Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque

Le Safe Sex Behavior Questionnaire (SSBQ) est un instrument psychométrique mesurant la fréquence d’adoption des comportements de sécurisexe et de prévention du VIH.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque (en anglais, Safe Sex Behavior Questionnaire ou SSBQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par la chercheuse Colleen DiIorio et ses collaborateurs au début des années 1990 à l’Université Emory. Cet outil a été élaboré afin d’évaluer la fréquence à laquelle les individus, particulièrement les adolescents et les jeunes adultes sexuellement actifs, adoptent les pratiques comportementales préconisées pour réduire le risque d’exposition et de transmission du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ainsi que d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Initialement composé de 27 items développés à partir du rapport officiel de santé publique américain Understanding AIDS diffusé en 1988 par le Surgeon General, le questionnaire a été affiné par analyse factorielle pour aboutir à une version définitive à 24 items. L’échelle couvre un spectre multidimensionnel englobant l’utilisation systématique du préservatif, les compétences interpersonnelles et l’assertivité communicationnelle liée à la sexualité, la prise de substances psychoactives avant ou pendant les rapports, l’évitement des fluides corporels potentiellement infectieux, et les pratiques sexuelles anales sans protection.

Les participants répondent à chaque énoncé sur une échelle de Likert en 4 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 4 (« Toujours » / Always). Le score composite total oscille entre 24 et 96 points, où un score élevé traduit une adhérence rigoureuse et proactive aux pratiques de sécurisexe. D’un point de vue psychométrique, le SSBQ démontre des propriétés solides et éprouvées : une cohérence interne remarquable attestée par des coefficients alpha de Cronbach constants de 0,82 à travers de multiples échantillons indépendants de jeunes adultes, ainsi qu’une fidélité test-retest stable à deux semaines d’intervalle (r = 0,82). La validité de construit a été amplement démontrée par des associations théoriquement congruentes avec la prise de risque générale et l’assertivité.

2. Mots-clés / Keywords

comportements sexuels à moindre risque, sécurisexe, VIH/SIDA, infections sexuellement transmissibles, préservatif, assertivité sexuelle, psychométrie, évaluation comportementale, prise de risque, fidélité test-retest, validité de construit, santé publique

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs en sciences infirmières, en santé publique et en sciences du comportement rattachée à l’Université Emory (Atlanta, Géorgie, États-Unis) :

  • Colleen DiIorio, PhD, RN, FAAN — Professeure émérite au département des sciences comportementales et de l’éducation pour la santé (Department of Behavioral Sciences and Health Education) de la Rollins School of Public Health et de la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing, Université Emory. Courriel académique institutionnel : [email protected].
  • Mavis Parsons, PhD, RN — Chercheuse et collaboratrice clinique, spécialisée dans les interventions préventives et la santé des adolescents.
  • S. Lehr, PhD, RN — Collaboratrice de recherche universitaire, expertise en recherche infirmière communautaire et en promotion de la santé reproductive.
  • Daniel Adame, PhD — Spécialiste des sciences du comportement, de la santé holistique et de la psychométrie appliquée à l’éducation sanitaire.
  • J. Carlone, MSN, RN — Spécialiste clinique en santé communautaire.
  • William N. Dudley, PhD — Psychométricien et biostatisticien, spécialiste de la modélisation statistique des comportements de santé (auteurs des validations transversales ultérieures).
  • Jerilyn Soet, PhD — Chercheuse en psychologie de la santé et communication préventive en milieu universitaire.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Safe Sex Behavior Questionnaire (SSBQ) est de fournir une mesure quantitative, valide, fidèle et standardisée de la fréquence d’adoption des comportements préventifs face à l’exposition et à la transmission du VIH chez les populations sexuellement actives. Développé au tournant des années 1990, cet outil répondait à un impératif épidémiologique et méthodologique urgent : dépasser les simples questions binaires (« utilisez-vous un préservatif : oui/non ») au profit d’une conceptualisation comportementale globale, granulaire et écologiquement valide du sexe à moindre risque.

