1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire sur les positions éthiques (Ethics Position Questionnaire, EPQ), développé par le psychologue social Donelson R. Forsyth en 1980, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement validés pour l’évaluation empirique des orientations morales et méta-éthiques individuelles. Conçu pour opérationnaliser une taxonomie bidimensionnelle du jugement moral, l’EPQ mesure deux postulats fondamentaux distincts : l’idéalisme (idealism) et le relativisme (relativism). L’idéalisme renvoie à la croyance fondamentale selon laquelle les actions morales ne devraient intrinsèquement causer aucun préjudice à autrui, postulant qu’une issue positive sans conséquences néfastes est toujours réalisable grâce à des choix vertueux. À l’opposé, le relativisme caractérise le degré auquel un individu rejette les principes déontologiques ou universels préétablis, affirmant que la recevabilité morale d’un comportement dépend exclusivement du contexte spécifique, des normes culturelles et des circonstances individuelles.
L’inventaire comprend 20 items auto-rapportés répartis équitablement en deux sous-échelles orthogonales de 10 items chacune. Historiquement administré selon une échelle de réponse en 9 points de type Likert (allant de 1 = « Totalement en désaccord » à 9 = « Totalement d’accord »), le questionnaire est également fréquemment adapté sous un format en 5 points. Le croisement des scores élevés et faibles sur ces deux dimensions permet de catégoriser les individus selon quatre idéologies éthiques distinctes : le situationnisme (idéalisme élevé, relativisme élevé), l’absolutisme (idéalisme élevé, relativisme faible), le subjectivisme (idéalisme faible, relativisme élevé) et l’exceptionnisme (idéalisme faible, relativisme faible). Sur le plan psychométrique, l’EPQ a démontré une consistance interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,73 et 0,85 pour les deux échelles), une stabilité temporelle solide lors des procédures test-retest, une indépendance marquée vis-à-vis du biais de désirabilité sociale, ainsi qu’une validité de construit et factorielle éprouvée transculturellement dans une multitude de contextes organisationnels, cliniques et sociologiques.
2. Mots-clés / Keywords
Questionnaire sur les positions éthiques, EPQ, Donelson Forsyth, idéalisme moral, relativisme moral, idéologies éthiques, jugement moral, psychométrie, déontologie, téléologie, taxonomie éthique, psychologie morale, validité factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par Donelson R. Forsyth, Ph.D., psychologue social et chercheur américain reconnu pour ses travaux pionniers sur la dynamique de groupe, la cognition sociale et l’éthique comportementale.
- Auteur principal : Donelson R. Forsyth, Ph.D.
- Affiliation institutionnelle historique : Département de psychologie, Virginia Commonwealth University (Richmond, Virginie, États-Unis) lors de la publication initiale de 1980.
- Affiliation institutionnelle ultérieure : Jepson School of Leadership Studies, University of Richmond (Richmond, Virginie, États-Unis), où il a occupé la chaire du Colonel Leo K. and Gaylee Thorsness en leadership éthique.
- Contact académique : Richmond, VA 23173, USA — Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
Le Questionnaire sur les positions éthiques a été créé afin de combler un vide méthodologique et théorique majeur dans la recherche sur la psychologie morale contemporaine. Jusqu’à la fin des années 1970, l’évaluation du développement moral était largement dominée par les modèles cognitivo-développementaux, au premier rang desquels figure la théorie des stades de Lawrence Kohlberg et son opérationnalisation standardisée via le Defining Issues Test (DIT) de James Rest. Bien que rigoureux sur le plan de la structure de raisonnement formel, ces modèles présupposaient une trajectoire téléologique unique et universelle vers des principes universels de justice, négligeant la diversité des philosophies personnelles que les individus mobilisent spontanément face à des dilemmes concrets.
L’objectif fondamental de Forsyth était d’élaborer une mesure descriptive et non prescriptive capable de quantifier la posture méta-éthique globale adoptée par un individu lorsqu’il porte un jugement de valeur sur des conduites humaines. L’EPQ ne vise pas à évaluer la maturité cognitive ou la supériorité morale intrinsèque d’une personne, mais plutôt la structure épistémologique de ses croyances : dans quelle mesure adhère-t-elle à des injonctions humanitaires inconditionnelles (idéalisme) et dans quelle mesure estime-t-elle que les règles morales sont universelles ou relatives aux contingences (relativisme).
