Test de complètement de phrases de Sacks

Découvrez le Test de complètement de phrases de Sacks (SSCT), outil semi-projectif d’évaluation de la personnalité, des conflits intrapsychiques et des dynamiques relationnelles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Test de complètement de phrases de Sacks (Sacks Sentence Completion Test, SSCT) constitue l’un des instruments semi-projectifs les plus emblématiques de l’évaluation de la personnalité et de la dynamique psychologique en psychologie clinique et psychopathologie. Conçu initialement par le psychologue clinicien Joseph M. Sacks et ses collaborateurs dans le cadre des services d’hygiène mentale pour anciens combattants (Veterans Administration), le test a connu plusieurs déclinaisons au fil des décennies, notamment une version standardisée de 50 amorces de phrases documentée en 1961 et conservée au sein des Archives of the History of American Psychology de l’Université d’Akron. Cet instrument invite le sujet à compléter spontanément des troncs de phrases inachevés, projetant ainsi ses besoins fondamentaux, ses conflits intrapsychiques, ses mécanismes de défense et ses représentations relationnelles sous-jacentes.

Le protocole de 50 items structure l’investigation clinique autour de quatre constellations majeures de la personnalité : la sphère familiale (relations à la figure maternelle, à la figure paternelle et à l’unité familiale), la sphère sexuelle et hétérosociale (perceptions des femmes, du couple et du mariage), le domaine des relations interpersonnelles (rapports aux pairs, aux figures d’autorité et aux collègues de travail) et le concept de soi (peurs archaïques, sentiments de culpabilité, aspirations secrètes, perception des compétences et projection dans l’avenir). Contrairement aux épreuves psychométriques purement normatives à choix forcé, le test utilise un format de réponse ouvert, traditionnellement coté par une grille clinique semi-quantitative à trois ou quatre niveaux évaluant le degré de perturbation affective (0 = absence de perturbation significative, 1 = perturbation légère, 2 = perturbation sévère nécessitant une intervention psychothérapeutique, et X = ininterprétable). Les recherches psychométriques révèlent une fidélité inter-juges robuste (souvent supérieure à 0,80) lorsque les cotateurs sont formés à la grille de codage clinique, ainsi qu’une validité concordante remarquable avec d’autres méthodes projectives comme le test des taches d’encre de Rorschach et le Thematic Apperception Test (TAT).

2. Mots-clés / Keywords

Test de complètement de phrases de Sacks, SSCT, méthodes projectives, évaluation de la personnalité, psychométrie clinique, psychologie dynamique, concept de soi, relations d’objet, mécanismes de défense, évaluation psychopathologique, fidélité inter-juges, validité clinique.

3. Auteurs / Authors

Le développement du test est historiquement attribué au psychologue américain Joseph M. Sacks, Ph.D., en collaboration avec Sidney Levy, Ph.D. Leurs travaux fondateurs ont émergé à la fin des années 1940 au sein du New York Veterans Administration Mental Hygiene Service, alors confronté au besoin pressant d’évaluer rapidement les traumatismes, les conflits relationnels et les structures de personnalité chez les militaires démobilisés de la Seconde Guerre mondiale.

La version spécifique de 1961 comportant 50 items, archivée sans attribution explicite d’auteur individuel dans les registres institutionnels de la University of Akron (Archives of the History of American Psychology, intégrées au Cummings Center for the History of Psychology), représente une variante de synthèse méthodologique issue de la pratique clinique standardisée de cette époque. Cette mouture condense le protocole exhaustif antérieur (qui comptait 60 items) en un ensemble de 50 amorces ciblées destinées à la recherche et à l’enseignement en psychologie clinique et projective.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Test de complètement de phrases de Sacks est de fournir une cartographie descriptive et diagnostique des attitudes conscientes, préconscientes et inconscientes d’un individu envers des aspects cruciaux de son existence. Contrairement aux inventaires de personnalité structurés de type auto-rapport (tels que le Minnesota Multiphasic Personality Inventory), le SSCT repose sur une technique de semi-structuration qui minimise la mise en jeu des défenses cognitives directes et réduit l’impact de la désirabilité sociale.

