Questionnaire d’activité sexuelle

Analyse psychométrique détaillée du Sexual Activity Questionnaire (SAQ) développé par E. Sandra Byers : modélisation de l’initiation sexuelle, du refus, fidélité dyadique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’activité sexuelle (Sexual Activity Questionnaire [SAQ]), élaboré initialement par la professeure E. Sandra Byers et ses collaboratrices (Byers & Heinlein, 1989 ; O’Sullivan & Byers, 1992 ; Eno, 1994), constitue un dispositif d’auto-observation comportementale et longitudinale (méthode de daily diary ou auto-surveillance) conçu pour évaluer la séquence interactive menant aux interactions sexuelles ou à leur évitement au sein des couples. Contrairement aux inventaires rétrospectifs traditionnels qui évaluent la sexualité sur des périodes étendues (plusieurs mois ou années) et qui demeurent fortement vulnérables aux biais de mémoire, le SAQ capture la dynamique temporelle, comportementale et communicationnelle immédiate des épisodes intimes au jour le jour.

L’instrument examine méticuleusement l’ensemble des étapes de la séquence comportementale : l’initiative sexuelle (survenue, émetteur masculin ou féminin), la réaction initiale immédiate du partenaire non-initiateur (intérêt ou désintérêt), l’évitement ou la considération cognitive non suivie d’acte, ainsi que les comportements verbaux et non verbaux spécifiques mobilisés pour initier et répondre. Le SAQ comporte trois parties interconnectées : la Partie I (carnet de bord quotidien rempli sur une semaine consignant les occurrences quotidiennes d’initiations et de renonciations), la Partie II (analyse détaillée du premier épisode hebdomadaire marqué par une réaction initiale de refus ou de désintérêt) et la Partie III (analyse approfondie du premier épisode hebdomadaire caractérisé par un accord ou un intérêt mutuel d’emblée). Il comprend également une grille d’évaluation comportementale spécifique listant 22 tactiques d’initiation réparties en cinq dimensions conceptuelles.

Les propriétés psychométriques du SAQ attestent d’une remarquable fidélité inter-juges pour le codage qualitatif des réponses ouvertes (accords moyens variant de 0,86 à 0,87), d’une excellente concordance inter-partenaires au sein des dyades (0,75 pour les initiations et 0,90 pour la nature de la réponse), et d’un niveau de certitude subjective élevé chez les répondants. Sa validité de construit et sa validité de critère sont corroborées par des associations théoriquement cohérentes avec la satisfaction maritale, la satisfaction sexuelle, l’ajustement dyadique, la durée relationnelle et l’âge des partenaires. Le SAQ s’avère un outil fondamental tant pour la recherche expérimentale et observationnelle en sexologie et en psychologie sociale que pour l’évaluation clinique des dysfonctions érotiques et des discordances de désir au sein du couple.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire d’activité sexuelle, SAQ, E. Sandra Byers, initiation sexuelle, refus sexuel, dynamique de couple, auto-observation quotidienne, scripts sexuels, communication conjugale, satisfaction sexuelle, négociation dyadique, psychométrie sexologique.

3. Auteurs / Authors

Le Sexual Activity Questionnaire a été conçu et développé au sein du Département de psychologie de l’Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton, Nouveau-Brunswick, Canada) par :

  • E. Sandra Byers, Ph.D. : Professeure émérite et chercheuse principale au Département de psychologie de l’Université du Nouveau-Brunswick. Spécialiste de renommée internationale en psychologie clinique, sexologie et relations interpersonnelles, ancienne directrice du Centre de recherche sur les relations interpersonnelles (Muriel McQueen Fergusson Centre). Courriel institutionnel : [email protected].
  • Lisa Heinlein, M.A. : Collaboratrice de recherche lors de l’étude princeps fondatrice de 1989 à l’Université du Nouveau-Brunswick, spécialisée dans l’étude des modèles dyadiques d’interaction intime chez les couples hétérosexuels mariés et cohabitants.
  • Lucia F. O’Sullivan, Ph.D. : Co-auteure des adaptations de l’échelle pour les couples non cohabitants et les partenaires fréquentant l’université (1992), professeure de psychologie et titulaire de chaires de recherche sur la santé sexuelle des adolescents et des jeunes adultes.
  • R. Eno, Ph.D. : Auteur de travaux doctoraux approfondis (1994) sous la direction de Byers portant sur la fidélité dyadique inter-partenaires et la validation croisée du SAQ dans les relations à long terme.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire d’activité sexuelle est de modéliser, de quantifier et de déconstruire la séquence phénoménologique et interactionnelle qui préside à la survenue d’un contact intime ou à son interruption au sein des couples. Historiquement, la recherche quantitative en sexologie s’appuyait de manière prédominante sur des estimations globales et rétrospectives (par exemple : « Au cours des six derniers mois, combien de fois par semaine avez-vous eu des rapports sexuels ? »). Ces paradigmes rétrospectifs présentent des failles méthodologiques majeures, notamment le biais de rappel, la désirabilité sociale et l’incapacité radicale à documenter la microstructure comportementale des échanges conjugaux.

