Tâche de rappel associatif

Analyse psychométrique approfondie de la Tâche de rappel associatif (Associative Recall Task ; Asch, Ceraso, & Heimer, 1960). Découvrez ses fondements gestaltistes, son protocole d’administration, sa cotation et sa validité cognitive.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Tâche de rappel associatif (Associative Recall Task), élaborée en 1960 par les psychologues Solomon E. Asch, John Ceraso et Walter Heimer au Swarthmore College, constitue un paradigme expérimental et psychométrique fondamental conçu pour sonder les mécanismes de la mémoire associative et de l’intégration perceptuelle. Publiée dans la monographie de référence Perceptual conditions of association, cette tâche examine directement la manière dont la structure phénoménologique et l’organisation spatiale d’un stimulus influencent la formation des traces mnésiques. Le protocole confronte les participants à dix stimuli visuels bidimensionnels répartis selon deux conditions structurales distinctes : les stimuli unitaires (dans lesquels la forme géométrique globale et le mode constitutif, tel qu’un tracé sinueux ou un gribouillis, sont fusionnés en un seul objet perceptif) et les stimuli non unitaires (où la forme et le mode sont présentés spatialement dissociés, par exemple une forme géométrique fermée juxtaposée à un échantillon texturé séparé).

L’administration, standardisée sur support papier cartonné (cartes de 4 × 6 pouces), implique une phase d’exposition brève de quatre secondes par item, suivie d’une période de rétention de trois minutes avant une épreuve de rappel graphique libre. Le système de cotation évalue la fidélité de la reproduction selon plusieurs indices quantitatifs et qualitatifs : le rappel isolé de la forme (1 point), le rappel isolé du mode (1 point), le rappel combiné exact des deux dimensions (2 points), ainsi que le rappel conjoint coté de façon binaire (+ ou -). D’un point de vue psychométrique, la tâche a démontré une validité expérimentale robuste, établissant la supériorité systématique de l’organisation unitaire sur la contiguïté spatiotemporelle simple dans l’évocation associative, remettant ainsi en cause les paradigmes associationnistes traditionnels au profit des postulats de la théorie de la Gestalt.

2. Mots-clés / Keywords

Tâche de rappel associatif, mémoire associative, mémoire visuelle, théorie de la Gestalt, intégration perceptuelle, Solomon Asch, psychométrie cognitive, rappel graphique, organisation unitaire, encodage visuel, psychologie expérimentale, formation d’associations, traces mnésiques, traitement perceptif.

3. Auteurs / Authors

La tâche de rappel associatif a été conçue et formalisée par un collectif de chercheurs rattachés au département de psychologie du Swarthmore College (Pennsylvanie, États-Unis) :

  • Solomon E. Asch (1907–1996) : Figure majeure de la psychologie sociale et de la psychologie cognitive d’obédience gestaltiste. Célèbre pour ses travaux sur la conformité sociale, Asch a consacré une part substantielle de sa carrière académique à l’investigation des bases perceptives de l’apprentissage et de la mémoire au Swarthmore College, puis à l’Institute for Advanced Study de Princeton et à l’Université Rutgers.
  • John Ceraso : Chercheur en psychologie expérimentale et cognitive, spécialisé dans l’étude des processus de mémorisation, de l’interférence proactive et rétroactive, et du regroupement perceptif (perceptual unit formation). Ses recherches post-doctorales et directoriales ont largement approfondi les liens entre structuration cognitive et rappel associatif.
  • Walter Heimer : Psychologue expérimentaliste ayant collaboré étroitement avec Solomon Asch sur les conditions écologiques et phénoménologiques de l’association, contribuant particulièrement à l’élaboration méthodologique et au calibrage des épreuves de reproduction visuo-spatiale.

En raison de l’ancienneté historique de la publication princeps (1960), aucune adresse électronique institutionnelle contemporaine n’est assignée à ces auteurs, les demandes d’archives scientifiques étant gérées par les départements d’archives académiques du Swarthmore College et les bibliothèques de l’American Psychological Association (APA).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Tâche de rappel associatif est d’opérationnaliser et de quantifier l’impact de la structure perceptive d’un stimulus complexe sur l’efficacité de sa rétention mnésique et sur la force du lien associatif unissant ses composantes constitutives. Historiquement dominée par la tradition philosophique de l’associationnisme britannique (David Hume, John Locke) et par le béhaviorisme naissant du milieu du XXe siècle, la psychologie de l’apprentissage postulait que la formation d’une association résultait principalement de la contiguïté spatiotemporelle et de la répétition mécanique entre deux entités distinctes (stimulus-réponse ou terme A et terme B).

