Style de résolution de conflits

Découvrez l’échelle du style de résolution de conflits (CRSS-A) de Slaby, Guerra et Flewelling : un outil psychométrique éprouvé évaluant l’agressivité verbale et physique chez les adolescents face aux provocations.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’évaluation des modalités selon lesquelles les individus appréhendent et régulent les tensions interpersonnelles constitue un axe fondamental de la psychologie du développement, de la psychologie clinique et de la criminologie. L’échelle du Style de résolution de conflits (Conflict Resolution Style Scale), et tout particulièrement sa sous-échelle d’agressivité (Conflict Resolution Style Scale – Aggression Subscale, CRSS-A), a été initialement conçue par Ronald G. Slaby et Nancy G. Guerra (1988) avant d’être enrichie et révisée par Flewelling et ses collaborateurs (1993). Cet instrument d’auto-évaluation s’appuie sur une méthodologie de scénarios hypothétiques (ou vignettes situationnelles) pour mesurer la propension des adolescents, en particulier des garçons âgés de 12 à 16 ans, à mobiliser des réponses comportementales agressives (verbales et physiques) face à des situations conflictuelles aiguës.

L’instrument se compose de cinq scénarios standardisés contextualisant des conflits typiques de la vie quotidienne des jeunes (bousculade dans une file d’attente, provocations verbales, bagarre entre pairs, rivalités amoureuses). Pour chaque vignette, les répondants doivent indiquer toutes les conduites qu’ils adopteraient parmi une liste de cinq options prédéfinies reflétant diverses stratégies de régulation : l’agression verbale, la recherche d’information ou négociation, l’évitement passif, l’affirmation de soi constructive et l’agression physique directe. Le score d’agressivité est obtenu en sommant les choix d’options agressives verbales et physiques, avec des échelles de score variant de 1 à 5 ou de 1 à 10 selon le modèle de cotation retenu.

Sur le plan psychométrique, le CRSS-A présente une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,84 selon les populations étudiées, ainsi qu’une excellente validité prédictive et discriminante, différenciant nettement les adolescents antisociaux ou incarcérés des adolescents tout-venant. L’échelle met en lumière le rôle central des processus de traitement de l’information sociale et des biais d’attribution d’intention hostile dans l’émergence des conduites violentes.

2. Mots-clés / Keywords

Résolution de conflits, agressivité verbale, agressivité physique, comportement antisocial, traitement de l’information sociale, médiateurs cognitifs, adolescence, délinquance juvénile, psychométrie, évaluation comportementale, prise de décision sociale, biais d’attribution hostile.

3. Auteurs / Authors

L’élaboration initiale du paradigme d’évaluation des réponses de résolution de conflits chez les adolescents délinquants est attribuée aux travaux fondateurs de :

  • Ronald G. Slaby, Ph.D. : Chercheur émérite et psychologue du développement, affilié au Center for Health Communication de la Harvard School of Public Health et à l’Education Development Center (EDC), Newton, Massachusetts, États-Unis. Ses travaux portent sur la prévention de la violence, le développement moral et l’impact des médias sur les conduites agressives.
  • Nancy G. Guerra, Ed.D. : Professeure émérite en sciences psychologiques et cérébrales, affiliée à l’Université de Californie à Riverside (UC Riverside) et à l’Université du Delaware, États-Unis. Experte internationale en matière de prévention de la délinquance juvénile et de développement sociocognitif chez les enfants et adolescents à risque.

Des adaptations et ajouts substantiels d’items (notamment les scénarios 4 et 5 portant sur les relations amoureuses et de couple) ont été réalisés par :

  • Robert L. Flewelling, Ph.D. : Épidémiologiste et statisticien, affilié au Research Triangle Institute (RTI International), Research Triangle Park, Caroline du Nord, États-Unis, en collaboration avec les équipes de recherche du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).

4. Objectif / Purpose

La finalité première de l’échelle du style de résolution de conflits, sous sa déclinaison axée sur la sous-échelle d’agression, est de quantifier empiriquement la propension d’un individu à sélectionner des alternatives comportementales violentes lorsqu’il est confronté à des provocations, des frustrations ou des conflits interpersonnels. Contrairement aux inventaires de traits généraux d’agressivité qui interrogent les attitudes globales de manière décontextualisée, le CRSS-A situe le répondant au cœur de scènes sociales réalistes nécessitant un arbitrage décisionnel rapide. Cette approche par vignettes permet de sonder directement l’étape de sélection de la réponse dans le modèle de traitement de l’information sociale formulé par Dodge et Crick.

