1. Résumé
Le Questionnaire multidimensionnel d’anxiété liée au SIDA (Multidimensional AIDS Anxiety Questionnaire, MAAQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par William E. Snell, Jr. et Phillip D. Finney (1989, 1996) à la Southeast Missouri State University. Conçu dans un contexte d’urgence sanitaire mondiale marquée par l’émergence du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) et du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le MAAQ a été élaboré pour pallier le manque d’outils standardisés capables de mesurer avec précision la nature plurifactorielle des réactions anxieuses induites par cette épidémie au sein de la population générale et universitaire.
Composé de 50 items évalués sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Not at all characteristic of me ») à 4 (« Very characteristic of me »), l’instrument capture cinq dimensions psychométriquement robustes issues d’analyses factorielles : l’activation physiologique (Physiological Arousal, 16 items), la peur du SIDA (Fear of AIDS, 6 items), l’inhibition sexuelle (Sexual Inhibition, 6 items), l’inquiétude cognitive (Cognitive Worry, 5 items) et l’inhibition de la discussion (Discussion Inhibition, 5 items). Une sixième sous-échelle préliminaire, l’anxiété liée à l’exposition au SIDA (Anxiety About AIDS Exposure, 3 items), a également été identifiée avec une valeur propre inférieure à l’unité.
Les propriétés psychométriques du MAAQ démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach variant entre .85 et .94 pour les cinq sous-échelles principales. La fidélité test-retest s’est avérée satisfaisante sur le plan temporel (.63 à .78 pour l’activation physiologique, la peur et l’inhibition sexuelle, bien que modérée à .40 pour le souci cognitif et l’inhibition communicative). Les études de validation révèlent une validité de construit solide, une validité convergente confirmée avec les mesures de l’anxiété générale et une indépendance empirique vis-à-vis de la désirabilité sociale et de formes spécifiques d’anxiété comme l’anxiété relationnelle. Cet outil constitue une référence historique et conceptuelle fondamentale en psychologie de la santé et en sexologie clinique.
2. Mots-clés
anxiété liée au SIDA, VIH/SIDA, psychométrie, activation physiologique, peur, inhibition sexuelle, inquiétude cognitive, communication intime, comportements contraceptifs, échelle multidimensionnelle, psychologie de la santé, préservatif.
3. Auteurs
Le Multidimensional AIDS Anxiety Questionnaire a été conçu et validé par :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de la Southeast Missouri State University (One University Plaza, Cape Girardeau, MO 63701, États-Unis ; Courriel institutionnel historique : [email protected]). Chercheur spécialisé en psychologie sociale, sexualité humaine et dynamique des relations interpersonnelles.
- Phillip D. Finney, Ph.D. : Professeur de psychologie au Département de psychologie de la Southeast Missouri State University. Co-auteur de nombreux travaux pionniers portant sur les représentations stéréotypées, l’anxiété liée aux pathologies transmissibles et les attitudes préventives face au VIH.
4. Objectif
Durant les années 1980 et 1990, la propagation foudroyante de l’épidémie de VIH/SIDA a suscité une couverture médiatique et une attention médicale considérables. Néanmoins, alors que les paramètres épidémiologiques et virologiques faisaient l’objet d’investigations biomédicales approfondies, la communauté scientifique disposait de données empiriques limitées sur la structure, l’intensité et les ramifications psychologiques de l’angoisse que cette pathologie létale engendrait dans les différentes strates sociétales. L’objectif fondamental poursuivi par Snell et Finney (1989, 1996) a été de concevoir un instrument psychométrique auto-rapporté permettant d’opérationnaliser et de décomposer l’anxiété liée au SIDA selon une perspective multidimensionnelle.
Les auteurs ont postulé que les réactions affectives face à une maladie transmissible potentiellement mortelle ne pouvaient être réduites à un score global unidimensionnel de détresse. L’anxiété associée au SIDA s’exprime simultanément à travers des manifestations somatiques, des processus d’appréhension cognitive et des altérations comportementales touchant directement les sphères les plus intimes de l’existence humaine : la sexualité et la communication interpersonnelle. Le MAAQ a donc été élaboré pour mesurer précisément ces différentes composantes et pour évaluer comment l’anxiété peut tantôt agir comme un inhibiteur pathologique, tantôt servir de levier motivationnel incitant à l’adoption de comportements préventifs.
