Score d’épaule d’Oxford

Le Score d’épaule d’Oxford (Oxford Shoulder Score, OSS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation (PROM) de 12 items mesurant la douleur et le handicap fonctionnel après chirurgie ou rééducation de l’épaule.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

Le Score d’épaule d’Oxford (communément abrégé en anglais sous l’acronyme Oxford Shoulder Score ou OSS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation standardisé conçu spécifiquement pour mesurer les résultats rapportés par les patients (Patient-Reported Outcome Measure, ou PROM) souffrant de troubles musculo-squelettiques de l’épaule, notamment après ou avant une intervention chirurgicale telle qu’une arthroplastie de l’épaule ou une réparation de la coiffe des rotateurs. Développé initialement à l’Université d’Oxford par Jill Dawson, Ray Fitzpatrick et Andrew Carr en 1996, cet outil comprend 12 items évaluant les limitations fonctionnelles et la sévérité de la douleur perçues au cours des quatre dernières semaines dans la vie quotidienne, personnelle et professionnelle.

Chaque question est pourvue d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points. Dans le système de cotation original (1996), les items étaient notés de 1 à 5, aboutissant à un score global oscillant entre 12 (fonction optimale et absence de symptômes) et 60 (invalidité et douleur maximales). Afin de simplifier l’interprétation clinique et d’harmoniser l’outil avec les autres scores d’Oxford, Dawson et ses collaborateurs ont actualisé le système en 2009 : chaque item est désormais noté de 0 (pire état / incapacité maximale) à 4 (meilleur état / fonction optimale), produisant un score total échelonné de 0 (incapacité sévère) à 48 (fonction d’épaule parfaite).

Les propriétés métrologiques du score d’épaule d’Oxford ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses à l’échelle internationale. L’instrument présente une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,89-0,92), une reproductibilité test-retest remarquable (coefficients de corrélation intraclasse supérieurs à 0,90) et une très forte sensibilité au changement (amplitude d’effet et moyenne standardisée de réponse souvent supérieures à 1,2), surpassant fréquemment les échelles généralistes ou les examens physiques objectifs de l’amplitude articulaire dans l’appréciation du bien-être fonctionnel post-opératoire.

2. Mots-clés

Score d’épaule d’Oxford, Oxford Shoulder Score, PROM, évaluation fonctionnelle, arthroplastie de l’épaule, douleur musculo-squelettique, chirurgie orthopédique, propriétés psychométriques, validité de construit, coiffe des rotateurs.

3. Auteurs

Le score d’épaule d’Oxford a été élaboré au milieu des années 1990 au sein de l’Université d’Oxford, en associant des chercheurs en santé publique, en épidémiologie clinique et des chirurgiens orthopédistes renommés :

  • Jill Dawson, MSc, DPhil : Professeure associée en épidémiologie de la santé et évaluation des résultats de santé, Département de santé publique et de soins primaires (Nuffield Department of Population Health), Université d’Oxford, Royaume-Uni.
  • Raymond (Ray) Fitzpatrick, PhD : Professeur émérite de santé publique et de soins primaires, fellow du Nuffield College, Université d’Oxford, spécialiste de la mesure de la qualité de vie et des indicateurs centrés sur le patient.
  • Andrew J. Carr, ChM, FRCS, FMedSci : Professeur Nuffield de chirurgie orthopédique, Directeur du Nuffield Department of Orthopaedics, Rheumatology and Musculoskeletal Sciences (NDORMS), Université d’Oxford, chirurgien orthopédiste spécialisé dans la pathologie de l’épaule.

L’instrument a été adapté et validé dans de multiples langues, notamment en néerlandais par T. Berendes, P. Pilot, J. Willems, H. Verburg et R. Te Slaa (2010), ainsi qu’en français, allemand, italien, espagnol, danois et chinois par divers consortiums orthopédiques universitaires.