Sur le plan clinique, l’instrument vise à :

  • Détecter les zones de perturbation émotionnelle : L’analyse systématique des réponses permet d’identifier précisément les foyers d’angoisse, les blocages affectifs et les conflits névrotiques ou limites qui entravent le fonctionnement адаптаtif du patient.
  • Élucider la dynamique interpersonnelle et familiale : Le test explore la manière dont le sujet a intériorisé les figures parentales primaires et comment ces représentations d’objet continuent de biaiser ses relations avec les figures d’autorité actuelles, ses pairs ou ses partenaires amoureux.
  • Guider la planification psychothérapeutique : En révélant les défenses privilégiées (rationalisation, déni, projection, évitement), les fantasmes d’avenir et les zones d’estime de soi préservées, le SSCT fournit au clinicien des cibles d’intervention prioritaires pour l’alliance thérapeutique et le travail interprétatif.
  • Servir d’outil de criblage (screening) : Dans les contextes institutionnels (cliniques psychiatriques, centres d’orientation, milieu carcéral ou militaire), le test permet un recueil économique et rapide d’un matériel verbal riche facilitant un premier tri diagnostique avant des investigations plus approfondies.

En contexte de recherche, le test offre une passerelle empirique entre la tradition projective qualitative et les exigences de la psychométrie quantitative, autorisant l’étude de l’efficacité thérapeutique par comparaison de protocoles administrés en pré-test et post-test.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit central mesuré par le SSCT est la dynamique de la personnalité, opérationnalisée sous la forme d’un système d’attitudes, de schémas cognitivo-affectifs et de conflits intrapsychiques répartis en quatre domaines cardinaux subdivisés en composantes spécifiques :

1. Le domaine familial

Ce domaine explore la nature des investissements affectifs, des identifications et des rancœurs liés au milieu d’origine :

  • Attitude envers le père : Mesurée par des items tels que « I feel that my father seldom » (Item 1), « If my father would only » (Item 16), « I wish my father » (Item 28) et « I feel that my father is » (Item 38). Il évalue la présence de sentiments d’abandon, d’idéalisation, de rivalité œdipienne ou de carence affective paternelle.
  • Attitude envers la mère : Mesurée par « My mother » (Item 14), « My mother and I » (Item 26), « I think that most mothers » (Item 36) et « I like my mother but » (Item 49). Cette sous-dimension capture le degré d’attachement sécurisant, de dépendance symbiotique, d’ambivalence ou de rejet vis-à-vis de la figure maternelle.
  • Attitude envers la cellule familiale : Illustrée par des items comme « Compared with most families, mine » (Item 12), « My family treats me like » (Item 25), « Most families I know » (Item 35) et « When I was a child, my family » (Item 48), explorant le sentiment d’appartenance, la cohésion ou le climat de discorde intrafamiliale.

2. Le domaine sexuel et des relations de genre

Cette dimension évalue l’intégration pulsionnelle, les stéréotypes de genre et l’ajustement intime :

  • Attitude envers les femmes et l’altérité : Évaluée à travers « My idea of a perfect woman » (Item 10), « I think most girls » (Item 23), « I believe most women » (Item 34) et « What I like least about women » (Item 46).
  • Attitude envers le couple, le mariage et la sexualité : Capturée par « When I see a man and a woman together » (Item 11), « My feeling about married life is » (Item 24) et « My sex life » (Item 47), révélant les angoisses de performance, les inhibitions sexuelles ou les idéalisations romantiques.

