1. Résumé / Abstract
Le Test de coordination corporelle pour enfants (originellement désigné sous le terme allemand de Körperkoordinationstest für Kinder ou KTK) est un instrument psychométrique et cinématique standardisé de référence internationale conçu pour évaluer la motricité globale et la coordination dynamique générale chez les enfants et adolescents âgés de 5 à 14 ans. Développé initialement par Ernst J. Kiphard et Friedhelm Schilling en 1974 comme une version dérivée et affinée du test de Hamm-Marburg, le KTK se distingue des batteries motrices généralistes en se focalisant de manière non spécifique aux habiletés sportives sur les composantes fondamentales du contrôle neuromoteur, de l’équilibre dynamique et de la régulation posturo-cinétique.
La batterie est composée de quatre épreuves standardisées requérant un équipement physique calibré : la marche à reculons sur poutres de largeurs décroissantes (Rückwärts balancieren), le saut unijambiste par-dessus des blocs de mousse empilables de hauteur croissante (Monopedales Hüpfen), les sauts latéraux consécutifs par-dessus une latte au sol (Seitliches Hin- und Herspringen), et la translation latérale sur plates-formes en bois (Seitliches Umsetzen). Chacun de ces sous-tests évalue une facette synergique de la coordination corporelle globale indépendamment des compétences motrices fines ou des performances athlétiques acquises.
Les scores bruts quantitatifs obtenus à chaque épreuve sont convertis en scores standardisés appelés Quotients Moteurs (QM ou Motor Quotients [MQ], caractérisés par une moyenne théorique fixée à 100 et un écart-type de 15) stratifiés selon l’âge et le sexe. L’outil dispose de tables normatives différenciées pour les populations à développement typique ainsi que pour les enfants présentant des difficultés d’apprentissage, des troubles du comportement ou des atteintes cérébrales d’origine neurologique. Doté d’une excellente consistance interne, d’une fidélité test-retest remarquable (coefficients dépassant généralement 0,85) et d’une validité de construit largement corroborée par des analyses factorielles confirmatoires, le KTK s’impose comme une référence clinique et scientifique incontournable dans le dépistage du trouble de l’acquisition de la coordination (TAC / DCD), l’évaluation neuropédiatrique et le suivi développemental en éducation physique adaptée.
2. Mots-clés / Keywords
Coordination motrice globale, équilibre dynamique, Körperkoordinationstest für Kinder, KTK, quotient moteur, motricité infantile, évaluation psychomotrice, trouble du développement de la coordination, praxies corporelles, stabilité posturale, psychométrie développementale, motologie.
3. Auteurs / Authors
Le Körperkoordinationstest für Kinder a été conceptualisé et validé empiriquement par deux figures majeures de la psychomotricité et des sciences du sport germanophones :
- Ernst J. Kiphard (1923–2010) : Pédagogue spécialisé, pionnier de la motologie (Motologie) et de la motopédagogie en Allemagne. Ses travaux cliniques menés dans les cliniques de neuropsychiatrie infantile de Gütersloh ont posé les fondations théoriques de l’utilisation thérapeutique du mouvement et du dépistage précoce des troubles perceptivo-moteurs chez l’enfant.
- Prof. Dr. Friedhelm Schilling : Chercheur et professeur émérite à l’Institut des sciences du sport de l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main (Goethe-Universität Frankfurt), spécialiste de la psychologie du développement moteur, de l’évaluation diagnostique et de l’adaptation psychomotrice auprès d’enfants porteurs de handicaps moteurs et neurodéveloppementaux.
4. Objectif / Purpose
Le principal dessein du Test de coordination corporelle pour enfants est de fournir une évaluation diagnostique objective, standardisée et exempte de biais culturels ou d’apprentissage scolaire, portant sur la coordination dynamique générale. Contrairement à de nombreuses batteries motrices qui sollicitent des compétences manuelles fines (vitesse d’écriture, découpage, manipulation de jetons) ou des habiletés sportives spécifiques (tir au panier, lancer de précision, course de vitesse), le KTK se focalise exclusivement sur la mécanique globale du corps, sollicitant simultanément le contrôle postural dynamique, l’agilité spatiale, la synchronisation bilatérale et le contrôle visuo-vestibulaire.
