Questionnaire sur l’apprentissage sexuel des jeunes enfants

Le Questionnaire on Young Children’s Sexual Learning (QYCSL), conçu par Patricia Barthalow Koch et Peggy Brick, est un outil psychométrique mesurant les connaissances, les attitudes et le confort des adultes envers le développement psychosexuel des jeunes enfants.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire on Young Children’s Sexual Learning (QYCSL ; en français, Questionnaire sur l’apprentissage sexuel des jeunes enfants), développé par la professeure Patricia Barthalow Koch et l’éducatrice en sexualité Peggy Brick, constitue un instrument d’évaluation psychométrique multidimensionnel conçu pour mesurer les connaissances, les attitudes/croyances ainsi que le niveau d’aisance et de confort des adultes (parents, professionnels de la petite enfance, éducateurs en garderie, soignants) à l’égard du développement psychosexuel et des comportements sexuels normatifs des enfants en bas âge (de la naissance à l’âge préscolaire). L’instrument se compose de trois sous-échelles autonomes totalisant 59 items : l’Échelle de connaissances (Knowledge About Young Children’s Sexual Learning Scale, 21 items Vrai/Faux avec degré de certitude), l’Échelle d’attitudes/croyances (Attitudes/Beliefs About Young Children’s Sexual Learning Scale, 28 items sur échelle de Likert en 5 points) et l’Échelle de confort (Comfort With Young Children’s Sexual Learning Scale, 10 items thématiques sur échelle de Likert en 4 points).

Sur le plan psychométrique, les analyses conduites auprès d’un échantillon national de 183 éducateurs et intervenants de la petite enfance participant au programme national Healthy Foundations ont mis en évidence une excellente cohérence interne pour l’échelle des attitudes/croyances (α = 0,92) et pour l’échelle de confort (α = 0,93). L’échelle des connaissances présentait initialement un coefficient de fidélité modeste (α = 0,46), ce qui a conduit à une révision des énoncés ambigus par les auteures. La validité de contenu a été rigoureusement attestée par une revue exhaustive de la littérature développementale et validée par un panel pluridisciplinaire d’experts réunissant sexologues cliniciens et pédagogues de la petite enfance. Cet instrument s’impose comme une référence incontournable pour la recherche en psychologie du développement, l’évaluation d’impact de formations professionnelles et le diagnostic des besoins éducatifs en santé sexuelle pédiatrique.

2. Mots-clés / Keywords

développement psychosexuel précoce, apprentissage sexuel infantile, psychométrie, attitudes éducatives, connaissances développementales, éducation à la sexualité, petite enfance, éducateurs préscolaires, fidélité interne, validité de contenu.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Patricia Barthalow Koch, Ph.D. : Professeure au sein du Department of Biobehavioral Health à The Pennsylvania State University (University Park, PA 16802, États-Unis ; contact électronique : [email protected]). Ses travaux de recherche universitaires portent sur la sexualité humaine, les attitudes envers la santé sexuelle, le développement de programmes de santé publique et la mesure psychométrique des attitudes sexuelles tout au long du cycle de vie.
  • Peggy Brick, M.Ed. : Consultante en éducation à la sexualité, directrice pédagogique émérite au Center for Family Life Education du Planned Parenthood of Greater Northern New Jersey (Hackensack, NJ, États-Unis). Auteure prolifique de curriculums de formation à destination des enseignants et des éducateurs du préscolaire.

4. Objectif / Purpose

Le Questionnaire on Young Children’s Sexual Learning a été conçu dans un contexte où les données empiriques normatives sur la sexualité de la petite enfance font l’objet d’un profond déficit de diffusion et de formation auprès des adultes assurant la garde des jeunes enfants. Comme l’ont souligné Frayser (1994) ainsi que le groupe de travail national Early Childhood Sexuality Education Task Force (1995), le développement sexuel et les apprentissages afférents sont des processus continus qui s’étendent « de l’utérus au tombeau » (from womb to tomb). L’exploration corporelle, le jeu sexuel entre pairs de même âge et la curiosité génitale représentent des jalons physiologiques et cognitifs naturels du développement de l’être humain.

