Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire

Analyse psychométrique détaillée du Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire (OTHFQ) développé par O’Connor, Keogh et Ryan : cadre théorique du CRM, validité, fidélité et inventaire intégral des items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire (couramment désigné sous le sigle anglophone OTHFQ pour Operating Theatre Human Factors Questionnaire) est un instrument psychométrique et docimologique développé par Paul O’Connor, Ivan Keogh et Stephen Ryan. Conçu initialement pour évaluer et comparer la culture de sécurité, les représentations cognitives et le niveau de connaissances des chirurgiens par rapport à des populations issues d’environnements à haute fiabilité comme l’aéronautique navale américaine (United States Naval Aviation), cet outil constitue une adaptation contextuelle majeure du Naval Aviator Human Factors Questionnaire.

L’instrument comprend deux volets distincts et complémentaires : un inventaire attitudinal composé de 22 items évalués sur une échelle de Likert en 5 points complété par 3 items relatifs à la fréquence des pratiques de communication et de briefing (soit 25 items d’attitude au total), et un test cognitif de connaissances composé de 8 questions à choix multiples axées sur les mécanismes générateurs d’incidents critiques (conscience de la situation, prise de décision en urgence, communication assertive, gestion de la fatigue et régulation du stress). La section attitudinale s’articule autour de quatre dimensions théoriques majeures : la perception de son propre stress (My Stress), la vigilance et la gestion du stress d’autrui (Stress of Others), les processus de communication et de coordination (Communication), ainsi que la dynamique hiérarchique et la responsabilité de commandement (Command Responsibility).

Sur le plan psychométrique, les études initiales menées auprès de chirurgiens ont rapporté une cohérence interne modérée, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant de 0,41 à 0,66 selon les sous-échelles attitudinales. Ces valeurs reflètent la brièveté des sous-échelles ainsi que la complexité inhérente aux attitudes professionnelles dans les environnements chirurgicaux. L’outil s’est avéré déterminant pour identifier le décalage persistant entre la culture d’invulnérabilité propre au milieu chirurgical et les principes de gestion des ressources de l’équipe (Crew Resource Management ou CRM), fournissant un cadre rigoureux pour l’ingénierie pédagogique et l’audit organisationnel des équipes de soins périopératoires.

2. Mots-clés / Keywords

Facteurs humains, bloc opératoire, sécurité des patients, travail d’équipe, gestion des ressources de l’équipage, conscience de la situation, prise de décision chirurgicale, communication interprofessionnelle, autorité hiérarchique, alpha de Cronbach, compétences non techniques, culture de sécurité.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été développé par une équipe de chercheurs et praticiens affiliés à des institutions académiques et médicales de premier plan :

  • Paul O’Connor, Ph.D. : Psychologue cogniticien et spécialiste reconnu des facteurs humains, professeur agrégé et chercheur au sein de l’École de médecine de la National University of Ireland Galway (NUI Galway), Irlande. Ses travaux portent sur le transfert des protocoles de sécurité aéronautique vers les organisations de soins à haut risque. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Ivan Keogh, M.D., FRCSI : Chirurgien oto-rhino-laryngologiste et chirurgien cervico-facial, professeur et consultant au sein du Département de chirurgie du University College Hospital Galway et de la NUI Galway, apportant l’expertise clinique indispensable à la contextualisation écologique des items au bloc opératoire.
  • Stephen Ryan, M.Sc. : Chercheur associé spécialisé dans l’analyse quantitative des compétences non techniques et des facteurs organisationnels en médecine périopératoire.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire est d’évaluer quantitativement les attitudes professionnelles et le niveau de maîtrise conceptuelle des chirurgiens et du personnel périopératoire vis-à-vis des facteurs humains et du travail en équipe. Historiquement, la formation chirurgicale a valorisé l’excellence technique, la dextérité manuelle et l’autonomie décisionnelle individualisée. Néanmoins, les rapports épidémiologiques contemporains, notamment ceux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations (JCAHO), ont établi que 60 % à 80 % des événements sentinelles et des complications iatrogènes évitables au bloc opératoire proviennent de défaillances non techniques : ruptures de communication, mauvaise appréciation de la charge de travail, gradients d’autorité excessifs inhibant la prise de parole des subordonnés, et altération de la vigilance due à la fatigue.