Applications cliniques et dépistage pédiatrique
En contexte clinique, le KTK est intensivement utilisé par les neuropédiatres, les kinésithérapeutes, les psychomotriciens et les ergothérapeutes pour le dépistage précoce et l’identification des dysfonctionnements du système moteur non imputables à une déficience sensorielle ou musculaire primaire. Il constitue l’un des outils de référence recommandés par les consensus internationaux pour documenter le critère diagnostique A du Trouble de l’Acquisition de la Coordination (TAC), défini dans le DSM-5 sous le terme de trouble du développement des coordinations (Developmental Coordination Disorder [DCD]). Les profils individuels permettent d’isoler des déficits subtils de l’anticipation posturale, des faiblesses vestibulaires ou des difficultés d’adaptation proprioceptive en conditions de déséquilibre dynamique.
Applications en recherche et en milieu scolaire
Au-delà de la pathologie clinique, le KTK est massivement exploité dans la recherche translationnelle en sciences du sport et en épidémiologie de la santé publique infantile :
- Études épidémiologiques et longitudinales : Surveillance séculaire des niveaux de compétence motrice chez les cohortes d’enfants d’âge scolaire, notamment en lien avec la sédentarité contemporaine, l’augmentation du temps d’écran et la prévalence du surpoids et de l’obésité.
- Éducation physique adaptée et détection des talents : Évaluation de l’efficacité d’interventions curriculaires ou de programmes de remédiation motrice, ainsi que caractérisation des prérequis neuromoteurs fondamentaux sous-tendant le potentiel sportif global.
- Populations vulnérables spécifiques : Diagnostic différentiel et suivi de la motricité fonctionnelle chez les enfants nés prématurés, les enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou des encéphalopathies fixées consécutives à des lésions cérébrales périnatales.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique évalué par le KTK est la coordination dynamique générale (Allgemeine motorische Koordination). Ce méta-construit psychomoteur reflète la capacité de l’enfant à intégrer, organiser, doser et réajuster en temps réel de vastes chaînes musculaires et des programmes d’action cinétiques sous des contraintes temporelles strictes et des exigences gravitaires instables. Chacun des quatre sous-tests sollicite un ensemble interdépendant de sous-composantes neurophysiologiques et psychologiques :
1. Équilibre dynamique et contrôle postural anticipatoire (Rückwärts balancieren)
Cette épreuve contraint l’enfant à progresser à reculons le long de trois poutres de stabilité rigides dont la largeur diminue progressivement de 6 cm à 4,5 cm, puis à 3 cm. L’avancée rétrograde élimine la possibilité d’utiliser un guidage visuel fovéal direct sur les points d’appui podaux, forçant le système nerveux central à s’appuyer massivement sur les afférences proprioceptives des fuseaux neuromusculaires, les mécanorécepteurs articulaires de la cheville et les signaux vestibulaires d’accélération linéaire. Le construit sous-jacent implique l’intégration vestibulo-spinale, l’inhibition des réflexes posturaux inappropriés et l’auto-ajustement dynamique du centre de gravité au-dessus d’une base de sustentation critique.
2. Puissance unilatérale, freinage et stabilité dynamique (Monopedales Hüpfen)
Le saut unijambiste par-dessus une pile modulable de blocs de mousse expansée (épais de 5 cm chacun) impose d’aborder l’obstacle sur une seule jambe, de franchir la hauteur sans effleurer le bloc et d’atterrir sur la même jambe en maintenant une stabilisation posturale contrôlée pendant au moins deux sauts d’amortissement subséquents. Ce sous-test explore la symétrie motrice inter-latérale, la production de force explosive pliométrique, le contrôle de la décélération par contraction musculaire excentrique et la tolérance à l’impact postural. Il met en jeu la régulation cérébelleuse fine de l’amplitude musculaire (métrie) et prévient les compensations bilatérales.