Le SAQ a été expressément formulé pour combler cette lacune grâce à une approche d’auto-surveillance prospective au jour le jour (daily event monitoring). Il vise à répondre à quatre grandes questions empiriques et théoriques :

  • Qui prend l’initiative et par quels canaux ? L’instrument détermine quel partenaire engage l’interaction érotique, la fréquence relative des initiatives masculines et féminines, ainsi que la nature des signaux mobilisés (signaux verbaux directs ou indirects, manifestations physiques non génitales, modifications de l’environnement, sollicitations posturales ou gestuelles).
  • Quelle est la trajectoire de la réaction immédiate ? Le SAQ isole la réaction initiale du non-initiateur (acceptation immédiate, réticence, refus explicite ou négociation) en la distinguant rigoureusement du résultat final. Cette distinction est cruciale sur le plan clinique, car de nombreux rapports sexuels débutent par une divergence initiale qui est ensuite régulée par le dialogue ou la séduction, tandis que d’autres avortent prématurément.
  • Comment les désaccords sont-ils négociés et résolus ? Dans les situations où le partenaire sollicité manifeste initialement un désintérêt, le SAQ mesure la durée du désaccord en minutes, les arguments ou motifs invoqués (fatigue, indisponibilité temporelle, contrariété émotionnelle, douleur physique), les modes de résolution retenus et le niveau de satisfaction cognitive et affective des deux membres du couple à l’égard de cette issue.
  • Que se passe-t-il lorsque l’impulsion n’est pas exprimée ? L’un des apports les plus novateurs du SAQ réside dans sa capacité à capter les « initiatives avortées » ou les désirs silencieux : les jours où aucune interaction sexuelle n’a été enclenchée, le répondant doit indiquer s’il a songé à initier un contact et spécifier les raisons précises de son autocensure ou de son renoncement (crainte du rejet, perception de la fatigue de l’autre, stress personnel, rancœur non résolue).

Sur le plan des applications cliniques, le SAQ est un puissant outil diagnostique en thérapie de couple et en thérapie sexuelle. Il permet au clinicien de dépasser le discours rationnalisé des patients pour observer les distorsions communicationnelles réelles : asymétrie marquée dans l’effort d’initiation, prédominance d’indices non verbaux ambigus induisant des malentendus, rigidité des scripts de refus ou insatisfaction chronique liée aux concessions sexuelles non désirées mais consenties. En recherche, il a permis de renouveler la compréhension des stéréotypes de genre relatifs aux rôles d’initiateur et de régulateur (gatekeeper) au sein des relations amoureuses hétérosexuelles et de même sexe.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique opérationnalisé par le SAQ est le processus séquentiel de communication et d’interaction sexuelle dyadique. Selon le modèle développé par Byers et Heinlein (1989), l’activité sexuelle n’est pas un événement binaire et spontané, mais l’aboutissement contingent d’un processus transactionnel régulé par des facteurs individuels (désir, bien-être psychologique, satisfaction) et des dynamiques interactives (rôles de genre, réceptivité du partenaire, résolution de conflit). Ce construit se subdivise en plusieurs composantes structurelles interconnectées :

1. L’initiation comportementale et ses modalités expressives

L’initiation est définie opérationnellement comme toute communication verbale ou non verbale émise par un individu pour signaler à son partenaire son désir d’engager une activité sexuelle, à un moment où aucune activité sexuelle n’était préalablement en cours. Le SAQ opérationnalise ce construit à travers une typologie de 22 comportements concrets que le modèle synthétise en cinq macro-catégories :

  • Initiation verbale directe : déclarations explicites et univoques du désir sexuel (« Veux-tu faire l’amour ? »).
  • Indices verbaux ambigus ou indirects : allusions érotiques, métaphores intimes, utilisation de surnoms affectueux ou de codes langagiers convenus au sein du couple, compliments sur l’apparence physique.
  • Contact physique affectif ou préliminaire : caresses, massages, enlacements, baisers prolongés, rapprochement physique spatial sans composante génitale explicite immédiate.
  • Indices sexuels explicites : caresses intimes des zones génitales ou des seins, dénudement de son propre corps ou du corps du partenaire, exposition à des stimuli érotiques.
  • Mouvements et postures suggestives : regards insistants, modification du ton de la voix, aménagement de l’atmosphère ambiante (tamisage de l’éclairage, musique d’ambiance), attitudes corporelles évocatrices.

2. La réactivité dyadique et le refus interactif

Ce construit mesure la réponse du partenaire sollicité. L’accent est mis sur la discontinuité temporelle potentielle entre la première réaction et le comportement final. Les réponses négatives sont classifiées selon des catégories qualitatives rigoureuses : l’absence de réponse verbale, le refus catégorique sans justification, le refus motivé par un facteur physique (céphalée, épuisement, douleur), le refus justifié par des contraintes temporelles ou environnementales, et le refus articulé autour de l’humeur ou d’une tension relationnelle. Sur le plan non verbal, le refus varie du maintien d’une proximité physique sans engagement génital jusqu’au recul physique explicite ou à l’interruption des gestes de l’initiateur.

