1. Résumé / Abstract
L’échelle Répondre de manière désirable sur les attitudes et les opinions (RD-16), issue des paradigmes d’évaluation de la désirabilité sociale chez les enfants et adolescents et directement affiliée aux travaux pionniers de la Children’s Social Desirability Scale (CSD ; Crandall, Crandall, & Katkovsky, 1965), constitue un instrument psychométrique conçu pour identifier la tendance systématique des individus à présenter une image d’eux-mêmes excessivement favorable sur le plan moral, relationnel et comportemental. S’inspirant de la structure conceptuelle de l’échelle d’approbation sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale), cet inventaire examine comment les biais de réponse traduisent non pas simplement un conformisme de surface, mais un besoin fondamental d’approbation sociale et, corrélativement, une anxiété ou une peur aiguë de la désapprobation d’autrui (Crandall, 1966). Composé de 16 énoncés formulés sous forme de propositions absolues ou universellement valorisées (« Vrai » ou « Faux »), l’instrument évalue l’incapacité ou le refus d’un sujet d’admettre des faiblesses communes, des mouvements d’humeur bénins ou des désobéissances ordinaires propres à son stade de développement.
Sur le plan psychométrique, les protocoles fondateurs et leurs réplications démontrent une consistance interne satisfaisante avec des coefficients de bissection corrigés (split-half) s’échelonnant généralement entre 0,82 et 0,95 selon les cohortes d’âge, ainsi qu’une fidélité test-retest élevée à court terme (r = 0,85 à 0,90 à un mois d’intervalle). En revanche, la fidélité longitudinale sur plusieurs années révèle une instabilité développementale marquée, les scores de désirabilité sociale diminuant de manière constante et monotone entre l’enfance (école primaire) et la fin de l’adolescence (Grade 12). La validité convergente est étayée par des corrélations substantielles avec l’échelle de Marlowe-Crowne (r = 0,78) et l’échelle d’impression favorable (r = 0,51). L’outil s’avère particulièrement utile tant comme variable de contrôle pour assainir les données d’auto-évaluation en milieu scolaire ou clinique que comme indicateur clinique de l’inhibition comportementale, de la vulnérabilité de l’estime de soi et de la sensibilité aux pratiques parentales coercitives.
2. Mots-clés / Keywords
Désirabilité sociale, besoin d’approbation, peur de la désapprobation, évaluation psychométrique, biais de réponse, psychologie du développement, conformisme moral, enfants et adolescents, auto-évaluation, validité de construit, inhibition comportementale, échelle Marlowe-Crowne.
3. Auteurs / Authors
Les fondements théoriques et les items opérationnels de cette mesure dérivent des programmes de recherche sur les réponses socialement désirables initiés au Fels Research Institute for the Study of Human Development à Yellow Springs, Ohio, États-Unis. Les principaux concepteurs associés au développement de cet axe méthodologique sont :
- Virginia C. Crandall : Chercheuse en psychologie du développement et psychométrie au Fels Research Institute, reconnue pour ses travaux pionniers sur la motivation à l’accomplissement et les biais d’évaluation chez les mineurs.
- Vaughn J. Crandall : Directeur de recherche au Fels Research Institute, spécialiste de l’apprentissage social, des attitudes parentales et du développement de la personnalité chez l’enfant.
- Walter A. Katkovsky : Psychologue clinicien et chercheur associé, ayant co-développé plusieurs échelles d’attribution causale (notamment le Children’s Intellectual Achievement Responsibility Questionnaire) et de contrôle de la désirabilité sociale.
- Bonnie R. Strickland (contributions subséquentes) : Psychologue clinicienne et professeure à l’Université de Massachusetts Amherst, ayant synthétisé et formalisé les versions standardisées des items pour l’évaluation de la désirabilité sociale.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’instrument RD-16 réside dans l’opérationnalisation et la quantification de la tendance d’un répondant à altérer ses déclarations d’attitudes et d’opinions afin de se conformer à un idéal socialisé irréaliste. Dans toute démarche d’évaluation psychologique reposant sur des auto-questionnaires, la validité des données recueillies est constamment menacée par deux processus psychologiques distincts mais interconnectés : l’auto-illusion positive (self-deceptive enhancement) et la gestion délibérée des impressions (impression management). Chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, cette tendance prend une coloration particulière : elle s’enracine dans la dépendance vis-à-vis des figures d’autorité (parents, enseignants, pairs dominants) et traduit l’urgence psychologique de s’assurer la bienveillance d’autrui ou d’échapper au risque de rejet.
