{"id":10275,"date":"2026-09-24T00:26:41","date_gmt":"2026-09-24T00:26:41","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/inventaire-des-styles-de-consommation-csi-sproles\/"},"modified":"2026-09-24T00:26:41","modified_gmt":"2026-09-24T00:26:41","slug":"inventaire-des-styles-de-consommation-csi-sproles","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=inventaire-des-styles-de-consommation-csi-sproles","title":{"rendered":"Inventaire des Styles de Consommation (CSI-Sproles)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Inventaire des Styles de Consommation<\/strong> (<em>Consumer Styles Inventory<\/em> ou <strong>CSI<\/strong>), d\u00e9velopp\u00e9 initialement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Consumer_behaviour\">George B. Sproles et Elizabeth L. Kendall<\/a> en 1986, constitue l&rsquo;instrument psychom\u00e9trique fondamental pour conceptualiser, op\u00e9rationnaliser et \u00e9valuer les styles de prise de d\u00e9cision des consommateurs. D\u00e9fini comme une orientation mentale, cognitive et affective stable guidant les choix d&rsquo;achat d&rsquo;un individu, le style de d\u00e9cision du consommateur repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9quivalent, dans le champ du comportement du consommateur, du concept de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_style\">style cognitif<\/a> en psychologie g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Le CSI est compos\u00e9 de <strong>40 items<\/strong> mesur\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Likert_scale\">Likert<\/a> en 5 points, allant de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb) \u00e0 5 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb). Ces items s&rsquo;articulent autour de <strong>huit dimensions factorielles distinctes<\/strong> : (1) la recherche de perfection et de haute qualit\u00e9 (PERF), (2) la sensibilit\u00e9 aux marques et au prestige (BRAND), (3) la sensibilit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9 et \u00e0 la mode (NOV), (4) l&rsquo;orientation r\u00e9cr\u00e9ative et h\u00e9doniste du magasinage (REC), (5) la sensibilit\u00e9 au prix et au rapport qualit\u00e9-prix (PRICE), (6) la tendance \u00e0 l&rsquo;impulsivit\u00e9 et \u00e0 la n\u00e9gligence (IMP), (7) la confusion par surcharge de choix et d&rsquo;informations (CONF), et (8) l&rsquo;attachement aux habitudes et la fid\u00e9lit\u00e9 aux marques (HAB).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, l&rsquo;inventaire original a fait preuve d&rsquo;une validit\u00e9 de construit satisfaisante par analyse factorielle exploratoire, expliquant 46 % de la variance totale dans l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de consommateurs am\u00e9ricains, avec des coefficients de coh\u00e9rence interne (alpha de Cronbach) s&rsquo;\u00e9chelonnant de 0,48 \u00e0 0,76 selon les sous-\u00e9chelles. Largement adapt\u00e9 et traduit \u00e0 travers plus d&rsquo;une trentaine de nations et cultures diff\u00e9rentes (Europe de l&rsquo;Ouest, Asie de l&rsquo;Est, Moyen-Orient, Afrique, Am\u00e9rique latine), le CSI demeure la r\u00e9f\u00e9rence mondiale pour la segmentation comportementale, le marketing strat\u00e9gique, l&rsquo;\u00e9ducation des consommateurs et les recherches en psychologie de la consommation.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Comportement du consommateur, styles de prise de d\u00e9cision, Consumer Styles Inventory, psychom\u00e9trie, Sproles et Kendall, h\u00e9donisme, fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la marque, surcharge informationnelle, d\u00e9cision d&rsquo;achat, analyse factorielle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et formalis\u00e9e par des chercheurs pionniers en sciences de la consommation et en comportement du consommateur :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>George B. Sproles, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite en sciences de la consommation au <em>College of Agriculture and Life Sciences<\/em> de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.arizona.edu\/\">Universit\u00e9 de l&rsquo;Arizona<\/a> (Tucson, \u00c9tats-Unis). Ses travaux majeurs ont port\u00e9 sur l&rsquo;analyse quantitative de la mode, les typologies de consommateurs et la prise de d\u00e9cision \u00e9conomique des m\u00e9nages.<\/li>\n<li><strong>Elizabeth L. Kendall, Ph.D.<\/strong> : Chercheuse et professeure en sciences familiales et de la consommation, associ\u00e9e aux programmes de recherche de l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Arizona et active dans la recherche sur la socialisation \u00e9conomique des jeunes consommateurs.