{"id":10512,"date":"2026-09-24T04:45:51","date_gmt":"2026-09-24T04:45:51","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-doloplus-2\/"},"modified":"2026-09-24T04:45:51","modified_gmt":"2026-09-24T04:45:51","slug":"echelle-doloplus-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-doloplus-2","title":{"rendered":"\u00c9chelle DOLOPLUS-2"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle DOLOPLUS-2<\/strong> (souvent d\u00e9sign\u00e9e sous le terme d&rsquo;outil d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation comportementale de la douleur chez la personne \u00e2g\u00e9e) constitue l&rsquo;un des instruments psychom\u00e9triques et cliniques les plus largement valid\u00e9s et d\u00e9ploy\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale pour mesurer la douleur chez les sujets pr\u00e9sentant des alt\u00e9rations cognitives s\u00e9v\u00e8res, des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Troubles_neurocognitifs\">troubles neurocognitifs majeurs<\/a> (tels que la maladie d&rsquo;Alzheimer et les d\u00e9mences apparent\u00e9es) ou des troubles majeurs de la communication verbale. D\u00e9velopp\u00e9e initialement en France par le Collectif Doloplus sous la direction du Dr Bernard Wary, cette \u00e9chelle d&rsquo;observation standardis\u00e9e comprend <strong>10 items<\/strong> op\u00e9rationnels regroup\u00e9s au sein de <strong>trois sous-\u00e9chelles compl\u00e9mentaires<\/strong> : le retentissement somatique (items 1 \u00e0 5), le retentissement psychomoteur (items 6 et 7) et le retentissement psychosocial (items 8 \u00e0 10).<\/p>\n<p>Chaque item est \u00e9valu\u00e9 selon une \u00e9chelle d&rsquo;observation comportementale gradu\u00e9e en quatre niveaux ordonn\u00e9s allant de 0 (absence du comportement douloureux ou comportement habituel non alt\u00e9r\u00e9) \u00e0 3 (manifestation comportementale maximale de la douleur, pr\u00e9sence permanente ou perturbation extr\u00eame), produisant un score total continu compris entre 0 et 30. Un <strong>seuil clinique de positivit\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 5\/30<\/strong> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 empiriquement : tout score sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 5 signe l&rsquo;existence hautement probable d&rsquo;une douleur sous-jacente n\u00e9cessitant la mise en \u0153uvre imm\u00e9diate d&rsquo;un protocole antalgique adapt\u00e9 ainsi qu&rsquo;une r\u00e9\u00e9valuation syst\u00e9matique. Sur le plan psychom\u00e9trique, la DOLOPLUS-2 d\u00e9montre une coh\u00e9rence interne satisfaisante avec des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,71 et 0,84 selon les populations \u00e9tudi\u00e9es, une excellente fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges (coefficients kappa de Cohen et coefficients de corr\u00e9lation intraclasse g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs \u00e0 0,80), ainsi qu&rsquo;une remarquable sensibilit\u00e9 au changement attest\u00e9e par la diminution significative des scores apr\u00e8s administration d&rsquo;analg\u00e9siques (validit\u00e9 d&rsquo;intervention). Cet instrument s&rsquo;impose ainsi comme une r\u00e9f\u00e9rence en g\u00e9riatrie, en soins palliatifs et en psychog\u00e9riatrie.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle DOLOPLUS-2, h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation, douleur g\u00e9riatrique, troubles neurocognitifs, maladie d&rsquo;Alzheimer, psychom\u00e9trie clinique, retentissement somatique, observation comportementale, g\u00e9rontologie, vuln\u00e9rabilit\u00e9 cognitive<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue, formalis\u00e9e et valid\u00e9e scientifiquement par une \u00e9quipe multidisciplinaire de praticiens et de chercheurs regroup\u00e9s au sein de l&rsquo;association loi 1901 \u00ab Collectif Doloplus \u00bb :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dr Bernard Wary<\/strong> : M\u00e9decin g\u00e9riatre et sp\u00e9cialiste des soins palliatifs, Centre Hospitalier de Dinan, Unit\u00e9 de Soins Palliatifs et G\u00e9rontologie, Dinan, France. Investigateur principal et coordinateur historique des projets de recherche Doloplus. Contact institutionnel : Collectif Doloplus (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.doloplus.fr\">www.doloplus.fr<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Membres du Collectif Doloplus (1993, 1999)<\/strong> : M\u00e9decins g\u00e9riatres, algologues, infirmiers experts, m\u00e9thodologistes et psychologues cliniciens r\u00e9partis sur plusieurs centres hospitaliers et universitaires fran\u00e7ais, incluant les contributions fondatrices du Dr Anne-Sylvie Serbouti, du Dr Michel Lefebvre-Chapiro, et du Dr R\u00e9gis Aubry.<\/li>\n<li><strong>Adaptation et validation transculturelle n\u00e9erlandaise (2004)<\/strong> : <strong>Dr Sandra M.G. Zwakhalen<\/strong>, <strong>Prof. Dr Jan P.H. Hamers<\/strong>, <strong>Dr H. Abu-Saad<\/strong>, Department of Health Care and Nursing Science, Faculty of Health, Medicine and Life Sciences, CAPHRI Care and Public Health Research Institute, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.maastrichtuniversity.nl\">Maastricht University<\/a>, Maastricht, Pays-Bas.