{"id":10846,"date":"2026-09-24T11:58:34","date_gmt":"2026-09-24T11:58:34","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-de-dyspnee-du-medical-research-council-modifie\/"},"modified":"2026-09-24T11:58:34","modified_gmt":"2026-09-24T11:58:34","slug":"questionnaire-de-dyspnee-du-medical-research-council-modifie","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-de-dyspnee-du-medical-research-council-modifie","title":{"rendered":"Questionnaire de dyspn\u00e9e du Medical Research Council (modifi\u00e9)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de dyspn\u00e9e du Medical Research Council (modifi\u00e9)<\/strong>, couramment d\u00e9sign\u00e9 sous le sigle <em>mMRC<\/em> (pour <em>modified Medical Research Council Dyspnea Scale<\/em>), constitue l\u2019un des instruments clinim\u00e9triques et psychom\u00e9triques les plus universellement reconnus et d\u00e9ploy\u00e9s en pneumologie, en m\u00e9decine interne et en r\u00e9habilitation respiratoire. Initialement conceptualis\u00e9 par Charles Fletcher et ses collaborateurs \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 dans le cadre d\u2019\u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques men\u00e9es sur les mineurs de charbon britanniques, l\u2019instrument a fait l\u2019objet de plusieurs adaptations m\u00e9thodologiques, dont la formalisation moderne de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9tablie par Bestall et ses collaborateurs en 1999. Cette \u00e9chelle \u00e9value l\u2019impact fonctionnel de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dyspn%C3%A9e\">dyspn\u00e9e<\/a> per\u00e7ue sur les activit\u00e9s quotidiennes chez les adultes et les personnes \u00e2g\u00e9es, plus particuli\u00e8rement chez les patients atteints de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bronchopneumopathie_chronique_obstructive\">bronchopneumopathie chronique obstructive<\/a> (BPCO) et d&rsquo;autres pathologies respiratoires chroniques telles que la fibrose pulmonaire idiopathique.<\/p>\n<p>Sur le plan structurel, l&rsquo;instrument est univari\u00e9 et unidimensionnel, compos\u00e9 de 5 \u00e9nonc\u00e9s hi\u00e9rarchis\u00e9s selon une cotation ordinale allant du Grade 0 (\u00ab Je ne suis essouffl\u00e9 que lors d&rsquo;un effort intense \u00bb) au Grade 4 (\u00ab Je suis trop essouffl\u00e9 pour quitter mon domicile ou je suis essouffl\u00e9 lorsque je m&rsquo;habille ou me d\u00e9shabille \u00bb). Le patient effectue un choix unique identifiant le niveau d\u2019incapacit\u00e9 motrice et respiratoire qui d\u00e9crit le plus fid\u00e8lement son \u00e9tat fonctionnel habituel. Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques document\u00e9es dans la litt\u00e9rature internationale d\u00e9montrent une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest substantielle \u00e0 excellente (coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kappa_de_Cohen\">kappa de Cohen<\/a> pond\u00e9r\u00e9s oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,70 et 0,86), ainsi qu&rsquo;une validit\u00e9 convergente robuste avec des mesures complexes de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 globale, telles que le <em>St. George&rsquo;s Respiratory Questionnaire<\/em> (SGRQ) et le <em>COPD Assessment Test<\/em> (CAT). De surcro\u00eet, le mMRC pr\u00e9sente une valeur pr\u00e9dictive majeure quant au risque de mortalit\u00e9 globale et respiratoire, et sert de pilier fondamental \u00e0 la stratification clinique quadripartite recommand\u00e9e par l&rsquo;initiative <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/goldcopd.org\/\">GOLD (Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease)<\/a>.