1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire sur les relations intimes (Intimate Relationships Questionnaire [IRQ] ; Yesmont, 1992b) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer les prédispositions comportementales et cognitives associées aux conduites sexuelles à moindre risque (safer-sex) chez les adolescents et les jeunes adultes célibataires. Développé dans le contexte de l’épidémie du virus de l’immunodéficience humaine (VIH/SIDA) et de la recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST), l’IRQ opérationnalise les réponses relationnelles et sexuelles selon trois dimensions cardinales issues des théories comportementales de l’affirmation de soi : l’assertivité, la non-assertivité (ou passivité) et l’agressivité.
L’instrument comprend un total de 14 scénarios situationnels décrivant des interactions au sein d’un couple en phase de fréquentation amoureuse (dating). Parmi ces scénarios, 10 items cibles se concentrent exclusivement sur des dilemmes de prévention sexuelle (négociation du port du préservatif, investigation sur les antécédents d’IST et les tests de dépistage du VIH, souhait de différer les rapports coïtaux), tandis que 4 items jouent le rôle de distracteurs portant sur des situations intimes non sexuelles (items 1, 3, 5 et 8). Pour chaque situation, le sujet évalue trois options de réponse distinctes (une pour chaque style relationnel) sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout comme moi ») à 5 (« Tout à fait comme moi »).
Sur le plan métrologique, l’IRQ présente des qualités psychométriques satisfaisantes établies chez des étudiants universitaires nord-américains (Yesmont, 1992b) et validées dans des contextes transculturels (Batista, 1995). La cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach s’échelonne de .67 à .77 dans l’échantillon princeps et atteint .76 pour l’ensemble des dimensions dans des adaptations hispanophones. La validité de construit est étayée par des corrélations significatives avec les comportements effectifs d’utilisation du préservatif, la prise de précautions et la communication préventive au sein du couple.
2. Mots-clés / Keywords
Assertivité sexuelle, non-assertivité, agressivité relationnelle, prévention du VIH, infections sexuellement transmissibles, négociation du préservatif, psychométrie, jeunes adultes, comportement sexuel à moindre risque, compétences relationnelles.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par :
- Georgia Yesmont, Ph.D. : Hofstra University, Département de psychologie, Hempstead, New York, États-Unis. Affiliation professionnelle ultérieure : Life Span Services, 14 Ketewomoke Drive, Huntington, NY 11743, États-Unis. Correspondance électronique :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
Le Questionnaire sur les relations intimes a été élaboré pour pallier une lacune majeure dans l’évaluation psychologique des comportements de santé sexuelle : l’absence d’outils standardisés mesurant spécifiquement l’affirmation de soi contextualisée aux négociations érotiques et préventives. Si les théories de la santé publique et les campagnes de sensibilisation soulignent régulièrement l’importance théorique du port du préservatif et du dépistage, elles négligent fréquemment les dynamiques interpersonnelles complexes, les asymétries relationnelles et la charge émotionnelle inhérentes aux interactions dyadiques intimes. L’objectif principal de l’IRQ est donc d’évaluer avec précision les réponses cognitives et comportementales typiques qu’un individu adopte face à des situations critiques de négociation préventive.
Sur le plan épidémiologique et clinique, l’émergence du VIH/SIDA et la forte prévalence des autres infections sexuellement transmissibles (telles que le virus de l’herpès simplex, le papillomavirus humain ou les chlamydioses) chez les adolescents et les jeunes adultes ont mis en évidence la vulnérabilité singulière de cette population. Les jeunes adultes possèdent souvent les connaissances théoriques relatives aux modes de transmission, mais échouent au stade de l’action en raison d’un déficit de compétences d’affirmation de soi, de la crainte du rejet amoureux ou de schémas de communication inadaptés (agression verbale ou passivité complaisante).
L’IRQ répond à une double finalité, clinique et de recherche :
- En milieu clinique, psychoéducatif et de conseil conjugal : l’instrument permet d’établir un profil individualisé des déficits de communication. Il sert de base diagnostique pour des programmes d’entraînement à l’affirmation de soi (assertiveness training), permettant aux thérapeutes d’identifier les scénarios précis posant problème (ex. : insister face au refus du partenaire, questionner les antécédents sexuels) et de structurer des jeux de rôle et des répétitions comportementales ciblées.
