1. Résumé / Abstract
L’Échelle allemande de satisfaction générale au travail (connue dans sa version originale sous l’appellation Allgemeine Arbeitszufriedenheit ou AAZ, également désignée sous l’acronyme SAZ ou German General Job Satisfaction Scale) a été conçue et standardisée par les psychologues du travail Lorenz Fischer et Helmut E. Lück en 1972. Cet instrument psychométrique de référence a été élaboré pour évaluer de manière empirique et exhaustive tant l’attitude générale d’un travailleur à l’égard du complexe global que représente le travail, que ses réactions affectives et cognitives envers diverses facettes spécifiques de son environnement organisationnel. Le questionnaire complet est composé de 37 items, incluant un item d’introduction dit « d’amorce » (Aufmacher-Item) qui n’est pas intégré dans le score global, laissant 36 items d’évaluation effective. Une version abrégée (Kurzskala), validée pour les enquêtes organisationnelles à contrainte temporelle élevée, regroupe 8 items possédant les indices de discrimination les plus élevés.
L’architecture factorielle de la forme longue révèle quatre dimensions fondamentales issues d’une analyse factorielle en composantes principales avec rotation Varimax : l’accomplissement personnel (Selbstverwirklichung, 8 items), la résignation (Resignation, 8 items), la satisfaction liée à la rémunération (Bezahlung, 6 items), et l’évaluation de l’entreprise (Firma, 7 items), tandis que 7 items transversaux complètent le score général composite sans être assignés exclusivement à une sous-échelle unitaire. Les réponses sont recueillies au moyen d’échelles de type Likert graduées en cinq points, dont les libellés varient harmonieusement selon la nature affirmative ou interrogative des formulations (degré d’accord, niveau de satisfaction, perception d’opportunité ou certitude d’un choix professionnel).
Sur le plan des qualités métrologiques, l’instrument présente une cohérence interne et une stabilité exceptionnelles, illustrées par des coefficients de fidélité par partage (split-half corrigé de Spearman-Brown) oscillant entre .87 et .96 à travers divers sous-groupes sociodémographiques (hommes, femmes, employés de bureau et ouvriers). La validité de construit et la validité critériée sont étayées par de fortes corrélations théoriquement attendues avec des construits externes majeurs tels que la satisfaction de vie globale, l’implication dans l’emploi (job involvement), la propension à la démission (intention de rotation de l’emploi) et l’absentéisme pour cause de maladie. L’AAZ représente ainsi un pilier historique et méthodologique de la psychologie du travail et des organisations en Europe germanophone.
2. Mots-clés / Keywords
Satisfaction au travail, Allgemeine Arbeitszufriedenheit, AAZ, psychométrie du travail, accomplissement personnel, résignation professionnelle, climat organisationnel, fidélité split-half, rotation du personnel, implication au travail, bien-être au travail, évaluation d’entreprise, Lorenz Fischer, Helmut E. Lück, échelle de Likert.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée conjointement par deux éminents universitaires allemands spécialisés dans la psychologie sociale, la psychologie économique et l’histoire des sciences psychologiques :
- Prof. Dr. Lorenz Fischer : Professeur émérite à l’Université de Cologne (Universität zu Köln), rattaché à l’Institut de psychologie économique et sociale (Institut für Wirtschafts- und Sozialpsychologie), Herbert-Lewin-Str. 2, 50931 Köln, Allemagne. Ses travaux de recherche se concentrent sur la satisfaction professionnelle, les attitudes économiques, la motivation au travail et la dynamique des comportements de consommation et de production.
- Prof. Dr. Helmut E. Lück : Professeur émérite à l’Université de Hagen (FernUniversität in Hagen), Faculté des sciences de l’éducation et des sciences sociales (FB Erziehungs- und Sozialwissenschaften), chaire d’enseignement de psychologie (Lehrgebiet Psychologie), Feithstr. 140, 58097 Hagen, Allemagne. Historien de la psychologie de renommée internationale, chercheur prolifique sur Kurt Lewin et pionnier des méthodes de diagnostic social et organisationnel.
4. Objectif / Purpose
La mesure scientifique de la satisfaction au travail constitue l’un des défis empiriques les plus persistants de la psychologie industrielle et organisationnelle. L’objectif fondamental poursuivi par Lorenz Fischer et Helmut E. Lück lors de la création de l’Échelle de satisfaction générale au travail (Allgemeine Arbeitszufriedenheit – AAZ) en 1972 était de surmonter la fragmentation conceptuelle qui caractérisait les outils de mesure de l’époque en langue allemande. Les praticiens et chercheurs disposaient soit d’outils hautement individualisés mesurant des griefs ponctuels (comme les conditions matérielles d’un atelier), soit de questionnaires anglo-saxons traduits de manière informelle sans standardisation psychométrique rigoureuse dans l’espace culturel et économique européen.
L’AAZ vise un double objectif diagnostique et théorique :
- D’une part, évaluer l’attitude globale du sujet à l’égard de son travail considéré comme une sphère d’existence intégrée. Dans cette perspective, la satisfaction professionnelle n’est pas une simple addition d’aspects isolés, mais une résultante cognitive et affective globale qui oriente le sentiment d’appartenance, l’estime de soi professionnelle et l’intégration sociale.
- D’autre part, disséquer analytiquement les composantes opérationnelles de cette attitude à travers l’évaluation de facettes différentielles : les possibilités de progression et de mobilisation des compétences (accomplissement de soi), l’usure émotionnelle et la distanciation adaptative (résignation), la perception de justice distributive (rémunération) et la gouvernance managériale globale (évaluation de l’entreprise).