3. La régulation du conflit et la conformité sexuelle

Lorsqu’un désaccord émerge (désir d’un côté, indisponibilité de l’autre), le SAQ évalue le construit de résolution dyadique du désaccord. Il explore si la divergence a débouché sur l’arrêt définitif des avances, sur une négociation verbale constructive ou sur une participation sexuelle consenting mais non initialement désirée (phénomène de conformité sexuelle ou de concession érotique). Le temps de négociation et la satisfaction relative à ce processus capturent l’efficacité communicationnelle du couple.

4. Le désir inhibé ou l’initiative latente

Le questionnaire isole un construit psychologique fréquemment ignoré par les outils d’évaluation : l’impulsion sexuelle non extériorisée. Cette dimension évalue la prévalence des situations où un partenaire ressent une motivation intime à engager une relation mais choisit délibérément de s’abstenir, fournissant une fenêtre d’observation unique sur l’anticipation cognitive du rejet, la sensibilité au contexte interpersonnel et l’autocensure.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le Sexual Activity Questionnaire s’ancre à la croisée de plusieurs courants fondamentaux de la psychologie sociale, de la psychologie comportementale et de la sexologie scientifique contemporaine :

La théorie des scripts sexuels (Gagnon & Simon, 1973)

Le cadre théorique prééminent du SAQ est la théorie des scripts sexuels développée par les sociologues et psychologues John Gagnon et William Simon. Selon cette théorie, les interactions intimes ne sont pas de simples décharges pulsionnelles biologiques mais des conduites hautement organisées et guidées par des représentations socioculturelles intériorisées. Ces scripts opèrent à trois niveaux :

  • Les scripts culturels : les normes collectives définissant qui doit initier l’activité sexuelle (historiquement l’homme dans la culture hétéronormative occidentale) et qui doit réguler l’accès érotique (historiquement la femme en position de « sentinelle » ou gatekeeper).
  • Les scripts interpersonnels : l’adaptation de ces rôles généraux aux dynamiques communicationnelles d’un couple particulier, se traduisant par des rituels, des métaphores verbales et des gestes codifiés partagés.
  • Les scripts intrapsychiques : la production cognitive interne de fantasmes, de désirs et d’anticipations qui motivent ou freinent le passage à l’acte.

Byers et ses collaboratrices (O’Sullivan & Byers, 1992) ont mobilisé le SAQ pour tester empiriquement dans quelle mesure les couples modernes maintiennent ou subvertissent ces scripts traditionnels. Les données recueillies via l’instrument ont magistralement démontré que, bien que les hommes conservent une probabilité statistique plus élevée d’initiation directe, les femmes assument une part considérable d’initiations indirectes et de contre-initiations, contestant la rigidité des modèles antérieurs.

La théorie de l’interdépendance et du choix social (Thibaut & Kelley, 1959)

Le cadre conceptuel du SAQ est également redevable à la théorie de l’échange social et à la théorie de l’interdépendance. Une négociation intime représente une matrice de contingence comportementale dans laquelle les bénéfices (plaisir, intimité, validation narcissique) sont mis en balance avec les coûts perçus (fatigue, risque d’un refus blessant, conflit conjugal). La décision d’un partenaire de céder à une demande ou, inversement, d’accepter un refus sans rancœur illustre parfaitement les mécanismes de coordination dyadique et de mutualité des récompenses.

Le modèle intégratif de l’initiation et du refus sexuels de Byers et Heinlein (1989)

Dans leur article séminal, Byers et Heinlein ont articulé un modèle théorique à deux étages :

  1. Facteurs d’arrière-plan distaux : durée de la relation, degré d’institutionnalisation (rencontres occasionnelles, cohabitation, mariage), satisfaction conjugale générale et satisfaction sexuelle de base.
  2. Variables proximales de la situation : contexte spatial (chambre à coucher vs pièce commune), activités partagées préalables (conversation intime, télévision, dispute), clarté des messages verbaux et non verbaux, et état physiologique immédiat.

Le SAQ fonctionne comme l’outil d’opérationnalisation directe de ce modèle intégratif, permettant d’étudier comment les variables distales modulent la micro-communication proximale.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité du Sexual Activity Questionnaire s’est appuyée sur des critères méthodologiques rigoureux dans des contextes conjugaux variés (couples cohabitants, mariés et étudiants en relations de fréquentation).

