Indice de maturité spirituelle

L’Indice de maturité spirituelle (Spiritual Maturity Index – SMI), développé par Craig W. Ellison en 1984, est une échelle psychométrique de 30 items mesurant la maturité religieuse et spirituelle chrétienne selon une perspective développementale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Indice de maturité spirituelle (en anglais, Spiritual Maturity Index [SMI]), développé initialement par le psychologue Craig W. Ellison en 1984, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour opérationnaliser et mesurer la maturité religieuse et spirituelle selon une perspective développementale chrétienne évangélique. Ancré dans les paradigmes croisés de la psychologie de la religion et du développement de la personnalité, le SMI conceptualise la maturité spirituelle non comme un état statique ou une simple adhésion doctrinale, mais comme un processus continu d’intégration caractérisé par l’autonomie spirituelle, l’engagement existentiel, l’interdépendance relationnelle et l’incarnation quotidienne de vertus éthiques et sacrificielles. L’échelle est composée de 30 items évaluant les attitudes, convictions et comportements spirituels, administrés selon une échelle de réponse de type Likert en six points allant de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree). Parmi ces énoncés, 12 items font l’objet d’une cotation inversée en raison de leur formulation négative. Le score total oscille entre 30 et 180 points, un score élevé témoignant d’une maturité spirituelle supérieure.

Sur le plan psychométrique, le SMI présente une cohérence interne robuste, attestée par des coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,87 et 0,92 au sein d’échantillons universitaires et séminaristes. Les analyses factorielles révèlent de manière constante une structure unifactorielle dominante reflétant l’expression pratique et convictionnelle de la foi personnelle, s’alignant sur le facteur général de religiosité décrit par Gorsuch (1984). Bien que l’instrument présente une validité de contenu et une validité d’apparence élevées pour les populations d’obédience chrétienne, sa validité discriminante vis-à-vis de la célèbre Spiritual Well-Being Scale (SWBS) d’Ellison soulève des interrogations épistémologiques en raison de corrélations substantielles (r = 0,57 à 0,62). Cet article offre un examen critique approfondi des soubassements théoriques, de la structure psychométrique, des limites normatives et des applications de recherche de l’Indice de maturité spirituelle.

2. Mots-clés

Indice de maturité spirituelle, SMI, Craig W. Ellison, psychologie de la religion, maturité religieuse, évaluation psychométrique, bien-être spirituel, développement spirituel, échelle de Likert, autonomie religieuse, engagement de foi, consistance interne.

3. Auteurs

L’Indice de maturité spirituelle a été élaboré par :

  • Craig W. Ellison, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de théologie à l’Alliance Theological Seminary (Nyack, État de New York, États-Unis). Chercheur influent dans le champ de la santé spirituelle et pionnier de l’intégration psychologique et spirituelle contemporaine, il est également le coauteur de l’incontournable Spiritual Well-Being Scale (SWBS). Contact historique : Alliance Theological Seminary, South Highland Avenue, Nyack, NY 10960.
  • Collaborateurs de validation et chercheurs associés : Plusieurs groupes de recherche affiliés au Western Conservative Baptist Seminary (Portland, Oregon) et au Fuller Theological Seminary (Pasadena, Californie) ont activement contribué aux études de réplication et aux thèses doctorales validant l’instrument, notamment Rodney L. Bassett, Raymond L. Bufford, William Buhrow, Neil Boliou, Robert L. Cooper et Keith Mack.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Indice de maturité spirituelle est de fournir une quantification opérationnelle, rigoureuse et standardisée du degré de maturité religieuse et spirituelle atteint par un individu, en appréhendant ce construit comme un processus dynamique, continu et intrinsèquement lié au fonctionnement psychologique global. Dans le contexte de l’essor des recherches empiriques sur la religiosité au début des années 1980, Ellison a identifié un manque critique dans les instruments disponibles : la majorité des outils mesuraient soit l’affiliation institutionnelle externe, soit le bien-être subjectif dérivé des croyances (la composante affective et existentielle), sans évaluer la profondeur structurelle, l’autonomie et l’intégration éthico-comportementale caractéristiques d’une foi mature.