Sur le plan des applications appliquées et de la recherche fondamentale, l’instrument répond à des besoins critiques au sein de divers contextes professionnels :
- Audit du climat organisationnel et santé au travail : L’AAZ permet d’identifier précocement les foyers de démotivation, de surpression et d’épuisement psychologique au sein des collectifs de travail, guidant ainsi les politiques d’ergonomie organisationnelle et d’amélioration des conditions professionnelles.
- Prédiction des comportements organisationnels de retrait : Les données empiriques confirment que l’échelle est un puissant instrument de prédiction de l’absentéisme pathologique, du roulement du personnel (turnover), de l’intention de départ et des baisses de rendement qualitatif (telles que les erreurs techniques ou la production de rebuts).
- Évaluation de programmes d’intervention managériale : En recherche appliquée, le test sert d’indicateur standardisé pré- et post-intervention lors de la réorganisation des processus, de l’implémentation de nouvelles formes d’organisation du travail ou d’ajustements de la politique de rémunération et de reconnaissance.
- Recherche différentielle et sociologique : L’outil a permis d’investiguer en profondeur les disparités subjectives entre catégories socioprofessionnelles (notamment la césure classique entre cols bleus et cols blancs) et l’effet de l’ascension sociale intergénérationnelle sur l’équilibre psychologique au travail.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’AAZ est la satisfaction générale au travail, définie comme un état émotionnel positif ou agréable résultant de l’évaluation de son propre travail ou de ses expériences professionnelles (dans la lignée directe des conceptualisations fondatrices d’Edwin A. Locke). Fischer et Lück ont enrichi cette approche en démontrant que la satisfaction ne constitue pas une dimension linéaire simple, mais un réseau complexe d’attitudes cognitives, de ressentis affectifs et de dispositions comportementales. Les auteurs ont formalisé quatre sous-dimensions distinctes, complétées par des indicateurs transversaux de satisfaction globale.
1. L’accomplissement personnel (Selbstverwirklichung)
Cette dimension (8 items, représentée par les items 2, 7, 12, 17, 21, 22, 24 et 27) évalue la mesure dans laquelle l’activité professionnelle permet à l’individu de développer son potentiel intrinsèque, d’exercer ses talents spécifiques et d’agir de manière autonome. Elle s’inscrit au cœur des modèles humanistes et motivationnels du travail. Le travailleur évalue ici la liberté de planification de ses tâches, la possibilité de prendre des initiatives significatives et de participer aux processus décisionnels. Un score élevé sur cette dimension reflète un sentiment profond de valorisation de ses compétences, la vivacité d’un intérêt intrinsèque pour la tâche quotidienne et l’impression d’apprendre continuellement. Par exemple, l’item 24 (« Gibt Ihnen Ihre Arbeit genügend Möglichkeiten, Ihre Fähigkeiten zu gebrauchen? » / « Votre travail vous donne-t-il suffisamment de possibilités d’utiliser vos capacités ? ») capture cette convergence entre exigences du poste et compétences individuelles.
2. La résignation professionnelle (Resignation)
Cette composante fondamentale (8 items, regroupant les items 5, 8, 9, 11, 14, 19, 20 et 30) capture le versant aliénant, désabusé ou défensif de la relation au travail. Loin de représenter uniquement un manque passif de satisfaction, la résignation mesure l’adaptation psychologique par le désengagement, la monotonie pesante, l’épuisement physique et psychologique et l’abaissement contraint des niveaux d’aspiration personnelle. Cette dimension anticipe le concept moderne de résignation au travail (resigned job satisfaction) théorisé plus tard par Bruggemann. L’item 11 (« Meine Arbeit macht mir wenig Spaß, aber man sollte nicht zu viel erwarten » / « Mon travail ne m’amuse guère, mais il ne faut pas trop en attendre ») et l’item 19 (« Ich habe es aufgegeben, daran zu denken, dass ich mal weiterkommen könnte » / « J’ai renoncé à l’idée de pouvoir un jour progresser ») illustrent parfaitement cette attitude de renoncement et d’accommodation désabusée face à un horizon bloqué.
3. La satisfaction à l’égard de la rémunération (Bezahlung)
La sous-échelle de rémunération (6 items : 29, 31, 32, 33, 36 et 37) s’articule autour de la perception de justice distributive et d’équité salariale. Fischer et Lück ont structuré cette évaluation autour de comparaisons sociales rigoureuses : l’individu n’évalue pas seulement son salaire absolu, mais le compare de façon différentielle à celui de ses collègues immédiats au sein de l’entreprise (item 29) et à celui de son réseau social externe (amis et connaissances exerçant d’autres métiers, item 32). Il est à noter que sur le plan factoriel, ce facteur agrège également des indicateurs de disposition au changement de profession (item 33 et 36) et de perception des opportunités sectorielles (item 37), soulignant le rôle pivot du salaire perçu comme facteur d’ancrage économique et de fidélisation professionnelle.
4. L’évaluation de l’entreprise et de l’encadrement (Firma)
Cette dimension (7 items : 10, 23, 25, 26, 28, 34 et 35) porte sur le regard global porté sur l’organisation employeuse en tant que collectivité sociale et institutionnelle. Elle analyse l’ambiance générale de travail (le climat social perçu, item 35), la reconnaissance accordée à l’apport individuel (item 10), la justice et l’équité managériale démontrées par les supérieurs hiérarchiques (item 28), ainsi que les retours régulateurs (qualité des éloges et critiques, item 25). Cette facette intègre également la fierté d’appartenance et la volonté de recommander son entreprise à autrui (item 34 : « Recommanderiez-vous à une bonne connaissance de venir travailler dans votre entreprise ? »), un puissant antécédent des comportements de citoyenneté organisationnelle.
