Questionnaire sur l’humeur et les sentiments – Auto-évaluation (MFQ-Self)

Découvrez le Mood and Feelings Questionnaire – Self Report (MFQ-Self), outil psychométrique de référence pour l’évaluation et le dépistage de la dépression chez l’enfant et l’adolescent. Analyse complète de ses propriétés, de sa validité et de ses items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Mood and Feelings Questionnaire – Self Report (MFQ-Self), dans sa version abrégée (Short MFQ ou SMFQ), est un instrument psychométrique auto-rapporté composé de 13 items, conçu spécifiquement pour évaluer la sévérité de la symptomatologie dépressive récente chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans. Développé initialement par Adrian Angold et ses collaborateurs en 1995 au sein du Centre d’épidémiologie développementale de l’Université Duke, cet outil opérationnalise les critères diagnostiques du trouble dépressif caractérisé énoncés dans les classifications internationales (DSM-III-R, DSM-IV et DSM-5).

Chaque item invite le jeune répondant à se prononcer sur son état émotionnel et comportemental au cours des deux semaines précédant la passation, à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en trois points : 0 (« Pas vrai »), 1 (« Parfois vrai ») et 2 (« Vrai »). Le score total varie de 0 à 26, les valeurs les plus élevées signalant une détresse affective et une charge dépressive plus intenses. D’un point de vue structural, les analyses factorielles confirment la robustesse d’un modèle unidimensionnel représentant un facteur dépressif général, tout en capturant l’humeur dysphorique, l’anhédonie, l’épuisement psychomoteur, la dévalorisation de soi et le sentiment de solitude.

Sur le plan métrologique, l’échelle démontre une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,85 et 0,91) et une remarquable validité concourante avec des instruments de référence tels que le Children’s Depression Inventory (CDI) et le Diagnostic Interview Schedule for Children (DISC). Les études épidémiologiques et cliniques soulignent qu’un seuil critique de 8 permet d’optimiser l’équilibre entre sensibilité et spécificité pour le repérage clinique, tandis qu’un seuil abaissé à 4 ou 5 est privilégié pour le dépistage de masse en milieu scolaire. L’outil s’impose ainsi comme un standard international pour le repérage précoce, l’épidémiologie psychiatrique et le suivi thérapeutique en pédopsychiatrie.

2. Mots-clés / Keywords

Dépression infantile, dépression de l’adolescent, Mood and Feelings Questionnaire, MFQ-Self, psychométrie, évaluation pédopsychiatrique, auto-évaluation, validité de construit, dépistage épidémiologique, affectivité négative, anhédonie, santé mentale des jeunes.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été élaboré par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en psychiatrie du développement et en épidémiologie psychiatrique :

  • Adrian Angold, MRCPsych : Professeur émérite au Département de psychiatrie et des sciences du comportement, Center for Developmental Epidemiology, Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
  • E. Jane Costello, Ph.D. : Professeure en psychiatrie et sciences du comportement, co-directrice du Center for Developmental Epidemiology, Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
  • Stephen C. Messer, Ph.D. : Chercheur associé en biostatistique et épidémiologie, Duke University Medical Center ; ultérieurement affilié au Department of Psychology, Ferrum College, Virginie, États-Unis.
  • Andrew Pickles, Ph.D. : Professeur de biostatistique et de méthodes psychométriques, Institute of Psychiatry, Psychology & Neuroscience, King’s College London, Royaume-Uni.
  • F. Winder & D. Silver : Collaborateurs de recherche clinique, Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

Le MFQ-Self a été développé afin de combler une lacune méthodologique majeure dans l’évaluation de la santé mentale pédiatrique : la nécessité de disposer d’un instrument de dépistage bref, standardisé, psychométriquement robuste et facile d’administration pour quantifier les symptômes dépressifs chez les enfants et adolescents. Historiquement, l’évaluation de la dépression juvénile reposait soit sur des entretiens diagnostiques structurés extrêmement chronophages (tels que le DISC ou le K-SADS), difficilement applicables à de larges cohortes épidémiologiques, soit sur des questionnaires auto-rapportés dont l’alignement avec les critères formels des manuels diagnostiques demeurait imparfait.

