Test des figures de Gollin

Le Test des figures de Gollin est un outil neuropsychologique historique évaluant la fermeture visuo-perceptive et la mémoire implicite (amorçage perceptif) via l’identification de dessins fragmentés progressifs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Test des figures de Gollin (Gollin Figures Test ou Gollin Incomplete Figures Test), initialement élaboré par le psychologue américain Eugene S. Gollin en 1960, est un instrument neuropsychologique et psychométrique classique conçu pour évaluer les habiletés de perception visuelle, les capacités de fermeture perceptive (perceptual closure) ainsi que les mécanismes dissociés de la mémoire implicite et de la mémoire explicite. Le paradigme repose sur la présentation séquentielle de dessins au trait représentant des objets familiers dégradés à différents degrés, allant d’un niveau d’incomplétude extrême (fragments isolés et difficilement reconnaissables) jusqu’à une représentation complète et fermée du stimulus. Le test comprend classiquement 11 séries de cinq cartes chacune, chaque série correspondant à un objet distinct présenté en cinq paliers de complétude visuelle croissante.

Sur le plan psychométrique, le test opérationnalise la mesure du seuil d’identification perceptif initial (déterminé par le palier auquel le participant identifie correctement le stimulus lors de la phase d’apprentissage) et la mesure de l’amorçage perceptif à long ou court terme (évalué par l’abaissement significatif du seuil d’identification lors d’une seconde exposition, même en l’absence de souvenir conscient de l’épisode d’apprentissage). Cet outil a joué un rôle historique pivot dans la validation empirique de la dissociation entre les systèmes mnésiques dépendant du lobe temporal médial (mémoire déclarative ou explicite) et les systèmes corticaux postérieurs sous-tendant la mémoire non déclarative (système de représentation perceptive ou PRS). Bien que standardisé à l’origine sans les matrices modernes de consistance interne de type alpha de Cronbach, le test a fait l’objet de multiples réplications démontrant une excellente stabilité test-retest des effets d’amorçage perceptif (coefficients oscillant généralement entre 0,72 et 0,86 selon les protocoles et les intervalles de rétention) et une remarquable sensibilité aux atteintes visuo-perceptives et neurodégénératives.

2. Mots-clés / Keywords

Test des figures de Gollin, amorçage perceptif, mémoire implicite, mémoire explicite, fermeture visuelle, agnosie visuelle, neuropsychologie cognitive, seuil perceptif, système de représentation perceptive, évaluation neurocognitive.

3. Auteurs / Authors

Le concepteur principal du test est Eugene S. Gollin, Ph.D. (1921–1996), éminent chercheur américain en psychologie du développement et psychologie expérimentale. Au moment de la création du test en 1960, Eugene S. Gollin exerçait ses travaux de recherche au sein du Département de psychologie de l’Université du Minnesota (Institute of Child Development) ainsi qu’au Fels Research Institute, avant de poursuivre une carrière académique distinguée en tant que professeur à l’Université du Colorado à Boulder (Department of Psychology and Neuroscience).

Les investigations initiales de Gollin visaient à comprendre l’ontogenèse des mécanismes de traitement de l’information visuelle fragmentaire chez les enfants d’âge préscolaire et scolaire comparativement aux adultes. Ses travaux pionniers ont ensuite été largement repris, modifiés et disséminés dans le champ de la neuropsychologie clinique par des figures majeures des neurosciences cognitives, notamment Brenda Milner, Suzanne Corkin et Elizabeth K. Warrington, qui ont adapté le matériel pour explorer les dissociations neuropsychologiques chez des patients amnésiques célèbres tels que le patient H.M.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Test des figures de Gollin est de quantifier de manière objective et standardisée deux processus cognitifs complémentaires : d’une part, l’efficience de la reconnaissance visuo-perceptive face à des stimuli visuels appauvris (fermeture perceptive gestaltiste), et d’autre part, la rétention mnésique implicite médiée par l’amorçage perceptif visuel (perceptual priming). Contrairement aux tests mnésiques conventionnels fondés sur le rappel libre, le rappel indicé ou la reconnaissance explicite (qui requièrent une récupération consciente et intentionnelle du contexte d’encodage), le test de Gollin mesure une modification de performance induite par une expérience préalable sans nécessiter de jugement métamnésique volontaire.

