Questionnaire du vouloir sexuel

Le Questionnaire du vouloir sexuel (Sexual Wanting Questionnaire – SWQ), conçu par Zoë D. Peterson et Charlene L. Muehlenhard, évalue la multidimensionnalité et l’ambivalence du vouloir sexuel à travers ses motifs et ses répercussions.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire du vouloir sexuel (en anglais, Sexual Wanting Questionnaire — SWQ), développé par les chercheuses Zoë D. Peterson et Charlene L. Muehlenhard, est un instrument psychométrique pionnier conçu pour évaluer la nature multidimensionnelle et non binaire du vouloir sexuel humain. Historiquement, la recherche clinique et psychosociale a appréhendé les relations intimes au travers d’une dichotomie réductrice opposant activité voulue et non voulue. Le SWQ dépasse ce paradigme restrictif en conceptualisant le vouloir comme un construit continu, complexe et ambivalent, articulé autour de quatre distinctions théoriques fondamentales : la multiplicité des intensités de vouloir (niveaux gradués), la pluralité des facettes motivationnelles concomitantes (multidimensionnalité), la divergence entre l’attrait pour l’acte physique en lui-même et l’anticipation de ses conséquences, ainsi que la dissociation critique entre le vouloir sexuel subjectif et le consentement sexuel comportemental ou juridique.

L’instrument complet comprend 106 items évaluant les motifs d’engagement ou de refus lors d’un événement sexuel spécifique (par exemple, le premier rapport sexuel de la vie ou la relation sexuelle la plus récente). Le questionnaire déploie une double modalité d’évaluation : d’abord la confirmation de la véracité de l’item au moment des faits, puis une notation bipolaire en 7 points allant de -3 (une raison majeure de ne pas vouloir de rapport sexuel) à +3 (une raison majeure de vouloir un rapport sexuel), le point neutre 0 indiquant l’absence d’influence motivationnelle. Les items se structurent en sous-échelles distinctes : d’un côté, les motifs du vouloir (incluant notamment l’état d’excitation et d’appétence, l’évitement des conséquences négatives du refus, le gain personnel, les bénéfices sociaux, la peur d’un préjudice physique, le renforcement du lien conjugal, l’absence d’intoxication et le statut non vierge) ; de l’autre, les motifs du non-vouloir (tels que l’absence d’excitation, l’anticipation de conséquences négatives morales ou sanitaires, le manque de confiance, l’infidélité, l’aversion envers le partenaire et les retombées sociales néfastes). Les propriétés psychométriques établies auprès d’échantillons universitaires démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .72 et .95 selon les sous-échelles, ainsi qu’une remarquable validité de construit démontrant empiriquement que l’on peut consentir à un acte sexuel non voulu ou, inversement, refuser de consentir à un acte sexuel pourtant désiré.

2. Mots-clés / Keywords

Vouloir sexuel, consentement sexuel, ambivalence sexuelle, motivation sexuelle, psychométrie, évaluation sexologique, coercition sexuelle, agression sexuelle, relations intimes, fidélité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

Le Sexual Wanting Questionnaire a été conçu et validé par :

  • Zoë D. Peterson, Ph.D. : Professeure titulaire au Département de Psychologie de l’Université du Missouri–St. Louis (UMSL), directrice de recherche en psychologie clinique et sexologie, et membre senior du Kinsey Institute for Research in Sex, Gender, and Reproduction. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Charlene L. Muehlenhard, Ph.D. : Professeure émérite émérite de psychologie et d’études sur le genre et les femmes à l’Université du Kansas (KU), internationalement reconnue pour ses travaux fondamentaux sur le consentement sexuel, la communication verbale et non verbale, et la dialectique du refus intime.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Sexual Wanting Questionnaire réside dans la déconstruction opérationnelle d’un dogme réducteur prévalant tant dans le discours social que dans les premières modélisations de la sexologie : la présomption selon laquelle toute interaction intime relève d’une dichotomie mutuellement exclusive entre un acte strictement « voulu » et un acte « non voulu ». Les recherches cliniques et épidémiologiques menées depuis la fin des années 1980 (notamment par Muehlenhard et ses collaborateurs) ont révélé que la phénoménologie de la motivation intime est profondément imprégnée d’ambivalence. Un individu peut ressentir une intense attraction physique envers un partenaire tout en éprouvant une appréhension morale aiguë face à l’acte, ou accepter un rapport physique sans désir intrinsèque afin de préserver l’harmonie de son couple ou de désamorcer une pression psychologique insidieuse.