4. Objectif

L’objectif fondamental du Score d’épaule d’Oxford est de fournir une mesure standardisée, fiable, valide et peu contraignante, spécifiquement dédiée à la capture des perceptions du patient quant à la fonction de son épaule et à la douleur subie. Historiquement, l’évaluation du succès d’une intervention orthopédique de l’épaule reposait principalement sur des mesures objectives effectuées par le clinicien, telles que la goniométrie (amplitude passive et active des mouvements), la mesure dynamométrique de la force musculaire ou des indices composites comme le score de Constant-Murley ou le score de Neer. Cependant, la recherche clinique a progressivement mis en lumière une discordance fréquente entre les paramètres biomécaniques mesurés par le chirurgien et la satisfaction réelle ou le retentissement fonctionnel rapporté par le patient dans sa vie quotidienne.

Applications cliniques

En pratique clinique quotidienne, le score permet :

  • D’établir un état de référence (baseline) standardisé lors de la consultation préopératoire ou pré-thérapeutique, permettant d’objectiver l’ampleur de la gêne fonctionnelle liée à une omarthrose, une rupture de coiffe ou un conflit sous-acromial.
  • De suivre longitudinalement la trajectoire de récupération post-opératoire (à 3 mois, 6 mois, 12 mois, 2 ans ou 5 ans) après chirurgie arthroplastique, réparation tendineuse ou acromioplastie.
  • De détecter précocement les arrêts ou régressions fonctionnelles, pouvant signaler une complication chirurgicale, une ré-rupture tendineuse, un descellement prothétique ou l’apparition d’une capsulite rétractile.
  • De faciliter la prise de décision partagée en confrontant les attentes du patient aux bénéfices prévisibles quantifiés par les trajectoires normatives du score.

Applications en recherche

Dans le domaine des essais cliniques randomisés, des registres nationaux d’arthroplastie (tels que le National Joint Registry au Royaume-Uni) et des études observationnelles, le score d’épaule d’Oxford sert de critère d’évaluation principal (primary outcome) ou secondaire. Sa brièveté (12 items réalisables en moins de 3 à 5 minutes) limite considérablement le fardeau du répondant (respondent burden) et garantit des taux de réponse élevés lors du suivi postal ou dématérialisé (e-PROM), réduisant l’attrition des cohortes à long terme.

5. Construit psychologique

Le score d’épaule d’Oxford évalue un construit composite centré sur la qualité de vie liée à la santé de l’épaule (shoulder-specific health-related quality of life), articulé principalement autour de deux dimensions intriquées : l’intensité et le retentissement de la douleur, et les limitations d’activités fonctionnelles dans la vie courante.

Dimension de la douleur (Sensation et interférence)

La composante algique est explorée à travers quatre items clés qui ciblent les aspects tant qualitatifs que fonctionnels de la souffrance :

  • Douleur paroxystique (Item 1) : Évalue la pire douleur ressentie au niveau de l’épaule sur les quatre semaines écoulées, capturant les épisodes aigus d’exacerbation mécanique ou inflammatoire.
  • Douleur habituelle (Item 8) : Mesure le niveau moyen de douleur de fond ressentie de manière habituelle, fournissant une indication de la charge chronique de la maladie.
  • Interférence avec le sommeil (Item 12) : Interroge la perturbation du sommeil nocturne causée par la douleur, un symptôme hautement pathognomonique de l’inflammation synoviale ou des lésions de la coiffe des rotateurs causant une altération majeure du bien-être psychologique.
  • Interférence avec les activités professionnelles et domestiques (Item 11) : Explore la gêne induite par la douleur dans l’accomplissement du travail habituel, qu’il s’agisse d’un emploi rémunéré ou de tâches ménagères.

