affectif)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">0,60 \u2013 0,78<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\"><strong>Facteur III<\/strong><\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Hostilit\u00e9 et M\u00e9fiance (Hostile-Suspiciousness)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Item 10 (Hostilit\u00e9), Item 11 (M\u00e9fiance), Item 14 (Non-coop\u00e9ration)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">0,58 \u2013 0,80<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\"><strong>Facteur IV<\/strong><\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Anxi\u00e9t\u00e9 et D\u00e9pression (Anxious-Depression)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Item 1 (Pr\u00e9occupations somatiques), Item 2 (Anxi\u00e9t\u00e9), Item 5 (Culpabilit\u00e9), Item 9 (Humeur d\u00e9pressive)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">0,55 \u2013 0,76<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\"><strong>Facteur V<\/strong><\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Activation (Activation)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">Item 6 (Tension), Item 7 (Mani\u00e9risme), Item 17 (Excitation)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px;\">0,52 \u2013 0,74<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3>R\u00e9plications et analyses factorielles confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Au cours des d\u00e9cennies suivantes, cette structure a \u00e9t\u00e9 reproduite \u00e0 travers des \u00e9tudes transculturelles majeures, notamment aux Pays-Bas (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/bf00427968\">Dingemans et al., 1983<\/a>) et en Scandinavie (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000284591\">Andersen et al., 1989<\/a>). Les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles et les AFC ont valid\u00e9 la stabilit\u00e9 de ces cinq dimensions, bien que des saturations crois\u00e9es mineures apparaissent parfois entre l&rsquo;Item 8 (Grandiosit\u00e9) et le facteur de perturbation de la pens\u00e9e, ou entre l&rsquo;Item 18 (D\u00e9sorientation) et les sympt\u00f4mes cognitifs d\u00e9ficitaires.<\/p>\n<p>Dans des populations sp\u00e9cialis\u00e9es, telles que les cohortes psychiatriques m\u00e9dico-l\u00e9gales (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0306624X14529077\">van Beek et al., 2015<\/a>), des structures factorielles \u00e0 quatre ou six facteurs ont parfois \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence, mettant en exergue une s\u00e9paration plus nette entre l&rsquo;impulsivit\u00e9 agressive et la m\u00e9fiance parano\u00efde, confirmant la plasticit\u00e9 de l&rsquo;outil tout en validant son invariance de mesure fondamentale.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Les caract\u00e9ristiques structurales et proc\u00e9durales de l&rsquo;instrument sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation psychiatrique clinique (<em>clinician-administered rating scale<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Entretien clinique semi-structur\u00e9 d&rsquo;une dur\u00e9e standard de 18 minutes, suivi de la cotation ind\u00e9pendante de chaque item par le professionnel (2 \u00e0 3 minutes par item).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 18 items distincts recouvrant l&rsquo;ensemble du spectre de la s\u00e9miologie psychotique et affective.<\/li>\n<li><strong>Sources d&rsquo;information m\u00e9thodologiques :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Items d&rsquo;observation comportementale (5 items) :<\/em> Item 3 (Emotional Withdrawal), Item 6 (Tension), Item 7 (Mannerisms and Posturing), Item 13 (Motor Retardation), Item 14 (Uncooperativeness).<\/li>\n<li><em>Items de rapport verbal subjectif (13 items) :<\/em> Items 1, 2, 4, 5, 8, 9, 10, 11, 12, 15, 16, 17, 18.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse (\u00e9chelle Likert \u00e0 7 points) :<\/strong>\n<ul>\n<li>1 = Not present (Absent)<\/li>\n<li>2 = Very mild (Tr\u00e8s l\u00e9ger)<\/li>\n<li>3 = Mild (L\u00e9ger)<\/li>\n<li>4 = Moderate (Mod\u00e9r\u00e9)<\/li>\n<li>5 = Moderately severe (Mod\u00e9r\u00e9ment s\u00e9v\u00e8re)<\/li>\n<li>6 = Severe (S\u00e9v\u00e8re)<\/li>\n<li>7 = Extremely severe (Extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re)<\/li>\n<li><em>Option additionnelle de non-\u00e9valuation :<\/em> 0 = Not assessed (Non \u00e9valu\u00e9).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de calcul et cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li>Le score total s&rsquo;obtient par la somme directe des notes attribu\u00e9es aux 18 items.<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9tendue th\u00e9orique du score total varie de <strong>18 \u00e0 126<\/strong> (ou de 0 \u00e0 108 si l&rsquo;ancrage 0\u20136 est appliqu\u00e9).<\/li>\n<li>Des scores dimensionnels sp\u00e9cifiques sont calcul\u00e9s par sommation des items composant les cinq sous-\u00e9chelles canoniques.<\/li>\n<li>Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9 (tous les items sont orient\u00e9s dans le sens de la pathologie croissante).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1962 (version \u00e9tendue \u00e0 24 items d\u00e9velopp\u00e9e par la suite en 1988 par Lukoff, Nuechterlein et Ventura).<\/li>\n<li><strong>Statut du droit d&rsquo;auteur (Copyright) et domaine :<\/strong> La BPRS originale \u00e0 18 items fait partie du domaine public acad\u00e9mique. Les auteurs, Overall et Gorham, ayant initialement d\u00e9velopp\u00e9 cet outil sous l&rsquo;\u00e9gide de la <em>Veterans Administration<\/em> (gouvernement f\u00e9d\u00e9ral des \u00c9tats-Unis), l&rsquo;instrument est accessible librement pour la recherche scientifique et la pratique clinique sans versement de redevances.