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Dyspn\u00e9e, mMRC, \u00c9valuation fonctionnelle, Psychom\u00e9trie, BPCO, Limitation d\u2019activit\u00e9, Clinim\u00e9trie, Qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9, Essoufflement, M\u00e9decine respiratoire<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L\u2019architecture conceptuelle originelle de l\u2019\u00e9chelle de dyspn\u00e9e du Medical Research Council revient au m\u00e9decin et \u00e9pid\u00e9miologiste britannique <strong>Charles Montague Fletcher<\/strong> (1911\u20131995) et \u00e0 l\u2019\u00e9quipe du <em>Medical Research Council Pneumoconiosis Research Unit<\/em> (Llandough Hospital, Penarth, Royaume-Uni), qui en formalis\u00e8rent les premiers crit\u00e8res en 1959 afin d&rsquo;analyser l&rsquo;impact respiratoire de l&rsquo;exposition aux poussi\u00e8res industrielles.<\/p>\n<p>La d\u00e9clinaison moderne, dite modifi\u00e9e (mMRC), int\u00e9grant un recalibrage des grades de 0 \u00e0 4 pour isoler l&rsquo;absence de g\u00eane pathologique, a \u00e9t\u00e9 scientifiquement consolid\u00e9e par l&rsquo;\u00e9quipe de <strong>J. C. Bestall<\/strong>, <strong>E. A. Paul<\/strong>, <strong>R. Garrod<\/strong>, <strong>R. Garnham<\/strong>, <strong>P. W. Jones<\/strong> et <strong>J. A. Wedzicha<\/strong> (1999), rattach\u00e9s au <em>Department of Respiratory Medicine<\/em> du St Bartholomew\u2019s and Royal London School of Medicine and Dentistry, ainsi qu&rsquo;au <em>Department of Physiological Medicine<\/em> du St George\u2019s Hospital Medical School (Londres, Royaume-Uni).<\/p>\n<p>L&rsquo;adaptation et l&rsquo;harmonisation transfrontali\u00e8re n\u00e9erlandaise ont \u00e9t\u00e9 supervis\u00e9es par la <strong>Stichting Huisartsen Laboratorium<\/strong> (SHL-Groep, Pays-Bas), en \u00e9troite articulation avec les r\u00e9seaux de soins primaires et les soci\u00e9t\u00e9s savantes de pneumologie pour l&rsquo;int\u00e9gration des crit\u00e8res d\u00e9cisionnels de la classification internationale GOLD.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de dyspn\u00e9e du Medical Research Council (modifi\u00e9)<\/strong> vise un objectif clinique et \u00e9pid\u00e9miologique fondamental : quantifier avec pr\u00e9cision, rapidit\u00e9 et reproductibilit\u00e9 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du handicap fonctionnel directement induit par la dyspn\u00e9e dans la vie courante. Contrairement aux explorations fonctionnelles respiratoires classiques \u2014 telles que la spirom\u00e9trie mesurant le volume expiratoire maximal par seconde (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Volume_expiratoire_maximal_par_seconde\">VEMS<\/a>) \u2014, le mMRC ne capture pas une alt\u00e9ration purement biom\u00e9canique ou a\u00e9rodynamique des voies a\u00e9riennes, mais plut\u00f4t la restriction concr\u00e8te impos\u00e9e par le sympt\u00f4me d&rsquo;inconfort ventilatoire lors des transferts, de la locomotion et des soins corporels \u00e9l\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Dans la pratique clinique quotidienne, l&rsquo;\u00e9chelle remplit une triple fonction :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Outil de stratification diagnostique et pronostique :<\/strong> Dans la prise en charge de la BPCO selon les recommandations internationales GOLD, le score mMRC est utilis\u00e9 conjointement \u00e0 l&rsquo;historique des exacerbations pour cat\u00e9goriser les patients dans des groupes th\u00e9rapeutiques distincts. Un score mMRC &lt; 2 d\u00e9signe des patients dits \u00ab peu symptomatiques \u00bb, tandis qu&rsquo;un score mMRC \u2265 2 qualifie les patients de \u00ab tr\u00e8s symptomatiques \u00bb, requ\u00e9rant une intensification des bronchodilatateurs de longue dur\u00e9e d&rsquo;action (LABA\/LAMA) d\u00e8s la prise en charge initiale.