Dimension de l’incapacité fonctionnelle (Activités de la vie quotidienne)

Les huit autres items évaluent l’autonomie et l’exécution d’actes moteurs élémentaires sollicitant différentes amplitudes articulaires et chaînes cinétiques du membre supérieur :

  • Habillage et soins corporels : L’item 2 (difficulté à s’habiller en raison de l’épaule), l’item 7 (capacité à se brosser ou peigner les cheveux avec le bras affecté) et l’item 10 (capacité à se laver et se sécher sous les deux bras) requièrent des mouvements d’élévation antérieure, d’abduction, ainsi que de rotation externe et interne poussées.
  • Mobilité globale et transferts : L’item 3 évalue la difficulté à monter ou descendre d’une voiture ou à utiliser les transports publics, un acte requérant des mouvements d’appui, de poussée et de stabilisation du membre supérieur.
  • Alimentation et préhension coordonnée : L’item 4 teste la capacité à utiliser simultanément un couteau et une fourchette, impliquant une motricité fine bilatérale et une posture stabilisée de l’épaule.
  • Tâches ménagères et port de charges : L’item 5 (faire les courses de manière autonome), l’item 6 (porter un plateau contenant une assiette à travers une pièce) et l’item 9 (suspendre des vêtements dans une armoire avec le bras atteint) évaluent la force de soutien, l’endurance musculaire et l’élévation au-dessus de la ceinture scapulaire.

6. Cadre théorique

Le développement du Score d’épaule d’Oxford s’ancre dans le modèle biopsychosocial de la santé promu par l’Organisation mondiale de la santé (Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé – CIF) ainsi que dans le modèle conceptuel des résultats de santé élaboré par Wilson et Cleary (1995).

Intégration au modèle CIF de l’OMS

Dans l’architecture de la CIF, la santé est appréhendée selon une interaction dynamique entre :

  1. Déficiences des structures et fonctions anatomiques : Lésions du bourrelet glénoïdien, déchirures du supra-épineux, ostéophytes gléno-huméraux.
  2. Limitations d’activités : Difficultés rencontrées par une personne dans l’exécution de tâches (ex. porter un plateau, lever le bras pour suspendre un vêtement).
  3. Restrictions de participation : Problèmes ressentis par l’individu dans son implication dans des situations de vie réelle (travail, loisirs, mobilité en transport).

Le score d’épaule d’Oxford délaisse volontairement la mesure directe de la déficience structurelle (qui incombe à l’imagerie médicale et à l’examen goniométrique) pour se focaliser exclusivement sur le versant des limitations d’activités et des restrictions de participation induites par le symptôme cardinal qu’est la douleur. Cette orientation théorique part du constat que la sévérité anatomique observée à l’IRM ou à la radiographie est souvent faiblement corrélée au niveau de handicap perçu par l’individu.

Perspective de la psychométrie des PROMs

Sous l’angle de la psychométrie moderne, l’OSS s’inscrit dans le paradigme de la théorie classique des tests (TCT) ainsi que dans la modélisation de Rasch. L’outil repose sur le postulat qu’il existe un trait latent continu d’« invalidité liée à l’épaule » et que les réponses données aux 12 questions reflètent la sévérité croissante de ce trait.

7. Validité

Les propriétés de validité de l’OSS ont été abondamment documentées dans les cohortes initiales de Dawson et al. (1996) et reproduites dans de nombreuses études cliniques internationales de grande envergure.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’analyse des corrélations entre le score d’épaule d’Oxford et d’autres instruments de mesure fonctionnelle ou générale :

  • Corrélation avec les échelles génériques : Des corrélations hautement significatives sont observées avec les dimensions physiques du SF-36 (Short Form 36), notamment les sous-échelles « Fonctionnement physique » (r = 0,65 à 0,74) et « Douleur corporelle » (r = 0,70 à 0,81). En revanche, les corrélations avec les dimensions psychologiques ou de santé mentale du SF-36 sont systématiquement plus faibles (r = 0,25 à 0,38), attestant d’une excellente validité discriminante.
  • Corrélation avec les scores orthopédiques spécifiques : L’OSS présente de très fortes corrélations avec le score DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand, r = -0,80 à -0,88), le score de l’American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES, r = 0,81 à 0,87) et le score de Constant-Murley (r = 0,68 à 0,77).