Le SWQ a ainsi été élaboré pour fournir un protocole standardisé permettant de quantifier ces dynamiques motivationnelles complexes lors d’une expérience sexuelle ciblée, qu’il s’agisse de la première relation coïtale ou d’une interaction intime récente, qu’elle ait été consensuelle ou non consensuelle. Dans le domaine de la recherche académique, l’instrument permet de disséquer avec une granularité sans précédent les antécédents cognitifs, affectifs et contextuels de la prise de décision sexuelle chez les jeunes adultes. Il éclaire les tensions entre pressions normatives entre pairs, crainte des infections transmissibles sexuellement (ITS), peur d’une grossesse non désirée et dynamique affective interpersonnelle.

Sur le plan clinique, médico-légal et victimologique, le SWQ remplit une fonction diagnostique et thérapeutique déterminante. Il fournit un cadre structuré pour explorer les situations d’agression sexuelle ou de rapports forcés où les victimes luttent pour verbaliser la dissonance vécue entre leur état motivationnel interne et leur comportement manifeste. En dissociant rigoureusement le désir corporel, l’adhésion cognitive, les répercussions anticipées et l’accord comportemental, le questionnaire offre aux cliniciens un puissant levier d’intervention pour déculpabiliser les victimes de coercition et analyser les contextes d’inconfort relationnel ou de conformisme intime.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le SWQ est l’ambivalence et la multidimensionnalité du vouloir sexuel. Loin d’être un état affectif unitaire, le « vouloir » est théorisé comme une constellation de motivations convergentes ou conflictuelles. L’architecture psychométrique du SWQ repose sur quatre piliers théoriques :

  • La gradation continue du vouloir : L’attirance ou la répulsion ne sont pas binaires ; elles s’inscrivent sur un continuum d’intensité variable allant d’une aversion viscérale à une motivation impérieuse.
  • La multidimensionnalité factorielle : Au cours d’un même épisode, des motifs contradictoires coexistent fréquemment. Un individu peut simultanément vouloir la relation sous l’angle de la connexion affective tout en ne la voulant pas sous l’angle de ses convictions éthiques ou religieuses.
  • La distinction acte-conséquences : Le désir d’accomplir l’acte corporel en lui-même (stimulations sensorielles, érotisme) est distinct de la volonté d’assumer ses conséquences immédiates ou différées (statut relationnel, réputation sociale, risques sanitaires).
  • La distinction vouloir-consentir : Le ressenti subjectif de désir est indépendant de la décision comportementale de consentement. On peut consentir à un acte non voulu (par exemple, par bienveillance envers son conjoint ou pour éviter un conflit) et, inversement, désirer un acte tout en refusant d’y consentir (en raison de contraintes morales ou situationnelles).

Sous-échelles des motifs du vouloir (Reasons for Wanting)

Ces dimensions synthétisent les facteurs qui incitent l’individu à désirer l’activité sexuelle :

  • Disposé / Excité (In the Mood) : Évalue l’éveil érotique viscéral, l’attirance physique envers le partenaire, l’anticipation d’une intimité émotionnelle et du plaisir corporel (items tels que 1a, 2a, 3a, 6a, 7a, 10, 11a, 12a, 13a, 14, 16a, 17, 19, 22a, 26, 78).
  • Évitement des conséquences négatives du refus (Negative Consequences of Refusing) : Mesure la motivation à s’engager sexuellement pour prévenir la colère, la déception, l’abandon du partenaire ou le sentiment de culpabilité personnelle (items 49, 62, 66, 67, 68, 71, 75, 80, 82).
  • Gain personnel (Personal Gain) : Reflète des motivations instrumentales orientées vers l’obtention de ressources matérielles, de privilèges ou d’un avantage direct (items 47, 48, 54, 79a).
  • Bénéfices sociaux (Social Benefits) : Concerne l’optimisation perçue du statut social, de la popularité et de l’estime au sein du groupe de pairs (items 40a, 41a, 45).
  • Peur d’un préjudice corporel (Fear of Physical Harm) : Capture les situations extrêmes de coercition où le vouloir sexuel découle de la nécessité de désamorcer une menace immédiate de violence physique (items 69, 74).
  • Renforcement de la relation (Strengthen the Relationship) : Focalisé sur la consolidation de l’attachement amoureux, la démonstration de tendresse et l’évolution vers un engagement conjugal stable (items 50, 51, 59, 61).
  • Sobriété (Not Intoxicated) : Intègre le rôle facilitateur de la pleine lucidité cognitive et de l’absence de substances psychoactives (items 20a, 21a).
  • Expérience préalable (Not a Virgin) : Évalue l’influence d’un historique sexuel antérieur diminuant les appréhensions liées à l’initiation (items 29b, 30b).