<\/li>\n<li><strong>Collaborations ult\u00e9rieures (validation adolescents) :<\/strong> <strong>Eileen K. Sproles, Ph.D.<\/strong>, ayant co-d\u00e9velopp\u00e9 en 1990 la version adapt\u00e9e aux adolescents du CSI aupr\u00e8s de l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Arizona.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la cr\u00e9ation du <em>Consumer Styles Inventory<\/em> (CSI) d\u00e9coule d&rsquo;un constat th\u00e9orique et m\u00e9thodologique majeur formul\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 1980 : les approches traditionnelles de la segmentation des march\u00e9s reposaient quasi exclusivement sur des variables socio-d\u00e9mographiques (\u00e2ge, revenu, niveau d&rsquo;\u00e9ducation, sexe) ou des typologies psychographiques globales (personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, valeurs <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/VALS\">VALS<\/a>). Ces m\u00e9triques s&rsquo;av\u00e9raient souvent incapables de pr\u00e9dire avec pr\u00e9cision la mani\u00e8re concr\u00e8te dont un consommateur aborde, traite l&rsquo;information et finalise un acte d&rsquo;achat sur le lieu de vente.<\/p>\n<p>Sproles et Kendall (1986) ont postul\u00e9 que chaque individu poss\u00e8de une <em>\u00ab orientation mentale de base envers le magasinage et la prise de d\u00e9cision d&rsquo;achat \u00bb<\/em>, assimilable \u00e0 un trait de personnalit\u00e9 sp\u00e9cifique au domaine de la consommation. Cette orientation comprend des pr\u00e9dispositions cognitives (\u00e9valuation logique des attributs, recherche rationnelle de prix) et des pr\u00e9dispositions affectives (plaisir d&rsquo;acheter, attrait \u00e9motionnel pour le prestige, anxi\u00e9t\u00e9 face au choix). L&rsquo;inventaire vise ainsi \u00e0 capturer ces mod\u00e8les mentaux habituels pour :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans la recherche acad\u00e9mique :<\/strong> Fournir une mesure standardis\u00e9e, quantitative et g\u00e9n\u00e9ralisable permettant de tester des mod\u00e8les structurels de comportement d&rsquo;achat, d&rsquo;\u00e9tudier la socialisation \u00e9conomique des jeunes adultes et d&rsquo;analyser l&rsquo;influence des cultures nationales sur les heuristiques d\u00e9cisionnelles.<\/li>\n<li><strong>Dans le marketing appliqu\u00e9 et la gestion commerciale :<\/strong> D\u00e9passer la segmentation descriptive pour segmenter les client\u00e8les selon leurs styles cognitifs d&rsquo;achat. Cela permet d&rsquo;optimiser l&rsquo;assortiment des magasins (ex. limiter le nombre de r\u00e9f\u00e9rences pour les profils \u00ab confus par le surchoix \u00bb), de concevoir des campagnes promotionnelles cibl\u00e9es (arguments rationnels de qualit\u00e9 vs. signaux de prestige) et d&rsquo;adapter les interfaces de commerce \u00e9lectronique.<\/li>\n<li><strong>Dans l&rsquo;\u00e9ducation des consommateurs et la politique publique :<\/strong> D\u00e9tecter les styles de consommation dysfonctionnels ou vuln\u00e9rables, tels que la propension \u00e9lev\u00e9e aux achats impulsifs, la n\u00e9gligence budg\u00e9taire, ou l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d\u00e9cisionnelle li\u00e9e \u00e0 la surcharge informative, afin de concevoir des programmes d&rsquo;intervention cibl\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le CSI op\u00e9rationnalise le construit multidimensionnel des \u00ab styles de prise de d\u00e9cision du consommateur \u00bb (<em>Consumer Decision-Making Styles<\/em>). Ce construit postule que les consommateurs ne sont ni de purs calculateurs \u00e9conomiques rationnels (mod\u00e8le n\u00e9oclassique de l&rsquo;<em>Homo economicus<\/em>), ni des acteurs purement \u00e9motionnels, mais des individus guid\u00e9s par des profils stables combinant huit dimensions cognitives et comportementales :<\/p>\n<h3>1. Recherche de la perfection et de la haute qualit\u00e9 (PERF &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Cette dimension mesure l&rsquo;exigence syst\u00e9matique du consommateur envers la sup\u00e9riorit\u00e9 technique, mat\u00e9rielle et fonctionnelle des produits. L&rsquo;acheteur perfectionniste effectue des comparaisons rigoureuses, recherche activement le produit offrant la meilleure performance possible et n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 consacrer du temps et des efforts pour \u00e9viter d&rsquo;acheter un produit m\u00e9diocre. Ce style s&rsquo;apparente au profil de \u00ab maximisateur \u00bb (<em>maximizer<\/em>) th\u00e9oris\u00e9 par Herbert Simon.