Questionnaire sur la santé du patient – Dépression (PHQ-9)

Le PHQ-9 (Patient Health Questionnaire – Depression) est l’échelle psychométrique de référence pour l’évaluation et le dépistage de la dépression majeure. Découvrez sa validité, sa fidélité, sa cotation et ses items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur la santé du patient – Dépression (Patient Health Questionnaire – Depression, ou PHQ-9) constitue l’un des instruments d’auto-évaluation les plus validés et utilisés mondialement pour le dépistage, le diagnostic préliminaire et le suivi longitudinal de la sévérité du trouble dépressif caractérisé (épisode dépressif majeur). Développé au tournant du XXIe siècle par Kurt Kroenke, Robert L. Spitzer et Janet B.W. Williams, cet outil auto-administré opérationnalise de manière directe et fidèle les neuf critères diagnostiques de la dépression majeure énoncés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV et DSM-5).

L’instrument se compose de 9 items cotés selon une échelle de Likert en 4 points (de 0 = « Pas du tout » à 3 = « Presque tous les jours »), explorant la fréquence des symptômes au cours des deux dernières semaines précédant la passation, générant un score total continu compris entre 0 et 27. Ce score total permet de catégoriser la dépression en cinq niveaux de sévérité clinique : minime (0 à 4), légère (5 à 9), modérée (10 à 14), modérément sévère (15 à 19) et sévère (20 à 27). Un item supplémentaire évalue le retentissement fonctionnel global sur la vie professionnelle, domestique et interpersonnelle.

D’un point de vue psychométrique, l’outil présente des propriétés remarquables : une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,86 et 0,89 selon les populations), une excellente fidélité test-retest (r = 0,84) et une validité critère robuste attestée par une corrélation forte avec les entretiens psychiatriques structurés. Au seuil standard de 10 points, le PHQ-9 démontre une sensibilité de 88 % et une spécificité de 88 % pour l’identification d’un épisode dépressif majeur. Sa brièveté, sa gratuité dans le domaine public et sa sensibilité au changement thérapeutique en font la référence absolue en soins primaires, en psychiatrie hospitalière et en épidémiologie.

2. Mots-clés / Keywords

PHQ-9, Patient Health Questionnaire, dépression majeure, psychométrie, évaluation clinique, dépistage, sensibilité diagnostique, soins primaires, DSM-IV, DSM-5, alpha de Cronbach, validité critère, auto-questionnaire, sévérité dépressive, idéation suicidaire.

3. Auteurs / Authors

Le PHQ-9 a été développé par une équipe de psychiatres, de médecins internistes et d’épidémiologistes cliniques renommés :

  • Robert L. Spitzer, M.D. : Professeur émérite de psychiatrie clinique à l’Université Columbia (New York, États-Unis) et chercheur principal au New York State Psychiatric Institute. Connu pour avoir dirigé les groupes de travail du DSM-III et du DSM-III-R, le Dr Spitzer a révolutionné la nosologie psychiatrique moderne par l’introduction de critères diagnostiques opérationnels.
  • Janet B.W. Williams, D.S.W. : Professeure émérite de psychiatrie clinique et de travail social à l’Université Columbia. Experte méthodologique de renommée internationale, elle a co-développé l’entretien clinique structuré pour le DSM (SCID) et a joué un rôle déterminant dans la standardisation des modules d’évaluation clinique.
  • Kurt Kroenke, M.D., MACP : Médecin interniste, professeur de médecine à l’Indiana University School of Medicine et chercheur principal au Regenstrief Institute (Indianapolis, États-Unis). Spécialiste mondial de la somatisation, de la douleur chronique et des troubles dépressifs et anxieux en médecine générale, il a dirigé la validation empirique et l’implémentation du PHQ dans les réseaux de soins ambulatoires.

Le développement initial du Primary Care Evaluation of Mental Disorders (PRIME-MD) puis du Patient Health Questionnaire complet a été financé par une subvention éducative de Pfizer Inc., sans que le laboratoire ne retienne de droits commerciaux ou de restrictions d’usage sur l’échelle.

4. Objectif / Purpose

Le PHQ-9 a été conçu pour combler une lacune critique dans les systèmes de santé : le sous-diagnostic et la prise en charge tardive des troubles dépressifs en contexte de soins primaires et ambulatoires. Alors que les consultations de médecine générale constituent le premier point de contact pour la majorité des patients souffrant de détresse psychologique, les cliniciens se heurtent fréquemment aux contraintes temporelles et à la complexité des entretiens psychiatriques complets.