Sous-échelles des motifs du non-vouloir (Reasons for Not Wanting)

Ces dimensions mesurent les vecteurs d’inhibition et de réticence face à l’acte :

  • Non disposé / Absence d’excitation (Not in the Mood) : Rend compte de l’absence totale de désir corporel, de l’ennui, de l’apathie ou du dégoût physique face à l’interaction (items 1b, 2b, 3c, 5, 12b, 13b, 16b).
  • Conséquences négatives (Negative Consequences) : Analyse l’anxiété liée aux retombées tangibles de l’acte, incluant la peur des ITS, la survenue d’une grossesse, la transgression des valeurs parentales ou morales et le conflit avec les obligations quotidiennes (items 23, 31, 33, 34, 35, 36, 37, 39).
  • Manque d’assurance (Lack of Confidence) : Regroupe les craintes de dysfonction érectile ou d’incompétence technique, l’inconfort corporel et la douleur anticipée lors de l’acte (items 4b, 18, 25, 28, 29a).
  • Infidélité (Cheating) : Évalue la détresse morale et la peur d’endommager une relation de couple exclusive préexistante (items 63, 64).
  • Aversion envers le partenaire (Disliked the Other Person) : Mesure l’antipathie interpersonnelle et l’absence d’attirance physique pour l’autre individu (items 6b, 7b).
  • Conséquences sociales négatives (Negative Social Consequences) : Identifie la crainte de la stigmatisation morale, du dénigrement de la réputation intime et du jugement réprobateur des pairs (items 40b, 41b).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du SWQ s’articule à l’intersection des théories de l’action raisonnée, des scripts sexuels (Gagnon & Simon, 1973) et des modèles d’ambivalence motivationnelle de la psychologie sociale féministe. Les fondations épistémologiques du test ont été posées par les travaux de Charlene Muehlenhard et ses collègues (Muehlenhard & Cook, 1988 ; Muehlenhard & Peterson, 2005 ; Peterson & Muehlenhard, 2007), lesquels ont dénoncé l’assimilation simpliste du comportement observable à la motivation psychologique sous-jacente.

Selon la théorie des scripts sexuels, les conduites intimes sont guidées par des scénarios cognitifs culturels, interpersonnels et intrapsychiques qui prescrivent le déroulement attendu d’une interaction. Dans de nombreuses cultures occidentales, le script hétéronormatif standard enjoint aux hommes de manifester une initiative sexuelle constante tout en attribuant aux femmes un rôle de régulatrices morales. Ce modèle scriptural engendre structurellement des situations où les individus consentent à des rapports sans désir intrinsèque, que ce soit pour se conformer aux normes du rôle de genre, préserver l’ego de l’autre ou valider leur propre désirabilité sociale (O’Sullivan & Allgeier, 1998 ; O’Sullivan & Gaines, 1998).

Sur le plan conceptuel, Peterson et Muehlenhard s’appuient sur le modèle de l’ambivalence motivationnelle, selon lequel des attitudes positives et négatives à l’égard d’une même cible ne s’annulent pas sur une échelle unidimensionnelle bipolaire, mais coexistent de manière indépendante. L’individu opère une négociation cognitive permanente entre les forces d’attraction (sensations corporelles, connexion romantique) et les forces d’inhibition (risques sanitaires, réputation, transgression morale). Cette modélisation s’est avérée révolutionnaire pour l’étude du viol et de la coercition sexuelle : elle a démontré que les femmes victimes de violences sexuelles font état d’une diminution drastique du vouloir global, mais que l’absence de consentement formel peut coexister avec des processus d’évaluation extrêmement complexes quant aux risques encourus lors du refus.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité du Sexual Wanting Questionnaire repose sur un ensemble rigoureux d’analyses de contenu, de construit, convergentes et discriminantes :