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit du SAQ est attestée par des corrélations empiriques robustes et théoriquement concordantes mises en évidence par Byers et Heinlein (1989) :

  • Fréquence des initiations et satisfaction relationnelle : Les participants rapportant les niveaux les plus élevés d’ajustement dyadique (mesuré via l’échelle de Spanier) et de satisfaction sexuelle globale ont significativement rapporté un nombre supérieur d’initiations sexuelles hebdomadaires.
  • Âge et durée relationnelle : Conformément aux prédictions sociologiques, les individus plus jeunes et ceux engagés dans des unions plus récentes présentaient des fréquences d’initiation significativement plus élevées que les couples de longue durée.
  • Taux de refus et détresse conjugale : Lorsque le volume brut d’initiations est contrôlé statistiquement, une proportion accrue de réactions négatives (refus) chez le non-initiateur est fortement corrélée à une diminution du plaisir sexuel subjectif, à une satisfaction sexuelle dégradée et à un niveau inférieur d’harmonie conjugale chez les deux partenaires.
  • Fréquence de la considération sans passage à l’acte : Les individus engagés dans des relations prolongées, ainsi que ceux rapportant un plaisir sexuel féminin moindre et une satisfaction sexuelle globale réduite, présentaient des taux significativement plus élevés d’initiations envisagées mais avortées, confirmant la validité du construit de retenue érotique face à un partenaire perçu comme non réceptif.

Validité prédictive et validité écologique

Dans l’investigation menée par O’Sullivan et Byers (1992) auprès de couples universitaires, le SAQ a démontré une remarquable validité prédictive : les étudiants engagés dans des relations exclusives et régulières ou ayant eu un nombre élevé de rendez-vous dans le mois précédant l’étude rapportaient un taux d’initiations sexuelles significativement supérieur à celui des individus engagés dans des rencontres occasionnelles.

Par ailleurs, Eno (1994) a établi la validité convergente du SAQ en comparant les données issues du suivi quotidien sur sept jours avec les mesures rétrospectives des mêmes comportements effectuées la semaine antérieure. Une corrélation positive très significative a été démontrée entre les estimations rétrospectives de fréquence et les données consignées au jour le jour (r moyen = 0,71), attestant de la cohérence interne des patrons comportementaux tout en mettant en lumière la granularité supérieure de l’auto-surveillance.

8. Fidélité / Reliability

En raison de la nature spécifique du SAQ — qui constitue une procédure d’auto-surveillance événementielle (event-based diary) et non un inventaire psychométrique statique de traits à échelle Likert fermée —, la fidélité de l’instrument a été rigoureusement démontrée à travers trois méthodologies complémentaires : la fidélité inter-juges, la concordance inter-partenaires (fidélité dyadique) et la certitude introspective déclarée.

Fidélité inter-juges du codage qualitatif

Le SAQ sollicite des descriptions ouvertes détaillées portant sur la localisation spatiale de l’initiation, les activités préalables, les paroles prononcées et les comportements moteurs émis lors de la sollicitation et du refus. Ces descriptions narratives font l’objet d’un codage systématique selon une grille préétablie :

  • Dans l’étude princeps de Byers et Heinlein (1989), l’accord inter-juges moyen pour le codage de l’ensemble des questions ouvertes a atteint un coefficient de concordance de 0,86.
  • Dans la recherche d’O’Sullivan et Byers (1992), l’accord moyen entre évaluateurs indépendants était de 0,87, démontrant une stabilité exceptionnelle des critères de catégorisation thématique du discours érotique.

Concordance dyadique inter-partenaires

L’évaluation la plus rigoureuse de la fidélité d’un instrument de carnet de bord intime réside dans le calcul de la concordance entre les deux membres du même couple, remplissant indépendamment leur carnet chaque soir sans se consulter. Eno (1994) a examiné les protocoles de 36 couples hétérosexuels cohabitants :

  • Le taux d’accord inter-conjoints moyen relatif à la survenue et à l’auteur de l’initiation sexuelle s’est élevé à 0,75.
  • Le taux d’accord moyen concernant la nature de la réponse initiale du partenaire (intérêt vs désintérêt) a atteint la valeur remarquable de 0,90.

Ces données confirment que le SAQ mesure des événements objectifs réels avec un niveau minimal de distorsion perceptive entre conjoints.

Indice de certitude et précision de rappel

À l’issue de chaque rapport d’épisode, les répondants sont invités à auto-évaluer le degré de certitude qu’ils accordent à l’exactitude de leurs réponses sur une échelle de confiance en six points (allant de 1 = très incertain à 6 = très certain). Byers et Heinlein (1989) ont rapporté un score moyen de certitude de 5,5 / 6,0. O’Sullivan et Byers (1992) ont relevé une moyenne de 5,2 / 6,0 chez des jeunes adultes, confirmant que le paradigme de collecte immédiate minimise drastiquement l’incertitude mnésique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le Questionnaire d’activité sexuelle n’est pas structuré sous la forme d’un test psychométrique unidimensionnel continu destiné à produire une note brute globale sommative. Par conséquent, les postulats d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) classique sur l’ensemble de l’outil ne s’appliquent pas directement à son architecture séquentielle globale. En revanche, des analyses factorielles exploratoires et des analyses de regroupement catégoriel ont été appliquées à la composante centrale de l’instrument : la liste des 22 comportements d’initiation sexuelle.