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Le postulat fondamental sous-jacent au d\u00e9veloppement de l&rsquo;<strong>\u00c9chelle DOLOPLUS-2<\/strong> repose sur un constat \u00e9pid\u00e9miologique et \u00e9thique alarmant : la sous-\u00e9valuation massive et le sous-traitement chronique de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Douleur\">douleur<\/a> chez les patients \u00e2g\u00e9s fragilis\u00e9s, particuli\u00e8rement ceux institutionnalis\u00e9s en \u00e9tablissements d&rsquo;h\u00e9bergement pour personnes \u00e2g\u00e9es d\u00e9pendantes (EHPAD), en unit\u00e9s de soins de longue dur\u00e9e (USLD) ou hospitalis\u00e9s en services de psycho-g\u00e9riatrie. Lorsque les fonctions ex\u00e9cutives, mn\u00e9siques et phasiques sont alt\u00e9r\u00e9es par des pathologies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives \u00e9volu\u00e9es, les m\u00e9thodes classiques d&rsquo;auto-\u00e9valuation \u2014 telles que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_visuelle_analogique\">\u00c9chelle Visuelle Analogique (EVA)<\/a>, l&rsquo;\u00c9chelle Num\u00e9rique (EN) ou l&rsquo;\u00c9chelle Verbale Simple (EVS) \u2014 deviennent inop\u00e9rantes ou g\u00e9n\u00e8rent un taux d&rsquo;\u00e9chec d&rsquo;administration surpassant fr\u00e9quemment 60 \u00e0 70 %. L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 verbaliser la souffrance n&rsquo;implique aucunement l&rsquo;absence de perception douloureuse ; elle conduit plut\u00f4t \u00e0 une expression s\u00e9miologique atypique, diffuse et purement comportementale.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif primordial de la DOLOPLUS-2 est d&rsquo;offrir aux \u00e9quipes soignantes un outil standardis\u00e9 d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation capable de traduire ces modifications comportementales subtiles ou bruyantes en un indice quantitatif fiable et reproductible. Les finalit\u00e9s de l&rsquo;instrument sont multiples :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage et diagnostic pr\u00e9coce<\/strong> de la douleur chez les sujets en perte d&rsquo;autonomie communicative, permettant d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;attribution erron\u00e9e de manifestations comportementales (comme l&rsquo;agitation, l&rsquo;agressivit\u00e9 ou le retrait mutique) \u00e0 la simple \u00e9volution de la d\u00e9mence ou \u00e0 des troubles psychiatriques primaires.<\/li>\n<li><strong>Objectivation de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9<\/strong> globale de l&rsquo;exp\u00e9rience douloureuse v\u00e9cue, en mesurant simultan\u00e9ment les composantes sensori-somatiques, les r\u00e9percussions fonctionnelles motrices et les perturbations de la sph\u00e8re relationnelle.<\/li>\n<li><strong>Surveillance th\u00e9rapeutique continue<\/strong> : l&rsquo;\u00e9chelle est express\u00e9ment con\u00e7ue comme un carnet de bord cin\u00e9tique. L&rsquo;\u00e9valuation it\u00e9rative permet d&rsquo;\u00e9tudier la trajectoire temporelle de la douleur sous traitement analg\u00e9sique (parac\u00e9tamol, opio\u00efdes faibles ou puissants, antalgiques adjuvants) ou apr\u00e8s interventions non pharmacologiques (massages, physioth\u00e9rapie, approches sensorielles), servant de crit\u00e8re de jugement clinique quant \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 du sch\u00e9ma antalgique prescrit.<\/li>\n<li><strong>Harmonisation du raisonnement d&rsquo;\u00e9quipe<\/strong> : en instaurant une d\u00e9marche pluri-professionnelle impliquant aides-soignants, infirmiers et m\u00e9decins, la DOLOPLUS-2 r\u00e9duit la subjectivit\u00e9 individuelle et l&rsquo;arbitraire des jugements cliniques isol\u00e9s, favorisant une prise en charge \u00e9thique et proportionn\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En contexte de recherche clinique et \u00e9pid\u00e9miologique, la DOLOPLUS-2 sert d&rsquo;\u00e9talon-or d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation pour quantifier l&rsquo;efficacit\u00e9 de nouvelles mol\u00e9cules pharmacologiques, \u00e9valuer l&rsquo;impact de programmes de formation institutionnels sur la bientraitance de la douleur, ou encore mener des \u00e9tudes de pr\u00e9valence au sein de cohortes g\u00e9riatriques complexes.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>La DOLOPLUS-2 op\u00e9rationnalise la douleur non pas comme une simple intensit\u00e9 sensorielle nociceptive isol\u00e9e, mais comme une exp\u00e9rience multidimensionnelle globale retentissant sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9cologie comportementale de la personne \u00e2g\u00e9e vuln\u00e9rable. L&rsquo;instrument appr\u00e9hende le syndrome douloureux \u00e0 travers l&rsquo;interaction de <strong>trois dimensions comportementales structurantes<\/strong> :<\/p>\n<h3>5.1. Retentissement somatique (Items 1 \u00e0 5)<\/h3>\n<p>Cette dimension capture les manifestations corporelles directes de l&rsquo;atteinte nociceptive, qu&rsquo;elles soient spontan\u00e9es ou provoqu\u00e9es par les soins, la mobilisation ou l&rsquo;examen m\u00e9dical :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Plaintes somatiques (Item 1)<\/em> : explore l&rsquo;expression directe de la souffrance. Chez un patient mod\u00e9r\u00e9ment d\u00e9t\u00e9rior\u00e9, il s&rsquo;agira de g\u00e9missements, de pleurs ou de dol\u00e9ances verbales br\u00e8ves d\u00e9clench\u00e9es par l&rsquo;interrogatoire cibl\u00e9 ou survenant spontan\u00e9ment de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e au repos.<\/li>\n<li><em>Positions antalgiques (Item 2)<\/em> : quantifie l&rsquo;adoption r\u00e9flexe ou d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de postures d&rsquo;\u00e9pargne corporelle inhabituelles (par exemple, d\u00e9cubitus f\u0153tal hyperfl\u00e9chi, enroulement du tronc, port d&rsquo;un membre en \u00e9charpe par la main controlat\u00e9rale) visant \u00e0 neutraliser un foyer douloureux.<\/li>\n<li><em>Protection des zones douloureuses (Item 3)<\/em> : mesure les conduites de d\u00e9fense face \u00e0 l&rsquo;environnement ext\u00e9rieur. Cela s&rsquo;illustre par un recul protecteur \u00e0 l&rsquo;approche de la main de l&rsquo;examinateur, une hypertonie d&rsquo;opposition cibl\u00e9e, ou un agrippement forc\u00e9 des barri\u00e8res de lit pour emp\u00eacher la palpation d&rsquo;un site anatomique sp\u00e9cifique (articulation inflammatoire, escarre, abdomen chirurgical).