<\/li>\n<li><strong>Suivi longitudinal et \u00e9valuation th\u00e9rapeutique :<\/strong> L&rsquo;outil permet de mesurer l&rsquo;impact des interventions pharmacologiques, des cures de r\u00e9habilitation respiratoire et des programmes de r\u00e9entra\u00eenement \u00e0 l&rsquo;effort. Une transition de grade (par exemple du Grade 3 au Grade 2) traduit une r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle majeure, synonyme de d\u00e9senclavement social et de recul du seuil de s\u00e9dentarit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Recherche translationnelle et \u00e9pid\u00e9miologique :<\/strong> En raison de son extr\u00eame parcimonie et de sa standardisation internationale, le mMRC est massivement exploit\u00e9 comme co-variable d&rsquo;ajustement ou crit\u00e8re de jugement clinique dans les essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s multicentriques. Il intervient \u00e9galement de fa\u00e7on structurante dans le calcul d&rsquo;indices pronostiques composites valid\u00e9s, tels que le score BODE (<em>Body mass index, airflow Obstruction, Dyspnea, Exercise capacity<\/em>), pr\u00e9dictif de la survie \u00e0 long terme chez les patients obstructifs chroniques.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par le questionnaire mMRC rel\u00e8ve de la <strong>limitation fonctionnelle per\u00e7ue cons\u00e9cutive \u00e0 l&rsquo;inconfort respiratoire<\/strong>. Ce construit se situe \u00e0 l&rsquo;interface de la psychophysique, de la m\u00e9decine comportementale et de la clinim\u00e9trie respiratoire. La dyspn\u00e9e n&rsquo;est pas une variable physiologique univoque, mais une exp\u00e9rience sensorielle, affective et cognitive complexe (\u00ab la sensation subjective d&rsquo;essoufflement ou de respiration difficile \u00bb). Le mMRC circonscrit d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment cette exp\u00e9rience subjective \u00e0 ses r\u00e9percussions comportementales et locomotrices manifestes.<\/p>\n<p>Chacun des 5 grades op\u00e9rationnalise un palier de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 distinct au sein d&rsquo;un continuum cumulatif d&rsquo;incapacit\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Grade 0 (Tol\u00e9rance physiologique normale) :<\/strong> Le sujet ne ressent d&rsquo;essoufflement que lors d&rsquo;un effort physique particuli\u00e8rement intense ou inhabituel. Ce palier repr\u00e9sente le fonctionnement physiologique standard ou subnormal. La dyspn\u00e9e n&rsquo;interf\u00e8re nullement avec la locomotion usuelle ni avec les activit\u00e9s de la vie domestique.<\/li>\n<li><strong>Grade 1 (G\u00eane d&rsquo;effort mod\u00e9r\u00e9 \/ Pente ou pr\u00e9cipitation) :<\/strong> L&rsquo;inconfort ventilatoire \u00e9merge d\u00e8s que la demande m\u00e9tabolique s&rsquo;accro\u00eet mod\u00e9r\u00e9ment, typiquement lorsque le sujet se h\u00e2te sur terrain plat ou gravit une l\u00e9g\u00e8re pente. Ce grade capture les premi\u00e8res alt\u00e9rations compensatoires : le patient commence \u00e0 planifier ses d\u00e9placements sans n\u00e9cessairement s&rsquo;arr\u00eater.<\/li>\n<li><strong>Grade 2 (D\u00e9synchronisation sociale locomotrice et auto-rythme) :<\/strong> Sur terrain plat, le sujet marche plus lentement que les personnes de son \u00e2ge en raison de l&rsquo;essoufflement, ou se voit contraint de s&rsquo;arr\u00eater pour reprendre son souffle lorsqu&rsquo;il marche \u00e0 son propre rythme. Ce palier constitue un point de rupture clinique d\u00e9cisif : il marque l&rsquo;isolement dans le rythme de marche interindividuel et l&rsquo;interruption m\u00e9canique de la locomotion spontan\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Grade 3 (S\u00e9v\u00e8re restriction du p\u00e9rim\u00e8tre de marche) :<\/strong> Le patient s&rsquo;arr\u00eate syst\u00e9matiquement pour respirer apr\u00e8s avoir march\u00e9 environ 100 m\u00e8tres ou apr\u00e8s quelques minutes de d\u00e9ambulation sur terrain plat. \u00c0 ce stade, le construit capture un confinement du p\u00e9rim\u00e8tre d&rsquo;action ext\u00e9rieur, entra\u00eenant une d\u00e9sadaptation musculaire p\u00e9riph\u00e9rique secondaire et un repli au domicile.