3. Vitesse d’action, réactivité et endurance motrice rythmique (Seitliches Hin- und Herspringen)
Durant deux séquences intensives de 15 secondes, l’enfant effectue des bonds latéraux continus, pieds joints, de part et d’autre d’une réglette centrale en bois, en visant la cadence maximale. Ce sous-test opérationnalise la coordination bilatérale stricte, la vitesse de commutation motrice, la résistance à la fatigue neuromusculaire locale et la capacité d’automatisation d’une cadence cinétique fermée. Les enfants manifestant un déficit de coordination motrice présentent typiquement une dissociation précoce des membres inférieurs, une désynchronisation des cycles de bondissement ou une rupture du tempo perceptivo-moteur.
4. Agilité spatiale et coordination segmentaire séquentielle (Seitliches Umsetzen)
Au moyen de deux tablettes mobiles en bois, l’enfant se déplace latéralement sur une distance prescrite en 20 secondes : il se tient sur une plate-forme, soulève la plate-forme libre avec les deux mains, la translate dans la direction du déplacement, la pose au sol, s’y déplace avec les deux pieds, et réitère la séquence. Cette épreuve complexe exige une planification motrice (praxie) séquentielle élevée, une dissociation oculo-podale et brachio-crurale, une appréciation fine des marges spatiales corporelles, ainsi qu’une bascule rapide du poids corporel d’un appui bipodal instable à un autre.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle du KTK prend racine dans les postulats de la motopédagogie et de la psychomotricité développementale formulés par Kiphard dans les années 1960 et 1970, tout en s’articulant parfaitement avec les théories contemporaines du contrôle moteur, en particulier la théorie des systèmes dynamiques de Nikolai Bernstein et le modèle écologique de Newell.
L’approche motologique de Kiphard
Ernst Kiphard concevait le mouvement non comme une simple résultante de leviers biomécaniques ou d’effecteurs périphériques, mais comme l’expression holistique de la personnalité, de l’état neurologique et de la maturation de l’enfant. Selon son paradigme motologique, les dysfonctionnements de coordination (« minimale cerebrale Dysfunktion » dans la nomenclature de l’époque) se traduisent par des anomalies de synergie motrice globale bien avant d’impacter le rendement cognitif ou scolaire verbal. Pour neutraliser l’avantage que procurent l’entraînement préalable, l’appartenance socio-économique ou la scolarisation formelle, Kiphard et Schilling ont sciemment bâti des tâches « artificielles » et novatrices auxquelles l’enfant n’a jamais été explicitement confronté dans ses jeux usuels ou dans les cours de gymnastique scolaire.
Bases neurobiologiques du contrôle moteur dynamique
D’un point de vue neuroscientifique, la coordination évaluée par le KTK fait appel à l’orchestration réciproque de multiples structures cortico-sous-corticales :
- Le cervelet (spino-cervelet et vestibulo-cervelet) : Responsable de la calibration anticipatoire (contrôle par modèle interne direct / feedforward), du calibrage temporel millimétrique et de l’adaptation instantanée face aux micro-glissements de trajectoire lors du franchissement unilatéral ou des rebonds latéraux.
- Les ganglions de la base : Impliqués dans le déclenchement, l’automatisation séquentielle et l’inhibition des mouvements parasites (syncinésies) prévalents lors de la translation sur plates-formes.
- Les cortex pariétal et prémoteur : Essentiels pour la cartographie spatiale corporelle, la transformation visuomotrice et la modulation de l’image de soi en mouvement par rapport aux limites extérieures de l’environnement matériel.
7. Validité / Validity
Depuis sa publication initiale en 1974 et ses multiples adaptations internationales, le KTK a été soumis à de nombreuses investigations psychométriques indépendantes confirmant la robustesse de ses indices de validité.
Validité de construit
La validité de construit se manifeste d’abord par la sensibilité développementale de l’instrument : de 5 à 14 ans, les performances brutes à chacune des quatre épreuves augmentent de manière quasi linéaire avec l’âge chronologique des enfants, témoignant d’une différenciation progressive et d’une maturation intégrative du système neuromoteur. De nombreuses études (par exemple Vandorpe et al., 2011) mettent en évidence des courbes de percentiles fortement indexées sur l’âge physique, sans plafonnement intempestif avant l’entrée dans l’adolescence.