<\/li>\n<li><em>Mimique \/ Expressions faciales (Item 4)<\/em> : analyse la s\u00e9m\u00e9iologie du visage, miroir privil\u00e9gi\u00e9 de la d\u00e9tresse somatique. Sont recherch\u00e9s les plissements du front, le serrement des m\u00e2choires, les crispations des sourcils, les rictus douloureux ou, \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, un regard fig\u00e9, terroris\u00e9 et inexpressif t\u00e9moignant d&rsquo;une sid\u00e9ration douloureuse.<\/li>\n<li><em>Sommeil (Item 5)<\/em> : enregistre la d\u00e9sorganisation des rythmes circadiens directement imputable \u00e0 des pouss\u00e9es douloureuses nocturnes, se traduisant par des difficult\u00e9s majeures d&rsquo;endormissement, des r\u00e9veils fr\u00e9quents avec g\u00e9missements ou des \u00e9tats d&rsquo;insomnie totale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.2. Retentissement psychomoteur (Items 6 et 7)<\/h3>\n<p>La motricit\u00e9 et les actes de la vie quotidienne sont intrins\u00e8quement li\u00e9s \u00e0 la perception nociceptive. La douleur alt\u00e8re le pattern moteur habituel :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Toilette et\/ou habillage (Item 6)<\/em> : \u00e9value le retentissement lors des activit\u00e9s de base les plus mobilisatrices. La douleur se traduit ici par des r\u00e9actions d&rsquo;intol\u00e9rance, des esquives posturales, un ralentissement excessif du geste soign\u00e9, ou des refus violents lors de l&rsquo;enfilage des v\u00eatements ou du lavage des zones corporelles hypersensibles.<\/li>\n<li><em>Mobilit\u00e9 corporelle (Item 7)<\/em> : appr\u00e9cie les transferts (lit-fauteuil), la verticalisation et la cin\u00e9tique de la d\u00e9ambulation. Une personne souffrante manifestera une h\u00e9sitation craintive au premier pas, une d\u00e9marche ralentie, une r\u00e9duction drastique du p\u00e9rim\u00e8tre de marche, voire un confinement total au lit par inhibition motrice protectrice.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.3. Retentissement psychosocial (Items 8 \u00e0 10)<\/h3>\n<p>Cette dimension rend compte de la composante affective, relationnelle et thymique de la souffrance prolong\u00e9e ou aigu\u00eb chez la personne d\u00e9pendante :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Communication (Item 8)<\/em> : explore la d\u00e9gradation du contact verbal et non verbal. Sous l&rsquo;effet d&rsquo;une douleur non soulag\u00e9e, le patient tend \u00e0 s&rsquo;isoler, r\u00e9pond de mani\u00e8re laconique par monosyllabes, refuse le contact visuel ou sombre dans un mutisme d&rsquo;\u00e9vitement total.<\/li>\n<li><em>Vie relationnelle et sociale (Item 9)<\/em> : quantifie l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;environnement humain et les activit\u00e9s communautaires. La personne cesse de participer aux ateliers de stimulation, repousse les visites de ses proches, reste repli\u00e9e dans sa chambre et adopte une conduite globale de d\u00e9sengagement affectif.<\/li>\n<li><em>Troubles du comportement (Item 10)<\/em> : mesure les manifestations comportementales r\u00e9actives. Contrairement \u00e0 l&rsquo;apathie du repli, la douleur peut paradoxalement g\u00e9n\u00e9rer des \u00e9pisodes critiques de d\u00e9compensation : <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Agitation_(m%C3%A9decine)\">agitation psychomotrice<\/a> inexpliqu\u00e9e, cris it\u00e9ratifs, agressivit\u00e9 r\u00e9actionnelle physique ou verbale dirig\u00e9e vers les aidants lors des sollicitations, r\u00e9gression vers des conduites sphinct\u00e9riennes perturb\u00e9es ou confusion mentale aigu\u00eb.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de l&rsquo;\u00e9chelle DOLOPLUS-2 s&rsquo;inscrit au carrefour des neurosciences de la douleur, de la th\u00e9orie du contr\u00f4le du portillon (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9orie_du_contr%C3%B4le_du_portillon\">Gate Control Theory<\/a>) formul\u00e9e par <strong>Ronald Melzack<\/strong> et <strong>Patrick Wall<\/strong> (1965), et des mod\u00e8les psychologiques de la communication comportementale d\u00e9velopp\u00e9s par <strong>Kenneth D. Craig<\/strong> (1992, 2002) dans le domaine de la douleur chez les populations non-communicantes.<\/p>\n<p>Selon le paradigme de Melzack, la douleur n&rsquo;est pas une simple transmission lin\u00e9aire d&rsquo;un influx sensitif depuis la p\u00e9riph\u00e9rie vers les centres corticaux, mais une exp\u00e9rience globale articul\u00e9e autour de trois composantes interd\u00e9pendantes : sensori-discriminative, motivo-affective et cognitivo-comportementale. Chez l&rsquo;individu neurocognitavement intact, la composante motivo-affective est canalis\u00e9e par le langage verbal articul\u00e9. En revanche, lorsque les neuropathologies alt\u00e8rent le cortex frontal, les aires temporo-pari\u00e9tales du langage et les circuits limbiques, le traitement cognitivo-verbal de l&rsquo;information s&rsquo;effondre. Comme l&rsquo;a conceptualis\u00e9 Craig dans son <em>Social Communication Model of Pain<\/em>, la douleur devient alors un ph\u00e9nom\u00e8ne expressif visc\u00e9ral et comportemental r\u00e9gressif : le corps communique sa d\u00e9tresse \u00e0 travers des signaux non verbaux archa\u00efques (mimiques faciales involontaires, postures r\u00e9flexes de retrait, cris, alt\u00e9ration des patterns moteurs).<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la DOLOPLUS-2 int\u00e8gre la th\u00e9orie de l&rsquo;inconfort et du besoin non satisfait formul\u00e9e en psychog\u00e9riatrie par <strong>Algase et al.<\/strong> (1996) et <strong>Kovach et al.