<\/li>\n<li><strong>Grade 4 (Incapacit\u00e9 majeure et d\u00e9pendance domestique) :<\/strong> L&rsquo;essoufflement est si prononc\u00e9 que le patient ne peut plus sortir de son domicile, ou survient m\u00eame lors d&rsquo;activit\u00e9s de la vie quotidienne \u00e9l\u00e9mentaires telles que l&rsquo;habillage et le d\u00e9shabillage. Ce degr\u00e9 ultime correspond \u00e0 un handicap respiratoire quasi total, o\u00f9 les mouvements minimes du tronc et des membres sup\u00e9rieurs saturent les r\u00e9serves ventilatoires r\u00e9siduelles.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;assise conceptuelle du mMRC s&rsquo;articule autour de trois cadres th\u00e9oriques majeurs : la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.who.int\/classifications\/icf\/en\/\">Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la sant\u00e9 (CIF)<\/a> de l&rsquo;OMS, la th\u00e9orie psychophysique de la charge ventilatoire, et le mod\u00e8le de la d\u00e9sadaptation psychomotrice dans les affections chroniques.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;optique de la <strong>CIF de l&rsquo;OMS<\/strong>, la pathologie respiratoire (par exemple la destruction emphys\u00e9mateuse ou l&rsquo;inflammation bronchique) se situe au niveau des <em>d\u00e9ficiences des structures et fonctions organiques<\/em>. Ces d\u00e9ficiences engendrent des <em>limitations d&rsquo;activit\u00e9s<\/em> (incapacit\u00e9 \u00e0 maintenir une cadence de marche normale) et des <em>restrictions de participation<\/em> (impossibilit\u00e9 de sortir, d\u00e9pendance sociale). Le mMRC se focalise sp\u00e9cifiquement sur le domaine des <strong>limitations d&rsquo;activit\u00e9s<\/strong>. Contrairement \u00e0 une \u00e9chelle d&rsquo;intensit\u00e9 sensorielle pure comme l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Borg\">\u00e9chelle de Borg<\/a> ou une \u00e9chelle visuelle analogique (EVA), qui mesurent le signal aff\u00e9rent \u00e0 un instant t, le mMRC quantifie l&rsquo;impact \u00e9cologique p\u00e9renne sur les sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 motrice.<\/p>\n<p>Sur le plan <strong>neuro-physiologique et psychophysique<\/strong>, l&rsquo;\u00e9chelle repose sur le mod\u00e8le de l&rsquo;<em>inad\u00e9quation neuro-ventilatoire<\/em> (ou <em>neuromechanical uncoupling<\/em>). Les r\u00e9cepteurs p\u00e9riph\u00e9riques (m\u00e9canor\u00e9cepteurs thoraciques, ch\u00e9mor\u00e9cepteurs carotidiens) envoient au syst\u00e8me nerveux central un niveau d&rsquo;activation disproportionn\u00e9 par rapport \u00e0 l&rsquo;excursion volum\u00e9trique effectivement produite par les poumons. L&rsquo;exp\u00e9rience perceptive d\u00e9sagr\u00e9able en r\u00e9sultant conduit le sujet \u00e0 adopter des strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vitement comportemental adaptatives (marche lente, arr\u00eats fr\u00e9quents, \u00e9vitement des escaliers).<\/p>\n<p>Enfin, le mod\u00e8le de la <strong>spirale du d\u00e9conditionnement de dyspn\u00e9e-inactivit\u00e9<\/strong> (d\u00e9crit en kin\u00e9sith\u00e9rapie respiratoire et en psychologie de la sant\u00e9) sous-tend l&rsquo;\u00e9chelonnement ordinal du mMRC : l&rsquo;essoufflement \u00e0 l&rsquo;effort induit l&rsquo;inactivit\u00e9 physique s\u00e9dentaire, qui g\u00e9n\u00e8re une amyotrophie p\u00e9riph\u00e9rique, laquelle majore \u00e0 son tour l&rsquo;acidose lactique et l&rsquo;hyperventilation pr\u00e9coce, pr\u00e9cipitant l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation du patient vers les grades 3 et 4 de l&rsquo;\u00e9chelle.