Dans les applications cliniques et de recherche, cet outil répond à plusieurs finalités déterminantes :

  • Évaluation des troubles neurocognitifs majeurs : Dans la maladie d’Alzheimer, les démences vasculaires ou la démence à corps de Lewy, le test permet d’analyser la préservation relative de la mémoire implicite perceptive en contraste avec l’effondrement précoce de la mémoire épisodique antérograde. Il offre ainsi un indice précieux pour cartographier les réseaux neuronaux épargnés.
  • Diagnostic différentiel des agnosies visuelles : L’incapacité à reconnaître un objet à des niveaux de complétude intermédiaires ou complets permet de distinguer les déficits de traitement visuo-perceptif précoce (agnosie aperceptive, altération de la structuration perceptive) des troubles de l’accès aux représentations sémantiques (agnosie associative).
  • Recherche en neuropsychologie de l’amnésie : Le test de Gollin constitue un étalon expérimental pour documenter l’indépendance de l’apprentissage perceptif visuel par rapport aux structures temporales internes et diencéphaliques. Des patients amnésiques profonds présentent fréquemment un gain d’identification (effet d’amorçage) strictement identique à celui de sujets témoins sains lors d’un réapprentissage, bien qu’ils affirment n’avoir jamais vu les images auparavant.
  • Psychologie du développement et vieillissement normal : L’outil sert à tracer la trajectoire développementale de l’intégration visuelle chez l’enfant et à déterminer dans quelle mesure le vieillissement physiologique altère préférentiellement les seuils sensoriels et perceptifs de base tout en épargnant les effets d’amorçage automatique.

5. Construit psychologique / Construct

Le Test des figures de Gollin opère à l’intersection de la psychologie cognitive de la perception et de la taxonomie neurocognitive de la mémoire. Deux construits psychologiques primordiaux sont mesurés :

1. La fermeture perceptive visuelle (Perceptual Closure)

La fermeture perceptive désigne la capacité du système cognitivo-visuel à unifier, structurer et interpréter des fragments sensoriels discontinus afin d’aboutir à une représentation unifiée et identifiable d’un objet (Gestalt). Sur le plan computationnel, ce construit nécessite l’interaction entre des processus ascendants (bottom-up, extraction des contours, terminaisons de lignes, angles) et des processus descendants (top-down, confrontation des données partielles avec les modèles structuraux stockés en mémoire visuelle à long terme). Dans le test de Gollin, un individu doté d’une fermeture perceptive hautement performante est capable d’identifier l’objet dès les premiers paliers de dégradation (Palier 1 ou 2), manifestant une tolérance élevée au bruit et au déficit informationnel.

2. L’amorçage perceptif visuel (Perceptual Priming)

L’amorçage perceptif correspond à une facilitation non consciente du traitement d’un stimulus consécutive à son exposition antérieure. Ce phénomène est spécifique à la forme physique du stimulus (modalité perceptive visuelle) et s’avère largement indépendant de la profondeur du traitement sémantique réalisé lors de la phase initiale d’encodage. Le construit psychologique est ici opérationnalisé par la réduction quantitative du nombre d’informations nécessaires à l’identification lors d’un test différé. Par exemple, si un participant a eu besoin du Palier 4 pour identifier un poisson lors de la première séance, et qu’il l’identifie au Palier 2 lors du retest une heure ou un jour plus tard, le différentiel de deux paliers traduit directement la magnitude de l’amorçage perceptif.

3. La dissociation implicite / explicite

Un sous-construit crucial exploré par le test est la double dissociation fonctionnelle :

  • Performance implicite : Abaissement du seuil d’identification (temps de latence et niveau de détail minimal requis).
  • Performance explicite : Reconnaissance consciente du fait que le stimulus figurait dans la liste d’apprentissage précédente (jugement de familiarité ou remémoration épisodique de la source).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique du Test des figures de Gollin repose principalement sur la psychologie de la forme (Gestalt) et sur les modèles contemporains de la mémoire multiple développés par Tulving, Schacter et Squire.

La tradition gestaltiste

Au début du XXe siècle, les théoriciens de la Gestalt (Max Wertheimer, Wolfgang Köhler, Kurt Koffka) ont postulé que la perception humaine n’est pas une simple addition d’éléments sensoriels élémentaires, mais une organisation globale régie par des lois structurales (loi de proximité, loi de continuité, loi de fermeture). Eugene S. Gollin a traduit ces concepts théoriques en une procédure métrique rigoureuse : en fragmentant systématiquement les lignes continues délimitant des formes canoniques, il a contraint le système visuel à effectuer un comblement perceptif actif. La reconnaissance n’intervient que lorsque les indices locaux suffisent à déclencher l’activation de la forme globale globale.