5. Les items transversaux non assignés
Un groupe de 7 items (3, 4, 6, 13, 15, 16 et 18) ne présente pas une saturation factorielle unitaire supérieure ou égale à .50 sur un facteur unique, mais sature de façon diffuse sur plusieurs axes. Ces énoncés mesurent des construits transversaux cruciaux tels que la pression temporelle perçue, la surdité présumée de la direction face aux suggestions des salariés, ou encore l’attachement affectif résiduel. Ces items sont intégralement comptabilisés dans le calcul du score composite global de l’AAZ.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle de l’échelle AAZ puise ses racines dans les grands courants de la psychologie sociale, de la psychologie humaniste et de l’analyse sociotechnique du travail des années 1930 à 1970. Fischer et Lück ont formulé l’hypothèse explicative centrale selon laquelle les réactions psychiques, physiologiques et comportementales des salariés sont intimement interconnectées avec des attributs structuraux et relationnels bien délimités de leur environnement professionnel quotidien.
Leur démarche théorique synthétise plusieurs traditions fondamentales :
- La théorie bifactorielle de Frederick Herzberg : Le modèle des facteurs de motivation (intrinsèques) et d’hygiène (extrinsèques) trouve un écho direct dans la séparation factorielle de l’AAZ. Les dimensions de l’accomplissement personnel (responsabilité, reconnaissance, développement des aptitudes) correspondent aux facteurs moteurs susceptibles de susciter une satisfaction authentique, tandis que la rémunération et les relations avec l’encadrement incarnent les facteurs d’ambiance et d’hygiène prévenant l’insatisfaction destructrice.
- La psychologie humaniste et la théorie de l’actualisation de soi (Abraham Maslow, Carl Rogers) : L’intégration de la dimension d’accomplissement personnel (Selbstverwirklichung) postule que le travailleur moderne ne cherche pas uniquement une sécurité matérielle, mais aspire fondamentalement à mobiliser ses ressources créatives et intellectuelles au sein d’un milieu stimulant. Le blocage institutionnel de cette actualisation se traduit directement par l’émergence des attitudes de résignation.
- La théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger et la théorie de l’équité de J. Stacy Adams : L’évaluation de la rémunération au sein de l’AAZ démontre que la rétribution monétaire n’a pas de valeur purement objective pour le psychisme humain. Sa signification découle des processus cognitifs de comparaison interindividuelle (équité interne comparée aux collègues ; équité externe comparée aux pairs et amis extérieurs). La rupture du sentiment d’équité constitue un levier déterminant d’aliénation et d’intention de départ.
- Les modèles d’attitudes globales de Brayfield et Rothe (1951) et de Hoppock (1935) : Fischer et Lück ont expressément mobilisé les travaux pionniers de Robert Hoppock ainsi que l’échelle d’attitude générale au travail d’Arthur H. Brayfield et Harold F. Rothe. Ces chercheurs ont établi que la satisfaction professionnelle peut être appréhendée comme une attitude globale, durable et cohérente, comparable à une disposition générale envers l’existence, dotée de propriétés régulatrices sur la santé mentale et le bien-être subjectif global.
Cette intégration théorique a permis aux auteurs de démontrer que la faible satisfaction ne demeure pas cantonnée à un mécontentement passif : elle s’extériorise par des dérèglements physiologiques (fatigue chronique, troubles somatisés), des ruptures comportementales (absentéisme récurrent, rebuts techniques, négligence opérationnelle) et une propension accrue à la rupture contractuelle (démissions volontaires).
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’échelle AAZ ont fait l’objet d’évaluations empiriques approfondies lors de l’étude de standardisation initiale auprès d’un échantillon stratifié de 167 travailleurs (ouvriers et employés, hommes et femmes) et lors de multiples études ultérieures menées en milieu industriel et tertiaire.
Validité convergente et relations avec le bien-être subjectif
Fischer et Lück ont mesuré la relation entre l’AAZ et l’indice de satisfaction de vie globale développé par Wiendieck (1970). Conformément à la littérature (notamment les observations de Brayfield, Wells et Strate, 1957), une corrélation globale positive très nette a été mise en évidence. Les auteurs ont en outre introduit l’implication dans l’emploi (mesurée via un indice à 5 questions inspiré du Job Involvement Index de Weissenberg et Gruenfeld, 1968) comme variable modératrice :
- Chez les salariés présentant un engagement professionnel élevé (score de 9 à 10 sur l’indice d’implication, N = 22), la corrélation entre la satisfaction au travail et la satisfaction de vie globale atteint r = .67 (p < .01).
- Chez les salariés présentant un engagement professionnel faible (score de 5 points, N = 18), cette corrélation s’abaisse à r = .47 (p = .05).
Ces résultats démontrent une excellente validité conceptuelle : le travail occupe une place d’autant plus centrale dans le bien-être subjectif global de l’individu que celui-ci s’y investit psychologiquement.
