Une répétition maximale / Répétition maximale

Le test d’une répétition maximale (1RM / Herhalingsmaximum) est l’étalon-or pour mesurer la force musculaire maximale dynamique. Découvrez son protocole, son cadre psychométrique, ses équations de prédiction et sa validité clinique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le test d’une répétition maximale (communément abrégé 1RM, pour l’anglais One-Repetition Maximum, et désigné en néerlandais sous le terme d’Herhalingsmaximum) constitue l’étalon-or (gold standard) de l’évaluation clinique et sportive de la force musculaire dynamique maximale. Défini rigoureusement comme la charge la plus élevée qu’un individu peut déplacer sur l’amplitude articulaire complète d’un geste biomécanique donné, une seule fois et avec une posture techniquement irréprochable, le 1RM est à la croisée de la kinésiologie, de la biomécanique et de la psychométrie de la performance motrice. Popularisé dans le contexte médical de la rééducation par Thomas L. DeLorme dans les années 1940, puis codifié dans la littérature néerlandophone de kinésithérapie par Van Gestel et al. (1997) dans leur ouvrage fondamental Training van spierkracht en spierfunctie, cet instrument d’évaluation instrumentale s’applique aussi bien aux membres supérieurs qu’inférieurs dans des populations saines, athlétiques ou atteintes de pathologies de l’appareil locomoteur.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un questionnaire autorapporté conventionnel composé d’items verbaux, le 1RM fonctionne selon des paradigmes métrologiques rigoureux équivalents à une échelle standardisée de performance physique. Il permet de mesurer de manière directe ou indirecte (par le biais d’évaluations sous-maximales de type 3RM à 10RM adossées à des modélisations mathématiques de prédiction telles que les formules de Brzycki, Epley ou Lander) la force maximale fonctionnelle. Sur le plan psychométrique et clinimétrique, le 1RM présente une excellente fidélité test-retest, avec des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) oscillant classiquement entre 0,92 et 0,99 selon les groupes musculaires évalués, ainsi qu’une remarquable sensibilité au changement consécutif aux protocoles de renforcement ou de réadaptation. Sa validité de construit et sa validité de critère, mesurées en comparaison avec la dynamométrie isocinétique et isométrique, confirment son rôle pivot dans la quantification de la capacité neuromusculaire et dans l’ajustement précis des charges d’entraînement exprimées en pourcentages relatifs (% 1RM).

2. Mots-clés / Keywords

Force musculaire maximale, 1RM, Répétition maximale, Évaluation neuromusculaire, Biomécanique, Psychométrie de la performance, Clinimétrie, Prescription d’exercice, Réadaptation physique, Dynamométrie.

3. Auteurs / Authors

L’origine conceptuelle de la répétition maximale est historiquement attribuée au médecin militaire américain Thomas L. DeLorme (1917–2003) et à son collaborateur Arthur L. Watkins, rattachés au service de médecine physique et de réadaptation du Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School (Boston, États-Unis). Leurs travaux pionniers menés à la fin de la Seconde Guerre mondiale ont formalisé la méthode des charges progressives maximales pour accélérer la réhabilitation fonctionnelle des militaires polytraumatisés.