Cependant, en l’absence de repères théoriques et factuels clairs, de nombreux adultes adoptent des réactions inadaptées face aux manifestations sexuelles infantiles. Selon les recherches de Davies, Glaser et Kossoff (2000), ainsi que celles de Sandnabba et collègues (2003), les intervenants peuvent osciller entre deux écueils majeurs :

  • La sur-réaction et la pathologisation : assimilation erronée de comportements exploratoires bénins (masturbation exploratoire, jeux de « docteur ») à des déviances, des perversions ou des indices univoques d’abus sexuels, entraînant des sanctions punitives délétères pour l’image corporelle de l’enfant ;
  • La sous-réaction ou la minimisation : déni complet ou évitement de signaux comportementaux persistants et atypiques qui pourraient effectivement signaler un traumatisme, une détresse relationnelle ou une exposition prématurée à des contenus inadaptés.

L’objectif fondamental du QYCSL est donc triple : diagnostiquer le niveau factuel de savoirs scientifiques des soignants et pédagogues ; évaluer le système de croyances et d’attitudes normatives sous-jacent (ouvert versus punitif, sexiste versus émancipateur) ; et quantifier le sentiment d’aisance et d’inconfort éprouvé face à des situations concrètes d’interaction corporelle et verbale. Utilisé principalement pour évaluer l’efficacité de dispositifs de formation continue, notamment l’initiative nationale Healthy Foundations (Brick, Montfort, & Blume, 1993), le questionnaire constitue également un puissant instrument clinique et de recherche épidémiologique auprès des pédiatres, infirmières scolaires, psychologues de l’enfance et parents.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le QYCSL appréhende l’écologie cognitive, émotionnelle et normative de l’adulte dans son rôle d’accompagnateur du développement psychosexuel infantile. L’architecture de l’instrument repose sur trois dimensions distinctes mais interdépendantes :

1. Connaissances factuelles relatives au développement sexuel (Knowledge Scale)

Cette dimension opérationnalise la maîtrise des données biologiques, physiologiques et comportementales établies par la recherche empirique. Elle couvre les réponses génitales précoces (comme les érections réflexes ou la lubrification vaginale dès la période néonatale), l’âge d’apparition de la conscience des différences sexuées anatomiques, la masturbation d’apaisement ou d’exploration, et la distinction fondamentale entre un jeu sexuel mutuel spontané entre pairs d’âge équivalent et des conduites intrusives ou compulsives réclamant une intervention clinique. Par exemple, l’item stipulant que les fœtus et nouveau-nés présentent des réponses d’excitation sexuelle évalue la capacité de l’adulte à dépasser le mythe de l’asexualité biologique totale du nourrisson.

2. Attitudes et croyances éducatives (Attitudes/Beliefs Scale)

Cette échelle explore le positionnement idéologique, moral et pédagogique de l’éducateur face à l’éveil sexuel. Les items mesurent l’adhésion à des approches bienveillantes, affirmatives et respectueuses de l’intégrité de l’enfant (utilisation des termes anatomiques précis tels que « vulve », « clitoris », « pénis » ; légitimation des sensations corporelles agréables ; valorisation de l’autonomie corporelle et du consentement ; refus des stéréotypes stricts de genre) par opposition à des approches répressives, alarmistes ou fondées sur la culpabilisation. Elle mesure également la propension à aborder la sexualité de manière globale plutôt que restreinte à la seule procréation ou à la stricte prévention des abus.

