Questionnaire sur les traumatismes complexes et les forces des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (ACTSQ)

L’ACTSQ est un instrument psychométrique novateur de 44 items mesurant le trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT-C) et les forces résilientes chez les parents aborigènes et insulaires du détroit de Torres.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur les traumatismes complexes et les forces des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (en anglais : Aboriginal and Torres Strait Islander Complex Trauma and Strengths Questionnaire, ou ACTSQ ; Gee et al., 2024) constitue un instrument psychométrique novateur et culturellement adapté, conçu spécifiquement pour évaluer le trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT-C) conjointement aux facteurs de résilience et de protection chez les parents aborigènes et insulaires du détroit de Torres en Australie. Issu d’un processus rigoureux de co-conception étalé sur plusieurs étapes — incluant des revues systématiques, des consultations approfondies auprès des aînés (Elders) et des communautés, ainsi que des analyses quantitatives préliminaires —, l’inventaire initial comportait 88 items (60 relatifs à la détresse psychologique et 28 aux forces intrinsèques).

La version finale validée se compose de 44 items mesurés sur une échelle de Likert en cinq points (allant de 0 = « Pas du tout » à 4 = « Énormément »), administrés selon une méthodologie d’entretien clinique semi-structuré. L’ACTSQ s’articule autour de cinq dimensions factorielles distinctes : (1) les symptômes de stress post-traumatique complexe, (2) le deuil, la perte et la déconnexion, (3) les soutiens et les relations interpersonnelles, (4) le sentiment de soi et les forces personnelles, et (5) les connexions culturelles et les ressources communautaires. Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une consistance interne robuste, attestée par un coefficient oméga de McDonald supérieur à 0,75 pour l’ensemble des sous-échelles. La validité convergente et divergente a été confirmée par des corrélations différentielles avec l’International Trauma Questionnaire (ITQ) conforme à la CIM-11. L’ACTSQ représente ainsi une avancée méthodologique majeure pour la psychométrie décoloniale, transcendant les modèles diagnostiques occidentaux pour intégrer une perspective holistique du bien-être socio-émotionnel autochtone.

2. Mots-clés / Keywords

Traumatisme complexe, TSPT-C, peuples autochtones, aborigènes d’Australie, insulaires du détroit de Torres, forces et résilience, santé socio-émotionnelle, parentalité, validité psychométrique, décolonisation, deuil colonial, traumatisme intergénérationnel.

3. Auteurs / Authors

L’ACTSQ a été conceptualisé, validé et publié par une équipe multidisciplinaire de cliniciens, chercheurs en santé publique et leaders communautaires autochtones et non-autochtones en Australie (Gee et al., 2024) :