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du Questionnaire de dyspn\u00e9e du MRC modifi\u00e9 a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un nombre consid\u00e9rable de validations internationales chez les patients atteints de BPCO, de pathologies interstitielles, et chez les personnes \u00e2g\u00e9es en soins primaires.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du mMRC est solidement d\u00e9montr\u00e9e par ses corr\u00e9lations statistiquement significatives avec d&rsquo;autres questionnaires de sant\u00e9 respiratoire multidimensionnels. L&rsquo;\u00e9tude princeps de Bestall et al. (1999) a mis en \u00e9vidence des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes entre le score mMRC et les composantes du <em>St. George&rsquo;s Respiratory Questionnaire<\/em> (SGRQ) : corr\u00e9lation de Spearman <em>r<\/em> = 0,69 avec la section Activit\u00e9 du SGRQ, <em>r<\/em> = 0,60 avec la section Impacts, et <em>r<\/em> = 0,66 avec le score total du SGRQ (p &lt; 0,001). Les corr\u00e9lations avec le <em>COPD Assessment Test<\/em> (CAT) sont \u00e9galement robustes, avec des coefficients <em>r<\/em> se situant habituellement entre 0,60 et 0,72.<\/p>\n<p>De plus, des corr\u00e9lations inverses substantielles sont syst\u00e9matiquement retrouv\u00e9es avec les tests de capacit\u00e9 fonctionnelle \u00e0 l&rsquo;effort : le test de marche de 6 minutes (<em>6-Minute Walk Test<\/em>, 6MWT) affiche une corr\u00e9lation inverse oscillant entre <em>r<\/em> = -0,48 et <em>r<\/em> = -0,62, confirmant que des grades mMRC plus \u00e9lev\u00e9s correspondent \u00e0 une r\u00e9duction drastique de la distance parcourue.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Le mMRC montre une capacit\u00e9 nette \u00e0 discriminer les sous-groupes de patients selon la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du VEMS (% de la valeur pr\u00e9dite), bien que la corr\u00e9lation globale avec le VEMS soit mod\u00e9r\u00e9e (<em>r<\/em> variant de -0,30 \u00e0 -0,45). Cette corr\u00e9lation mod\u00e9r\u00e9e ne constitue pas un d\u00e9faut de validit\u00e9, mais souligne au contraire l&rsquo;ind\u00e9pendance du construit : la perception du handicap n&rsquo;est pas un simple d\u00e9calque m\u00e9canique de l&rsquo;obstruction bronchique, illustrant la divergence entre fonction d&rsquo;organe et incapacit\u00e9 de la personne.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive du mMRC constitue l&rsquo;un de ses atouts majeurs. De vastes cohortes prospectives longitudinales (telles que les \u00e9tudes de Nishimura et al., 2002, et Celli et al., 2004) ont d\u00e9montr\u00e9 que le grade mMRC pr\u00e9dit la <strong>mortalit\u00e9 toutes causes confondues et d&rsquo;origine respiratoire<\/strong> de mani\u00e8re plus puissante et plus pr\u00e9coce que le VEMS isol\u00e9. Un score mMRC \u2265 2 est \u00e9galement pr\u00e9dictif d&rsquo;un risque \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;exacerbations aigu\u00ebs, d&rsquo;hospitalisations impr\u00e9vues et d&rsquo;une d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tat fonctionnel.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>En tant qu&rsquo;\u00e9chelle ordinale \u00e0 item unique (choix forc\u00e9 parmi 5 \u00e9nonc\u00e9s hi\u00e9rarchis\u00e9s), l&rsquo;\u00e9valuation classique de la coh\u00e9rence interne par le coefficient alpha de Cronbach ne s&rsquo;applique pas au questionnaire mMRC pris isol\u00e9ment (car le calcul de l&rsquo;alpha requiert une matrice multi-items). En revanche, l&rsquo;\u00e9valuation m\u00e9trologique de la <strong>fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/strong> et de l&rsquo;<strong>accord inter-\u00e9valuateurs<\/strong> a \u00e9t\u00e9 abondamment document\u00e9e.