<\/p>\n<h3>2. Sensibilit\u00e9 aux marques et au prestige (BRAND &#8211; 5 items)<\/h3>\n<p>Cette composante \u00e9value la propension \u00e0 associer le prix \u00e9lev\u00e9 et la notori\u00e9t\u00e9 d&rsquo;une marque \u00e0 une garantie indiscutable de sup\u00e9riorit\u00e9. Le consommateur sensible \u00e0 la marque accorde une valeur substantielle aux marques embl\u00e9matiques, aux d\u00e9taillants haut de gamme et au statut social que conf\u00e8re la possession de ces produits, utilisant le prix comme heuristique directe de qualit\u00e9.<\/p>\n<h3>3. Sensibilit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9 et \u00e0 la mode (NOV &#8211; 6 items)<\/h3>\n<p>Ce style refl\u00e8te l&rsquo;attrait pour le renouveau, le changement esth\u00e9tique et l&rsquo;adoption pr\u00e9coce des tendances. Les individus obtenant un score \u00e9lev\u00e9 recherchent activement les derni\u00e8res collections, les fonctionnalit\u00e9s technologiques \u00e9mergentes et tirent une satisfaction personnelle du fait d&rsquo;\u00eatre per\u00e7us comme des prescripteurs de tendances ou des pr\u00e9curseurs.<\/p>\n<h3>4. Orientation r\u00e9cr\u00e9ative et h\u00e9doniste (REC &#8211; 5 items)<\/h3>\n<p>Cette dimension caract\u00e9rise le magasinage non pas comme une corv\u00e9e utilitaire ou une d\u00e9pense de temps contraignante, mais comme une activit\u00e9 de loisir enrichissante, distrayante et intrins\u00e8quement plaisante. L&rsquo;acte de parcourir les rayons ou les boutiques en ligne est source d&rsquo;\u00e9motions positives, ind\u00e9pendamment de l&rsquo;achat effectif.<\/p>\n<h3>5. Sensibilit\u00e9 au prix et au rapport qualit\u00e9-prix (PRICE &#8211; 4 items)<\/h3>\n<p>Ce trait correspond \u00e0 la recherche vigilante de la meilleure valeur financi\u00e8re pour chaque unit\u00e9 mon\u00e9taire d\u00e9pens\u00e9e. Les consommateurs orient\u00e9s vers ce style sont attentifs aux soldes, aux coupons de r\u00e9duction, comparent assid\u00fbment les prix unitaires et ressentent une grande fiert\u00e9 \u00e0 obtenir des prix avantageux, sans n\u00e9cessairement sacrifier une qualit\u00e9 acceptable.<\/p>\n<h3>6. Tendance \u00e0 l&rsquo;impulsivit\u00e9 et \u00e0 la n\u00e9gligence (IMP &#8211; 5 items)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle mesure le manque de planification, la spontan\u00e9it\u00e9 non r\u00e9gul\u00e9e et l&rsquo;absence de d\u00e9lib\u00e9ration pr\u00e9alable lors de l&rsquo;acte d&rsquo;achat. Le consommateur impulsif c\u00e8de \u00e0 des stimuli imm\u00e9diats sur le lieu de vente, accorde peu d&rsquo;attention \u00e0 l&rsquo;impact budg\u00e9taire \u00e0 long terme et \u00e9prouve parfois des regrets post-achat en raison de choix irr\u00e9fl\u00e9chis.<\/p>\n<h3>7. Confusion par surcharge de choix et d&rsquo;informations (CONF &#8211; 5 items)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value le sentiment de submersion psychologique, d&rsquo;incertitude et de stress cognitif g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la prolif\u00e9ration excessive des marques, des magasins et des informations concurrentes (concept de <em>choice overload<\/em>). L&rsquo;individu \u00e9prouve de la difficult\u00e9 \u00e0 hi\u00e9rarchiser ses crit\u00e8res, doute constamment de la justesse de son choix et peut entrer dans un \u00e9tat d&rsquo;inhibition d\u00e9cisionnelle.<\/p>\n<h3>8. Habitude et fid\u00e9lit\u00e9 aux marques (HAB &#8211; 4 items)<\/h3>\n<p>Ce style traduit la formation d&rsquo;automatismes comportementaux visant \u00e0 simplifier la prise de d\u00e9cision. Le consommateur routinier privil\u00e9gie syst\u00e9matiquement les m\u00eames marques, fr\u00e9quente les m\u00eames enseignes et maintient ses habitudes d&rsquo;achat ant\u00e9rieures, \u00e9vitant ainsi le co\u00fbt cognitif associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation de nouvelles alternatives.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le CSI s&rsquo;enracine au croisement de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_psychology\">psychologie cognitive<\/a>, des sciences de la d\u00e9cision et de la th\u00e9orie du comportement du consommateur. Sa gen\u00e8se conceptuelle repose sur trois fondements th\u00e9oriques majeurs :<\/p>\n<h3>L&rsquo;approche par les styles cognitifs et la personnalit\u00e9 fonctionnelle<\/h3>\n<p>Historiquement, les psychologues (tels que Witkin, Guilford ou Myers-Briggs) ont d\u00e9montr\u00e9 que les individus poss\u00e8dent des modes stables et caract\u00e9ristiques de perception, de traitement de l&rsquo;information et de r\u00e9solution de probl\u00e8mes. Sproles et Kendall ont transpos\u00e9 cette notion au domaine de la consommation en postulant l&rsquo;existence de \u00ab styles de d\u00e9cision du consommateur \u00bb. Contrairement aux traits de personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux, qui peinent \u00e0 expliquer des micro-comportements de march\u00e9, les styles de d\u00e9cision repr\u00e9sentent une personnalit\u00e9 de niveau interm\u00e9diaire sp\u00e9cifique au domaine de l&rsquo;\u00e9change marchand.