L’adaptation et la diffusion du protocole dans l’espace clinique et universitaire néerlandophone proviennent des travaux de recherche translationnelle documentés notamment par Van Gestel et al. (1997) au sein de l’ouvrage académique de référence Training van spierkracht en spierfunctie (Utrecht, Pays-Bas). Ce collectif d’auteurs et de physiothérapeutes a normalisé les procédures de sécurité, les paliers de charge et les critères d’évaluation qualitative pour l’application du test auprès de patients souffrant de dysfonctions chroniques du système musculo-squelettique. Les standards contemporains d’administration sont aujourd’hui sous l’égide méthodologique d’organisations scientifiques telles que la National Strength and Conditioning Association (NSCA) et l’American College of Sports Medicine (ACSM).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du test de répétition maximale (1RM) est de quantifier objectivement la capacité contractile maximale volontaire du système neuromusculaire lors d’un cycle concentrique-excentrique standardisé. La mesure vise à établir une base diagnostique initiale (baseline), à évaluer l’efficacité de protocoles d’intervention thérapeutique ou de préparation physique, et à permettre une posologie analytique de l’intensité d’entraînement. En physiologie de l’exercice, l’intensité d’un travail contre résistance est quasi-universellement prescrite sous la forme d’une fraction relative du 1RM (par exemple, 70 % à 85 % du 1RM pour l’hypertrophie et la force, 50 % à 60 % pour l’endurance musculaire locale ou la réadaptation précoce).

Dans les contextes de recherche clinique et de kinésithérapie, le 1RM remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Détection des déficits et asymétries musculaires : Comparaison bilatérale (membre atteint versus membre sain) ou analyse des ratios de force agoniste/antagoniste (par exemple, ratio ischio-jambiers/quadriceps), essentiels à la prévention des récidives lésionnelles ligamentaires et tendineuses.
  • Surveillance de la sarcopénie et de la dynapénie : Chez les personnes âgées, le déclin de la force maximale constitue un prédicteur indépendant majeur du risque de chute, de la perte d’autonomie motrice et de la mortalité toutes causes confondues. Le 1RM permet d’établir une stadification cliniquement exploitable.
  • Calibration des charges en milieu pathologique : Chez des patients présentant des troubles cardiovasculaires, métaboliques (diabète de type 2) ou de l’appareil locomoteur (arthrose, lombalgie chronique), le test permet de sécuriser la réadaptation en identifiant précisément le seuil au-delà duquel la réponse hémodynamique (pression artérielle, manœuvre de Valsalva) et les contraintes mécaniques articulaires deviennent pathogènes.

D’un point de vue de la psychologie de la rééducation et de l’effort, le test de 1RM sert également d’indicateur objectif dans l’étude des construits d’auto-efficacité physique perçue (Albert Bandura) et de la kinésiophobie. Chez des patients souffrant de douleurs chroniques ou sortant d’une chirurgie réparatrice, l’évaluation du 1RM permet de confronter la croyance subjective de fragilité articulaire à la capacité mécanique réelle, favorisant la désensibilisation centrale et l’extinction des conduites d’évitement de l’effort.

5. Construit psychologique / Construct

Bien que le 1RM s’exprime dans des unités physiques fondamentales (le kilogramme ou le newton), la grandeur mesurée constitue un construit hybride neuromusculaire et psychologique complexe : la force maximale dynamique volontaire. La réalisation d’un 1RM ne reflète pas uniquement la section transversale anatomique du muscle (facteur structural périphérique), mais également l’intégration optimale des processus neurocognitifs centraux et des variables psychoaffectives liées à l’effort supramaximal.

1. Facteurs neuromoteurs et centraux

La commande motrice nécessaire à l’exécution d’un 1RM exige l’activation simultanée de plusieurs mécanismes physiologiques :

  • Le recrutement des unités motrices : Recrutement de l’ensemble du pool de motoneurones selon le principe de taille de Henneman, jusqu’aux unités motrices phasiques de type IIx à seuil d’excitabilité très élevé.
  • La fréquence d’impulsion (rate coding) : Capacité du cortex moteur primaire à décharger à des fréquences supranormales lors de la phase initiale d’accélération de la charge.
  • La synchronisation des unités motrices et la coordination intermusculaire : Inhibition réciproque précise des muscles antagonistes couplée à une co-activation des muscles stabilisateurs du tronc et des ceintures articulaires.