- Dans la recherche en psychologie de la santé et épidémiologie comportementale : l’échelle fournit une mesure quantitative opérationnelle pour évaluer l’efficacité des interventions préventives, analyser les déterminants psychosociaux des comportements à risque et explorer les médiateurs relationnels de l’adhésion aux pratiques sexuelles protégées.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit central mesuré par l’IRQ repose sur la typologie tripartite de la communication interpersonnelle formalisée par les sciences comportementales, spécifiquement appliquée au domaine de la sexualité et de la réduction des risques. Contrairement à une vision unidimensionnelle opposant simplement l’affirmation de soi à son absence, l’IRQ postule l’existence de trois dimensions indépendantes mais interconnectées.
1. L’Assertivité (Assertiveness – AS)
L’assertivité sexuelle et relationnelle renvoie à la capacité d’un individu à exprimer directement, honnêtement et avec respect ses désirs, ses limites, ses convictions et ses exigences de sécurité sanitaire, sans violer les droits de son partenaire ni éprouver une anxiété paralysante. Sur le plan cognitif, l’individu assertif reconnaît sa propre légitimité à préserver sa santé tout en maintenant l’empathie à l’égard de l’autre. Dans l’IRQ, l’assertivité se manifeste par :
- La proposition d’alternatives non coïtales sécurisées si le préservatif n’est pas disponible ou accepté (« Nous pouvons trouver d’autres moyens satisfaisants pour profiter du moment »).
- La verbalisation claire et non conflictuelle de l’exigence d’une protection (« Je t’apprécie beaucoup, mais j’utilise toujours des préservatifs »).
- L’ouverture au dialogue concernant le dépistage du VIH et l’historique médical, perçue comme une démarche partagée et bienveillante.
2. La Non-assertivité ou Passivité (Nonassertiveness – NON)
La non-assertivité reflète une tendance à subordonner ses propres besoins, valeurs et impératifs de santé aux désirs supposés ou explicites du partenaire, souvent par crainte panique du conflit, de l’abandon ou du désapprobation. L’individu non assertif inhibe ses demandes légitimes, cède à la pression dyadique ou recourt à l’évitement passif. Sur le plan opérationnel dans l’IRQ, cette dimension englobe :
- Le renoncement explicite à la protection sous la pression d’une objection du partenaire (« Tu es plus important(e) pour moi, nous n’avons pas besoin de l’utiliser »).
- L’inhibition anxieuse empêchant de poser des questions cruciales (« C’est trop gênant d’en parler »).
- Le repli sur le silence ou l’acquiescement contraint, exposant directement l’individu à des pratiques à haut risque.
3. L’Agressivité (Aggressiveness – AG)
L’agressivité caractérise des modes de réaction fondés sur l’imposition coercitive de sa volonté, la dévalorisation de l’autre, le blâme, la colère disproportionnée ou l’humiliation. Si l’agressivité peut en apparence conduire au refus d’un rapport non protégé, elle constitue un schéma relationnel dysfonctionnel qui détruit l’alliance dyadique, polarise le conflit et empêche une résolution constructive des difficultés. Dans le cadre de l’IRQ, les manifestations de l’agressivité incluent :
- L’ultimatum hostile ou le rejet brutal face à une hésitation (« Ton attitude est stupide ! C’est terminé entre nous, rentrons »).
- L’accusation et l’attribution malveillante d’intentions (« Pour qui me prends-tu ? Pour un dépravé qui infecte les gens ? »).
- L’exigence autoritaire non négociée, exigeant une soumission immédiate sous prétexte de preuve d’amour.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle du Questionnaire sur les relations intimes s’ancre à la croisée de la théorie de l’apprentissage social formulée par Albert Bandura et des modèles cliniques de l’affirmation de soi développés par Robert Alberti et Michael Emmons (1986). Ces assises théoriques ont été adaptées aux impératifs des programmes d’intervention comportementale face à la pandémie de VIH (Kelly et al., 1989 ; Rotheram-Borus & Koopman, 1989).
Le modèle d’affirmation de soi d’Alberti et Emmons
Dans leur ouvrage classique Your Perfect Right, Alberti et Emmons (1986) ont délimité de manière rigoureuse le continuum reliant la non-affirmation (passivité), l’affirmation (assertivité) et l’agression. Selon ces théoriciens, l’assertivité favorise des relations équitables où chaque protagoniste conserve son intégrité et son autonomie décisionnelle. À l’inverse, la passivité dénie ses propres droits, tandis que l’agressivité piétine les droits d’autrui. Yesmont a transposé ces définitions universelles aux scénarios de la vie intime, démontrant que les compétences requises pour négocier un préservatif relèvent de processus analogues à ceux nécessaires pour refuser une demande déraisonnable dans d’autres sphères sociales, tout en comportant des barrières affectives plus intenses.