  • Graham Gee — Intergenerational Health Group, Murdoch Children’s Research Institute ; Indigenous Health Equity Unit, Onemda, Melbourne School of Population and Global Health, University of Melbourne.
  • Tess Bright — Murdoch Children’s Research Institute ; University of Melbourne.
  • Amy Morgan — University of Melbourne.
  • Carlie Atkinson — We Al-li ; Centre of Best Practice in Aboriginal and Torres Strait Islander Suicide Prevention, University of Western Australia.
  • Shawana Andrews — Indigenous Health Equity Unit, Onemda, Melbourne School of Population and Global Health, University of Melbourne.
  • Yvonne Clark — South Australian Health and Medical Research Institute (SAHMRI).
  • Karen Glover — South Australian Health and Medical Research Institute (SAHMRI).
  • Tanja Hirvonen — Centre of Best Practice in Aboriginal and Torres Strait Islander Suicide Prevention, University of Western Australia.
  • Elise Davis — University of Melbourne.
  • Kimberley A. Jones — Murdoch Children’s Research Institute.
  • Rachel Reilly — South Australian Health and Medical Research Institute (SAHMRI).
  • Fiona Mensah — Murdoch Children’s Research Institute ; University of Melbourne.
  • Madelyne Hudson-Buhagiar — Murdoch Children’s Research Institute.
  • Shannon K. Bennetts — Murdoch Children’s Research Institute ; La Trobe University.
  • Helen Herrman — Orygen ; Centre for Youth Mental Health, University of Melbourne.
  • Helen Milroy — Centre of Best Practice in Aboriginal and Torres Strait Islander Suicide Prevention, University of Western Australia.
  • Andrew Mackinnon — Black Dog Institute ; University of New South Wales.
  • Catherine Chamberlain (Auteure correspondante : [email protected]) — Indigenous Health Equity Unit, Onemda, Melbourne School of Population and Global Health, University of Melbourne ; Murdoch Children’s Research Institute.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’ACTSQ est de fournir un instrument d’évaluation psychométrique rigoureux, culturellement sécurisant et adapté au contexte socioculturel des mères et des pères aborigènes et insulaires du détroit de Torres. Historiquement, l’évaluation de la détresse psychologique au sein des populations autochtones s’est heurtée à des limites épistémologiques et éthiques substantielles. L’utilisation indiscriminée d’échelles standardisées conçues selon des paradigmes occidentaux — telles que la PCL-5 (Posttraumatic Stress Disorder Checklist for DSM-5) ou le BDI-II — a souvent conduit à une sur-pathologisation ou à une mauvaise interprétation des réponses émotionnelles, tout en négligeant l’impact structurel du colonialisme, du racisme institutionnel et des traumatismes intergénérationnels.

Dans la pratique clinique, l’ACTSQ répond à l’impératif de repérer précocement la détresse post-traumatique complexe chez les parents durant la période périnatale et la petite enfance de leur progéniture. Cette période est identifiée comme une fenêtre critique pour briser les cycles de transmission intergénérationnelle des traumatismes. Cependant, une évaluation purement déficitaire porte atteinte à l’alliance thérapeutique et omet les ressorts de résilience intrinsèques aux cultures des Premières Nations. L’ACTSQ a ainsi été expressément conçu selon un modèle d’évaluation bidirectionnel, mesurant conjointement :

  • Les composantes symptomatiques du TSPT-C (répétition, évitement, hyperactivation, dérégulation affective, sentiment d’altération de soi, difficultés relationnelles) ;
  • Les expériences singulières de rupture culturelle, de perte de la terre (Country), de deuil collectif et de déconnexion spirituelle ;
  • Les forces individuelles, familiales, collectives et culturelles qui agissent comme de puissants facteurs tampons face à l’adversité.

Sur le plan de la recherche, l’ACTSQ sert de référence pour quantifier l’efficacité des interventions holistiques de santé mentale et des programmes de soutien à la parentalité autochtone (notamment le projet Healing the Past by Nurturing the Future). En offrant un score factoriel nuancé, l’outil permet aux chercheurs de cartographier la complexité des réponses au traumatisme sans désolidariser l’individu de son écosystème culturel et relationnel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit opérationnalisé par l’ACTSQ dépasse la seule définition nosographique du TSPT-C telle qu’établie dans la CIM-11 de l’Organisation mondiale de la santé. Il intègre le modèle autochtone holistique du bien-être social et émotionnel (Social and Emotional Wellbeing, SEWB). Les 44 items sont répartis au sein de cinq facteurs majeurs :

Facteur 1 : Symptômes du trouble de stress post-traumatique complexe (16 items)

Ce facteur évalue les manifestations classiques et complexes de la détresse post-traumatique consécutive à des événements indésirables répétés ou prolongés (violences interpersonnelles, abus infantiles, traumatismes d’oppression). Il recouvre l’intrusion mnésique involontaire (reviviscences, cauchemars récurrents), l’évitement comportemental et cognitif, l’hypervigilance motrice et émotionnelle (état d’alerte permanent, irritabilité sans cause objective), ainsi que la triade caractéristique des perturbations de l’organisation de soi (Disturbances in Self-Organization, DSO) : la dérégulation affective (difficulté à moduler ses affects ou engourdissement psychologique), les sentiments de dévalorisation profonde, de culpabilité immotivée et de honte intériorisée.