Validité convergente et concurrente
Des coefficients de corrélation substantiels à élevés ont été documentés entre le quotient moteur global du KTK et les scores d’autres batteries motrices internationalement reconnues :
- Avec la batterie d’évaluation du mouvement chez l’enfant (Movement Assessment Battery for Children, MABC / MABC-2) : les corrélations oscillent typiquement entre r = 0,62 et r = 0,78 pour la dimension de l’équilibre dynamique et de la motricité globale.
- Avec le test de compétence motrice de Bruininks-Oseretsky (BOTMP / BOT-2) : des corrélations allant de r = 0,65 à r = 0,82 ont été rapportées par Schilling (1974) et reproduites dans des contextes contemporains (Cools et al., 2009).
- Avec les paramètres de condition physique fonctionnelle : corrélation significative positive avec les tests de force explosive des membres inférieurs (détente verticale, saut en longueur sans élan) et corrélation négative avec l’indice de masse corporelle (IMC) et la masse grasse relative (r = -0,30 à -0,45).
Validité discriminante et diagnostique
Le KTK démontre une précision diagnostique exceptionnelle pour différencier les populations ordinaires des populations présentant des atteintes cliniques. L’échantillon initial de standardisation allemand (Kiphard & Schilling, 1974) avait déjà établi que 91 % des enfants diagnostiqués comme souffrant de lésions cérébrales structurales ou de retards psycho-développementaux majeurs se situaient à plus de deux écarts-types en dessous de la moyenne normative (QM < 70). Dans les cohortes contemporaines suspectées de trouble de l’acquisition de la coordination (TAC), le KTK identifie avec une sensibilité atteignant 80 à 88 % et une spécificité supérieure à 85 % les enfants manifestant des restrictions sévères de la motricité fonctionnelle quotidienne.
8. Fidélité / Reliability
La standardisation stricte des consignes d’administration, la géométrie non équivoque des appareillages physiques et la quantification basée sur des critères comportementaux mesurables (nombre de pas, nombre de répétitions, hauteur en centimètres) confèrent au KTK des indices métrologiques de fidélité particulièrement remarquables.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Dans l’étude princeps menée par Kiphard et Schilling (1974), la fidélité test-retest sur un intervalle temporel court (de quelques jours à quelques semaines) pour le score composite total (Quotient Moteur global) s’élevait à r = 0,97. Les coefficients de fidélité test-retest calculés isolément pour chacune des quatre épreuves présentaient les valeurs suivantes :
- Marche à reculons sur poutres (Rückwärts balancieren) : r = 0,80
- Saut unijambiste (Monopedales Hüpfen) : r = 0,96
- Sauts latéraux (Seitliches Hin- und Herspringen) : r = 0,95
- Translation latérale (Seitliches Umsetzen) : r = 0,84
Des recherches plus récentes (notamment Vandorpe et al., 2011 ; Bardid et al., 2015) ont réévalué ces paramètres chez des cohortes européennes modernes et ont continué de faire état de coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillant entre 0,80 et 0,92 pour l’ensemble des sous-tests, attestant d’une excellente stabilité temporelle des scores moteurs en l’absence d’intervention ciblée.
Accord inter-juges et consistance interne
La nature hautement objective des critères d’évaluation — où l’examinateur décompte des contacts physiques ou chronomètre une séquence binaire de réussites — minimise la variance attribuable à la subjectivité de l’évaluateur. Les coefficients de concordance inter-évaluateurs (coefficients de corrélation intraclasse ou kappa pondéré selon les protocoles) dépassent quasi systématiquement 0,95. L’indice d’homogénéité et de consistance interne de la batterie totale, mesuré par le coefficient alpha de Cronbach, se situe généralement dans la plage de 0,86 à 0,91 pour l’ensemble des tranches d’âge pédiatriques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du KTK a fait l’objet d’examens exhaustifs tant par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) que confirmatoires (AFC) à travers les décennies.