Les interventions comportementales de réduction des risques (Kelly et Rotheram-Borus)
Les travaux pionniers de Kelly et al. (1989) ainsi que de Rotheram-Borus et Koopman (1989) ont révélé que la simple transmission d’informations médicales était insuffisante pour modifier les pratiques sexuelles à risque. Pour transformer une intention préventive en acte réel au moment du rapport, l’individu doit posséder des habiletés comportementales d’auto-efficacité (self-efficacy). L’IRQ s’inspire directement des situations critiques documentées dans ces recherches : savoir réagir face à l’objection du partenaire, proposer des pratiques compensatoires sans pénétration non protégée, et verbaliser des requêtes de dépistage sans culpabiliser l’interlocuteur.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques relatives à la validité de l’IRQ ont fait l’objet de vérifications approfondies dès sa conception et lors d’études empiriques ultérieures.
Validité de contenu
La validité de contenu a été établie par une procédure rigoureuse d’évaluation par les pairs. Un premier panel de cliniciens experts a examiné et noté l’adéquation de chaque alternative de réponse avec les définitions canoniques de l’assertivité, de la passivité et de l’agressivité d’Alberti et Emmons (1986). Les items présentant des ambiguïtés ont été reformulés. Un second groupe indépendant d’experts cliniciens a ensuite évalué la version révisée, aboutissant à une concordance unanime (100 %) sur la catégorisation conceptuelle de chaque alternative de réponse.
Validité de critère et prédictive
Dans l’étude princeps de Yesmont (1992b), menée auprès de 253 étudiants célibataires de premier cycle universitaire, les scores de l’IRQ ont prédit de manière significative les comportements préventifs réels :
- Utilisation effective du préservatif : le score d’assertivité présente une corrélation positive statistiquement significative avec le pourcentage de rapports sexuels protégés par préservatif (r = .24, p < .01). À l’opposé, le score de non-assertivité montre une corrélation négative marquée avec la fréquence d’usage du préservatif (r = -.25, p < .01).
- Utilisateurs constants versus non-utilisateurs : les étudiants déclarant utiliser le préservatif à 100 % du temps affichent des scores d’assertivité significativement supérieurs à ceux des non-utilisateurs (M = 35.01 vs M = 33.74, t(87) = -2.17, p < .05), ainsi que des scores de non-assertivité nettement plus faibles (M = 14.65 vs M = 19.53, t(85) = 4.95, p < .001).
Validité convergente et corrélats comportementaux
L’échelle a été mise en corrélation avec des construits connexes évaluant la gestion du risque au début d’une relation amoureuse :
- Prudence générale dans la relation (Caution) : corrélée positivement avec l’assertivité (r = .35, p < .001) et l’agressivité (r = .22, p < .01), mais corrélée négativement avec la non-assertivité (r = -.41, p < .001).
- Investigation active (Asking) (questionnement sur l’usage de drogues injectables, antécédents d’IST, partenaires à risque, tests VIH) : associée positivement à l’assertivité (r = .36, p < .001) et à l’agressivité (r = .19, p < .05), et fortement négativement à la non-assertivité (r = -.34, p < .001).
Différences liées au genre
Les analyses différentielles ont révélé que les femmes obtenaient des scores significativement plus élevés en assertivité et en agressivité que les hommes sur les scénarios de l’IRQ. En revanche, les hommes ont endossé des réponses non assertives à un degré significativement plus important que les femmes, soulignant des contraintes de socialisation de genre différenciées dans l’initiation de la protection sexuelle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’IRQ a été confirmée par plusieurs investigations psychométriques indépendantes mesurant l’homogénéité des sous-échelles.
Cohérence interne (Échantillon d’origine)
Dans la cohorte initiale de Yesmont (1992b), composée de 253 étudiants de premier cycle non mariés (159 femmes et 94 hommes), les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) pour les 10 scénarios de prévention sexuelle se répartissent comme suit :
- Sous-échelle Assertivité : α = .77
- Sous-échelle Non-assertivité : α = .71
- Sous-échelle Agressivité : α = .67
Ces indices sont jugés satisfaisants pour des échelles brèves de 10 énoncés ciblant des scénarios comportementaux complexes et multidimensionnels.