Validité critériée et prédictive : comportements organisationnels
La validité liée à des critères objectifs et auto-rapportés a été testée sur des variables comportementales déterminantes :
- Intention de démission : Évaluée à l’aide d’une question standardisée relative à la fréquence à laquelle le salarié a songé sérieusement à quitter son poste. Une corrélation négative robuste est observée sur l’ensemble de l’échantillon (r = -.43). L’analyse différentielle révèle un coefficient de r = -.43 chez les ouvriers et de r = -.57 chez les employés. De façon remarquable, l’impact est très prononcé chez les hommes (r = -.62), tandis qu’il est statistiquement non significatif chez les femmes dans l’échantillon d’origine (r = -.19), ce qui reflétait fidèlement la structure socio-économique et la moindre fluidité du marché de l’emploi pour les femmes au début des années 1970 en Allemagne de l’Ouest.
- Absentéisme pour raison de santé : Le nombre de journées d’absence autodéclarées durant l’année civile écoulée (1969) présente une corrélation négative significative chez les ouvriers (r = -.26, p ≤ .05), corroborant les conclusions de Metzner et Mann (1953) sur la prévalence de ce lien chez les travailleurs de la production industrielle.
- Niveau de rémunération effective : La corrélation entre le salaire réel perçu et le score global de satisfaction au travail s’élève à r = .23 chez les ouvriers et r = .18 chez les employés, illustrant le fait empiriquement classique que le salaire objectif n’explique qu’une fraction modeste de la variance globale de la satisfaction subjective.
Mobilité sociale intergénérationnelle
Conformément aux théories sociologiques de Form et Geschwender (1962), les individus occupant un statut professionnel inférieur à celui de leur père sont supposés ressentir une frustration relative et une satisfaction moindre. En calculant la différence catégorielle entre le statut du père et celui du participant, Fischer et Lück ont relevé une corrélation de r = .19 (p > .05), confirmant la tendance théorique selon laquelle l’élévation du statut personnel par rapport à la lignée familiale favorise un jugement positif sur le parcours professionnel.
Contrôle de la désirabilité sociale
Afin de s’assurer que les réponses ne reflètent pas une simple quête d’approbation sociale, un panel d’experts a évalué chaque item pour juger de sa sensibilité à la désirabilité sociale. La corrélation entre le pourcentage d’experts concluant à un biais possible et le degré de difficulté de l’item s’établit à r = .29 (p < .05). Malgré cette association statistique modérée, les analyses comparatives menées par les auteurs démontrent l’absence d’altération substantielle des propriétés de l’échelle par la tendance à l’acquiescement.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne et la stabilité psychométrique de l’AAZ ont été examinées par des analyses de bissection (split-half) hautement formalisées, corrigées au moyen de la formule prophétique de Spearman-Brown, ainsi que par le calcul minutieux des corrélations item-total corrigées de la contribution propre de l’item (part-whole corrected item-total correlations, $r_{it-i}$).
Coefficients de fidélité par partage (Split-Half)
Le coefficient global de fidélité par bissection (Spearman-Brown) pour l’ensemble des 36 items exploitables atteint un niveau remarquable de $r_{tt}$ = .95. L’hétérogénéité intentionnelle de la formulation des items (20 énoncés sous forme déclarative et 17 sous forme interrogative) a fait l’objet d’un contrôle méthodologique strict :
- Une scission du test partitionnée rigoureusement entre les items formulés sous forme d’affirmations et ceux formulés sous forme de questions directes génère un coefficient de fidélité de $r_{tt}$ = .87. Cette stabilité élevée atteste que l’alternance stylistique n’introduit aucun artefact d’incohérence systématique chez le répondant.
- Les calculs conduits au sein des sous-groupes sociodémographiques témoignent d’une stabilité métrologique sans faille :
- Hommes : $r_{tt}$ = .96
- Femmes : $r_{tt}$ = .95
- Ouvriers : $r_{tt}$ = .95
- Employés de bureau : $r_{tt}$ = .94
Indices de discrimination des items (corrélations item-total $r_{it-i}$)
Pour la forme longue complète (37 items dont 36 scorés), les corrélations item-total part-whole corrigées s’échelonnent entre .36 et .71 (toutes significatives à p < .001). Les corrélations moyennes avec le score total de l’échelle au sein des différents groupes ne présentent aucune disparité significative : hommes (.59), femmes (.53), employés (.53) et ouvriers (.54).
Pour la forme abrégée à 8 items (sélectionnés spécifiquement pour leur pouvoir discriminant maximal), les corrélations item-total corrigées ($r_{it-i}$) sont particulièrement denses, variant entre .65 et .72, avec une moyenne remarquable de .70. Les corrélations moyennes du groupe d’items avec le score global démontrent une équivalence intergroupe très robuste : hommes (.75), femmes (.71), employés (.71) et ouvriers (.66).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture multidimensionnelle de l’échelle d’origine a été établie par une analyse factorielle exploratoire en composantes principales, suivie d’une rotation orthogonale Varimax, menée sur les réponses des 167 sujets de l’échantillon d’étalonnage.
Extraction et identification des facteurs
L’analyse a conduit à l’extraction de quatre facteurs majeurs expliquant la part prépondérante de la variance commune de l’instrument :
- Facteur I — Accomplissement de soi (Selbstverwirklichung) : Ce premier facteur, de très loin le plus puissant, possède une valeur propre (eigenvalue) de 11.4. Il rassemble les items capturant l’autonomie décisionnelle, la liberté de planification, la fierté des réalisations et la possibilité d’exprimer ses capacités individuelles.
- Facteur II — Résignation (Resignation) : Le second facteur affiche une valeur propre de 2.9. Il agrège les items reflétant les sentiments de monotonie, de fatigue chronique induite par la tâche, de surpression mentale et d’abaissement des attentes vis-à-vis de l’évolution de carrière.