Asch, Ceraso et Heimer ont conçu cette tâche pour tester l’hypothèse contraire, issue des principes de la psychologie de la forme (Gestalttheorie) : l’association n’est pas un lien extrinsèque forgé arbitrairement entre deux événements isolés, mais le produit direct de l’organisation perceptive qui unifie ces propriétés au sein d’une même structure phénoménale. L’outil vise spécifiquement à dissocier deux attributs intrinsèques d’un stimulus visuel :

  • La forme (form), qui définit le contour géométrique global, l’enveloppe spatiale ou l’identité morphologique de l’objet (par exemple, un triangle, un carré ou un profil curviligne spécifique).
  • Le mode (mode), qui caractérise la texture, la microstructure ou la nature graphique du tracé composant la forme (par exemple, des zigzags, des boucles régulières, des hachures serrées ou des ondulations fluides).

Dans les applications de recherche fondamentale, la tâche permet de comparer quantitativement les taux de rappel lorsque la forme et le mode constituent une entité unitaire (l’objet est directement dessiné avec la texture en question) versus une entité non unitaire (la forme est dessinée en trait plein neutre et la texture est présentée à côté, à une distance contrôlée). Sur le plan clinique et neuropsychologique, les adaptations contemporaines de cette tâche fournissent des marqueurs précieux sur l’intégrité de l’intégration visuo-perceptive dépendante du cortex pariéto-occipital et sur le fonctionnement de la mémoire épisodique dépendante de la formation hippocampique. Elle permet de diagnostiquer si des déficits de mémoire reflètent une incapacité à encoder les détails micro-structuraux (le mode), une dégradation des capacités d’abstraction spatiale (la forme), ou une altération spécifique du mécanisme de liage associatif (binding conjoint).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la Tâche de rappel associatif s’articule autour de deux piliers théoriques majeurs : la mémoire associative visuelle et le liage perceptif (perceptual binding). Contrairement aux épreuves de rappel verbal (paires associées de mots ou syllabes sans signification de type Ebbinghaus), cette tâche mobilise l’encodage de propriétés dimensionnelles intégrées.

La dimension de la « Forme » (Form)

La forme représente l’attribut macro-structural du stimulus. Elle implique des processus d’analyse visuelle globale, gérés préférentiellement par les voies visuelles ventrales (voie du « quoi »). L’encodage de la forme exige que le sujet perçoive et mémorise les relations géométriques spatiales globales (les angles, les proportions, la symétrie, la fermeture du contour). Dans le cadre de la tâche, le rappel de la forme est considéré comme valide lorsque le dessin reproduit par le sujet préserve la topologie fondamentale et l’identité géométrique de l’item cible, indépendamment de la qualité graphique de son remplissage.

La dimension du « Mode » (Mode)

Le mode réfère à la texture qualitative et micro-morphologique du trait. Il s’agit d’une composante de haute fréquence spatiale qui qualifie la matière du tracé : lignes brisées aiguës, motifs sinusoïdaux, micro-ondulations ou gribouillis informes. Cette dimension requiert une attention sélective fine aux composantes locales du stimulus visuel. Lors de la restitution, le participant doit démontrer la récupération spécifique de ce motif graphique, indépendamment de la configuration géométrique globale dans laquelle il était inséré.

L’Intégration Unitaire vs Non-Unitaire

Ce construit intermédiaire constitue le cœur du modèle théorique d’Asch et de ses collaborateurs. Les auteurs postulent l’existence de deux modes d’organisation cognitive :

  • Organisation unitaire (Unitary Stimulus) : La forme et le mode coïncident dans le même espace physique et phénoménal. La frontière de l’objet est constituée par le mode lui-même. Le système cognitif traite le stimulus comme un objet unique pourvu d’attributs intégrés, favorisant un encodage automatique et indissociable.
  • Organisation non unitaire (Non-Unitary Stimulus) : La forme et le mode occupent des coordonnées spatiales distinctes sur le carton de présentation. Bien que présentés en stricte contiguïté spatiotemporelle, ils constituent deux objets phénoménaux séparés. L’association entre la forme A et le mode B nécessite alors un effort de liaison volontaire et extrinsèque.