Dans cette perspective, l’OTHFQ remplit une triple fonction théorique et pratique :

  • Diagnostic de culture de sécurité : Identifier les écarts entre les normes professionnelles des chirurgiens et les préceptes de la sécurité des systèmes sociotechniques. L’échelle met en évidence les mécanismes de déni du stress individuel, les représentations rigides de la hiérarchie et les réticences à l’adoption de briefings préopératoires formalisés.
  • Ingénierie de la formation et CRM : Servir d’instrument de mesure avant/après lors de programmes d’entraînement à la gestion des ressources d’équipe (Crew Resource Management appliqué à la santé) et au développement des compétences non techniques pour chirurgiens (NOTSS).
  • Recherche translationnelle et comparative : Permettre des analyses comparatives rigoureuses (benchmarking) entre la médecine interventionnelle et d’autres industries critiques telles que l’aviation militaire, le nucléaire ou le transport ferroviaire, favorisant la fertilisation croisée des méthodologies de résilience organisationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

L’OTHFQ conceptualise les facteurs humains au bloc opératoire à travers deux paradigmes psychologiques intriqués : la disposition attitudinale envers la dynamique de groupe et l’architecture cognitive sous-jacente à la performance sous contrainte temporelle. Les dimensions attitudinales se structurent comme suit :

Mon propre stress (My Stress)

Ce construit mesure l’auto-évaluation de la vulnérabilité psychophysiologique personnelle face aux stresseurs opérationnels, à la fatigue aiguë et à la dette de sommeil. En psychologie de la sécurité, ce facteur aborde le biais cognitif d’invulnérabilité (invulnerability myth), fréquent chez les opérateurs experts qui estiment à tort que leur compétence technique les immunise contre les erreurs de jugement induites par l’épuisement. Les items explorent la capacité du chirurgien à reconnaître la baisse de ses facultés en situation d’urgence et sa disposition à déclarer une surcharge mentale à ses collaborateurs.

Stress des autres (Stress of Others)

Cette sous-échelle évalue la conscience interpersonnelle et l’empathie cognitive au sein de l’équipe chirurgicale. Elle mesure l’adhésion du praticien à la responsabilité partagée de surveiller activement les signes précoces de détresse psychologique, de surcharge cognitive ou d’épuisement chez les collègues (infirmiers de bloc, anesthésistes, aides-opératoires). Ce construit s’ancre dans la théorie de la vigilance mutuelle (mutual monitoring), garante de la résilience du système sociotechnique.

Communication et coordination (Communication)

Ce domaine englobe la transmission explicite des intentions opératoires, la clarté du plan de soins, le recours aux boucles de communication fermées (closed-loop communication) et la formalisation des points de contrôle pré- et postopératoires (briefing/débriefing). La dimension évalue également la disposition individuelle à pratiquer la réassurance et à s’adapter aux styles de travail interindividuels pour fluidifier l’exécution collective des tâches.

Responsabilité de commandement (Command Responsibility)

Ce construit explore les conceptions du leadership chirurgical et la gestion du gradient d’autorité (trans-cockpit authority gradient). Il quantifie la propension du chirurgien à maintenir un modèle autocratique centré sur l’infaillibilité du praticien senior par opposition à un leadership partagé fondé sur l’ouverture cognitive, la délégation ciblée et l’autorisation explicite faite aux professionnels subordonnés d’interrompre une procédure en cas de menace directe pour la sécurité du patient.

Sécurité psychologique et prise de parole (Voice Behavior)

Complétant les échelles de base, trois items évaluent spécifiquement la fréquence perçue de l’inhibition de la parole chez le personnel subalterne face aux seniors (la peur du conflit ou de l’humiliation) ainsi que la régularité effective des briefings et débriefings opératoires.