Structure dimensionnelle des tactiques d’initiation

Lors de la conception du protocole et de sa standardisation, Byers et ses collègues ont soumis les 22 items comportementaux décrivant la manifestation du désir à des analyses de réduction des données conceptuelles et empiriques. Cette démarche a mis en lumière cinq regroupements comportementaux distincts et stables, reproduits à travers les études portant sur les couples cohabitants et les couples en phase de fréquentation (Byers & Heinlein, 1989 ; O’Sullivan & Byers, 1992) :

  • Dimension 1 : Initiation verbale explicite (Direct Verbal Initiation)
    Cette composante regroupe les énoncés dénués d’ambiguïté par lesquels l’initiateur formule formellement son intention érotique (par exemple : demande directe, déclaration de sensations désirantes). Ces items présentent des saturations conceptuelles primaires sur un facteur d’assertivité érotique.
  • Dimension 2 : Indices verbaux ambigus (Ambiguous Verbal Cues)
    Ce facteur rassemble les conduites langagières périphériques destinées à sonder la réceptivité du partenaire sans s’exposer directement au rejet : utilisation de surnoms intimes, allusions détournées au sexe, compliments physiques, recours à des expressions codées connues exclusivement du partenaire.
  • Dimension 3 : Contact physique et affection tactile (Physical Contact)
    Ce facteur englobe les comportements de proximité corporelle non génitale : baisers prolongés, caresses du visage ou des cheveux, massages du dos ou des épaules, étreintes et blottissements (cuddling), rapprochement spatial ciblé.
  • Dimension 4 : Indices sexuels explicites et génitaux (Sexual Cues)
    Cette composante capture l’engagement tactile direct vers les zones érogènes primaires : caresses et baisers des seins, effleurement direct des organes génitaux de l’homme ou de la femme, retrait partiel ou total des vêtements, manipulation corporelle audacieuse.
  • Dimension 5 : Mise en scène environnementale et postures suggestives (Suggestive Movements and Actions)
    Ce groupe factoriel réunit les conduites non verbales d’aménagement contextuel : création d’une ambiance feutrée (modulation de la lumière, sélection musicale), utilisation d’un regard soutenu ou suggestif, adoption de postures corporelles allongées ou lascives, partage d’une boisson alcoolisée ou exposition conjointe à du matériel érotique.

Cette typologie factorielle en cinq axes présente l’avantage considérable de permettre aux chercheurs de quantifier des scores différentiels d’assertivité, de subtilité et de modalité tactile pour chaque partenaire, facilitant la comparaison statistique multivariée des profils d’interaction sexuelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Sexual Activity Questionnaire (SAQ) se caractérise par une architecture psychométrique rigoureuse en trois parties, combinant carnet de bord quotidien (daily log), questions à choix multiples, échelles de satisfaction et questions descriptives ouvertes codées :