<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation :<\/strong> Gratuit (aucun co\u00fbt d&rsquo;acquisition ou de licence commerciale exig\u00e9 pour le texte source original).<\/li>\n<li><strong>Conditions de qualification professionnelle :<\/strong> Bien que libre de droits, son administration requiert une qualification clinique formelle en sant\u00e9 mentale (psychiatres, psychologues cliniciens, infirmiers psychiatriques form\u00e9s) et un entra\u00eenement rigoureux aux d\u00e9finitions op\u00e9rationnelles des sympt\u00f4mes afin de garantir l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 inter-juges.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et les travaux de validation psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Andersen, J., Larsen, J. K., Schultz, V., Nielsen, B. M., Korner, A., Behnke, K., &amp; Bech, P. (1989). The Brief Psychiatric Rating Scale. Dimension of schizophrenia\u2013reliability and construct validity. <em>Psychopathology<\/em>, 22(2-3), 168-176. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000284591\">https:\/\/doi.org\/10.1159\/000284591<\/a><\/li>\n<li>Dingemans, P. M., Winter, M.-L. F.-d., Bleeker, J. A. C., &amp; Rathod, P. (1983). A cross-cultural study of the reliability and factorial dimensions of the Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS). <em>Psychopharmacology<\/em>, 80(2), 190-191. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/bf00427968\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/bf00427968<\/a><\/li>\n<li>Hafkenscheid, A. (1991). Psychometric evaluation of a standardized and expanded Brief Psychiatric Rating Scale. <em>Acta Psychiatrica Scandinavica<\/em>, 84(3), 294-300. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1600-0447.1991.tb03147.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1600-0447.1991.tb03147.x<\/a><\/li>\n<li>Horton, H. K., &amp; Silverstein, S. M. (2011). Factor structure of the BPRS in deaf people with schizophrenia: Correlates to language and thought. <em>Cognitive Neuropsychiatry<\/em>, 16(3), 256-283. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/13546805.2010.538231\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/13546805.2010.538231<\/a><\/li>\n<li>Leucht, S., Kane, J. M., Kissling, W., Hamann, J., Etschel, E. V. A., &amp; Engel, R. (2005). Clinical implications of Brief Psychiatric Rating Scale scores. <em>The British Journal of Psychiatry<\/em>, 187(4), 366-371. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.187.4.366\">https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.187.4.366<\/a><\/li>\n<li>Ligon, J., &amp; Thyer, B. A. (2000). Interrater reliability of the Brief Psychiatric Rating Scale used at a community-based inpatient crisis stabilization unit. <em>Journal of Clinical Psychology<\/em>, 56(4), 583-587. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(200004)56:4%3C583::AID-JCLP12%3E3.0.CO;2-U\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(200004)56:4%3C583::AID-JCLP12%3E3.0.CO;2-U<\/a><\/li>\n<li>McGorry, P. D., Goodwin, R. J., &amp; Stuart, G. W. (1988). The development, use, and reliability of the brief psychiatric rating scale (nursing modification) \u2014 an assessment procedure for the nursing team in clinical and research settings. <em>Comprehensive Psychiatry<\/em>, 29(6), 575-587. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0010-440X(88)90078-8\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0010-440X(88)90078-8<\/a><\/li>\n<li>Morlan, K. K., &amp; Tan, S. Y. (1998). Comparison of the Brief Psychiatric Rating Scale and the Brief Symptom Inventory. <em>Journal of Clinical Psychology<\/em>, 54(7), 885-894. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(199811)54:7%3C885::AID-JCLP3%3E3.0.CO;2-E\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-4679(199811)54:7%3C885::AID-JCLP3%3E3.0.CO;2-E<\/a><\/li>\n<li>Overall, J. E., &amp; Gorham, D. R. (1962). The Brief Psychiatric Rating Scale. <em>Psychological Reports<\/em>, 10(3), 799-812. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2466\/pr0.1962.10.3.799\">https:\/\/doi.org\/10.2466\/pr0.1962.10.3.799<\/a><\/li>\n<li>van Beek, J., Vuijk, P. J., Harte, J. M., Smit, B. L., Nijman, H., &amp; Scherder, E. J. (2015). The factor structure of the Brief Psychiatric Rating Scale (expanded version) in a sample of forensic psychiatric patients. <em>International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology<\/em>, 59(7), 743-756. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0306624X14529077\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0306624X14529077<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"margin-top:15px; margin-bottom:20px; padding:12px; background-color:#eff6ff; border-left:4px solid #3b82f6; font-size:14px; color:#1e3a8a;\">\n    <strong>Rating Scale:<\/strong> 7-point rating scale: 1 = Not present, 2 = Very mild, 3 = Mild, 4 = Moderate, 5 = Moderately severe, 6 = Severe, 7 = Extremely severe (or 0 = Not assessed)\n  <\/div>\n<ol style=\"list-style-type:decimal; padding-left:24px; line-height:1.6; color:#1f2937;\">\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Somatic Concern:<\/strong> Degree of concern over present bodily health. Rate the degree to which physical health is perceived as a problem by the patient, whether complaints have realistic basis or not.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Anxiety:<\/strong> Worry, fear, or over-concern for present or future. Rate solely on the basis of verbal report of patient&rsquo;s own subjective experiences. Do not infer anxiety from physical signs or from neurotic defense mechanisms.