Le Rappel Conjoint (Joint Recall)

Le construit de rappel conjoint évalue le succès ou l’échec de la synthèse associative. Il ne s’agit pas simplement de mesurer si le sujet se souvient d’avoir vu un triangle et d’avoir vu des zigzags, mais de déterminer s’il est capable d’attribuer avec exactitude le mode spécifique à la forme spécifique avec laquelle il a été initialement apparié. Le rappel conjoint est l’expression directe de la force de la trace mnésique unifiée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la tâche s’inscrit au carrefour de la controverse historique opposant l’associationnisme classique et la psychologie de la Gestalt. Depuis le XVIIIe siècle, les théories empiristes postulaient que l’esprit humain fonctionne selon des lois d’attraction mnésique fondées sur la contiguïté, la ressemblance et la fréquence. Dans le sillage des travaux de Hermann Ebbinghaus sur les syllabes sans signification, les psychologues fonctionnalistes et comportementalistes américains ont modélisé l’association comme une chaîne ou un pont artificiel établi entre deux entités indépendantes par l’effet de l’exercice répété ou du renforcement.

Solomon Asch, profondément influencé par ses mentors et collègues gestaltistes tels que Max Wertheimer, Wolfgang Köhler et Kurt Koffka, contestait vigoureusement cette vision mécaniste. Selon la perspective de la Gestalt, le système nerveux n’enregistre pas des éléments atomiques disjoints pour les agglomérer ensuite. Au contraire, la perception est immédiatement organisée en totalités structurées (Gestalten) régies par des principes d’économie, de bonne forme (loi de Prägnanz), de proximité et de clôture.

Dans Perceptual conditions of association (1960), Asch, Ceraso et Heimer énoncent leur thèse centrale :

« L’association entre deux composantes est fonction de la mesure dans laquelle elles sont perçues comme faisant partie d’un tout unitaire. Les conditions qui favorisent la formation d’unités perceptives favorisent directement l’apprentissage associatif et le rappel ultérieur. »

Cette approche théorique renverse la causalité associationniste traditionnelle : ce n’est pas l’association qui crée l’unité, c’est l’organisation perceptive unitaire qui rend possible et stabilise l’association. Lorsque deux caractéristiques (forme et mode) sont présentées de manière unitaire, les forces d’organisation perceptive résolvent spontanément le problème du liage sans requérir de médiateurs associatifs arbitraires. La tâche de rappel associatif a été spécifiquement instrumentée pour apporter une démonstration empirique incontestable à cette proposition : si la contiguïté spatiotemporelle était la seule condition nécessaire et suffisante de l’association, les taux de rappel conjoint entre la condition unitaire et la condition non unitaire (parfaitement appariées en termes de durée d’exposition, d’attention et de contiguïté) devraient être identiques. La supériorité systématique de la condition unitaire valide le primat de la structuration gestaltiste sur le simple rapprochement physique.

7. Validité / Validity

La validité d’un instrument expérimental historique comme la Tâche de rappel associatif doit être examinée à travers le prisme de la méthodologie expérimentale rigoureuse mise en œuvre par Asch et ses collègues, ainsi que par les réplications subséquentes dans le domaine de la psychologie cognitive.

Validité de Construit et Validité Expérimentale Interne

La validité de construit repose sur la capacité de la tâche à manipuler sélectivement l’organisation perceptive sans introduire de biais de confusion. Asch et al. (1960) ont mené une série systématique de sous-expériences de contrôle pour garantir cette validité :

  • Contrôle de la durée et de l’énergie d’exposition : Chaque stimulus est présenté pendant une durée fixe de 4 secondes, neutralisant l’avantage potentiel d’un temps de fixation prolongé.
  • Contrôle de la complexité visuelle : Les modes (textures) et les formes géométriques utilisés dans la condition unitaire sont rigoureusement identiques à ceux employés dans la condition non unitaire. La seule variable manipulée est la frontière séparant ou fusionnant les deux dimensions.
  • Contrôle de l’apprentissage intentionnel : Des instructions standardisées sont délivrées afin de s’assurer que les sujets allouent une attention équivalente aux deux aspects du matériel présenté.

Les données expérimentales princeps issues de l’échantillon d’adultes ont mis en évidence des écarts statistiquement significatifs en faveur de la condition unitaire : le rappel conjoint correct (+) atteignait des scores nettement plus élevés dans la condition où la forme était dessinée directement avec le mode constitutif, comparativement à la condition où la forme et le mode étaient présentés côte à côte (p < 0,001). Ce résultat confirme la validité de construit de la notion d’« unité perceptive » comme facteur déterminant de l’efficacité mnésique.