- Facteur III — Rémunération (Bezahlung) : Doté d’une valeur propre de 1.6, ce facteur regroupe les jugements sur le salaire par rapport aux pairs et aux collègues, ainsi que les intentions de transition ou de changement de métier consécutives aux contraintes matérielles.
- Facteur IV — Évaluation de l’entreprise (Firma) : Avec une valeur propre de 1.4, cet axe regroupe les appréciations portées sur le leadership des supérieurs, la justice managériale, le climat relationnel global de l’établissement et la recommandation de l’entreprise.
Critères d’assignation des items aux sous-échelles
Afin de constituer des sous-échelles univoques pour les chercheurs désirant isoler des dimensions spécifiques, Fischer et Lück ont fixé un seuil d’exigence statistique rigoureux : une saturation factorielle (factor loading) minimale de λ ≥ .50 sur le facteur considéré. Cette sélection a abouti à la configuration suivante :
- Sous-échelle Accomplissement personnel : 8 items (items 2, 7, 12, 17, 21, 22, 24, 27).
- Sous-échelle Résignation : 8 items (items 5, 8, 9, 11, 14, 19, 20, 30).
- Sous-échelle Rémunération : 6 items (items 29, 31, 32, 33, 36, 37).
- Sous-échelle Entreprise : 7 items (items 10, 23, 25, 26, 28, 34, 35).
- Items transversaux non assignés à un sous-test unique : 7 items (items 3, 4, 6, 13, 15, 16, 18) qui ne rencontrent pas le critère d’exclusivité λ ≥ .50 mais contribuent à la validité de contenu du score global.
Le tableau ci-dessous présente les corrélations entre les scores composites des quatre sous-échelles, le score de l’échelle générale, ainsi que leurs associations distinctives avec les critères d’évaluation externe :
| Critères / Variables externes | Accomplissement | Résignation | Rémunération | Entreprise |
|---|---|---|---|---|
| Corrélation avec le score total AAZ | .64 | .69 | .80 | .72 |
| Engagement professionnel (Job Involvement) | .52 | .41 | .35 | .35 |
| Satisfaction de vie globale (Wiendieck) | .50 | .54 | .45 | .42 |
| Propension à changer d’emploi | .48 | .18 | .48 | .47 |
| Auto-évaluation de son rendement | .42 | .44 | .31 | .31 |
| Niveau d’études initial | .34 | .54 | .02 | .05 |
| Salaire perçu (chez les ouvriers) | .11 | .43 | .30 | .15 |
| Comparaison avec le statut social paternel | .25 | .31 | .02 | .03 |
Pour la forme courte (Kurzform), les auteurs ont postulé l’unidimensionnalité sans procéder à une réanalyse factorielle secondaire spécifique, l’instrument court étant destiné à fournir une estimation synthétique ultra-rapide du score factoriel dominant de satisfaction générale.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’inventaire de mesure AAZ se présente comme un questionnaire auto-administré sur support papier-crayon ou format informatisé. Les spécifications structurales sont détaillées ci-après :
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation diagnostique et organisationnelle (forme longue et forme courte).
- Nombre d’items :
- Version longue : 37 items au total (1 item d’amorce non scoré + 36 items d’évaluation effective).
- Version abrégée : 8 items sélectionnés pour leur haut pouvoir discriminant (items 11, 17, 20, 21, 24, 26, 30, 36).
- Modalités de réponse : Échelles de type Likert graduées en 5 points. Le format d’ancrage s’adapte au style rédactionnel des énoncés :
- Items 1 à 20 (énoncés déclaratifs) : 5/1 = Vrai (richtig), 4/2 = Assez vrai (ziemlich richtig), 3/3 = Ni vrai ni faux (weder richtig noch falsch), 2/4 = Assez faux (ziemlich falsch), 1/5 = Faux (falsch).
- Items 23, 25 à 32 (questions relatives à la satisfaction directe) : 5 = Oui, très satisfait(e) ; 4 = Assez satisfait(e) ; 3 = Ni satisfait(e) ni insatisfait(e) ; 2 = Assez insatisfait(e) ; 1 = Très insatisfait(e).
- Item 21 (intérêt du travail) : 5 = Oui, très intéressant ; 4 = Assez intéressant ; 3 = Ni intéressant ni inintéressant ; 2 = Assez inintéressant ; 1 = Très inintéressant.
- Items 22, 35, 37 (qualité perçue du poste, du climat et des chances de promotion) : 5 = Oui, très bon(ne) ; 4 = Assez bon(ne) ; 3 = Ni bon(ne) ni mauvais(e) ; 2 = Assez mauvais(e) ; 1 = Très mauvais(e).
- Item 24 (opportunité d’utiliser ses aptitudes) : 5 = Oui, de très nombreuses possibilités ; 4 = Assez nombreuses possibilités ; 3 = Ni l’un ni l’autre ; 2 = Assez peu de possibilités ; 1 = Très peu de possibilités.
- Items 34, 36 (recommandation d’embauche et réorientation de carrière) : 5 = Oui, tout à fait certain(e) ; 4 = Assez certain(e) ; 3 = Ni l’un ni l’autre ; 2 = Assez incertain(e) / probablement pas ; 1 = Tout à fait certain(e) que non.
- Item 33 (désir d’exercer une autre profession – formulé négativement) : 1 = Oui, très fréquemment ; 2 = Assez fréquemment ; 3 = Ni l’un ni l’autre ; 4 = Assez rarement ; 5 = Jamais.
- Cotation et calcul des scores :
- L’item 1 est un « item d’amorce » (Aufmacher-Item) : son administration permet de familiariser le sujet avec la tâche, mais sa note est systématiquement exclue du calcul des scores.