Connaissances fondamentales en facteurs humains

Le second volet de l’échelle quantifie la maîtrise objective de cinq piliers cognitifs : la conscience de la situation (compréhension des défaillances de surveillance perceptive), la prise de décision naturaliste en crise, la graduation des styles de communication (passif, assertif, agressif), la chronobiologie du sommeil et la loi de Yerkes-Dodson liant le niveau d’éveil (arousal) à l’efficience opérationnelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’OTHFQ s’enracine théoriquement à l’intersection de la psychologie de l’aviation, de la psychologie ergonomique et des sciences de la sécurité systémique.

Le premier socle théorique provient du modèle de gestion des ressources de l’équipage (Crew Resource Management, CRM), formalisé par Robert Helmreich et ses collègues de l’Université du Texas à Austin. Développé initialement pour endiguer les catastrophes aériennes dues à des erreurs d’équipage, le CRM postule que la sécurité d’un système complexe ne dépend pas exclusivement de l’expertise technique des individus, mais de leur aptitude collective à synchroniser leurs modèles mentaux, à communiquer avec assertivité et à gérer conjointement les menaces et les erreurs (Threat and Error Management, TEM).

Le second pilier repose sur le modèle de l’erreur humaine et la métaphore du fromage suisse développés par le professeur James Reason (1990). Selon Reason, les incidents graves sont rarement l’effet d’une défaillance humaine isolée ; ils résultent de l’alignement accidentel de défaillances actives commises en première ligne (par exemple, une incision erronée ou un mauvais réglage d’appareil) et de conditions latentes organisationnelles (fatigue structurelle, hiérarchies toxiques, absence de standardisation des briefings). L’OTHFQ évalue précisément la propension des chirurgiens à reconnaître et à neutraliser ces conditions latentes avant qu’elles ne se transforment en brèches de sécurité.

Sur le plan décisionnel, l’instrument s’appuie sur la théorie de la décision naturaliste (Naturalistic Decision Making, NDM) et le modèle de reconnaissance guidée par l’amorce (Recognition-Primed Decision ou RPD) de Gary Klein. En milieu dynamique et incertain, l’opérateur expert ne procède pas à une comparaison analytique exhaustive de toutes les options possibles ; il s’appuie sur des prototypes mnésiques et sur une évaluation intuitive guidée par l’expérience pour intervenir en quelques secondes. Ce principe est directement évalué dans les items cognitifs de l’OTHFQ.

Enfin, le concept de sécurité psychologique théorisé par Amy Edmondson sous-tend l’analyse de l’autorité hiérarchique. Une équipe chirurgicale hautement performante se caractérise par la conviction partagée que le groupe est un environnement sécurisant pour la prise de risque interpersonnelle, où nul ne craint d’exprimer un doute, de poser une question ou de contester une décision clinique dangereuse émanant d’un pair plus gradé.

7. Validité / Validity

La validité de l’OTHFQ a fait l’objet d’évaluations rigoureuses lors des investigations menées par O’Connor, Keogh et Ryan :

Validité de contenu et d’apparence (Content and Face Validity)

L’adaptation du questionnaire original de l’aviation navale vers le domaine chirurgical a suivi une procédure de jugement d’experts. Deux chirurgiens seniors en exercice ont examiné systématiquement l’ensemble des énoncés afin de transposer la terminologie aéronautique (remplacement de aircrew par team member ou personnel de bloc, substitution du terme vol par intervention chirurgicale ou programme opératoire). Ce travail a garanti que les scénarios cliniques et les énoncés d’attitude reflètent la réalité phénoménologique du bloc opératoire tout en préservant le noyau conceptuel du facteur humain initial.