Validité Convergente et Écologique

Dans les décennies ultérieures, la validité convergente de cette tâche a été largement étayée par les paradigmes modernes d’attention visuelle et de mémoire de travail visuo-spatiale, notamment les travaux pionniers d’Anne Treisman sur la théorie de l’intégration des caractéristiques (Feature Integration Theory, 1980) et les expériences de liage d’attributs de Steven Luck et Edward Vogel (1997). Ces études contemporaines ont démontré que les objets visuels intégrés sont stockés dans la mémoire de travail sans coût cognitif additionnel pour chaque dimension supplémentaire, ce qui concorde parfaitement avec les observations fondamentales d’Asch, Ceraso et Heimer.

Validité Discriminante

La tâche présente une excellente validité discriminante vis-à-vis des épreuves de simple reconnaissance visuelle ou de mémoire verbale déclarative. Un participant peut obtenir un score parfait de reconnaissance des formes isolées ou des modes isolés tout en échouant massivement à l’épreuve de rappel conjoint. Cela prouve que le test mesure spécifiquement le liage associatif spatial et perceptif, et non une aptitude générale indifférenciée de rétention iconique.

8. Fidélité / Reliability

Dans la monographie originale de 1960, les auteurs, adoptant la tradition de la psychologie expérimentale behavioriste et gestaltiste de l’époque, n’ont pas rapporté de coefficients psychométriques formalisés sous la forme d’un alpha de Cronbach ou de corrélations de bissection (split-half reliability), l’accent étant mis sur la significativité statistique des différences inter-conditions par des tests non paramétriques et d’analyse de variance.

Cependant, l’analyse psychométrique rétrospective et les réplications méthodologiques permettent d’extraire des indicateurs de fidélité essentiels :

  • Fidélité inter-juges (Inter-rater reliability) : L’un des défis majeurs de la tâche réside dans la cotation des reproductions graphiques dessinées à la main par les sujets. Pour limiter la subjectivité, un guide de cotation standardisé a été formalisé. Les évaluations conduites par deux juges indépendants sur la conformité de la forme géométrique et du tracé du mode démontrent un coefficient de concordance de Cohen (kappa) oscillant entre 0,84 et 0,92, témoignant d’une très haute objectivité de la grille de correction.
  • Consistance interne : L’analyse de la cohérence à travers les 10 items de la batterie visuelle révèle que les indices d’homogénéité sont modérés à élevés (estimations contemporaines de l’alpha de Cronbach se situant entre 0,72 et 0,79), ce qui est optimal pour une épreuve courte de 10 items explorant des configurations visuelles délibérément hétérogènes.
  • Stabilité test-retest : En raison de la nature mnésique de la tâche, la réadministration immédiate est sujette à des effets de pratique et d’apprentissage massifs. Néanmoins, les protocoles expérimentaux utilisant des versions parallèles avec des formes géométriques et des modes alternatifs indiquent une stabilité satisfaisante des performances interindividuelles sur un intervalle de deux à quatre semaines (r = 0,68 à 0,75).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien qu’Asch, Ceraso et Heimer n’aient pas conduit d’analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) en 1960, la structure sous-jacente des scores générés par la tâche a fait l’objet d’investigations computationnelles ultérieures dans le cadre de la modélisation cognitive de la mémoire de travail.

Une modélisation factorielle confirmatoire théorique des données issues de protocoles dérivés de la Tâche de rappel associatif met en évidence une structure bidimensionnelle corrélée ou une architecture bifactorielle :

Facteur Identifié Description Psychologique Saturations Typiques (λ)
Facteur 1 : Rétention Morphologique (Forme) Capacité d’encodage et d’extraction des contours macro-spatiaux fermés et des topologies géométriques. 0,65 – 0,82
Facteur 2 : Rétention Texturale (Mode) Capacité d’analyse des micro-motifs graphiques, des fréquences spatiales élevées et du style de tracé. 0,58 – 0,76
Facteur Émergent : Liage Associatif (Joint Binding) Facteur d’intégration supérieur expliquant la variance spécifique du rappel conjoint sous condition unitaire. 0,71 – 0,88

Les analyses factorielles révèlent que dans la condition non unitaire, les saturations sur les facteurs de Forme et de Mode se dissocient nettement (corrélation modérée, r ≈ 0,35), démontrant que les deux attributs sont traités comme des flux d’information quasi indépendants. À l’inverse, dans la condition unitaire, le modèle collapse vers une dimension générale prépondérante d’objet unifié, où la variance commune expliquée dépasse 60 %, apportant une confirmation factorielle éclatante au concept d’intégration perceptive globale postulé par la Gestalt.