<\/p>\n<h3>Le paradigme du traitement de l&rsquo;information et de la rationalit\u00e9 limit\u00e9e<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;inspire directement des travaux pionniers d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Herbert_A._Simon\">Herbert A. Simon<\/a> sur la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Bounded_rationality\">rationalit\u00e9 limit\u00e9e<\/a> (<em>bounded rationality<\/em>). Face \u00e0 un univers de produits infini et complexe, le consommateur ne peut optimiser parfaitement son utilit\u00e9. Il adopte des heuristiques cognitives qui se structurent selon deux p\u00f4les oppos\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La maximisation (<em>Maximizing<\/em>) :<\/strong> Incarn\u00e9e par la sous-\u00e9chelle PERF, o\u00f9 l&rsquo;individu refuse le compromis et cherche l&rsquo;option optimale absolue au prix d&rsquo;un co\u00fbt de recherche \u00e9lev\u00e9.<\/li>\n<li><strong>La satisfaction (<em>Satisficing<\/em>) :<\/strong> Incarn\u00e9e par les styles HAB ou PRICE, o\u00f9 l&rsquo;individu s\u00e9lectionne la premi\u00e8re option franchissant un seuil acceptable afin d&rsquo;\u00e9conomiser ses ressources attentionnelles.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les mod\u00e8les int\u00e9grateurs du comportement du consommateur d\u00e9velopp\u00e9s par Bettman (1979) ainsi que par Howard et Sheth (1969) corroborent cette vision : les consommateurs construisent des programmes d&rsquo;action m\u00e9moris\u00e9s pour minimiser l&rsquo;effort cognitif face aux stimuli marketing.<\/p>\n<h3>La dialectique utilitarisme versus h\u00e9donisme<\/h3>\n<p>Le CSI s&rsquo;appuie \u00e9galement sur la rupture th\u00e9orique introduite par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Morris_Holbrook\">Holbrook et Hirschman<\/a> (1982) concernant la nature de l&rsquo;exp\u00e9rience de consommation. Les mod\u00e8les traditionnels concevaient le consommateur comme un agent de traitement logique, froid et utilitaire. En int\u00e9grant des dimensions telles que l&rsquo;orientation r\u00e9cr\u00e9ative (REC) et l&rsquo;impulsivit\u00e9 (IMP), Sproles et Kendall formalisent la r\u00e9alit\u00e9 h\u00e9doniste de l&rsquo;achat, o\u00f9 la qu\u00eate de sensations, d&rsquo;amusement, de fantaisie et d&rsquo;excitation affective pr\u00e9vaut sur le strict calcul \u00e9conomique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Depuis sa publication en 1986, le CSI a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un examen empirique approfondi visant \u00e0 documenter ses diverses formes de validit\u00e9 psychom\u00e9trique :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par Sproles et Kendall au travers d&rsquo;une recension exhaustive des 50 concepts de consommation pr\u00e9alablement isol\u00e9s dans la litt\u00e9rature \u00e9conomique et sociologique. Apr\u00e8s une g\u00e9n\u00e9ration initiale d&rsquo;items soumis \u00e0 un jury d&rsquo;experts en sciences de la consommation, les \u00e9nonc\u00e9s ambigus ou redondants ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s. La structure \u00e0 8 facteurs a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e comme repr\u00e9sentant des construits mutuellement distincts mais conceptuellement coh\u00e9rents.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et discriminante<\/h3>\n<p>Les recherches ult\u00e9rieures, notamment celles de Walsh, Mitchell et Hennig-Thurau (2001), ont examin\u00e9 les corr\u00e9lations inter-facteurs. Les dimensions pr\u00e9sentent des corr\u00e9lations faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9es, confirmant leur relative ind\u00e9pendance orthogonale. Par exemple, la sensibilit\u00e9 \u00e0 la marque (BRAND) corr\u00e8le positivement avec la sensibilit\u00e9 \u00e0 la mode (NOV) et la recherche de perfection (PERF), mais montre une corr\u00e9lation quasi nulle ou n\u00e9gative avec la sensibilit\u00e9 au prix pur (PRICE), d\u00e9montrant une bonne validit\u00e9 discriminante.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et nomologique<\/h3>\n<p>Le CSI a d\u00e9montr\u00e9 une excellente validit\u00e9 pr\u00e9dictive dans une multitude de contextes d&rsquo;achat r\u00e9els :<\/p>\n<ul>\n<li>Les scores sur l&rsquo;\u00e9chelle <strong>IMP<\/strong> pr\u00e9disent de mani\u00e8re significative les d\u00e9penses impr\u00e9vues et les crises de remords post-achat.<\/li>\n<li>Les scores sur l&rsquo;\u00e9chelle <strong>BRAND<\/strong> pr\u00e9disent la fid\u00e9lit\u00e9 aux marques de luxe et la faible \u00e9lasticit\u00e9-prix de la demande individuelle.