Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ)

Le Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ ; Veilleux et al., 2023) est un instrument psychométrique mesurant l’incapacité à tolérer la motivation d’approche vers une récompense. Découvrez sa structure factorielle, sa fidélité et ses items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’intolérance au désir (Desire Intolerance Questionnaire [DIQ] ; Veilleux et al., 2023) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’incapacité ou le refus subjectif de tolérer, d’endurer ou de « cohabiter » avec la motivation d’approche orientée vers un objet, une substance ou une activité gratifiante. Développé en réponse aux limites des modèles traditionnels axés quasi exclusivement sur l’intolérance à la détresse (émotions aversives), le DIQ comble une lacune théorique et clinique majeure en ciblant spécifiquement la réactivité dysfonctionnelle aux états appétitifs et aux envies impérieuses (cravings).

Fondé sur les recommandations méthodologiques de Clark et Watson (1995) pour le développement d’échelles, le DIQ a été réduit et validé à travers de multiples échantillons comprenant des adultes issus de la population générale et des étudiants universitaires aux États-Unis. La version finale comprend 10 items évalués sur une échelle de type Likert en six points (allant de 1 = « Ne me ressemble pas du tout » à 6 = « Me ressemble tout à fait »). Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires démontrent une structure strictement unidimensionnelle après élimination des artefacts méthodologiques liés au codage inversé. Le modèle présente d’excellents indices d’ajustement ($\chi^2(35) = 90{,}37$, $ ext{CFI} = 0{,}97$,$ ext{RMSEA} = 0{,}08$).

Sur le plan psychométrique, le DIQ affiche une cohérence interne remarquable ($lpha = 0{,}93$). L’instrument fait preuve d’une solide validité convergente, attestée par une corrélation négative modérée à forte avec le contrôle de soi dispositionnel ($r = -0{,}58$), ainsi que d’une validité concourante avec l’inhibition comportementale. De surcroît, le DIQ démontre une validité incrémentielle substantielle : après contrôle statistique du contrôle de soi, de la sensibilité à la récompense et de la sensibilité à la punition, l’intolérance au désir explique une part significative et unique de la variance dans la prédiction de la psychopathologie (symptomatologie dépressive, anxiété, autocritique, pensée dichotomique), confirmant son statut d’indicateur transdiagnostique central.

2. Mots-clés / Keywords

Intolérance au désir, motivation d’approche, intolérance à la détresse, autorégulation, contrôle de soi, psychométrie, validité incrémentielle, psychopathologie transdiagnostique, envie impérieuse, système d’activation comportementale.

3. Auteurs / Authors

Le Questionnaire d’intolérance au désir a été élaboré par une équipe de chercheurs du département des sciences psychologiques de l’Université de l’Arkansas (Fayetteville, États-Unis) :

  • Jennifer C. Veilleux, Ph.D. (Auteure correspondante) — Professeure au Department of Psychological Science, University of Arkansas. Chercheuse principale au Translational Training and Addiction Research Lab. Identifiant ORCID : 0000-0002-9050-8793. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Danielle E. Higuera, M.A. — Doctorante et chercheuse, Department of Psychological Science, University of Arkansas.
  • Elise A. Warner, M.A. — Chercheuse clinicienne, Department of Psychological Science, University of Arkansas.
  • Regina E. Schreiber, B.A. — Collaboratrice de recherche, Department of Psychological Science, University of Arkansas.
  • Katherine Hyde Brott, M.A. — Psychologue clinicienne et chercheuse, Department of Psychological Science, University of Arkansas.
  • Jeremy B. Clift, B.A. — Analyste et chercheur associé, Department of Psychological Science, University of Arkansas.