Réplication transculturelle (Version espagnole)
L’évaluation psychométrique menée par Batista (1995) auprès de 103 élèves de la fin du secondaire à Porto Rico a utilisé une adaptation hispanophone de l’IRQ. Les indices de cohérence interne obtenus attestent d’une stabilité remarquable du construit à travers les cultures :
- Assertivité : α = .76
- Non-assertivité : α = .76
- Agressivité : α = .76
Corrélations inter-dimensions
Les analyses corrélationnelles rapportées par Yesmont (1992a) mettent en lumière la configuration structurelle des trois composantes :
- Relation positive modeste mais significative entre scores d’assertivité et d’agressivité : r = .15 (p < .05), illustrant que ces deux dimensions partagent une composante d’action et d’expression explicite des désirs.
- Relation inverse significative entre assertivité et non-assertivité : r = -.21 (p < .01).
- Absence de relation statistiquement significative entre non-assertivité et agressivité (orthogonalité empirique).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La modélisation structurelle de l’IRQ s’appuie sur une structure trifactorielle robuste dérivée de la formulation indépendante des options de réponse pour chaque scénario situationnel.
Organisation conceptuelle et factorielle
Au lieu de contraindre le sujet à un choix forcé entre plusieurs attitudes, l’IRQ adopte un protocole multifacette où chaque scénario sert d’amorce contextuelle pour mesurer trois vecteurs de réaction indépendants. Les analyses factorielles exploratoires (AFE) confirment que les énoncés se regroupent sous trois facteurs latents correspondant aux dimensions théoriques :
- Facteur 1 : Assertivité constructive : sature fortement les items impliquant le maintien des règles de sécurité sanitaire, la négociation bilatérale bienveillante et l’expression d’affection concomitante à la fermeté préventive.
- Facteur 2 : Inhibition et conformisme passif (Non-assertivité) : regroupe les saturations relatives à la soumission aux volontés d’autrui, à la capitulation face au refus du préservatif et à l’anxiété de rejet.
- Facteur 3 : Réactivité hostile et coercition (Agressivité) : rassemble les items traduisant la rancœur immédiate, les ultimatums destructeurs, les jugements moraux péjoratifs et les menaces de rupture.
Rôle des items distracteurs
L’introduction des 4 items distracteurs (items 1, 3, 5 et 8) non orientés vers la sexualité prévient l’apparition d’un biais de désirabilité sociale globale ou d’un effet de halo centré exclusivement sur la peur du sida. Ces distracteurs permettent de normaliser la passation en intégrant des conflits relationnels ordinaires (ex. : baisse d’attention lors d’une fête, mutisme d’un partenaire, remarques désobligeantes entre amis). L’analyse confirme que ces distracteurs ne parasitent pas la variance des 10 items critiques de santé sexuelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Intimate Relationships Questionnaire (IRQ) — Questionnaire sur les relations intimes.
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation comportementale et cognitive basé sur des scénarios (mises en situation).
- Population cible : Adolescents plus âgés, étudiants, jeunes adultes célibataires ; applicable à diverses orientations sexuelles grâce à une formulation non genrée des partenaires.
- Structure globale :
- Nombre total de situations : 14 items scénarisés.
- Items cibles d’évaluation préventive : 10 items (items 2, 4, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14).
- Items distracteurs non sexuels : 4 items (items 1, 3, 5, 8).
- Nombre de réponses évaluées par scénario : 3 énoncés distincts (Assertif, Non-assertif, Agressif).
- Total des réponses cotées : 30 énoncés cibles (10 items × 3 dimensions) + 12 énoncés distracteurs non pris en compte.
- Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Pas du tout comme moi (Not at all like me)
- 2 = Légèrement comme moi (Slightly like me)
- 3 = Assez comme moi (Somewhat like me)
- 4 = Principalement comme moi (Mostly like me)
- 5 = Tout à fait comme moi (Just like me)
- Durée moyenne d’administration : Environ 10 minutes.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Pour chacune des trois sous-échelles (Assertivité [AS], Non-assertivité [NON], Agressivité [AG]), les valeurs numériques des réponses (de 1 à 5) associées aux 10 items cibles sont sommées selon la grille d’attribution.
- Les scores des items distracteurs (1, 3, 5, 8) sont totalement exclus du calcul.
- Étendue des scores pour chaque sous-échelle : de 10 à 50 points.
- Un score plus élevé traduit une prédisposition plus marquée à adopter la stratégie comportementale correspondante.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1992 (communication originale à la réunion annuelle de l’Eastern Psychological Association ; publication scientifique princeps dans la revue Adolescence en 1992).