Modèle unidimensionnel de la coordination dynamique générale
Dans les modélisations d’origine conduites par Schilling, l’extraction de facteurs par composantes principales indiquait la présence d’un facteur général prédominant (facteur « g » moteur ou coordination dynamique générale) expliquant entre 50 % et 65 % de la variance totale des quatre épreuves chez les enfants sains. Les saturations factorielles des quatre sous-tests sur ce facteur commun étaient toutes substantielles, oscillant typiquement entre :
- Seitliches Hin- und Herspringen : saturation de 0,72 à 0,85
- Monopedales Hüpfen : saturation de 0,70 à 0,82
- Seitliches Umsetzen : saturation de 0,64 à 0,78
- Rückwärts balancieren : saturation de 0,58 à 0,74
Analyses factorielles confirmatoires contemporaines
Avec le déploiement d’échantillons de grande envergure (notamment en Belgique, au Portugal et en Australie), les modélisations par équations structurelles ont testé l’adéquation du modèle factoriel unitaire face à des structures multi-composantes dissociant l’équilibre statodynamique (poutres, saut unijambiste) de l’agilité spatiale rapide (sauts latéraux, translation de plates-formes). Les indices d’ajustement globaux pour le modèle à un facteur général de second ordre (CFI > 0,95, TLI > 0,93, RMSEA < 0,06) confirment empiriquement que la combinaison des quatre sous-tests converge de manière cohérente vers un même méta-construit psychomoteur.
De surcroît, les analyses d’invariance de mesure ont démontré une invariance factorielle forte à travers les groupes d’âge (des classes de maternelle jusqu’à la fin du premier cycle du secondaire) et à travers le sexe, prouvant que les variations de scores reflètent d’authentiques différences de niveau de coordination neuromotrice globale et non des biais structurels liés au genre ou à l’instrumentation.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Test de coordination corporelle pour enfants (Körperkoordinationstest für Kinder – KTK)
- Dérivé originel : Hamm-Marburger Körperkoordinationstest für Kinder (HKTK)
- Nature de l’évaluation : Batterie de tests de performance neuromotrice standardisée basée sur l’observation directe et la mesure quantitative d’actions corporelles physiques
- Tranche d’âge cible : Enfants et adolescents de 5 ans révolus à 14 ans et 11 mois (extrapolé cliniquement jusqu’à 15 ans)
- Temps d’administration requis : Approximativement 15 à 20 minutes par enfant en passation individuelle
- Nombre d’items / sous-épreuves : 4 sous-tests physiques distincts :
- 1. Rückwärts balancieren (Marche à reculons sur 3 poutres de largeurs décroissantes)
- 2. Monopedales Hüpfen (Saut unijambiste par-dessus une pile de blocs de mousse de hauteur croissante)
- 3. Seitliches Hin- und Herspringen (Sauts latéraux consécutifs par-dessus une baguette au sol en 15 secondes)
- 4. Seitliches Umsetzen (Translation latérale sur deux plates-formes mobiles en 20 secondes)
- Format d’échelle de réponse et cotation standardisée :
Performance-based raw score counts (steps, successful hops over foam blocks, and number of repetitions within timed intervals) converted into age- and sex-standardized Motor Quotients (MQ; Mean = 100, SD = 15) - Procédure de calcul des scores :
Les scores bruts quantitatifs de chaque épreuve sont calculés indépendamment, puis transformés via les tables de conversion en Quotients Moteurs d’items (QM-1 à QM-4). La somme arithmétique de ces quotients partiels est convertie en un Quotient Moteur Global (QM Total) étalonné (Moyenne = 100, Écart-Type = 15, distribution normale de Gaussienne). - Classification diagnostique usuelle des scores QM :
- QM ≥ 131 : Coordination motrice extrêmement élevée / Talent moteur supérieur
- QM 116–130 : Bonne coordination motrice
- QM 86–115 : Coordination motrice normale (Zone développementale standard)
- QM 71–85 : Insuffisance motrice modérée / Suspicion de dysfonctionnement neuromoteur
- QM ≤ 70 : Trouble sévère de la coordination motrice (TAC probable / déficience motrice clinique)
- Tables normatives spécifiques : Tables étalonnées disponibles pour enfants à développement typique (stratifiées par tranche d’âge semestrielle et par sexe), complétées par des tables spécifiques pour enfants présentant des troubles d’apprentissage (Lernbehinderte), des troubles émotionnels et du comportement, ou des séquelles de lésions cérébrales structurales.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1974 (Seconde édition allemande révisée : 2007)
- Éditeur et distributeur des matériels officiels : Hogrefe Verlag GmbH & Co. KG (antérieurement publié sous le label Beltz Test GmbH, Weinheim, Allemagne).