  • Validité de contenu : Les 106 items de l’échelle ont été dérivés inductivement à partir de la littérature empirique existante sur les motivations et les refus sexuels (notamment Muehlenhard & Cook, 1988 ; O’Sullivan & Allgeier, 1998) et de groupes de discussion approfondis menés auprès d’étudiants de premier cycle universitaire. Cette démarche garantit une couverture exhaustive de l’espace sémantique des raisons affectives, physiologiques, instrumentales et sociales orientant l’acte sexuel.
  • Validité de construit : La validité de construit a été brillamment démontrée dans l’étude fondatrice de Peterson et Muehlenhard (2007), qui comparait un groupe de 87 étudiantes universitaires évaluant leur dernière relation sexuelle consensuelle à un groupe de 77 étudiantes évaluant une expérience de rapport non consensuel (viol). Conformément aux prédictions théoriques, les scores globaux de vouloir étaient significativement plus bas dans le groupe viol que dans le groupe consensuel. Toutefois, les analyses ont également mis en lumière une variance intra-groupe substantielle, prouvant que les femmes consentent parfois à des relations qu’elles ne désirent pas (vouloir faible à modéré) et que, dans les contextes non consensuels, des raisons d’acceptation apparente découlent directement de la peur de violences physiques accrues.
  • Validité discriminante et convergente : Les sous-échelles du SWQ corrèlent de façon différentielle avec les mesures d’anxiété sexuelle, de culpabilité morale, d’assertivité sexuelle et d’adhésion aux mythes du viol, confirmant que le vouloir n’est pas un simple substitut du désir sexuel d’états ou de traits de personnalité préexistants, mais bien une entité évaluative contextuelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du SWQ a été documentée au travers d’évaluations exhaustives de la cohérence interne de ses sous-échelles. Dans la cohorte d’étalonnage initiale comprenant 213 femmes universitaires interrogées sur leurs expériences coïtales consensuelles et non consensuelles (Peterson & Muehlenhard, 2007) :

  • Les coefficients alpha de Cronbach pour l’ensemble des sous-échelles des motifs du vouloir (Reasons for Wanting) et des motifs du non-vouloir (Reasons for Not Wanting) se sont échelonnés entre .72 et .95.
  • Les sous-échelles centrales telles que In the Mood (α ≥ .90) et Negative Consequences of Refusing (α ≥ .85) affichent une consistance interne particulièrement robuste, attestant de l’homogénéité des énoncés regroupés sous ces facteurs.
  • Les corrélations inter-items corrigées se situent systématiquement au-dessus du seuil psychométrique recommandé de .30 pour les items constitutifs de chaque sous-dimension.

Bien que la nature rétrospective et spécifique à un événement donné de l’instrument limite la pertinence d’une analyse de fidélité test-retest classique (l’évaluation portant sur un souvenir précis), les études de réplication ont confirmé la stabilité structurelle des réponses dans le temps lorsque les participants se remémorent le même événement à plusieurs semaines d’intervalle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structuration multidimensionnelle du SWQ a été établie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées lors des phases de développement initial de l’instrument (Muehlenhard, Peterson, MacPherson, & Blair, 2002 ; Peterson & Muehlenhard, 2007). L’extraction a été réalisée selon la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), en raison de la corrélation théorique attendue entre les différentes facettes de la motivation sexuelle.

L’analyse a confirmé une bipartition claire entre les raisons positives poussant à vouloir l’acte et les raisons inhibitrices poussant à ne pas le vouloir :

  • Pour les raisons du vouloir, l’analyse a extrait 8 facteurs distincts présentant des valeurs propres supérieures à 1.0 (critère de Kaiser) et corroborés par l’éboulis des valeurs propres (scree plot de Cattell). Le premier facteur dominant, In the Mood, sature fortement sur les items décrivant l’excitation génitale et corporelle (items 1a, 2a, 12a avec des saturations factorielles > .65). Le facteur Negative Consequences of Refusing regroupe de manière très cohérente les items de pression interpersonnelle (items 62, 68, 80 avec des saturations > .55).
  • Pour les raisons du non-vouloir, 6 facteurs robustes ont émergé. Les facteurs Negative Consequences et Lack of Confidence expliquent une part majeure de la variance totale, isolant parfaitement les craintes pragmatiques (maladies, grossesse, items 31, 33 avec des saturations > .70) des inhibitions corporelles et techniques (items 18, 25 avec des saturations > .60).

