Questionnaire des pensées automatiques (ATQ-B)

Découvrez le Questionnaire des pensées automatiques (ATQ-B) de Hollon et Kendall : fondements théoriques, dimensions cognitives, propriétés psychométriques et passation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des pensées automatiques (Automatic Thoughts Questionnaire, ATQ), enrichi dans sa variante évaluant la croyance (ATQ-B pour Automatic Thoughts Questionnaire – Believability), constitue un instrument psychométrique de référence élaboré initialement par Steven D. Hollon et Philip C. Kendall en 1980. Conçu pour quantifier la fréquence et l’intensité de l’adhésion cognitive aux auto-énoncés négatifs orientés vers soi, cet auto-questionnaire de 30 items opérationnalise directement les propositions de la thérapie cognitive de la dépression formalisée par Aaron T. Beck. L’instrument permet d’évaluer quatre dimensions cliniques fondamentales : l’inadaptation personnelle et le désir de changement (Personal Maladjustment and Desire for Change, PMDC), les concepts de soi négatifs et attentes négatives (Negative Self-Concepts and Negative Expectations, NSNE), la faible estime de soi (Low Self-Esteem, LSE) et le sentiment d’impuissance (Helplessness).

Dans sa version bidimensionnelle ATQ-B, le sujet évalue d’une part la fréquence temporelle d’apparition des pensées au cours de la semaine écoulée sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout ») à 5 (« Tout le temps »), et d’autre part le degré de conviction accordé à chaque énoncé lorsqu’il se manifeste, également sur une échelle en 5 points de 1 (« Pas du tout ») à 5 (« Totalement »). D’un point de vue psychométrique, l’ATQ présente une cohérence interne exceptionnelle, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,97 pour l’échelle globale. Les analyses de validité démontrent une sensibilité remarquable pour discriminer les populations cliniques souffrant de dépression majeure des sujets sains ou présentant des troubles anxieux sans composante dépressive, ainsi qu’une excellente validité concourante avec l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) et l’échelle de dépression du MMPI. Cet outil est incontournable dans l’évaluation empirique des processus de restructuration cognitive et des thérapies comportementales et cognitives (TCC).

2. Mots-clés / Keywords

Pensées automatiques, dépression, restructuration cognitive, thérapie cognitive et comportementale, ATQ-B, triade cognitive, auto-évaluation psychologique, vulnérabilité cognitive, psychopathologie, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire original a été conçu et validé par deux figures majeures de la psychologie clinique contemporaine et des thérapies cognitives :

  • Steven D. Hollon, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie clinique à l’Université Vanderbilt (Vanderbilt University, Nashville, Tennessee, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de l’étiologie et du traitement de la dépression unipolaire, ancien président de l’Association for Behavioral and Cognitive Therapies (ABCT).
  • Philip C. Kendall, Ph.D., ABPP : Professeur émérite et titulaire de la chaire distinguée de psychologie à l’Université Temple (Temple University, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis). Directeur du Child and Adolescent Anxiety Disorders Clinic, pionnier des approches cognitivo-comportementales appliquées aux troubles émotionnels.

Les versions ultérieures intégrant spécifiquement la dimension de crédibilité ou d’adhésion (Believability, ATQ-B) ont été développées et adaptées dans le sillage des travaux sur la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et les thérapies de la troisième vague, évaluant la défusion cognitive et le désengagement de la véracité perçue des cognitions dépressogènes.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Automatic Thoughts Questionnaire (ATQ-B) est de mesurer de façon objective, quantitative et reproductible l’activité cognitive négative spontanée orientée vers le soi, qui constitue le moteur proximal des états dépressifs selon le modèle de Beck. Contrairement aux inventaires généraux de symptômes dépressifs qui agrègent manifestations affectives, neurovégétatives et comportementales (comme les troubles du sommeil, la léthargie ou la tristesse), l’ATQ cible exclusivement la composante verbale et propositionnelle du flux de conscience : les auto-énoncés négatifs.