Justification théorique et historique

À la fin des années 1980, la pandémie de VIH/SIDA représentait une crise de santé publique majeure sans traitement curatif disponible. En mai et juin 1988, le bureau du Surgeon General des États-Unis, sous la direction du Dr C. Everett Koop, a envoyé une brochure d’information intitulée Understanding AIDS à l’ensemble des foyers américains. Cette initiative sans précédent visait à diffuser des recommandations claires sur les modes de transmission et les moyens de protection. Cependant, les chercheurs manquaient d’instruments validés pour mesurer comment et dans quelle mesure ces directives étaient réellement intégrées dans le répertoire comportemental des individus.

Le SSBQ a comblé ce vide en opérationnalisant les recommandations de santé publique sous la forme d’un inventaire d’actions concrètes. Contrairement aux échelles focalisées exclusivement sur le port mécanique du préservatif lors de la pénétration vaginale, le SSBQ postule que le comportement sexuel sécuritaire constitue un processus complexe et multidimensionnel qui englobe la négociation verbale, la planification préalable, l’évaluation visuelle, la gestion de la consommation d’alcool et de drogues, ainsi que l’abstention ciblée face à des situations à haut risque.

Applications en recherche et en pratique clinique

Dans le domaine de la recherche scientifique, le SSBQ est principalement utilisé pour :

  • Évaluer l’efficacité des programmes d’éducation sexuelle et des interventions comportementales ciblant les étudiants d’université et les jeunes adultes.
  • Identifier les déterminants sociocognitifs et affectifs (tels que l’auto-efficacité, l’anxiété sexuelle, l’assertivité ou les normes de pairs) prédisant l’adoption de pratiques protectrices.
  • Mener des études épidémiologiques longitudinales examinant les trajectoires de risque au fur et à mesure de l’entrée dans la vie adulte active et des changements de partenaires relationnels.

Dans le cadre clinique et de santé communautaire, le questionnaire sert d’outil diagnostique de profilage :

  • Il permet aux intervenants en planification familiale, aux infirmiers scolaires et aux psychologues de la santé de repérer les failles comportementales spécifiques d’un patient (par exemple, un individu qui utilise systématiquement le préservatif en temps normal mais abandonne toute précaution sous l’emprise de l’alcool).
  • Il sert de médiateur de dialogue pour ouvrir la discussion sur des aspects souvent tabous, comme l’interrogatoire du partenaire sur ses antécédents sexuels ou l’assertivité face à un refus du préservatif.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le SSBQ est défini comme l’ensemble des « pratiques liées à la sexualité qui évitent ou réduisent le risque d’exposition au VIH et de transmission du VIH ». Ce construit ne se limite pas à un trait de personnalité statique ; il s’agit d’une constellation d’habitudes, d’aptitudes interpersonnelles et de décisions comportementales dynamiques. L’analyse factorielle a permis de structuraliser ce construit autour de cinq dimensions psychologiques et comportementales majeures :

1. Pratiques à risque et consommation de substances (Risky Behaviors)

Cette dimension évalue l’implication dans des contextes comportementaux qui altèrent le jugement critique ou augmentent exponentiellement la probabilité d’une exposition au virus. La prise de substances psychoactives avant ou pendant le rapport sexuel réduit les inhibitions cognitives et perturbe la capacité d’auto-régulation. Les énoncés ciblent :

  • L’usage de drogues (notamment la cocaïne) préalablement ou concomitamment aux relations sexuelles (Item 2).
  • La consommation de boissons alcoolisées dans le contexte des rapports intimes (Item 24).
  • Le fait de céder à l’emportement passionnel du moment en ayant un rapport sans protection (Item 14).

2. Compétences interpersonnelles et assertivité sexuelle (Assertiveness / Interpersonal Skills)

Le sécurisexe n’est pas un acte solitaire ; il s’inscrit au sein d’une interaction dyadique souvent chargée d’enjeux affectifs et de rapports de pouvoir. Cette dimension saisit l’aptitude d’un individu à communiquer explicitement, à négocier ses limites et à maintenir ses exigences de protection malgré la pression du partenaire. Elle comprend :

  • L’initiation de la discussion relative aux pratiques sécuritaires avant l’acte (Item 21).
  • La capacité à affirmer son point de vue en cas de désaccord sur les pratiques de protection (Item 12).
  • Le refus catégorique d’avoir un rapport si le partenaire refuse le préservatif (Item 18).
  • L’investigation verbale active concernant les antécédents sexuels ou d’usage de drogues injectables du partenaire potentiel (Items 4, 6, 16).