Dans le domaine de la recherche académique, le RD-16 est avant tout employé comme instrument de contrôle méthodologique (variable modératrice ou covariable statistique). Lorsqu’un chercheur administre des questionnaires portant sur des conduites potentiellement déviantes, l’anxiété, l’agressivité, les compétences prosociales ou les croyances idéologiques, l’intégration du RD-16 permet de dépister les profils de réponses « assainis » ou artificiellement vertueux. En neutralisant statistiquement la variance attribuable au besoin d’approbation, les chercheurs obtiennent une mesure plus pure des construits cibles sous-jacents.
Sur le versant clinique et développemental, l’instrument remplit une fonction diagnostique indirecte majeure. Un score exceptionnellement élevé n’est pas uniquement synonyme d’invalidation du protocole ; il signale fréquemment une constellation de traits psychopathologiques et relationnels :
- Une hyper-vigilance face au jugement d’autrui, s’exprimant par une peur chronique de la désapprobation sociale et du conflit interpersonnel (Crandall, 1966).
- Une fragilisation paradoxale de l’estime de soi globale, masquée derrière une façade de perfectionnisme moral ou de déférence absolue aux règles institutionnelles.
- Une propension à l’évitement des situations de compétition ou d’accomplissement, l’enfant préférant renoncer à agir plutôt que de risquer un échec public qui éroderait son statut d’approbation.
- Un indice précieux pour la guidance parentale : la littérature empirique démontre que des scores extrêmes de désirabilité sociale sont significativement associés à des environnements éducatifs perçus comme critiques, punitifs, restrictifs ou avares d’encouragements chaleureux (Allaman et al., 1972).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique appréhendé par le RD-16 relève de la structure bidimensionnelle de la réponse socialement désirable (Socially Desirable Responding – SDR), reformulée sous l’angle du développement de la personnalité. Bien que l’instrument produise un score global unitaire, son architecture repose sur deux axes psychologiques complémentaires :
1. L’attribution d’attributs moralement parfaits mais statistiquement invraisemblables
Cette dimension regroupe des énoncés affirmant l’adhésion totale, continue et sans faille à des comportements hautement valorisés sur le plan éthique ou civique. Il s’agit d’affirmations où l’individu revendique une conduite exemplaire exempte de toute défaillance humaine normale. Par exemple, souscrire sans réserve aux propositions « I always listen to my parents » (J’écoute toujours mes parents) ou « I never say anything that would make a person feel bad » (Je ne dis jamais rien qui puisse blesser quelqu’un) exige un déni complet des conflits ordinaires et des accès de frustration inhérents à l’interaction sociale. L’individu s’attribue une maîtrise pulsionnelle totale et un dévouement altruiste permanent (« I always help an injured animal », « I am always glad to cooperate with others »).
2. Le déni d’affects négatifs, de transgressions mineures et d’impulsions universelles
Ce volet évalue la capacité du sujet à reconnaître des ressentis intérieurs ou des transgressions comportementales qui, bien que socialement désapprouvés dans l’absolu, sont quasi universels dans le répertoire comportemental standard. Un sujet affirmant « I never get angry » (Je ne me mets jamais en colère), « I have never been tempted to break a rule or a law » (Je n’ai jamais été tenté de transgresser une règle ou une loi) ou « When I make a mistake, I always admit I am wrong » (Quand je fais une erreur, j’admets toujours mes torts) met en œuvre un mécanisme défensif de censure psychique. Le refus systématique d’avouer une impatience, une opposition verbale envers les figures parentales (« I never act ‘fresh’ or ‘talk back’ to my mother or father ») ou une tentation d’appropriation sans permission (« I have never borrowed anything without asking permission first ») dénote une rigidité du Moi focalisée sur l’évitement de tout reproche.