- Statut du droit d’auteur (Copyright) : Georgia Yesmont détient les droits intellectuels de l’instrument. Les publications de référence sont parues chez Libra Publishers (revue Adolescence) et sous forme de monographies psychométriques.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’outil est accessible à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de pratique clinique non commerciale, sous réserve de citer expressément les travaux princeps de Yesmont (1992a, 1992b).
- Tarifs : Aucun coût d’acquisition ou redevance de licence n’est requis pour une utilisation scientifique fondamentale dans le milieu académique.
- Contact officiel : Dr. Georgia Yesmont, Life Span Services, 14 Ketewomoke Drive, Huntington, NY 11743, États-Unis. Adresse courriel :
[email protected].
12. Références / References
- Alberti, R. E., & Emmons, M. L. (1986). Your perfect right: A guide to assertive living (5th ed.). Impact Publishers.
- Batista, N. (1995). The design and evaluation of a counseling intervention program in sexual assertiveness in adolescents [Thèse de doctorat non publiée]. University of Puerto Rico, Rio Piedras.
- Kelly, J. A., St. Lawrence, J. S., Hood, H. V., & Brasfield, T. L. (1989). Behavioral intervention to reduce AIDS risk activities. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 57(1), 60–67. https://doi.org/10.1037/0022-006X.57.1.60
- Rotheram-Borus, M. J., & Koopman, C. (1989, Janvier). Research on AIDS prevention among runaways: The state of the art and recommendations for the future [Communication scientifique]. National Institute of Child Health and Human Development Technical Review and Research Planning Meeting on Adolescents and HIV Infection, Bethesda, MD, États-Unis.
- Yesmont, G. (1992a, Avril). The development of the Intimate Relationships Questionnaire [Communication scientifique]. 63rd Annual Meeting of the Eastern Psychological Association, Boston, MA, États-Unis.
- Yesmont, G. (1992b). The relationship of assertiveness to college students’ safer sex behaviors. Adolescence, 27(106), 253–272. PMID: 1621532
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents:
Each item below describes a situation and three responses that are thoughts or behaviors. These intimate situations involve a dating couple. Try to imagine a situation in your life that is as close to the one described as possible.
After reading each item, circle a number to the right of each response, indicating how similar it might be to the thought you might have or the behavior you might show, in the actual situation.
Please rate every response to each situation. Use the following scale for your ratings:
- 1 = Not at all like me
- 2 = Slightly like me
- 3 = Somewhat like me
- 4 = Mostly like me
- 5 = Just like me
Classification key: [AS] = Assertive; [NON] = Nonassertive; [AG] = Aggressive. Detractor items: 1, 3, 5, 8.
Item 1 (Detractor)
During the past few weeks your boyfriend (girlfriend) seems less enthusiastic and caring about your relationship.
- [AG] You’ll decide to confront him (her) on your next date and let out your angry feelings. (1 2 3 4 5)
- [NON] You’ll wait for him (her) to call you and you’ll complain to your friends. (1 2 3 4 5)
- [AS] You’ll decide to speak to him (her) frankly and suggest you try to work things out. (1 2 3 4 5)
Item 2
When your date says he (she) won’t have sex with you if you insist on using a condom, you say. . .
- [AS] O.K. Then how about trying some other things besides intercourse? (1 2 3 4 5)
- [AG] Your attitude doesn’t make any sense! That’s it for us. Let’s go home. (1 2 3 4 5)
- [NON] O.K. You’re more important to me, we don’t need to use it. (1 2 3 4 5)
Item 3 (Detractor)
You’re at a party with your boyfriend (girlfriend) and notice that he (she) is very attentive to someone of the opposite sex that you’ve never seen before. You think. . .
- [NON] I’ll make the best of it—after all, he’s (she’s) going home with me tonight. (1 2 3 4 5)
- [AS] I really would like more of his (her) attention tonight and I’m going to tell him (her). (1 2 3 4 5)
- [AG] How could he (she) ignore me like this—I’ll find someone on my own I can talk to and make him (her) jealous. (1 2 3 4 5)
Item 4
You want to tell your date that you’d like to use a condom when making love tonight and you think. . .
- [AS] If I can’t convince him (her) to use a condom tonight, we can find other safe ways of enjoying ourselves for now. (1 2 3 4 5)
- [NON] Using a condom is a good idea but I don’t think I have the nerve to ask him (her) to use one. (1 2 3 4 5)
- [AG] He (she) should do what I ask without any hesitation if he (she) loves me. (1 2 3 4 5)
Item 5 (Detractor)
Your boyfriend (girlfriend) gets silent instead of saying what’s on his (her) mind. You think. . .