2. Facteurs psychologiques, perceptifs et conatifs

L’effort requis par un 1RM place l’individu à l’extrémité supérieure de l’échelle de perception de l’effort (RPE de Borg, score 10/10). L’atteinte de la véritable charge limite implique la neutralisation des mécanismes d’inhibition protectrice autogène (générés par les fuseaux neuromusculaires et les récepteurs tendineux de Golgi) par une commande motrice volontaire descendante maximale.

Ce processus engage directement :

  • La tolérance à l’inconfort somatosensoriel : Capacité à tolérer des tensions intramusculaires extrêmes et les augmentations transitoires de pression artérielle et intrathoracique sans désorganiser la cinématique du mouvement.
  • Le sentiment d’auto-efficacité spécifique à la tâche : La croyance d’un individu en sa capacité à soulever une charge inédite conditionne l’intensité de la décharge corticospinale. Un faible niveau de confiance génère une baisse prématurée de la force motrice et l’échec de la tentative.
  • La régulation de l’anxiété et de la peur de la blessure (kinésiophobie) : Chez le sujet clinique, la peur de récidive induit une hypertonie des antagonistes et un blocage central, diminuant artificiellement la valeur mesurée du 1RM.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent au test du 1RM repose à la fois sur la physiologie du contrôle moteur et sur la psychophysique de l’effort.

1. Fondements biomécaniques et neuromusculaires

Sur le versant mécanique, le 1RM s’appuie sur la relation classique force-vitesse (modèle d’A.V. Hill). Lors du déplacement d’une charge maximale, la vitesse d’action musculaire concentrique s’approche d’une vitesse minimale critique (point de rupture mécanique, ou sticking point). Le modèle d’adaptation fonctionnelle de Thomas L. DeLorme et Arthur L. Watkins postule que l’induction d’une fatigue mécanique par charges lourdes stimule l’hypertrophie des myofibrilles et favorise les adaptations d’ordre neurologique par neuroplasticité médullaire et corticale.

2. Cadre psychophysique et théories de la motivation

Le 1RM s’inscrit au sein de la psychophysique moderne développée par Gunnar Borg, qui formalise le couplage entre contrainte physiologique externe et perception subjective de la contrainte. L’approche psychologique du test peut également être interprétée sous le prisme de la Théorie de l’Intensité de la Motivation de Jack Brehm : un individu n’engage l’intégralité de ses ressources énergétiques et attentionnelles que dans la mesure où l’effort est perçu comme possible, nécessaire et congruent avec son objectif d’accomplissement.

Lorsque la charge se rapproche de la capacité perçue limite, le coût de l’effort augmente de manière asymptotique. Si le niveau de motivation est insuffisant ou si la perception du risque de dommage somatique est supérieure à l’utilité perçue de la performance, le sujet abandonne avant d’avoir mobilisé sa force contractile limite réelle, introduisant un biais de sous-estimation systématique de la valeur du 1RM.

7. Validité / Validity

La validité du test d’une répétition maximale a fait l’objet d’un corpus méthodologique considérable au cours des cinq dernières décennies, tant en science de l’entraînement qu’en rééducation fonctionnelle.

1. Validité de critère (concomitante)

Le 1RM direct sur machine guidée ou charge libre est considéré par la communauté internationale comme l’étalon-or d’évaluation dynamique sur le terrain. Lorsqu’il est confronté aux mesures de laboratoire issues de la dynamométrie isocinétique contrôlée par ordinateur (telle que les systèmes Biodex ou Cybex), les coefficients de corrélation de Pearson oscillent régulièrement entre $r = 0,78$ et $r = 0,94$ pour des mouvements équivalents (ex. 1RM presse à cuisses vs couple de force maximale du quadriceps en extension de genou à 60°/s). Les légères disparités s’expliquent par le fait que le 1RM est un mouvement polyarticulaire ou cinématique fermée, alors que l’isocinétisme isole fréquemment une seule articulation à vitesse angulaire constante.