Applications cliniques

L’objectif premier du PHQ-9 est double : servir d’outil de dépistage rapide et fournir une mesure graduée de la sévérité des symptômes dépressifs. Contrairement aux échelles purement dimensionnelles qui quantifient le moral sans référence directe aux classifications nosologiques, ou aux algorithmes catégoriels binaires qui n’indiquent pas l’intensité, le PHQ-9 intègre ces deux paradigmes :

  • Algorithme diagnostique provisoire : Il permet au praticien d’évaluer la présence d’au moins 5 des 9 symptômes présents plus de la moitié des jours au cours des 14 derniers jours (à condition que l’item 1 ou l’item 2 soit obligatoirement présent), respectant fidèlement la règle de décision diagnostique du trouble dépressif caractérisé selon le DSM.
  • Évaluation de la sévérité : Le score total continu permet d’orienter la décision thérapeutique (abstention surveillée, psychothérapie de soutien, thérapie cognitivo-comportementale ou prescription d’antidépresseurs).
  • Monitoring longitudinal du traitement : Utilisé à intervalles réguliers (toutes les 2 à 4 semaines), il permet de quantifier la réponse clinique (baisse d’au moins 50 % du score initial) et la rémission complète (score total inférieur à 5).
  • Surveillance de la sécurité : L’item 9 constitue un signal d’alarme incontournable pour repérer l’idéation suicidaire passive ou active, imposant une évaluation clinique approfondie immédiate du risque suicidaire.

Applications en recherche

Dans la recherche épidémiologique et les essais cliniques randomisés, le PHQ-9 sert d’étalon-or pour mesurer les trajectoires symptomatiques, évaluer l’efficacité comparée de protocoles thérapeutiques et standardiser les critères d’inclusion. Sa standardisation internationale et sa traduction dans plus de 80 langues facilitent les études multicentriques et transculturelles à grande échelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le PHQ-9 est le syndrome dépressif majeur unilatéral tel que théorisé et standardisé par l’Association américaine de psychiatrie (APA). Chaque item correspond rigoureusement à l’un des neuf critères diagnostiques du DSM-IV et du DSM-5 :

1. Anhédonie (Perte d’intérêt ou de plaisir)

Correspond à l’item 1 : « Little interest or pleasure in doing things ». L’anhédonie représente une diminution marquée de la réactivité émotionnelle positive, de la motivation intrinsèque et du plaisir ressenti lors de l’exécution d’activités habituellement gratifiantes ou signifiantes (hobbies, vie sociale, sexualité, travail).

2. Humeur dépressive (Tristesse de l’humeur)

Correspond à l’item 2 : « Feeling down, depressed, or hopeless ». Cette dimension traduit la valence affective négative fondamentale, caractérisée par un sentiment continu de tristesse pathologique, de vide intérieur, de désespoir ou de découragement chronique.

3. Perturbations du sommeil (Insomnie ou hypersomnie)

Correspond à l’item 3 : « Trouble falling or staying asleep, or sleeping too much ». Ce pôle neurovégétatif évalue les altérations de l’architecture du sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents, réveil matinal précoce avec impossibilité de se rendormir, ou, inversement, sommeil excessif non réparateur.

4. Fatigue et perte d’énergie (Asthénie)

Correspond à l’item 4 : « Feeling tired or having little energy ». L’asthénie dépressive se manifeste par une sensation constante d’épuisement physique et psychique, disproportionnée par rapport aux efforts fournis, conduisant à une réduction notable de l’efficacité fonctionnelle journalière.

5. Altération de l’appétit ou du comportement alimentaire

Correspond à l’item 5 : « Poor appetite or overeating ». Le spectre alimentaire explore l’anorexie psychique (perte d’appétit avec perte pondérale involontaire) ou, au contraire, l’hyperphagie réactionnelle (souvent associée aux dépressions atypiques avec recherche compulsive d’aliments riches en glucides).

6. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive

Correspond à l’item 6 : « Feeling bad about yourself — or that you are a failure or have let yourself or your family down ». Ce domaine cognitif reflète une altération sévère de l’estime de soi, un sentiment d’échec existentiel global et une tendance pathologique à l’auto-reproche ou à la culpabilisation disproportionnée par rapport aux faits réels.

7. Difficultés de concentration et d’attention

Correspond à l’item 7 : « Trouble concentrating on things, such as reading the newspaper or watching television ». Ce marqueur neuropsychologique explore l’atteinte des fonctions exécutives, du focus attentionnel et de la vitesse de traitement de l’information dans des activités simples de la vie quotidienne.

