Questionnaire sur l’histoire sexuelle

Le Questionnaire sur l’histoire sexuelle (Sexual History Questionnaire – SHQ) de Caroline Cupitt est un instrument psychométrique mesurant les pratiques sexuelles à risque de transmission du VIH et des IST, l’utilisation du préservatif et la perception cognitive du risque.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur l’histoire sexuelle (Sexual History Questionnaire, SHQ), initialement développé par la psychologue clinicienne Caroline Cupitt au début des années 1990 à l’Université de Londres, est un instrument d’évaluation psychométrique et épidémiologique conçu pour mesurer les comportements sexuels individuels associés au risque de transmission du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Le questionnaire évalue de manière ciblée la fréquence et la typologie des pratiques sexuelles, l’utilisation systématique ou intermittente du préservatif, ainsi que les représentations cognitives et la perception individuelle du risque infectieux. L’instrument est articulé en quatre sections principales (A, B, C et D) précédées d’un recueil démographique standardisé et de définitions opératoires strictes distinguant les rapports pénétratifs des pratiques non pénétratives.

Le questionnaire mobilise des formats de réponse hétérogènes adaptés à la spécificité des variables investiguées : questions dichotomiques (oui/non), échelles ordinales de type Likert en 5 points, questions à choix multiples et saisie de fréquences numériques précises. La passation prend en moyenne entre 5 et 10 minutes. Sur le plan psychométrique, bien que le SHQ ait été initialement conçu comme un inventaire comportemental descriptif sans score global standardisé, des protocoles de cotation composite du risque sexuel ont été opérationnalisés ultérieurement, notamment par Peterson (2006). L’outil démontre une excellente validité d’apparence et de contenu grâce à la désambiguïsation lexicale préalable des actes sexuels, limitant ainsi les biais de mesure. La fidélité test-retest, évaluée sur la section D relative aux perceptions du risque et antécédents de dépistage sur un intervalle de 14 jours, a révélé des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) remarquables supérieurs à 0,80 (p < 0,001). Utilisé dans de multiples contextes transculturels (Royaume-Uni, États-Unis, Afrique du Sud, Turquie), le SHQ demeure une référence majeure dans la recherche sur la santé sexuelle et les interventions comportementales préventives.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire sur l’histoire sexuelle, Sexual History Questionnaire, VIH/SIDA, comportement sexuel à risque, psychométrie, utilisation du préservatif, perception du risque, épidémiologie comportementale, rapports pénétratifs, santé sexuelle.

3. Auteurs / Authors

L’instrument original a été conçu et validé par Caroline Cupitt, psychologue clinicienne consultante, affiliée au sein du Oxleas NHS Foundation Trust (Erith Centre, Park Crescent, Bexley, Kent, DA8 3EE, Royaume-Uni ; courriel institutionnel : [email protected]). Ses travaux initiaux ont été développés dans le cadre de recherches universitaires menées au département de psychologie du King’s College London et de l’University of London, en étroite collaboration avec Padmal de Silva.

Des adaptations et opérationnalisations méthodologiques ultérieures du questionnaire ont été coordonnées par plusieurs chercheurs internationaux en psychologie de la santé et sciences sociales, parmi lesquels S. H. Peterson (recherche sur les trajectoires de risque chez les adolescentes), B. Askun et B. Ataca (adaptations transculturelles en contexte universitaire turc), ainsi que L. Aitken (investigations en milieu scolaire en Afrique du Sud).

4. Objectif / Purpose

Le Questionnaire sur l’histoire sexuelle a été expressément élaboré pour pallier les insuffisances méthodologiques récurrentes constatées dans l’évaluation des conduites sexuelles associées à l’étiologie et à la transmission du VIH et des IST. Les instruments antérieurs souffraient fréquemment d’un manque de standardisation sémantique, induisant des confusions majeures chez les répondants quant à la nature exacte des termes « rapports sexuels » ou « partenaires ». L’objectif premier du SHQ est de fournir une cartographie comportementale fine, objective et standardisée des pratiques pénétratives et non pénétratives, tout en reliant ces comportements réels aux croyances subjectives des individus sur leur propre vulnérabilité immunologique.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche académique, le SHQ est utilisé pour :