Adresse de correspondance institutionnelle :
Jennifer C. Veilleux, Ph.D., University of Arkansas, Department of Psychological Science, 216 Memorial Hall, Fayetteville, AR 72701, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ) est de fournir une mesure standardisée, brève et psychométriquement robuste des difficultés éprouvées par un individu à tolérer la présence interne d’un désir non assouvi. Historiquement, la psychopathologie cognitive et comportementale a consacré une attention considérable à l’intolérance à la détresse, définie comme la difficulté perçue à supporter des états émotionnels aversifs ou négatifs (tels que la tristesse, la peur ou la colère). Cependant, cette conceptualisation omettait un pan essentiel du fonctionnement affectif et motivationnel humain : l’incapacité à supporter la tension générée par les états appétitifs et la motivation d’approche.

Le DIQ répond à ce besoin clinique et théorique en opérationnalisant l’intolérance au désir comme un phénomène transdiagnostique. Dans de nombreux troubles psychologiques, les individus ne succombent pas uniquement à des pulsions en raison d’une recherche accrue de plaisir ou d’un déficit d’inhibition, mais parce que l’expérience subjective de l’envie (« vouloir quelque chose immédiatement ») est perçue comme intolérable, envahissante et intenable. L’individu interprète l’état de désir comme une urgence psychologique et somatique exigeant une résolution comportementale immédiate.

Sur le plan de la recherche fondamentale, l’échelle permet de dissocier empiriquement la force intrinsèque du désir (son intensité hédonique ou motivationnelle) de la capacité métacognitive et affective à supporter ce désir sans agir. Sur le plan des applications cliniques, le DIQ offre des perspectives diagnostiques et thérapeutiques prometteuses dans plusieurs domaines :

  • Addictologie et abus de substances : Identification des mécanismes de rechute liés non pas au soulagement d’un syndrome de sevrage physique, mais à l’impossibilité tolérée de différer la gratification face aux déclencheurs de consommation.
  • Troubles des conduites alimentaires : Évaluation des épisodes d’accès hyperphagiques (binge eating) et de l’alimentation émotionnelle, où l’envie impérieuse d’aliments hyperpalatables est vécue comme une urgence physique inextinguible.
  • Achats compulsifs et comportements impulsifs : Compréhension des passages à l’acte consuméristes où l’individu ressent un inconfort insupportable tant que l’objet désiré n’a pas été acquis.
  • Interventions basées sur la pleine conscience et la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) : Le DIQ permet de mesurer l’efficacité de protocoles tels que l’urge surfing (surfer sur la vague de l’envie), qui apprennent aux patients à observer et accepter l’expérience du désir sans chercher à le supprimer ni à le concrétiser compulsivement.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’intolérance au désir (desire intolerance) désigne une disposition psychologique caractérisée par la croyance qu’un état de désir actif et urgent est insupportable, destructeur ou incontrôlable, associée à une incapacité perçue à supporter la frustration découlant du report ou de l’abandon de la satisfaction de ce désir. Ce construit repose sur une interaction dynamique entre composantes cognitives, émotionnelles et somatiques :

Composante cognitive

Sur le plan cognitif, l’intolérance au désir se manifeste par une focalisation attentionnelle étroite et obsédante sur l’objet de convoitise. Les pensées liées au désir deviennent envahissantes (all-consuming). L’individu développe des biais d’évaluation métacognitifs selon lesquels différer l’action est irrationnel, impossible ou intolérable. Par exemple, l’item 7 (« When I really want something, I cannot think of reasons why I should wait to pursue it ») capture cette myopie temporelle induite par le désir, neutralisant l’accès aux considérations à long terme ou aux règles d’autorégulation.

Composante somatique et sensorielle

Contrairement à une simple préférence ou à un intérêt passif, le désir non assouvi chez une personne intolérante au désir déclenche une activation physiologique perçue comme viscéralement inconfortable. L’item 8 (« When I really want to do something, I feel a kind of physical squirminess until I get to do what I want ») illustre cette agitation motrice et corporelle interne, une fébrilité physique que l’individu cherche désespérément à neutraliser par l’action consommatrice.