3. Utilisation et anticipation du préservatif (Condom Use)

Cette composante opérationnalise les comportements concrets et logistiques liés à l’usage de barrières prophylactiques. L’adoption effective du préservatif requiert une anticipation cognitive et une intégration harmonieuse dans le script érotique :

  • Avoir un préservatif sur soi en prévision d’une rencontre potentielle (Item 10).
  • Avoir un plan mental prédéterminé pour pratiquer un sexe plus sûr (Item 17).
  • Interrompre les préliminaires le temps nécessaire à la pose correcte du préservatif (Item 3).
  • Insister rigoureusement sur le recours au préservatif lors de la pénétration (Item 1).

4. Évitement des fluides corporels (Avoidance of Bodily Fluids)

Le contrôle des voies de transmission biologique directes constitue le cœur de la réduction des méfaits. Ce sous-construit mesure la vigilance quant au contact direct avec les sécrétions corporelles potentiellement contaminées par le VIH :

  • Éviter tout contact direct avec le sperme ou les sécrétions vaginales du partenaire (Item 5).
  • Éviter le contact direct avec le sang du partenaire (Item 19).
  • Recourir à des barrières protectrices (comme la digue dentaire ou le préservatif) lors des rapports bucco-génitaux (Item 13 inversé).

5. Évitement des pratiques anales non protégées (Avoidance of Anal Sex)

Les rapports anaux réceptifs ou insertifs sans protection présentent le risque le plus élevé de transmission du VIH en raison de la fragilité de la muqueuse rectale. Cette dimension mesure l’évitement sélectif ou la sécurisation absolue de ces pratiques spécifiques (Items 15 et 23).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception et la structuration du SSBQ s’enracinent au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie de la santé et du changement comportemental, notamment la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model) et le modèle Information-Motivation-Behavioral Skills (IMB) développé par Fisher et Fisher.

La théorie sociocognitive et l’auto-efficacité

Selon la théorie sociocognitive (Bandura, 1986), l’adoption d’un comportement préventif dépend de deux facteurs cognitifs fondamentaux : les attentes d’efficacité (la croyance d’un individu en sa capacité personnelle à exécuter l’action requise dans des conditions stressantes ou tentatrices) et les attentes de résultats (la conviction que le comportement réduira effectivement la menace). Dans le SSBQ, plusieurs items mesurent directement la mise en acte de l’auto-efficacité d’affirmation : arrêter les préliminaires (Item 3) ou refuser le rapport face à un partenaire récalcitrant (Item 18) exige une robuste confiance en son pouvoir d’action.

Le modèle Information-Motivation-Compétences Comportementales (IMB)

Le modèle IMB de Jeffrey et William Fisher postule que l’information relative au VIH et la motivation à agir constituent des prérequis nécessaires mais insuffisants ; elles doivent obligatoirement être articulées à des compétences comportementales concrètes (behavioral skills) pour aboutir à une réduction tangible du risque. Ces compétences comprennent :

  • Des habiletés motrices et instrumentales (manipuler, transporter et enfiler un préservatif avec aisance).
  • Des compétences de négociation sociale (aborder ouvertement les antécédents, exprimer ses exigences sans agressivité mais sans capituler).
  • Des stratégies d’autorégulation émotionnelle et cognitive (résister à la pression sous l’effet de l’alcool ou du désir ardent).

Le SSBQ capture très fidèlement ces compétences comportementales telles qu’elles s’opérationnalisent dans la vie réelle.

La théorie du comportement planifié

Selon la théorie du comportement planifié d’Icek Ajzen, l’intention comportementale est immédiatement précédée par le contrôle comportemental perçu et l’attitude envers l’action. L’Item 17 du questionnaire (« Si je sais qu’une rencontre peut mener à un rapport sexuel, j’ai un plan mental pour pratiquer un sexe plus sûr ») constitue une illustration directe du concept d’« intention d’implémentation » théorisé par Gollwitzer, qui sert de pont entre l’attitude préventive abstraite et l’action concrète en situation écologique.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de validité du SSBQ ont été documentées à travers plusieurs étapes de validation rigoureuses menées auprès de cohortes universitaires et de jeunes adultes.