- Pour chaque item, les réponses sont codées de 1 à 5 points dans le sens de la satisfaction la plus élevée. Les items orientés négativement (exprimant l’insatisfaction ou la résignation) font l’objet d’une inversion de cotation (1 devenant 5, 2 devenant 4, 3 restant 3, 4 devenant 2, 5 devenant 1).
- Le score brut global de la version longue s’obtient par sommation arithmétique directe des 36 items scorés. L’étendue théorique des scores bruts s’étend donc de 36 à 180 points (un score élevé indiquant une satisfaction professionnelle générale élevée).
- Le score brut de la version abrégée (8 items) varie de 8 à 40 points.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes pour la version longue complète ; moins de 3 minutes pour l’échelle abrégée.
Données normatives et étalonnage de référence
L’étalonnage d’origine a été réalisé sur un collectif diversifié de $N = 167$ participants répartis en sous-groupes socio-économiques : 46 ouvriers masculins, 51 employés masculins, 42 ouvrières et 28 employées de bureau.
La distribution des scores bruts dans la population d’étalonnage présente une allure bimodale asymétrique :
- Différence statutaire (Cols blancs vs Cols bleus) : Il existe un écart statistiquement très significatif entre les employés de bureau et les ouvriers. Pour la forme longue, la moyenne des employés est de 123 points ($ET = 24$), tandis que celle des ouvriers est de 97 points ($ET = 25$), avec une valeur de test $t = 7.0$ ($p < .01$). Dans la forme courte, cet écart se reproduit à l’identique (moyenne employés = 29, $ET = 7$ vs moyenne ouvriers = 21, $ET = 7$).
- Différence de genre : Aucune divergence statistiquement signifiante n’a été mise en évidence entre les hommes et les femmes sur le score global (Forme longue : Femmes $\bar{x} = 108$, $ET = 26$ ; Hommes $\bar{x} = 110$, $ET = 29$, $t = 0.47$, $ns$). Pour la version abrégée, la moyenne est rigoureusement identique ($\bar{x} = 25$ pour les femmes et pour les hommes).
- Score de l’échantillon total ($N = 167$) : Forme longue $\bar{x} = 109$ ($ET = 28$) ; Forme courte $\bar{x} = 25$ ($ET = 8$).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1972 (publication princeps par Lorenz Fischer et Helmut E. Lück).
- Statut des droits d’auteur : Les items, la structure factorielle et les consignes ont été publiés dans des monographies universitaires et des répertoires psychométriques publics de la recherche germanophone (notamment dans la série d’instruments du Zentrum für Psychologische Information und Dokumentation — ZPID).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’outil est accessible à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de diagnostic clinique ou organisationnel à but non lucratif. Les praticiens et chercheurs sont invités à citer scrupuleusement la monographie originale de Fischer et Lück (1972) ainsi que les références des manuels de tests d’attitudes au travail de l’époque.
- Coûts et licences commerciales : Il n’existe pas de redevance commerciale obligatoire ni d’éditeur privé de type Pearson ou Hogrefe détenant un monopole restrictif sur l’échelle originale dans le cadre de la recherche universitaire indépendante. Toutefois, toute intégration dans des plateformes logicielles de diagnostic RH payantes ou des batteries d’évaluation commerciale requiert l’autorisation formelle expresse des auteurs ou de leurs ayants droit institutionnels.
- Contacts institutionnels des auteurs :
- Dr. Lorenz Fischer, Institut für Wirtschafts- und Sozialpsychologie, Universität zu Köln, Herbert-Lewin-Str. 2, 50931 Köln, Allemagne.
- Prof. Dr. Helmut E. Lück, FernUniversität in Hagen, Fachbereich Erziehungs- und Sozialwissenschaften, Feithstr. 140, 58097 Hagen, Allemagne.
12. Références / References
- Adams, J. S. (1965). Inequity in social exchange. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in experimental social psychology (Vol. 2, pp. 267–299). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60108-2
- Brayfield, A. H., & Rothe, H. F. (1951). An index of job satisfaction. Journal of Applied Psychology, 35(5), 307–311. https://doi.org/10.1037/h0055617
- Brayfield, A. H., Wells, R. V., & Strate, M. W. (1957). Interrelationships among measures of job satisfaction and general satisfaction. Journal of Applied Psychology, 41(4), 201–205. https://doi.org/10.1037/h0048061
- Fischer, L., & Lück, H. E. (1972). Entwicklung einer Skala zur Messung von Arbeitszufriedenheit (Allgemeine Arbeitszufriedenheit – AAZ). Universität Köln / FernUniversität Hagen.
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- Wiendieck, G. (1970). Zur Messung der Lebenszufriedenheit. Kölner Zeitschrift für Soziologie und Sozialpsychologie, 22, 735–747.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Cette section présente l’intégralité des 37 items officiels de l’Échelle de satisfaction générale au travail (Allgemeine Arbeitszufriedenheit – AAZ) de Fischer et Lück (1972). L’item 1 est l’item d’amorce (non comptabilisé dans le score final). L’astérisque (*) ou la mention explicite signale les items retenus dans la forme courte (Kurzskala).