Composante affective et réactivité à la frustration

L’interruption ou le blocage de la séquence motivationnelle vers la récompense produit une détresse affective aiguë dominée par la frustration, l’irritabilité et un sentiment d’impuissance. Des énoncés tels que « Wanting to do something and not doing it is unbearable to me » (item 6) et « That feeling of wanting to do something and not getting to do it is really frustrating for me » (item 10) démontrent que la non-concrétisation du désir n’est pas simplement perçue comme un inconvénient, mais comme une souffrance insupportable.

Distinction conceptuelle d’avec les construits voisins

Il est crucial de différencier l’intolérance au désir d’autres variables psychologiques majeures :

  • Intolérance au désir vs Intolérance à la détresse : L’intolérance à la détresse concerne la réactivité aversive face à des états émotionnels dysphoriques (peur, tristesse, douleur). L’intolérance au désir concerne spécifiquement l’incapacité à supporter un état motivationnel d’approche appétitif. Bien que corrélées, les études démontrent qu’il s’agit de construits factoriellement et prédictivement distincts.
  • Intolérance au désir vs Contrôle de soi (Self-Control) : Le contrôle de soi reflète la capacité globale d’un individu à inhiber des réponses prédominantes, réguler ses impulsions et poursuivre des objectifs à long terme. L’intolérance au désir est une réaction affective et métacognitive spécifique face à un état de convoitise. Une personne peut posséder des compétences de contrôle de soi théoriques mais s’effondrer précisément lorsqu’elle fait face à un état de désir urgent qu’elle juge intolérable.
  • Intolérance au désir vs Intensité du désir (Craving) : L’intensité du désir renvoie à la magnitude de l’envie (combien on désire l’objet). L’intolérance au désir renvoie au jugement et à la tolérance de cette expérience interne (la mesure dans laquelle on estime que ressentir cette envie est supportable).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du DIQ s’enracine dans la convergence de plusieurs modèles contemporains de la motivation, de l’émotion et de l’autorégulation :

1. La théorie de la sensibilité au renforcement (RST) de Gray et McNaughton

La théorie de la sensibilité au renforcement postule l’existence de systèmes neurobiologiques régulant les comportements : le système d’activation comportementale (BAS pour Behavioral Activation System), médiateur de l’approche vers les indices de récompense, et le système d’inhibition comportementale (BIS pour Behavioral Inhibition System), sensible aux conflits d’objectifs, à la nouveauté et aux signaux de punition. L’intolérance au désir émerge lorsque le BAS est fortement stimulé mais que des contraintes environnementales ou des objectifs contradictoires (relevant du BIS) bloquent le passage à l’acte immédiat. Cette situation génère un conflit motivationnel d’approche-évitement d’une grande acuité, que l’individu intolérant au désir peine à réguler.

2. La théorie des intrusions élaborées du désir (Elaborated Intrusion Theory)

Formulée par Kavanagh, Andrade et May (2005), la Théorie des intrusions élaborées (EI) stipule que les désirs débutent par des pensées intrusives spontanées et automatiques déclenchées par des stimuli internes ou externes. Une fois l’intrusion amorcée, l’individu s’engage dans une élaboration cognitive consciente : imagerie mentale vive de l’objet, anticipation du plaisir sensoriel et prise de conscience aiguë du manque. Chez les individus présentant une intolérance élevée au désir, cette phase d’élaboration cognitive est perçue non comme un simple vagabondage mental ou une anticipation agréable, mais comme un état de privation insoutenable qui surcharge la mémoire de travail et force le comportement de recherche de récompense.