Sur le plan clinique et psychoéducatif, cet outil est principalement utilisé pour :

  • Identifier précocement les adolescents présentant un déficit dans le répertoire des stratégies de résolution pacifique de problèmes et une suractivation des conduites coercitives.
  • Servir de mesure d’évaluation pré- et post-intervention lors du déploiement de programmes d’entraînement aux compétences sociales, de gestion de la colère ou de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) axée sur la prévention de la récidive chez les jeunes placés sous mandat judiciaire.
  • Permettre aux éducateurs et aux psychologues scolaires de poser un diagnostic différentiel entre une agressivité réactive (déclenchée par une mauvaise interprétation d’indices ambigus) et une agressivité proactive ou instrumentale (visant la domination ou le gain matériel/relationnel).

Dans le domaine de la recherche, le CRSS-A constitue un instrument de référence pour disséquer les liens empiriques reliant les distorsions cognitives, les croyances légitimant l’usage de la force et les comportements agressifs réels rapportés par les pairs, les parents ou les autorités judiciaires. Il permet de mesurer de façon sensible l’inflexion des trajectoires de développement antisocial sous l’effet de médiations ciblées.

5. Construit psychologique / Construct

L’architecture théorique générale des styles de résolution de conflits découle historiquement du modèle bidimensionnel de gestion des conflits (souvent formalisé par Blake et Mouton, puis Thomas et Kilmann), qui croise le niveau d’intérêt pour soi (affirmation de soi) et l’intérêt pour autrui (coopération). Bien que la théorie générale délimite cinq styles — l’évitement, la compétition, le compromis, la collaboration et l’accommodation —, l’adaptation opérationnelle de Slaby, Guerra et Flewelling polarise spécifiquement la dimension conflictuelle à travers le prisme de l’agression comportementale chez les jeunes.

L’instrument structure ainsi les réponses possibles autour de cinq grandes typologies fonctionnelles :

  • L’agression verbale : Réponse consistant à infliger un dommage psychologique à autrui par des insultes, menaces ou railleries (ex. « Say something nasty to him » ou « Call him a name »). Cette réponse traduit une extériorisation hostile immédiate et une tentative de rétorsion sans recherche de conciliation.
  • La recherche d’information / Clarification : Comportement sociocognitif constructif orienté vers la compréhension des motivations de l’autre (ex. « Ask him why he pushed you » ou « Find out why your friend and the other kid are fighting »). Cette démarche freine l’escalade émotionnelle et témoigne d’une capacité à suspendre le jugement impulsif.
  • L’évitement / Retrait passif : Stratégie de fuite ou de non-intervention visant à contourner le conflit (ex. « Nothing, just walk away » ou « Go away and let your friend and the other kid fight it out »). Si elle prévient l’affrontement direct, elle peut également refléter un sentiment d’impuissance ou d’inhibition sociale.
  • L’affirmation de soi non violente : Expression claire, posée mais déterminée de ses droits personnels ou d’une limite interpersonnelle sans recours à la violence (ex. « Tell him it’s your place in line » ou « Try to get both of them to calm down and stop fighting »). Elle correspond à la résolution adaptative du conflit par l’assertivité.
  • L’agression physique directe : Utilisation délibérée de la force corporelle pour contraindre, blesser ou neutraliser l’interlocuteur (ex. « Push him out of line », « Hit him » ou « Join your friend fighting against the other kid »). Il s’agit du degré le plus sévère de dysfonctionnement relationnel.

Le score global de la sous-échelle d’agressivité (CRSS-A) isole spécifiquement le cumul des choix d’agression verbale et physique. Une fréquence élevée de sélection de ces options signale une rigidité du répertoire comportemental et une incapacité à inhiber les réponses de représailles au profit de stratégies assertives ou exploratoires.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique du CRSS-A repose au confluent de deux grands courants théoriques de la psychologie contemporaine :

La théorie du traitement de l’information sociale (Social Information Processing)

Développé par Kenneth A. Dodge et enrichi par Nicki R. Crick, ce modèle postule que la conduite d’un individu face à une situation sociale résulte d’une séquence cognitive en plusieurs étapes :

  1. Encodage des indices environnementaux.
  2. Interprétation des indices (attribution d’intentions hostiles ou bénignes).
  3. Clarification des buts (recherche d’affiliation, de justice, ou de domination).
  4. Accès ou génération de réponses potentielles en mémoire à long terme.
  5. Décision et sélection de la réponse la plus adaptée selon les attentes d’efficacité personnelle et les conséquences anticipées.
  6. Mise en acte comportementale.

