Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (CMRC)

Le Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (CMRC) est un instrument psychométrique de 8 items validé pour évaluer l’intensité et l’impact de la peur de récidive chez les personnes ayant survécu à un cancer.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (en espagnol, Cuestionario de Miedo a la Recurrencia del Cáncer [CMRC]) est un instrument d’évaluation psychométrique auto-rapporté comprenant 8 items, spécifiquement conçu pour quantifier la sévérité et l’impact de la peur de la récidive du cancer (PRC) chez les personnes ayant survécu à une affection oncologique. Élaboré initialement en Espagne par del Prado et ses collaborateurs (2023), cet outil répond à un besoin clinique et épidémiologique urgent : combler le manque d’échelles brèves, fiables et validées en langue espagnole pour mesurer cette détresse psychologique prévalente.

Le processus de développement a débuté par une extraction initiale de 22 items issus de la littérature internationale, adaptés linguistiquement et culturellement au contexte espagnol. Une première phase d’évaluation de la validité de contenu par un panel d’experts a permis d’éliminer 12 items dont le coefficient V d’Aiken était insuffisant, retenant ainsi une version intermédiaire de 10 items. Administrée auprès d’un échantillon clinique de femmes survivantes d’un cancer gynécologique, l’analyse des propriétés métriques a justifié le retrait de deux items supplémentaires pour maximiser l’homogénéité du construit. La version finale du CMRC comporte 8 items notés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (« Pas du tout ») à 4 (« Totalement d’accord »), générant un score total oscillant entre 0 et 32.

Sur le plan psychométrique, le CMRC présente une excellente cohérence interne, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,851. L’examen de la validité prédictive et concourante montre des corrélations positives et statistiquement significatives avec les symptômes d’anxiété évalués par l’échelle Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), ainsi qu’une convergence très élevée avec une mesure globale à item unique (Escala General del Miedo a la Recurrencia del Cáncer, r = 0,841 ; p < 0,01). Inversement, le CMRC ne présente pas de corrélation significative avec la symptomatologie dépressive, soulignant une nette validité discriminante. De plus, une corrélation inverse significative a été observée avec la dimension du fonctionnement émotionnel de la qualité de vie (r = -0,313 ; p = 0,05). Cet instrument représente ainsi une modalité d’évaluation à la fois robuste, économique et cliniquement pertinente pour le dépistage et le suivi de la détresse en psycho-oncologie.

2. Mots-clés / Keywords

Peur de la récidive du cancer, oncologie psychosociale, survie au cancer, psychométrie, cancer gynécologique, anxiété liée à la santé, qualité de vie, fidélité interne, validité prédictive, dépistage clinique.

3. Auteurs / Authors

Le développement et la validation préliminaire du CMRC ont été réalisés par une équipe multidisciplinaire de chercheurs et cliniciens issus de la psychologie clinique et de l’oncologie médicale en Espagne :

  • Celia Ibáñez del Prado : Faculté de Psychologie, Universidad Complutense de Madrid (UCM), Madrid, Espagne (Email : [email protected]). Auteure correspondante.
  • Volha Zontava Aleksandrovna : Faculté de Psychologie, Universidad Complutense de Madrid (UCM), Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Juan Antonio Cruzado : Professeur titulaire, Faculté de Psychologie, Universidad Complutense de Madrid (UCM), Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Gloria Marquina Ospina : Service d’Oncologie Médicale, Hospital Universitario Clínico San Carlos, Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Javier García Santos : Instituto de Salud de la Mujer, Hospital Universitario Clínico San Carlos, Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Inés Rodríguez Nodal : Faculté de Psychologie, Universidad Complutense de Madrid (UCM), Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Mónica Bellón del Amo : Instituto de Salud de la Mujer, Hospital Universitario Clínico San Carlos, Madrid, Espagne (Email : [email protected]).
  • Aránzazu Manzano Fernández : Service d’Oncologie Médicale, Hospital Universitario Clínico San Carlos, Madrid, Espagne.
  • Antonio Casado Herráez : Service d’Oncologie Médicale, Hospital Universitario Clínico San Carlos, Madrid, Espagne (Email : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