L’instrument a été conçu pour distinguer la véritable « maturité spirituelle » du simple « bien-être spirituel ». Alors que le bien-être spirituel capture un sentiment d’harmonie, de paix intérieure et de satisfaction existentielle dans la relation avec le divin, la maturité spirituelle implique des critères comportementaux et attitudinaux exigeants, tels que :

  • La capacité d’autonomie cognitive et spirituelle, consistant à ne pas faire dépendre sa foi du conformisme social ou de l’approbation institutionnelle ;
  • La résilience psychospirituelle face à la souffrance, permettant d’intégrer les épreuves et les deuils au sein d’une relation solide avec Dieu plutôt que de vivre l’adversité comme un rejet divin ;
  • La disposition au sacrifice personnel et à l’altruisme désintéressé, inspirée de l’idéal éthique de l’amour chrétien (l’amour agapé) ;
  • L’engagement actif dans des disciplines spirituelles individuelles (méditation des textes sacrés, prière introspective) et collectives (communion fraternelle, service communautaire).

Sur le plan des applications, le SMI s’adresse principalement aux chercheurs en psychologie de la religion, aux spécialistes du counseling pastoral, ainsi qu’aux éducateurs au sein des facultés de théologie et des universités confessionnelles. En contexte de recherche, l’outil permet d’explorer les interactions entre maturité spirituelle, santé mentale, fonctionnement de la personnalité, engagement marital et bien-être psychologique. En milieu formatif et clinique, il peut servir de support d’auto-réflexion guidée pour évaluer les points d’ancrage et les vulnérabilités développementales des étudiants en théologie ou des personnes engagées dans une démarche de croissance intérieure.

5. Construit psychologique

Le construit théorique opérationnalisé par l’Indice de maturité spirituelle repose sur une imbrication étroite entre théologie biblique évangélique et postulats de la psychologie du développement. Dans la conceptualisation d’Ellison (1984), la personne spirituellement mature présente des caractéristiques hautement analogues à celles de la maturité psychologique générale : sens aigu de la réalité, créativité quotidienne, sécurité intérieure et capacité d’établir des relations interpersonnelles profondes. Le construit s’articule autour de plusieurs dimensions phénoménologiques interconnectées :

Autonomie spirituelle et internalisation des convictions

Contrairement au croyant immature dont la foi est conventionnelle ou mimétique, l’individu mature ne fonde pas ses convictions sur le simple consensus de son groupe d’appartenance ou sur les structures institutionnelles formelles. L’autonomie spirituelle se manifeste par la capacité à maintenir ses croyances face à l’opposition sociale (Item 4 : « Even if the people around me opposed my Christian convictions, I would still hold fast to them ») et par une indépendance fonctionnelle vis-à-vis des structures ecclésiastiques (Item 1 : « My faith doesn’t primarily depend on the formal church for its vitality »). Cette dimension s’accompagne d’une ouverture intellectuelle aux nouvelles perspectives de foi (Item 6), excluant le dogmatisme rigide et le mépris envers ceux qui pensent différemment (Item 8).

Intégration existentielle et centralité identitaire

La maturité spirituelle exige que la spiritualité ne soit pas cantonnée à un rôle périphérique ou compartimenté du dimanche, mais qu’elle constitue l’axe directeur de l’identité personnelle et des actes de la vie courante. L’individu mature refuse de définir sa valeur primordiale par son statut socio-professionnel (Item 12 : « My identity is determined more by my personal or professional situation… » coté à l’envers). Au contraire, sa proximité avec Dieu et sa volonté de Le servir constituent le fondement même de son existence (Items 13, 20 et 25), influençant directement ses décisions routinières (Item 2).

Interdépendance relationnelle et éthique sacrificielle

Loin de promouvoir un individualisme hermétique, la maturité spirituelle allie affirmation de soi et interdépendance relationnelle authentique. Le sujet est capable de s’investir dans des relations communautaires riches sans s’y dissoudre. Il fait preuve d’altruisme concret, plaçant l’amour du prochain et le modèle sacrificiel du Christ au centre de ses priorités (Items 9, 11 et 23). Cette orientation pro-sociale se traduit par une volonté active de partager ses ressources et ses talents pour l’édification collective (Item 14).

Discipline spirituelle et gestion de l’adversité

Sur le plan comportemental, la maturité implique une fidélité dans les disciplines contemplatives privées (étude biblique approfondie, prière réflexive) représentées par les items 21 et 24. Face aux épreuves et aux souffrances existentielles, l’individu mature ne bascule pas dans l’amertume ou le désespoir spirituel ; il développe une réévaluation cognitive et théologique lui permettant de percevoir l’adversité comme un vecteur de croissance et d’intimité avec le divin (Items 17 et 18).

6. Cadre théorique

L’Indice de maturité spirituelle s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs : la théologie systématique protestante, la théorie de l’orientation religieuse de Gordon Allport et les modèles psychodynamiques et humanistes de la personnalité mature.