<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9chelle <strong>CONF<\/strong> est corr\u00e9l\u00e9e positivement avec l&rsquo;abandon de panier en ligne et la fatigue d\u00e9cisionnelle face aux catalogues denses.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 transculturelle<\/h3>\n<p>Le CSI a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des analyses rigoureuses d&rsquo;invariance de mesure (par mod\u00e9lisation d&rsquo;\u00e9quations structurelles) \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale. Des \u00e9tudes men\u00e9es en Cor\u00e9e du Sud (Hafstrom et al., 1992), en Nouvelle-Z\u00e9lande (Durvasula et al., 1993), au Royaume-Uni (Mitchell &amp; Bates, 1998), en Allemagne (Walsh et al., 2001) et en Chine (Hiu et al., 2001) ont d\u00e9montr\u00e9 que si la configuration globale reste stable, le nombre de facteurs stables varie g\u00e9n\u00e9ralement entre 6 et 8 selon les cultures. Les facteurs PERF, BRAND et REC \u00e9mergent de fa\u00e7on quasi universelle, tandis que les sous-\u00e9chelles PRICE et HAB montrent une variabilit\u00e9 structurelle plus prononc\u00e9e en fonction du niveau de d\u00e9veloppement \u00e9conomique du pays.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La coh\u00e9rence interne des sous-\u00e9chelles du CSI a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e de fa\u00e7on r\u00e9currente par le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a>. Dans l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de Sproles et Kendall (1986, <em>N<\/em> = 501 lyc\u00e9ens et \u00e9tudiants am\u00e9ricains), les coefficients obtenus \u00e9taient les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Perfectionnisme \/ Haute qualit\u00e9 (PERF) :<\/strong> &alpha; = 0,74<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 \u00e0 la marque (BRAND) :<\/strong> &alpha; = 0,75<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9 \/ mode (NOV) :<\/strong> &alpha; = 0,76<\/li>\n<li><strong>Orientation r\u00e9cr\u00e9ative \/ h\u00e9doniste (REC) :<\/strong> &alpha; = 0,70<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 au prix (PRICE) :<\/strong> &alpha; = 0,55<\/li>\n<li><strong>Impulsivit\u00e9 \/ N\u00e9gligence (IMP) :<\/strong> &alpha; = 0,48<\/li>\n<li><strong>Confusion par surcharge de choix (CONF) :<\/strong> &alpha; = 0,55<\/li>\n<li><strong>Habitude \/ Fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la marque (HAB) :<\/strong> &alpha; = 0,53<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si les quatre premi\u00e8res dimensions atteignent ou d\u00e9passent le seuil conventionnel d&rsquo;acceptabilit\u00e9 de 0,70 pr\u00e9conis\u00e9 par Nunnally, les quatre derni\u00e8res ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une fid\u00e9lit\u00e9 plus modeste dans l&rsquo;\u00e9tude inaugurale, ce qui a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 au nombre r\u00e9duit d&rsquo;items (4 ou 5 items) et \u00e0 l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des formulations.<\/p>\n<p>Toutefois, lors des r\u00e9plications et des raffinements ult\u00e9rieurs chez des populations adultes plus larges, la fid\u00e9lit\u00e9 a substantiellement augment\u00e9. Dans l&rsquo;\u00e9tude de validation allemande de Walsh et al. (2001), les alphas de Cronbach se sont \u00e9tablis entre 0,61 et 0,82. De m\u00eame, les mesures de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest sur un intervalle de quatre semaines (Sproles &amp; Sproles, 1990) ont mis en \u00e9vidence des coefficients de stabilit\u00e9 temporelle sup\u00e9rieurs \u00e0 0,70 pour l&rsquo;ensemble des dimensions chez des consommateurs adolescents et jeunes adultes, confirmant que le CSI capture des orientations durables plut\u00f4t que des humeurs transitoires.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture psychom\u00e9trique du CSI a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie au moyen d&rsquo;analyses factorielles rigoureuses :<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude inaugurale de Sproles et Kendall (1986), un ensemble initial de plus de 50 \u00e9nonc\u00e9s a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 \u00e0 un \u00e9chantillon de 501 r\u00e9pondants. Une analyse en composantes principales (ACP) suivie d&rsquo;une rotation orthogonale <strong>Varimax<\/strong> a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e. Les crit\u00e8res d&rsquo;arr\u00eat retenus \u00e9taient :<\/p>\n<ul>\n<li>La r\u00e8gle de Kaiser (valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1,0).<\/li>\n<li>L&rsquo;examen du coude du diagramme de Cattell (<em>scree plot<\/em>).