La peur de la récidive du cancer (PRC) est reconnue à l’échelle internationale comme l’une des préoccupations majeures, les plus durables et les plus invalidantes rapportées par les personnes ayant terminé leurs traitements oncologiques aigus. Définie classiquement comme « la crainte, la peur ou l’inquiétude que le cancer revienne ou progresse » (Lebel et al., 2016), cette entité psychologique ne régresse pas nécessairement avec le temps et peut persister pendant de nombreuses années après la rémission complète. Bien qu’un niveau modéré de vigilance puisse favoriser l’adhésion aux visites de suivi médical, des niveaux cliniques de PRC entraînent une altération sévère du fonctionnement psychosocial, une détresse affective chronique, une utilisation dysfonctionnelle des services de santé (surconsommation d’examens médicaux d’urgence ou, au contraire, évitement phobique des consultations de contrôle) et une dégradation notable de la qualité de vie globale.

Historiquement, l’évaluation standardisée de la PRC s’est heurtée à deux obstacles majeurs dans les pays hispanophones. D’une part, les instruments de référence internationaux — tels que le Fear of Cancer Recurrence Inventory (FCRI; Simard & Savard, 2009) composé de 42 items, ou ses formes abrégées — ont principalement été conceptualisés et validés dans des contextes anglo-saxons ou francophones, laissant un vide méthodologique quant à l’existence d’échelles autochtones courtes adaptées aux réalités cliniques espagnoles. D’autre part, la longueur substantielle des inventaires multidimensionnels existants rend leur administration difficile dans la routine oncologique hospitalière, où le temps clinique est strictement contraint et la fatigue des patients particulièrement élevée.

L’objectif premier du Cuestionario de Miedo a la Recurrencia del Cáncer (CMRC) est donc de fournir un dispositif d’évaluation bref, rigoureux et facilement administrable pour mesurer l’intensité de la peur de la récidive chez les personnes ayant survécu à un cancer, en ciblant particulièrement les répercussions émotionnelles, cognitives et fonctionnelles. Sur le plan clinique, l’échelle permet d’opérer un dépistage systématique (« triage ») afin d’identifier les patients nécessitant un accompagnement psychologique ou psychiatrique spécialisé. Sur le plan de la recherche, le CMRC constitue une mesure de résultat sensible permettant d’évaluer l’efficacité d’interventions psychothérapeutiques ciblées (notamment les thérapies cognitivo-comportementales, la thérapie d’acceptation et d’engagement ou les thérapies métacognitives adaptées à l’oncologie).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le CMRC est la peur de la récidive du cancer appréhendée comme un phénomène multidimensionnel mais opérationnalisé, dans cette version brève, sous une structure principalement unidimensionnelle d’intensité globale de détresse. L’échelle explore les manifestations centrales de la PRC à travers quatre dimensions phénoménologiques interconnectées :

1. L’anxiété anticipatoire et les pensées intrusives

Cette dimension cognitive et émotionnelle constitue le noyau dur du trouble. Elle englobe les ruminations persistantes, incontrôlables et involuntaires relatives à la réapparition de la néoplasie. Dans le CMRC, cette dimension est directement captée par l’item 1 (« Estoy preocupado/a o ansioso/a por la posibilidad de volver a tener cáncer »). L’individu fait l’expérience d’une détresse interne récurrente où la possibilité de récidive est perçue non comme une simple hypothèse statistique, mais comme une menace imminente et catastrophique.

2. L’interférence fonctionnelle et l’impact sur les rôles de vie

La PRC clinique se distingue d’une anxiété normative par le degré d’entrave qu’elle génère dans le quotidien. Les items 2, 3 et 7 mesurent cette perturbation fonctionnelle : l’impression que cette préoccupation représente un problème majeur (item 2), l’incapacité d’éprouver du plaisir ou d’apprécier les activités comme avant la maladie (anhédonie contextuelle, item 3), et la difficulté à élaborer des projets d’avenir (item 7 : « Mi temor a que el cáncer vuelva me dificulta hacer planes de futuro »). La projection temporelle vers le futur se trouve bloquée ou suspendue par l’incertitude ontologique liée à la rechute.