2. Validité de construit et prédictive

La validité de construit est étayée par la capacité du 1RM à discriminer sans ambiguïté des populations aux niveaux d’entraînement distincts (athlètes de force versus sujets sédentaires, $p < 0,001$) et à refléter fidèlement le dimorphisme sexuel et les effets du vieillissement biologique (perte de 1,5 % à 2 % par an après 60 ans chez les personnes non entraînées). Sur le versant prédictif, la force maximale au 1RM est fortement corrélée aux performances fonctionnelles majeures telles que la vitesse de marche maximale, la capacité à se relever d'une chaise (test Sit-to-Stand), l’économie de course et l’élévation de la puissance aérobie maximale.

3. Validité des équations de prédiction sous-maximale

En contexte clinique, la réalisation d’un 1RM direct peut présenter des contre-indications relatives (ostéoporose sévère, suites post-opératoires récentes, hernie discale non stabilisée). Les praticiens utilisent alors des protocoles de répétitions jusqu’à rupture d’effort (fatigue volitive) à des charges sous-maximales ($n\text{RM}$, où $2 le n le 10$). La validité des formules d’estimation est élevée lorsque le nombre de répétitions reste inférieur à 10 :

  • Équation de Brzycki : $\text{1RM} = \frac{\text{Poids soulevé}}{1,0278 – (0,0278 \times \text{Nombre de répétitions})}$. Corrélations rapportées : $r > 0,95$ pour des répétitions entre 3 et 8.
  • Équation d’Epley : $\text{1RM} = \text{Poids soulevé} \times \left(1 + \frac{\text{Nombre de répétitions}}{30}\right)$. Reconnue pour sa robustesse sur les exercices polyarticulaires comme le squat ou le développé couché.

8. Fidélité / Reliability

La reproductibilité et la constance du test de 1RM dépendent directement de la standardisation de la procédure, de l’état de familiarisation du participant et du contrôle rigoureux des temps de repos.

1. Fidélité test-retest et accord inter-juges

Dans la littérature méthodologique (ex. Levinger et al., 2009 ; Kraemer et al., 2006), les indices de fidélité test-retest sont uniformément excellents lorsque deux ou trois séances de familiarisation préalable sont administrées, éliminant ainsi les effets d’apprentissage moteur initial :

  • Coefficients de corrélation intraclasse (CCI) : Les valeurs de CCI pour les exercices des membres supérieurs (développé couché, tirage horizontal) varient typiquement entre 0,97 et 0,99, avec des intervalles de confiance à 95 % très resserrés. Pour les membres inférieurs (presse à cuisses, squat), les CCI se situent généralement entre 0,92 et 0,98.
  • Erreur type de mesure (ETM / SEM) : L’erreur type de mesure est habituellement comprise entre 2 % et 5 % de la valeur absolue de la charge soulevée.
  • Coefficient de variation (CV) : Les analyses de reproductibilité montrent des coefficients de variation intra-individuels inférieurs à 3,5 % sur les machines guidées et inférieurs à 5 % sur les charges libres.

2. Analyse des biais via Bland-Altman

Les analyses par graphiques de Bland-Altman démontrent l’absence quasi-totale de biais proportionnel systématique entre les réévaluations successives chez les sujets préalablement familiarisés. En revanche, chez les sujets naïfs non entraînés, le premier test sous-estime le véritable 1RM de 5 % à 15 % en raison de la prédominance des gains d’apprentissage moteur et de la coordination neuromusculaire lors des premiers essais.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que le 1RM soit un test de motricité fonctionnelle et non une échelle d’évaluation psychométrique ordinale classique (comme une échelle de Likert à plusieurs items), sa modélisation au sein de batteries de condition physique fait appel aux techniques d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

1. Dimensionnalité de la force dynamique

Lorsqu’une batterie de tests 1RM portant sur plusieurs groupes musculaires (ex. développé couché, tirage dorsal, développé militaire, presse à cuisses, leg curl) est administrée à une cohorte d’individus, les études d’analyse factorielle en composantes principales (ACP) dégagent systématiquement une structure bidimensionnelle ou tridimensionnelle très claire :