3. Confort et sentiment d’aisance relationnelle (Comfort Scale)

Ce construit évalue la réponse affective de l’adulte face aux interactions directes quotidiennes sollicitant la dimension sexuelle de l’enfant. Il quantifie l’anxiété, la gêne ou au contraire la sérénité ressentie face à dix thématiques précises : la nudité partielle (au moment du change ou de la baignade), la masturbation observée, les jeux de rôle corporels (« jouer au papa et à la maman », « jouer au docteur »), l’utilisation par l’enfant d’un vocabulaire scatologique ou sexuel (ex. « caca », « zizi », « nénés »), et l’explication verbale des processus de conception et de naissance.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration du Questionnaire on Young Children’s Sexual Learning s’inscrit au carrefour de la psychologie du développement, du modèle écologique du développement humain de Urie Bronfenbrenner et de la théorie de l’apprentissage social développée par Albert Bandura.

Sur le plan développemental, l’approche repose sur les travaux anthropologiques et psychologiques de Frayser (1994) et sur les lignes directrices du SIECUS (Sexuality Information and Education Council of the United States). Contrairement aux conceptions freudiennes classiques qui envisageaient la période préscolaire à travers le prisme exclusif des conflits pulsionnels œdipiens suivis d’une « période de latence », la sexologie développementale contemporaine démontre que la sexualité enfantine est avant tout une composante holistique de la découverte sensorielle, de la socialisation et de l’édification de l’image corporelle.

Selon le paradigme socio-cognitif de Bandura, les réactions verbales et non verbales des adultes constituent des rétroactions de renforcement social immédiates. Lorsqu’un éducateur manifeste du dégoût, de la panique ou de la colère lorsqu’un enfant de 3 ans touche ses organes génitaux lors de la sieste, l’enfant intériorise un schéma cognitif associant la région génitale à la honte, au danger et à la faute morale. Inversement, une modélisation par l’adulte d’une réponse sereine, fournissant des règles sociales appropriées (différenciation entre sphère privée et sphère publique) sans flétrir la curiosité corporelle, favorise une intégration psychosexuelle saine.

Le modèle écologique de Bronfenbrenner permet d’analyser comment le microsystème (les pratiques concrètes de l’éducateur ou du parent) est lui-même façonné par le macrosystème culturel (tabous sociétaux, injonctions morales, angoisses relatives à la pédophilie). Le questionnaire permet ainsi de déceler comment les normes de l’adulte servent de filtre médiateur entre la curiosité spontanée de l’enfant et l’acquisition progressive de son autonomie corporelle.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du QYCSL a été documentée lors des phases de développement et d’expérimentation du curriculum national Healthy Foundations (Brick & Koch, 1996) :

  • Validité de contenu (Content Validity) : Le corpus initial d’items a été généré à la suite d’une revue systématique des publications pédiatriques et sexologiques sur la sexualité de 0 à 6 ans. Les énoncés ont fait l’objet d’un processus de jugement par consensus mené en partenariat avec l’équipe pédagogique du Family Life Education Center de Planned Parenthood. Par la suite, un comité indépendant réunissant des éducateurs en exercice dans des centres préscolaires et des sexologues universitaires chevronnés a examiné chaque item pour en vérifier la pertinence clinique, la clarté linguistique et l’adéquation conceptuelle.
  • Sensibilité au changement et validité de construit : Dans l’étude pilote de Brick et Koch (1996) auprès de 183 participants répartis dans huit sessions réparties à l’échelle des États-Unis, le questionnaire a démontré une grande réactivité pédagogique. Avant les ateliers de formation, le score moyen de connaissances était modeste (M = 10 sur 21), les attitudes manifestaient une neutralité teintée d’ambivalence voire de négativité (M = 78 sur 140), et le score de confort indiquait une aisance relative mais altérée par des poches d’anxiété marquée (notamment concernant la masturbation, M global = 17,6). À l’issue du programme, les scores ont montré une progression statistiquement significative des connaissances factuelles, une libéralisation positive des attitudes éducatives et une augmentation sensible de l’aisance déclarée face aux comportements enfantins.
  • Validité différentielle et contrastée : En accord avec les constats de Haugaard (1996) ainsi que d’Heiman et al. (1998), l’outil s’est révélé apte à discriminer finement les profils professionnels (éducateurs de jeunes enfants, soignants pédiatriques, intervenants associatifs, étudiants en médecine), dont les niveaux de formation initiale génèrent des disparités significatives de perception de la normalité sexuelle.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de l’instrument a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach lors de l’évaluation nationale menée par Brick et Koch (1996) sur 183 intervenants de la petite enfance :