Dans la recherche contemporaine, l’EPQ trouve des applications étendues :
- Éthique organisationnelle et des affaires : Étude des comportements contre-productifs au travail, de la propension à la dénonciation (whistleblowing), de la prise de décision financière frauduleuse et des styles de leadership moral dans les entreprises.
- Bioéthique et santé : Analyse des attitudes des professionnels soignants face à l’allocation de ressources critiques, aux soins palliatifs, à l’interruption volontaire de grossesse ou aux protocoles de recherche biomédicale.
- Psychologie sociale et légale : Évaluation des jugements d’attribution de blâme, des décisions de jurys judiciaires et de la sévérité des sanctions envers des contrevenants selon la perspective morale du juge.
- Recherche interculturelle : Analyse comparative des profils éthiques prédominants à travers diverses civilisations (sociétés individualistes vs collectivistes).
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent de l’EPQ repose sur deux dimensions méta-éthiques orthogonales et continues qui, une fois croisées, génèrent une taxonomie quadripartite des idéologies morales personnelles.
1. L’Idéalisme (Idealism)
L’idéalisme décrit l’optimisme moral d’un individu quant aux conséquences de ses actions et son attachement viscéral au principe de non-malfaisance. Les individus caractérisés par un score d’idéalisme élevé souscrivent à la conviction que le préjudice causé à autrui n’est jamais acceptable, indépendamment des bénéfices potentiels générés par l’action. Ils postulent qu’une solution moralement parfaite, exempte de tout impact négatif sur la dignité ou le bien-être d’autrui, peut toujours être trouvée si l’on fait preuve de suffisamment d’efforts ou d’imagination morale. Par exemple, confronté au classique « dilemme du tramway » (Trolley Problem), un idéaliste de score élevé refusera de considérer le sacrifice délibéré d’une personne innocente comme une action légitime pour sauver cinq vies, jugeant qu’aucun calcul utilitariste ne saurait justifier de causer un dommage direct.
À l’inverse, les individus à faible niveau d’idéalisme adoptent une perspective pragmatique ou réaliste : ils reconnaissent que le mal et la souffrance sont parfois des conséquences inévitables de la vie en société et acceptent l’idée que certaines décisions morales impliquent de choisir un « moindre mal » ou de concéder un compromis néfaste pour un bien supérieur.
2. Le Relativisme (Relativism)
Le relativisme quantifie le scepticisme d’une personne à l’égard de l’universalité des lois morales. Les individus présentant un score de relativisme élevé rejettent l’existence de principes directeurs universels, absolus ou intemporels (tels que l’impératif catégorique de Kant ou les commandements religieux traditionnels). Ils affirment que toute règle éthique est une construction humaine dépendante de la culture, de l’époque et du contexte situationnel. Ce qui est vertueux dans une circonstance donnée peut devenir condamnable dans une autre ; par conséquent, chacun devrait être libre d’élaborer sa propre boussole éthique.
En revanche, les personnes à faible niveau de relativisme (orientées vers l’universalisme ou l’absolutisme normatif) croient fermement en la validité objective et universelle de principes moraux immuables. Pour elles, mentir, trahir ou rompre une promesse constitue une faute intrinsèque qui ne saurait être pardonnée par de simples prétextes conjoncturels.
3. Les quatre idéologies éthiques
En divisant les scores sur chaque échelle par la médiane ou en utilisant les moyennes théoriques, Forsyth classe les individus en quatre quadrants idéologiques :
- Le Situationnisme (Idéalisme élevé, Relativisme élevé) : L’individu cherche passionnément à produire les meilleures conséquences humanitaires possibles pour autrui, mais refuse de s’enfermer dans des règles déontologiques rigides. Il analyse chaque situation de manière singulière pour maximiser le bien-être contextuel (approche proche de l’éthique de situation de Joseph Fletcher).
- L’Absolutisme (Idéalisme élevé, Relativisme faible) : L’individu applique strictement des règles morales universelles inviolables avec la certitude inébranlable que l’obéissance rigoureuse à ces normes produira immanquablement les conséquences les plus bénéfiques pour l’humanité (perspective déontologique kantienne pure).