  • Facteur 1 : Force maximale du train supérieur (Upper-Body Strength). Ce facteur explique couramment 40 % à 50 % de la variance totale, avec des saturations factorielles (factor loadings) très élevées ($> 0,80$) pour le développé couché et le tirage vertical.
  • Facteur 2 : Force maximale du train inférieur (Lower-Body Strength). Expliquant entre 25 % et 35 % de la variance complémentaire, ce facteur regroupe la presse à cuisses, l’extension de genou et le soulevé de terre, avec des saturations souvent comprises entre $0,75$ et $0,92$.
  • Facteur général sous-jacent (Force globale ‘g’) : Dans les modèles hiérarchiques de second ordre, un facteur général de capacité contractile maximale relie les facteurs de premier ordre, démontrant que la qualité neuromusculaire globale présente une cohérence interne puissante à l’échelle de l’organisme tout entier.

2. Indices d’adéquation structurale

Les analyses confirmatoires (AFC) validant ces batteries démontrent d’excellents indices d’ajustement aux données empiriques (avec un indice de Tucker-Lewis [TLI] $> 0,95$, un indice de comparabilité [CFI] $> 0,96$, et une racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation [RMSEA] $< 0,06$), confirmant que les mesures du 1RM sont métrologiquement cohérentes et distinctes des mesures d'endurance musculaire ou de puissance explosive (vitesse/saut).

10. Instrument de mesure / Instrument

Le test de 1RM peut être administré sous deux approches distinctes : le test direct (recherche de la charge absolue maximale) ou le test indirect submaximal (estimation à partir d’un nombre déterminé de répétitions à rupture).

Caractéristiques techniques de l’instrumentation

  • Type de mesure : Évaluation instrumentale objective de la performance physique motrice.
  • Matériel requis :
    • Appareils de musculation guidés (ex. presse à cuisses horizontale ou inclinée à 45°, poulies réglables, banc de développé guidé type Smith Machine) favorisant une sécurité optimale en milieu clinique.
    • Barres olympiques étalonnées, disques de poids calibrés en fonte ou en polyuréthane (de 0,5 kg à 25 kg) et colliers de serrage de sécurité.
    • Chronomètre pour le minutage strict des temps de repos.
    • Fiche de relevé standardisée et échelle RPE (Borg CR10 ou OMNI-Res) pour le suivi psychophysique de l’intensité perçue.
  • Format d’évaluation : Essais discrets successifs avec progression ascendante des résistances.
  • Durée du protocole : Environ 15 à 25 minutes par groupe musculaire ou exercice évalué (en intégrant les phases impératives d’échauffement et de repos).
  • Règles de cotation et de validation de l’essai :
    • Amplitude articulaire : L’excursion articulaire complète prédéterminée doit être atteinte (ex. coudes à 90° ou contact barre-poitrine sans rebond au développé couché ; genoux fléchis à 90° à la presse).
    • Cadence et contrôle : Vitesse d’exécution contrôlée, interdiction absolue de mouvements d’élan, d’hyperextension lombaire compensatoire ou d’assistance extérieure.
    • Nombre maximal d’essais : Le 1RM réel doit être identifié en un maximum de 3 à 5 tentatives maximales afin d’éviter les interférences délétères liées à la fatigue neuromusculaire résiduelle.
    • Temps de repos inter-essais : Respect strict d’un intervalle de 3 à 5 minutes de récupération passive complète pour garantir la resynthèse de la phosphocréatine (PCr) intra-myocytaire.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1945 (concept initial de Thomas L. DeLorme dans le Journal of Bone and Joint Surgery) ; révision méthodologique en 1948 et 1951 avec Arthur L. Watkins.
  • Standardisation clinique néerlandaise : 1997, dans l’ouvrage Training van spierkracht en spierfunctie par Van Gestel et al.
  • Statut des droits d’auteur et licence : Le protocole biomécanique du test d’une répétition maximale (1RM) relève du domaine public scientifique et clinique. En tant que méthodologie physiologique fondamentale, il n’est assujetti à aucun brevet, copyright exclusif ou redevance pécuniaire.
  • Conditions d’utilisation et d’accès : L’utilisation du protocole à des fins de recherche fondamentale, d’exercice clinique de la kinésithérapie ou d’entraînement sportif est entièrement libre et gratuite. Néanmoins, l’usage clinique nécessite une certification et une formation adéquate des praticiens pour assurer le respect des règles de sécurité et la prise en charge immédiate d’éventuels incidents cardiovasculaires ou articulaires.