La psychologie de la personnalité de Gordon Allport

Le soubassement conceptuel du SMI est fortement tributaire de la distinction séminale établie par Gordon Allport (1950, 1967) entre « religiosité extrinsèque » et « religiosité intrinsèque ». Pour Allport, la religiosité extrinsèque est utilitaire, instrumentale et défensive ; l’individu utilise sa religion pour obtenir un statut social, du réconfort ou de la sécurité. À l’opposé, la religiosité intrinsèque est vécue comme une fin en soi : les croyances sont intériorisées, motivent le comportement quotidien et structurent l’ensemble du champ phénoménologique. Ellison emprunte directement à Allport l’idée qu’une foi mature doit être « heuristique », dynamique, capable de supporter le doute tout en restant profondément engagée.

Les théories du développement de la foi et du jugement moral

Le SMI résonne également avec les travaux contemporains sur le développement de la foi de James W. Fowler (1981) et le développement moral de Lawrence Kohlberg. Dans le modèle de Fowler, le passage de la foi « synthétique-conventionnelle » (stade 3, dépendante du consensus du groupe) à la foi « individuante-réfléchie » (stade 4, caractérisée par une identité personnelle claire et un examen critique des mythes et symboles) illustre précisément le saut développemental mesuré par le SMI à travers ses items d’autonomie et de non-conformisme aveugle.

La psychologie humaniste et la notion de maturité globale

Ellison s’appuie explicitement sur la conception humaniste de l’accomplissement de soi et du fonctionnement optimal formulée par Abraham Maslow et Carl Rogers. La personne spirituellement mature chez Ellison partage les caractéristiques de l’individu actualisé : une perception lucide du réel, une liberté intérieure vis-à-vis des pressions sociales, une capacité d’amour inconditionnel et une forte cohérence éthique interne. Toutefois, Ellison enrichit cette perspective humaniste d’un cadre théologique théocentrique où l’actualisation du potentiel humain n’est pas autarcique, mais dépendante d’une communion intime et transformatrice avec le Créateur.

7. Validité

La validité psychométrique du SMI a fait l’objet de plusieurs investigations empiriques menées entre le milieu des années 1980 et le début des années 1990, révélant à la fois des qualités notables et des limites psychométriques significatives.

Validité de contenu et d’apparence

La validité d’apparence (face validity) de l’instrument est unanimement reconnue comme très élevée au sein des populations chrétiennes évangéliques. Les 30 items reflètent directement et logiquement les comportements, vertus et attitudes valorisés par la théologie néotestamentaire (amour sacrificiel, prière régulière, persévérance dans l’épreuve, fruits de l’Esprit). Les experts consultés lors des premières phases d’élaboration ont confirmé que le domaine comportemental et attitudinal de la maturité était adéquatement échantillonné.

Validité convergente

Les études empiriques montrent de façon systématique des corrélations modérées à fortes entre le SMI et d’autres échelles de religiosité. Dans l’étude inaugurale d’Ellison (1984), une corrélation de r = 0,57 (p < 0,001) a été observée avec la Spiritual Well-Being Scale (SWBS). Ce résultat a été reproduit par Bufford (1984) avec une corrélation de r = 0,62, puis corroboré par Boliou, Chapman et Davis (1987), Cooper (1987) et Mack et al. (1987). Le SMI présente également de fortes corrélations positives avec les échelles mesurant l’orientation religieuse intrinsèque d’Allport et Ross (1967).

Validité discriminante et critique du construit

C’est au niveau de la validité discriminante que le SMI suscite le plus de réserves dans la littérature psychométrique. L’ampleur des corrélations partagées avec la SWBS (expliquant près de 35 à 40 % de la variance commune) suggère que l’échelle peine à capturer une dimension de maturité nettement distincte du bien-être spirituel général. Dans leur étude comparative de plusieurs échelles de maturité chrétienne, Bassett et al. (1991) soulignent que le SMI échoue à isoler un construit spécifique et tend plutôt à saturer sur un facteur global d’engagement religieux personnel, confirmant les mises en garde de Gorsuch (1984) selon lesquelles la majorité des échelles religieuses mesurent principalement un facteur unifié d’approbation et d’attitude religieuse positive.