- Le Subjectivisme (Idéalisme faible, Relativisme élevé) : L’individu fonde ses évaluations morales sur ses préférences, émotions et intérêts personnels, rejetant tant les principes universels stricts que l’obligation irréaliste de ne jamais nuire à autrui (perspective proche de l’émotivisme éthique ou de l’égoïsme moral).
- L’Exceptionnisme (Idéalisme faible, Relativisme faible) : L’individu souscrit à des règles morales générales pour maintenir l’ordre et la cohésion sociale, mais concède avec pragmatisme que des exceptions à ces règles sont inévitables lorsque les impératifs pratiques ou les dilemmes du monde réel l’exigent (forme d’utilitarisme de la règle).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le modèle théorique de Forsyth prend racine à l’intersection de la philosophie normative occidentale et des théories modernes de la cognition sociale. Historiquement, le champ de l’éthique normative s’articule autour de deux axes philosophiques majeurs :
- La déontologie (illustrée par Emmanuel Kant), qui postule que la valeur morale d’un acte dépend de sa conformité intrinsèque avec un devoir ou une loi universelle (« tu ne mentiras point »), indépendamment de ses résultats concrets ;
- Le téléologisme ou conséquentialisme (illustré par John Stuart Mill et Jeremy Bentham), qui soutient que la justesse d’une action se juge exclusivement à l’aune de ses conséquences pratiques, généralement définies comme la maximisation du bonheur ou la minimisation de la souffrance.
Forsyth (1980) a opéré une déconstruction critique de cette dichotomie philosophique classique pour la transposer dans le champ de la psychologie différentielle. Il a démontré que les individus ordinaires ne se comportent pas comme des philosophes systématiques adeptes d’une doctrine unique, mais combinent plutôt des intuitions téléologiques (la focalisation sur les conséquences et le bien-être : idéalisme) et des intuitions déontologiques/épistémologiques (l’adhésion à des règles universelles versus le scepticisme normatif : relativisme).
Ce cadre théorique s’oppose explicitement au postulat de Kohlberg selon lequel le raisonnement moral progresserait nécessairement d’un niveau préconventionnel égocentrique vers un niveau conventionnel fondé sur la loi et l’ordre, pour culminer dans un stade postconventionnel fondé sur des principes de justice abstraits universels. Forsyth démontre que le rejet des règles universelles (relativisme élevé) n’est pas un symptôme de sous-développement moral ou d’immaturité cognitive, mais reflète une position intellectuelle cohérente et sophistiquée, ancrée dans la reconnaissance de la complexité humaine et du pluralisme culturel.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de validité de l’EPQ ont été minutieusement documentées dès l’étude princeps de Forsyth (1980) et confirmées par de nombreuses réplications empiriques ultérieures.
Validité de construit et prédictive
Dans ses protocoles d’expérimentation sociale, Forsyth (1980) a placé des participants classés dans les quatre idéologies face à des scénarios fictifs impliquant des infractions morales complexes (par exemple, le vol de matériel médical pour sauver un proche, la falsification de résultats scientifiques pour attirer l’attention sur un danger environnemental ou des mensonges bienveillants). Les résultats ont validé empiriquement les prédictions théoriques :
- Les absolutistes ont systématiquement émis les jugements les plus sévères et attribué la plus grande culpabilité personnelle aux acteurs déviants, focalisant leur évaluation sur la violation de la règle, même lorsque les conséquences étaient positives.
- Les situationnistes ont modulé significativement leur sévérité en fonction des conséquences bienveillantes produites par l’acte transgressif, se montrant très indulgents si l’infraction avait permis d’éviter un mal supérieur.
- Les subjectivistes ont manifesté une variabilité marquée d’évaluation, souvent corrélée à leur empathie personnelle spontanée envers le transgresseur plutôt qu’à l’application d’un principe logique.
- Les exceptionnistes ont adopté une approche utilitariste pondérée, tolérant l’infraction si l’analyse coût-bénéfice rationnelle justifiait l’exception.