L’objectif fondamental de la version abrégée (13 items) est d’offrir une mesure rapide du niveau de détresse dépressive vécue directement par le jeune. Contrairement aux troubles externalisés (troubles des conduites, trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) qui sont aisément remarqués par l’entourage, les symptômes internalisés tels que la tristesse intériorisée, le désespoir, les cognitions d’auto-dépréciation ou l’idéation suicidaire sont fréquemment sous-estimés ou ignorés par les parents et les enseignants. L’auto-évaluation constitue donc une source d’information irremplaçable dans la triangulation diagnostique clinique.

En pratique clinique, le MFQ-Self est utilisé comme outil d’accueil (screening initial) dans les centres médico-psychologiques, les cliniques pédiatriques et la médecine scolaire. Il sert également d’indicateur longitudinal de l’efficacité thérapeutique, permettant d’objectiver la réduction symptomatique au cours d’interventions psychothérapeutiques (comme la thérapie cognitivo-comportementale) ou pharmacologiques (notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine). En recherche épidémiologique, l’instrument permet de cartographier la prévalence, l’incidence et la trajectoire développementale des épisodes dépressifs au cours de la transition critique entre l’enfance et l’adolescence, notamment au sein d’études longitudinales d’envergure telles que la Great Smoky Mountains Study.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le MFQ-Self est la symptomatologie dépressive majeure de l’enfant et de l’adolescent, conceptualisée selon une approche dimensionnelle alignée sur les nosographies du DSM et de la Classification internationale des maladies (CIM). Bien que la structure globale de l’échelle soit unidimensionnelle, les 13 items échantillonnent de manière représentative les quatre composantes sémiologiques cardinales du syndrome dépressif :

1. La composante affective et dysphorique

Cette dimension capture l’altération profonde de l’humeur. Elle est mesurée par des items ciblant la tristesse ressentie (« I felt miserable or unhappy ») et son expression comportementale (« I cried a lot »). Chez l’enfant, la dysphorie peut osciller entre abattement et irritabilité, mais l’expérience subjective dominante demeure une détresse émotionnelle diffuse et douloureuse.

2. La composante hédonique et motivationnelle

L’anhédonie, c’est-à-dire la perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités habituellement gratifiantes, représente un marqueur diagnostique pivot de la dépression caractérisée. L’item « I didn’t enjoy anything at all » opérationnalise directement cette anesthésie affective. S’y adjoint un épuisement psychomoteur marqué par une anergie invalidante (« I felt so tired I just sat around and did nothing »), traduisant le ralentissement moteur et la perte de vitalité.

3. La composante cognitive et auto-dépréciative

Conformément aux modèles cognitifs de la dépression, les pensées automatiques négatives et les distorsions cognitives centrées sur le soi sont centrales. Le MFQ-Self explore ces distorsions à travers plusieurs paliers de sévérité cognitive :

  • Le sentiment d’incompétence et d’infériorité sociale (« I thought I could never be as good as other kids ») ;
  • L’autocritique globale et l’impuissance acquise (« I did everything wrong », « I felt I was no good anymore ») ;
  • La culpabilité excessive et la vision dégradée de sa propre valeur morale (« I was a bad person ») ;
  • L’aversion envers soi-même ou haine de soi (« I hated myself »), qui constitue un marqueur de sévérité clinique fréquemment corrélé au risque auto-agressif ;
  • Le sentiment d’aliénation relationnelle et de non-désirabilité (« I felt lonely », « I thought nobody really loved me »).

4. La composante psychomotrice et neurovégétative

La dépression juvénile se singularise fréquemment par une agitation motrice paradoxale plutôt qu’un pur ralentissement. L’item « I was very restless » capture cette fébrilité motrice interne. Parallèlement, l’altération des fonctions exécutives et de l’attention est évaluée par l’item « I found it hard to think properly or concentrate », reflétant l’impact direct du trouble sur les apprentissages scolaires.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle du MFQ-Self s’inscrit au carrefour de trois cadres théoriques majeurs : la psychopathologie développementale, la théorie cognitive de la dépression et le modèle néo-kraepelinien de la psychiatrie descriptive.

La théorie cognitive de Beck

Le modèle cognitif formulé par Aaron T. Beck postule que la dépression résulte de schémas cognitifs latents négatifs (schémas du soi, du monde et de l’avenir formant la triade cognitive), activés par des stresseurs environnementaux. Chez les adolescents, ces schémas engendrent des erreurs systématiques de traitement de l’information (sur-généralisation, personnalisation, abstraction sélective). Les items du MFQ-Self reflètent fidèlement cette triade : la vision négative de soi est omniprésente (« I was a bad person », « I hated myself »), tandis que la vision du monde relationnel est marquée par le rejet perçu (« nobody really loved me ») et la vision du futur par l’impuissance (« I could never be as good as other kids »).