Facteur 2 : Deuil, perte et déconnexion (6 items)

Cette dimension capture la souffrance existentielle et collective résultant des politiques d’assimilation forcée, des enlèvements d’enfants (les Générations volées / Stolen Generations) et de l’expropriation territoriale. Les items explorent la douleur liée à l’effritement des savoirs traditionnels et des pratiques cérémonielles, le sentiment de coupure vis-à-vis de la terre natale (connection to Country), l’affaiblissement perçu de la vitalité spirituelle et la déconnexion d’avec les ancêtres sous le poids des blessures cumulatives.

Facteur 3 : Soutiens et relations interpersonnelles (9 items)

Ce domaine mesure la qualité de l’insertion dans le tissu communautaire et familial (le mob), ainsi que la présence de tuteurs de résilience. Il investigue la disponibilité de modèles parentaux inspirants, l’accès à un soutien inconditionnel au sein de la parentèle élargie (« family that love me even when I muck up »), tout en intégrant des items inversés mesurant la méfiance interpersonnelle, la solitude subjective au milieu des pairs et la déconnexion relationnelle protectrice.

Facteur 4 : Sentiment de soi et forces personnelles (7 items)

Centré sur le pouvoir d’agir (empowerment) et l’auto-efficacité, ce facteur évalue l’acceptation de soi, la tolérance à une parentalité imparfaite mais adéquate (« good enough parent »), la confiance dans ses capacités décisionnelles, la fierté d’accomplissements passés, ainsi que des compétences adaptatives concrètes telles que l’autorégulation émotionnelle en contexte de crise et l’usage de l’humour partagé comme mécanisme d’adaptation.

Facteur 5 : Connexions culturelles et ressources (6 items)

Ce sous-construit examine l’ancrage identitaire autochtone comme ressource salutogène. Il quantifie l’appartenance communautaire, l’implication dans des pratiques coutumières régénératrices (immersion en milieu sauvage / going out bush, participation aux cérémonies collectives), le recours à la spiritualité comme pilier de résistance, et le développement de répertoires d’action stratégiques pour faire face aux agressions racistes quotidiennes et structurelles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’ACTSQ repose sur une synthèse théorique intégrant les concepts contemporains de la traumatologie développementale et les cadres épistémologiques autochtones australiens :

1. Le modèle du bien-être social et émotionnel (SEWB)

Articulé par des pionniers de la psychiatrie et de la psychologie autochtones comme le Professeur Helen Milroy et le Dr Graham Gee, le modèle du Social and Emotional Wellbeing appréhende la santé mentale non pas comme un état intrapsychique isolé, mais comme une dynamique relationnelle multidimensionnelle. L’harmonie psychologique dépend d’interactions équilibrées entre le corps, l’esprit, la famille/parenté, la communauté, la culture, la terre (Country) et la spiritualité/les ancêtres. L’ACTSQ s’inscrit en rupture avec le réductionnisme biomédical en mesurant simultanément les ruptures et les continuités au sein de ces sept domaines relationnels.

2. La théorie du traumatisme historique, collectif et intergénérationnel

Inspirée des travaux de Maria Yellow Horse Brave Heart et adaptée au contexte australien par Judy Atkinson (Trauma Trails, Recreating Song Lines, 2002), cette perspective théorique postule que les traumatismes causés par la colonisation, les massacres historiques, la sédentarisation forcée et les politiques d’assimilation institutionnelle s’inscrivent dans une cascade épigénétique, neurobiologique et psychosociale continue. Le deuil non résolu (historical unresolved grief) ne relève pas d’une pathologie individuelle, mais d’une réaction compréhensible à des agressions sociétales continues et à des pertes cumulatives non réparées.