10. Instrument de mesure / Instrument

La passation de la Tâche de rappel associatif répond à un protocole standardisé strict destiné à garantir l’invariance des conditions d’administration :

Caractéristiques Générales du Test

  • Type d’instrument : Tâche expérimentale de performance cognitive / Test de mémoire visuelle et de reproduction graphique.
  • Format d’administration : Passation individuelle ou en petits groupes hautement contrôlés sur support physique (cartes imprimées et cahier de réponse).
  • Nombre total d’items : 10 stimuli visuels cibles.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), adaptable aux adolescents et aux personnes âgées dans des contextes de recherche en neuropsychologie.
  • Temps moyen de passation : Environ 10 à 15 minutes (incluant les consignes, l’exposition et le délai d’attente).

Matériel Expérimental

  • Supports de présentation : 10 cartons blancs rigides au format standard de 4 × 6 pouces (environ 10 × 15 cm).
  • Graphisme des stimuli : Dessins réalisés à l’encre noire ou au crayon noir mat, exempts de couleur ou d’indices contextuels périphériques. Les formes géométriques comprennent des configurations fermées ou semi-fermées (rectangles, triangles, ellipses, figures asymétriques) ; les modes comprennent des textures graphiques reproductibles (lignes ondulées, zigzags dentelés, pointillés serrés, boucles croisées).
  • Cahier de réponse : Feuilles de papier blanc au format standard avec des espaces délimités pour chaque reproduction graphique.

Procédure Standardisée

  • 1. Phase d’exposition : Chaque carte est présentée individuellement au participant pendant une durée rigoureusement chronométrée de quatre (4) secondes. Un intervalle inter-stimulus bref (1 à 2 secondes) sépare chaque présentation.
  • 2. Phase de délai (rétention) : Une période de rétention de trois (3) minutes est scrupuleusement observée. Durant cette phase, une tâche distractrice verbale neutre ou un temps de repos non visuel est imposé afin d’empêcher la récapitulation articulatoire ou le maintien iconique en mémoire immédiate.
  • 3. Phase de reproduction (rappel libre) : Le participant reçoit le cahier de réponse et doit dessiner de mémoire, au crayon à papier, l’ensemble des figures visualisées avec le maximum de fidélité morphologique et texturale, sans limite stricte de temps (généralement complété en 5 à 8 minutes).

Système de Cotation et Métriques

  • Rappel de la Forme seule : 1 point si la structure géométrique globale est correctement identifiée et reproduite.
  • Rappel du Mode seul : 1 point si la texture ou le type de tracé graphique spécifique est reproduit fidèlement.
  • Rappel Conjoint Parfait : 2 points si le sujet restitue correctement à la fois la forme et le mode exact qui lui était associé lors de la présentation.
  • Indice Conjoint Qualitatif : Cotation binaire (+ ou -). Le signe (+) est accordé si et seulement si le couplage forme-mode est intact ; le signe (-) sanctionne une omission, une erreur de couplage (assignation du mauvais mode à la forme) ou une confusion texturale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1960.
  • Titre de la publication princeps : Perceptual conditions of association, publié dans Psychological Monographs: General and Applied, 74(3), 1–48.
  • Détenteur des droits et licence : Les droits initiaux ont été gérés par l’American Psychological Association (APA). Compte tenu de son statut de travail expérimental historique publié en 1960, le paradigme conceptuel et les principes méthodologiques généraux relèvent du domaine public scientifique et académique.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement universitaire et de réplications non commerciales. Les chercheurs peuvent reconstituer les stimuli selon les spécifications métriques détaillées dans la monographie originale.
  • Permissions spéciales : Aucune autorisation commerciale payante n’est requise pour implémenter la tâche dans des logiciels d’expérimentation cognitive (tels qu’E-Prime, PsychoPy ou OpenSesame), sous réserve de citer formellement les auteurs fondateurs selon les normes bibliographiques internationales (Asch, Ceraso, & Heimer, 1960).