Validité de contenu (Content Validity)

La formulation initiale des énoncés découle directement de l’analyse thématique exhaustive des consignes préventives diffusées dans le document fédéral Understanding AIDS. Vingt-sept items initiaux ont été rédigés et soumis à un panel d’experts de contenu (chercheurs en santé publique, médecins spécialistes des maladies infectieuses et infirmiers cliniciens). Les experts ont évalué la clarté, la pertinence sémantique et la représentativité de chaque énoncé par rapport à la définition opérationnelle du sexe à moindre risque. À la suite de cet examen, l’ensemble des items a été validé avec des ajustements mineurs de syntaxe.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité théorique de l’instrument a été établie par la méthode de vérification d’hypothèses déductives (DiIorio et al., 1992, 1993) :

  • Corrélation avec l’assertivité : Conformément aux prédictions théoriques, le score total au SSBQ présentait une corrélation positive et statistiquement significative avec des mesures standardisées d’assertivité interpersonnelle. Les individus les plus affirmés socialement rapportent une fréquence significativement plus élevée de pratiques préventives.
  • Corrélation avec la prise de risque générale : Des corrélations inverses significatives ont été observées entre le score au SSBQ et les échelles mesurant la propension globale à la prise de risque comportemental (risk-taking propensity). Les sujets affichant des conduites ordonnées et précautionneuses dans d’autres sphères de leur vie ont également obtenu des scores élevés au SSBQ.

Validité convergente et divergente

Dans l’étude longitudinale de DiIorio, Dudley, Lehr et Soet (2000), le SSBQ a montré une forte convergence avec les mesures de communication sexuelle dyadique, l’auto-efficacité liée au préservatif et les attitudes favorables à la protection. De surcroît, la validité divergente a été confirmée par l’absence d’association significative avec des variables d’humeur transitoire ou des construits sans relation théorique directe, écartant l’hypothèse d’un biais généralisé de réponse ou de simple désirabilité sociale.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrique du SSBQ a fait l’objet d’évaluations rigoureuses et récurrentes, garantissant l’homogénéité de ses items et la stabilité temporelle des scores.

Cohérence interne (Internal Consistency)

La consistance interne de l’échelle a été mesurée via le coefficient alpha de Cronbach sur plusieurs cohortes successives :

  • Échantillon pilote initial (N = 89) : Sur la version préliminaire à 27 items administrée à des étudiants universitaires sexuellement actifs, l’alpha de Cronbach s’élevait à 0,82, témoignant d’une excellente cohésion entre les énoncés.
  • Deuxième cohorte de validation (N = 531) : Après élimination des items psychométriquement faibles, la version définitive à 24 items a démontré un coefficient alpha de Cronbach rigoureusement identique de 0,82.
  • Cohorte de réplication (N = 584) : Lors d’une vaste enquête menée en 1994 auprès d’étudiants de première année universitaire (DiIorio et al., 2000), l’estimation de la cohérence interne a de nouveau répliqué la valeur exacte de 0,82, confirmant la robustesse de l’instrument à travers le temps.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité temporelle a été documentée auprès d’un sous-échantillon de 100 étudiants sexuellement actifs ayant rempli le questionnaire à deux reprises avec un intervalle de deux semaines. Le coefficient de corrélation de Pearson obtenu s’élève à r = 0,82 (p < 0,001), ce qui dénote une très bonne stabilité des réponses individuelles dans le temps pour un instrument mesurant des habitudes comportementales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne du SSBQ a été explorée à travers des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) menées par DiIorio et ses collaborateurs sur les données de recueil initial.

Procédure et critères d’extraction

L’analyse initiale a porté sur les 27 énoncés soumis à la cohorte d’étudiants. L’extraction factorielle basée sur le critère de Kaiser (racines propres ou eigenvalues supérieures à 1,0) a mis en évidence l’existence de cinq facteurs distincts expliquant une part substantielle de la variance totale des scores comportementaux.

Réduction d’échelle et épuration psychométrique

L’analyse des saturations factorielles (factor loadings) et des corrélations item-total a conduit les auteurs à identifier trois items présentant des propriétés insatisfaisantes :

  • L’ancien item 6 (relatif aux pratiques bisexuelles/homosexuelles du partenaire dans le pool d’origine).
  • L’ancien item 7 (relatif aux rapports sexuels dès le premier rendez-vous dans le pool d’origine).
  • L’ancien item 16 (relatif aux antécédents d’injection intraveineuse de drogues chez le partenaire).