Validité de groupes connus

Buhrow et al. (1987) ont examiné la capacité du SMI à discriminer des groupes aux profils théologiques distincts. Leurs résultats ont montré que l’instrument différenciait significativement les individus déclarant une adhésion personnelle et salvifique (« professant le Christ comme Sauveur personnel ») de ceux qui adhéraient uniquement aux préceptes moraux (« suivants des enseignements du Christ »), ces derniers obtenant des scores inférieurs. En revanche, aucune différence significative selon le sexe n’a été mise en évidence.

8. Fidélité

Les données psychométriques relatives à la fidélité de l’Indice de maturité spirituelle indiquent un niveau d’homogénéité interne remarquable, bien que les données temporelles demeurent incomplètes.

Cohérence interne

La consistance interne des 30 items du SMI a été évaluée à travers divers échantillons d’adultes et d’étudiants :

  • Buhrow, Calkins, Haws et Rost (1987) ont obtenu un coefficient alpha de Cronbach de 0,87 auprès d’un échantillon de 117 étudiants provenant de trois séminaires théologiques évangéliques.
  • Bassett et al. (1991) ont rapporté un coefficient alpha de Cronbach exceptionnellement élevé de 0,92 auprès d’une cohorte combinée d’étudiants protestants et catholiques.

Ces coefficients dépassent largement le seuil standard de 0,80 recommandé pour la recherche fondamentale et suggèrent que les énoncés convergent vers une dimension évaluative sous-jacente hautement cohérente.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle de l’instrument demeure une faiblesse majeure dans la littérature publiée. Buhrow et al. (1987) avaient prévu une procédure de test-retest à six mois d’intervalle sur un sous-échantillon d’étudiants en théologie ; néanmoins, les coefficients de corrélation intraclasse ou de Pearson correspondants n’ont jamais été divulgués dans le rapport final de recherche. À ce jour, la stabilité longitudinale du SMI n’a pas été rigoureusement démontrée par des données chiffrées accessibles, ce qui invite à la prudence lors de son utilisation dans des protocoles expérimentaux pré-test / post-test.

9. Analyse factorielle

Les investigations psychométriques fondées sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) ont apporté un éclairage fondamental sur l’architecture dimensionnelle du SMI.

Prédominance d’un facteur général

Bien que le SMI ait été théoriquement conceptualisé par Ellison autour de multiples facettes (autonomie, interdépendance, centralité identitaire, dévotion privée, tolérance, altruisme), l’ensemble des études factorielles menées sur l’instrument conclut à l’existence d’un facteur dominant unique expliquant la majeure partie de la variance commune. L’analyse conjointe d’items réalisée par Bassett et al. (1991), qui associait les items du SMI à ceux de plusieurs autres échelles de religiosité, a confirmé la présence d’un facteur robuste d’engagement religieux personnel, interprété comme la manifestation concrète des croyances dans la vie personnelle.

Saturations et dynamique des items inversés

Les items évaluant la dévotion intime, la priorité accordée à Dieu dans l’existence et l’amour sacrificiel (notamment les items 2, 11, 13, 20 et 25) présentent les saturations factorielles positives les plus élevées (> 0,60). À l’inverse, plusieurs analyses factorielles exploratoires non publiées (Boliou, 1988 ; Cooper, 1987) ont révélé que les 12 items inversés (par exemple l’item 5 sur la dépendance envers les autres chrétiens ou l’item 9 sur la priorité accordée à ses propres besoins) avaient tendance à se regrouper sur un artefact de méthode lié à la négation syntaxique plutôt qu’à former un construit théorique substantiel distinct.

Ces données confirment l’hypothèse formulée par Richard L. Gorsuch (1984), selon laquelle les instruments d’auto-évaluation dans le domaine religieux captent quasi inévitablement une variance de second ordre massive assimilable à une attitude pro-religieuse globale, masquant les subdivisions théoriques plus subtiles sans un raffinement minutieux des descripteurs comportementaux.