3. La conceptualisation du TSPT-C selon Judith Herman et la CIM-11

Introduit initialement par Judith Herman (1992), le traumatisme complexe découle d’une captivité psychologique, physique ou émotionnelle prolongée. En formalisant le TSPT-C en 2018, la CIM-11 a consacré la présence conjointe des symptômes de stress post-traumatique canoniques (reviviscences, évitement, hypervigilance) et des perturbations majeures de l’organisation de soi. L’ACTSQ adapte ces critères universels en veillant à ce que les expressions idiomatiques de la détresse (telles que le sentiment de « honte » / shame, concept hautement signifiant dans les cultures autochtones) soient mesurées avec pertinence sémantique.

7. Validité / Validity

Les études de validation menées auprès d’un échantillon représentatif de mères et de pères aborigènes et insulaires du détroit de Torres (Gee et al., 2024) apportent des preuves solides en faveur de la validité de l’ACTSQ :

Validité de contenu et d’apparence

L’élaboration de la banque initiale d’items (88 items) a été guidée par une méthodologie participative rigoureuse, soumise à l’expertise de panels d’aînés (Elders), de praticiens de santé mentale autochtones et de parents. Ce processus a garanti que le libellé de chaque énoncé reflétait fidèlement les réalités vécues, le vocabulaire familier et les conceptualisations culturelles du traumatisme et de la guérison.

Validité convergente

La validité convergente a été examinée en corrélant les sous-échelles de l’ACTSQ avec les dimensions validées de l’International Trauma Questionnaire (ITQ), l’outil de référence pour le diagnostic du TSPT et du TSPT-C selon la CIM-11 :

  • Les scores du Facteur 1 (Symptômes de TSPT-C) et du Facteur 2 (Deuil, perte et déconnexion) présentent des corrélations positives statistiquement significatives avec les sous-échelles TSPT et DSO de l’ITQ, confirmant leur congruence avec les indices standardisés de détresse post-traumatique.
  • Les scores du Facteur 3 (Soutiens et relations) et du Facteur 4 (Sentiment de soi et forces) montrent des corrélations négatives significatives avec les symptômes traumatiques de l’ITQ, démontrant leur rôle d’amortisseurs vis-à-vis des perturbations de l’organisation de soi.

Validité divergente et discriminante

De manière remarquable, le Facteur 5 (Connexions culturelles et ressources) ne présente aucune corrélation linéaire avec les échelles de pathologie traumatique de l’ITQ. Ce résultat corrobore une prémisse théorique clé de la psychologie autochtone : la vitalité culturelle constitue une dimension autonome qui peut demeurer intacte et dynamique même en présence d’une symptomatologie post-traumatique sévère. L’échelle discrimine avec succès la souffrance clinique de l’intégrité de l’identité culturelle.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation des propriétés de fidélité de l’ACTSQ témoigne d’une excellente précision de mesure dans la population cible :

Consistance interne

En raison des limites documentées de l’alpha de Cronbach (notamment l’hypothèse restrictive de tau-équivalence), les auteurs ont privilégié le coefficient oméga de McDonald (ω). Pour l’ensemble des cinq facteurs de la version définitive à 44 items, le coefficient oméga excède le seuil standard de saturation psychométrique :

  • Facteur 1 (Symptômes de TSPT-C) : ω > 0,85
  • Facteur 2 (Deuil, perte et déconnexion) : ω > 0,80
  • Facteur 3 (Soutiens et relations) : ω > 0,78
  • Facteur 4 (Sentiment de soi et forces) : ω > 0,79
  • Facteur 5 (Connexions culturelles et ressources) : ω > 0,75

Fidélité inter-évaluateurs

Étant administré sous forme d’entretien clinique guidé, la fidélité inter-juges a été mesurée via le coefficient de corrélation intraclasse (CCI). Les analyses révèlent des indices de concordance allant d’acceptables à bons (CCI compris entre 0,50 et 0,70) pour les facteurs de détresse et de soutien. Néanmoins, les facteurs 4 et 5 ont affiché une variabilité inter-juges légèrement plus prononcée, soulignant la nature hautement nuancée et contextuelle des jugements cliniques portés sur les forces spirituelles et culturelles individuelles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’ACTSQ a été explorée à travers un dispositif méthodologique séquentiel :

Réduction d’items et Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Le pool initial de 88 énoncés a fait l’objet d’une sélection itérative combinant le retour qualitatif des participants, l’analyse d’asymétrie de distribution et une AFE conduite sur matrices de corrélation polychoriques adaptées aux échelles ordinales. La détermination du nombre optimal de facteurs a été guidée par l’analyse parallèle de Horn et l’examen du diagramme d’éboulis (scree plot), qui ont tous deux convergé vers une solution à cinq facteurs orthogonaux/obliques hautement interprétables.