En raison de saturations croisées indésirables, d’un pouvoir discriminant médiocre ou d’une mauvaise répartition de la variance, ces trois items ont été formellement supprimés de la matrice d’analyse, stabilisant ainsi la structure factorielle définitive sur 24 items.

Structure des cinq composantes identifiées

  1. Facteur 1 : Comportements à risque (Risky Behaviors) — Regroupe les conduites associant alcool, drogues récréatives et oubli de protection sous le coup de la passion.
  2. Facteur 2 : Assertivité et communication (Assertiveness) — Sature les énoncés portant sur l’ouverture du dialogue, le débat d’idées sur le sécurisexe et le refus assertif d’un rapport non protégé.
  3. Facteur 3 : Utilisation du préservatif (Condom Use) — Sature les items pragmatiques d’approvisionnement, d’anticipation et d’enfilage lors de l’acte.
  4. Facteur 4 : Évitement des fluides corporels (Avoidance of Bodily Fluids) — Regroupe les comportements de protection physique contre le sperme, les sécrétions vaginales et le sang.
  5. Facteur 5 : Évitement des rapports anaux non protégés (Avoidance of Anal Sex) — Concerne la régulation et la prophylaxie spécifique lors de la pénétration anale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque (Safe Sex Behavior Questionnaire, SSBQ).
  • Auteurs : Colleen DiIorio, PhD, RN, FAAN et collaborateurs.
  • Type de passation : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé (compatible avec les logiciels d’entrevue assistée par ordinateur / CAI ou les formulaires numériques sécurisés). Entrevue en face-à-face possible.
  • Population cible : Adolescents, jeunes adultes, étudiants universitaires et adultes sexuellement actifs.
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes. La formulation simple ne nécessite aucune explication préalable particulière.
  • Nombre d’items : 24 items définitifs.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence de Likert en 4 points :
    • 1 = Jamais (Never)
    • 2 = Parfois (Sometimes)
    • 3 = La plupart du temps (Most of the Time)
    • 4 = Toujours (Always)
  • Sens de cotation des énoncés :
    • 15 items formulés positivement : Items 1, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12, 16, 17, 18, 19, 21. Ils sont cotés directement de 1 (Jamais) à 4 (Toujours).
    • 9 items formulés négativement (items inversés notés d’un astérisque) : Items 2, 7, 13, 14, 15, 20, 22, 23, 24. Ces énoncés décrivent un comportement à risque ou une entrave à la sécurité sexuelle. Ils doivent être recodés de manière inverse avant le calcul du total (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, et 4 devient 1).
  • Calcul et interprétation du score :
    • Le score global s’obtient en effectuant la somme des 24 items (après inversion des 9 items négatifs).
    • Étendue des scores possibles : De 24 à 96 points.
    • Interprétation clinique : Plus le score global est élevé, plus l’individu manifeste une fréquence élevée d’adoption des pratiques sexuelles sécuritaires et protectrices contre le VIH/IST. Des scores inférieurs à la moyenne signalent une exposition accrue au risque épidémiologique et des lacunes potentielles en matière de communication ou de négociation préventive.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Safe Sex Behavior Questionnaire a été initialement publié dans la littérature scientifique en 1992 au sein de la revue Nursing Research, avec des révisions et études de réplication publiées en 1993 et 2000, et des adaptations révisées répertoriées jusqu’en 2009.