La perspective de la psychopathologie développementale

Fondée par des auteurs tels que Dante Cicchetti et Michael Rutter, la psychopathologie développementale examine comment l’expression sémiologique des troubles mentaux se transforme en fonction du stade d’ontogenèse. Angold et Costello ont structuré le MFQ pour qu’il soit sensible à la fois aux manifestations infantiles précoces (pleurs, somatisation, agitation) et aux manifestations adolescentes plus matures (culpabilité existentielle, auto-dépréciation cognitive abstraite). Ce cadre théorique reconnaît que la capacité d’introspection émotionnelle s’affine avec l’âge ; les items du MFQ emploient ainsi un vocabulaire simple, direct et accessible dès l’âge de 6 ans sans compromettre la finesse clinique requise chez l’adolescent plus âgé.

L’approche critériologique et opérationnelle du DSM

Contrairement aux échelles psychodynamiques ou purement dimensionnelles de personnalité, le MFQ a été intentionnellement conçu pour faire correspondre chacun de ses énoncés à un critère opérationnel du trouble dépressif caractérisé selon le DSM. Cette conformité sémiologique garantit que les variations quantitatives du score total correspondent directement à la probabilité clinique de répondre aux critères d’un épisode dépressif majeur.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité du MFQ-Self ont fait l’objet d’investigations exhaustives dans des populations cliniques, scolaires et communautaires à l’échelle internationale.

Validité convergente

Dans l’étude princeps d’Angold et al. (1995), le MFQ-Self a démontré de fortes corrélations positives avec d’autres échelles d’évaluation dépressive éprouvées :

  • Corrélations élevées avec le Children’s Depression Inventory (CDI), généralement comprises entre r = 0,72 et r = 0,84 ;
  • Concordance substantielle avec les entretiens diagnostiques structurés, notamment le module dépressif du Diagnostic Interview Schedule for Children (DISC), avec des aires sous la courbe ROC (AUC) excédant régulièrement 0,85 ;
  • Corrélations modérées à fortes avec les échelles d’anxiété (telles que le RCMAS ou la SCAS), attestant la présence du facteur commun de détresse internalisée tout en préservant une spécificité pour la dépression.

Validité discriminante et diagnostique

Le MFQ-Self discrimine efficacement les jeunes présentant un trouble dépressif formel de ceux présentant des troubles externalisés (trouble oppositionnel avec provocation, TDAH) ou issus de la population générale saine. Les travaux de Rhew et al. (2010), menés auprès d’une cohorte de 521 élèves de sixième année (âge moyen : 11,5 ans), ont évalué la validité critère de la version courte face à un entretien diagnostique standardisé (DISC-IV) :

  • Au sein de l’échantillon clinique identifié (n = 36 déprimés vs. n = 476 non-déprimés), un seuil optimal de 4 a fourni une sensibilité de 0,66 et une spécificité de 0,61 ;
  • Dans les cohortes cliniques où la prévalence de base est plus élevée, l’application du seuil recommandé par Angold et al. (seuil ≥ 8) permet d’atteindre une sensibilité de 0,75 à 0,85 et une spécificité supérieure à 0,80, limitant drastiquement les faux positifs ;
  • Il a été démontré que l’auto-évaluation de l’enfant (MFQ-Self) présente une sensibilité diagnostique supérieure à celle du rapport parental (MFQ-Parent) pour détecter la dépression, mais que la combinaison des deux scores maximise la précision diagnostique globale (AUC > 0,90).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique du MFQ-Self est exceptionnellement stable à travers divers contextes culturels et linguistiques :

Consistance interne

Les indices de consistance interne de la version courte à 13 items s’avèrent systématiquement élevés :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) rapporté dans l’échantillon initial d’Angold et al. (1995) se situe à 0,85 pour la version auto-rapportée ;
  • Des études indépendantes ultérieures (e.g., Wood et al., 1995 ; Thabrew et al., 2018) rapportent des valeurs d’alpha s’échelonnant entre 0,87 et 0,92 chez les adolescents en population clinique ;
  • Le coefficient oméga de McDonald (ω), indicateur plus robuste face aux violations de tau-équivalence, oscille habituellement entre 0,88 et 0,91, confirmant que l’ensemble des items contribue de manière homogène à la variance du score composite.