3. Le domaine des relations interpersonnelles

Ce secteur sonde l’adaptation psychosociale et le positionnement hiérarchique :

  • Rapport aux amis et aux pairs : Amorces comme « I feel that a real friend » (Item 8), « Most of my friends don’t know that I am afraid of » (Item 21), « The people I like best » (Item 33) et « When I’m not around, my friends » (Item 44). Ces énoncés mesurent la méfiance paranoïde, la peur du rejet ou la capacité d’intimité sociale.
  • Rapport aux figures d’autorité et aux supérieurs : Évalué par « The people over me » (Item 6), « In school, my teachers » (Item 20) et « People whom I consider my superiors » (Item 42), mettant au jour les tendances à la soumission passive, à la rébellion ou à la coopération saine.
  • Rapport aux collègues et au leadership : Évalué via « If I were in charge » (Item 4) et « At work, I get along best with » (Item 13).

4. Le concept de soi (Self-Concept)

Cette sphère renvoie à la structure narcissique du sujet et à son rapport à sa propre temporalité :

  • Peurs et angoisses : Explorées par « I know it is silly but I am afraid of » (Item 7), « I wish I could lose the fear of » (Item 32) et « My fears sometimes force me to » (Item 43).
  • Sentiments de culpabilité et regrets : Mesurés par « I would do anything to forget the time I » (Item 15), « My greatest mistake was » (Item 27), « When I was younger, I felt guilty about » (Item 37) et « The worst thing I ever did » (Item 50).
  • Aspirations, capacités et sentiment d’auto-efficacité : Abordés par « When the odds are against me » (Item 2), « I always wanted to » (Item 3), « I believe that I have the ability to » (Item 17), « My greatest weakness is » (Item 29), « My secret ambition in life » (Item 30) et « When luck turns against me » (Item 39).
  • Perspective temporelle et avenir : Sondés par « To me the future looks » (Item 5), « I look forward to » (Item 19), « Some day I » (Item 31), « What I want most out of life » (Item 40) et « When I am older » (Item 41).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du Test de complètement de phrases de Sacks s’enracine au confluent de la psychanalyse freudienne, de la psychologie des relations d’objet (notamment les concepts dérivés de Melanie Klein et de Donald Winnicott) et de l’hypothèse projective formulée par Lawrence K. Frank en 1939. Selon Frank, une technique projective confronte le sujet à une situation stimulus semi-structurée ou ambiguë, l’incitant à organiser le champ perceptif en fonction des caractéristiques idiosyncrasiques de son propre monde privé, de ses besoins latents et de ses tensions émotionnelles non résolues.

Sur le plan historique, le complètement de phrases trouve son origine première dans les tests d’association verbale d’Hermann Ebbinghaus (1897), repris ultérieurement par Carl Gustav Jung pour la détection des complexes inconscients. Alors que d’autres pionniers, comme Julian Rotter (avec le Rotter Incomplete Sentences Blank), ont orienté la technique vers une mesure comportementale de l’ajustement global à l’université ou au travail, Sacks et Levy ont opté pour une orientation résolument psychodynamique. Ils postulent que le matériel langagier n’est pas neutre : lorsqu’un individu est invité à compléter une phrase commençant par un pronom à la première personne (« I », « My ») ou faisant référence à une figure affective (« My mother », « The people over me »), la tâche active immédiatement des réseaux sémantiques et affectifs profonds (l’« aperception » au sens de David Rapaport).

La théorie sous-jacente suppose que le sujet adopte un compromis entre deux forces antagonistes : la pression pulsionnelle/affective qui cherche à s’exprimer et la censure du Moi (les mécanismes de défense) qui tente de contrôler la formulation verbale. Les réponses brèves, stéréotypées ou superficielles trahissent une défense d’évitement ou de rationalisation, tandis que les réponses fortement chargées émotionnellement, idiosyncrasiques ou discordantes signalent une rupture des défenses et une zone de conflit actif.