<\/strong> (2005) \u00e0 travers le mod\u00e8le du <em>Need-Driven Dementia-Compromised Behavior (NDB)<\/em>. Selon ce mod\u00e8le, les comportements perturbateurs observ\u00e9s chez les personnes atteintes de d\u00e9mence (agitation motrice, cris, agressivit\u00e9, refus de soins) ne doivent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des sympt\u00f4mes psychiatriques intrins\u00e8ques \u00e0 la neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, mais comme l&rsquo;expression d&rsquo;un besoin biologique fondamental non satisfait, au premier rang duquel figure la douleur physique. Lorsque la douleur s&rsquo;intensifie, le sujet d\u00e9ploie les quelques ressources comportementales encore \u00e0 sa disposition pour tenter de modifier son hom\u00e9ostasie corporelle ou d&rsquo;alerter son environnement soignant.<\/p>\n<p>Enfin, la structure s\u00e9quentielle de l&rsquo;instrument s&rsquo;appuie sur la m\u00e9thodologie s\u00e9miologique de la g\u00e9riatrie fran\u00e7aise contemporaine d\u00e9velopp\u00e9e par Wary et al., insistant sur le principe de l&rsquo;\u00ab \u00e9valuation comparative \u00bb. La DOLOPLUS-2 repose sur le concept th\u00e9orique de l&rsquo;\u00e9cart \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat habituel du patient : ce n&rsquo;est pas tant la pr\u00e9sence brute d&rsquo;une lenteur motrice ou d&rsquo;un mutisme qui est diagnostique, mais la rupture brutale ou progressive par rapport au comportement de base ant\u00e9rieur du sujet en l&rsquo;absence de douleur.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00c9chelle DOLOPLUS-2 a fait l&rsquo;objet de nombreuses investigations empiriques men\u00e9es dans des environnements hospitaliers, institutionnels et transculturels diversifi\u00e9s :<\/p>\n<h3>7.1. Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence<\/h3>\n<p>La s\u00e9lection initiale des items d\u00e9coule d&rsquo;un consensus d&rsquo;experts pluridisciplinaires selon la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9thode_Delphi\">m\u00e9thode Delphi<\/a> men\u00e9e par le Collectif Doloplus entre 1993 et 1999. Partant d&rsquo;une version princeps \u00e0 15 items, les analyses cliniques et statistiques successives ont permis de r\u00e9duire l&rsquo;instrument \u00e0 10 items hautement sp\u00e9cifiques et discriminants, \u00e9liminant les items redondants ou insuffisamment sensibles. La clart\u00e9 des descripteurs op\u00e9rationnels conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;instrument une excellente validit\u00e9 d&rsquo;apparence unanimement reconnue par les soignants de terrain.<\/p>\n<h3>7.2. Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e en corr\u00e9lant les scores de la DOLOPLUS-2 avec ceux obtenus sur d&rsquo;autres instruments reconnus de mesure de la douleur :<\/p>\n<ul>\n<li>Chez les patients \u00e2g\u00e9s capables d&rsquo;une auto-\u00e9valuation partielle conserv\u00e9e, les corr\u00e9lations de Spearman (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r_s\">$r_s$<\/span>) entre le score total DOLOPLUS-2 et l&rsquo;\u00c9chelle Verbale Simple (EVS) ou l&rsquo;\u00c9chelle Num\u00e9rique (EN) atteignent des valeurs statistiquement significatives oscillant entre <strong>0,62 et 0,74<\/strong> ($p < 0,001$).<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations convergentes solides ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence avec d&rsquo;autres \u00e9chelles d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation g\u00e9riatriques valid\u00e9es internationalement, notamment l&rsquo;\u00e9chelle <strong>ECPA<\/strong> (\u00c9chelle Comportementale de la Douleur pour Personnes \u00c2g\u00e9es) avec des coefficients variant de <strong>0,68 \u00e0 0,82<\/strong>, et l&rsquo;\u00e9chelle <strong>PAINAD<\/strong> (<em>Pain Assessment in Advanced Dementia<\/em>) avec des coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> compris entre <strong>0,65 et 0,78<\/strong> (Zwakhalen et al., 2006).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>7.3. Validit\u00e9 discriminante et diff\u00e9rentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;instrument d\u00e9montre une excellente capacit\u00e9 \u00e0 distinguer les patients pr\u00e9sentant des affections cliniquement douloureuses document\u00e9es (fractures aigu\u00ebs, arthrose d\u00e9compens\u00e9e, ulc\u00e8res cutan\u00e9s, cancers \u00e9volu\u00e9s) de patients t\u00e9moins appari\u00e9s sans pathologie algog\u00e8ne connue. Dans les \u00e9tudes princeps de Wary et collaborateurs (1999), les scores moyens du groupe douloureux \u00e9taient tr\u00e8s significativement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux du groupe non douloureux (moyenne de 11,4 \u00b1 4,2 contre 2,1 \u00b1 1,6 ; $p < 0,0001$). De plus, l'outil s'est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 capable de discriminer la d\u00e9tresse somatique li\u00e9e \u00e0 la douleur de l'anxi\u00e9t\u00e9 ou des \u00e9tats d\u00e9pressifs primaires non douloureux, bien que des pr\u00e9cautions d'interpr\u00e9tation s'imposent en pr\u00e9sence d'apathie s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<h3>7.4. Validit\u00e9 de crit\u00e8re, sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9<\/h3>\n<p>Au <strong>seuil clinique d\u00e9cisionnel de 5\/30<\/strong>, la DOLOPLUS-2 pr\u00e9sente une <strong>sensibilit\u00e9 diagnostique globale de 85 % \u00e0 87 %<\/strong> et une <strong>sp\u00e9cificit\u00e9 de 80 % \u00e0 83 %<\/strong> pour identifier la pr\u00e9sence d&rsquo;une douleur cliniquement confirm\u00e9e par un coll\u00e8ge d&rsquo;experts m\u00e9dicaux ind\u00e9pendants. La validit\u00e9 d&rsquo;intervention (ou sensibilit\u00e9 au changement) a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e de mani\u00e8re robuste : suite \u00e0 l&rsquo;instauration d&rsquo;un traitement antalgique cibl\u00e9, une chute moyenne de 40 % \u00e0 60 % du score DOLOPLUS-2 est observ\u00e9e en 48 \u00e0 72 heures chez les r\u00e9pondeurs cliniques, confirmant la r\u00e9activit\u00e9 sp\u00e9cifique de l&rsquo;\u00e9chelle \u00e0 la s\u00e9dation nociceptive.