Sensibilité au changement (Réactivité)

L’une des qualités majeures de l’instrument réside dans sa remarquable réactivité post-opératoire. Après une arthroplastie totale ou un resurfaçage de l’épaule :

  • La taille d’effet standardisée (Standardized Effect Size, SES) dépasse couramment 1,5 à six mois post-chirurgie.
  • La moyenne standardisée de réponse (Standardized Response Mean, SRM) se situe fréquemment entre 1,3 et 1,8, démontrant une capacité supérieure à détecter des améliorations cliniquement significatives par rapport à des scores génériques comme l’EQ-5D ou le SF-12.
  • La différence minimale cliniquement importante (Minimal Clinically Important Difference, MCID ou Minimal Important Change, MIC) a été évaluée entre 4,5 et 6 points sur l’échelle 0-48, offrant un seuil d’interprétation clair pour déterminer si un patient a tiré un bénéfice substantiel d’une intervention.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle test-retest.

Cohérence interne

Dans l’étude princeps de Dawson et al. (1996), le coefficient alpha de Cronbach était de 0,89 pour la cohorte globale préopératoire et atteignait 0,92 en phase post-opératoire. Les études de validation transculturelle ultérieures ont confirmé ces données :

  • Version néerlandaise (Berendes et al., 2010) : alpha = 0,93.
  • Version française (Frich et al., 2011) : alpha = 0,91.
  • Version allemande (Huber et al., 2004) : alpha = 0,90.

Ces coefficients élevés démontrent une homogénéité remarquable entre les 12 items sans redondance excessive (absence d’items au-delà de 0,95 qui suggéreraient une duplication de contenu).

Fidélité test-retest

Lors d’évaluations conduites chez des patients dans un état clinique stable (intervalle de 48 heures à 2 semaines entre les passations) :

  • Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) pour l’accord absolu varie généralement entre 0,89 et 0,98, confirmant une excellente reproductibilité.
  • L’erreur standard de mesure (Standard Error of Measurement, SEM) est typiquement de l’ordre de 1,8 à 2,4 points sur l’échelle 0-48.
  • Le changement minimal détectable (Minimal Detectable Change, MDC à 95% de confiance) est établi aux alentours de 5,0 à 6,5 points, ce qui concorde étroitement avec le seuil du MCID clinique.

9. Analyse factorielle

La dimensionnalité du Score d’épaule d’Oxford a suscité d’importants débats méthodologiques au cours des deux dernières décennies, mobilisant l’analyse factorielle exploratoire (AFE), l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) et l’analyse de Rasch.

Unidimensionnalité versus structure bifactorielle

À l’origine, Dawson et al. ont conçu l’échelle comme un indice unidimensionnel synthétisant le fardeau global de la pathologie scapulaire. Toutefois, plusieurs analyses factorielles indépendantes ont mis en évidence la présence de deux facteurs sous-jacents fortement corrélés :

  1. Facteur Douleur : Regroupant principalement les items 1, 8, 11 et 12, saturant à des niveaux supérieurs à 0,75 sur cette dimension.
  2. Facteur Fonction / Activités : Regroupant les items 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9 et 10, mesurant les capacités d’élévation, de port de charge et d’autonomie personnelle.

Bien que ces deux facteurs puissent être extraits lors d’analyses factorielles confirmatoires, leur corrélation inter-facteurs est exceptionnellement forte (r > 0,80 à 0,85). Cette co-linéarité massive soutient la pertinence d’un modèle hiérarchique ou bifactoriel où un facteur général dominant (« état global de l’épaule ») capte plus de 65 à 70 % de la variance totale, justifiant pleinement l’utilisation clinique conventionnelle d’un score unique additionné.