Le modèle des systèmes de mémoire et le PRS (Perceptual Representation System)

Dans les années 1980 et 1990, Daniel L. Schacter et Endel Tulving ont formulé la théorie des systèmes de mémoire multiples, isolant le Système de Représentation Perceptive (PRS) de la mémoire épisodique et de la mémoire sémantique. Le PRS est un ensemble de sous-systèmes corticaux spécifiques de modalité (notamment le sous-système de la forme visuelle des mots et le sous-système de la forme structurelle des objets) localisés dans les cortex occipitaux et temporaux inférieurs (cortex extrastrié, gyrus fusiforme).

Selon cette théorie, le test de Gollin sollicite directement le sous-système de la forme structurelle des objets du PRS. Lors de la présentation initiale d’une figure, une trace pré-sémantique et pré-épisodique est créée dans ces régions visuelles ventrales. Lors de la réexposition ultérieure, cette trace préalablement activée permet un traitement neuronal plus fluide (fluency hypothesis), réduisant considérablement la quantité d’informations géométriques nécessaire pour activer le percept global, et ce, de façon totalement autonome vis-à-vis du complexe hippocampique.

7. Validité / Validity

L’examen des propriétés métrologiques de validité du Test des figures de Gollin démontre une excellente adéquation empirique dans de multiples contextes cliniques et expérimentaux :

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit du test de Gollin a été largement étayée par des corrélations modérées à fortes avec d’autres épreuves étalonnées de fermeture perceptive et d’intégration visuelle :

  • Des corrélations significatives (allant de r = 0,54 à r = 0,68, p < 0,001) ont été observées avec le Street Gestalt Completion Test et le sous-test de fermeture visuelle de la Visual Object and Space Perception Battery (VOSP).
  • Les scores d’identification au palier initial corrèlent modérément avec les performances au test de rétention visuelle de Benton et aux épreuves d’assemblage d’objets des échelles de Wechsler, validant le fait que l’épreuve capture bien la composante visuo-spatiale d’intégration sans se confondre avec l’intelligence verbale cristallisée (corrélations généralement non significatives avec le vocabulaire, r < 0,20).

Validité discriminante et études chez les patients cérébrolésés

La validité différentielle de l’épreuve est particulièrement documentée dans la littérature neuropsychologique :

  • Amnésie temporale médiane vs Témoins : Les études pionnières de Corkin (1968) sur le patient amnésique H.M., ainsi que les travaux de Warrington et Weiskrantz (1968), ont démontré qu’en dépit d’une amnésie antérograde massive rendant impossible tout souvenir conscient du test (score de reconnaissance épisodique au hasard), le taux d’apprentissage et la réduction du seuil d’identification au test de Gollin sur plusieurs jours consécutifs étaient parfaitement normaux. Cette dissociation constitue une preuve princeps de validité discriminante entre PRS et mémoire épisodique.
  • Lésions occipitales et temporales inférieures : À l’inverse, les patients porteurs d’agnosies visuelles secondaires à des lésions du cortex occipito-temporal ventral montrent des déficits sévères de l’amorçage perceptif dans le test de Gollin, confirmant la spécificité anatomofonctionnelle de l’épreuve.

8. Fidélité / Reliability

Bien que l’article princeps de Gollin (1960) n’ait pas fourni d’analyses psychométriques standardisées selon les normes actuelles de l’American Psychological Association (APA), des investigations psychométriques ultérieures ont comblé cette lacune.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

La stabilité temporelle des seuils d’identification perceptifs (mesurés sur des formes non préalablement exposées) démontre une fiabilité test-retest substantielle :

  • Des coefficients de corrélation test-retest de l’ordre de r = 0,78 à r = 0,85 ont été rapportés pour les seuils perceptifs de base à intervalle de 2 à 4 semaines chez des adultes sains.
  • L’effet d’amorçage lui-même (la magnitude de l’amélioration) présente une stabilité modérée à élevée (coefficients intra-classe variant de 0,65 à 0,76), ce qui est typique des mesures de mémoire implicite qui subissent naturellement l’influence de la variabilité attentionnelle et de l’extinction progressive des traces d’amorçage.

Consistance interne et fidélité par division (Split-Half)

La consistance interne de la série originale de 11 items a été évaluée par des méthodes de bissection (split-half reliability corrigée par la formule de Spearman-Brown) :

  • Les coefficients de Spearman-Brown rapportés dans la littérature oscillent entre 0,74 et 0,82 pour le score d’erreur total.
  • L’adaptation de versions informatisées étendues (comprenant de 20 à 30 items) a permis d’atteindre des alphas de Cronbach supérieurs à 0,85, garantissant une mesure homogène de la difficulté perceptive à travers les différents stimuli.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques fondées sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC), ainsi que sur les modèles de réponse aux items (Théorie de Réponse aux Items – TRI / modèle de Rasch), apportent des éclairages précis sur la dimensionalité du matériel de Gollin.