Instruktion an die Befragten / Consigne d’administration
« Wir haben hier eine Reihe von Meinungen zusammengestellt, die man über seinen Arbeitsplatz haben kann. Beurteilen Sie bitte, ob Sie persönlich diese Meinungen richtig oder falsch finden, wenn Sie an Ihre eigene Arbeit denken. Damit Sie möglichst genaue Urteile abgeben können, stehen Ihnen jeweils fünf vorformulierte Antworten zur Verfügung: richtig, ziemlich richtig, weder richtig noch falsch, ziemlich falsch, falsch. Kreuzen Sie bitte die Antwort an, die Ihrer PERSÖNLICHEN Ansicht entspricht. Machen Sie bitte bei jeder Frage nur EIN KREUZ!
Beispiel : Paris ist am schönsten im Frühling.
(X) richtig | ( ) ziemlich richtig | ( ) weder richtig noch falsch | ( ) ziemlich falsch | ( ) falsch
Wenn Sie diese Meinung teilen, machen Sie bitte ein Kreuz bei « richtig », wie oben gezeigt. Wenn Sie meinen, Paris sei z.B. zu einer anderen Jahreszeit viel schöner, machen Sie ein Kreuz bei « falsch ». Wenn Sie meinen, Paris sei zwar im Frühling sehr schön, aber z.B. im Sommer kaum weniger, machen Sie ein Kreuz bei « ziemlich richtig ».
Nun zu unseren Fragen: Vertrauen Sie in der Beurteilung Ihrem ERSTEN EINDRUCK und arbeiten Sie ZÜGIG DER REIHE NACH, ohne eine Frage auszulassen. »
Traduction française des consignes : « Nous avons rassemblé ici une série d’opinions que l’on peut avoir au sujet de son poste de travail. Veuillez évaluer si, personnellement, vous trouvez ces opinions vraies ou fausses lorsque vous pensez à votre propre travail. Afin que vous puissiez porter des jugements aussi précis que possible, cinq réponses prédéterminées s’offrent à vous : vrai, assez vrai, ni vrai ni faux, assez faux, faux. Veuillez cocher la réponse qui correspond à votre opinion PERSONNELLE. Ne cochez qu’UNE SEULE CASE par question ! (…) Fiez-vous à votre PREMIÈRE IMPRESSION et répondez RAPIDEMENT, DE FAÇON CONTINUE, sans omettre aucune question. »
Partie I : Énoncés déclaratifs (Items 1 à 20)
Échelle de réponse : 5/1 = Richtig (Vrai) | 4/2 = Ziemlich richtig (Assez vrai) | 3/3 = Weder richtig noch falsch (Ni vrai ni faux) | 2/4 = Ziemlich falsch (Assez faux) | 1/5 = Falsch (Faux).
Ich bekomme viel zu wenig Geld für die Arbeiten, die ich mache.
(Traduction : Je reçois beaucoup trop peu d’argent pour le travail que j’accomplis.)
Meine Arbeit gibt mir die Möglichkeit, etwas zu lernen, was mir in Zukunft noch nützlich sein kann.
(Traduction : Mon travail me donne la possibilité d’apprendre des choses qui pourront m’être utiles à l’avenir.)
Ich bin vorläufig ganz zufrieden mit meiner Stelle.
(Traduction : Pour le moment, je suis tout à fait satisfait de mon poste.)
Es wird zu viel Druck auf mich ausgeübt.
(Traduction : On exerce beaucoup trop de pression sur moi.)
Wenn ich am Montag zur Arbeit gehe, warte ich schon wieder auf den Freitag.
(Traduction : Dès que je pars au travail le lundi, j’attends déjà impatiemment le vendredi.)
Ich würde meinen Arbeitsplatz sofort wechseln, wenn ich eine andere Arbeit bekäme.
(Traduction : Je changerais de poste immédiatement si je pouvais obtenir un autre travail.)
Meine Arbeit gibt mir die Möglichkeit, Verantwortung zu übernehmen und Entscheidungen zu fällen.
(Traduction : Mon travail me donne l’opportunité d’assumer des responsabilités et de prendre des décisions.)
Es wird am Arbeitsplatz oft zu viel von uns erwartet.
(Traduction : On attend souvent beaucoup trop de nous sur notre lieu de travail.)
Ich fühle mich wegen der Arbeit oft müde und abgespannt.
(Traduction : Je me sens souvent fatigué(e) et épuisé(e) à cause de mon travail.)
Manchmal habe ich das Gefühl, dass meine Arbeit in meiner Firma wenig zählt.
(Traduction : J’ai parfois le sentiment que mon travail ne compte que très peu dans mon entreprise.)
Meine Arbeit macht mir wenig Spaß, aber man sollte nicht zu viel erwarten.
(Traduction : Mon travail ne m’amuse guère, mais il ne faut pas trop en attendre.)
Ich kann hier meine Ideen verwirklichen.
(Traduction : Je peux réaliser mes propres idées ici.)
Unsere Beschwerden und Vorschläge werden meist nicht beachtet.
(Traduction : La plupart du temps, on ne prête aucune attention à nos réclamations et propositions.)
Ich kann meine Arbeit selbst einteilen und planen.
(Traduction : Je peux organiser et planifier mon travail moi-même.)
In meiner Firma sind viele gute Arbeitsmöglichkeiten für solche, die weiterkommen wollen.
(Traduction : Il y a dans mon entreprise de nombreuses bonnes opportunités de travail pour ceux qui désirent progresser.)
In unserer Firma werden Veränderungen ohne Rücksicht auf die Beschäftigten vorgenommen.
(Traduction : Dans notre entreprise, les changements sont décidés sans égards pour les employés.)
Ich habe richtige Freude an der Arbeit.
(Traduction : J’éprouve un plaisir authentique à mon travail.)
Ich bin stolz, für diese Firma zu arbeiten.