Dans les contextes de recherche clinique et d’évaluation diagnostique, l’ATQ remplit trois fonctions cardinales :

  • La quantification de la charge cognitive négative : Établir le volume d’intrusions cognitives conscientes rapportées par l’individu, permettant de mesurer la sévérité du biais de traitement de l’information orienté vers la dévalorisation de soi et le pessimisme.
  • L’évaluation différentielle entre fréquence et adhésion (ATQ-B) : L’apport spécifique de l’ATQ-B est de dissocier la simple récurrence mentale d’une cognition (ex. : « Je suis un raté ») du degré de véracité absolue que le patient lui accorde sur le moment. Cette nuance s’avère décisive pour surveiller le mécanisme d’action thérapeutique : une TCC classique cherche souvent à réduire la fréquence et à corriger le contenu par restructuration cognitive, tandis que les interventions de pleine conscience ou d’ACT visent à réduire la croyance en ces pensées sans nécessairement tenter d’en supprimer l’apparition spontanée.
  • Le suivi des trajectoires de rémission thérapeutique : L’ATQ est doté d’une grande sensibilité au changement. Il permet d’objectiver semaine après semaine la régression des monologues internes dysfonctionnels au cours d’un protocole psychothérapeutique ou pharmacologique, servant ainsi de biomarqueur cognitif de réponse clinique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique opérationnalisé par l’ATQ est celui des pensées automatiques négatives. En psychologie cognitive, ces cognitions sont définies comme des flux de pensées quasi instantanés, involontaires, plausibles pour le sujet et s’imposant spontanément à la conscience sans délibération préalable. Dans le cadre de la dépression, elles traduisent l’activation de schémas cognitifs latents de perte, d’incompétence et d’indignité. L’analyse structurale menée par Hollon et Kendall (1980) a identifié quatre facteurs distincts sous-tendant ce construit :

1. Inadaptation personnelle et désir de changement (PMDC : Personal Maladjustment and Desire for Change)

Ce facteur regroupe les cognitions reflétant la prise de conscience aiguë d’un dysfonctionnement individuel profond combiné à un sentiment d’impuissance à y remédier, générant un souhait stérile de transformation. Les items emblématiques de cette dimension sont les items 7 (« I wish I were a better person »), 10 (« I’m so disappointed in myself »), 14 (« What’s wrong with me? »), 20 (« What’s the matter with me? ») et 26 (« Something has to change »). Cette composante saisit la détresse métacognitive et l’autocritique exacerbée où l’individu constate l’écart paralysant entre son soi réel et son soi idéal.

2. Concepts de soi négatifs et attentes négatives (NSNE : Negative Self-Concepts and Negative Expectations)

Cette sous-échelle capture le noyau dur de la vision pessimiste de soi et de l’avenir. Elle comprend des jugements d’incompétence structurelle et des anticipations de ruine ou d’échec systématique. Les items constitutifs sont les items 2 (« I’m no good »), 3 (« Why can’t I ever succeed? »), 9 (« My life’s not going the way I want it to »), 21 (« I’m a failure »), 23 (« I feel so helpless »), 24 (« Something has to change » / formulation alternative factorielle) et 28 (« My future is bleak »). Ce facteur matérialise la translation des biais cognitifs vers des prédictions catégoriques de désastre personnel.

3. Faible estime de soi (LSE : Low Self-Esteem)

Caractérisée par une agressivité affective dirigée contre soi-même et un dégoût de sa propre identité, cette dimension isole les auto-évaluations les plus dévastatrices sur le plan moral et existentiel. Elle est incarnée principalement par les énoncés 17 (« I hate myself ») et 18 (« I’m worthless »). Ces pensées traduisent un effondrement complet du sentiment de valeur personnelle, corrélé de manière étroite au risque d’idéation suicidaire passive et active.