Sur le plan des applications cliniques et de la recherche, le MAAQ s’avère particulièrement utile dans plusieurs domaines :
- Psychologie de la santé et médecine comportementale : Il permet d’étudier l’impact des campagnes d’information et d’éducation sexuelle sur la régulation émotionnelle des individus, en distinguant l’anxiété fonctionnelle (qui motive l’usage de contraceptifs et de barrières prophylactiques) de l’anxiété dysfonctionnelle (qui génère déni ou évitement phobique).
- Sexologie clinique et thérapie de couple : Le questionnaire permet d’identifier les freins spécifiques inhibant la prise d’initiative intime ou bloquant la communication ouverte relative aux antécédents sexuels et au dépistage avec un partenaire intime.
- Recherche épidémiologique et psychosociale : L’outil fournit un cadre rigoureux pour explorer les corrélations entre les stéréotypes sociétaux entourant les personnes séropositives, les mécanismes de stigmatisation et les niveaux d’angoisse individuelle.
5. Construit psychologique
Le construit théorique au cœur du MAAQ repose sur une vision tridimensionnelle classique de l’anxiété (somatique, cognitive et comportementale), adaptée aux contingences spécifiques posées par une infection sexuellement transmissible chronique et mortelle. L’analyse factorielle a révélé l’existence de cinq dimensions psychométriquement stables, complétées par une sixième dimension exploratoire :
1. Activation physiologique (Physiological Arousal — 16 items)
Cette composante reflète les réactions neurovégétatives et somatiques déclenchées lorsque l’individu est confronté à l’idée ou à la discussion du SIDA. Elle capture l’hyperactivation du système nerveux sympathique, caractérisée par des palpitations cardiaques, des tensions musculaires, de la fébrilité et une agitation interne (ex. : Item 13 : « My heart beats fast with anxiety when I think about AIDS » ; Item 33 : « When I think about AIDS, I feel tense »). Cette sous-échelle mesure l’impact viscéral direct de la menace épidémique.
2. Peur du SIDA (Fear of AIDS — 6 items)
Cette dimension évalue l’affect de peur brute, d’alarme et de terreur émotionnelle face à la perspective d’être infecté ou de contracter le virus, particulièrement lors de rapports sexuels (ex. : Item 6 : « I’m afraid of getting AIDS » ; Item 10 : « I feel scared when I think about catching AIDS from a sexual partner »). Contrairement à l’agitation diffuse, cette dimension correspond à une réponse de terreur ciblée sur l’issue fatale de la maladie.
3. Inhibition sexuelle (Sexual Inhibition — 6 items)
Cette sous-échelle comportementale mesure le retrait, la nervosité et la réticence à engager de nouveaux contacts érotiques ou à poursuivre des relations intimes en raison de la menace omniprésente du VIH (ex. : Item 18 : « AIDS makes me feel jittery about having sex with someone » ; Item 42 : « Because of AIDS, I feel too nervous to start a new sexual relationship »). Elle met en évidence les altérations directes infligées par l’épidémie à la libido et au bien-être relationnel.
4. Inquiétude cognitive (Cognitive Worry — 5 items)
Cette composante explore les pensées récurrentes, les ruminations anxieuses et l’appréhension mentale persistante suscitée par l’ampleur de l’épidémie et sa résonance sociétale (ex. : Item 1 : « Thinking about AIDS makes me feel anxious » ; Item 4 : « I feel quite anxious about the epidemic of AIDS »). Elle reflète le traitement cognitif de la menace et l’évaluation subjective de la gravité de la crise sanitaire.
5. Inhibition de la discussion (Discussion Inhibition — 5 items)
Cette dimension comportementale et interpersonnelle évalue le malaise, la timidité ou l’incapacité à aborder ouvertement les thématiques liées au SIDA, notamment avec un partenaire intime (ex. : Item 7 : « I have trouble talking about AIDS with an intimate partner » ; Item 12 : « I would feel shy discussing AIDS with an intimate partner »). Cette inhibition constitue un obstacle majeur aux négociations préventives.