Cette architecture factorielle valide sans équivoque le modèle théorique sous-jacent, démontrant que l’attirance et la réticence ne constituent pas les deux pôles extrêmes d’une dimension unique, mais procèdent de processus cognitivo-affectifs distincts et orthogonaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé rétrospectif portant sur un épisode sexuel spécifique.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou format informatisé sécurisé en ligne.
  • Nombre d’items : 106 items spécifiques explorant les motifs situationnels, complétés par 3 items d’évaluation globale du vouloir.
  • Échelle de réponse : Procédure conditionnelle en deux temps pour chaque énoncé :
    • Étape 1 (Véracité) : Le participant indique si l’énoncé était vrai pour lui immédiatement avant l’activité sexuelle (« Vrai » / « Pas vrai »). Si l’énoncé n’était pas vrai, le sujet coche « Not True » et passe à l’énoncé suivant (la valeur numérique attribuée est alors 0).
    • Étape 2 (Pondération bipolaire) : Si l’énoncé était vrai (« True »), le répondant entoure une note sur une échelle d’intervalle en 7 points allant de -3 à +3 :
      • -3 : Une raison majeure de ne pas vouloir de rapport sexuel (A strong reason for not wanting to have sex)
      • -2 : Une raison modérée de ne pas vouloir de rapport sexuel (A moderate reason for not wanting to have sex)
      • -1 : Une raison faible de ne pas vouloir de rapport sexuel (A weak reason for not wanting to have sex)
      • 0 : Pas une raison de vouloir ou de ne pas vouloir de rapport sexuel (Not a reason for wanting or not wanting to have sex)
      • +1 : Une raison faible de vouloir un rapport sexuel (A weak reason for wanting to have sex)
      • +2 : Une raison modérée de vouloir un rapport sexuel (A moderate reason for wanting to have sex)
      • +3 : Une raison majeure de vouloir un rapport sexuel (A strong reason for wanting to have sex)
  • Items d’évaluation globale : Trois questions synthétiques évaluant respectivement : (1) le vouloir de l’acte sexuel en lui-même, (2) le vouloir des conséquences possibles de l’acte, et (3) le vouloir global de l’activité sexuelle dans la situation donnée, chacune notée de -3 (Fortement non voulu) à +3 (Fortement voulu).
  • Durée de passation : Approximativement 15 à 20 minutes pour l’ensemble du protocole.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Pour tous les items déclarés « Not True », la valeur est fixée à 0.
    • Sous-échelles des motifs du vouloir (Reasons for Wanting) : Toutes les notes négatives sont recodées en 0. On calcule ensuite la moyenne arithmétique des items de chaque sous-échelle. Les scores s’échelonnent de 0 à +3 ; plus le score est élevé, plus la motivation à s’engager dans l’acte pour cette raison était puissante.
    • Sous-échelles des motifs du non-vouloir (Reasons for Not Wanting) : Toutes les notes positives sont recodées en 0. On calcule ensuite la moyenne arithmétique des items de chaque sous-échelle. Les scores s’échelonnent de -3 à 0 ; plus le score est négatif (proche de -3), plus le refus de s’engager dans l’acte motivé par cette raison était catégorique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2002 (première communication scientifique formelle) et 2007 (publication de référence dans The Journal of Sex Research).
  • Droits d’utilisation et permissions : L’échelle est disponible dans le domaine public à des fins exclusives de recherche scientifique, académique et d’enseignement clinique. Elle peut être reproduite, administrée et traduite sans frais ni autorisation préalable explicite, sous réserve expresse de citer rigoureusement les publications des autrices d’origine. Les autrices invitent les chercheurs utilisant le test à leur faire parvenir un résumé de leurs travaux empiriques.
  • Tarification : Instrument totalement libre d’accès (aucun coût d’acquisition de licence commerciale).
  • Contact académique : Dr. Zoë D. Peterson, Department of Psychological Sciences, University of Missouri–St. Louis, One University Blvd, St. Louis, MO 63121, USA. Courriel : [email protected].