Dans ce cadre, Slaby et Guerra (1988) ont démontré que les adolescents agresseurs ou délinquants présentent des défaillances critiques aux étapes 4 et 5 : ils génèrent spontanément moins de solutions alternatives non agressives et anticipent de façon erronée que l’agression produira des bénéfices sociaux ou de statut sans entraîner de représailles graves.

La théorie sociocognitive et l’apprentissage social

Inspirée des travaux d’Albert Bandura, la théorie sous-jacente avance que les styles de résolution de conflits ne sont pas des traits immuables, mais des scripts comportementaux internalisés au cours des interactions avec l’environnement familial, les pairs et les modèles culturels. Le recours privilégié à l’agression découle du renforcement continu de ces schémas, associé à des mécanismes de désengagement moral où la victime est dépeinte comme méritant la violence subie.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques du CRSS-A ont été validées à travers diverses investigations psychométriques chez des adolescents en milieu scolaire ordinaire et en institution pénitentiaire juvénile.

Validité de construit et prédictive

Dans l’étude princeps de Slaby et Guerra (1988), l’échelle a été administrée à trois groupes distincts de jeunes : des adolescents délinquants incarcérés pour des actes de violence, des adolescents non délinquants présentant des niveaux élevés d’agressivité signalés par les enseignants, et des adolescents non délinquants faiblement agressifs. Les analyses de variance ont révélé des différences hautement significatives entre ces groupes ($F(2, 69) = 14,82, p < 0,001$). Les adolescents délinquants sélectionnaient significativement plus d’options agressives verbales et physiques que leurs pairs témoins, apportant une preuve déterminante de la validité discriminante de l’outil.

Validité convergente

Le score global d’agression du CRSS-A corrèle positivement et de manière robuste avec d’autres indices validés de comportements perturbateurs et de dispositions agressives :

  • Corrélations significatives ($r$ allant de 0,38 à 0,54, $p < 0,01$) avec l’échelle d’agressivité de Buss et Perry (Buss-Perry Aggression Questionnaire).
  • Corrélations positives avec les mesures de croyances appuyant l’agression (Beliefs Supporting Aggression Scale, $r = 0,46, p < 0,001$).
  • Corrélations négatives avec les mesures d’empathie cognitive et d’aptitude à la prise de perspective d’autrui ($r = -0,32, p < 0,05$).

Dans les travaux menés par Flewelling et al. (1993) pour le CDC américain, l’outil s’est avéré particulièrement sensible pour détecter les variations longitudinales de comportements à risque et les signalements d’altercations physiques en milieu scolaire sur une période de 12 mois.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle du CRSS-A ont fait l’objet de vérifications approfondies dans le cadre des rapports d’évaluation des violences chez les jeunes édités par les Centers for Disease Control and Prevention (Dahlberg et al., 2005) :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) pour l’ensemble des items composant la sous-échelle d’agression se situe entre 0,72 et 0,84 selon les échantillons analysés (garçons scolarisés vs jeunes incarcérés). Compte tenu du format court de l’épreuve (5 vignettes), ces valeurs témoignent d’une bonne homogénéité des réponses sans redondance excessive des scénarios.
  • Fidélité test-retest : Sur un intervalle standard de 3 à 4 semaines en condition neutre, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillent entre 0,68 et 0,76, indiquant une stabilité temporelle satisfaisante des styles préférentiels de résolution de conflits, tout en conservant une plasticité suffisante pour enregistrer les effets d’un programme d’intervention éducative.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur les matrices de corrélation des réponses aux vignettes ont permis d’élucider l’organisation sous-jacente des patrons de décision :

Structure factorielle

L’extraction factorielle en composantes principales avec rotation varimax fait émerger régulièrement une solution à deux facteurs principaux expliquant plus de 55 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Dimension Agressive (Hostile-Coercitive). Ce facteur sature fortement sur les options de rétorsion verbale et d’agression physique (charges factorielles comprises entre 0,62 et 0,81 sur l’ensemble des scénarios). Il reflète la tendance générale à recourir à la coercition pour faire face à l’affrontement.
  • Facteur 2 : Dimension Prosociale / Non-confrontante. Ce facteur regroupe les options d’affirmation constructive de soi, de recherche d’explication et d’évitement pacifique (charges factorielles entre 0,55 et 0,74).