Stabilité temporelle (test-retest)

La fidélité test-retest à court terme (intervalle de 1 à 2 semaines) révèle des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) compris entre 0,75 et 0,85, démontrant que l’outil capte un état clinique cohérent sans être excessivement vulnérable à des fluctuations émotionnelles purement transitoires d’un jour à l’autre. Lorsque l’intervalle s’allonge au-delà de 4 semaines, les corrélations diminuent légèrement (r ≈ 0,60 – 0,70), ce qui concorde avec la nature épisodique et évolutive de la dépression pédiatrique plutôt qu’avec une déficience de fidélité de l’instrument.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les propriétés structurales de la version abrégée du MFQ ont fait l’objet de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au cours des trois dernières décennies.

Unidimensionnalité prépondérante

Alors que la version longue du MFQ (33 items) laisse parfois apparaître une structure plurifactorielle mineure (séparant les affects dysphoriques, les symptômes végétatifs et les pensées suicidaires), les études factorielles menées sur le SMFQ (13 items) convergent massivement vers un modèle strictement unidimensionnel :

  • L’analyse factorielle exploratoire dégage un premier facteur dominant expliquant à lui seul entre 45 % et 60 % de la variance totale, avec une chute abrupte de l’éboulis des valeurs propres (scree plot), attestant de l’absence de sous-facteurs indépendants significatifs ;
  • Les saturations factorielles (factor loadings) des 13 items sur ce facteur unique sont toutes hautement significatives (généralement comprises entre 0,55 et 0,82). Les items explorant la tristesse (« I felt miserable or unhappy »), l’anhédonie (« I didn’t enjoy anything at all ») et le mépris de soi (« I hated myself ») présentent les saturations les plus fortes (souvent > 0,75) ;
  • Dans les analyses factorielles confirmatoires, le modèle à un facteur unique présente d’excellents indices d’ajustement aux données empiriques : le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement le seuil de 0,95, tandis que le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) demeure inférieur à 0,06 (avec des intervalles de confiance à 90 % acceptables).

Invariance de mesure

Les tests d’invariance de mesure multigroupes ont démontré que l’architecture factorielle du MFQ-Self satisfait l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire selon le genre (garçons vs. filles) et selon les tranches d’âge (enfants de 8-11 ans vs. adolescents de 12-17 ans). Cette propriété psychométrique fondamentale garantit que les différences de scores observées entre sexes ou groupes d’âge reflètent de véritables variations dans la sévérité du syndrome dépressif et non un biais systématique de mesure lié à la formulation des items.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le MFQ-Self est un questionnaire standardisé d’administration aisée, utilisable en format papier-crayon ou numérique :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans (une aide à la lecture peut être apportée aux enfants de moins de 8 ans).
  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes pour la version courte à 13 items.
  • Format des réponses : Échelle ordinale en 3 points : 0 = « Pas vrai » (Not True), 1 = « Parfois vrai » (Sometimes), 2 = « Vrai » (True).
  • Période de référence temporelle : Les deux dernières semaines écoulées (alignement sur la durée requise pour le diagnostic d’épisode dépressif caractérisé du DSM-5).
  • Calcul du score global : Sommation arithmétique simple des 13 items. L’échelle ne comprend aucun item inversé. L’étendue théorique des scores va de 0 à 26 points.
  • Seuils décisionnels (Cut-offs) :
    • Score de 0 à 3 : Symptomatologie minimale ou absente ; niveau de risque faible.
    • Score de 4 à 7 : Présence de symptômes dépressifs légers à modérés. Seuil d’alerte épidémiologique (recommandé par Rhew et al., 2010 pour maximiser la sensibilité du dépistage en milieu scolaire).
    • Score de 8 à 11 : Seuil clinique conventionnel préconisé par Angold et al. (1995). Forte probabilité d’épisode dépressif caractérisé nécessitant une évaluation pédopsychiatrique approfondie.
    • Score de 12 à 26 : Symptomatologie dépressive sévère avec retentissement fonctionnel majeur. Risque accru de comorbidité anxieuse et de comportements suicidaires.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1995 (publication princeps de la version abrégée).
  • Droits d’auteur : © Adrian Angold & E. Jane Costello, Duke University.
  • Statut d’accès et licence : Le MFQ (dans ses versions longue et courte, auto-évaluation et hétéro-évaluation parentale) est mis à la disposition de la communauté scientifique et des cliniciens dans le cadre d’un libre accès pour la recherche non commerciale et la pratique clinique (open access for academic and clinical non-profit use).
  • Tarifs : Gratuit. Aucun droit d’usage ou redevance commerciale n’est prélevé pour une utilisation standard papier ou clinique non sponsorisée.
  • Modalités d’obtention : Les formulaires originaux en anglais et leurs adaptations linguistiques officielles peuvent être téléchargés directement auprès du Center for Developmental Epidemiology de la Duke University Health System. Toute intégration dans une plateforme logicielle commerciale ou étude financée par l’industrie pharmaceutique nécessite l’obtention d’un accord formel préalable auprès des auteurs.