6. Anxiété liée à l’exposition au SIDA (Anxiety About AIDS Exposure — 3 items)
Bien qu’ayant affiché une valeur propre inférieure à 1 lors de l’analyse factorielle princeps, cette sous-échelle expérimentale isole la crainte rétrospective ou actuelle d’avoir déjà été exposé au virus par le biais d’un partenaire sexuel antérieur (ex. : Item 20 : « I sometimes worry that one of my past sexual partners may have had AIDS » ; Item 49 : « I’m concerned that I might be carrying the AIDS virus »).
6. Cadre théorique
L’élaboration du MAAQ s’enracine dans la conjonction des théories psychologiques de l’anxiété et des modèles de croyance en santé. Historiquement, le modèle tripartite de l’anxiété — formulé notamment par Peter Lang (1968, 1971) et développé par les théoriciens cognitivo-comportementaux — postule que toute réaction anxieuse s’articule autour de trois canaux de réponse partiellement synchrones : le canal verbal-cognitif (pensées de menace, inquiétudes), le canal somato-physiologique (élévation du rythme cardiaque, sudation, tension) et le canal moteur-comportemental (évitement, inhibition motrice, mutisme). Snell et Finney ont fidèlement transposé ce paradigme bio-comportemental à l’expérience psychologique de la menace du VIH.
De surcroît, le questionnaire s’inscrit en droite ligne du Health Belief Model (HBM) formulé par Rosenstock (1974) et Becker (1974), ainsi que de la théorie de la motivation à se protéger (Protection Motivation Theory) de Rogers (1975, 1983). Selon ces cadres théoriques, l’adoption de comportements préventifs (tels que l’usage de préservatifs ou le recours au dépistage sérologique) est fonction de la gravité perçue de la menace, de la vulnérabilité perçue et du niveau d’éveil émotionnel de peur qui en découle.
Cependant, les auteurs ont enrichi ces modèles traditionnels en démontrant la nature bidirectionnelle de l’anxiété : tandis qu’un niveau modéré d’activation physiologique peut servir de signal d’alarme adaptatif incitant les hommes à modifier leurs pratiques sexuelles et à employer des préservatifs ou des spermicides, une anxiété caractérisée par une inhibition majeure de la discussion entrave la capacité des individus à communiquer avec leurs partenaires intimes. Cette approche met en lumière l’importance des variables psychosociales et communicationnelles dans la santé sexuelle, s’appuyant sur les travaux de Snell et Finney (1990) relatifs aux stratégies interpersonnelles d’échange verbal sur le SIDA.
7. Validité
Les qualités métrologiques du MAAQ ont fait l’objet d’évaluations empiriques rigoureuses documentées par Finney et Snell (1989) ainsi que Snell et Finney (1996) auprès d’échantillons universitaires nord-américains :
Validité de construit et structurelle
L’analyse en composantes principales a corroboré la multidimensionnalité de l’outil, mettant en évidence que les items ne s’agrégeaient pas en un facteur généraliste unique mais saturaient distinctement sur des facteurs autonomes correspondant aux versants physiologique, affectif, cognitif et comportemental de l’anxiété.
Validité convergente
Les investigations psychométriques ont confirmé que les scores du MAAQ présentaient des corrélations positives et statistiquement significatives avec des mesures standardisées de l’anxiété générale (telle que l’anxiété-trait). Les individus prédisposés à un niveau d’anxiété globale élevé tendent à manifester des scores supérieurs sur les différentes sous-échelles du MAAQ, ce qui atteste que l’anxiété liée au SIDA mobilise bien les circuits affectifs sous-jacents de la détresse psychologique.
Validité discriminante
Le MAAQ a démontré une excellente validité divergente vis-à-vis de la désirabilité sociale, démontrant que les réponses des participants ne sont pas substantiellement biaisées par la volonté de projeter une image socialement conforme. De surcroît, le MAAQ s’est révélé non corrélé à d’autres formes ciblées et spécifiques d’anxiété, telles que l’anxiété relationnelle (relationship anxiety), confirmant que l’outil isole spécifiquement l’angoisse centrée sur l’infection par le VIH.
Validité de critère et prédictive
Sur le plan comportemental, les résultats ont mis en évidence un pouvoir prédictif remarquable concernant les conduites de santé sexuelle :
- Chez les hommes, la sous-échelle d’activation physiologique s’est montrée positivement corrélée à l’adoption de comportements contraceptifs fiables.