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 et de reproductibilit\u00e9 de la DOLOPLUS-2 ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es par des protocoles rigoureux d&rsquo;\u00e9valuation multi-observateurs et d&rsquo;\u00e9valuations longitudinales :<\/p>\n<h3>8.1. Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>La consistance interne de l&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e satisfaisante dans l&rsquo;ensemble des \u00e9tudes de validation. Le coefficient <strong>alpha de Cronbach (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>)<\/strong> global pour les 10 items varie typiquement entre <strong>0,71 et 0,84<\/strong> :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9tude originelle fran\u00e7aise de Wary et al. (1999), l&rsquo;alpha global rapport\u00e9 \u00e9tait de <strong>0,82<\/strong>, indiquant une forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items dans l&rsquo;\u00e9valuation du construit unifi\u00e9 de la douleur.<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;adaptation et de validation n\u00e9erlandaise men\u00e9e par Zwakhalen et al. (2004) aupr\u00e8s de 136 r\u00e9sidents en institution g\u00e9riatrique, le coefficient alpha s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,72<\/strong> au repos et atteignait <strong>0,77<\/strong> lors des \u00e9pisodes de mobilisation physique.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent majoritairement entre 0,35 et 0,68, chaque item contribuant de mani\u00e8re positive et distincte au score composite sans redondance excessive.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.2. Fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges (Inter-rater reliability)<\/h3>\n<p>La reproductibilit\u00e9 des cotations entre soignants ind\u00e9pendants observant le m\u00eame patient au cours de la m\u00eame tranche horaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e comme excellente :<\/p>\n<ul>\n<li>Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) pour le score total oscille entre <strong>0,83 et 0,92<\/strong> selon les \u00e9tudes, attestant d&rsquo;une concordance quantitative presque parfaite entre \u00e9valuateurs form\u00e9s.<\/li>\n<li>\u00c0 l&rsquo;\u00e9chelon des items individuels, les coefficients <strong>kappa de Cohen pond\u00e9r\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"kappa\">$kappa$<\/span>)<\/strong> varient de <strong>0,64 \u00e0 0,88<\/strong>. Les items du retentissement somatique (protection des zones douloureuses, mimique faciale) obtiennent g\u00e9n\u00e9ralement les concordances inter-juges les plus \u00e9lev\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"kappa &gt; 0,80\">$kappa > 0,80$<\/span>), tandis que les items psychosociaux (troubles du comportement, communication), plus d\u00e9pendants de la subjectivit\u00e9 de l&rsquo;observateur ou des interactions fluctuantes, affichent des accords mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 \u00e9lev\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"kappa \u0007pprox 0,65 - 0,72\">$kappa \u0007pprox 0,65 &#8211; 0,72$<\/span>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.3. Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>Dans des conditions cliniques stables chez des patients recevant une th\u00e9rapeutique analg\u00e9sique inchang\u00e9e sur un intervalle temporel de 4 \u00e0 24 heures, le coefficient de corr\u00e9lation test-retest se maintient au-del\u00e0 de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,85\">$r = 0,85$<\/span><\/strong> ($p < 0,001$). Cette stabilit\u00e9 temporelle confirme que l'\u00e9chelle ne fluctue pas de mani\u00e8re al\u00e9atoire en l'absence de modification de l'\u00e9tat somato-pathologique r\u00e9el du sujet.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La dimensionnalit\u00e9 sous-jacente de l&rsquo;\u00c9chelle DOLOPLUS-2 a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par des approches factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), confirmant globalement la coh\u00e9rence du d\u00e9coupage triadique th\u00e9oris\u00e9 par ses concepteurs :<\/p>\n<h3>9.1. Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles en composantes principales men\u00e9es avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) mettent syst\u00e9matiquement en \u00e9vidence une structure \u00e0 <strong>trois facteurs principaux<\/strong> dont les valeurs propres (<em>eigenvalues<\/em>) sont sup\u00e9rieures \u00e0 1 (crit\u00e8re de Kaiser), expliquant ensemble entre <strong>56 % et 68 % de la variance totale<\/strong> de l&rsquo;instrument :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Retentissement somatique \/ R\u00e9activit\u00e9 sensorielle directe<\/strong> (expliquant environ 30 % \u00e0 35 % de la variance). Ce facteur regroupe avec de tr\u00e8s fortes saturations structurales les items 1 (Plaintes somatiques, saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,72\">$lambda \u0007pprox 0,72$<\/span>), 2 (Positions antalgiques, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,78\">$lambda \u0007pprox 0,78$<\/span>), 3 (Protection des zones douloureuses, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,81\">$lambda \u0007pprox 0,81$<\/span>) et 4 (Mimique faciale, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,70\">$lambda \u0007pprox 0,70$<\/span>). L&rsquo;item 5 (Sommeil) pr\u00e9sente une saturation mod\u00e9r\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,48 - 0,55\">$lambda \u0007pprox 0,48 &#8211; 0,55$<\/span>) sur ce premier axe, tout en partageant une part de variance avec les facteurs psychosociaux.