4. Sentiment d’impuissance et abandon (Helplessness)

Ce quatrième axe formalise la perception de non-contingence entre les actions du sujet et les résultats obtenus dans l’environnement, faisant écho aux théories de la résignation apprise. Les énoncés 29 (« It’s just not worth it ») et 30 (« I can’t finish anything ») représentent ce renoncement fondamental face à l’effort d’adaptation, signalant un épuisement motivationnel complet.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ATQ s’ancre directement dans la théorie cognitive de la dépression développée par Aaron T. Beck à partir des années 1960. Selon ce modèle structural et processuel, les troubles dépressifs ne sont pas de simples perturbations affectives primaires, mais résultent d’un traitement biaisé de l’information environnementale causé par l’activation de schémas cognitifs précoces inadaptés.

Le modèle beckiateur s’articule autour de trois strates cognitives :

  1. Les schémas ou croyances fondamentales : Structures mnésiques profondes et stables, élaborées au cours du développement précoce (ex. : « Je suis fondamentalement incapable d’être aimé »).
  2. Les croyances intermédiaires ou postulats silencieux : Règles conditionnelles, attitudes et présomptions guidant le comportement (ex. : « Si je ne réussis pas tout parfaitement, alors je suis un raté »).
  3. Les pensées automatiques : Manifestations conscientes, immédiates et superficielles de la cascade cognitive, survenant en réponse à des stresseurs spécifiques de vie.

Ces pensées automatiques s’organisent autour de la célèbre triade cognitive négative : une vision négative de soi (le soi perçu comme déficient, indigne, défectueux), une vision négative du monde ou de l’expérience en cours (les interactions interprétées en termes d’exigences excessives, d’obstacles infranchissables ou de rejets) et une vision négative de l’avenir (anticipation inéluctable de l’échec et de la souffrance prolongée). L’ATQ a été conçu spécifiquement par Hollon et Kendall pour échantillonner de manière représentative les propositions verbales de cette triade, principalement centrées sur le pôle du soi.

Sur le plan épistémologique, l’ATQ-B intègre également la perspective de la métacognition et de la psychologie contextuelle comportementale. En mesurant non seulement l’occurrence des pensées mais aussi le degré de croyance (believability), l’ATQ-B permet d’opérationnaliser le concept de fusion cognitive : un état psychologique dans lequel les pensées sont confondues avec la réalité objective qu’elles prétendent décrire.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de l’ATQ ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques depuis l’étude princeps de Hollon et Kendall (1980) :

  • Validité discriminante et diagnostique : Dans la cohorte princeps de standardisation, l’ATQ a démontré une capacité remarquable à différencier statistiquement les sujets cliniquement déprimés des populations non déprimées (t de Student significatifs à p < 0,001 sur l’ensemble des items). Les moyennes obtenues par les patients déprimés dépassaient systématiquement de plus de deux écarts-types celles des groupes contrôles sains, démontrant une sensibilité clinique élevée au statut dépressif. De plus, l’outil discrimine efficacement la dépression pure des troubles anxieux généralisés sans composante thymique majeure.
  • Validité concourante et convergente : L’ATQ présente des corrélations positives extrêmement robustes avec d’autres instruments de mesure de la sévérité dépressive. Les études initiales ont rapporté des corrélations de r = 0,77 avec l’Inventaire de Dépression de Beck (Beck Depression Inventory – BDI) et de r = 0,67 avec l’échelle Dépression du MMPI (Minnesota Multiphasic Personality Inventory).
  • Validité prédictive et sensibilité au traitement : L’ATQ a prouvé sa valeur pronostique dans de multiples essais contrôlés randomisés évaluant la thérapie cognitive par rapport à la pharmacothérapie (ex. antidépresseurs tricycliques, ISRS). Une diminution marquée des scores à l’ATQ durant les premières semaines de traitement prédit significativement la rémission symptomatique complète en fin d’intervention et un taux réduit de rechute à 12 et 24 mois.