- Les hommes rapportant une anxiété sous forme d’éveil physiologique étaient significativement plus susceptibles de déclarer avoir modifié leurs pratiques sexuelles en raison du risque de contracter le SIDA.
- Une tendance positive nette a également été mise au jour entre l’activation physiologique et l’utilisation effective de préservatifs ou de spermicides.
Enfin, le MAAQ a manifesté des liens théoriquement cohérents avec l’échelle des stéréotypes envers le SIDA (Stereotypes About AIDS Scale ; Snell, Finney, & Godwin, 1991) et l’échelle des stratégies de discussion sur le SIDA (AIDS Discussion Strategy Scale ; Snell & Finney, 1990).
8. Fidélité
Les données psychométriques collectées par Finney et Snell (1989) attestent d’une excellente consistance interne pour l’ensemble des sous-échelles du MAAQ :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les coefficients alpha rapportés pour les cinq sous-échelles principales s’étendent de .85 à .94, indiquant une homogénéité remarquable des items au sein de chaque pôle dimensionnel :
- Sous-échelle Physiological Arousal : α avoisinant .94, traduisant une inter-corrélation très forte des 16 items somatiques.
- Sous-échelles Fear of AIDS, Sexual Inhibition, Cognitive Worry et Discussion Inhibition : toutes supérieures à .85.
- Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Évaluée sur un intervalle temporel de plusieurs semaines, la stabilité des scores présente des contrastes théoriquement attendus :
- Fear of AIDS : r = .78 (stabilité élevée).
- Physiological Arousal : r = .65 (bonne stabilité).
- Sexual Inhibition : r = .63 (bonne stabilité).
- Cognitive Worry : r = .40 (stabilité modérée).
- Discussion Inhibition : r = .40 (stabilité modérée).
Cette fidélité test-retest plus faible pour le souci cognitif et l’inhibition communicative reflète la nature contextuelle et fluctuante de ces dimensions, qui dépendent fortement des sollicitations médiatiques immédiates et des opportunités interpersonnelles de dialogue.
9. Analyse factorielle
Afin de déterminer la structure sous-jacente des 50 propositions du MAAQ, Snell et Finney (1989, 1996) ont procédé à une analyse factorielle par composantes principales (Principal Components Analysis, PCA) suivie d’une rotation orthogonale Varimax. Cette démarche exploratoire a permis d’extraire cinq facteurs affichant une valeur propre (eigenvalue) strictement supérieure à 1,00, totalisant une part substantielle de la variance expliquée :
- Facteur 1 — Activation physiologique (Physiological Arousal) : Valeur propre de 17.00, expliquant à elle seule 34.0% de la variance totale. Ce facteur dominant rassemble 16 items caractérisés par des saturations élevées reflétant la réactivité neurovégétative (items 13, 14, 23, 27, 28, 29, 31, 33, 34, 38, 39, 43, 44, 46, 47, 48).
- Facteur 2 — Peur du SIDA (Fear of AIDS) : Valeur propre de 4.43, rendant compte de 8.9% de la variance totale. Il est composé de 6 items axés sur la frayeur intense et l’effroi face à la transmission (items 5, 6, 10, 15, 16, 21).
- Facteur 3 — Inhibition sexuelle (Sexual Inhibition) : Valeur propre de 2.24, expliquant 4.5% de la variance. Il regroupe 6 énoncés mesurant l’hésitation, l’inquiétude et le blocage comportemental dans l’intimité sexuelle (items 18, 30, 35, 37, 40, 42).
- Facteur 4 — Inquiétude cognitive (Cognitive Worry) : Valeur propre de 1.23, expliquant 2.5% de la variance. Ce facteur compile 5 items renvoyant à l’appréhension mentale et aux ruminations sur l’épidémie (items 1, 3, 4, 8, 9).
- Facteur 5 — Inhibition de la discussion (Discussion Inhibition) : Valeur propre de 1.16, expliquant 2.3% de la variance. Il s’articule autour de 5 items portant sur la gêne, la nervosité et la difficulté à parler du VIH avec des tiers ou des partenaires intimes (items 2, 7, 12, 19, 24).