Au cœur de ce construit, Virginia Crandall (1966) a mis en évidence une bascule conceptuelle déterminante : alors que chez l’adulte évalué par l’échelle de Marlowe-Crowne, le score est initialement théorisé comme un « besoin positif d’approbation » (recherche active d’éloges et de valorisation), chez l’enfant et l’adolescent, il s’agit avant tout d’une « peur de la désapprobation » (fear of disapproval). Le score élevé reflète une stratégie d’auto-préservation défensive : le sujet ne cherche pas nécessairement à briller, mais à devenir invisible aux critiques et inattaquable sur le terrain de la conformité morale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique du RD-16 et de ses dérivés se situe au croisement de la théorie de l’apprentissage social (Julian B. Rotter, Albert Bandura) et des modèles de la psychologie différentielle de la personnalité des années 1960. Historiquement, le problème de la désirabilité sociale a émergé avec les travaux d’Allen L. Edwards (1957), qui démontra que la probabilité d’adhésion à un item de personnalité est une fonction linéaire directe de la désirabilité sociale perçue de cet item. Edwards concevait initialement ce phénomène comme une source de variance indésirable, un artefact méthodologique compromettant les inventaires de personnalité tels que le MMPI.
Toutefois, Douglas P. Crowne et David Marlowe (1960, 1964) ont révolutionné ce champ en postulant que la tendance à répondre de façon désirable constitue en elle-même un trait de personnalité stable et cliniquement significatif : le besoin d’approbation sociale (need for social approval). Selon leur modèle, les individus présentant un fort besoin d’approbation se caractérisent par une vulnérabilité accrue aux pressions conformistes, une suggestibilité élevée et une tendance marquée à refouler les affects hostiles ou déviants pour maintenir l’harmonie interpersonnelle.
En adaptant ce cadre à l’enfance et à l’adolescence, Crandall, Crandall et Katkovsky (1965) ont enrichi la théorie en y incorporant les paramètres de la psychologie du développement et de la dynamique familiale :
- La trajectoire d’autonomisation morale : Chez le jeune enfant (ex. 3e année d’école primaire / Grade 3), l’adhésion aux normes parentales et scolaires est fortement externalisée. L’enfant conçoit les règles de manière rigide (stade du réalisme moral de Jean Piaget). À mesure qu’il progresse vers l’adolescence (Grade 12), la maturation cognitive, la décentration sociale et la confrontation à la sous-culture des pairs réduisent l’idéalisation des figures d’autorité, entraînant une diminution mécanique des scores de désirabilité sociale.
- L’étiologie relationnelle précoce : Les investigations longitudinales (Allaman, Joyce, & Crandall, 1972) ont rattaché ce construit aux styles éducatifs parentaux. Un niveau élevé de désirabilité sociale chez le grand enfant et l’adulte trouve souvent ses racines dans des interactions maternelles caractérisées par une forte hostilité, une sévérité punitive, un contrôle restrictif et une rareté des renforcements positifs. L’enfant apprend que la divergence d’opinion ou la manifestation d’agressivité engendre une rupture affective dévastatrice ou un châtiment, installant ainsi la peur de la désapprobation comme modalité adaptative prévalente.
7. Validité / Validity
Les études empiriques consacrées aux propriétés psychométriques de l’instrumentation dérivée de la CSD et consolidée dans le format RD-16 fournissent des preuves solides de validité de construit, convergente et critériée :
Validité convergente
La validité convergente de l’outil a été établie par la corrélation systématique de ses scores avec des échelles de référence mesurant les biais de conformisme et de gestion d’image :
- Une corrélation robuste de r = 0,78 a été observée avec l’échelle originale de désirabilité sociale pour adultes de Marlowe-Crowne lors de suivis longitudinaux, confirmant la continuité conceptuelle de l’instrument à travers les âges.
- Une corrélation positive de r = 0,51 a été documentée avec l’échelle de Bonne Impression (Good Impression Scale) du California Psychological Inventory (CPI), démontrant que l’échelle capte adéquatement la propension délibérée à se présenter sous un jour favorable.
- Des corrélations positives significatives ont été relevées avec l’engagement et la religiosité déclarée (Crandall & Gozali, 1969), les individus à haut score valorisant formellement les institutions prescriptrices de normes morales.
Validité discriminante et critériée (validité de construit)
Conformément aux prédictions théoriques de Crandall (1966), la désirabilité sociale ne reflète pas une bonne adaptation psychologique globale, mais plutôt une dynamique défensive. Les données empiriques révèlent que :
- Les sujets obtenant des scores élevés présentent paradoxalement une estime de soi significativement plus faible lorsqu’elle est mesurée par des instruments indirects ou projectifs, confirmant que l’affirmation d’une perfection morale compense un sentiment sous-jacent d’insécurité personnelle.