  • Type d’instrument : Dispositif d’auto-surveillance comportementale quotidienne (self-monitoring daily diary) et analyse d’incidents critiques.
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle sur support papier (traditionnellement codé par couleur : Partie I neutre, Partie II sur papier bleu, Partie III sur papier jaune) ou informatisée via journal de bord électronique sécurisé.
  • Population cible : Adultes engagés dans une relation de couple (couples mariés, cohabitants ou partenaires non cohabitants en fréquentation régulière). Conçu à l’origine pour les couples hétérosexuels, il s’adapte sans difficulté aux couples de même sexe.
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes par jour pour la Partie I ; approximativement 10 minutes pour le remplissage exhaustif des Parties II et III lors de la survenue des épisodes critiques.
  • Structure de l’outil :
    • Partie I (Journal hebdomadaire) : 7 lignes d’enregistrement quotidien évaluant : (a) survenue d’une initiation sexuelle (Oui / Non), (b) initiateur (Homme / Femme), (c) réaction initiale immédiate du partenaire non-initiateur (Intéressé / Non intéressé), et (d) en l’absence d’initiation, considération éventuelle d’initier (Oui / Non) et justification écrite du renoncement.
    • Partie II (Feuillets bleus – Premier épisode avec réponse initiale de désintérêt) : 14 questions détaillées examinant le contexte spatial, les activités préalables, les comportements verbaux et moteurs précis de l’initiateur et du partenaire, la durée du désaccord (en minutes), le mode de résolution du conflit, la satisfaction relative à l’initiation et à la résolution (échelle Likert en 5 points : Très satisfait, Satisfait, Neutre, Insatisfait, Très insatisfait), la liste des 22 comportements d’initiation mobilisés, les conduites sexuelles finalement engagées le cas échéant, la durée de l’acte intime, le plaisir subjectif propre et estimé pour le partenaire (échelle en 6 points : Extrêmement désagréable à Extrêmement agréable), et la certitude de rappel (échelle en 6 points : Très incertain à Très certain).
    • Partie III (Feuillets jaunes – Premier épisode avec intérêt mutuel immédiat) : 11 questions parallèles à la Partie II évaluant le contexte, les comportements verbaux/non verbaux d’amorce et de réceptivité, la satisfaction, la sélection parmi les 22 comportements d’initiation, le répertoire d’actes sexuels engagés, la durée, le plaisir évalué et la confiance dans les réponses.
    • Module complémentaire pour partenaires en fréquentation (Dating Version) : Variables relatives au type d’engagement, au nombre de sorties antérieures, au désir romantique personnel avant et après le rendez-vous, et à la perception du désir amoureux éprouvé par l’autre.
  • Mode de cotation :
    • Indices de fréquence brute hebdomadaire : nombre d’initiations totales, taux d’initiations masculines vs féminines, proportion d’initiations acceptées d’emblée vs refusées, fréquence des initiatives latentes non exprimées.
    • Scores d’adhésion aux tactiques d’initiation : calcul de la prévalence des 5 catégories factorielles (verbale directe, verbale ambiguë, contact physique, indices sexuels, mouvements suggestifs).
    • Scores dimensionnels d’agrément et de satisfaction : moyennes numériques calculées sur les échelles de Likert associées aux épisodes résolus.
    • Codage catégoriel standardisé des verbatim qualitatifs pour les variables de localisation, d’activités antérieures, d’arguments de refus et de techniques de négociation.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1989 (version pour couples mariés et cohabitants par Byers et Heinlein) ; adaptations publiées en 1992 (version pour partenaires en fréquentation par O’Sullivan et Byers) et 1994 (travaux de validation d’Eno).
  • Propriétaire des droits d’auteur : E. Sandra Byers, Ph.D., Department of Psychology, University of New Brunswick, ainsi que la Society for the Scientific Study of Sexuality (éditrice du Journal of Sex Research).
  • Statut d’utilisation et politique de tarification : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et clinique non commerciale. Aucune redevance financière n’est exigée pour les projets universitaires indépendants.
  • Procédure de demande d’autorisation : Les chercheurs et thérapeutes souhaitant utiliser l’outil complet, ses versions adaptées pour personnes de même sexe ou ses manuels de codage qualitatif doivent adresser une requête formelle à l’auteure principale :
    Dr. E. Sandra Byers
    Department of Psychology, University of New Brunswick
    Fredericton, NB, Canada E3B 6E4
    Courriel institutionnel : [email protected]

12. Références / References

Les références ci-dessous constituent le corpus théorique, méthodologique et empirique fondateur du Sexual Activity Questionnaire, documentées conformément aux normes de l’American Psychological Association (APA, 7e éd.) :

  • Byers, E. S., & Heinlein, L. (1989). Predicting initiations and refusals of sexual activity in married and cohabiting heterosexual couples. The Journal of Sex Research, 26(2), 210–231. https://doi.org/10.1080/00224498909551507
  • Eno, R. (1994). Factors related to sexual initiations and responses to initiations within long-term heterosexual relationships (Thèse de doctorat inédite). University of New Brunswick, Fredericton, Canada.
  • Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
  • O’Sullivan, L. F., & Byers, E. S. (1992). College students’ incorporation of initiator and restrictor roles in sexual dating interactions. The Journal of Sex Research, 29(3), 435–446. https://doi.org/10.1080/00224499209551656
  • Spanier, G. B. (1976). Measuring dyadic adjustment: New scales for assessing the quality of marriage and similar dyads. Journal of Marriage and the Family, 38(1), 15–28. https://doi.org/10.2307/350547
  • Thibaut, J. W., & Kelley, H. H. (1959). The social psychology of groups. John Wiley & Sons.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions and Definitions

Instructions: We are interested in learning more about how couples initiate sexual activities, and how their partners respond to these initiations. By initiation of sexual activities, we mean any word and/or action that one person uses to indicate his or her interest in engaging in sexual activities, at a point in time when the couple is not engaging in any sexual activities. Notice that we are interested in initiations, whether or not any sexual activity results from the initiation. For example, one person may initiate sexual interactions by complimenting his or her partner on his or her looks or using a code phrase that the partner knows indicates sexual interest. Other examples of initiations would be if one person moved closer to their partner or if one person loosened or removed some of his or her own or the partner’s clothing. We are interested in the initiation of all levels of sexual activity from kissing (if you consider it a sexual activity and not an expression of affection) to intercourse.

Please complete the attached questionnaire on a daily basis for one week. It is divided into 3 parts.

Part I. Part I of the questionnaire asks you to indicate, for each day of that particular week, whether either you or your partner initiated sexual activity. You are also asked to indicate for each « initiation » who initiated the sexual activity, and whether the noninitiator’s first response was interest or disinterest in sex. By first response we mean the first thing he or she said or did in response to the initiation. In some cases, the noninitiator’s first response might not be the same as their response a few seconds or minutes later. If sexual activity was not initiated by either partner on that day, please indicate whether you considered initiating and your reasons for not doing so. Further instructions for filling out this part of the questionnaire are on the questionnaire itself.