8. Fidélité / Reliability

L’ATQ présente des indices de fidélité psychométrique parmi les plus élevés de la littérature d’évaluation cognitive :

  • Cohérence interne : L’étude originale de Hollon et Kendall (1980) rapporte un coefficient alpha de Cronbach global exceptionnel de α = 0,97. Ce niveau de fidélité a été répliqué à travers de multiples réplications transculturelles (souvent situé entre 0,94 et 0,98), indiquant une redondance fonctionnelle harmonieuse et une homogénéité remarquable des 30 énoncés dans la capture du construit. Pour les quatre facteurs individuels, les coefficients alpha oscillent généralement entre 0,75 et 0,91.
  • Fidélité test-retest : Chez les sujets sains ou stabilisés cliniquement sur une courte période (1 à 2 semaines), le coefficient de corrélation test-retest varie de r = 0,70 à 0,85, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante de l’instrument en l’absence d’intervention thérapeutique active ou de fluctuation thymique majeure. En revanche, chez les patients engagés dans un protocole actif de restructuration cognitive, les scores chutent rapidement, confirmant que l’outil mesure bien un état cognitif dynamique (state) modulable plutôt qu’un trait de personnalité immuable (trait).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle de l’ATQ a été établie initialement par une analyse factorielle exploratoire (AFE) en composantes principales avec rotation varimax réalisée par Hollon et Kendall (1980) sur les données de passation de 312 étudiants et participants cliniques :

  • Modèle à 4 facteurs : Cette extraction a isolé quatre dimensions principales expliquant une proportion substantielle de la variance totale :
    • Facteur 1 (PMDC) : Inadaptation personnelle et désir de changement (saturations fortes pour les items 7, 10, 14, 20, 26).
    • Facteur 2 (NSNE) : Concepts de soi négatifs et attentes négatives (saturations fortes pour les items 2, 3, 9, 21, 23, 24, 28).
    • Facteur 3 (LSE) : Faible estime de soi (saturations nettes pour les items 17 et 18).
    • Facteur 4 (Helplessness) : Sentiment d’impuissance et désespoir (saturations majeures pour les items 29 et 30).
  • Validations confirmatoires ultérieures : Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites ultérieurement sur des cohortes cliniques diversifiées ont confirmé qu’un modèle hiérarchique de second ordre (où les quatre dimensions spécifiques chargent sur un facteur général de pensées automatiques négatives) présente des indices d’adéquation robustes (CFI > 0,92 ; RMSEA < 0,06). Cela justifie sur le plan métrologique aussi bien l’usage du score total global que l’examen séparé des profils factoriels pour le ciblage psychothérapeutique personnalisé.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Questionnaire des pensées automatiques – Version Croyance (Automatic Thoughts Questionnaire – Believability, ATQ-B).
  • Auteurs de la version princeps : Steven D. Hollon et Philip C. Kendall (1980).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé.
  • Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
  • Nombre total d’items : 30 items.
  • Structure de réponse (double échelle de Likert en 5 points) :
    • Échelle de Fréquence (Frequency) :
      • 1 = Pas du tout (not at all)
      • 2 = Parfois (sometimes)
      • 3 = Modérément souvent (moderately often)
      • 4 = Souvent (often)
      • 5 = Tout le temps (all the time)
    • Échelle de Degré de Croyance (Degree of Belief) :
      • 1 = Pas du tout (not at all)
      • 2 = Un peu (somewhat)
      • 3 = Modérément (moderately)
      • 4 = Beaucoup (very much)
      • 5 = Totalement (totally)
  • Calcul des scores et interprétation :
    • Score total de fréquence : Somme arithmétique simple des 30 items (étendue possible : de 30 à 150). Aucun item inversé. Un score plus élevé indique une charge plus importante de pensées automatiques dépressogènes.
    • Score total de croyance : Somme arithmétique simple du degré de croyance des 30 items (étendue possible : de 30 à 150). Un score plus élevé traduit une conviction accrue envers la réalité factuelle de ces pensées négatives.
    • Scores des sous-échelles factorielles :
      • PMDC (Inadaptation personnelle) : Items 7, 10, 14, 20, 26.
      • NSNE (Concepts de soi et attentes négatifs) : Items 2, 3, 9, 21, 23, 24, 28.
      • LSE (Faible estime de soi) : Items 17, 18.
      • Helplessness (Impuissance) : Items 29, 30.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1980 (version ATQ standard publiée dans Cognitive Therapy and Research).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’article fondateur de 1980 a été publié sous les droits de Springer/Plenum Press. Dans le milieu académique, les items de l’ATQ et de l’ATQ-B sont généralement considérés comme disponibles à des fins de recherche fondamentale et de pratique clinique non commerciale sans frais de licence, sous réserve de citer scrupuleusement la référence originale de Hollon et Kendall (1980).
  • Tarification : L’instrument est accessible gratuitement dans les répertoires d’instruments psychométriques pour les cliniciens et chercheurs indépendants. Pour toute intégration commerciale au sein d’applications logicielles propriétaires ou d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, une autorisation formelle auprès des éditeurs ou des détenteurs des droits peut être requise.