Apports des analyses de Rasch

Les modélisations selon la théorie des réponses aux items (Item Response Theory, IRT) et le modèle de Rasch (Baker et al., 2011 ; Dawson et al., 2009) ont permis de vérifier l’invariance de mesure :

  • Les items présentent des indices d’ajustement (infit et outfit mean square) généralement compris dans l’intervalle acceptable de 0,7 à 1,3.
  • L’ordonnancement des catégories de réponse de type Likert en 5 points s’est avéré monotone et approprié, sans effondrement systématique des seuils de transition (thresholds).
  • Aucun fonctionnement différentiel d’item (Differential Item Functioning, DIF) statistiquement significatif n’a été observé selon l’âge ou le sexe du patient, confirmant la comparabilité équitable des scores à travers différents profils démographiques.

10. Instrument de mesure

Le score d’épaule d’Oxford se présente sous les caractéristiques structurelles et opérationnelles suivantes :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (PROM – Patient-Reported Outcome Measure). L’instrument doit être complété directement par le patient sans interférence ni interprétation par le personnel soignant.
  • Période de rappel : Les 4 dernières semaines écoulées (past 4 weeks).
  • Nombre d’items : 12 questions portant sur les gestes du quotidien et la douleur.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 modalités spécifiques par item (ex. « None », « Very mild », « Mild », « Moderate », « Severe » ; ou « No trouble at all », « Very little trouble », « Moderate trouble », « Extreme difficulty », « Impossible to do »).
  • Modalités de cotation :
    • Cotation originale (1996) : Chaque item est noté de 1 (meilleur / absence de symptômes) à 5 (pire / handicap sévère). Le score total résulte de la somme directe des 12 items, oscillant entre 12 (fonction parfaite) et 60 (invalidité majeure).
    • Cotation standardisée moderne (Dawson et al., 2009) : Chaque item est noté de 0 à 4, où 0 représente la douleur la plus sévère ou l’incapacité maximale, et 4 représente l’absence totale de symptômes ou une réalisation sans difficulté. Le score total va de 0 (pire résultat possible) à 48 (meilleur résultat fonctionnel possible).
  • Gestion des données manquantes : Selon les recommandations de Dawson et al., si un ou deux items ne sont pas renseignés sur les douze, il est recommandé d’imputer la valeur moyenne des items complétés pour calculer le score final. Si plus de deux items sont manquants, le questionnaire doit être considéré comme invalide et non interprétable.
  • Durée moyenne de passation : Environ 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Le Score d’épaule d’Oxford a été initialement publié en 1996, et son système de cotation standardisé actuel a été formalisé en 2009. L’instrument est protégé par le droit d’auteur (copyright) détenu par l’Université d’Oxford.

Gestion des droits et licences

L’exploitation des droits de licence et la distribution officielle de l’OSS sont gérées par la filiale de valorisation technologique de l’Université : Oxford University Innovation (via son équipe Clinical Outcomes) :

  • Utilisation clinique de routine et recherche académique non financée : L’accès au questionnaire et son utilisation sont généralement gratuits pour les cliniciens individuels traitant leurs propres patients au sein du secteur public ou hospitalier non commercial, sous réserve d’une demande d’accord formel d’utilisation auprès d’Oxford University Innovation.
  • Essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou de dispositifs médicaux : L’utilisation dans le cadre d’études commerciales ou d’essais cliniques financés est soumise au paiement de redevances de licence et à la signature d’un accord contractuel spécifique.
  • Versions linguistiques certifiées : Les traductions officielles et validées selon les normes méthodologiques internationales sont disponibles auprès de la banque de données d’Oxford University Innovation.