Part II. Fill in Part II of the questionnaire (the blue sheets) for the first occasion (if any) in that week on which sex was initiated, and the noninitiator’s first response was that he or she was not interested. If no such initiation occurred in your relationship that week, leave this part of the questionnaire blank.

Part III. Fill in Part III of the questionnaire (the yellow sheets) for the first occasion (if any) in that week on which sex was initiated, and the noninitiator’s first response was that he or she was interested in sex—that is, when both partners were interested from the outset. If no such initiation occurred that week, leave this part of the questionnaire blank.

Since it is easy to forget the specifics of any particular communication or interaction, it is important that you complete Parts II and III of the questionnaire as soon as possible after the initiation occurs. Try to be as accurate as possible in completing the questionnaire.

Definitions:
Sexual Activity: Any activity of a sexual (as opposed to purely affectionate) nature. Thus, this can include anything from kissing and touching to sexual intercourse. « SEX » is not necessarily intercourse.
Initiation: Any communication (verbal or nonverbal) of a « desire » to participate in sexual activity. Sexual activity may or may not follow.


Sexual Initiation Questionnaire – Part I

For each day of the week, please indicate the following (see Instruction Sheet for definitions):

  1. Whether sexual activity was initiated.
  2. If sexual activity was initiated, indicate whether it was initiated by you or by your partner (male or female). Then indicate what the first response was of the noninitiator. That is, if sex was initiated by you, indicate what your partner’s first response was; if sex was initiated by your partner, indicate what your first response was.
  3. If neither you nor your partner initiated sex on that day, indicate if you considered initiating sex but did not do so. If you did change your mind, indicate the reasons for doing so. If sex initiated If sex not initiated

Daily Record Protocol (Repeat for each day: Day 1 through Day 7):

Date and day of week: ______________________

If sex initiated:

Was sex initiated?   [   ] yes     [   ] no

By whom?   [   ] woman     [   ] man

Noninitiator’s first response:   [   ] interested     [   ] uninterested

If sex not initiated:

Did you consider initiating?   [   ] yes     [   ] no

If yes, why didn’t you initiate? ____________________________________________________

The first of these days on which either you or your partner initiated sex and found that the noninitiator was initially not interested was ___________________ (write in day of the week). Please fill in Part II of the questionnaire on the blue paper for this occasion.

The first of these days on which either you or your partner initiated sex and found that the noninitiator was initially interested was ___________________ (write in day of the week). Please fill in Part III of the questionnaire on the yellow paper for this occasion.


Part II (Blue Paper)

Complete Questions 1–14 (blue paper) if either you or your partner initiated sexual activity and the first response of the noninitiator was that he or she was not interested.

1. At the time of the initiation, where were you and your partner (e.g., in the kitchen of our home)?

Response: _________________________________________________________________

2. Briefly describe the main thing(s) you and your partner were doing prior to the initiation (e.g. reading, talking).

Response: _________________________________________________________________

3. The initiator indicated a desire for sexual activity by:

saying: _________________________________________________________________
doing: _________________________________________________________________

4. The noninitiator responded to the initiator’s initial advances by:

saying: _________________________________________________________________
doing: _________________________________________________________________

5. The initiator then responded to this reaction by:

saying: _________________________________________________________________
doing: _________________________________________________________________

6. How long did the disagreement continue?

__________ minutes

7. How was the disagreement resolved?

Response: _________________________________________________________________

8. (a) How satisfied are you with how sexual activity was initiated?

[   ] very satisfied
[   ] satisfied
[   ] neutral
[   ] dissatisfied
[   ] very dissatisfied
(b) Why? _________________________________________________________________

9. (a) Overall, how satisfied are you with how the disagreement was resolved?

[   ] very satisfied
[   ] satisfied
[   ] neutral
[   ] dissatisfied
[   ] very dissatisfied
(b) Why? _________________________________________________________________

10. What behaviors did the initiator use to demonstrate a desire for sexual activities? (Check all that apply.)

[   ] asked directly
[   ] used some code words with which the partner was familiar
[   ] used pet names
[   ] used more eye contact
[   ] removed or loosened clothing
[   ] played with partner’s hair
[   ] lay down
[   ] changed tone of voice
[   ] made indirect talk of sex
[   ] set mood atmosphere (music, lighting, etc.)
[   ] touched partner/date
[   ] massaged or stroked
[   ] snuggled or cuddled
[   ] played games or light « rough-housing »
[   ] kissed partner/date
[   ] shared a drink
[   ] moved closer
[   ] talked about the relationship
[   ] used « suggestive » body movements or postures
[   ] made compliments
[   ] used some force
[   ] allowed hand to wander
[   ] looked at sexual material
[   ] others: _______________________

11. If you did engage in sexual activities at that time:

Why did the person who was initially not interested decide to have sex?
Response: _________________________________________________________________

Which behaviors did you and your partner engage in at that time (check all that apply)?