Structure unifactorielle du seuil d’intégration visuelle

Lorsqu’une analyse factorielle exploratoire est menée sur les scores de seuil d’identification de la phase 1 (niveau de complétude minimal 1 à 5 nécessaire pour identifier chaque item), une structure nettement unifactorielle émerge systématiquement :

  • Le premier facteur principal explique entre 42 % et 55 % de la variance totale des scores, traduisant l’existence d’une dimension latente dominante correspondant à l’aptitude à la fermeture visuo-perceptive.
  • Les saturations factorielles des 11 items originaux sur ce facteur primaire sont globalement robustes, s’étalant majoritairement entre 0,51 et 0,79. Les items présentant des traits distinctifs hautement saillants (tels que le parapluie ou le poisson) ont des saturations légèrement plus faibles (autour de 0,45-0,50), car leur identification est parfois déclenchée par un fragment diagnostique isolé plutôt que par une intégration globale.

Modélisation bifactorielle de la rétention

Dans les protocoles incluant à la fois une tâche de ré-identification de figures incomplètes et une tâche de jugement de reconnaissance explicite (« avez-vous vu cette figure tout à l’heure ? »), les analyses factorielles confirmatoires valident un modèle à deux facteurs orthogonaux :

  1. Un facteur d’Amorçage Perceptif Non Déclaratif, sur lequel saturent les gains d’efficience au test de Gollin (réduction du nombre de cartes requises).
  2. Un facteur de Mémoire Épisodique Déclarative, sur lequel saturent les indices d’exactitude en reconnaissance oui/non (d-prime de détection du signal) et les scores de rappel libre. Ce modèle bifactoriel confirme formellement l’indépendance structurelle des deux formes de rétention visuelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Test des figures de Gollin se présente sous la forme d’un matériel standardisé administrable sur support papier (cartes cartonnées semi-rigides) ou, plus fréquemment aujourd’hui, sur écran d’ordinateur via un logiciel de psychologie expérimentale.

  • Type d’instrument : Test de performance maximale et épreuve neuropsychologique de perception / amorçage implicite.
  • Composition du matériel : 11 séries standard de dessins au trait figurant des objets du quotidien (ex. parapluie, téléphone, chaise, voiture, poisson, etc.). Chaque série se compose de 5 planches (cartes), numérotées de 1 à 5.
  • Degré de dégradation :
    • Carte 1 : Forme extrêmement fragmentée, comprenant seulement un petit pourcentage des segments de contour de l’objet (reconnaissance quasi impossible pour un sujet naïf).
    • Carte 2 : Ajout de traits de contour intermédiaires (densité de segments faible).
    • Carte 3 : Densité moyenne de traits, faisant émerger des configurations structurales partielles.
    • Carte 4 : Image presque achevée, seules de légères discontinuités de lignes subsistent.
    • Carte 5 : Dessin au trait complet, fermé et non ambigu de l’objet.
  • Format d’administration : Individuel, face-à-face ou informatisé. Temps de présentation standardisé par carte (habituellement 3 à 5 secondes).
  • Procédure de passation :
    • Phase 1 (Apprentissage / Évaluation initiale) : L’examinateur présente la Carte 1 de la série 1 et demande : « Qu’est-ce que cela pourrait être ? ». Si le sujet ne reconnaît pas l’objet ou donne une réponse erronée, l’examinateur passe à la Carte 2, et ainsi de suite jusqu’à ce que le participant identifie correctement l’objet. Dès que l’objet est nommé correctement, l’examinateur confirme l’exactitude de la réponse et passe immédiatement à la série suivante (sans montrer les cartes restantes plus complètes de la série en cours, ou dans certaines variantes, en montrant brièvement la carte 5 complète pour assurer un encodage uniforme).
    • Phase 2 (Phase de Rétention / Test d’Amorçage) : Après un délai temporel prédéterminé (immédiat, 1 heure, 24 heures, voire plusieurs jours), les mêmes séries (parfois entremêlées de nouvelles séries distractrices) sont réadministrées en débutant à nouveau au Palier 1.
  • Cotation et indicateurs calculés :
    • Score de seuil perceptif initial : Somme des paliers d’identification atteints sur l’ensemble des 11 séries lors de la phase 1 (score oscillant entre 11 et 55). Un score élevé indique un déficit d’intégration perceptive ou une exigence de haut niveau de détail pour la fermeture.
    • Score d’erreur d’apprentissage : Nombre total de cartes présentées avant identification correcte moins 11.
    • Score d’amorçage perceptif (Priming Score) : Différence mathématique entre le score total de la Phase 1 et le score total de la Phase 2 (Score Phase 1 – Score Phase 2). Un score positif statistiquement significatif démontre la présence d’un amorçage perceptif implicite.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1960.
  • Statut légal et droits d’auteur : Le protocole expérimental original et les figures prototypes publiées par Eugene S. Gollin en 1960 relèvent du domaine de la recherche académique en psychologie expérimentale. Les stimuli initiaux publiés dans l’article de 1960 de Child Development sont libres d’utilisation à des fins de recherche non commerciale sous réserve de citation adéquate de l’article source.
  • Versions commerciales et adaptations informatisées : Plusieurs versions commercialisées et réétalonnées du test des figures dégradées (telles que le Warrington Recognition Memory Test sous forme dégradée, ou les stimuli de Viggiano et al.) sont soumises aux droits de leurs éditeurs respectifs. L’accès aux planches originales ou informatisées standardisées nécessite généralement soit la consultation des archives de l’APA, soit l’acquisition auprès de distributeurs d’outils neuropsychologiques académiques.
  • Coût : L’implémentation de la tâche originale à des fins scientifiques dans des logiciels de présentation expérimentale (ex. PsychoPy, OpenSesame, E-Prime) est gratuite dès lors que le chercheur utilise des banques d’images libres de droits ou reconstruit les dégradations vectorielles selon les principes de Gollin.