8. Ralentissement ou agitation psychomotrice

Correspond à l’item 8 : « Moving or speaking so slowly that other people could have noticed? Or the opposite — being so fidgety or restless that you have been moving around a lot more than usual ». Cette dimension motrice et comportementale doit être suffisamment objective pour avoir été remarquée par l’entourage, englobant soit l’inhibition motrice, le débit verbal ralenti et la voix atone, soit l’agitation motrice stérile (déambulation, froissement des mains).

9. Idéation suicidaire ou pensées de mort

Correspond à l’item 9 : « Thoughts that you would be better off dead or of hurting yourself in some way ». Il évalue le spectre des idées morbides, depuis les pensées passives d’anéantissement ou le désir de ne plus se réveiller jusqu’aux intentions autolytiques actives.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel du PHQ-9 s’inscrit au carrefour de la nosologie empirique critériologique et du modèle biopsychosocial de la dépression. Historiquement, l’évaluation psychiatrique reposait principalement sur des conceptualisations psychanalytiques ou phénoménologiques abstraites, rendant l’accord inter-juges fragile et compliquant l’évaluation standardisée.

L’héritage de la révolution critériologique (Feighner, Spitzer et DSM)

Dans la lignée des critères de Feighner (1972) et des Research Diagnostic Criteria (RDC) formulés par Robert Spitzer, l’approche adoptée dans le PHQ-9 est néo-kraepelinienne : elle postule que les troubles mentaux se manifestent par des constellations spécifiques de symptômes identifiables, dont la fréquence et la durée peuvent être mesurées avec précision. Le DSM-IV a institutionnalisé les neuf critères cardinaux pour le diagnostic de l’épisode dépressif majeur, posant qu’au moins un des deux symptômes cardinaux (tristesse de l’humeur ou anhédonie) doit obligatoirement être présent pour qualifier l’épisode.

Le modèle cognitif de Beck et l’expression neurovégétative

Le cadre théorique englobe également la théorie cognitive de la dépression développée par Aaron T. Beck. Les cognitions négatives formulées dans le modèle de Beck (la triade cognitive : vision négative de soi, du monde et de l’avenir) sont explicitement captées par les items relatifs à l’incompétence perçue, la culpabilité et l’incapacité à se projeter sans souffrance.

Parallèlement, le PHQ-9 attribue un poids équivalent aux manifestations somatiques et neurovégétatives (sommeil, appétit, asthénie, psychomotricité). Cette intégration est particulièrement pertinente dans les populations de médecine générale, où la dépression se présente majoritairement sous forme de somatisation ou de plaintes fonctionnelles plutôt que sous la forme d’un récit psychologique verbalisé d’emblée.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du PHQ-9 a fait l’objet d’investigations exhaustives dans une grande variété de cohortes cliniques et communautaires à travers le monde.

Validité de critère (Sensibilité et Spécificité)

Dans l’étude princeps menée par Kroenke, Spitzer et Williams (2001), l’outil a été administré à un échantillon de 6 000 patients issus de 8 cliniques de médecine générale et de 7 cliniques d’obstétrique et gynécologie. La validité critère a été rigoureusement établie en confrontant les scores du questionnaire à un entretien diagnostique standardisé indépendant mené par des professionnels de la santé mentale chez 580 participants :

  • Les 41 patients chez qui un épisode dépressif majeur a été formellement diagnostiqué présentaient un score moyen au PHQ-9 de 17,1 (écart-type : 6,1).
  • Les 65 patients recevant un diagnostic d’un autre trouble dépressif (ex. trouble dysthymique, dépression mineure) affichaient un score moyen de 10,4 (écart-type : 5,4).
  • Les 474 patients sans diagnostic dépressif présentaient un score moyen résiduel de 3,3 (écart-type : 3,8).

En fixant le seuil diagnostique à 10 points, l’outil présente des performances exceptionnelles : une sensibilité de 88 % et une spécificité de 88 % pour le repérage de la dépression majeure. Ce compromis optimal limite à la fois les faux négatifs préjudiciables à la prise en charge et les faux positifs sources de surmédicalisation.