(Traduction : Je suis fier de travailler pour cette entreprise.)
Ich habe es aufgegeben, daran zu denken, dass ich mal weiterkommen könnte.
(Traduction : J’ai renoncé à l’idée de pouvoir un jour évoluer ou être promu.)
Meine Arbeit läuft immer im gleichen Trott; daran kann man nichts machen.
(Traduction : Mon travail s’effectue toujours dans la même routine sans relief ; on n’y peut rien.)
Partie II : Questions d’évaluation directe (Items 21 à 37)
Was meinen Sie: Insgesamt gesehen: Würden Sie sagen, dass Ihre Arbeit wirklich interessant und befriedigend ist?
Modalités : 5 = Ja, sehr interessant | 4 = Ziemlich interessant | 3 = Weder interessant noch uninteressant | 2 = Ziemlich uninteressant | 1 = Sehr uninteressant
(Traduction : Selon vous, globalement parlant : diriez-vous que votre travail est véritablement intéressant et satisfaisant ?)
Bietet Ihnen Ihre Arbeitsstelle eine Möglichkeit, die Dinge zu tun, die Sie am besten können?
Modalités : 5 = Ja, sehr gut | 4 = Ziemlich gut | 3 = Weder gut noch schlecht | 2 = Ziemlich schlecht | 1 = Sehr schlecht
(Traduction : Votre poste vous offre-t-il la possibilité de faire les choses que vous réussissez le mieux ?)
Sind Sie zufrieden mit dem Fortkommen in Ihrer Firma?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder zufrieden noch unzufrieden | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de vos perspectives d’avancement dans votre entreprise ?)
Gibt Ihnen Ihre Arbeit genügend Möglichkeiten, Ihre Fähigkeiten zu gebrauchen?
Modalités : 5 = Ja, sehr viele Möglichkeiten | 4 = Ziemlich viele Möglichkeiten | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich wenige Möglichkeiten | 1 = Sehr wenige Möglichkeiten
(Traduction : Votre travail vous donne-t-il suffisamment de possibilités d’utiliser vos capacités ?)
Sind Sie zufrieden, wie Ihre Vorgesetzten loben und kritisieren?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de la manière dont vos supérieurs adressent leurs compliments et leurs critiques ?)
Sind Sie mit Ihren Aufstiegsmöglichkeiten zufrieden?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de vos possibilités de promotion ?)
Sind Sie mit Ihrer Stellung zufrieden, wenn Sie sie vergleichen mit Ihren Fähigkeiten?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de votre poste, lorsque vous le comparez à vos aptitudes réelles ?)
Sind Sie mit der Gerechtigkeit Ihres Vorgesetzten zufrieden?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de l’équité et du sens de la justice de votre supérieur hiérarchique ?)
Sind Sie zufrieden mit der Bezahlung, wenn Sie sie vergleichen mit der Ihrer Kollegen?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de votre salaire, lorsque vous le comparez à celui de vos collègues ?)
Sind Sie mit dem Arbeitstempo zufrieden?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de la cadence de travail qui vous est imposée ?)
Sind Sie mit der Bezahlung zufrieden?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de votre rémunération dans l’absolu ?)
Sind Sie mit der Bezahlung zufrieden, wenn Sie sie vergleichen mit der Ihrer Freunde und Bekannten?
Modalités : 5 = Ja, sehr zufrieden | 4 = Ziemlich zufrieden | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich unzufrieden | 1 = Sehr unzufrieden
(Traduction : Êtes-vous satisfait(e) de votre salaire, lorsque vous le comparez à celui de vos amis et connaissances ?)
Gibt es Zeiten, in denen Sie eine andere Tätigkeit ausüben möchten als gegenwärtig?
Modalités (inversées) : 1 = Ja, sehr häufig | 2 = Ziemlich häufig | 3 = Weder noch | 4 = Ziemlich selten | 5 = Nie
(Traduction : Y a-t-il des moments où vous aimeriez exercer une autre activité que celle que vous faites actuellement ?)
Wenn Sie einen guten Bekannten hätten, der Arbeit sucht, würden Sie ihm raten, in Ihren Betrieb zu kommen?
Modalités : 5 = Ja, ganz sicher | 4 = Ziemlich sicher | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich sicher nicht | 1 = Ganz sicher nicht
(Traduction : Si une bonne connaissance cherchait du travail, lui conseilleriez-vous d’entrer dans votre entreprise ?)
Wie empfinden Sie das Betriebsklima allgemein in Ihrer Firma?
Modalités : 5 = Ja, sehr gut | 4 = Ziemlich gut | 3 = Weder gut noch schlecht | 2 = Ziemlich schlecht | 1 = Sehr schlecht
(Traduction : Comment percevez-vous le climat général régnant au sein de votre établissement ?)
Wenn Sie noch einmal zu entscheiden hätten, würden Sie dann wieder den gleichen Beruf wählen?
Modalités : 5 = Ja, ganz sicher | 4 = Ziemlich sicher | 3 = Weder noch | 2 = Ziemlich sicher nicht | 1 = Ganz sicher nicht
(Traduction : Si vous aviez à choisir de nouveau, choisiriez-vous la même profession ?)
Was halten Sie von den Aufstiegschancen in Ihrer Branche?
Modalités : 5 = Ja, sehr gut | 4 = Ziemlich gut | 3 = Weder gut noch schlecht | 2 = Ziemlich schlecht | 1 = Sehr schlecht
(Traduction : Que pensez-vous des opportunités d’avancement professionnel existant au sein de votre branche d’activité ?)