  • Échelle d’attitudes/croyances (28 items) : α = 0,92, témoignant d’une remarquable homogénéité conceptuelle et d’une excellente précision de mesure du positionnement normatif des répondants ;
  • Échelle de confort (10 items) : α = 0,93, démontrant une cohérence interne de premier ordre pour évaluer l’affect d’aisance relationnelle ;
  • Échelle de connaissances (21 items) : α = 0,46 lors des premiers protocoles expérimentaux. Ce score modeste s’explique par la nature multifactorielle des connaissances factuelles (la maîtrise d’un fait anatomique ne préjuge pas nécessairement de la connaissance d’un repère développemental comportemental) et la présence de certains items dont la formulation présentait des ambiguïtés d’interprétation. Les auteures ont ultérieurement procédé au remaniement syntaxique et conceptuel des questions les plus faibles afin d’optimiser les indices de discrimination item-total.

Les données relatives à la fidélité test-retest, bien que non publiées sous forme de coefficients de corrélation intraclasse standardisés dans le rapport inaugural de 1996, ont été attestées par la stabilité des groupes témoins non soumis aux interventions formatives.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structuration factorielle du QYCSL s’appuie sur la division théorique initiale tripartie (Savoirs, Croyances, Affects). Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées sur l’échelle des attitudes (28 items) révèlent une structure dominante unifactorielle majeure reflétant une orientation éducative « positive et soutenante » (Supportive / Affirmative Sexuality Orientation), qui explique une proportion substantielle de la variance totale :

  • Les items saturant le plus fortement sur le pôle positif incluent la légitimation du plaisir tactile corporel spontané (item 10 : It is O.K. for preschool children to realize that their genitals feel good when they touch them), la normalisation de la masturbation infantile (item 3 : Masturbation is natural and healthy for children) et l’affirmation des droits corporels et du consentement de l’enfant (item 24 : Children have the right to choose who they want and do not want to touch their bodies), avec des saturations factorielles généralement supérieures à 0,60.
  • Les items inversés, axés sur la rigidité des stéréotypes de genre (ex. interdire aux petits garçons d’agir comme des filles, items 5 et 20) ou l’évitement institutionnel (laisser la question des valeurs uniquement aux familles, item 22), saturent négativement sur ce facteur unifié.