Validité de construit et validité comparative (Construct Validity)

La validité de construit a été documentée par une comparaison transversale entre un échantillon de chirurgiens irlandais (spécialités oto-rhino-laryngologiques et chirurgie générale) et une cohorte de pilotes de l’aéronautique navale américaine. Les données ont révélé des divergences significatives hautement instructives :

  • Les chirurgiens présentaient un score d’illusion d’invulnérabilité au stress significativement plus élevé que les pilotes militaires, confirmant la persistance d’une culture professionnelle médicale axée sur la dénégation des limitations physiologiques.
  • Les pilotes adhéraient de manière beaucoup plus homogène et robuste aux vertus des briefings formalisés et à l’aplatissement du gradient hiérarchique que les chirurgiens, démontrant la sensibilité de l’échelle à capturer les différences d’acculturation sécuritaire entre deux populations professionnelles distinctes.

Validité critériée et convergente

Les résultats à l’OTHFQ convergent avec les scores obtenus sur d’autres échelles de climat de sécurité validées à l’international, telles que le Safety Attitudes Questionnaire (SAQ) et la grille d’évaluation comportementale NOTSS. Les chirurgiens affichant une meilleure compréhension conceptuelle des facteurs humains dans la section QCM rapportent des attitudes plus favorables à la communication bidirectionnelle et manifestent une plus grande propension à conduire des débriefings d’équipe postopératoires.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’OTHFQ s’est principalement concentrée sur la consistance interne des sous-échelles d’attitude :

Dans la cohorte chirurgicale initiale étudiée par O’Connor et al. (2012), les coefficients alpha de Cronbach obtenus sur les quatre sous-échelles attitudinales variaient de 0,41 à 0,66 :

  • Mon propre stress (items relatifs à l’impact de la fatigue et des problèmes personnels sur la performance) : $\alpha \approx 0,60$ à $0,66$.
  • Stress des autres (items centrés sur la détection mutuelle de la fatigue) : $\alpha \approx 0,45$ à $0,55$.
  • Communication et travail d’équipe : $\alpha \approx 0,52$ à $0,61$.
  • Responsabilité de commandement et hiérarchie : $\alpha \approx 0,41$ à $0,53$.

Bien que ces valeurs se situent en deçà du seuil conventionnel de 0,70 préconisé par Nunnaly pour les échelles psychométriques standard, les auteurs soulignent qu’elles sont parfaitement superposables aux coefficients traditionnellement relevés dans la littérature sur les facteurs humains en aéronautique et en santé (notamment le Flight Management Attitudes Questionnaire ou FMAQ). Ces niveaux modérés s’expliquent par :

  • La concision des sous-échelles (qui comportent chacune entre 3 et 6 items).
  • L’hétérogénéité des construits explorés, où des items distincts mesurent des facettes opérationnelles complémentaires plutôt qu’une redondance sémantique stricte.
  • L’asymétrie distributionnelle des réponses chez les chirurgiens, caractérisée par un effet plafond sur certains énoncés de sécurité consensuels.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’OTHFQ dérive directement des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les cohortes de pilotes de la marine américaine pour le Naval Aviator Human Factors Questionnaire, combinées aux travaux de Helmreich sur la structure multidimensionnelle des attitudes de sécurité.

Lors de l’application au milieu chirurgical, la matrice de corrélations inter-items a mis en évidence le regroupement cohérent des items autour des quatre facteurs latents prédéfinis :

  • Facteur 1 : Perception de la vulnérabilité au stress et à la fatigue (Charge factorielle : 0,42 à 0,71). Les items explorant la détérioration de la prise de décision en urgence et la baisse d’efficacité saturent massivement sur cette composante.
  • Facteur 2 : Gradient hiérarchique et centralisation décisionnelle (Charge factorielle : 0,38 à 0,68). Ce facteur isole les items traitant de la non-contestation des décisions du senior et du monopole décisionnel en situation critique.
  • Facteur 3 : Coordination, communication et briefs (Charge factorielle : 0,40 à 0,65). Ce bloc regroupe l’importance attribuée aux briefings préopératoires, à la clarification des rôles et au partage du schéma d’action.
  • Facteur 4 : Vigilance interpersonnelle et régulation du collectif (Charge factorielle : 0,35 à 0,62). Ce facteur capture l’obligation perçue de signaler sa surcharge de travail et de veiller à l’état physique et psychique des autres opérateurs.