Validité convergente et discriminante
La validité discriminante de l’EPQ est particulièrement robuste vis-à-vis des mesures cognitives traditionnelles :
- Indépendance vis-à-vis du Defining Issues Test (DIT) : Forsyth (1980) a mis en évidence une absence de corrélation significative entre les scores de l’EPQ et le score « P » (raisonnement moral post-conventionnel) du DIT de Rest, démontrant que l’EPQ ne mesure pas la complexité du traitement cognitif mais bien des orientations axiologiques personnelles.
- Désirabilité sociale : Les deux échelles ne présentent aucune corrélation statistiquement significative avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne, garantissant que les réponses ne reflètent pas une simple tentative d’autoprésentation favorable.
- Validité convergente : L’échelle de relativisme a montré une corrélation positive statistiquement significative avec le Survey of Ethical Attitudes (SEA) développé par Hogan, confirmant l’alignement de la dimension avec des instruments antérieurs mesurant l’éthique de la responsabilité sociale face à l’éthique de la conscience personnelle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’EPQ a fait l’objet d’évaluations rigoureuses tant sur le plan de la consistance interne que de la stabilité temporelle.
Consistance interne
Dans l’échantillon initial de développement (Forsyth, 1980, N = 236 étudiants universitaires), les coefficients alpha de Cronbach étaient de :
- Sous-échelle Idéalisme : $\alpha = 0{,}80$
- Sous-échelle Relativisme : $\alpha = 0{,}73$
Des méta-analyses et des réplications ultérieures menées sur des populations diversifiées (professionnels de santé, managers d’entreprises, comptables, étudiants internationaux) rapportent de manière constante des valeurs d’alpha de Cronbach comprises entre 0,75 et 0,86 pour l’idéalisme, et entre 0,73 et 0,84 pour le relativisme, ce qui dépasse largement les critères psychométriques recommandés pour les instruments d’auto-évaluation en recherche fondamentale.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été vérifiée par Forsyth au moyen d’administrations répétées espacées de deux semaines. Les coefficients de corrélation test-retest ont atteint :
- $r = 0{,}67$ pour l’échelle d’Idéalisme ($p < 0{,}001$) ;
- $r = 0{,}66$ pour l’échelle de Relativisme ($p < 0{,}001$).
Ces coefficients démontrent que, bien que les orientations morales puissent subir de légères fluctuations contextuelles, elles représentent des traits de personnalité axiologiques relativement stables dans le temps chez l’adulte.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’EPQ a été investiguée à l’origine via une analyse factorielle exploratoire (AFE) par la méthode des axes principaux avec rotation varimax (orthogonale), conformément à l’hypothèse théorique postulant l’indépendance conceptuelle des deux postulats.
Résultats de l’AFE initiale (Forsyth, 1980)
L’analyse a mis en évidence une solution claire et bien différenciée à deux facteurs principaux :
- Facteur 1 (Idéalisme) : Tous les items 1 à 10 saturent fortement sur ce facteur, avec des saturations factorielles comprises entre 0,38 et 0,72. Ces items reflètent l’aversion absolue au dommage causé à autrui et l’aspiration à une conformité totale avec des idéaux de perfection morale. Aucune saturation croisée majeure n’a été observée avec le second facteur.
- Facteur 2 (Relativisme) : Les items 11 à 20 saturent sur ce facteur avec des coefficients compris entre 0,34 et 0,70. Ces énoncés captent le rejet de règles déontologiques codifiées universelles et la mise en avant de la relativité culturelle et personnelle des jugements.
La corrélation empirique entre les deux facteurs dans l’étude d’origine était quasi nulle ($r = -0{,}07$, non significative), confirmant l’orthogonalité de l’idéalisme et du relativisme.