- Dans des dispositifs d’observation naturaliste et comportementale en laboratoire, les enfants à scores élevés manifestent significativement moins de comportements agressifs manifestes, participent plus timidement aux discussions collectives et tendent à éviter activement les tâches d’accomplissement exigeantes par crainte de l’échec public (Crandall, 1966).
- Dans l’expérience classique de tentation menée par Staub et Sherk (1970), les enfants affichant de forts scores à l’échelle consommaient nettement moins de friandises lorsqu’ils étaient placés sous le regard d’autrui, attestant d’une sensibilité exacerbée à l’inhibition sociale en situation de visibilité publique.
8. Fidélité / Reliability
La consistance métrologique du paradigme RD-16 / CSD a été rigoureusement quantifiée à travers de multiples échantillons développementaux :
Consistance interne
Dans l’échantillon princeps de Crandall, Crandall et Katkovsky (1965), regroupant 956 élèves du primaire au secondaire, la fidélité par la méthode de bissection corrigée par la formule de Spearman-Brown (corrected split-half reliability) s’est échelonnée de 0,82 à 0,95 selon les niveaux scolaires explorés. Des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,80 et 0,88 sont couramment observés pour les formes abrégées et standardisées de 16 à 20 items, ce qui témoigne d’une forte homogénéité des énoncés axés sur la conformité conventionnelle.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Les propriétés de stabilité temporelle mettent en évidence une dichotomie particulièrement informative pour la psychologie développementale :
- À court terme (1 mois) : La fidélité temporelle est remarquable. Crandall et ses collaborateurs (1965) ont rapporté un coefficient de corrélation test-retest de r = 0,85. Allaman, Joyce et Crandall (1972) ont retrouvé un coefficient de r = 0,90 après un intervalle d’un mois, attestant de l’excellente précision de l’instrument sur de courtes périodes.
- À long terme (3 ans) : La fidélité se dégrade de manière substantielle, affichant r = 0,43 chez les garçons et tombant à r = 0,19 chez les filles. Loin de représenter un défaut intrinsèque de l’outil, cette atténuation traduit une instabilité ontogénétique réelle : l’adolescence constitue une période de restructuration majeure de la conformité morale, marquée par une émancipation progressive vis-à-vis des exigences parentales et une réorientation vers les normes intragroupes de pairs.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur les variantes de la CSD et du protocole RD-16 éclairent l’organisation dimensionnelle du construit :
Structure unifactorielle vs bidimensionnelle
La majorité des travaux psychométriques soutiennent l’extraction d’un facteur général dominant de premier ordre, rendant compte de la variance commune relative au besoin d’approbation sociale. Toutefois, l’analyse détaillée des saturations factorielles fait régulièrement apparaître deux sous-composantes corrélées :
- Facteur 1 : Révélation d’attributs positifs idéalisés (Attribution prosociale / Hyper-conformisme) : Ce facteur regroupe les items énoncés positivement concernant le respect sans faille des adultes, la politesse inconditionnelle et l’altruisme parfait (ex. Item 5 : « My teachers always know more about everything than i do », Item 8 : « I always listen to my parents », Item 14 : « I am always glad to cooperate with others »). Les saturations sur ce facteur s’étendent généralement entre 0,48 et 0,72.
- Facteur 2 : Censure d’affects et d’impulsions réprobables (Déni transgressif) : Ce facteur agrège les propositions formulées sur le mode de la négation absolue (« I never… », « I have never… »), ciblant le refus d’admettre la colère, l’agressivité verbale ou l’insolence (ex. Item 2 : « I never act ‘fresh’ or ‘talk back’ to my mother or father », Item 7 : « I never get angry », Item 11 : « I have never been tempted to break a rule or a law »). Les saturations factorielles varient ici de 0,42 à 0,69.
Dans les modèles d’équations structurelles, un modèle bifactoriel — combinant un facteur général de désirabilité défensive et deux facteurs de groupe liés à la direction de la formulation (items formulés positivement vs négations absolues) — présente couramment un ajustement robuste aux données empiriques (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur support papier-crayon ou format informatisé.
- Nombre total d’items : 16 items d’attitudes et d’opinions spécifiques.
- Format et modalités de réponse : Format dichotomique forcé à deux alternatives : Vrai (True – T) ou Faux (False – F). Ce format dichotomique limite l’ambiguïté interprétative chez les jeunes sujets et force un positionnement clair face à l’énoncé normatif.