Validité convergente et discriminante

La validité de construit du PHQ-9 a été attestée par des corrélations fortes avec d’autres échelles d’évaluation dépressive de référence :

  • L’Inventaire de dépression de Beck (BDI-II) : corrélations de r = 0,73 à 0,84.
  • L’Échelle de dépression de Hamilton (HAM-D) : corrélations oscillant entre r = 0,70 et 0,80.
  • La sous-échelle de santé mentale du Short-Form Health Survey (SF-20 / SF-36) : corrélations négatives robustes (r = -0,73), montrant qu’un score élevé au PHQ-9 est inversement corrélé au bien-être psychologique perçu.

La validité discriminante est également établie : bien que corrélé aux échelles d’anxiété comme le GAD-7 (en raison de la comorbidité anxio-dépressive fréquente), l’analyse factorielle confirmatoire démontre la séparation claire entre la détresse anxieuse et les critères d’anhédonie et de ralentissement spécifiques au PHQ-9.

8. Fidélité / Reliability

La métrologie du PHQ-9 se distingue par une stabilité et une précision de mesure remarquables, documentées dans des contextes cliniques variés.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans la vaste étude de validation de Kroenke et al. (2001) englobant deux cohortes de grande taille :

  • Dans l’échantillon de soins primaires (N = 3 000), le coefficient alpha de Cronbach a atteint 0,89.
  • Dans l’échantillon des cliniques d’obstétrique-gynécologie (N = 3 000), le coefficient alpha de Cronbach était de 0,86.

Des méta-analyses ultérieures et des études transculturelles ont systématiquement confirmé des indices de cohérence interne compris entre 0,85 et 0,92, démontrant une excellente homogénéité sans redondance excessive des items.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été vérifiée par la ré-administration du questionnaire auprès de patients dont l’état clinique n’avait pas été modifié (par entretien téléphonique ou auto-passation sous 48 heures) : le coefficient de corrélation intra-classe et la corrélation test-retest ont montré un score de r = 0,84, attestant d’une excellente reproductibilité métrologique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du PHQ-9 a suscité un débat scientifique fécond en psychométrie, articulé autour de modèles unidimensionnels et bidimensionnels.

Modèle unidimensionnel

Dans l’approche initiale des auteurs et dans de nombreuses analyses factorielles confirmatoires (AFC), le PHQ-9 est conçu comme une échelle unidimensionnelle reflétant le facteur général de sévérité du trouble dépressif. Toutes les saturations factorielles des items sur ce facteur unique sont généralement élevées et significatives, oscillant entre 0,55 et 0,82 :

  • Les items d’humeur dépressive (item 2) et d’estime de soi négative (item 6) présentent les saturations les plus massives (> 0,75).
  • L’item 9 (idéation suicidaire) et l’item 8 (troubles psychomoteurs) présentent fréquemment des saturations légèrement plus modestes (0,45 – 0,60), principalement en raison de leur plus faible endossement dans les populations générales non hospitalisées.

Modèle bidimensionnel et modèles bifactoriels

Dans plusieurs analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (Krause et al., 2010 ; Petersen et al., 2015), un modèle à deux facteurs inter-corrélés offre parfois un ajustement statistique supérieur (CFI > 0,95, RMSEA < 0,06) :

  • Facteur affectif/cognitif : Items 1 (anhédonie), 2 (humeur triste), 6 (dévalorisation), 7 (concentration), et 9 (idéation suicidaire).
  • Facteur somatique/neurovégétatif : Items 3 (sommeil), 4 (énergie), 5 (appétit), et 8 (motricité).