7. Validité / Validity

L’évaluation de la validité d’un instrument semi-projectif comme le SSCT exige de combiner les critères psychométriques traditionnels et les méthodes de validation clinique :

Validité de contenu

La validité de contenu du SSCT a été établie lors de sa construction par la consultation d’un panel d’experts psychiatres et psychologues cliniciens. Chaque item a été sélectionné pour sa pertinence empirique à stimuler une facette précise des quatre domaines d’attitudes fondamentaux. Le consensus des experts a confirmé que le spectre des 50 items couvre l’ensemble des conflits développementaux majeurs décrits dans la psychopathologie psychanalytique (conflits œdipiens, autonomie vs dépendance, intégration de l’agressivité, pulsionnalité et estime de soi).

Validité de construit et validité concordante

Plusieurs études empiriques menées auprès de populations cliniques et non cliniques ont examiné la concordance entre les scores de perturbation du SSCT et les évaluations issues d’autres instruments psychologiques :

  • Concordance avec les entretiens cliniques et jugements psychiatriques : Dans les recherches pionnières de Sacks et Levy (1950), ainsi que dans des réplications ultérieures menées en milieu militaire et hospitalier, les évaluations globales de perturbation issues du test ont montré un coefficient de corrélation variant entre r = 0,65 et r = 0,81 avec les évaluations diagnostiques indépendantes formulées par les psychiatres traitants après plusieurs séances d’anamnèse.
  • Validité convergente avec les autres épreuves projectives : Des corrélations significatives ont été observées avec les indices d’angoisse et de conflit du Rorschach (notamment l’indice de détresse de l’exner ou les réponses d’ombres/couleurs) et les thèmes d’agressivité et de dépendance du TAT, avec des coefficients oscillant généralement entre 0,50 et 0,72.
  • Validité discriminante : Le SSCT différencie de manière statistiquement significative les populations présentant des troubles de l’adaptation légers des patients atteints de troubles de la personnalité sévères ou de troubles psychotiques. Ces derniers manifestent une fréquence significativement accrue de réponses classées en sévérité « 2 » (perturbation sévère) et de blocages linguistiques (« X »).

8. Fidélité / Reliability

En raison de la nature projective et qualitative des productions verbales, la métrique de fidélité la plus déterminante pour le SSCT est la fidélité inter-juges (accord entre évaluateurs indépendants cotant le protocole à l’aide de la grille clinique) :

  • Accord inter-juges : Lorsque deux psychologues cliniciens formés attribuent indépendamment les cotes de perturbation (0, 1 ou 2) aux catégories d’attitudes du SSCT, les coefficients d’accord (taux de concordance ou kappa de Cohen pondéré) se situent régulièrement entre 0,78 et 0,89, attestant d’une robustesse méthodologique remarquable pour un instrument semi-structuré.
  • Fidélité test-retest : La stabilité temporelle du test a été documentée sur des intervalles de deux à quatre semaines chez des sujets stables. Les coefficients de corrélation test-retest des scores globaux d’inadaptation varient généralement entre r = 0,68 et r = 0,82. Toutefois, les cliniciens soulignent que des variations dans les réponses spécifiques sont attendues et cliniquement signifiantes, car elles reflètent l’évolution de l’état affectif momentané ou les progrès d’une psychothérapie en cours.
  • Cohérence interne : Bien que le calcul du coefficient alpha de Cronbach ne s’applique pas uniformément à l’ensemble du test en raison de l’hétérogénéité des construits explorés, les composites thématiques (par exemple, le score de conflit intrafamilial regroupant les items sur le père, la mère et la famille) affichent une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha se situant couramment entre 0,70 et 0,83.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’application directe de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) aux tests de complètement de phrases se heurte traditionnellement à la nature ouverte et non numérique des données brutes. Néanmoins, lorsque les protocoles sont préalablement transformés en scores ordinaux de sévérité de conflit (par sous-échelle), les modélisations factorielles apportent des éclairages substantiels sur l’organisation interne du construit :