[   ] hugging, cuddling
[   ] kissing
[   ] necking
[   ] fondling or kissing breast
[   ] fondling woman’s genitals
[   ] fondling man’s genitals
[   ] oral-genital stimulation
[   ] coitus
[   ] other (please specify): _________

About how long did you and your partner spend in sexual activity at that time? __________ minutes

How enjoyable was this occasion of love-making for you?

[   ] extremely unpleasant
[   ] moderately unpleasant
[   ] slightly unpleasant
[   ] slightly pleasant
[   ] moderately pleasant
[   ] extremely pleasant

How enjoyable do you think this occasion of love-making was for your partner?

[   ] extremely unpleasant
[   ] moderately unpleasant
[   ] slightly unpleasant
[   ] slightly pleasant
[   ] moderately pleasant
[   ] extremely pleasant

12. If you did not engage in sexual activity at that time:

Was sex initiated again later that day?   [   ] yes     [   ] no
If yes, by whom?   [   ] the man     [   ] the woman     [   ] mutual consent

13. If there is any additional information that would help us to understand the situation that you described above, please provide it:

Response: _________________________________________________________________

14. How confident are you that your responses are accurate?

[   ] very unsure
[   ] moderately unsure
[   ] slightly unsure
[   ] slightly sure
[   ] moderately sure
[   ] very sure


Part III (Yellow Paper)

Complete Questions 15–25 (yellow paper) if either you or your partner initiated sexual activity and the first response of the noninitiator was that he or she was interested.

15. At the time of the initiation, where were you and your partner (e.g., in the kitchen of our home)?

Response: _________________________________________________________________

16. Briefly describe the main thing(s) you and your partner were doing prior to the initiation (e.g. reading, talking).

Response: _________________________________________________________________

17. The initiator indicated a desire for sexual activity by:

saying: _________________________________________________________________
doing: _________________________________________________________________

18. The noninitiator responded to the initiator’s initial advances by:

saying: _________________________________________________________________
doing: _________________________________________________________________

19. (a) How satisfied are you with how sexual activity was initiated?

[   ] very satisfied
[   ] satisfied
[   ] neutral
[   ] dissatisfied
[   ] very dissatisfied
(b) Why? _________________________________________________________________

20. What behaviors did the initiator use to demonstrate a desire for sexual activities? (Check all that apply.)

[   ] asked directly
[   ] used some code words with which the partner was familiar
[   ] used pet names
[   ] used more eye contact
[   ] removed or loosened clothing
[   ] played with partner’s hair
[   ] lay down
[   ] changed tone of voice
[   ] made indirect talk of sex
[   ] set mood atmosphere (music, lighting, etc.)
[   ] touched partner/date
[   ] massaged or stroked
[   ] snuggled or cuddled
[   ] played games or light « rough-housing »
[   ] kissed partner/date
[   ] shared a drink
[   ] moved closer
[   ] talked about the relationship
[   ] used « suggestive » body movements or postures
[   ] made compliments
[   ] used some force
[   ] allowed hand to wander
[   ] looked at sexual material
[   ] others: _______________________

21. Did you and your partner engage in sexual activity at that time?

[   ] yes     [   ] no

22. If you did have sex at that time, which sexual behaviors did you and your partner engage in (check all that apply)?

[   ] hugging, cuddling
[   ] kissing
[   ] necking
[   ] fondling or kissing breast
[   ] fondling woman’s genitals
[   ] fondling man’s genitals
[   ] oral-genital stimulation
[   ] coitus
[   ] others (please specify): _________

About how long did you and your partner spend in sexual activity at that time: __________ minutes

How enjoyable was this occasion of love-making for you?

[   ] extremely unpleasant
[   ] moderately unpleasant
[   ] slightly unpleasant
[   ] slightly pleasant
[   ] moderately pleasant
[   ] extremely pleasant

How enjoyable do you think this occasion of love-making was for your partner?

[   ] extremely unpleasant
[   ] moderately unpleasant
[   ] slightly unpleasant
[   ] slightly pleasant
[   ] moderately pleasant
[   ] extremely pleasant

23. If you did not engage in sexual activity at that time:

Was sex initiated again later that day?   [   ] yes     [   ] no
If yes, by whom?   [   ] the man     [   ] the woman     [   ] mutual consent

24. If there is any additional information that would help us to understand the situation that you described above, please provide it:

Response: _________________________________________________________________

25. How confident are you that your responses are accurate?

[   ] very unsure
[   ] moderately unsure
[   ] slightly unsure
[   ] slightly sure
[   ] moderately sure
[   ] very sure

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Questionnaire d’activité sexuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=sexual-activity-questionnaire
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’activité sexuelle.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=sexual-activity-questionnaire.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’activité sexuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=sexual-activity-questionnaire.