Néanmoins, la corrélation très élevée entre ces deux facteurs (souvent r > 0,80) justifie pleinement dans la pratique clinique quotidienne l’utilisation du score total unique sommé comme un indicateur robuste et fiable de la charge dépressive globale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (auto-évaluation par le patient) ou hétéro-passation guidée par le praticien.
  • Format d’administration : Papier-crayon, interface web, tablette ou application mobile de télésanté.
  • Nombre d’items : 9 items cliniques cotés pour le calcul du score total, complétés par 1 question d’impact fonctionnel globale.
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Les deux dernières semaines (14 jours) précédant la passation.
  • Échelle de réponse (Likert en 4 points) :
    • 0 = Not at all (Pas du tout)
    • 1 = Several days (Plusieurs jours)
    • 2 = More than half the days (Plus de la moitié des jours)
    • 3 = Nearly every day (Presque tous les jours)
  • Règles de cotation et scores seuils :
    • Le score total s’obtient par la somme directe des 9 items, allant de 0 à 27.
    • 0 à 4 : Dépression minime ou absente (aucune intervention active requise).
    • 5 à 9 : Dépression légère (surveillance active, psychoéducation, re-test sous 1 mois).
    • 10 à 14 : Dépression modérée (discussion d’un plan de soins : psychothérapie de soutien, TCC et/ou médication).
    • 15 à 19 : Dépression modérément sévère (indication formelle de traitement actif : pharmacothérapie et/ou psychothérapie structurée).
    • 20 à 27 : Dépression sévère (intervention psychiatrique urgente, traitement antidépresseur, évaluation du risque vital).
  • Item fonctionnel supplémentaire : « Si vous avez coché l’un des problèmes ci-dessus, dans quelle mesure ces problèmes ont-ils rendu difficile votre travail, vos tâches ménagères ou vos relations avec les autres ? » (Pas difficile du tout, Assez difficile, Très difficile, Extrêmement difficile).
  • Durée moyenne de passation : Moins de 3 minutes (généralement 1 à 2 minutes).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2001 (publication dans le Journal of General Internal Medicine).
  • Statut des droits d’auteur et licence : Le PHQ-9 fait partie du domaine public. Bien que la marque originale ait appartenu aux développeurs et que la subvention de recherche ait été accordée par Pfizer Inc., les auteurs ont explicitement rendu le questionnaire libre d’accès mondialement.
  • Tarification : 100 % gratuit pour une utilisation clinique, de recherche académique ou organisationnelle. Aucune redevance financière ni permission écrite préalable n’est exigée par les auteurs ou par Pfizer pour reproduire, traduire ou numériser le test.
  • Restrictions d’usage : L’instrument doit être cité fidèlement selon les normes académiques et ses items ne doivent pas être altérés pour garantir la validité des seuils cliniques.

12. Références / References

Les publications de référence associées au PHQ-9 et à sa validation psychométrique incluent :

  • Beck, A. T., Steer, R. A., & Brown, G. K. (1996). Manual for the Beck Depression Inventory-II. Psychological Corporation. https://doi.org/10.1037/t00742-000
  • Kroenke, K., Spitzer, R. L., & Williams, J. B. W. (2001). The PHQ-9: Validity of a brief depression severity measure. Journal of General Internal Medicine, 16(9), 606–613. https://doi.org/10.1046/j.1525-1497.2001.016009606.x
  • Kroenke, K., & Spitzer, R. L. (2002). The PHQ-9: A new depression diagnostic and severity measure. Psychiatric Annals, 32(9), 509–515. https://doi.org/10.3928/0048-5713-20020901-06
  • Manea, L., Gilbody, S., & McMillan, D. (2012). Optimal cut-off score for diagnosing depression with the Patient Health Questionnaire (PHQ-9): A meta-analysis. Canadian Medical Association Journal, 184(3), E191–E196. https://doi.org/10.1503/cmaj.110829
  • Spitzer, R. L., Kroenke, K., & Williams, J. B. W. (1999). Validation and utility of a self-report version of PRIME-MD: The PHQ primary care study. JAMA, 282(18), 1737–1744. https://doi.org/10.1001/jama.282.18.1737

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Over the last 2 weeks, how often have you been bothered by any of the following problems?
Response Scale: 4-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = Several days, 2 = More than half the days, 3 = Nearly every day
Scoring / Reverse Items: Sum the scores of all 9 items to yield a total score ranging from 0 to 27. Severity cutoffs: 0–4 = Minimal/None, 5–9 = Mild depression, 10–14 = Moderate depression, 15–19 = Moderately severe depression, 20–27 = Severe depression. A supplementary item assessing functional impairment is commonly appended: 'If you checked off any problems, how difficult have these problems made it for you to do your work, take care of things at home, or get along with other people?' (Not difficult at all, Somewhat difficult, Very difficult, Extremely difficult).
1

Little interest or pleasure in doing things
2

Feeling down, depressed, or hopeless
3

Trouble falling or staying asleep, or sleeping too much
4

Feeling tired or having little energy
5

Poor appetite or overeating
6

Feeling bad about yourself — or that you are a failure or have let yourself or your family down
7

Trouble concentrating on things, such as reading the newspaper or watching television
8

Moving or speaking so slowly that other people could have noticed? Or the opposite — being so fidgety or restless that you have been moving around a lot more than usual
9

Thoughts that you would be better off dead or of hurting yourself in some way
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Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire sur la santé du patient – Dépression (PHQ-9). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-la-sante-du-patient-depression-phq-9
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur la santé du patient – Dépression (PHQ-9).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-la-sante-du-patient-depression-phq-9.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur la santé du patient – Dépression (PHQ-9).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-sur-la-sante-du-patient-depression-phq-9.