Saturations factorielles et variance expliquée

La solution finale retient 44 items répondant à des critères d’admissibilité stricts :

  • Saturation factorielle principale supérieure à 0,30 (la majorité des items affichant des saturations ≥ 0,45 à 0,75) ;
  • Absence de saturations croisées significatives (> 0,25 sur un facteur secondaire) ;
  • La variance totale expliquée par les facteurs individuels s’échelonne entre 9,6 % et 28,0 %, garantissant une couverture robuste de la variance empirique sans redondance stérile entre les dimensions de traumatisme et de force.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire structuré d’hétéro-évaluation / Entretien clinique guidé.
  • Format d’administration : Entretien individuel en face-à-face ou télé-évaluation clinique par un professionnel de santé mentale formé ou un travailleur de santé autochtone (Aboriginal Health Worker).
  • Nombre total d’items : 44 items (subdivisés en 5 domaines distincts).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points cotée de 0 à 4 :
    • 0 = Pas du tout (Not at all)
    • 1 = Un petit peu (A little bit)
    • 2 = Modérément (Somewhat)
    • 3 = Assez bien (A fair bit)
    • 4 = Énormément (A lot)
  • Population cible : Parents et donneurs de soins primaires identifiés comme Aborigènes et/ou Insulaires du détroit de Torres, âgés de 18 à 72 ans.
  • Cotation et interprétation : L’instrument ne génère pas un score total composite unique (ce qui masquerait la polarité entre forces et détresses), mais des scores factoriels distincts par sous-échelle. Des scores élevés aux facteurs 1 et 2 signalent une urgence clinique post-traumatique nécessitant des interventions réparatrices, tandis que des scores élevés aux facteurs 3, 4 et 5 identifient les ressources résilientes à mobiliser activement dans le plan de soin. Les items formulés de manière négative au sein des échelles de forces font l’objet d’une inversion de cotation préalable.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication officielle : 2024.
  • Titularité des droits et gouvernance des données : Les droits moraux et de propriété intellectuelle sont placés sous le principe de souveraineté des données autochtones (Indigenous Data Sovereignty – OCAP / principes CARE). L’équipe de recherche de l’Université de Melbourne et le Murdoch Children’s Research Institute veillent à une utilisation éthique conforme aux directives du National Health and Medical Research Council (NHMRC) australien.
  • Tarification : L’outil est mis à disposition gratuitement pour la pratique clinique sans but lucratif, les services de santé contrôlés par la communauté autochtone (ACCHS) et la recherche académique translationnelle.
  • Demande d’utilisation : Les cliniciens et chercheurs souhaitant administrer l’ACTSQ doivent solliciter l’autorisation auprès de la chercheuse principale, la Pre Catherine Chamberlain ([email protected]), afin de garantir le respect des protocoles de sécurité culturelle.

12. Références / References

Atkinson, J. (2002). Trauma trails, recreating song lines: The transgenerational effects of trauma in Indigenous Australia. Spinifex Press.

Gee, G., Bright, T., Morgan, A., Atkinson, C., Andrews, S., Clark, Y., Glover, K., Hirvonen, T., Davis, E., Jones, K. A., Reilly, R., Mensah, F., Hudson-Buhagiar, M., Bennetts, S. K., Herrman, H., Milroy, H., Mackinnon, A., & Chamberlain, C. (2024). Aboriginal and Torres Strait Islander Complex Trauma and Strengths Questionnaire: Psychometric evaluation. Australian Journal of Psychology, 76(1), Article 2335917. https://doi.org/10.1080/00049530.2024.2335917

Gee, G., Dudgeon, P., Schultz, C., Hart, A., & Kelly, K. (2014). Aboriginal and Torres Strait Islander social and emotional wellbeing. In P. Dudgeon, H. Milroy, & R. Walker (Eds.), Working together: Aboriginal and Torres Strait Islander mental health and wellbeing principles and practice (2nd ed., pp. 55–68). Australian Government Department of the Prime Minister and Cabinet.