Des analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons élargis d’adolescents (Flewelling et al., 1993) confirment l’adéquation d’un modèle unidimensionnel d’agressivité globale lorsque seules les options hostiles sont cotées, avec des indices d’ajustement respectant les critères psychométriques recommandés ($CFI > 0,93$, $TLI > 0,91$, $RMSEA < 0,06$).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé à passation collective ou individuelle :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation basé sur des scénarios hypothétiques (vignettes situationnelles).
  • Population cible : Garçons adolescents âgés de 12 à 16 ans (adaptable à des cohortes mixtes selon les adaptations de recherche).
  • Nombre de situations : 5 vignettes réalistes décrivant des conflits interpersonnels quotidiens.
  • Format de réponse : Choix multiples avec sélection libre (« check all that apply » – cocher toutes les réponses applicables) parmi 5 options par situation.
  • Modalités de cotation :
    • Pour chaque situation, un point est attribué si le participant sélectionne l’option d’agression verbale (première option de la liste).
    • Un point est attribué si le participant sélectionne l’option d’agression physique (dernière option de la liste).
    • Les options intermédiaires (affirmation pacifique, recherche d’information, évitement) ne sont pas comptabilisées dans le score CRSS-A.
    • Étendue des scores : Le score total d’agression varie de 1 à 10 (si les deux options agressives sont cotées sur 5 vignettes) ou de 1 à 5 (si une cotation dichotomique de présence d’agression par item est adoptée).
  • Interprétation : Un score élevé traduit une forte disposition à la réactivité agressive, une pauvreté des mécanismes de contrôle inhibiteur et un recours privilégié à la violence pour résoudre les conflits relationnels.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1988 (Slaby & Guerra) ; révision et ajout d’items en 1993 (Flewelling et al.).
  • Statut juridique et droits d’auteur : Domaine public / libre de droits pour la recherche et l’usage clinique éducatif non commercial. L’instrument a été officiellement compilé et publié par les agences gouvernementales américaines (Centers for Disease Control and Prevention – CDC).
  • Coût et tarification : Gratuit ($0). Aucun honoraire ni droit d’utilisation commercial n’est requis.
  • Accès au document original : L’outil est disponible dans le recueil officiel du CDC : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (pages 198-199).

12. Références / References

Les sources académiques et empiriques suivantes constituent le socle scientifique de cet instrument :

  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed.). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. Atlanta, GA. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • Dodge, K. A. (1986). A social information processing model of social competence in children. In M. Perlmutter (Ed.), Cognitive perspectives on children’s social and behavioral development (Minnesota Symposia on Child Psychology, Vol. 18, pp. 77–125). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Flewelling, R. L., Paschall, M. J., & Ennett, S. T. (1993). Middle School Conflict Resolution Survey. Research Triangle Institute, Research Triangle Park, NC.
  • Guerra, N. G., & Slaby, R. G. (1990). Evaluative factors in social problem solving by aggressive boys. Journal of Abnormal Child Psychology, 18(3), 269–285. https://doi.org/10.1007/BF00916565
  • Slaby, R. G., & Guerra, N. G. (1988). Cognitive mediators of aggression in adolescent offenders: I. Assessment. Developmental Psychology, 24(4), 580–588. https://doi.org/10.1037/0012-1649.24.4.580

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Imagine that you’re in line for a drink of water. Someone your age comes along and pushes you out of line.
2

You’re walking to the store. Someone your age walks up to you and calls you a name.
3

You see your friend fighting with another boy his age.
4

You see another guy trying to kiss and put his arm around your girlfriend.
5

Suppose that you were with your girlfriend at a party. She was dancing real close and acting sexy‚ but now
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Style de résolution de conflits. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=style-de-resolution-de-conflits
Looti, Mohammed. “Style de résolution de conflits.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=style-de-resolution-de-conflits.
Looti, Mohammed. “Style de résolution de conflits.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=style-de-resolution-de-conflits.