3. Les déclencheurs contextuels et l’anxiété liée aux examens médicaux (« Scanxiety »)

La PRC est modulée par des stimuli internes (sensations somatiques bénignes interprétées à tort comme des signes de reprise évolutive) et externes (anniversaires de diagnostic, décès d’un tiers, visites à l’hôpital). L’item 5 (« Las revisiones médicas me hacen sentir miedo por la posible vuelta del cáncer ») évalue spécifiquement la réactivité émotionnelle lors des consultations de suivi oncologique et des examens d’imagerie médicale, un phénomène fréquemment documenté sous le terme d’anxiété liée aux examens ou scanxiety.

4. Les stratégies d’adaptation dysfonctionnelles (Évitement cognitif et comportemental)

Face à la menace, le patient met en place des mécanismes régulateurs qui, paradoxalement, entretiennent la détresse. L’item 6 capte l’évitement cognitif ou la suppression de pensée (« Cuando me asaltan los pensamientos sobre la vuelta del cáncer trato de evitarlos »), tandis que l’item 8 évalue l’évitement comportemental (« Evito situaciones o cosas que me hacen pensar en la posibilidad de que el cáncer reaparezca »). Enfin, l’item 4 évalue la perception interpersonnelle de l’excès de préoccupation (« Las personas cercanas a mí consideran que me preocupo excesivamente porque vuelva el cáncer »), fournissant un baromètre social de la disproportion de l’anxiété.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle du CMRC s’inscrit au confluent de la psychologie de la santé et des modèles cognitivo-comportementaux contemporains appliqués à l’oncologie. Deux cadres théoriques majeurs soutiennent la compréhension des dynamiques mesurées par l’instrument :

Le modèle d’autorégulation du bon sens (CS-SRM) de Leventhal

Selon le Common-Sense Self-Regulation Model développé par Howard Leventhal et ses collègues (Leventhal et al., 2003), les individus confrontés à une menace pour leur santé élaborent des représentations cognitives et émotionnelles parallèles de la maladie. Ces représentations s’articulent autour de cinq dimensions : l’identité de la maladie (symptômes perçus), la cause, la durée (chronique ou aiguë), les conséquences attendues et la contrôlabilité/curabilité. Dans le cas de la PRC, les survivants développent un schéma de maladie chronique où l’absence de symptômes ne garantit pas la guérison définitive. Tout stimulus interne (douleur musculo-squelettique, fatigue) ou externe (rendez-vous hospitalier) réactive la représentation du danger, déclenchant des réponses d’anxiété aiguë.

Les modèles cognitifs et métacognitifs de la peur de la récidive

Le modèle cognitif formulé initialement par Lee-Jones et ses collaborateurs (2000) et enrichi ultérieurement par Fardell et al. (2016) postule que la PRC devient pathologique lorsque des biais attentionnels et interprétatifs systématiques s’installent. Ces biais conduisent à une hypervigilance somatique permanente : le corps est scruté à la recherche du moindre signe de récurrence. Lorsque des pensées de rechute émergent, le patient adopte des stratégies métacognitives dysfonctionnelles :

  • La suppression des pensées intrusives : Tenter d’éviter ou de bloquer délibérément les pensées de récidive génère un effet de rebond cognitif bien documenté par Daniel Wegner, augmentant la fréquence des intrusions.
  • Les comportements d’évitement situationnel : Éviter les émissions médicales, les conversations relatives au cancer ou les lieux de soins empêche le processus d’habituation et conforte l’évaluation de la récidive comme une catastrophe insurmontable.
  • Le blocage de l’engagement prospectif : La peur de réinvestir des projets personnels ou professionnels par crainte d’un anéantissement imminent fige le sujet dans une existence conditionnelle.