Herman, J. L. (1992). Complex PTSD: A syndrome in survivors of prolonged and repeated trauma. Journal of Traumatic Stress, 5(3), 377–391. https://doi.org/10.1002/jts.2490050305

World Health Organization. (2018). International classification of diseases for mortality and morbidity statistics (11th Revision). World Health Organization.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Response Scale

Rate each item based on your experience using the following 5-point Likert scale:

  • 0 = Not at all
  • 1 = A little bit
  • 2 = Somewhat
  • 3 = A fair bit
  • 4 = A lot

Section A: Complex Post-Traumatic Stress Disorder Symptoms

  1. Felt as if you are reliving bad or hurtful things that have happened
  2. Had a memory come back that was so strong you lost yourself in that moment
  3. Had flashbacks of bad or hurtful things that have happened without meaning to
  4. Had the same bad dreams or nightmares over and over again
  5. Tried to avoid people, places or situations that remind you of bad or hurtful things that have happened
  6. Felt on guard or « on alert »
  7. Felt angry really easily for no reason
  8. Felt edgy, jumpy, frightened or nervous
  9. Felt like there is something wrong with you
  10. Felt shame from things that have happened to me
  11. Felt guilty for no reason
  12. Felt you are no good
  13. Felt strong emotions and had trouble managing them
  14. Felt numb or found it hard to feel
  15. Felt your feelings can be hurt very easily
  16. Felt cut off or distant from what’s going on around you

Section B: Grief, Loss, and Disconnection

  1. I am able to spend time on « country » or a special place that I have a connection with
  2. Felt like your connection to spirit or spirituality is weak
  3. Felt grief and loss because of losing cultural knowledge and practices
  4. Felt grief and loss of connection to country
  5. Felt like your spirit or spirituality has become weak because of bad or hurtful things that have happened
  6. Felt disconnected to your ancestors because of bad or hurtful things that have happened

Section C: Supports and Relationships

  1. I have role models in my life that I can learn about parenting
  2. I have people who listen to me and believe in me
  3. I feel supported by my friends/mob
  4. I have family that love me even when I muck up
  5. I have family/mob who can help me with my child
  6. I have people in my life that I have close relationships with
  7. Found it hard to have close, trusting relationships with people
  8. Felt really alone, even when you are with others
  9. Felt disconnected from people close to you, even when you know they care for you

Section D: Sense of Self and Strengths

  1. I feel like I have a say or can make choices in my life
  2. I feel it’s ok to be a « good enough » parent, and don’t have to be « perfect »
  3. I can trust myself to make good choices
  4. I feel ok with myself as I am
  5. I have done things that I am proud of
  6. I can manage my emotions well, even in difficult situations
  7. I am able to have a laugh even when things are difficult

Section E: Cultural Connections and Resources

  1. I feel like I belong in my community
  2. I participate in cultural practices that give me peace (such as going out bush, ceremony, community cultural events)
  3. Spirituality is a source of strength for me
  4. I have strategies to deal with racism if it happens
  5. I am able to maintain my Aboriginal or Torres Strait Islander identity, values and beliefs
  6. Not felt connected to your community
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 15). Questionnaire sur les traumatismes complexes et les forces des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (ACTSQ). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-traumatismes-complexes-forces-aborigenes-actsq
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les traumatismes complexes et les forces des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (ACTSQ).” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-traumatismes-complexes-forces-aborigenes-actsq.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les traumatismes complexes et les forces des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (ACTSQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-traumatismes-complexes-forces-aborigenes-actsq.