- Facteur exploratoire 6 — Exposition au SIDA (Anxiety About AIDS Exposure) : Bien que sa valeur propre soit tombée en deçà du seuil critique de 1.00 (items 20, 49, 50), les auteurs l’ont isolée en raison de sa pertinence clinique, prédisant son émergence dans des populations plus diversifiées.
Certains items du questionnaire (tels que les items 11, 17, 22, 25, 26, 32, 36, 41, 45) n’ont pas été intégrés dans les scores dimensionnels finaux en raison de saturations croisées ou de poids factoriels insuffisants lors de la rotation Varimax, mais sont demeurés dans le protocole standard à des fins descriptives ou de contrôle d’acquiescement.
10. Instrument de mesure
- Nom de l’instrument : Questionnaire multidimensionnel d’anxiété liée au SIDA (Multidimensional AIDS Anxiety Questionnaire — MAAQ).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 50 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne.
- Temps de passation : Environ 20 à 25 minutes.
- Modalité d’administration : Papier-crayon traditionnel, feuille de réponse optique informatisée (lettres A à E noircies) ou passation numérique sur écran.
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
- A = 0 : Not at all characteristic of me (Pas du tout caractéristique de moi)
- B = 1 : Slightly characteristic of me (Légèrement caractéristique de moi)
- C = 2 : Somewhat characteristic of me (Assez caractéristique de moi)
- D = 3 : Moderately characteristic of me (Modérément caractéristique de moi)
- E = 4 : Very characteristic of me (Très caractéristique de moi)
- Composition des sous-échelles :
- Physiological Arousal (Activation physiologique) : Items 13, 14, 23, 27, 28, 29, 31, 33, 34, 38, 39, 43, 44, 46, 47, 48 (16 items).
- Fear of AIDS (Peur du SIDA) : Items 5, 6, 10, 15, 16, 21 (6 items).
- Sexual Inhibition (Inhibition sexuelle) : Items 18, 30, 35, 37, 40, 42 (6 items).
- Cognitive Worry (Inquiétude cognitive) : Items 1, 3, 4, 8, 9 (5 items).
- Discussion Inhibition (Inhibition de la discussion) : Items 2, 7, 12, 19, 24 (5 items).
- Anxiety About AIDS Exposure (Anxiété liée à l’exposition — dimension exploratoire) : Items 20, 49, 50 (3 items).
- Méthode de cotation (Scoring) : Les items composant chaque sous-échelle sont additionnés puis divisés par le nombre total d’items de ladite sous-échelle, produisant ainsi un score moyen dimensionnel compris entre 0 et 4. Un score plus élevé reflète une intensité supérieure de la forme respective d’anxiété liée au SIDA.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement : Présenté pour la première fois en 1989 (Finney & Snell) et formalisé dans les monographies universitaires de 1996 (Snell & Finney).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par William E. Snell, Jr. et Phillip D. Finney.
- Conditions d’accès et tarif : L’instrument a été mis gracieusement à la disposition de la communauté scientifique mondiale pour tout usage universitaire, pédagogique et clinique non commercial. Aucune redevance financière n’est requise.
- Autorisation d’utilisation : Les chercheurs souhaitant administrer le MAAQ dans le cadre de leurs protocoles de recherche sont encouragés à citer formellement les publications de référence de Snell et Finney. Pour les adaptations multilingues ou les usages spécifiques, la correspondance historique était adressée à William E. Snell, Jr., Department of Psychology, Southeast Missouri State University.
12. Références
- Becker, M. H. (1974). The health belief model and personal health behavior. Health Education Monographs, 2(4), 324–473. https://doi.org/10.1177/109019817400200407
- Finney, P., & Snell, W. E., Jr. (1989, April). The AIDS Anxiety Scale: Components and correlates. Communication présentée au congrès annuel de la Southwestern Psychological Association, Houston, TX.
- Lang, P. J. (1968). Fear reduction and fear behavior: Problems in treating a construct. Dans J. M. Shlien (Dir.), Research in Psychotherapy (Vol. 3, pp. 90–102). American Psychological Association.