<\/p>\n<p>Les investigations men\u00e9es sur la reproductibilit\u00e9 temporelle rapportent des coefficients de concordance remarquables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 test-retest :<\/strong> Chez des patients cliniquement stables \u00e9valu\u00e9s \u00e0 un intervalle de 1 \u00e0 4 semaines, le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kappa_de_Cohen\">kappa pond\u00e9r\u00e9 (weighted kappa)<\/a> de Cohen oscille de mani\u00e8re tr\u00e8s homog\u00e8ne entre <strong>0,70 et 0,86<\/strong>, ce qui correspond \u00e0 un niveau d&rsquo;accord substantiel \u00e0 quasi-parfait selon les crit\u00e8res de Landis et Koch.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges :<\/strong> Lors de comparaisons entre l&rsquo;\u00e9valuation remplie par le patient en auto-questionnaire et l&rsquo;\u00e9valuation administr\u00e9e par un professionnel de sant\u00e9 (pneumologue, m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou kin\u00e9sith\u00e9rapeute), les \u00e9tudes rapportent des pourcentages d&rsquo;accord brut compris entre 78 % et 89 %, avec des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,80<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Robustesse psychom\u00e9trique :<\/strong> Mahler et Wells (1988) ainsi que Bestall et al. (1999) ont mis en avant la tr\u00e8s faible fr\u00e9quence d&rsquo;incompr\u00e9hension des items et le taux quasi nul de non-r\u00e9ponse en conditions cliniques courantes, attestant de la robustesse de l&rsquo;instrument sur le plan de la fid\u00e9lit\u00e9 de recueil.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Sur le plan structurel formel, le mMRC est con\u00e7u comme un <strong>indicateur quasi-unidimensionnel cumulatif<\/strong> fonctionnant selon les principes d&rsquo;une \u00e9chelle de Guttman ou d&rsquo;un mod\u00e8le de r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;item (Item Response Theory, IRT) polytomique.<\/p>\n<p>Dans les \u00e9tudes de validation o\u00f9 le mMRC est inclus au sein de batteries de mesures respiratoires (comprenant le CAT, le SGRQ ou le <em>Baseline Dyspnea Index<\/em>), les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) r\u00e9v\u00e8lent syst\u00e9matiquement :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Unidimensionnalit\u00e9 et saturation factorielle \u00e9lev\u00e9e :<\/strong> Le score mMRC se charge de mani\u00e8re pr\u00e9pond\u00e9rante (saturations factorielles couramment comprises entre <strong>0,75 et 0,88<\/strong>) sur le facteur primaire de \u00ab limitation d&rsquo;activit\u00e9 physique \u00bb ou d&rsquo;\u00ab impact fonctionnel respiratoire \u00bb, sans saturation crois\u00e9e notable sur les facteurs d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative ou de sympt\u00f4mes purement irritatifs (toux, expectorations).<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e9lisation de Rasch et analyse de Mokken :<\/strong> Lorsqu&rsquo;il est analys\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide de mod\u00e8les de mesure non param\u00e9triques (analyse de Mokken) ou du mod\u00e8le de Rasch appliqu\u00e9 \u00e0 des \u00e9chelles de retentissement fonctionnel, les 5 grades du mMRC exhibent une ordonnance parfaite des seuils d&rsquo;intersections fonctionnelles (<em>ordered thresholds<\/em>). Le coefficient d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de Loevinger (<em>H<\/em>) d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement le seuil de <strong>0,50<\/strong>, confirmant que l&rsquo;outil forme une \u00e9chelle cumulatrice robuste et coh\u00e9rente, o\u00f9 chaque \u00e9chelon repr\u00e9sente un incr\u00e9ment univoque de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du handicap locomoteur li\u00e9 \u00e0 la dyspn\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire ou h\u00e9t\u00e9ro-questionnaire administr\u00e9 par un clinicien (mesure fonctionnelle standardis\u00e9e).