10. Instrument de mesure

L’Indice de maturité spirituelle est un questionnaire psychométrique d’auto-évaluation standardisé. Ses caractéristiques opérationnelles se résument comme suit :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation (self-report inventory) sur support papier-crayon ou administrable numériquement.
  • Durée de passation : Environ 8 à 10 minutes. L’instrument est conçu pour être direct et facile d’accès.
  • Nombre d’items : 30 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert à 6 points sans point neutre médian, conçue pour forcer un positionnement graduel :
    • SA = Strongly Agree (Fortement d’accord) — coté 6 (ou 1 pour les items inversés)
    • MA = Moderately Agree (Modérément d’accord) — coté 5 (ou 2 pour les items inversés)
    • A = Agree (D’accord) — coté 4 (ou 3 pour les items inversés)
    • D = Disagree (En désaccord) — coté 3 (ou 4 pour les items inversés)
    • MD = Moderately Disagree (Modérément en désaccord) — coté 2 (ou 5 pour les items inversés)
    • SD = Strongly Disagree (Fortement en désaccord) — coté 1 (ou 6 pour les items inversés)
  • Cotation et inversion : Le score d’un item va de 1 à 6, les valeurs les plus hautes indiquant une plus grande maturité spirituelle. Dix-huit items sont cotés directement (1, 2, 4, 6, 7, 11, 13, 16, 17, 19, 20, 22, 23, 25, 26, 27, 28, 30). Douze items comportent une formulation négative et font l’objet d’une inversion stricte de cotation (Items 3, 5, 8, 9, 10, 12, 14, 15, 18, 21, 24, 29). Pour ces items inversés : SA = 1, MA = 2, A = 3, D = 4, MD = 5, SD = 6.
  • Score total : Le score global s’obtient par la somme arithmétique des 30 items. Il s’étend de 30 à 180 points. Un score plus élevé indique un niveau de maturité spirituelle auto-rapportée plus élevé.
  • Contrôle des biais de réponse : L’instrument ne comporte pas d’échelle de mensonge (lie scale) ni de sous-échelle de désirabilité sociale intégrée. Les consignes introductives stipulent explicitement qu’il n’y a pas de « bonne » réponse et exhortent le répondant à la franchise pour neutraliser les biais de présentation de soi favorable.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de création originale : 1984 (manuscrit non publié, Alliance Theological Seminary).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Droits détenus par l’auteur, Craig W. Ellison, Ph.D.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’instrument a été diffusé à des fins de recherche académique et théologique sans visée commerciale. Les chercheurs souhaitant administrer le SMI sont encouragés à se référer aux publications sources ou à solliciter l’autorisation auprès des ayants droit académiques de l’Alliance Theological Seminary.
  • Tarifs : Aucun tarif commercial officiel n’est requis pour une utilisation académique ou pastorale non lucrative. L’échelle ne dispose pas d’un manuel commercialisé par un éditeur de tests formel (tel que Pearson ou PAR).
  • Statut normatif : Il n’existe pas de manuel standardisé fournissant des tables de conversion en percentiles, scores z ou scores T basées sur un échantillon représentatif de la population générale. Les données descriptives disponibles proviennent exclusivement d’échantillons de convenance (séminaristes, assemblées chrétiennes évangéliques, étudiants d’universités chrétiennes).

12. Références

Les travaux scientifiques et références psychométriques clés documentant l’Indice de maturité spirituelle comprennent :