Analyses factorielles confirmatoires ultérieures (AFC)
Dans des études plus récentes (notamment Forsyth et al., 2008), l’analyse factorielle confirmatoire a appuyé l’adéquation globale du modèle bi-factoriel orthogonal (indices typiques : RMSEA ≤ 0,06, CFI ≥ 0,90, TLI ≥ 0,89), bien que certaines études transculturelles aient suggéré que dans certains contextes non occidentaux, une corrélation négative modérée entre idéalisme et relativisme puisse émerger.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet : Questionnaire sur les positions éthiques (Ethics Position Questionnaire – EPQ)
- Auteur : Donelson R. Forsyth (1980)
- Nature de l’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire)
- Nombre d’items : 20 items (10 items pour l’Idéalisme, 10 items pour le Relativisme)
- Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique informatisée
- Temps de passation estimé : 5 à 10 minutes
- Format de réponse original : Échelle de type Likert en 9 points :
- 1 = En désaccord total (Completely disagree)
- 2 = En grand désaccord (Largely disagree)
- 3 = En désaccord modéré (Moderately disagree)
- 4 = En léger désaccord (Slightly disagree)
- 5 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 6 = En léger accord (Slightly agree)
- 7 = En accord modéré (Moderately agree)
- 8 = En grand accord (Largely agree)
- 9 = En accord total (Completely agree)
- Variante fréquemment utilisée : Échelle de Likert réduite en 5 points (allant de 1 = Fortement en désaccord à 5 = Fortement d’accord).
- Calcul des scores :
- Score d’Idéalisme : Somme (ou moyenne arithmétique) des réponses aux items 1 à 10. Dans la version en 9 points, le score total oscille entre 10 et 90.
- Score de Relativisme : Somme (ou moyenne arithmétique) des réponses aux items 11 à 20. Dans la version en 9 points, le score total oscille entre 10 et 90.
- Inversion d’items : Aucun item n’est inversé ; tous les items sont cotés de manière positive et directe.
- Classification idéologique : L’assignation aux quatre idéologies (situationnisme, absolutisme, subjectivisme, exceptionnisme) s’opère par une scission à la médiane (median split) de l’échantillon ou par référence au point médian théorique de l’échelle (50 pour le score sommé en 9 points, ou 5,0 pour le score moyen).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1980
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Déposés initialement auprès de l’American Psychological Association (APA) lors de la parution de l’article princeps dans le Journal of Personality and Social Psychology.
- Disponibilité et licence d’usage : L’auteur, Donelson R. Forsyth, a explicitement accordé l’autorisation d’inclure et de diffuser l’EPQ à des fins de recherche non commerciale sous la licence Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 (CC BY-NC 3.0), notamment dans des banques de données ouvertes pour la recherche psychologique (telles que le Measurement Instrument Database for the Social Sciences – MIDSS).
- Tarif d’utilisation : L’utilisation de l’EPQ est entièrement gratuite pour la recherche académique, scientifique, pédagogique et les thèses universitaires. Les chercheurs n’ont pas besoin de solliciter une permission formelle écrite tant qu’ils citent fidèlement l’article princeps de 1980. Tout usage commercial lucratif requiert l’accord exprès de l’auteur.
12. Références / References
Les publications académiques de référence relatives au développement, à la validation et aux applications psychométriques de l’EPQ incluent :
- Forsyth, D. R. (1980). A taxonomy of ethical ideologies. Journal of Personality and Social Psychology, 39(1), 175–184. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.1.175
- Forsyth, D. R. (1981). Moral judgment: The influence of ethical ideology. Personality and Social Psychology Bulletin, 7(2), 218–223. https://doi.org/10.1177/014616728172006
- Forsyth, D. R. (1992). Judging the morality of business practices: The influence of personal moral philosophies. Journal of Business Ethics, 11(5), 461–470. https://doi.org/10.1007/BF00870557
- Forsyth, D. R., O’Boyle, E. H., & McDaniel, M. A. (2008). East meets west: A meta-analytic investigation of cultural variations in ethical ideations. Journal of Business Ethics, 83(4), 813–833. https://doi.org/10.1007/s10551-008-9667-6
- Hogan, R. (1970). A dimension of moral judgment. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 35(2), 205–212. https://doi.org/10.1037/h0029929
- O’Boyle, E. H., & Forsyth, D. R. (2021). The Ethics Position Questionnaire: A review and meta-analysis of forty years of research. Journal of Business Ethics, 172(4), 743–764. https://doi.org/10.1007/s10551-020-04473-w
- Rest, J. R. (1979). Development in judging moral issues. University of Minnesota Press. https://www.upress.umn.edu/book-division/books/development-in-judging-moral-issues