12. Références / References

  • Beck, A. T., Rush, A. J., Shaw, B. F., & Emery, G. (1979). Cognitive Therapy of Depression. Guilford Press.
  • Clark, D. A., & Beck, A. T. (2010). Cognitive Theory and Therapy of Anxiety and Depression: Convergence and Divergence. Depression and Anxiety, 27(10), 901–911. https://doi.org/10.1002/da.20723
  • Dobson, K. S., & Breiter, H. J. (1983). Cognitive assessment of depression: Reliability and validity of three measures. Journal of Abnormal Psychology, 92(1), 107–109. https://doi.org/10.1037/0021-843X.92.1.107
  • Hollon, S. D., & Kendall, P. C. (1980). Cognitive self-statements in depression: Development of an Automatic Thoughts Questionnaire. Cognitive Therapy and Research, 4(4), 383–395. https://doi.org/10.1007/BF01178214
  • Zettle, R. D., & Hayes, S. C. (1986). Dysfunctional control by client verbal behavior: The context of reason-giving. The Analysis of Verbal Behavior, 4(1), 30–38. https://doi.org/10.1007/BF03392813

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Listed below are a variety of thoughts that pop into people’s heads. Please read each thought and indicate how frequently, if at all, the thought occurred to you over the last week. Please read each item carefully and circle the appropriate answers on the answer sheet in the following fashion (1 = “not at all”, 2 = “sometimes”, 3 = “moderately often”, 4 = “often”, and 5 = “all the time”).

Then, please indicate how strongly, if at all, you tend to believe that thought, when it occurs. Note that frequency and degree of belief do not need to be the same. On the right hand side of the page, circle the appropriate answers in the following fashion (1 = “not at all”, 2 = “somewhat”, 3 = “moderately “, 4 = “very much”, and 5 = “totally »).

FREQUENCY: 1 = “not at all”, 2 = “sometimes”, 3 = “moderately often”, 4 = “often”, 5 = “all the time”
DEGREE OF BELIEF: 1 = “not at all”, 2 = “somewhat”, 3 = “moderately “, 4 = “very much”, 5 = “totally”
  1. I feel like I’m up against the world.
  2. I’m no good.
  3. Why can’t I ever succeed?
  4. No one understands me.
  5. I’ve let people down.
  6. I don’t think I can go on.
  7. I wish I were a better person.
  8. I’m so weak.
  9. My life’s not going the way I want it to.
  10. I’m so disappointed in myself.
  11. Nothing feels good anymore.
  12. I can’t stand this anymore.
  13. I can’t get started.
  14. What’s wrong with me?
  15. I wish I were somewhere else.
  16. I can’t finish anything.
  17. I’m a loser.
  18. My life is a mess.
  19. I wish I could just disappear.
  20. What’s the matter with me?
  21. I’m a failure.
  22. I’ll never make it.
  23. I feel so helpless.
  24. Something has to change.
  25. There must be something wrong with me.
  26. My future is bleak.
  27. It’s just not worth it.
  28. I can’t finish anything.
  29. I have no future.
  30. I’m giving up.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire des pensées automatiques (ATQ-B). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-pensees-automatiques-atq-b
Looti, Mohammed. “Questionnaire des pensées automatiques (ATQ-B).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-pensees-automatiques-atq-b.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des pensées automatiques (ATQ-B).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-pensees-automatiques-atq-b.