12. Références / References

  • Baechle, T. R., & Earle, R. W. (Eds.). (2008). Essentials of strength training and conditioning (3rd ed.). Human Kinetics.
  • Borg, G. (1998). Borg’s perceived exertion and pain scales. Human Kinetics.
  • Brzycki, M. (1993). Strength testing—Predicting a one-rep max from reps-to-fatigue. Journal of Physical Education, Recreation & Dance, 64(1), 88–90. https://doi.org/10.1080/07303084.1993.10606684
  • DeLorme, T. L. (1945). Restoration of muscle power by heavy-resistance exercises. The Journal of Bone & Joint Surgery, 27(4), 645–667.
  • DeLorme, T. L., & Watkins, A. L. (1948). Technics of progressive resistance exercise. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 29(5), 263–273.
  • Epley, B. (1985). Poundage chart. Boyd Epley Workout. Lincoln, NE: Body Enterprises.
  • Kraemer, W. J., & Fry, A. C. (1995). Strength testing: Development and evaluation of methodology. In P. J. Maud & C. Foster (Eds.), Physiological assessment of human fitness (pp. 115–138). Human Kinetics.
  • Levinger, I., Goodman, C., Hare, D. L., Jerums, G., Toia, D., & Selig, S. (2009). The reliability of the 1RM strength test for untrained middle-aged individuals. Journal of Science and Medicine in Sport, 12(2), 310–316. https://doi.org/10.1016/j.jsams.2007.10.007
  • Van Gestel, J. G. M., Binkhorst, R. A., & Bouts, P. J. M. (1997). Training van spierkracht en spierfunctie. Houten/Diegem: Bohn Stafleu Van Loghum.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Administer the standardized 1RM protocol following adequate general cardiovascular warm-up. Ensure proper biomechanical alignment and execution technique throughout each trial. The true 1RM should ideally be identified within 3 to 5 testing sets to avoid muscular fatigue.
Response Scale: Heaviest weight successfully lifted for one repetition (kg or lbs) with valid technique
1

Perform a light warm-up of 5 to 10 repetitions at approximately 40% to 60% of the perceived or estimated maximum resistance, followed by a 1-minute rest.
2

Perform a second warm-up set of 3 to 5 repetitions at a moderate load (~60% to 80% of estimated maximum), followed by a 2-minute rest.
3

Make an initial attempt at a near-maximal load (~85% to 90% of estimated 1RM) for 1 repetition.
4

If the repetition is successful, rest for 2 to 4 minutes and increase the resistance (typically 2.5% to 5% for upper body, 5% to 10% for lower body) until a failed attempt occurs.
5

Record the 1RM as the heaviest load successfully lifted through the complete, technically valid range of motion within 3 to 5 total attempts.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Une répétition maximale / Répétition maximale. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=repetition-maximale-1rm-herhalingsmaximum
Looti, Mohammed. “Une répétition maximale / Répétition maximale.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=repetition-maximale-1rm-herhalingsmaximum.
Looti, Mohammed. “Une répétition maximale / Répétition maximale.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=repetition-maximale-1rm-herhalingsmaximum.