- [AG] Here it comes. The big silent treatment. I’m going to get mad and force him (her) to talk to me. (1 2 3 4 5)
- [NON] If I make a joke and distract him (her), maybe he’ll (she’ll) forget what’s bothering him (her). (1 2 3 4 5)
- [AS] I’ll tell him (her) it bothers me when he (she) gets silent because it leaves me confused about what he’s (she’s) thinking. (1 2 3 4 5)
Item 6
When you’re asked by your date if you have any disease that you could give him (her) if you make love that night, you think. . .
- [AG] Who does he (she) think I am—some degenerate who runs around infecting people? (1 2 3 4 5)
- [AS] I’m glad he (she) asked because it gives me a chance to ask the same question. (1 2 3 4 5)
- [NON] I’d better answer or he (she) may get annoyed with me. (1 2 3 4 5)
Item 7
When your date asks you if you agree to using a condom when you both make love tonight, you think. . .
- [AG] This is a turn-off. I don’t want anybody telling me what we should do when we make love. (1 2 3 4 5)
- [NON] I’d better do what he (she) says or he’ll (she’ll) be frustrated tonight. (1 2 3 4 5)
- [AS] I’m glad he (she) brought this up, now we’re both protected. (1 2 3 4 5)
Item 8 (Detractor)
Your boyfriend (girlfriend) has criticized your appearance in front of your friends. You say. . .
- [AS] It hurt my feelings when you criticized me. If you have something to say, please bring it up before we go out. (1 2 3 4 5)
- [AG] How could you do such a rotten thing to me? If you do that again—we’re through! (1 2 3 4 5)
- [NON] I guess I don’t look so great tonight since you criticized me in front of my friends. (1 2 3 4 5)
Item 9
When you suggest to your date that a condom be used for mutual protection when you make love tonight, your date teases you about being such a worrier. . .
- [NON] You then become silent for a while, until he (she) comes around to agreeing with you. (1 2 3 4 5)
- [AS] You then tell your date you’d love to make love with him (her), but you always use condoms. (1 2 3 4 5)
- [AG] You then tell your date he’s (she’s) being really immature. (1 2 3 4 5)
Item 10
You want to ask if your date’s been tested for AIDS and you say. . .
- [NON] I was wondering about. . . well this is embarrassing to talk about. . . but. have you ever been tested for AIDS? You don’t have to answer that if you don’t want to. (1 2 3 4 5)
- [AG] I want you to tell me right now if you’ve been tested for AIDS. (1 2 3 4 5)
- [AS] I really like you a lot, but with all this talk about AIDS, I’d like to be a little careful. I’ve been tested for AIDS, have you? (1 2 3 4 5)
Item 11
If your date refuses to use a condom you think. . .
- [AS] I can find out what he (she) has against them and we can talk about it. (1 2 3 4 5)
- [NON] I’m afraid he (she) won’t want to see me again if I insist. (1 2 3 4 5)
- [AG] If he (she) won’t do what I say—that’s it for us. (1 2 3 4 5)
Item 12
When neither you nor your date has any condoms one evening, you say. . .
- [NON] Oh. . . that’s O.K. I suppose we can do it just once without one. (1 2 3 4 5)
- [AG] That’s irresponsible. If you like me you’d always have them when we’re together. (1 2 3 4 5)
- [AS] I don’t have any either, but we can satisfy each other without intercourse tonight. (1 2 3 4 5)
Item 13
You tell your date that you’d like to wait until you know each other a little better before having sex. When he (she) gets annoyed you would. . .
- [AG] Tell your date that you couldn’t go out with someone who argues with you about this. (1 2 3 4 5)
- [AS] Re-state your feeling that you’d like to wait. (1 2 3 4 5)
- [NON] Change your mind and have sex with him (her) sooner than you’d planned. (1 2 3 4 5)
Item 14
When you suggest to your date that a condom be used when you make love tonight, he (she) says, “You don’t trust me. I told you I’ve never been exposed to AIDS or herpes, or any other disease.”
- [AS] You say, “I’m sorry, but we have no way of knowing that. I’d feel so much better if we used condoms.” (1 2 3 4 5)
- [AG] You say, “It’s not a question of trust. You don’t understand what I’m saying.” (1 2 3 4 5)
- [NON] You say, “I’m sorry. I do trust you. Let’s drop the whole subject. I don’t want to argue.” (1 2 3 4 5)