- Statut des droits et accessibilité : Le manuel d’instruction clinique, les tables normatives actualisées et l’appareillage physique agréé (poutres étalonnées, blocs de mousse calibrés, plates-formes en bois sérigraphiées) sont protégés par le droit d’auteur commercial international. L’acquisition du matériel officiel standardisé requiert un achat auprès des éditeurs de tests psychologiques habilités (Hogrefe ou distributeurs psychotechniques certifiés).
- Tarification indicative : Le kit de testage physique complet prêt à l’emploi (appareillage en bois, mousses normalisées, manuel de cotation et carnets de protocoles de notation) est commercialisé à un coût oscillant généralement entre 600 € et 1 000 € selon les déclinaisons territoriales et les versions d’édition.
- Usage en recherche académique : L’administration dans le cadre de protocoles scientifiques de recherche universitaire nécessite le respect scrupuleux des dimensions techniques de l’appareillage d’origine et la citation exhaustive des manuels et publications fondamentales de Kiphard et Schilling.
12. Références / References
Les sources et publications scientifiques fondatrices structurant l’assise psychométrique et empirique du test sont listées ci-dessous conformément aux normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :
- Bardid, F., Rudd, J. R., Lenoir, M., Polman, R., & Barnett, L. M. (2015). Cross-cultural comparison of motor competence in children from Australia and Belgium. Frontiers in Psychology, 6, 964. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2015.00964
- Cools, W., De Martelaer, K., Samaey, C., & Andries, C. (2009). Movement skill assessment of typically developing preschool children: A review of seven movement skill assessment tools. Journal of Sports Science & Medicine, 8(2), 154–168.
- Fransen, J., D’Hondt, E., Bourgois, J., Vaeyens, R., Philippaerts, R., & Lenoir, M. (2014). The relationship between motor competence and physical activity in childhood: A systematic review and meta-analysis. Sports Medicine, 44(8), 1109–1127. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0192-8
- Kiphard, E. J., & Schilling, F. (1974). Körperkoordinationstest für Kinder: KTK. Beltz Test GmbH.
- Kiphard, E. J., & Schilling, F. (2007). Körperkoordinationstest für Kinder: KTK. Manual (2. überarbeitete und ergänzte Auflage). Hogrefe.
- Smits-Engelsman, B. C., Henderson, S. E., & Michels, C. G. (1998). The assessment of children with Developmental Coordination Disorders in the Netherlands: The relationship between the Movement Assessment Battery for Children and the Körperkoordinationstest für Kinder. Human Movement Science, 17(4-5), 699–709. https://doi.org/10.1016/S0167-9457(98)00019-2
- Vandorpe, B., Vandendriessche, J., Lefevre, J., Pion, J., Vaeyens, R., Matthys, S., Philippaerts, R., & Lenoir, M. (2011). The KörperkoordinationsTest für Kinder: reference values for modern children. Physical Therapy in Sport, 12(3), 114–128. https://doi.org/10.1016/j.ptsp.2010.11.005
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format / Scoring System:
Performance-based raw score counts (steps, successful hops over foam blocks, and number of repetitions within timed intervals) converted into age- and sex-standardized Motor Quotients (MQ; Mean = 100, SD = 15)
- Rückwärts balancieren (Walking backwards on three balance beams of decreasing widths: 6.0 cm, 4.5 cm, and 3.0 cm; 3 trials per beam, max 8 steps per trial, max total score: 72 steps)
- Monopedales Hüpfen (Hopping on one leg over an increasing stack of foam blocks of 5 cm height each; completed on both left and right legs; max score per leg based on clearing height without touching or stepping down)
- Seitliches Hin- und Herspringen (Two-legged jumping sideways back and forth across a small wooden dividing beam as many times as possible in 15 seconds; 2 trials; total score is the sum of jumps across both trials)
- Seitliches Umsetzen (Moving sideways across two wooden platforms by stepping onto one and shifting the other laterally across a designated distance within 20 seconds; 2 trials; total score is the sum of platform relocations)