<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Papier-crayon ou interface num\u00e9rique\/interactive.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 5 propositions hi\u00e9rarchis\u00e9es (Grade 0 \u00e0 Grade 4).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle ordinale \u00e0 choix unique (Grade 0 \u00e0 Grade 4) : le r\u00e9pondant s\u00e9lectionne l&rsquo;unique \u00e9nonc\u00e9 qui d\u00e9crit le plus fid\u00e8lement son niveau habituel d&rsquo;essoufflement parmi les propositions soumises.<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation :<\/strong> Le score global correspond exactement au grade s\u00e9lectionn\u00e9 (valeur num\u00e9rique enti\u00e8re comprise entre 0 et 4).<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Grade 0 :<\/strong> Pas d&rsquo;incapacit\u00e9 respiratoire dans les activit\u00e9s quotidiennes normales.<\/li>\n<li><strong>Grade 1 :<\/strong> Limitation l\u00e9g\u00e8re \u00e0 l&rsquo;effort physique soutenu ou en terrain d\u00e9clive.<\/li>\n<li><strong>Grade 2 :<\/strong> Limitation mod\u00e9r\u00e9e ; seuil clinique critique (seuil de coupure GOLD \u2265 2 caract\u00e9risant un niveau de sympt\u00f4mes \u00e9lev\u00e9 n\u00e9cessitant une pharmacoth\u00e9rapie renforc\u00e9e).<\/li>\n<li><strong>Grade 3 :<\/strong> Limitation s\u00e9v\u00e8re ; interruption imp\u00e9rative de la marche au bout de 100 m\u00e8tres.<\/li>\n<li><strong>Grade 4 :<\/strong> Limitation tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re ; confinement \u00e0 domicile et invalidit\u00e9 respiratoire pour les actes \u00e9l\u00e9mentaires d&rsquo;autonomie personnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale de l&rsquo;\u00e9chelle MRC :<\/strong> 1959 (Charles Fletcher et al., Medical Research Council).<\/li>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication et formalisation de la version modifi\u00e9e (mMRC) :<\/strong> 1999 (Bestall et al.).<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle mMRC est dans le domaine public clinique et acad\u00e9mique. Elle a \u00e9t\u00e9 largement diffus\u00e9e et int\u00e9gr\u00e9e dans les directives institutionnelles de l&rsquo;Organisation mondiale de la Sant\u00e9 et du consortium GOLD. L&rsquo;utilisation du mMRC \u00e0 des fins de soins cliniques courants, d&rsquo;enseignement et de recherche acad\u00e9mique non commerciale est <strong>gratuite et libre de droits<\/strong> (aucun copyright commercial bloquant). Les adaptations locales (comme la version n\u00e9erlandaise de la <em>Stichting Huisartsen Laboratorium<\/em>) sont librement exploitables dans le respect de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la formulation des items.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Bestall, J. C., Paul, E. A., Garrod, R., Garnham, R., Jones, P. W., &amp; Wedzicha, J. A. (1999). Usefulness of the Medical Research Council (MRC) dyspnoea scale as a measure of disability in patients with chronic obstructive pulmonary disease. <em>Thorax<\/em>, 54(7), 581\u2013586. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/thx.54.7.581\">https:\/\/doi.org\/10.1136\/thx.54.7.581<\/a><\/li>\n<li>Celli, B. R., Cote, C. G., Marin, J. M., Casanova, C., Montes de Oca, M., Mendez, R. A., Pinto Plata, V., &amp; Cabral, H. J. (2004). The body-mass index, airflow obstruction, dyspnea, and exercise capacity index in chronic obstructive pulmonary disease. <em>New England Journal of Medicine<\/em>, 350(10), 1005\u20131012. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1056\/NEJMoa021322\">https:\/\/doi.org\/10.1056\/NEJMoa021322<\/a><\/li>\n<li>Fletcher, C. M., Elmes, P. C., Fairbairn, A. S., &amp; Wood, C. H. (1959). The significance of respiratory symptoms and the diagnosis of chronic bronchitis in a working population. <em>British Medical Journal<\/em>, 2(5147), 257\u2013266. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.2.5147.257\">https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.2.5147.257<\/a><\/li>\n<li>Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD). (2024). <em>Global strategy for the diagnosis, management, and prevention of chronic obstructive pulmonary disease (2024 report)<\/em>. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/goldcopd.org\/\">https:\/\/goldcopd.org\/<\/a><\/li>\n<li>Mahler, D. A., &amp; Wells, C. K. (1988). Evaluation of clinical methods for rating dyspnea. <em>Chest<\/em>, 93(3), 580\u2013586. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1378\/chest.93.3.580\">https:\/\/doi.org\/10.1378\/chest.93.3.580<\/a><\/li>\n<li>Nishimura, K., Izumi, T., Tsukino, M., &amp; Oga, T. (2002). Dyspnea is a better predictor of 5-year survival than airway obstruction in patients with COPD. <em>Chest<\/em>, 121(5), 1434\u20131440. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1378\/chest.121.5.1434\">https:\/\/doi.org\/10.1378\/chest.121.5.1434<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong> Single-choice rating (Grade 0 to Grade 4; the respondent selects the single statement that best describes their level of breathlessness)<\/p>\n<ol start=\"0\" style=\"list-style-type: none; padding-left: 0;\">\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\"><strong>Grade 0:<\/strong> I only get breathless with strenuous exercise.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\"><strong>Grade 1:<\/strong> I get short of breath when hurrying on the level or walking up a slight hill.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\"><strong>Grade 2:<\/strong> On level ground, I walk slower than people of the same age because of breathlessness, or I have to stop for breath when walking at my own pace.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\"><strong>Grade 3:<\/strong> I stop for breath after walking about 100 meters (or after a few minutes) on the level.<\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 12px;\"><strong>Grade 4:<\/strong> I am too breathless to leave the house or I am breathless when dressing or undressing.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e du Questionnaire de dyspn\u00e9e du Medical Research Council (modifi\u00e9) (mMRC) : validation clinique, cadre th\u00e9orique, fid\u00e9lit\u00e9 et cotation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,2117,13220],"tags":[10190,1534,10193,13964,13962,13963,13961,11352],"class_list":["post-10846","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-evaluation-fonctionnelle","category-psychometrie-respiratoire","tag-bpco","tag-clinimetrie","tag-dyspnee","tag-echelle-ordinale","tag-gold","tag-handicap-respiratoire","tag-mmrc","tag-pneumologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10846","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10846"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10846\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10846"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10846"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10846"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}