<\/li>\n<li>Un seuil de saturation factorielle minimale de 0,40 pour chaque item sur son facteur principal, avec une exigence de saturations crois\u00e9es minimales (&lt; 0,30) sur les facteurs secondaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette d\u00e9marche a conduit \u00e0 la conservation de <strong>40 items<\/strong> saturant nettement sur 8 composantes orthogonales, expliquant conjointement <strong>46 % de la variance totale<\/strong>. Les saturations des items s&rsquo;\u00e9tendaient de 0,41 \u00e0 0,79, attestant d&rsquo;une force de liaison satisfaisante entre les variables observ\u00e9es et les facteurs latents respectifs.<\/p>\n<h3>Analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines<\/h3>\n<p>Avec l&rsquo;essor de la mod\u00e9lisation en \u00e9quations structurelles dans les ann\u00e9es 1990 et 2000, plusieurs chercheurs ont soumis le mod\u00e8le original \u00e0 8 facteurs \u00e0 des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les indices d&rsquo;ajustement globaux obtenus dans la plupart des r\u00e9plications internationales (RMSEA &le; 0,06, CFI &ge; 0,90, TLI &ge; 0,88) corroborent la plausibilit\u00e9 du mod\u00e8le \u00e0 8 dimensions, sous r\u00e9serve de la reformulation ou de la suppression de certains items pr\u00e9sentant une forte colin\u00e9arit\u00e9 r\u00e9siduelle.<\/p>\n<p>Certains auteurs (ex. Mitchell &amp; Bates, 1998 ; Hiu et al., 2001) ont propos\u00e9 des versions \u00e9pur\u00e9es \u00e0 7 facteurs ou des versions modifi\u00e9es \u00e9liminant le facteur \u00ab Habitude \u00bb en raison de chevauchements conceptuels avec la fid\u00e9lit\u00e9 pure. N\u00e9anmoins, le mod\u00e8le canonique \u00e0 8 dimensions demeure \u00e0 ce jour le mod\u00e8le th\u00e9orique de r\u00e9f\u00e9rence le plus robuste et le plus largement reproduit.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le <em>Consumer Styles Inventory<\/em> se pr\u00e9sente sous les caract\u00e9ristiques structurelles et op\u00e9rationnelles suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique (<em>self-report inventory<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 40 items r\u00e9partis en 8 sous-\u00e9chelles :\n<ul>\n<li><em>Perfectionnisme \/ Haute qualit\u00e9 (PERF) :<\/em> 6 items<\/li>\n<li><em>Sensibilit\u00e9 \u00e0 la marque (BRAND) :<\/em> 5 items<\/li>\n<li><em>Sensibilit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9 \/ mode (NOV) :<\/em> 6 items<\/li>\n<li><em>Orientation r\u00e9cr\u00e9ative \/ h\u00e9doniste (REC) :<\/em> 5 items<\/li>\n<li><em>Sensibilit\u00e9 au prix \/ rapport qualit\u00e9-prix (PRICE) :<\/em> 4 items<\/li>\n<li><em>Impulsivit\u00e9 \/ n\u00e9gligence (IMP) :<\/em> 5 items<\/li>\n<li><em>Confusion par surcharge de choix (CONF) :<\/em> 5 items<\/li>\n<li><em>Habitude \/ fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la marque (HAB) :<\/em> 4 items<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert classique en 5 points :\n<ul>\n<li>1 = Pas du tout d&rsquo;accord (<em>Strongly Disagree<\/em>)<\/li>\n<li>2 = Plut\u00f4t pas d&rsquo;accord (<em>Disagree<\/em>)<\/li>\n<li>3 = Neutre \/ Ni en d\u00e9saccord ni d&rsquo;accord (<em>Neutral<\/em>)<\/li>\n<li>4 = Plut\u00f4t d&rsquo;accord (<em>Agree<\/em>)<\/li>\n<li>5 = Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord (<em>Strongly Agree<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de passation :<\/strong> Administration individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou par questionnaire informatis\u00e9 en ligne. Dur\u00e9e moyenne de passation : 10 \u00e0 15 minutes.<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores (Cotation) :<\/strong> Pour chaque dimension, le score est calcul\u00e9 en effectuant la moyenne arithm\u00e9tique (ou la somme brute) des items constitutifs. Les items invers\u00e9s \u00e9ventuels (notamment dans la dimension r\u00e9cr\u00e9ative) doivent \u00eatre recod\u00e9s pr\u00e9alablement (1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1). Un score \u00e9lev\u00e9 sur une dimension indique une forte pr\u00e9valence du style d\u00e9cisionnel consid\u00e9r\u00e9. L&rsquo;instrument produit un <em>profil de consommation<\/em> multidimensionnel sans g\u00e9n\u00e9rer de score global composite agglom\u00e9r\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception originale :<\/strong> 1986 (publication fondatrice dans le <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Validation compl\u00e9mentaire pour adolescents :<\/strong> 1990 (Sproles &amp; Sproles).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> Les droits d&rsquo;auteur de l&rsquo;article princeps sont d\u00e9tenus par l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.consumerinterests.org\/\">American Council on Consumer Interests (ACCI)<\/a> et la maison d&rsquo;\u00e9dition savante Wiley.