12. Références / References

Les sources et études fondatrices relatives au SWQ comprennent les publications suivantes selon les normes de l’American Psychological Association (7e édition) :

  • Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
  • Muehlenhard, C. L., & Cook, S. W. (1988). Men’s self-reports of unwanted sexual activity. The Journal of Sex Research, 24(1), 58–72. https://doi.org/10.1080/00224498809551400
  • Muehlenhard, C. L., & Peterson, Z. D. (2005). Wanting and not wanting sex: The missing discourse of ambivalence. Feminism & Psychology, 15(1), 15–20. https://doi.org/10.1177/0959353505049700
  • Muehlenhard, C. L., Peterson, Z. D., MacPherson, L. A., & Blair, R. L. (2002, juin). First experiences with sexual intercourse: Wanted, unwanted, or both? Application of a multidimensional model [Communication de congrès]. Joint Conference of the Society for the Scientific Study of Sexuality Midcontinent and Eastern Regions, Big Rapids, MI, United States.
  • O’Sullivan, L. F., & Allgeier, E. R. (1998). Feigning sexual desire: Consenting to unwanted sexual activity in heterosexual dating relationships. The Journal of Sex Research, 35(3), 234–243. https://doi.org/10.1080/00224499809551938
  • O’Sullivan, L. F., & Gaines, M. E. (1998). Decision-making in college students’ heterosexual dating relationships: Ambivalence about engaging in sexual activity. Journal of Social and Personal Relationships, 15(3), 347–363. https://doi.org/10.1177/0265407598153004
  • Peterson, Z. D., & Muehlenhard, C. L. (2007). Conceptualizing the “wantedness” of women’s consensual and nonconsensual sexual experiences: Implications for how women label their experiences with rape. The Journal of Sex Research, 44(1), 72–88. https://doi.org/10.1080/00224490709336794

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I felt disgusted or revolted by the possibility of
2

I didn’t know the other person well.
3

I felt curious to try sexual intercourse with this
4

It seemed that the other person wanted to engage in the sexual intercourse at least to some
5

It seemed that the other person was at least somewhat reluctant to engage in the sexual
6

There would have been a great deal of physical
7

I expected the sexual intercourse to be painful
8

I expected the sexual intercourse to be
9

I felt that engaging in the sexual intercourse
10

I or the other person was menstruating.
11

I was nervous about my ability to perform
12

I was confident about my ability to perform
13

I felt physically unwell or sick.
14

It would have been my first time engaging in the
15

I thought that, if I had sex, I might get a sexually
16

I thought I might give the other person a
17

I thought I might get pregnant or get the other
18

I thought I might get into trouble (e.g., with my
19

I thought I might feel bad or guilty because it was
20

I thought I might feel bad or guilty because it was
21

I thought my parents might find out.
22

I thought that having sex would improve my
23

I thought that having sex would harm my
24

I thought it would prevent me from doing
25

I thought it would prevent me from doing something else fun or pleasant (e.g., watching
26

I thought it would give me something to talk
27

I thought that, if I had sex, the other person
28

I thought it might result in my getting something
29

I thought it might result in my getting something
30

I felt like it would fulfill my obligation to the
31

I thought that it would demonstrate my love for
32

I thought that it would make me feel closer to
33

I thought that it would make the other person
34

I thought that it would make me feel needed or
35

I thought that it would result in the other person
36

I felt like it would be fair to the other person
37

I thought that it would result in my being accused
38

I thought that I might regret it later.
39

I thought that the other person might regret
40

I thought that having sex would strengthen my
41

I thought that having sex would damage my
42

I thought that it might lead to a steady
43

I thought that it would cause the other person
44

It would have been “cheating,” and I was afraid
45

It would have been “cheating,” and I was afraid
46

I wanted to avoid hurting the other person’s
47

Refusing sex would have made me feel guilty.
48

I was afraid that, if I refused, the other person
49

I was afraid that, if I refused, the other person
50

There was nothing else to do.
51

I was afraid that, if I refused, the other person might accuse me of being a tease or leading
52

I was afraid that, if I refused, the other person
53

I was afraid that refusing would make me seem
54

I was afraid that, if I refused, the other person
55

I was afraid that the other person would be
56

I thought that this was my only chance to have
57

I was afraid that, if I refused, the other person
58

This was an experience that I didn’t want to
59

I thought that refusing might damage my
60

I thought that refusing might strengthen my relationship with the other person at least in
61

I was afraid that, if I refused, the other person
62

I was afraid that, if I refused, the other person
63

It was a situation where sex was expected (e.g., it was prom night; the other person was my
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 17). Questionnaire du vouloir sexuel. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-du-vouloir-sexuel
Looti, Mohammed. “Questionnaire du vouloir sexuel.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-du-vouloir-sexuel.
Looti, Mohammed. “Questionnaire du vouloir sexuel.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-du-vouloir-sexuel.