Le CMRC opérationnalise ces mécanismes en intégrant tant la présence des pensées de menace que les efforts vains d’évitement et l’impact invalidant sur le sentiment de sécurité existentielle.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques du CMRC ont été examinées lors de son étude princeps de développement et de validation (del Prado et al., 2023), menée auprès d’une cohorte de femmes espagnoles survivantes de cancers gynécologiques.

Validité de contenu

La validité de contenu a fait l’objet d’un contrôle rigoureux lors de la réduction de l’ensemble initial de 22 items extraits de la littérature. Un panel d’experts indépendants en psycho-oncologie et en méthodologie a évalué la clarté, la pertinence clinique et la représentativité de chaque proposition à l’aide du coefficient V d’Aiken. Seuls les items présentant une valeur de V d’Aiken supérieure au seuil critique de 0,76 ont été conservés, entraînant le rejet de 12 items jugés redondants, ambigus ou périphériques au construit central. Cette démarche a garanti que la version résultante couvrait de façon représentative le spectre théorique de la PRC.

Validité prédictive et convergente

La validité concourante et prédictive de l’instrument a été évaluée au moyen d’analyses de corrélation de Pearson avec des critères externes validés :

  • Corrélation avec l’anxiété générale (HADS) : Une corrélation positive et hautement significative a été mise en évidence entre le score au CMRC et la sous-échelle d’anxiété de la Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS-A; Zigmond & Snaith, 1983). Cette convergence confirme que la PRC partage une variance commune substantielle avec l’affectivité négative et la symptomatologie anxieuse.
  • Convergence avec une mesure globale : Le CMRC a été confronté à l’Escala General del Miedo a la Recurrencia del Cáncer (EGMRC; del Prado et al., 2023), une échelle visuelle analogique/item unique mesurant l’intensité globale de la peur de récidive. Les analyses ont démontré une relation linéaire positive très forte et significative (r = 0,841 ; p < 0,01), attestant d’une excellente sensibilité de convergence de l’outil pour identifier le niveau de crainte perçu.
  • Association avec la qualité de vie (EORTC QLQ-C30) : Bien que le CMRC ne présente pas de corrélations significatives directes avec les échelles de symptômes physiques ou le score global de qualité de vie, il démontre une corrélation négative statistiquement significative avec la sous-échelle du « fonctionnement émotionnel » (emotional function) de l’EORTC QLQ-C30 (r = -0,313 ; p = 0,05). Ce résultat corrobore l’hypothèse clinique selon laquelle une élévation de la PRC entame directement le bien-être affectif et émotionnel de la survivante, sans nécessairement dépendre du fardeau physique immédiat.

Validité discriminante

Il est remarquable qu’aucune corrélation statistiquement significative n’ait été observée entre le CMRC et la sous-échelle de dépression de la HADS (HADS-D). Ce résultat constitue un argument de premier ordre en faveur de la validité discriminante de l’instrument : la peur de la récidive du cancer ne se confond pas avec une détresse dépressive généralisée caractérisée par le ralentissement psychomoteur ou l’anhédonie globale, mais relève d’une organisation phobique et anxieuse ciblée sur l’anticipation d’une catastrophe biologique future.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité du CMRC a principalement reposé sur l’estimation de sa cohérence interne au sein de la population cible de l’étude princeps :

Cohérence interne

Dans sa configuration définitive en 8 items, le CMRC a démontré un coefficient alpha de Cronbach de 0,851. Selon les critères psychométriques usuels (Nunnally & Bernstein, 1994; George & Mallery, 2003), une valeur d’alpha comprise entre 0,80 et 0,90 traduit une excellente consistance interne, attestant que les différents items concourent de manière homogène et complémentaire à la mesure du même construit sous-jacent sans introduire de redondance excessive.