  • Identifier la prévalence des comportements sexuels non protégés au sein de cohortes spécifiques, en particulier chez les étudiants universitaires et les adolescents émergents (adulte émergent).
  • Étudier les corrélats psychosociaux, cognitifs et relationnels associés à l’adoption ou au rejet des pratiques de sexe à moindre risque (safer sex).
  • Évaluer l’efficacité empirique des programmes d’éducation sexuelle et des interventions préventives par les pairs (peer education) par le biais de devis longitudinaux pré-test et post-test (Ehrhardt et al., 2006).
  • Analyser les dynamiques transculturelles de négociation du préservatif en fonction du genre, de l’appartenance ethnique et des normes culturelles intériorisées (Lam & Barnhart, 2006).

Applications cliniques et de santé publique

Sur le plan clinique et en consultation de santé sexuelle, le questionnaire sert d’outil d’anamnèse structuré. Il permet aux cliniciens, psychologues et conseillers en dépistage VIH d’évaluer rapidement le degré d’exposition biologique d’un patient au cours du dernier mois ou lors de son rapport le plus récent. Cette structure facilite la mise en lumière des discordances cognitives entre la perception subjective du risque (ex. : un patient se déclarant « absolument non à risque ») et la réalité de ses pratiques (ex. : multiplicité des partenaires pénétratifs sans barrière prophylactique). L’instrument offre ainsi une base d’intervention ciblée pour le conseil pré- et post-test VIH, la prescription de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et le travail motivationnel sur les compétences d’auto-efficacité et de communication au sein du couple.

5. Construit psychologique / Construct

Le SHQ évalue un construit multidimensionnel centré sur le comportement sexuel à risque de transmission infectieuse, contextualisé par des déterminants cognitifs, relationnels et situationnels. L’instrument s’articule autour de quatre dimensions fondamentales clairement délimitées :

Section A : Orientation comportementale et antécédents d’initiation sexuelle

Cette première dimension établit une distinction épistémologique cruciale entre l’identité sexuelle subjective et le comportement sexuel effectif. Conformément aux observations cliniques de Bancroft (1989), l’auto-étiquetage identitaire (hétérosexuel, homosexuel, bisexuel) ne concorde pas systématiquement avec le sexe biologique des partenaires réels. La section mesure donc l’orientation comportementale via une échelle ordinale allant de 1 (« uniquement des hommes ») à 5 (« uniquement des femmes »). Elle explore ensuite l’historique d’initiation : l’entrée dans la sexualité pénétrative (vaginale ou anale), l’âge précis du premier rapport pénétratif — variable prédictive majeure de vulnérabilité épidémiologique — et l’existence d’antécédents de rapports pénétratifs sans préservatif au cours de la vie entière.

Section B : Fréquence comportementale récente et typologie des partenaires (Dernier mois)

La deuxième dimension capture l’activité sexuelle aiguë sur un horizon temporel standardisé de 30 jours. Elle quantifie :

  • Le nombre total de partenaires sexuels différents durant le mois écoulé.
  • La proportion relative de partenaires réguliers (définis opérationnellement comme des partenaires avec lesquels le sujet a eu plus d’un rapport) par rapport aux partenaires occasionnels.
  • Le volume cumulé d’épisodes sexuels avec chaque catégorie de partenaires.
  • Le ratio précis entre rapports pénétratifs totaux et rapports pénétratifs protégés par préservatif. Cette segmentation fine permet d’isoler l’indice de couverture préventive réelle (taux de conformité au préservatif).

Section C : Contexte situationnel, dynamique relationnelle et négociation (Dernier rapport)

Conçue pour contrer les limitations mnésiques inhérentes au rappel rétrospectif global, cette sous-échelle effectue une micro-analyse du dernier événement sexuel. Elle explore :

  • La récence temporelle de l’acte (catégorisée de moins d’une semaine à plus d’un an).
  • La nature spécifique des actes accomplis (sexe vaginal protégé/non protégé, sexe anal protégé/non protégé, sexe oral, pratiques non pénétratives).
  • Les méthodes contraceptives associées (pilule, stérilet, diaphragme, retrait, méthode du calendrier, etc.), permettant d’analyser le découplage fréquent entre contraception hormonale et prévention des IST.
  • Les variables communicationnelles et de négociation préventive : initiative de la mention du préservatif ou des actes non pénétratifs (le sujet, le partenaire ou aucun des deux), discussion préalable du sexe à moindre risque et communication des préférences érotiques.
  • L’agentivité et les états affectifs internes : désir sexuel ressenti, perception du désir du partenaire, et sentiment d’auto-efficacité quant à la capacité d’exprimer ses désirs et limites (mesurés sur échelles de 1 à 5).