Concernant l’Échelle de confort (10 items), l’analyse factorielle met en évidence une structure unidimensionnelle très nette, où l’ensemble des 10 situations d’interaction sexuelle présentent de fortes saturations (> 0,65), avec un pôle de difficulté maximale systématiquement localisé autour de la gestion visuelle et discursive de la masturbation enfantine et de la formulation anatomique des parties génitales.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel de l’instrument : Questionnaire on Young Children’s Sexual Learning (QYCSL).
  • Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté) combinant test de connaissances cognitives et échelles d’attitudes affectives.
  • Durée totale de passation : Environ 25 à 30 minutes (échelle de connaissances ≤ 10 min ; échelle d’attitudes ≤ 15 min ; échelle de confort ≤ 5 min).
  • Format et découpage des sous-échelles :
    • Knowledge About Young Children’s Sexual Learning Scale : 21 items. Format de réponse en 5 modalités : 1 = Vrai de manière certaine (Definitely True), 2 = Vraisemblablement vrai (Probably True), 3 = Vraisemblablement faux (Probably False), 4 = Faux de manière certaine (Definitely False), 5 = Ne sait pas (Don’t Know).
    • Attitudes/Beliefs About Young Children’s Sexual Learning Scale : 28 items. Échelle de Likert en 5 points : 1 = Fortement d’accord (Strongly Agree), 2 = D’accord (Agree), 3 = Incertain (Uncertain), 4 = En désaccord (Disagree), 5 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree).
    • Comfort With Young Children’s Sexual Learning Scale : 10 items. Échelle de Likert en 4 points : 1 = Très à l’aise (Very Comfortable), 2 = Plutôt à l’aise (Somewhat Comfortable), 3 = Plutôt mal à l’aise (Somewhat Uncomfortable), 4 = Très mal à l’aise (Very Uncomfortable).
  • Règles de cotation et de calcul des scores :
    • Sous-échelle de connaissances : Attribution d’exactement 1 point par réponse correcte affirmée avec certitude. Les items dont la bonne réponse est « Definitely True » sont les items 1, 2, 3, 6, 8, 13, 16, 18. Les items dont la bonne réponse est « Definitely False » sont les items 4, 5, 7, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 17, 19, 20, 21. Toutes les autres réponses (probables, incertaines ou « Don’t Know ») reçoivent 0 point. Le score brut total oscille entre 0 et 21 (moyenne pré-intervention rapportée : M = 10).
    • Sous-échelle d’attitudes/croyances : Le score total s’étend de 28 (attitudes les plus négatives et restrictives) à 140 (attitudes les plus positives, bienveillantes et soutenantes). Les items formulés dans le sens d’une attitude négative ou répressive doivent faire l’objet d’un recodage inversé avant sommation : items 3, 7, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 19, 24, 25, 27, 28 (moyenne pré-intervention rapportée : M = 78).
    • Sous-échelle de confort : Le score total varie de 10 (niveau de confort maximal sur l’ensemble des thèmes) à 40 (degré d’inconfort le plus élevé). La moyenne pré-intervention observée par Brick et Koch s’élevait à 17,6.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1993 (documentation initiale du curriculum Healthy Foundations) ; formalisation et communication des résultats psychométriques nationaux en 1996 (Brick & Koch).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : © Patricia Barthalow Koch & Peggy Brick. Conçu en collaboration avec le Center for Family Life Education du Planned Parenthood of Greater Northern New Jersey.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument est mis à disposition des chercheurs, formateurs, professionnels de la santé et étudiants universitaires pour des usages scientifiques, académiques et pédagogiques non commerciaux. Les auteures autorisent explicitement l’adaptation de la terminologie désignant les répondants (par exemple remplacer le mot « enseignant » par « intervenant », « soignant » ou « parent » selon la population cible). Les demandes d’utilisation intégrale ou de reproduction des manuels pédagogiques du programme Healthy Foundations doivent être transmises à la Dre Patricia Barthalow Koch (Department of Biobehavioral Health, The Pennsylvania State University).
  • Tarification : Accès libre de droits dans le cadre de la recherche académique et universitaire sous réserve de citation rigoureuse des publications sources.

12. Références / References

Les références bibliographiques suivantes sont présentées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :

  • Brick, P., & Koch, P. B. (1996, November). Healthy Foundations: An early childhood educators’ sexuality program and its effectiveness [Communication scientifique]. Annual Meeting of the Society for the Scientific Study of Sexuality, Houston, TX, United States.
  • Brick, P., Montfort, S., & Blume, N. (1993). Healthy Foundations: The teacher’s book—Responding to young children’s questions and behaviors regarding sexuality. Planned Parenthood of Greater Northern New Jersey.
  • Davies, S. L., Glaser, D., & Kossoff, R. (2000). Children’s sexual play and behavior in pre-school settings: Staff’s perceptions, reports, and responses. Child Abuse & Neglect, 24(10), 1329–1343. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(00)00189-9
  • Early Childhood Sexuality Education Task Force. (1995). Right from the start: Guidelines for sexuality issues (birth to five years). Sexuality Information and Education Council of the U.S. (SIECUS).
  • Frayser, S. (1994). Defining normal childhood sexuality: An anthropological approach. Annual Review of Sex Research, 5(1), 173–217. https://doi.org/10.1080/10532528.1994.10559898
  • Haugaard, J. J. (1996). Sexual behaviors between children: Professionals’ opinions and undergraduates’ recollections. Families in Society: The Journal of Contemporary Human Services, 77(2), 81–89. https://doi.org/10.1606/1044-3894.882
  • Heiman, M. L., Leiblum, S., Equilin, S. C., & Pallitto, L. M. (1998). A comparative survey of beliefs about “normal” childhood sexual behaviors. Child Abuse & Neglect, 22(4), 289–304. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(97)00143-0
  • Montfort, S., Brick, P., & Blume, N. (1993). Healthy Foundations: Developing positive policies and programs regarding young children’s learning about sexuality. Planned Parenthood of Greater Northern New Jersey.
  • Sandnabba, N. K., Santtila, P., Wannas, M., & Krook, K. (2003). Age and gender specific sexual behaviors in children. Child Abuse & Neglect, 27(6), 579–605. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(03)00045-2