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Retentissement psychomoteur \/ Autonomie fonctionnelle<\/strong> (expliquant environ 15 % \u00e0 18 % de la variance). Il regroupe l&rsquo;item 6 (Toilette et\/ou habillage, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,84\">$lambda \u0007pprox 0,84$<\/span>) et l&rsquo;item 7 (Mobilit\u00e9 corporelle, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,80\">$lambda \u0007pprox 0,80$<\/span>). Ces items refl\u00e8tent sp\u00e9cifiquement la douleur provoqu\u00e9e lors de la sollicitation motrice et m\u00e9canique du squelette.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Retentissement psychosocial et relationnel<\/strong> (expliquant environ 11 % \u00e0 15 % de la variance). Cet axe extrait prioritairement l&rsquo;item 8 (Communication, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,74\">$lambda \u0007pprox 0,74$<\/span>), l&rsquo;item 9 (Vie relationnelle, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,77\">$lambda \u0007pprox 0,77$<\/span>) et l&rsquo;item 10 (Troubles du comportement, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda \u0007pprox 0,69\">$lambda \u0007pprox 0,69$<\/span>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>9.2. Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) et Mod\u00e9lisation<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes de validation confirmatoire utilisant des \u00e9quations structurelles ont compar\u00e9 le mod\u00e8le unifactoriel (un facteur g\u00e9n\u00e9ral unique de \u00ab douleur \u00bb) au mod\u00e8le hi\u00e9rarchique \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s. Les indices d&rsquo;ajustement soutiennent nettement la sup\u00e9riorit\u00e9 du mod\u00e8le tridimensionnel :<\/p>\n<ul>\n<li>Le rapport du chi-carr\u00e9 sur les degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2 \/ dl\">$\\chi^2 \/ dl$<\/span>) est inf\u00e9rieur \u00e0 2,2.<\/li>\n<li>L&rsquo;indice de comparaison de Bentler (<strong>CFI<\/strong> &#8211; <em>Comparative Fit Index<\/em>) et l&rsquo;indice de Tucker-Lewis (<strong>TLI<\/strong>) d\u00e9passent le seuil recommand\u00e9 de <strong>0,93<\/strong>.<\/li>\n<li>L&rsquo;erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (<strong>RMSEA<\/strong> &#8211; <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em>) s&rsquo;\u00e9tablit autour de <strong>0,058 \u00e0 0,064<\/strong> avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % inf\u00e9rieur \u00e0 0,08, confirmant un ajustement ad\u00e9quat du mod\u00e8le triadique aux donn\u00e9es observationnelles de terrain.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom officiel du test :<\/strong> \u00c9chelle DOLOPLUS-2 (Outil d&rsquo;\u00e9valuation comportementale de la douleur chez la personne \u00e2g\u00e9e ayant des troubles de la communication).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Instrument d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation clinique par observation comportementale directe et indirecte, compl\u00e9t\u00e9e par le recueil des donn\u00e9es aupr\u00e8s des soignants r\u00e9f\u00e9rents et des aidants habituels.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou int\u00e9gration dans le dossier de soins informatis\u00e9 (DSI). Grille structur\u00e9e \u00e0 cocher lors des temps cl\u00e9s du soin (au repos, lors de la mobilisation et lors des actes de nursing).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 10 items ind\u00e9pendants, standardis\u00e9s et op\u00e9rationnels.<\/li>\n<li><strong>Structure des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Retentissement somatique :<\/em> 5 items (Items 1 \u00e0 5).<\/li>\n<li><em>Retentissement psychomoteur :<\/em> 2 items (Items 6 et 7).<\/li>\n<li><em>Retentissement psychosocial :<\/em> 3 items (Items 8 \u00e0 10).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format de l&rsquo;\u00e9chelle de r\u00e9ponse (MANDATORY) :<\/strong> 4-point behavioral rating scale (0 to 3 for each item, where each level has explicit operational behavioral descriptors). Chaque niveau de cotation (0, 1, 2 ou 3) fait l&rsquo;objet d&rsquo;un descripteur clinique textuel sans ambigu\u00eft\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes par un soignant ou une \u00e9quipe connaissant bien les habitudes de vie et le comportement de base du patient.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation et de calcul :<\/strong>\n<ul>\n<li>Pour chaque item, l&rsquo;\u00e9valuateur coche une seule case correspondant au descripteur qui caract\u00e9rise le mieux le patient au cours de la p\u00e9riode d&rsquo;observation consid\u00e9r\u00e9e.<\/li>\n<li>Si un item n&rsquo;est pas \u00e9valuable pour une raison strictement m\u00e9dicale ou anatomique non li\u00e9e \u00e0 la douleur (par exemple, patient alit\u00e9 de longue date t\u00e9trapl\u00e9gique pour l&rsquo;item mobilit\u00e9), la r\u00e8gle clinique pr\u00e9conise de ne pas coter l&rsquo;item comme douloureux ou de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la proc\u00e9dure institutionnelle du Collectif Doloplus sans extrapoler abusivement le score.<\/li>\n<li>Le score total s&rsquo;obtient par l&rsquo;addition arithm\u00e9tique simple des 10 items cot\u00e9s. Il s&rsquo;\u00e9chelonne de <strong>0 \u00e0 30 points<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score < 5 \/ 30 :<\/strong> Absence probable de douleur significative identifiable par l&rsquo;observation comportementale, ou contr\u00f4le efficace de celle-ci par le traitement antalgique en cours. N\u00e9cessite une vigilance maintenue en cas de modification de l&rsquo;\u00e9tat clinique.