Section D : Représentations cognitives, expérience vicariante et perception du risque VIH

La quatrième composante analyse les schémas cognitifs relatifs à la menace du VIH/SIDA. Elle évalue l’estimation globale que le sujet porte sur son propre niveau de vulnérabilité (évaluation en 5 points allant de « Pas du tout » à « Énormément »). Elle intègre également les variables d’apprentissage social et d’expérience directe : antécédents de dépistage sérologique (test des anticorps VIH et réception effective des résultats) et proximité relationnelle avec des personnes séropositives ou décédées du SIDA, un prédicteur direct bien documenté de modification durable des conduites de précaution (Becker & Joseph, 1988).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du Questionnaire sur l’histoire sexuelle s’enracine dans la convergence de trois grands modèles théoriques de la psychologie de la santé et des sciences comportementales :

1. Le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model – HBM)

Formulé initialement par Rosenstock (1974) et enrichi par Becker et Joseph (1988), le Health Belief Model postule que l’adoption d’un comportement préventif (tel que l’usage systématique du préservatif) dépend de la gravité perçue d’une maladie et de la vulnérabilité perçue du sujet face à celle-ci. Le SHQ opérationnalise directement ce paradigme au sein de la section D en mesurant la vulnérabilité perçue au VIH. Le modèle prédit que les sujets présentant une sous-estimation irréaliste de leur risque personnel (biais d’optimisme comparatif) s’engageront plus fréquemment dans des rapports pénétratifs non protégés. De plus, la connaissance personnelle d’individus atteints par le VIH agit comme un « déclencheur à l’action » (cue to action) puissant, modifiant la saillance cognitive de la menace infectieuse.

2. La théorie sociocognitive et l’auto-efficacité de Bandura

Selon la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1986), la simple connaissance du risque ne suffit pas à modifier l’action ; l’individu doit posséder un sentiment d’auto-efficacité (self-efficacy) suffisant pour exécuter le comportement cible dans des situations interpersonnelles complexes. Le SHQ capture cette dimension dans la section C à travers l’évaluation de la capacité subjective à formuler ses désirs et limites sexuelles face au partenaire, ainsi que la négociation active de l’usage du préservatif. Dans les contextes de séduction ou de pression relationnelle, un faible sentiment d’auto-efficacité communicationnelle inhibe l’adoption du préservatif en dépit d’une intention initiale favorable.

3. L’approche sociométrique et comportementale du Project SIGMA

Sur le plan méthodologique de l’évaluation de la sexualité, Cupitt s’est explicitement inspirée des travaux pionniers du Project SIGMA (Socio-Sexual Investigations of Gay Men and AIDS ; Hunt, Davies, Weatherburn, Coxon, & McManus, 1991). Les chercheurs de SIGMA ont démontré les biais critiques engendrés par l’utilisation de termes vagues dans les enquêtes épidémiologiques. L’hétérogénéité des définitions profanes du mot « partenaire » ou de l’expression « avoir des rapports sexuels » fausse dramatiquement les statistiques de contamination. Le SHQ intègre donc la distinction formelle introduite par SIGMA entre partenaire générique et « partenaire pénétratif », fondant sa structure sur une stricte clarification sémantique préalable des actes biologiques (vaginal, anal, oral, rapports protégés vs non protégés).

7. Validité / Validity

Les investigations psychométriques menées sur le SHQ confirment des niveaux rigoureux de validité à travers plusieurs dimensions scientifiques reconnues :

Validité de contenu et validité d’apparence (Face Validity)

La validité de contenu a été maximisée dès la conception de l’instrument par l’insertion liminaire d’un glossaire opératoire standardisé. Ce protocole garantit que chaque répondant partage une acception identique des termes anatomiques et comportementaux (sexe vaginal, anal, oral, pénétratif, non pénétratif, sexe protégé et partenaire régulier). Cette précision limite considérablement les biais d’interprétation sémantique qui altéraient les instruments concurrents. La validité apparente est exceptionnellement élevée : les items reflètent de manière directe et transparente les réalités comportementales et relationnelles vécues par les populations cibles.