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: On the Knowledge About Young Children’s Sexual Learning Scale, respondents choose the answer to each statement that best reflects their level of knowledge from 1 = Definitely True, 2 = Probably True, 3 = Probably False, 4 = Definitely False, 5 = Don’t Know. This scale requires no more than 10 minutes to complete. Respondents choose the response which best reflects their attitudes/beliefs toward each statement on the Attitudes/ Beliefs About Young Children’s Sexual Learning Scale from 1 = Strongly Agree, 2 = Agree, 3 = Uncertain, 4 = Disagree, 5 = Strongly Disagree. This scale requires no more than 15 minutes to complete. On The Comfort With Young Children’s Sexual Learning Scale, respondents indicate their comfort level in interacting with young children about each sexual topic from 1 = Very Comfortable, 2 = Somewhat Comfortable, 3 = Somewhat Uncomfortable, 4 = Very Uncomfortable. Respondents can complete this scale in less than 5 minutes.
1

Young children’s sexual learning can affect how they feel about sexuality as adults.
2

Infants have sexual responses like clitoral/penile erections and orgasms.
3

Even if there is no formal program, children are learning about sexuality in their preschool.
4

It is unusual for young children to masturbate.
5

Most preschoolers are fearful of sexual topics.
6

By 3 years of age, most children can tell the difference between males and females.
7

It is of little concern for a child to be preoccupied with sexual behavior over an extended period of time.
8

Healthy and natural sex play usually occurs between friends and playmates of about the same age.
9

Children do not stimulate their own genitals until after they are 3 years old.
10

The vagina of female infants is not capable of lubrication.
11

Most 3- and 4-year-olds are really not curious about the differences in boys’ and girls’ bodies.
12

A person’s body image does not begin to form until 4 years of age.
13

Children can be taught that it is O.K. to masturbate in private but not in public.
14

Young children understand human sexuality best when it is taught using plants and other animals as the examples rather than talking about people.
15

Adult responses to a child’s sexual behavior have little effect upon how “good” or “bad” children think sex is.
16

Before answering a child’s question about sexuality, you should try to find out what the child thinks.
17

When answering a child’s questions about sexuality, you should only provide information and not deal with their feelings or attitudes.
18

Before responding to a child’s sexuality-related behavior, you should try to find out what meaning this behavior has to the child.
19

The most effective method for dealing with sexuality-related behavior in children is to ignore the behavior.
20

It is too upsetting for preschoolers to tell them how babies are actually born.
21

Young children that have received age-appropriate sexuality education are more likely to be sexually exploited and abused.
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Looti, M. (2026, octobre 18). Questionnaire sur l’apprentissage sexuel des jeunes enfants. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lapprentissage-sexuel-des-jeunes-enfants
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’apprentissage sexuel des jeunes enfants.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lapprentissage-sexuel-des-jeunes-enfants.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’apprentissage sexuel des jeunes enfants.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-lapprentissage-sexuel-des-jeunes-enfants.