3. Les modèles d’autorégulation et de gratification différée

Les travaux fondateurs de Walter Mischel sur le report de la gratification (le paradigme du chamallow) et les modèles à double processus de l’autorégulation (Hofmann et al., 2012) éclairent la dynamique sous-jacente au DIQ. Ces modèles opposent un système impulsif (rapide, associatif, focalisé sur la récompense immédiate) à un système réflexif (analytique, délibératif, orienté vers les conséquences futures). L’intolérance au désir constitue un catalyseur de défaillance du système réflexif : en amplifiant l’aversion subjective liée à l’attente, elle précipite la dévaluation temporelle de la récompense différée (delay discounting) et favorise une impulsivité de soulagement.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques du DIQ ont été rigoureusement établies à travers plusieurs études d’envergure menées par Veilleux et al. (2023) auprès d’échantillons d’adultes recrutés en ligne et d’étudiants de premier cycle universitaire.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’analyse des relations entre le DIQ et des construits théoriquement apparentés d’autorégulation. Comme attendu par les chercheurs, une intolérance au désir plus élevée s’est révélée modérément à fortement corrélée de manière négative avec le trait de contrôle de soi dispositionnel mesuré par la Brief Self-Control Scale de Tangney :

  • Corrélation DIQ – Contrôle de soi : $r = -0{,}58$, $p < 0{,}001$.

Cette association substantielle confirme que les individus déclarant une incapacité à supporter leurs désirs présentent également des difficultés manifestes d’inhibition comportementale et d’organisation métacognitive générale.

Validité concourante

Sur le plan concourant, une intolérance élevée au désir est positivement et significativement corrélée avec les scores de sensibilité à la punition et d’inhibition comportementale (BIS), reflétant la réactivité anxieuse et le malaise suscité par les situations de blocage ou de frustration motivationnelle.

Validité incrémentielle

L’apport le plus décisif de la validation psychométrique du DIQ réside dans sa validité incrémentielle. Les auteurs ont testé des modèles de régression hiérarchique évaluant si le DIQ apportait une valeur prédictive au-delà des mesures préexistantes les plus puissantes de la littérature, à savoir :

  1. Le contrôle de soi dispositionnel ;
  2. La sensibilité à la récompense (BAS) ;
  3. La sensibilité à la punition (BIS) ;
  4. L’intolérance à la détresse (DTS).

Les résultats ont démontré qu’après contrôle rigoureux de ces quatre variables fondamentales, la combinaison de l’intolérance à la détresse et de l’intolérance au désir (DIQ) expliquait une part supplémentaire statistiquement significative de la variance dans presque toutes les dimensions de la psychopathologie et des traits associés évalués :

  • Augmentation significative de l’explication de la variance des symptômes de détresse psychologique générale ;
  • Prédiction incrémentielle accrue de l’autocritique dysfonctionnelle et des schémas de perfectionnisme inadapté ;
  • Prédiction de la pensée dichotomique (pensée en « tout ou rien »).

La seule exception notable concernait l’usage abusif d’alcool (alcohol misuse), pour lequel le DIQ n’apportait pas de gain de prédiction statistiquement significatif au-delà du contrôle de soi et de la sensibilité à la récompense. Cette exception suggère que les mécanismes soutenant l’abus d’alcool dans des échantillons non cliniques pourraient être dominés par d’autres déterminants pharmacologiques et impulsifs directs.

8. Fidélité / Reliability

La fiabilité du Questionnaire d’intolérance au désir a été documentée via des analyses d’homogénéité et de consistance interne sur de larges cohortes d’adultes :

Consistance interne

Le DIQ démontre une consistance interne globale exceptionnelle. Dans l’échantillon principal de l’étude de Veilleux et al. (2023), les coefficients calculés ont atteint les valeurs suivantes :

  • Coefficient Alpha de Cronbach global : $lpha = 0{,}93$.
  • Consistance interne sur la première moitié aléatoire : $lpha = 0{,}92$.
  • Consistance interne sur la seconde moitié aléatoire : $lpha = 0{,}93$.

Ces coefficients très élevés, obtenus sans redondance sémantique excessive des items, témoignent d’une excellente précision de mesure du trait latent sur l’ensemble du continuum de réponse.