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la cohérence interne entre les sections comportementales et cognitives. Conformément aux hypothèses théoriques, les recherches menées avec le SHQ (Cupitt & de Silva, 1994 ; Askun & Ataca, 2007) révèlent des corrélations significatives et prévisibles :

  • Les scores élevés d’auto-efficacité communicationnelle (Section C) sont positivement associés à l’utilisation systématique du préservatif lors du dernier rapport (r variant de 0,32 à 0,46, p < 0,01).
  • L’existence d’une relation régulière est fortement corrélée à une décroissance de l’utilisation du préservatif au profit de contraceptifs oraux, illustrant le phénomène documenté de transfert de la protection barrière vers la contraception chimique à mesure que s’installe la confiance relationnelle subjective.

Validité convergente et prédictive

La validité convergente a été démontrée par des associations statistiques robustes entre les indices de risque dérivés du SHQ et d’autres mesures standardisées de recherche de sensations sexuelles, d’adhésion aux mythes sexuels (Cupitt & de Silva, 1994) et de consommation de substances psychoactives. En matière de validité prédictive, le score composite de risque développé par Peterson (2006) à partir de quatre variables du SHQ (âge du premier rapport, nombre de partenaires, antécédents de rapports non protégés, rapport non protégé récent) prédit significativement la survenue d’infections sexuellement transmissibles documentées et de grossesses non planifiées chez les adolescentes, corroborant les données épidémiologiques longitudinales de DiClemente (1992) et Roosa et al. (1997).

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité des inventaires comportementaux rétrospectifs pose des défis méthodologiques uniques, les pratiques sexuelles étant intrinsèquement fluides, dynamiques et évolutives dans le temps. Pour surmonter cette instabilité écologique, l’architecture du SHQ combine deux approches psychométriques complémentaires :

Stabilité temporelle (Fidélité Test-Retest)

Dans l’étude princeps de validation (Cupitt, 1992), la stabilité temporelle des représentations cognitives et des antécédents fixes (Section D) a été mesurée auprès d’une cohorte de 18 étudiants de troisième cycle universitaire (postgraduate students) soumis à deux passations séparées par un intervalle strict de deux semaines (14 jours). Les analyses ont révélé des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) tous supérieurs à 0,80 (p < 0,001), attestant d’une excellente stabilité temporelle pour l’évaluation de la vulnérabilité perçue et le statut de dépistage.

Réduction du biais de rappel rétrospectif (Recall Bias)

Pour les sections comportementales B et C, la fidélité de mesure a été optimisée par des choix de design méthodologique rigoureux :

  • Fenêtre temporelle restreinte : La section B limite le rappel à 30 jours calendaires, réduisant l’érosion mnésique par rapport aux enquêtes évaluant les conduites sexuelles sur une année ou sur la vie entière.
  • Analyse de l’événement indicatif (Section C) : Le ciblage précis du tout dernier rapport sexuel isole un épisode unitaire doté d’une vivacité mnésique supérieure (event-level analysis), éliminant les extrapolations probabilistes approximatives couramment effectuées par les répondants lors des auto-évaluations globales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le Questionnaire sur l’histoire sexuelle a été structuré comme un instrument composite d’évaluation comportementale et épidémiologique plutôt que comme une échelle psychométrique unidimensionnelle classique régie par la théorie classique des tests. Par conséquent, l’outil total n’a pas été conçu pour générer une solution factorielle globale unique englobant l’intégralité des 25 variables.

Structure factorielle des sous-composantes cognitives et relationnelles

Des analyses factorielles exploratoires (AFE) menées sur les sous-ensembles de variables continues et ordinales (notamment les items de sentiments et d’agentivité de la section C et l’item de perception du risque de la section D) ont mis en évidence l’émergence de deux dimensions factorielles robustes :

  • Facteur 1 : Agentivité communicationnelle et négociation sexuelle. Ce facteur regroupe les items évaluant la capacité subjective à exprimer ses souhaits sexuels, l’amorce de la discussion sur le préservatif et la négociation des pratiques non pénétratives (saturations factorielles observées entre 0,68 et 0,84).
  • Facteur 2 : Concordance affective et pulsionnelle. Ce facteur isole la congruence entre le désir sexuel éprouvé par le sujet et le désir perçu chez le partenaire lors du dernier événement sexuel (saturations factorielles comprises entre 0,62 et 0,79).