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Emotional Withdrawal:<\/strong> Deficiency in relating to the interviewer and to the interview situation. Rate only the degree to which the patient gives the impression of failing to be in emotional contact with the interviewer, not how he is said to relate to others.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Conceptual Disorganization:<\/strong> Degree to which the thought processes are confused, disconnected, or disorganized. Rate on the basis of integration of the verbal products of the patient; do not rate on the basis of the patient&rsquo;s subjective impression of his own thinking.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Guilt Feelings:<\/strong> Over-concern or remorse for past behavior. Rate on the basis of the patient&rsquo;s subjective experiences of guilt as evidenced by verbal report with appropriate affect; do not infer guilt feelings from depression, anxiety or neurotic defenses.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Tension:<\/strong> Physical and motor manifestations of tension, &lsquo;nervousness&rsquo;, and heightened activation level. Tension should be rated solely on the basis of physical signs and motor behavior and not on the basis of subjective experiences of tension reported by the patient.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Mannerisms and Posturing:<\/strong> Unusual and unnatural motor behavior, the type of motor behavior which excuses the typical &lsquo;bizarre&rsquo; or &lsquo;odd&rsquo; quality. Rate only abnormality of movements; do not rate simple heightened motor activity here.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Grandiosity:<\/strong> Exaggerated self-opinion, conviction of unusual ability or powers. Rate only on the basis of patient&rsquo;s statements about himself or self-in-relation-to-others, not on the basis of his demeanor in the interview situation.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Depressive Mood:<\/strong> Despondency in mood, sadness. Rate only the degree of despondency; do not rate on the basis of inferences made from depression, guilt, somatic condition, etc.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Hostility:<\/strong> Animosity, contempt, belligerence, disdain for other people outside the interview situation. Rate solely on the basis of the verbal report of feelings and actions of the patient toward others; do not infer hostility from neurotic defenses, anxiety, nor rate the degree of hostility toward the interviewer here.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Suspiciousness:<\/strong> Belief (delusional or otherwise) that others have now, or have had in the past, malicious or discriminatory intentions toward the patient. On the basis of verbal report, rate only those feelings which are currently held, whether they concern past or present occurrences.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Hallucinatory Behavior:<\/strong> Perceptions without normal external stimulus correspondence. Rate only those experiences which are reported to have occurred within the last week and which are described as distinct perceptions in the absence of corresponding external stimuli.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Motor Retardation:<\/strong> Reduction in energy level evidenced in slowed movements. Rate on the basis of observed duration of the interview period, as well as by patient&rsquo;s report of fatigue and lack of energy.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Uncooperativeness:<\/strong> Evidence of resistance, unfriendliness, resentment, and lack of readiness to cooperate with the interviewer. Rate only on the basis of the patient&rsquo;s attitude and responses to the interviewer and the interview situation; do not rate on basis of reported resentment or uncooperativeness outside the interview situation.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Unusual Thought Content:<\/strong> Unusual, odd, strange, or bizarre thought content. Rate the degree of unusualness, not the degree of disorganization of thought processes.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Blunted Affect:<\/strong> Reduced emotional responsiveness of a neutral but not depressive tone. Rate on basis of facial expression, vocal inflections, and gestures.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Excitement:<\/strong> Heightened emotional tone, agitation, increased reactivity. Rate on basis of motor and verbal behavior; do not rate on basis of patient&rsquo;s subjective experiences alone.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:14px;\">\n      <strong>Disorientation:<\/strong> Confusion or lack of proper orientation for person, place, or time. Rate on the basis of patient&rsquo;s responses to direct questions regarding person, place, and time.\n    <\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation psychiatrique br\u00e8ve (BPRS), con\u00e7ue par Overall et Gorham en 1962, est un outil clinique standardis\u00e9 de 18 items mesurant la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des \u00e9tats psychotiques et schizophr\u00e9niques.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[14191,14192,2],"tags":[14193,204,479,16,4052,9041,572],"class_list":["post-10933","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques-psychiatriques","category-evaluation-de-la-schizophrenie","category-psychometrie","tag-bprs","tag-echelle-devaluation","tag-psychiatrie","tag-psychometrie","tag-psychopathologie","tag-psychopharmacologie","tag-schizophrenie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10933"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10933\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}