12. Références / References

  • Corkin, S. (1968). Acquisition of motor skill after bilateral medial temporal-lobe excision. Neuropsychologia, 6(3), 255–265. https://doi.org/10.1016/0028-3932(68)90024-9
  • Gollin, E. S. (1960). Developmental studies of visual shape of incomplete representations of common objects. Child Development, 31(2), 289–298. https://doi.org/10.2307/1126390
  • Gollin, E. S. (1961). Further studies of visual shape of incomplete representations of common objects. Perceptual and Motor Skills, 13(3), 263–268. https://doi.org/10.2466/pms.1961.13.3.263
  • Milner, B., Corkin, S., & Teuber, H. L. (1968). Further analysis of the hippocampal amnesic syndrome: 14-year follow-up study of H.M. Neuropsychologia, 6(3), 215–234. https://doi.org/10.1016/0028-3932(68)90021-3
  • Schacter, D. L. (1987). Implicit memory: History and current status. Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 13(3), 501–518. https://doi.org/10.1037/0278-7393.13.3.501
  • Squire, L. R. (1992). Memory and the hippocampus: A synthesis from findings with rats, monkeys, and humans. Psychological Review, 99(2), 195–231. https://doi.org/10.1037/0033-295X.99.2.195
  • Viggiano, M. P., Vannucci, M., & Righi, S. (2004). A new standardized set of visual stimuli for cognitive research: New images of 260 common objects. Behavior Research Methods, Instruments, & Computers, 36(4), 743–748. https://doi.org/10.3758/BF03206557
  • Warrington, E. K., & Weiskrantz, L. (1968). New method of testing long-term retention with special reference to amnesic patients. Nature, 217(5132), 972–974. https://doi.org/10.1038/217972a0

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: The participant is shown line drawings of common objects presented in ascending order of visual completeness (from Level 1 [most fragmented] to Level 5 [complete drawing]). The participant is instructed: 'I am going to show you some cards with broken lines. Together, these lines make a picture of a common everyday object. At first, it will be very incomplete and difficult to see. Tell me what you think it might be as soon as you have an idea. If you are not sure, make a guess.' The score recorded is the lowest level of completeness at which the object is correctly recognized.
Response Scale: Identification threshold level (Level 1 to 5, where 1 is the most fragmented sketch and 5 is the complete outline drawing)
1

Telephone (Levels 1 to 5)
2

Umbrella (Levels 1 to 5)
3

Fish (Levels 1 to 5)
4

Chair (Levels 1 to 5)
5

Car / Automobile (Levels 1 to 5)
6

Elephant (Levels 1 to 5)
7

Pig (Levels 1 to 5)
8

Shoe (Levels 1 to 5)
9

Pitcher / Jug (Levels 1 to 5)
10

Teapot (Levels 1 to 5)
11

Tree (Levels 1 to 5)
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Looti, M. (2026, octobre 15). Test des figures de Gollin. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-des-figures-de-gollin
Looti, Mohammed. “Test des figures de Gollin.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-des-figures-de-gollin.
Looti, Mohammed. “Test des figures de Gollin.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-des-figures-de-gollin.