Stabilité de la structure et homogénéité des items

Les corrélations item-total corrigées se situent toutes à des niveaux très satisfaisants (généralement supérieures à $0{,}60$). La suppression d’aucun des dix items finaux ne conduit à une élévation de l’alpha global, confirmant que chaque item contribue de façon optimale à l’estimation du score composite de l’intolérance au désir.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle du DIQ a été élaborée suivant une méthodologie psychométrique rigoureuse en deux étapes distinctes : une analyse factorielle exploratoire (AFE) sur un premier sous-échantillon d’étalonnage, suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur un échantillon de validation croisée indépendant (Veilleux et al., 2023).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Pour déterminer le nombre pertinent de dimensions sous-jacentes au pool initial d’items, les auteurs ont recouru conjointement au graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) et à l’analyse parallèle de Horn basée sur une simulation de Monte Carlo. Ces critères ont suggéré l’extraction de 1 à 2 facteurs :

  • Bien que l’AFE ait mathématiquement extrait deux facteurs, le premier facteur expliquait à lui seul 57,27 % de la variance totale.
  • Le second facteur n’expliquait qu’un apport marginal de 7,39 % de variance additionnelle.
  • La valeur propre (eigenvalue) du second facteur était de $1{,}48$, soit une valeur à peine supérieure au seuil aléatoire établi par l’analyse parallèle ($1{,}44$).
  • L’examen qualitatif des saturations a révélé que ce second facteur regroupait exclusivement les trois items formulés de manière négative (inversés). Cette configuration est un phénomène méthodologique classique en psychométrie : l’émergence d’un pseudo-facteur lié à la méthode de codage (wording effect ou artefact de formulation) et non au contenu théorique.

Par conséquent, les chercheurs ont conclu à l’unidimensionnalité essentielle de l’échelle et ont procédé à l’élagage des items présentant des saturations croisées ou des propriétés psychométriques sous-optimales, selon les préconisations de Clark et Watson (1995).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

La structure finale à 10 items a été soumise à une analyse factorielle confirmatoire. Le modèle unifactoriel a mis en évidence un ajustement remarquable aux données empiriques, attesté par les indices suivants :

  • Test du Chi-carré : $\chi^2(35) = 90{,}37$, $p < 0{,}001$
  • Ratio Chi-carré / Degrés de liberté : $\chi^2/ ext{df} = 2{,}58$ (inférieur au seuil critique conservateur de $3{,}0$)
  • Indice de comparaison ajusté (CFI) : $ ext{CFI} = 0{,}97$ (largement supérieur au critère d’excellence de $0{,}95$)
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $ ext{RMSEA} = 0{,}08$ (intervalle de confiance à 90 % $[0{,}06 ; 0{,}10]$)
  • Critère d’information d’Akaike (AIC) : $ ext{AIC} = 150{,}37$

Tous les items conservés saturent fortement sur le facteur unique d’intolérance au désir, confirmant la validité structurale et la parcimonie du modèle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Questionnaire d’intolérance au désir (Desire Intolerance Questionnaire — DIQ).
  • Type d’évaluation : Échelle d’auto-évaluation standardisée (self-report questionnaire).
  • Nombre d’items : 10 énoncés concis mesurant les composantes cognitives, affectives et somatiques de la difficulté à supporter les désirs.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points ordonnée de façon progressive :
    1 = Not at all like me (Ne me ressemble pas du tout)
    2 = A little like me (Me ressemble un peu)
    3 = Somewhat like me (Me ressemble modérément)
    4 = Mostly like me (Me ressemble pour l’essentiel)
    5 = Definitely like me (Me ressemble tout à fait)
    6 = Extremely like me (Me ressemble extrêmement)
  • Population cible : Adultes (âgés de 18 ans et plus), applicable en population générale ainsi qu’en contextes cliniques et psychiatriques.
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un instrument idéal pour la recherche intensive (évaluations écologiques momentanées – EMA) ou le dépistage en consultation.
  • Procédure de cotation :
    • L’item 5 est inversé (Reverse Scored) : attribuer les valeurs $1
      ightarrow 6$
      , $2
      ightarrow 5$
      , $3
      ightarrow 4$
      , $4
      ightarrow 3$
      , $5
      ightarrow 2$
      , $6
      ightarrow 1$
      .
    • Le score total s’obtient en calculant la somme (allant de 10 à 60) ou la moyenne arithmétique (allant de 1 à 6) des 10 items.
    • Un score élevé reflète une plus forte intolérance au désir, signalant une vulnérabilité accrue aux conduites impulsives, à l’urgence de soulagement et aux dérégulations affectives face aux états appétitifs.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication : 2023.