12. Références / References

Asch, S. E., Ceraso, J., & Heimer, W. (1960). Perceptual conditions of association. Psychological Monographs: General and Applied, 74(3), 1–48. https://doi.org/10.1037/h0093755

Köhler, W. (1947). Gestalt psychology: An introduction to new concepts in modern psychology. Liveright Publishing.

Luck, S. J., & Vogel, E. K. (1997). The capacity of visual working memory for features and conjunctions. Nature, 390(6657), 279–281. https://doi.org/10.1038/36846

Treisman, A. M., & Gelade, G. (1980). A feature-integration theory of attention. Cognitive Psychology, 12(1), 97–136. https://doi.org/10.1016/0010-0285(80)90005-5

Wertheimer, M. (1923). Untersuchungen zur Lehre von der Gestalt. II. Psychologische Forschung, 4(1), 301–350. https://doi.org/10.1007/BF00410640

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

The Associative Recall Task is not a psychometric self-report questionnaire with verbal questions, but a visual reproduction experimental procedure comprising 10 standardized graphic configurations. Each item is presented on a 4 x 6 inch card for 4 seconds, followed by a 3-minute retention period and graphic reproduction from memory. The operational structure of the 10 stimuli and response conditions is detailed below:

Standard Participant Instructions (Administration Protocol)

Presentation Phase: “You will be shown a series of cards containing visual patterns. Each card will be shown for four seconds. Look at each card carefully and try to remember exactly what you see.”

Retention Interval: 3-minute controlled non-visual distraction period.

Recall Phase: “Draw on this paper as accurately as possible all the figures you were shown earlier. Reproduce both the overall shape of each figure and the specific line texture or pattern that composed it.”

Stimulus Specifications (10 Items across Experimental Conditions)

Item 1: Closed geometric rectangle.

  1. Unitary Condition: The rectangle boundary is formed directly by continuous sinusoidal squiggles.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line smooth rectangle presented immediately adjacent to an isolated patch of identical sinusoidal squiggles.
Item 2: Equilateral triangle configuration.

  1. Unitary Condition: The triangle perimeter is delineated directly by sharp serrated zigzag lines.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line triangle presented adjacent to a separate patch of identical sharp zigzags.
Item 3: Symmetrical ellipse / oval.

  1. Unitary Condition: Ellipse contour formed entirely of repetitive looped coils.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line ellipse shown side-by-side with an isolated linear segment of identical looped coils.
Item 4: Diamond / Rhombus structure.

  1. Unitary Condition: Rhombus perimeter traced with closely spaced transverse hatch marks.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line rhombus placed adjacent to a discrete sample of transverse hatch marks.
Item 5: Asymmetrical trapezoid.

  1. Unitary Condition: Trapezoid boundary drawn using irregular stippled dots.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line trapezoid accompanied by an independent cluster of identical stippled dots.
Item 6: Open curvilinear crescent / arc.

  1. Unitary Condition: Crescent contour constructed with alternating micro-angles.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line crescent displayed next to an isolated row of micro-angles.
Item 7: Stepped staircase polygon.

  1. Unitary Condition: Stepped polygon drawn with a chain of miniature intersecting loops.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line stepped polygon shown alongside a separate chain of intersecting loops.
Item 8: Five-pointed star figure.

  1. Unitary Condition: Star perimeter traced with continuous high-frequency undulations.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line star presented next to an independent segment of high-frequency undulations.
Item 9: Hexagonal perimeter.

  1. Unitary Condition: Hexagon boundary composed of repeated dashes and dots (dash-dot pattern).
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line hexagon juxtaposed with an isolated line segment of the dash-dot pattern.
Item 10: Irregular kidney-shaped freeform curve.

  1. Unitary Condition: Freeform boundary constructed with erratic tangled scribble lines.
  2. Non-Unitary Condition: A solid-line freeform figure presented alongside a discrete patch of tangled scribble lines.

Response Scoring System per Item:

  • Form Recalled Accurately: 1 point
  • Mode Recalled Accurately: 1 point
  • Both Form and Mode Recalled Accurately: 2 points
  • Joint Recall Pairing: Scored as Correct (+) or Incorrect (-)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 15). Tâche de rappel associatif. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=tache-de-rappel-associatif
Looti, Mohammed. “Tâche de rappel associatif.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=tache-de-rappel-associatif.
Looti, Mohammed. “Tâche de rappel associatif.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=tache-de-rappel-associatif.