<\/li>\n<li><strong>Tarification pour la recherche acad\u00e9mique :<\/strong> L&rsquo;utilisation du CSI \u00e0 des fins d&rsquo;enseignement, de th\u00e8ses doctorales et de recherche acad\u00e9mique non commerciale est traditionnellement autoris\u00e9e \u00e0 titre gratuit, sous r\u00e9serve de citer exhaustivement l&rsquo;article princeps de Sproles et Kendall (1986).<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale :<\/strong> Toute int\u00e9gration du questionnaire dans un outil commercial, une plateforme payante d&rsquo;analyse marketing ou un progiciel propri\u00e9taire n\u00e9cessite une autorisation contractuelle pr\u00e9alable aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs des droits de reproduction.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Bettman, J. R. (1979). <em>An information processing theory of consumer choice<\/em>. Addison-Wesley.<\/li>\n<li>Durvasula, S., Lysonski, S., &amp; Andrews, J. C. (1993). Cross-cultural generalizability of a scale for profiling consumers&rsquo; decision-making styles. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 27(1), 55\u201365. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1993.tb00737.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1993.tb00737.x<\/a><\/li>\n<li>Hafstrom, J. L., Chae, J. S., &amp; Chung, Y. S. (1992). Consumer decision-making styles: Comparison between United States and Korean young consumers. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 26(1), 146\u2013158. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1992.tb00020.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1992.tb00020.x<\/a><\/li>\n<li>Hiu, A. S., Siu, N. Y., Wang, C. C., &amp; Chang, L. M. (2001). An investigation of decision-making styles of consumers in China. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 35(2), 326\u2013344. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.2001.tb00117.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.2001.tb00117.x<\/a><\/li>\n<li>Holbrook, M. B., &amp; Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 9(2), 132\u2013140. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/208906\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/208906<\/a><\/li>\n<li>Howard, J. A., &amp; Sheth, J. N. (1969). <em>The theory of buyer behavior<\/em>. John Wiley &amp; Sons.<\/li>\n<li>Lysonski, S., Durvasula, S., &amp; Zotos, Y. (1996). Consumer decision-making styles: A multi-country investigation. <em>European Journal of Marketing<\/em>, 30(12), 10\u201321. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/03090569610153273\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/03090569610153273<\/a><\/li>\n<li>Mitchell, V. W., &amp; Bates, L. (1998). UK consumer decision-making styles. <em>Journal of Marketing Management<\/em>, 14(1\u20133), 199\u2013225. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1362\/026725798784959345\">https:\/\/doi.org\/10.1362\/026725798784959345<\/a><\/li>\n<li>Sproles, E. K., &amp; Sproles, G. B. (1990). Consumer decision-making styles as a function of individual learning styles. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 24(1), 134\u2013147. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1990.tb00262.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1990.tb00262.x<\/a><\/li>\n<li>Sproles, G. B., &amp; Kendall, E. L. (1986). A methodology for profiling consumers&rsquo; decision-making styles. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 20(2), 267\u2013279. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1986.tb00382.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.1986.tb00382.x<\/a><\/li>\n<li>Walsh, G., Mitchell, V. W., &amp; Hennig-Thurau, T. (2001). German consumer decision-making styles. <em>Journal of Consumer Affairs<\/em>, 35(1), 73\u201395. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.2001.tb00103.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-6606.2001.tb00103.x<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions to Respondents:<\/strong><\/p>\n<p>Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements regarding your shopping and purchasing habits. Rate each item on the 5-point scale below:<\/p>\n<ul style=\"list-style-type: none; padding-left: 0; margin-bottom: 20px;\">\n<li><strong>1<\/strong> = Strongly Disagree<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Disagree<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Neutral \/ Neither Agree nor Disagree<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = Agree<\/li>\n<li><strong>5<\/strong> = Strongly Agree<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Factor 1: Perfectionistic, High-Quality Conscious Consumer (PERF)<\/h3>\n<ol>\n<li>Getting very good quality is very important to me.