Processus d’épuration des items et fidélité

Le passage de la version préliminaire à 10 items à la version finale à 8 items a été guidé par une analyse minutieuse des corrélations item-total corrigées et de l’impact de la suppression d’items sur le coefficient global. Deux items de la version à 10 items présentaient des indices d’ajustement sous-optimaux dont le retrait a permis d’élever significativement la fidélité globale de l’échelle, établissant l’instrument définitif à un équilibre optimal entre parcimonie métrique et robustesse statistique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans l’article princeps de del Prado et al. (2023), les auteurs précisent qu’aucune donnée formelle relative à une analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) complète n’a été extraite ou rapportée dans le cadre de ce premier protocole pilote, principalement en raison de la taille restreinte de la cohorte initiale de femmes atteintes de cancers gynécologiques.

Néanmoins, d’un point de vue métrologique et théorique, le comportement de l’échelle soutient fortement une structure unidimensionnelle. L’élimination séquentielle des items présentant de faibles saturations théoriques (V d’Aiken < 0,76) et la valeur élevée de l’alpha de Cronbach (0,851) pour un ensemble de seulement 8 items indiquent une variance commune majeure qui traduit l’existence d’un facteur général dominant correspondant à l’intensité globale de la peur de la récidive.

Dans les perspectives de recherche formulées par les auteurs et la littérature internationale en psycho-oncologie, la réalisation d’une analyse factorielle confirmatoire sur des échantillons indépendants de grande envergure (incluant divers sites tumoraux, tels que le cancer du sein, de la prostate ou du côlon) représente une étape clé. Une telle étude permettra de tester formellement si le modèle unidimensionnel s’ajuste parfaitement aux critères de goodness-of-fit conventionnels (tels que le CFI > 0,95, le TLI > 0,95 et le RMSEA < 0,06), ou si un modèle bifactoriel isolant une composante affective d’une composante d’évitement comportemental permettrait d’affiner encore la modélisation mathématique du CMRC.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Cuestionario de Miedo a la Recurrencia del Cáncer (CMRC) [Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer].
  • Type de test : Instrument psychométrique original auto-rapporté (papier-crayon ou informatisé).
  • Format et échelle de réponse : L’outil se compose de 8 items formulés à la première personne, notés selon une échelle de Likert en 5 points allant de 0 à 4 :
    • 0 = Pas du tout (No en absoluto)
    • 1 = Un peu (Poco)
    • 2 = Modérément (Medianamente)
    • 3 = Beaucoup (Mucho)
    • 4 = Totalement d’accord (Totalmente de acuerdo)
  • Cotation et calcul des scores : Tous les items sont formulés dans le sens direct du construit (aucun item inversé). Le score global s’obtient en sommant les scores des 8 items, produisant un score continu variant de 0 à 32. Des scores plus élevés reflètent des niveaux plus intenses et plus invalidants de peur de la récidive.
  • Langue originale : Espagnol.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), incluant les jeunes adultes (18-29 ans), les adultes d’âge moyen (30-64 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus). Le protocole initial a été validé auprès d’une population féminine espagnole ayant survécu à un cancer gynécologique.
  • Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui le rend idéal pour l’intégration dans des cohortes épidémiologiques ou la pratique clinique ambulatoire.
  • Méthodologie de validation : Validité de contenu (V d’Aiken), validité prédictive/convergente (corrélations de Pearson avec HADS et EGMRC), fidélité par consistance interne (alpha de Cronbach).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2023.
  • Statut des droits et permissions : Le CMRC peut être utilisé librement à des fins d’enseignement, de pratique clinique et de recherche académique.
  • Tarifs d’utilisation : Aucun frais d’utilisation n’est exigé (accès ouvert sans redevance).
  • Utilisation commerciale : L’exploitation commerciale directe sans accord préalable écrit des auteurs est formellement interdite.
  • Licence : Publié sous licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0).
  • Contact et correspondance : Dre Celia Ibáñez del Prado, Faculté de Psychologie, Université Complutense de Madrid, Campus de Somosaguas, 28223 Madrid, Espagne. Email : [email protected].