Conditions d’utilisation et droits d’auteur :

  • L’instrument est protégé par le droit d’auteur (© Colleen DiIorio, 2009).
  • À des fins de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement académique ou de pratique clinique en santé publique, l’outil est généralement mis à disposition sans frais de licence, sous réserve d’adresser une demande formelle à l’auteure principale ou de citer adéquatement les publications princeps.
  • Toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles payantes ou déploiement à grande échelle à visée lucrative requiert une autorisation écrite expresse de la titulaire des droits.
  • Pour obtenir les formulaires officiels, solliciter une autorisation de traduction ou discuter des modalités de passation numérique, les correspondances doivent être adressées à :
    Colleen DiIorio, PhD
    Emory University, Rollins School of Public Health
    Department of Behavioral Sciences and Health Education
    1518 Clifton Road NE, Atlanta, GA 30322, États-Unis
    Courriel : [email protected]

12. Références / References

Les publications fondatrices et études de validation psychométrique relatives au SSBQ ainsi que les fondements théoriques associés comprennent :

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • DiIorio, C., Dudley, W., Lehr, S., & Soet, J. (2000). Correlates of safer sex communication among college students. Journal of Advanced Nursing, 32(3), 658–665. https://doi.org/10.1046/j.1365-2648.2000.01525.x
  • DiIorio, C., Parsons, M., Lehr, S., Adame, D., & Carlone, J. (1992). Measurement of safe sex behavior in adolescents and young adults. Nursing Research, 41(4), 203–208. https://doi.org/10.1097/00006199-199207000-00003
  • DiIorio, C., Parsons, M., Lehr, S., Adame, D., & Carlone, J. (1993). Factors associated with use of safer sex practices among college freshmen. Research in Nursing & Health, 16(5), 343–350. https://doi.org/10.1002/nur.4770160505
  • Fisher, J. D., & Fisher, W. A. (1992). Changing AIDS-risk behavior. Psychological Bulletin, 111(3), 455–474. https://doi.org/10.1037/0033-2909.111.3.455
  • U.S. Department of Health and Human Services. (1988). Understanding AIDS (HHS Publication No. HHS-88-8404). Centers for Disease Control and Prevention.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Cette section présente les consignes d’administration et les 24 énoncés du Safe Sex Behavior Questionnaire tels qu’ils sont soumis aux participants. Les items précédés d’un astérisque (*) sont formulés dans le sens du risque et doivent être soumis à un recodage inversé (1=4, 2=3, 3=2, 4=1) avant sommation.

Directions: Below is a list of sexual practices. Please read each statement and respond by indicating your degree of use of these practices.

Response Scale:
1 = Never  |  2 = Sometimes  |  3 = Most of the Time  |  4 = Always

  1. I insist on condom use when I have sexual intercourse.
  2. * I use cocaine or other drugs prior to or during sexual intercourse.
  3. I stop foreplay long enough to put on a condom (or for my partner to put on a condom).
  4. I ask potential sexual partners about their sexual histories.
  5. I avoid direct contact with my sexual partner’s semen or vaginal secretions.
  6. I ask my potential sexual partners about a history of bisexual/homosexual practices.
  7. * I engage in sexual intercourse on a first date.
  8. I abstain from sexual intercourse when I do not know my partner’s sexual history.
  9. I avoid sexual intercourse when I have sores or irritation in my genital area.
  10. If I know an encounter may lead to sexual intercourse, I carry a condom with me.
  11. I insist on examining my sexual partner for sores, cuts, or abrasions in the genital area.
  12. If I disagree with information that my partner presents on safer sex practices, I state my point of view.
  13. * I engage in oral sex without using protective barriers such as a condom or rubber dam.
  14. * If swept away in the passion of the moment, I have sexual intercourse without using a condom.
  15. * I engage in anal intercourse.
  16. I ask my potential sexual partners about a history of IV drug use.
  17. If I know an encounter may lead to sexual intercourse, I have a mental plan to practice safer sex.
  18. If my partner insists on sexual intercourse without a condom, I refuse to have sexual intercourse.
  19. I avoid direct contact with my sexual partner’s blood.
  20. * It is difficult for me to discuss sexual issues with my sexual partners.
  21. I initiate the topic of safer sex with my potential sexual partner.
  22. * I have sexual intercourse with someone who I know is a bisexual or gay person.
  23. * I engage in anal intercourse without using a condom.
  24. * I drink alcoholic beverages prior to or during sexual intercourse.

* Negatively worded items (Reverse scored: 1=4, 2=3, 3=2, 4=1). Total score ranges from 24 to 96.
© Colleen DiIorio, 2009.

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Looti, M. (2026, octobre 17). Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-comportements-sexuels-a-moindre-risque
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-comportements-sexuels-a-moindre-risque.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les comportements sexuels à moindre risque.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-les-comportements-sexuels-a-moindre-risque.