<\/li>\n<li>When it comes to purchasing products, I try to get the very best or overall best quality.<\/li>\n<li>In general, I usually try to buy the best overall quality product.<\/li>\n<li>I make special effort to choose the very best quality products.<\/li>\n<li>I really don&rsquo;t consider how much money I spend on clothes or products as long as they are top quality.<\/li>\n<li>My standards for the products I buy are very high.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 2: Brand Conscious, \u00ab\u00a0Price Equals Quality\u00a0\u00bb Consumer (BRAND)<\/h3>\n<ol start=\"7\">\n<li>The well-known national brands are best for me.<\/li>\n<li>The more expensive brands are usually my choice.<\/li>\n<li>The higher the price of a product, the better the quality.<\/li>\n<li>Nice department and specialty stores offer me the best products.<\/li>\n<li>I prefer buying the best-selling brands.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 3: Novelty-Fashion Conscious Consumer (NOV)<\/h3>\n<ol start=\"12\">\n<li>I usually have one or more outfits of the very newest style.<\/li>\n<li>I keep my wardrobe up-to-date with the changing fashions.<\/li>\n<li>Fashionable, attractive styling is very important to me.<\/li>\n<li>To get variety, I shop in different stores and choose different brands.<\/li>\n<li>It&rsquo;s fun to buy something new and exciting.<\/li>\n<li>I am the first to try new products and fashions.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 4: Recreational, Hedonistic Consumer (REC)<\/h3>\n<ol start=\"18\">\n<li>Shopping is not a pleasant activity to me. [Reverse scored]<\/li>\n<li>Going shopping is one of the enjoyable activities of my life.<\/li>\n<li>Shopping in stores wastes my time. [Reverse scored]<\/li>\n<li>I enjoy shopping just for the fun of it.<\/li>\n<li>I make shopping trips just for something to do.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 5: Price-Conscious, \u00ab\u00a0Value for Money\u00a0\u00bb Consumer (PRICE)<\/h3>\n<ol start=\"23\">\n<li>I buy as much as possible at sale prices.<\/li>\n<li>The lower price products are usually my choice.<\/li>\n<li>I look carefully to find the best value for the money.<\/li>\n<li>I am willing to spend extra effort to find the lowest price.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 6: Impulsive, Careless Consumer (IMP)<\/h3>\n<ol start=\"27\">\n<li>I should plan my shopping more carefully than I do.<\/li>\n<li>I am impulsive when purchasing.<\/li>\n<li>Often I make careless purchases I later wish I had not.<\/li>\n<li>I take the time to shop carefully for best buys. [Reverse scored]<\/li>\n<li>I spend little time deciding on the things I buy.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 7: Confused by Overchoice Consumer (CONF)<\/h3>\n<ol start=\"32\">\n<li>There are so many brands to choose from that I often feel confused.<\/li>\n<li>The more I learn about products, the harder it seems to choose the best.<\/li>\n<li>All the information I get on different products confuses me.<\/li>\n<li>I often have trouble deciding which store to shop at.<\/li>\n<li>Sometimes it&rsquo;s hard to choose which products are best.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Factor 8: Habitual, Brand-Loyal Consumer (HAB)<\/h3>\n<ol start=\"37\">\n<li>I have favorite brands I buy over and over.<\/li>\n<li>Once I find a product or brand I like, I stick with it.<\/li>\n<li>I go to the same stores each time I shop.<\/li>\n<li>To save time, I make my shopping selections quickly based on past experience.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;Inventaire des Styles de Consommation (CSI-Sproles), l&rsquo;outil psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence pour \u00e9valuer les 8 dimensions de prise de d\u00e9cision d&rsquo;achat chez les consommateurs.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[165,852,2],"tags":[853,12197,12199,767,176,16,12198,12196],"class_list":["post-10275","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-devaluation","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-comportement-du-consommateur","tag-csi","tag-fidelite-marque","tag-hedonisme","tag-prise-de-decision","tag-psychometrie","tag-sproles","tag-styles-dachat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10275","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10275"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/10275\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10275"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10275"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10275"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}