12. Références / References

  • del Prado, C. I., Aleksandrovna, V. Z., Cruzado, J. A., Ospina, G. M., Santos, J. G., Nodal, I. R., del Amo, M. B., Fernández, A. M., & Herráez, A. C. (2023). Evaluación del miedo a la recurrencia del cáncer en español: El Cuestionario de Miedo a la Recurrencia del Cáncer y Escala General del Miedo a la Recurrencia del Cáncer: un estudio piloto. Psicooncología, 20(1), 155–173. https://doi.org/10.1007/s10549-023-07085-0
  • Fardell, J. E., Thewes, B., Turner, J., Gilchrist, J., Sharpe, M., Smith, A. B., Girgis, A., & Butow, P. (2016). Fear of cancer recurrence: A theoretical review and its application to cognitive behaviour therapy. Psycho-Oncology, 25(3), 260–273. https://doi.org/10.1002/pon.3994
  • George, D., & Mallery, P. (2003). SPSS for Windows step by step: A simple guide and reference. 11.0 update (4th ed.). Boston: Allyn & Bacon.
  • Lebel, S., Ozakinci, G., Humphris, G., Mutsaers, B., Thewes, B., Prins, J., Dinkel, A., & Butow, P. (2016). From normal response to clinical problem: Definition and clinical features of fear of cancer recurrence. Journal of Cancer Survivorship, 10(6), 943–948. https://doi.org/10.1007/s11764-016-0564-5
  • Lee-Jones, C., Humphris, G., Dixon, R., & Hatcher, M. B. (2000). Fear of cancer recurrence—A literature review and proposed cognitive formulation to explain exacerbation of recurrence fears. Psycho-Oncology, 9(2), 95–105. https://doi.org/10.1007/s00520-008-0444-y
  • Zigmond, A. S., & Snaith, R. P. (1983). The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica, 67(6), 361–370. https://doi.org/10.1111/j.1600-0447.1983.tb09716.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

Test Type: OriginalFormat: The measure uses an 8-item, 5-point Likert scale ranging from 0 to 4 (0 = Not at all; 1 = Little; 2 = Moderately; 3 = A lot; 4 = Totally agree).Language Available: SpanishPopulation Group: Human, FemaleAge Group: Adulthood (18 yrs & older), Young Adulthood (18-29 yrs), Thirties (30-39 yrs), Middle Age (40-64 yrs), Aged (65 yrs & older)Population Details: The study was conducted in Spain, and the respondents were gynecological cancer survivors.Test Methodology: Test Validity, Content Validity, Predictive Validity, Test Reliability, Internal Consistency.

Escala de respuesta: 0 = No en absoluto; 1 = Poco; 2 = Medianamente; 3 = Mucho; 4 = Totalmente de acuerdo.

  1. Estoy preocupado/a o ansioso/a por la posibilidad de volver a tener cáncer
  2. La preocupación sobre la vuelta del cáncer supone un gran problema para mí
  3. Pensar en la posibilidad de que el cáncer vuelva me impide disfrutar de las cosas como lo hacía antes de la enfermedad
  4. Las personas cercanas a mí consideran que me preocupo excesivamente porque vuelva el cáncer
  5. Las revisiones médicas me hacen sentir miedo por la posible vuelta del cáncer
  6. Cuando me asaltan los pensamientos sobre la vuelta del cáncer trato de evitarlos
  7. Mi temor a que el cáncer vuelva me dificulta hacer planes de futuro
  8. Evito situaciones o cosas que me hacen pensar en la posibilidad de que el cáncer reaparezca
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Looti, M. (2026, octobre 14). Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (CMRC). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-peur-recidive-cancer-cmrc
Looti, Mohammed. “Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (CMRC).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-peur-recidive-cancer-cmrc.
Looti, Mohammed. “Questionnaire de Peur de la Récidive du Cancer (CMRC).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-peur-recidive-cancer-cmrc.