Conditions d’accès et droits d’auteur : Le questionnaire a été publié par l’American Psychological Association (APA) dans l’article de référence de Veilleux et al. (2023). Conformément aux usages académiques standard, l’instrument est accessible gratuitement à des fins exclusives de recherche scientifique, d’enseignement universitaire et d’évaluation clinique non commerciale (Permissions: May use for Research/Teaching; Fee: No).

Pour toute adaptation, traduction officielle ou utilisation au sein d’applications commerciales propriétaires, les praticiens et chercheurs sont invités à contacter directement l’auteure principale, le Dr Jennifer C. Veilleux ([email protected]), et à se conformer aux directives de copyright de l’APA.

12. Références / References

  • Clark, L. A., & Watson, D. (1995). Constructing validity: Basic issues in objective scale development. Psychological Assessment, 7(3), 309–319. https://doi.org/10.1037/1040-3590.7.4.309
  • Gray, J. A., & McNaughton, N. (2000). The neuropsychology of anxiety: An enquiry into the functions of the septo-hippocampal system (2nd ed.). Oxford University Press.
  • Hofmann, W., Schmeichel, B. J., & Baddeley, A. D. (2012). Executive functions and self-regulation. Trends in Cognitive Sciences, 16(3), 174–180. https://doi.org/10.1016/j.tics.2012.01.006
  • Kavanagh, D. J., Andrade, J., & May, J. (2005). Imaginary relish and exquisite torture: The Elaborated Intrusion theory of desire. Psychological Review, 112(4), 446–467. https://doi.org/10.1037/0033-295X.112.4.441
  • Tangney, J. P., Baumeister, R. F., & Boone, A. L. (2004). High self-control predicts good adjustment, less pathology, better grades, and interpersonal success. Journal of Personality, 72(2), 271–324. https://doi.org/10.1111/j.0022-3506.2004.00263.x
  • Veilleux, J. C., Higuera, D. E., Warner, E. A., Schreiber, R. E., Brott, K. H., & Clift, J. B. (2023). I can’t handle my desires: Development and validation of a self-report measure of desire intolerance and associations with distress intolerance. Psychological Assessment, 35(12), 1134–1151. https://doi.org/10.1037/pas0001275

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions:
Below you will see questions asking about your feelings of “wanting.” These questions are asking about moments of wanting, where you might want some object (i.e., a new shirt or game) and/or you might want to do something (i.e., eat candy, drink a glass of wine, yell at your sister). These questions are asking about moments where the wanting is active, present, and feels urgent.

Response Scale:
Items are rated from 1=Not at all like me to 6=Extremely like me.
(1) Not at all like me
(2) A little like me
(3) Somewhat like me
(4) Mostly like me
(5) Definitely like me
(6) Extremely like me

Items:

  1. I do not tolerate the feeling of wanting very well.
  2. When I want something, it feels like I need to have it right now.
  3. There is nothing worse than that feeling of wanting something and not getting it.
  4. When I really want to do something, the desire is all-consuming.
  5. I can tolerate wanting things as well as most people. (Reversed Scored)
  6. Wanting to do something and not doing it is unbearable to me.
  7. When I really want something, I cannot think of reasons why I should wait to pursue it.
  8. When I really want to do something, I feel a kind of physical squirminess until I get to do what I want.
  9. I cannot handle wanting something and not getting it.
  10. That feeling of wanting to do something and not getting to do it is really frustrating for me.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-intolerance-au-desir-diq
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-intolerance-au-desir-diq.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’intolérance au désir (DIQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-intolerance-au-desir-diq.