Modélisation composite du risque sexuel (Peterson, 2006)

Afin de transformer ces données comportementales en une variable métrique continue exploitable dans les modèles de régression structurelle, Peterson (2006) a formalisé un Score Composite de Risque Sexuel basé sur 4 items cardinaux du SHQ :

Item / Comportement Question source Échelle de cotation pondérée Poids théorique
Âge du premier rapport pénétratif Section A – Q2 Valeurs de 6 (très précoce) à 1 (tardif) Pondération inverse de l’âge d’initiation
Nombre de partenaires au dernier mois Section B – Q1 Valeurs discrètes de 1 à 6 Exposition cumulative à la transmission
Antécédents de pénétration non protégée Section A – Q3 3 points (Oui) / 0 point (Non) Vulnérabilité comportementale historique
Pénétration non protégée au dernier rapport Section C – Q2 3 points (Oui) / 0 point (Non) Indice aigu de risque immédiat

Les modélisations en équations structurelles intégrant ce score composite attestent d’une excellente validité d’ajustement conceptuel pour prédire les dénouements cliniques défavorables chez les populations jeunes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire standardisé sur support papier-crayon ou informatisé.
  • Format des réponses : Questionnaire mixte combinant items dichotomiques (Oui/Non), échelles de Likert en 5 points (de 1 = « Pas du tout » à 5 = « Énormément »), questions à choix multiples catégorielles et saisies de valeurs numériques absolues (fréquences, âges, nombres de partenaires).
  • Nombre total d’items : Le questionnaire comporte 4 sections principales articulées autour d’une vingtaine de nœuds décisionnels et de sous-questions conditionnelles (sections de saut en cas d’inactivité sexuelle).
  • Durée de passation : Entre 5 et 10 minutes en moyenne, selon la complexité des antécédents sexuels du répondant.
  • Procédure de cotation :
    • Analyse qualitative et épidémiologique directe : La présence d’un seul rapport pénétratif non protégé au cours du dernier mois (Section B) ou lors du dernier rapport (Section C) classe automatiquement l’individu dans la catégorie à « haut risque d’infection » (en posant l’hypothèse clinique que le risque lié aux rapports oraux isolés est minime en regard de la voie pénétrative).
    • Score composite de risque (Peterson, 2006) : Calculé en sommant les pondérations assignées aux 4 items clés décrits en section 9, générant un score continu variant de 2 à 18, où un score élevé indique une probabilité accrue de transmission infectieuse ou de conception accidentelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1992 (mémoire de Master de Caroline Cupitt, Université de Londres) ; premières publications empiriques majeures en 1994 (Cupitt & de Silva).
  • Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle de l’auteure (Caroline Cupitt). L’instrument a été mis à la disposition de la communauté scientifique internationale à des fins de recherche fondamentale et clinique.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation non commerciale dans le cadre de projets académiques, cliniques ou de santé publique.
  • Demande d’autorisation : Les équipes de recherche souhaitant adapter, traduire ou administrer le questionnaire dans des protocoles expérimentaux sont invitées à adresser une correspondance institutionnelle à Caroline Cupitt (Consultant Clinical Psychologist, Oxleas NHS Foundation Trust, Assertive Outreach Team, Erith Centre, Park Crescent, Bexley, Kent, UK, DA8 3EE ; courriel : [email protected]).

12. Références / References

Aitken, L. (2005). The influence of HIV knowledge, beliefs, and religiosity on sexual risk behaviours of private school adolescents (Minithesis non publiée, University of the Western Cape, Bellville, Afrique du Sud). Récupéré de http://etd.uwc.ac.za/usrfiles/modules/etd/docs/etd_init_3582_1174044987.pdf

Askun, D., & Ataca, B. (2007). Sexuality related attitudes and behaviors of Turkish university students. Archives of Sexual Behavior, 36(5), 741–752. https://doi.org/10.1007/s10508-007-9204-6

Bancroft, J. (1989). Human sexuality and its problems (2e éd.). Churchill Livingstone.

Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.

Becker, M. H., & Joseph, J. G. (1988). AIDS and behavioral change to reduce risk: A review. American Journal of Public Health, 78(4), 394–410. https://doi.org/10.2105/AJPH.78.4.394

Cupitt, C. (1992). Cognitive factors in the decision to adopt safer sex practices (Thèse de master non publiée). University of London, Royaume-Uni.

Cupitt, C., & de Silva, P. (1994). Zilbergeld’s myths and sexual activity in the age of AIDS: An empirical study. Sexual and Marital Therapy, 9(1), 17–31. https://doi.org/10.1080/02674659408409564

DiClemente, R. J. (1992). Psychosocial determinants of condom use among adolescents. Dans R. J. DiClemente (Éd.), Adolescents and AIDS: A generation in jeopardy (pp. 34–51). SAGE Publications.

Ehrhardt, B. L., Krumboltz, J. D., & Koopman, C. (2006). Training peer sexual health educators: Changes in knowledge, counseling self-efficacy and sexual risk behavior. American Journal of Sexuality Education, 2(1), 39–55. https://doi.org/10.1300/J455v02n01_04

Hunt, A. J., Davies, P. M., Weatherburn, P., Coxon, A. P., & McManus, T. J. (1991). Sexual partners, penetrative sexual partners and HIV risk. AIDS, 5(6), 723–728. https://doi.org/10.1097/00002030-199106000-00013

Lam, A. G., & Barnhart, J. E. (2006). It takes two: The role of partner ethnicity and age characteristics on condom negotiations of heterosexual Chinese and Filipina American college women. AIDS Education and Prevention, 18(1), 68–80. https://doi.org/10.1521/aeap.2006.18.1.68

Peterson, S. H. (2006). The importance of fathers: Contextualizing sexual risk taking in “low risk” African-American adolescent girls. Journal of Human Behavior in the Social Environment, 13(3), 67–83. https://doi.org/10.1300/J137v13n03_05

Roosa, M. W., Tein, J., Reinholtz, C., & Angelini, P. J. (1997). The relationship of childhood sexual abuse to teenage pregnancy. Journal of Marriage and the Family, 59(1), 119–130. https://doi.org/10.2307/353666

Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the Health Belief Model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: This questionnaire asks questions about your recent sexual history. Your answers are entirely confidential. Some words used in this questionnaire may not be familiar to you, or you may not be sure of their exact meaning. The following definitions may be helpful: Vaginal sex is sex in which the penis enters the vagina. Oral sex is sex in which the mouth or tongue is in contact with the genitals. Anal sex is sex in which the penis enters the anus, or back passage. Penetrative sex is sex in which the penis enters the vagina or anus. Nonpenetrative sex includes oral sex, and also many other forms of sex such as massage, touching, and mutual masturbation. Protected sex refers to sex with a condom or oral sex with a latex barrier or condom. A regular partner, for the purposes of this study, is someone with whom you have had sex more than once.
1

Who do you have sex with? (please circle):
2

1 only men 2 mostly men 3 equally men and women 4 mostly women 5 only women
3

Have you ever had penetrative sex (sex in which the penis penetrates the vagina or anus)? Yes/no
4

If yes, at what age did you first have penetrative sex?        
5

Have you ever had unprotected penetrative sex (penetrative sex without a condom)? Yes/no
6

Section B
7

The following questions relate to your sexual encounter(s) over the last month. This includes nonpenetrative sex such as oral sex and mutual masturbation. If you have not had sex in the last month please move on to Section C. If you have never had sex please move on to Section D.
8

In the last month how many sexual partners have you had?        
9

How many of these were regular partners (people with whom you have had sex more than once)?        
10

(a) How many times have you had sex with a regular partner in the last month?        
11

On how many of these occasions did you have penetrative sex?        
12

On how many of these occasions did you use a condom?        
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Looti, M. (2026, octobre 17). Questionnaire sur l’histoire sexuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-histoire-sexuelle
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’histoire sexuelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-histoire-sexuelle.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’histoire sexuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-histoire-sexuelle.