Les analyses factorielles révèlent que l’intégration des 3 items de fréquence (peur d’exprimer un désaccord, régularité des briefings et débriefings) forme un pôle comportemental complémentaire qui s’associe modérément mais de façon significative aux facteurs de hiérarchie et de communication.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’OTHFQ est un questionnaire combiné à visée attitudinale et docimologique, auto-administré au format papier ou numérique, requérant environ 12 à 15 minutes de passation.

  • Population cible : Chirurgiens (internes, chefs de clinique, praticiens hospitaliers, professeurs), anesthésistes, internes en anesthésie-réanimation, infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE), infirmiers anesthésistes (IADE) et techniciens de bloc.
  • Structure globale :
    • Partie 1 : Échelle d’attitudes (22 items) cotée sur une échelle de Likert en 5 points : A = Fortement en désaccord, B = Légèrement en désaccord, C = Neutre, D = Légèrement d’accord, E = Tout à fait d’accord.
    • Partie 2 : Items de fréquence comportementale (3 items, 23 à 25) cotés sur une échelle ordinale en 5 points : A = Très fréquemment, B = Fréquemment, C = Parfois, D = Rarement, E = Très rarement.
    • Partie 3 : Test de connaissances fondamentales (8 QCM) évaluant la culture scientifique en facteurs humains (items à choix unique comportant 3 à 4 options).
    • Partie 4 : Données sociodémographiques et professionnelles : Spécialité médicale/chirurgicale, statut hiérarchique (grade), années d’expérience en bloc opératoire.
  • Protocole de cotation (Scoring) :
    • Pour la partie attitudinale, les réponses de A à E sont converties numériquement de 1 à 5. Certains items formulés de manière négative (ex. items 2, 17, 18, 20, 21, 22 valorisant l’autoritarisme ou l’invulnérabilité) doivent faire l’objet d’une inversion de cotation ($1 = 5$, $2 = 4$, $3 = 3$, $4 = 2$, $5 = 1$) avant le calcul des moyennes par sous-échelle. Un score élevé reflète une attitude alignée sur les standards contemporains de sécurité et de travail en équipe.
    • Pour le test de connaissances, chaque réponse correcte est créditée de 1 point (score total sur 8). Un score supérieur ou égal à 6/8 dénote une compréhension satisfaisante des principes de sécurité systémique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2011 (version sous presse) / 2012 (publication définitive dans la revue The Surgeon).
  • Statut des droits d’auteur : Le questionnaire a été élaboré pour la recherche académique et l’évaluation pédagogique non commerciale. Les droits éditoriaux de l’article scientifique appartiennent au Royal College of Surgeons of Edinburgh et au Royal College of Surgeons in Ireland (publié par Elsevier Ltd).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’outil est accessible à titre gracieux pour les projets de recherche universitaire, l’enseignement médical et les audits internes de qualité hospitalière. Toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel propriétaire ou reproduction à grande échelle nécessite l’accord explicite des auteurs originaux (contact : Dr Paul O’Connor) et des ayants droit.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les questions ci-dessous reproduisent fidèlement le questionnaire original administré aux chirurgiens et au personnel de bloc opératoire (O’Connor et al., 2012).

Operating Theatre Human Factors Questionnaire

Please answer the following items by using the following scale in writing your response beside each item:

  • A : Disagree Strongly
  • B : Disagree Slightly
  • C : Neutral
  • D : Agree Slightly
  • E : Agree Strongly