12. Références / References

Les références ci-dessous regroupent les études fondamentales et publications académiques relatives à la validation psychométrique du MFQ :

  • Angold, A., Costello, E. J., Messer, S. C., Pickles, A., Winder, F., & Silver, D. (1995). The development of a short questionnaire for use in epidemiological studies of depression in children and adolescents. International Journal of Methods in Psychiatric Research, 5(4), 237–249.
  • Costello, E. J., & Angold, A. (1988). Scales to assess child and adolescent depression: Checklists, screens, and clinical rating scales. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 27(6), 726–737. https://doi.org/10.1097/00004583-198811000-00011
  • Rhew, I. C., Simpson, K., Tracy, M., Lymp, J., McCauley, E., Tsuang, D., & Vander Stoep, A. (2010). Criterion validity of the Short Mood and Feelings Questionnaire and one- and two-item depression screens in young adolescents. Child and Adolescent Psychiatry and Mental Health, 4, Article 8. https://doi.org/10.1186/1753-2000-4-8
  • Thabrew, H., Stasiak, K., Bavin, L. M., Frampton, C., & Merry, S. (2018). Validation of the Mood and Feelings Questionnaire (MFQ) and Short Mood and Feelings Questionnaire (SMFQ) in New Zealand help-seeking adolescents. International Journal of Methods in Psychiatric Research, 27(2), e1610. https://doi.org/10.1002/mpr.1610
  • Wood, A., Kroll, L., Moore, A., & Harrington, R. (1995). Properties of the Mood and Feelings Questionnaire in adolescent psychiatric outpatients: A research note. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 36(2), 327–334. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.1995.tb01828.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Cette section présente l’inventaire officiel et complet des 13 énoncés de la version abrégée auto-rapportée (MFQ-Self / SMFQ). Les consignes données aux participants et les énoncés originaux en anglais sont reproduits ci-dessous dans leur conteneur directionnel standard, accompagnés de leur système d’évaluation en trois points.

Instructions to the respondent:

These questions are about how you might have been feeling or acting recently. For each question, please check how you have been feeling or acting in the past two weeks.

• If a sentence was not true about you, check NOT TRUE (Score = 0).
• If a sentence was only sometimes true, check SOMETIMES (Score = 1).
• If a sentence was true about you most of the time, check TRUE (Score = 2).

  1. I felt miserable or unhappy.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  2. I didn’t enjoy anything at all.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  3. I felt so tired I just sat around and did nothing.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  4. I was very restless.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  5. I felt I was no good anymore.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  6. I cried a lot.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  7. I found it hard to think properly or concentrate.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  8. I hated myself.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  9. I was a bad person.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  10. I felt lonely.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  11. I thought nobody really loved me.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  12. I thought I could never be as good as other kids.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
  13. I did everything wrong.

    [ 0 ] Not True   |   [ 1 ] Sometimes   |   [ 2 ] True
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Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire sur l’humeur et les sentiments – Auto-évaluation (MFQ-Self). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lhumeur-et-les-sentiments-auto-evaluation-mfq-self
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’humeur et les sentiments – Auto-évaluation (MFQ-Self).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lhumeur-et-les-sentiments-auto-evaluation-mfq-self.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’humeur et les sentiments – Auto-évaluation (MFQ-Self).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lhumeur-et-les-sentiments-auto-evaluation-mfq-self.