- Cotation et calcul des scores :
- Chaque item validé dans le sens de la désirabilité sociale (c’est-à-dire l’attribution d’un comportement universellement vertueux ou le rejet complet d’une faute universelle) reçoit 1 point.
- Les réponses non conformes à l’orientation socialement désirable reçoivent 0 point.
- Le score brut global s’étend de 0 à 16.
- Interprétation des scores :
- Scores faibles (0 à 5) : Spontanéité élevée dans l’auto-évaluation, faible préoccupation pour les jugements d’autrui, tolérance à reconnaître ses imperfections et transgressions ordinaires.
- Scores modérés (6 à 10) : Équilibre typique entre le respect des normes sociales et l’admission de faiblesses individuelles communes ; conformité adaptative sans rigidité défensive.
- Scores élevés (11 à 16) : Forte propension à la désirabilité sociale, besoin marqué d’approbation et/ou anxiété aiguë face au risque de désapprobation. Risque substantiel d’invalidation des réponses fournies sur les autres questionnaires concomitants (biais d’auto-présentation favorable).
- Temps moyen de passation : Environ 5 à 8 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conceptualisation initiale : 1965 (validation de l’échelle princeps CSD par Crandall, Crandall, & Katkovsky), suivie des formalisations méthodologiques de Strickland (1977) et des déclinaisons d’évaluation d’attitudes ultérieures.
- Conditions d’utilisation et statut légal : L’instrument relève du domaine de la recherche académique ouverte (open academic instrument). Il est libre de droits pour les activités de recherche scientifique sans but lucratif, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse des travaux sources.
- Tarification : Accès entièrement gratuit ; aucun coût d’acquisition de licence commerciale ni redevance par passation (pas de frais d’éditeur payant).
- Recommandations éthiques : En milieu scolaire ou clinique pédiatrique, l’administration de l’échelle nécessite le recueil du consentement éclairé des tuteurs légaux ainsi que l’assentiment de l’enfant, conformément aux directives éthiques de l’American Psychological Association (APA).
12. Références / References
- Allaman, J. D., Joyce, C. S., & Crandall, V. C. (1972). The antecedents of social desirability response tendencies of children and young adults. Child Development, 43(4), 1135–1160. https://doi.org/10.2307/1127506
- Brannigan, G. G. (1974). Comparison of the tape-recorded and written versions of the Children’s Social Desirability Scale. Journal of Personality Assessment, 38(4), 350–351. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119987
- Crandall, V. C. (1966). Personality characteristics and social and achievement behaviors associated with children’s social desirability response tendencies. Journal of Personality and Social Psychology, 4(5), 477–486. https://doi.org/10.1037/h0023984
- Crandall, V. C., Crandall, V. J., & Katkovsky, W. A. (1965). A children’s social desirability scale. Journal of Consulting Psychology, 29(1), 27–36. https://doi.org/10.1037/h0021664
- Crandall, V. C., & Gozali, J. (1969). The social desirability responses of children of four religious-cultural groups. Child Development, 40(3), 751–762. https://doi.org/10.2307/1127184
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The Approval Motive: Studies in Evaluative Independence. John Wiley & Sons.
- Edwards, A. L. (1957). The Social Desirability Variable in Personality Assessment and Research. Dryden Press.
- Staub, E., & Sherk, L. (1970). Need for approval, children’s sharing behavior, and reciprocity in sharing. Child Development, 41(1), 243–252. https://doi.org/10.2307/1127402
- Strickland, B. R. (1977). Approval motivation. In T. Blass (Ed.), Personality Variables in Social Behavior (pp. 315–356). Lawrence Erlbaum Associates.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- 6) in Grade 12.
- I never act « fresh » or « talk back » to my mother or father.
- When I make a mistake, i always admit I am wrong.
- i never say anything that would make a person feel bad.
- My teachers always know more about everything than i do.
- I am always polite, even to people who are not very nice.
- I never get angry.
- I always listen to my parents.
- I never forget to say « please » and « thank you. »
- I never find it hard to make friends.
- I have never been tempted to break a rule or a law.
- I always help an iniured animal.
- I have never borrowed anything without asking permission first.
- I am always glad to cooperate with others.
- I never get annoyed when my best friend wants to do something I don’t want to do.
- I always do the right things.