  • Allport, G. W. (1950). The Individual and His Religion: A Psychological Interpretation. Macmillan.
  • Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
  • Barker, G., DeWitt, J., Godwin, A., & Spotts, S. (1987). A construct validity study of the SMI: A systematic replication (Unpublished manuscript). Western Conservative Baptist Seminary, Portland, OR.
  • Bassett, R., Camplin, W., Humphrey, D., Dorr, C., Biggs, S., Distaffen, R., Doxtator, I., Flaherty, M., Hunsberger, P., Poage, R., & Thompson, H. (1991). Measuring Christian maturity: A comparison of several scales. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 84–93. https://doi.org/10.1177/009164719101900109
  • Boliou, N. (1988). Spiritual maturity: A review of construct and research (Unpublished manuscript). Western Conservative Baptist Seminary, Portland, OR.
  • Boliou, N., Chapman, S., & Davis, K. (1987). An empirical examination of the Spiritual Maturity Index and Spiritual Well-being Scale in an Evangelical church population (Unpublished manuscript). Western Conservative Baptist Seminary, Portland, OR.
  • Bressem, M. R. (1986). The relationship between individual differences in imaginal abilities, Christian imaginal frequency, and Christian spirituality (Doctoral dissertation, Western Conservative Baptist Seminary). Dissertation Abstracts International, 48(12), 3714B.
  • Bufford, R. K. (1984, April). Empirical correlates of Spiritual Well-Being and Spiritual Maturity Scales. Paper presented at the annual meeting of the Christian Association for Psychological Studies, Dallas, TX.
  • Buhrow, W., Calkins, P., Haws, J., & Rost, K. (1987). The Spiritual Maturity Index: A study of reliability and validity (Unpublished manuscript). Alliance Theological Seminary, Nyack, NY.
  • Colwell, J. C. (1986). A correlational study of self-concept and spirituality in seminarians (Doctoral dissertation, Western Conservative Baptist Seminary). Dissertation Abstracts International, 47(11), 4645B.
  • Cooper, R. L. (1987). An empirical examination of the construct validity of the Spiritual Maturity Index (Doctoral dissertation, Western Conservative Baptist Seminary). Dissertation Abstracts International, 47, 4645B. (UMI No. 87-04712)
  • Davis, W., Longfellow, D., Moody, A., & Moynihan, W. (1987). Spiritual Maturity Index: Construct Validation (Unpublished manuscript). Western Conservative Baptist Seminary, Portland, OR.
  • Ellison, C. W. (1984). Personality, religious orientation, and spiritual well-being (Unpublished manuscript). Alliance Theological Seminary, Nyack, NY.
  • Fowler, J. W. (1981). Stages of Faith: The Psychology of Human Development and the Quest for Meaning. Harper & Row.
  • Gorsuch, R. L. (1984). Measurement: The boon and bane of investigating religion. American Psychologist, 39(3), 228–236. https://doi.org/10.1037/0003-066X.39.3.228
  • Mack, K., Stone, K., Renfroe, W., & Lloyd, K. (1987). Spiritual well-being and maturity construct (Unpublished manuscript). Western Conservative Baptist Seminary, Portland, OR.
  • McPherson, S. E. (1990). Studies in optimal religious functioning, personality traits, religious orientation, and spiritual maturity (Doctoral dissertation, Fuller Theological Seminary). Dissertation Abstracts International, 49(12), 3757A.
  • Pramann, R. F., Jr. (1987). Commitment to spouse and God: The relationship among measures of marital commitment and spiritual maturity (Doctoral dissertation, Western Conservative Baptist Seminary). Dissertation Abstracts International, 48(12), 3717B.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please circle the choice that best indicates the extent of your agreement or dis­ agreement with each of the following statements. Please note that there is no "right" response; your response should honestly describe your personal experience. Do not choose an answer that would make you look "spiritual" if it is not true of yourself. All responses will be confi­dential; please do not put your name on the questionnaire.
1

My faith doesn't primarily depend on the formal church for its vitality.
2

The way I do things from day to day is often affected by my relationship with God.
3

I seldom find myself thinking about God and spiritual matters during each day. (R)
4

Even if the people around me opposed my Christian convictions, I would still hold fast to them.
5

The encouragement and example of other Christians is essential for me to keep on living for Jesus. (R)
6

I feel like I need to be open to consider new insights and truths about my faith.
7

I am convinced that the way I believe spiritually is the right way.
8

People that don't believe the way that I do about spiritual truths are hard-hearted. (R)
9

I feel that a Christian needs to take care of his or her own needs first in order to help oth­ ers. (R)
10

My faith doesn't seem to give me a definite purpose in my daily life. (R)
11

I find that following Christ's example of sacrificial love is one of my most important goals.
12

My identity (who I am) is determined more by my personal or professional situation than by my relationship with God. (R)
13

Walking closely with God is the greatest joy in my life.
14

I feel that identifying and using my spiritual gifts is not really important. (R)
15

I don't seem to be able to live in such a way that my life is characterized by the fruits of the Spirit. (R)
16

When my life is done, I feel like only those things that I've done, as part of following Christ will matter.
17

I believe that God has used the most "negative" or difficult times in my life to draw me closer to Him.
18

I feel like God has let me down in some of the things that have happened to me. (R)
19

I have chosen to forego various gains when they have detracted from my spiritual wit- ness or violated spiritual principles.
20

Giving myself to God regardless of what happens to me is my highest calling in my life.
21

I don't regularly study the Bible in depth on my own. (R)
22

I actively look for opportunities to share my faith with non-Christians.
23

My relationships with others are guided by my desire to express the love of Christ.
24

I don't regularly have times of deep communion with God in personal (private) prayer. (R)
25

More than anything else in life I want to know God intimately and to serve Him.
26

Worship and fellowship with other believers is a significant part of my Christian life.
27

It seems like I am experiencing more of God's presence in my daily life than I have previously.
28

I feel like I am becoming more Christ-like.
29

I seem to have less consistent victories over temptation than I used to. (R)
30

On the whole, my relationship with God is alive and growing.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Indice de maturité spirituelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=spiritual-maturity-index-smi
Looti, Mohammed. “Indice de maturité spirituelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=spiritual-maturity-index-smi.
Looti, Mohammed. “Indice de maturité spirituelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=spiritual-maturity-index-smi.