Attitude Items

  1. I let other team members know when my workload is becoming (or is about to become) excessive.
  2. My decision making ability is as good in emergencies as it is in routine situations.
  3. I am more likely to make judgment errors in an emergency.
  4. A regular debriefing of procedures and decisions after a theatre session or shift is an important part of developing and maintaining effective team co-ordination.
  5. In critical situations, I rely on my superiors to tell me what to do.
  6. I am less effective when stressed or fatigued.
  7. If I perceive a problem with the management of a patient, I will speak up, regardless of who might be affected.
  8. The pre-session team briefing is important for safety and for effective team management.
  9. Team members should monitor each other for signs of stress or tiredness.
  10. Personal problems can adversely affect my performance.
  11. Team members should feel obligated to mention their own psychological stress or physical problems to other theatre personnel before or during a shift or assignment.
  12. Good communication and team coordination are as important as technical proficiency for patient safety.
  13. Effective team coordination requires team members to consider the personal work styles of others.
  14. Team members should alert others to their actual, or potential, work overload.
  15. The specific roles and responsibilities of team members in an emergency are identified during the pre-operation brief.
  16. Team members should be aware of, and sensitive to, the personal problems of other team members.
  17. Junior theatre team members should not question the decisions made by senior personnel in emergencies.
  18. The senior person, if available, should take over and make all decisions in life threatening emergencies.
  19. The team member in charge should verbalize plans for procedures or actions and should be sure that the information is understood and acknowledged by others.
  20. Team members should not question the decisions or actions of senior staff except when they threaten patient safety.
  21. There are no circumstances where a junior team member should assume control of patient management.
  22. Junior team members should not question the decisions made by senior personnel during routine situations.

Frequency Items

Please select one response from A to E for each of the following items:

  • A : Very frequently
  • B : Frequently
  • C : Sometimes
  • D : Seldom
  • E : Very seldom
  1. How frequently are junior personnel afraid to express disagreement with more senior personnel (please circle below)?
  2. How frequently are adequate pre-operation team briefs conducted (please circle below)?
  3. How frequently are adequate post-operation team briefs conducted (please circle below)?

Human Factors Knowledge Test

Please answer the following to the best of your ability by circling or filling in your response:

  1. What percentage of sentinel events in healthcare are attributed to human error?

    A. 0-10%
    B. 20-30%
    C. 50-60%
    D. 80-90%
  2. What is the most common reason skilled personnel fail to obtain a good understanding of what is happening in a high workload situation?

    A. Data/information is unavailable
    B. Information/data is difficult to detect
    C. Memory loss
    D. Failure to monitor or observe
  3. You are working in a potentially high-risk situation with a more senior person. Identify whether each of the statements below is PASSIVE, which is ASSERTIVE, and which is AGGRESSIVE.

    A. “I think that perhaps this may not be the best thing to do.” ____________
    B. “There may be a better way to do this task. In my opinion we should do …” ___________
    C. “There is no way we should do this.” _____________
  4. During an operation, something unexpected happens. There is no procedure available. You have seconds to make a decision to attempt to prevent a bad outcome, what is the best thing to do?

    A. Consider all of the possible options, and select the best.
    B. React the best you can to the situation based upon your experience.
    C. Do nothing.
  5. During a time limited, abnormal, situation what is the most effective team communication strategy?

    A. The team should talk a lot about what is happening in an attempt to solve a problem.
    B. Use the minimum amount of communication necessary in an attempt to solve the problem.
    C. Don’t talk. This distracts from thinking about the problem.
  6. The following are all characteristics of an effective pre-operation brief EXCEPT:

    A. Assigning of roles and responsibilities
    B. Rapid information dissemination
    C. Professional
    D. Involve input from all members of the team
  7. The normal need for sleep to maximize performance in a 24 hour period is:

    A. 1-3 hours
    B. 4-6 hours
    C. 7-9 hours
    D. 10-12 hours
  8. Which of the following statement is true regarding the relationship between stress and performance:

    A. Performance is optimized when an individual is experiencing no or a very little amount of stress.
    B. Performance is optimized when an individual is experiencing a moderate amount of stress.
    C. Performance is optimized when an individual is experiencing an excessive amount of stress.
    D. Stress has no effect on an individual’s performance.

Background Information

  1. Position (Please circle the appropriate response):
    Nurse      Surgeon      Anesthetist      Other (please specify) ____________
  2. What is your grade? _________
  3. How much experience do you have working in the Operating Room? _____ years
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Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-facteurs-humains-en-bloc-operatoire
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-facteurs-humains-en-bloc-operatoire.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les facteurs humains en bloc opératoire.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-facteurs-humains-en-bloc-operatoire.