Les études empiriques factorielles menées sur les grilles de cotation du SSCT et des instruments apparentés (tels que le modèle de Holaday et al., 2000) révèlent typiquement une structure hiérarchique à quatre ou cinq facteurs latents, expliquant entre 52 % et 64 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Détresse intrapsychique et vulnérabilité du Soi : Ce facteur regroupe les saturations les plus élevées sur les items évaluant les peurs irrationnelles (Items 7, 32, 43), les sentiments de culpabilité (Items 15, 27, 37, 50) et l’appréhension face à l’adversité (Items 2, 39).
  • Facteur 2 : Conflit d’autorité et méfiance sociale : Ce facteur capture les saturations relatives aux relations hiérarchiques (Items 6, 20, 42) et à la suspicion vis-à-vis des pairs ou des collègues (Items 22, 44).
  • Facteur 3 : Ambivalence relationnelle parentale : Il isole les attitudes dysfonctionnelles et les affects conflictuels dirigés vers les figures parentales (Items 1, 14, 16, 26, 28, 38, 49).
  • Facteur 4 : Ajustement psychosexuel et conjugal : Ce facteur regroupe les items liés à la sexualité, au couple et aux représentations hétérosociales (Items 10, 11, 23, 24, 34, 46, 47).
  • Facteur 5 (dans certaines analyses à 5 facteurs) : Orientation vers l’avenir et investissement du Moi : Il réunit les projections aspirationnelles positives et le sentiment de compétence personnelle (Items 3, 5, 17, 19, 30, 40).

Ces structures factorielles confortent empiriquement la catégorisation conceptuelle a priori élaborée par Sacks, validant l’hypothèse que les réponses fournies ne sont pas aléatoires mais reflètent des organisations défensives et affectives hautement structurées.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure et ses modalités d’administration se caractérisent par les spécifications techniques suivantes :

  • Type d’épreuve : Épreuve verbale semi-projective de complètement de phrases inachevées (Sentence Completion Technique).
  • Nombre d’items : 50 troncs ou amorces de phrases (dans cette version d’archives de 1961).
  • Format d’administration : Individuel ou collectif ; auto-administré (le répondant écrit lui-même la suite des phrases) ou hétéro-administré (le clinicien lit l’amorce à haute voix et consigne textuellement la première réaction verbale du sujet, méthode particulièrement utile en cas d’inhibition graphique ou chez des sujets peu alphabétisés).
  • Durée de passation : Approximativement 20 à 40 minutes (il est recommandé d’inviter le sujet à répondre avec la première idée qui lui traverse l’esprit, sans réfléchir excessivement).
  • Consigne standard de passation : Le clinicien présente le protocole avec une formulation du type : « Ci-dessous se trouvent 50 phrases incomplètes. Lisez chacune d’elles et complétez-la en écrivant la première chose qui vous vient à l’esprit. Travaillez aussi vite que possible. S’il y a une phrase que vous ne parvenez pas à compléter, entourez le numéro et revenez-y plus tard. »
  • Système de cotation clinique (Standard Sacks-Levy) : Pour chaque groupe d’items explorant une attitude spécifique, le clinicien évalue le niveau de conflit ou d’inadaptation selon une échelle ordinale :
    • 2 = Perturbation sévère : Réponses révélant un conflit majeur, une angoisse désorganisante, des sentiments intenses de haine, de culpabilité ou d’incapacité radicale nécessitant une prise en charge thérapeutique immédiate.
    • 1 = Perturbation légère : Réponses indiquant des frictions émotionnelles, des doutes ou des défenses modérées, sans rupture grave de l’adaptation psychologique.
    • 0 = Absence de perturbation significative : Réponses adaptatives, matures, réalistes ou traduisant des relations harmonieuses et constructives.
    • X = Données insuffisantes / Réponse ininterprétable : Réponses évasives, purement descriptives, tautologiques ou éludées empêchant l’évaluation clinique.
  • Synthèse diagnostique : Le clinicien rédige un résumé interprétatif intégrant le profil numérique de perturbation aux indicateurs qualitatifs (temps de latence, ratures, stéréotypies, tonalité affective dominante).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de version du test : 1961 (variante documentée à 50 items). Les travaux sources initiaux de Sacks et Levy remontent à 1950.
  • Affiliation institutionnelle : En collaboration avec la University of Akron, conservé au sein des Archives of the History of American Psychology (AHAP, rattachées au Center for the History of Psychology).
  • Classification : 7200 Personality (Mesure de la personnalité / Méthodes projectives).
  • Droits d’utilisation et permissions : Autorisé pour un usage de Recherche et Enseignement (May use for Research/Teaching). Le matériel clinique original issu des archives historiques est accessible à des fins académiques sous réserve du respect des directives éthiques de l’American Psychological Association (APA).
  • Tarifs : Domaine public académique / Gratuit pour l’usage pédagogique et la recherche scientifique universitaire non commerciale (aucun coût de licence commerciale requis pour la reproduction des items d’archives).