- Rogers, R. W. (1975). A protection motivation theory of fear appeals and attitude change. The Journal of Psychology, 91(1), 93–114. https://doi.org/10.1080/00223980.1975.9915803
- Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the health belief model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403
- Snell, W. E., Jr., & Finney, P. D. (1990). Interpersonal strategies associated with the discussion of AIDS. Annals of Sex Research, 3(4), 435–451. https://doi.org/10.1007/BF00850239
- Snell, W. E., Jr., & Finney, P. D. (1996). The Multidimensional AIDS Anxiety Questionnaire. Manuscrit non publié, Southeast Missouri State University, Cape Girardeau, MO.
- Snell, W. E., Jr., Finney, P. D., & Godwin, L. J. (1991). Stereotypes about AIDS. Contemporary Social Psychology, 15(1), 18–38.
13. Questions et items du questionnaire
Instructions: The items listed below refer to feelings and reactions that people may experience about the disease AIDS (Acquired Immune Deficiency Syndrome). As such, there are no right or wrong answers, only the individual reactions that people have. We are interested in how typical these feelings and behaviors are of you. To provide your responses, use the following scale to indicate how characteristic the following statements are for you.
A = Not at all characteristic of me.
B = Slightly characteristic of me.
C = Somewhat characteristic of me.
D = Moderately characteristic of me.
E = Very characteristic of me.
Note: Remember to respond to all items, even if you are not completely sure. Also, please be honest in responding to these statements.
- Thinking about AIDS makes me feel anxious.
- I sometimes find it hard to discuss issues dealing with AIDS.
- I feel tense when I think about the threat of AIDS.
- I feel quite anxious about the epidemic of AIDS.
- I feel scared about AIDS when I think about sexual relationships.
- I’m afraid of getting AIDS.
- I have trouble talking about AIDS with an intimate partner.
- I feel flustered when I realize the threat of AIDS.
- The disease AIDS makes me feel nervous and anxious.
- I feel scared when I think about catching AIDS from a sexual partner.
- I’m not worried about getting AIDS.
- I would feel shy discussing AIDS with an intimate partner.
- My heart beats fast with anxiety when I think about AIDS.
- I feel anxious when I talk about AIDS with people.
- Because of AIDS, I feel nervous about initiating sexual relations.
- All these discussions of AIDS leaves me feeling a bit alarmed.
- I would not find it hard to discuss AIDS with an intimate partner.
- AIDS makes me feel jittery about having sex with someone.
- I feel uncomfortable when discussing AIDS.
- I sometimes worry that one of my past sexual partners may have had AIDS.
- Thinking about catching AIDS leaves me feeling concerned.
- I would not hesitate to ask a former sex partner about AIDS-related concerns.
- The issue of AIDS is a very stressful experience for me.
- I feel nervous when I discuss AIDS with another person.
- The threat of getting AIDS makes me feel uneasy about sex.
- I worry about what I should do about AIDS.
- Anxiety about AIDS is beginning to affect my personal relationships.
- In general, the media attention on AIDS makes me feel restless.
- I have feelings of worry when I think about AIDS.
- Were I to have sexual relations, I would worry about getting AIDS.
- All this recent media attention about AIDS leaves me feeling on edge.
- AIDS does not influence my willingness to engage in sexual relationships.
- When I think about AIDS, I feel tense.
- I am more anxious than most people are about the disease AIDS.
- If I were to have sex with someone, I would worry about AIDS.
- I’m pretty indifferent to the idea of catching AIDS.
- I would hesitate to involve myself in a sexual relationship because of AIDS.
- When talking about AIDS with someone, I feel jumpy and high-strung.
- I become really frightened when I think about the threat of AIDS.
- The fear of AIDS makes me feel nervous about engaging in sex.
- The increased chances of being infected with AIDS leaves me feeling troubled.
- Because of AIDS, I feel too nervous to start a new sexual relationship.
- The spread of AIDS is causing me to feel quite a bit of stress.
- I worry that AIDS may directly influence my life.
- I had a better attitude towards sex before the AIDS epidemic.
- I get pretty upset when I think about the possibility of catching AIDS.
- The discussion of AIDS makes me feel uncomfortable.
- All this talk about AIDS has left me feeling strained and tense.
- I’m concerned that I might be carrying the AIDS virus.
- I feel nervous when I think that a past sexual partner could have given me AIDS