12. Références

Les publications académiques de référence relatives au développement, à la validation psychométrique et à l’actualisation du score d’épaule d’Oxford comprennent notamment :

  • Baker, P., Green, K., Fairbairn, B., Jenkins, C., & Porteous, M. (2011). A comparison of the responsiveness of the Oxford Shoulder Score and the Constant Score after shoulder surgery. The Journal of Bone and Joint Surgery. British Volume, 93(8), 1064-1068. https://doi.org/10.1302/0301-620X.93B8.25732
  • Berendes, T., Pilot, P., Willems, J., Verburg, H., & Te Slaa, R. (2010). Validation of the Dutch version of the Oxford Shoulder Score. Journal of Shoulder and Elbow Surgery, 19(6), 829-836. https://doi.org/10.1016/j.jse.2010.01.018
  • Dawson, J., Fitzpatrick, R., & Carr, A. (1996). Questionnaire on the perceptions of patients about shoulder surgery. The Journal of Bone and Joint Surgery. British Volume, 78(4), 593-600. https://doi.org/10.1302/0301-620X.78B4.0780593
  • Dawson, J., Rogers, K., Fitzpatrick, R., & Carr, A. (2009). The Oxford shoulder score revisited. Archives of Orthopaedic and Trauma Surgery, 129(1), 119-123. https://doi.org/10.1007/s00402-007-0549-7
  • Frich, L. H., Noergaard, P. M., & Brorson, S. (2011). Validation of the Danish version of the Oxford Shoulder Score. Danish Medical Bulletin, 58(11), A4335.
  • Huber, W., Temmerman, O., San-Fratello, A., & Gerber, C. (2004). The German version of the Oxford Shoulder Score. Der Unfallchirurg, 107(10), 875-880. https://doi.org/10.1007/s00113-004-0808-y
  • Wilson, I. B., & Cleary, P. D. (1995). Linking clinical variables with health-related quality of life: A conceptual model of patient outcomes. JAMA, 273(1), 59-65. https://doi.org/10.1001/jama.1995.03520250075037

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: During the past 4 weeks… Please answer the following 12 questions, ticking one box for each question.
Response Scale: 5-point Likert scale (originally scored 1 to 5 per question, yielding a total score from 12 [best/least symptoms] to 60 [worst]; modified/standardised scoring uses 0 to 4 per question, yielding an overall score from 0 [worst] to 48 [best]). Response categories vary slightly per item (e.g., None, Very mild, Mild, Moderate, Severe; or No trouble at all, Very little trouble, Moderate trouble, Extreme difficulty, Impossible to do).
Scoring / Reverse Items: Originally (1996): each item scored 1 to 5, summed for a total from 12 (best) to 60 (worst). In the updated/standardised scoring system (Dawson et al., 2009): each item is scored 0 to 4 (0 = greatest disability/pain, 4 = least disability/pain) producing an overall score ranging from 0 (worst) to 48 (best).
1

During the past 4 weeks, how would you describe the worst pain you had from your shoulder?
2

During the past 4 weeks, have you had any difficulty dressing yourself because of your shoulder?
3

During the past 4 weeks, have you had any difficulty getting in and out of a car or using public transport because of your shoulder?
4

During the past 4 weeks, have you been able to use a knife and fork at the same time?
5

During the past 4 weeks, could you do the household shopping on your own?
6

During the past 4 weeks, could you carry a tray containing a plate of food across a room?
7

During the past 4 weeks, could you brush/comb your hair with the affected arm?
8

During the past 4 weeks, how would you describe the pain you usually had from your shoulder?
9

During the past 4 weeks, could you hang your clothes up in a wardrobe, using the affected arm?
10

During the past 4 weeks, have you been able to wash and dry yourself under both arms?
11

During the past 4 weeks, how much has pain from your shoulder interfered with your usual work (including housework)?
12

During the past 4 weeks, has pain from your shoulder troubled you in bed at night?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Score d’épaule d’Oxford. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=score-epaule-oxford
Looti, Mohammed. “Score d’épaule d’Oxford.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=score-epaule-oxford.
Looti, Mohammed. “Score d’épaule d’Oxford.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=score-epaule-oxford.