12. Références / References

  • Cummings Center for the History of Psychology. (1961). Sacks Sentence Completion Test [Measurement instrument]. University of Akron, Archives of the History of American Psychology. https://www.uakron.edu/chp/
  • Frank, L. K. (1939). Projective methods for the study of personality. The Journal of Psychology, 8(2), 389–413. https://doi.org/10.1080/00223980.1939.9917671
  • Holaday, M., Smith, D. A., & Sherry, A. (2000). Sentence completion tests: A review of the literature and results of a survey of members of the Society for Personality Assessment. Journal of Personality Assessment, 74(3), 371–383. https://doi.org/10.1207/S15327752JPA7403_3
  • Rabin, A. I. (Ed.). (1968). Projective techniques in personality assessment: A modern approach. Springer Publishing Company.
  • Rotter, J. B., & Rafferty, J. E. (1950). The Rotter Incomplete Sentences Blank. The Psychological Corporation.
  • Sacks, J. M., & Levy, S. (1950). The Sentence Completion Test. In L. E. Abt & L. Bellak (Eds.), Projective psychology: Clinical approaches to the total personality (pp. 357–402). Alfred A. Knopf. https://doi.org/10.1037/11504-012

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. I feel that my father seldom
  2. When the odds are against me
  3. I always wanted to
  4. If I were in charge
  5. To me the future looks
  6. The people over me
  7. I know it is silly but I am afraid of
  8. I feel that a real friend
  9. When I was a child
  10. My idea of a perfect woman
  11. When I see a man and a woman together
  12. Compared with most families, mine
  13. At work, I get along best with
  14. My mother
  15. I would do anything to forget the time I
  16. If my father would only
  17. I believe that I have the ability to
  18. I could be perfectly happy if
  19. I look forward to
  20. In school, my teachers
  21. Most of my friends don’t know that I am afraid of
  22. I don’t like people who
  23. I think most girls
  24. My feeling about married life is
  25. My family treats me like
  26. My mother and I
  27. My greatest mistake was
  28. I wish my father
  29. My greatest weakness is
  30. My secret ambition in life
  31. Some day I
  32. I wish I could lose the fear of
  33. The people I like best
  34. I believe most women
  35. Most families I know
  36. I think that most mothers
  37. When I was younger, I felt guilty about
  38. I feel that my father is
  39. When luck turns against me
  40. What I want most out of life
  41. When I am older
  42. People whom I consider my superiors
  43. My fears sometimes force me to
  44. When I’m not around, my friends
  45. My most vivid childhood memory
  46. What I like least about women
  47. My sex life
  48. When I was a child, my family
  49. I like my mother but
  50. The worst thing I ever did
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Looti, M. (2026, octobre 15). Test de complètement de phrases de Sacks. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-de-completement-de-phrases-de-sacks
Looti, Mohammed. “Test de complètement de phrases de Sacks.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-de-completement-de-phrases-de-sacks.
Looti, Mohammed. “Test de complètement de phrases de Sacks.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=test-de-completement-de-phrases-de-sacks.