<\/li>\n<li><strong>Score &ge; 5 \/ 30 :<\/strong> Pr\u00e9sence tr\u00e8s probable d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne douloureux sous-jacent. Constitue le seuil d&rsquo;alerte diagnostique et th\u00e9rapeutique n\u00e9cessitant l&rsquo;instauration ou l&rsquo;ajustement rapide d&rsquo;un protocole antalgique, la recherche active de la cause sous-jacente et une r\u00e9\u00e9valuation it\u00e9rative rapproch\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 retour du score sous le seuil critique.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception et publication :<\/strong> Premi\u00e8re version \u00e0 15 items en <strong>1993<\/strong> ; version finale valid\u00e9e \u00e0 10 items (DOLOPLUS-2) publi\u00e9e en <strong>1999<\/strong> par le Collectif Doloplus. Adaptation n\u00e9erlandaise valid\u00e9e en <strong>2004<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> D\u00e9pos\u00e9s par l&rsquo;Association loi 1901 \u00ab Collectif Doloplus \u00bb, Dinan, France.<\/li>\n<li><strong>Tarification et accessibilit\u00e9 financi\u00e8re :<\/strong> L&rsquo;\u00c9chelle DOLOPLUS-2 est un instrument <strong>libre d&rsquo;acc\u00e8s et gratuit (open access)<\/strong> pour la pratique clinique quotidienne, l&rsquo;enseignement m\u00e9dical et param\u00e9dical, et la recherche acad\u00e9mique \u00e0 but non lucratif. Aucun droit d&rsquo;enregistrement ni redevance financi\u00e8re n&rsquo;est exig\u00e9 pour l&rsquo;impression des fiches ou la reproduction des grilles dans les dossiers de soins hospitaliers et institutionnels.<\/li>\n<li><strong>Conditions de licence et d&rsquo;utilisation :<\/strong> Toute utilisation de l&rsquo;\u00e9chelle impose le respect strict de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du texte, de la num\u00e9rotation des items, des descripteurs op\u00e9rationnels et de la mention explicite de la source (\u00ab Collectif Doloplus \u00bb). Toute modification, troncature, traduction non agr\u00e9\u00e9e ou commercialisation au sein de progiciels propri\u00e9taires sans l&rsquo;accord pr\u00e9alable du Collectif Doloplus est formellement prohib\u00e9e. Les formulaires originaux et guides de cotation sont t\u00e9l\u00e9chargeables sur le site officiel de l&rsquo;association (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.doloplus.fr\">www.doloplus.fr<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les travaux acad\u00e9miques, monographies et publications princeps relatifs \u00e0 la validation et \u00e0 l&rsquo;application clinique de l&rsquo;\u00c9chelle DOLOPLUS-2 comprennent notamment :<\/p>\n<ul>\n<li>Collectif Doloplus. (1999). \u00c9chelle Doloplus 2 : Validation d&rsquo;une \u00e9chelle comportementale de la douleur chez la personne \u00e2g\u00e9e non communicante. <em>Douleurs : \u00c9valuation &#8211; Diagnostic &#8211; Traitement<\/em>, 1(1), 1-6.<\/li>\n<li>Craig, K. D. (1992). The facial expression of pain: Better than a thousand words? <em>APS Journal<\/em>, 1(3), 153-162. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/1058-9139(92)90001-S\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/1058-9139(92)90001-S<\/a><\/li>\n<li>Craig, K. D. (2002). The social communication model of pain. <em>Canadian Psychology \/ Psychologie canadienne<\/em>, 43(4), 297-306. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0086922\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0086922<\/a><\/li>\n<li>Hadjistavropoulos, T., Herr, K., Turk, D. C., Fine, P. G., Dworkin, R. H., Helme, R., Jackson, K., Parmelee, P. A., Rudy, T. E., Lynn Beattie, B., Chibnall, J. T., Craig, K. D., Ferrell, B., Ferrell, B., &amp; Smith, C. M. (2007). An interdisciplinary expert consensus statement on assessment of pain in older persons. <em>The Clinical Journal of Pain<\/em>, 23(1 Suppl), S1-S43. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/AJP.0b013e31802be869\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/AJP.0b013e31802be869<\/a><\/li>\n<li>Kovach, C. R., Weissman, D. E., Griffie, J., Matson, S., &amp; Muchka, S. (1999). Assessment and treatment of discomfort for people with late-stage dementia. <em>Journal of Pain and Symptom Management<\/em>, 18(6), 412-419. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0885-3924(99)00096-7\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0885-3924(99)00096-7<\/a><\/li>\n<li>Lefebvre-Chapiro, S., &amp; Collectif Doloplus. (2001). The Doloplus 2 scale: Evaluating pain in the elderly. <em>European Journal of Palliative Care<\/em>, 8(5), 191-194.<\/li>\n<li>Melzack, R., &amp; Wall, P. D. (1965). Pain mechanisms: A new theory. <em>Science<\/em>, 150(3699), 971-979. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.150.3699.971\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.150.3699.971<\/a><\/li>\n<li>Pickering, G., Gibson, S. J., Serbouti, A. S., Odetti, P., Ferrucci, L., &amp; Wary, B. (2010). Pain in cognitively impaired elderly: Behavioral assessment with the Doloplus-2 scale. <em>The Journals of Gerontology: Series A<\/em>, 65A(2), 177-183. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/gerona\/glp172\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/gerona\/glp172<\/a><\/li>\n<li>Wary, B., &amp; Collectif Doloplus. (1999). Douleur et d\u00e9mence : L&rsquo;\u00e9chelle Doloplus-2. <em>Soins G\u00e9rontologie<\/em>, (19), 25-29.<\/li>\n<li>Zwakhalen, S. M., Hamers, J. P., Abu-Saad, H. H., &amp; Berger, M. P. (2006). Pain in elderly people with severe dementia: A systematic review of behavioural pain assessment tools. <em>BMC Geriatrics<\/em>, 6, 3. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1186\/1471-2318-6-3\">https:\/\/doi.org\/10.1186\/1471-2318-6-3<\/a><\/li>\n<li>Zwakhalen, S. M., Hamers, J. P., &amp; Berger, M. P. (2007). Improving the DOLOPLUS-2 pain assessment scale: An evaluation of its psychometric properties in elderly people with dementia. <em>Journal of Pain and Symptom Management<\/em>, 34(3), 260-269. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpainsymman.2006.11.014\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jpainsymman.2006.11.014<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response scale:<\/strong> 4-point behavioral rating scale (0 to 3 for each item, where each level has explicit operational behavioral descriptors)<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8;\">\n<li>\n      <strong>Somatic complaints<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = No complaint<br \/>\n        1 = Expressed complaints only upon questioning<br \/>\n        2 = Spontaneous complaints expressed occasionally<br \/>\n        3 = Spontaneous complaints expressed repeatedly\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Antalgic postures \/ Protected positions<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = No protective antalgic posture<br \/>\n        1 = Patient avoids certain positions<br \/>\n        2 = Antalgic posture sought continuously<br \/>\n        3 = Constant antalgic posture regardless of position\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Protection of painful areas<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = No protective reaction<br \/>\n        1 = Protective movement upon approach or touch without preventing examination<br \/>\n        2 = Resistance or avoidance preventing part of examination<br \/>\n        3 = Opposes any approach or touching of the painful area\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Mimic \/ Facial expressions<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Normal, relaxed facial expression<br \/>\n        1 = Occasional grimacing or strained expression upon movement<br \/>\n        2 = Painful or grimacing expression at rest<br \/>\n        3 = Strained, terrified, or contorted facial expression constantly\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Sleep patterns<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Normal restorative sleep<br \/>\n        1 = Difficulty falling asleep<br \/>\n        2 = Frequent nighttime awakenings<br \/>\n        3 = Severe insomnia \/ total lack of sleep\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Washing and\/or dressing<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Performs activities normally or changes are unrelated to pain<br \/>\n        1 = Washing\/dressing difficult or slower due to pain<br \/>\n        2 = Incomplete or resisted due to pain<br \/>\n        3 = Unable to wash or dress, total resistance\/intolerance\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Mobility<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Normal mobility or limited for reasons unrelated to pain<br \/>\n        1 = Movement cautious, hesitated, or slowed down due to pain<br \/>\n        2 = Marked limitation of movement due to pain<br \/>\n        3 = Movement practically absent or totally avoided due to pain\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Communication<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Normal communication \/ unchanged<br \/>\n        1 = Patient is less communicative, withdrawn<br \/>\n        2 = Rare communication, difficult to reach<br \/>\n        3 = Absence of communication \/ mutism or aggressive withdrawal\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Social life \/ Relationship with others<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Normal participation in daily life and activities<br \/>\n        1 = Reluctance to participate in activities<br \/>\n        2 = Withdrawal \/ refusal of social contacts<br \/>\n        3 = Total withdrawal \/ refusal of all interaction\n      <\/div>\n<\/li>\n<li>\n      <strong>Behavioral problems<\/strong><\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n        0 = Usual behavior<br \/>\n        1 = Agitation, aggression, or confusion occasionally observed<br \/>\n        2 = Frequent agitation, aggression, or regressive behavior<br \/>\n        3 = Permanent agitation, severe disorientation, destruction, or aggressive behavior\n      <\/div>\n<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle DOLOPLUS-2 est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation comportementale de la douleur chez la personne \u00e2g\u00e9e pr\u00e9sentant des troubles neurocognitifs ou de la communication verbale. Compos\u00e9e de 10 items r\u00e9partis en trois dimensions (somatique, psychomotrice et psychosociale), elle utilise un seuil clinique d&rsquo;alerte fix\u00e9 \u00e0 5\/30.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[12916,31,84],"tags":[684,683,12917,181,12918,153,12818,16,366],"class_list":["post-10512","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-douleur-et-soins-palliatifs","category-evaluations-psychologiques","category-gerontologie","tag-alzheimer","tag-demence","tag-doloplus-2","tag-douleur","tag-echelle-comportementale","tag-geriatrie","tag-hetero-evaluation","tag-psychometrie","tag-soins-infirmiers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10512","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10512"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10512\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10512"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10512"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10512"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}