Questionnaire des Pratiques Organisationnelles

Le Questionnaire des Pratiques Organisationnelles (OPQ) évalue la culture de sécurité et les pratiques de travail en milieu industriel à risque, articulant systèmes de gestion de la sécurité et modèle des valeurs concurrentes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des Pratiques Organisationnelles (Organizational Practices Questionnaire, OPQ), initialement développé par Dolores Díaz-Cabrera, Estefanía Hernández-Fernaud et Rosa Isle Díaz en 2007 dans le cadre du projet européen de recherche ADAMS 2 (Human Centred System for Aircraft Maintenance Safety), est un instrument psychométrique conçu pour diagnostiquer et évaluer la culture de sécurité et les pratiques organisationnelles au sein d’environnements industriels à haut risque, en particulier la maintenance aéronautique. L’instrument opérationnalise l’intersection dynamique entre les composantes formelles des systèmes de gestion de la sécurité (SMS – Safety Management Systems) et les dimensions culturelles globales modélisées par le Competing Values Framework (CVF) de Quinn et Rohrbaugh. Le questionnaire explore comment les valeurs partagées, les comportements de supervision hiérarchique, les flux de rétroaction consécutifs aux accidents et les politiques de formation interagissent pour conditionner le comportement sécuritaire individuel et collectif.

Structuré en quatre sections fonctionnelles, le questionnaire comprend un volet sociodémographique et professionnel circonstancié, suivi d’une batterie principale d’items explorant les mécanismes de signalement des incidents, la flexibilité et l’application des règles procédurales, la promotion active des comportements sûrs, les canaux de communication transversale et verticale, le style de leadership du supérieur hiérarchique immédiat, les déterminants de la satisfaction au travail ainsi que les modules de formation continue dispensés. Les items sont évalués à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points graduée selon le degré d’accord, de satisfaction ou de fréquence. Les investigations psychométriques révèlent des indices de cohérence interne robustes (coefficients alpha de Cronbach généralement supérieurs à 0,70 sur l’ensemble des dimensions), une structure factorielle congruente avec le modèle des valeurs concurrentes et une excellente validité prédictive à l’égard de l’adhésion aux règles et de la survenue des incidents de maintenance.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire des pratiques organisationnelles, culture de sécurité, climat de sécurité, maintenance aéronautique, modèle des valeurs concurrentes, facteurs humains, systèmes de gestion de la sécurité, leadership de sécurité, psychométrie organisationnelle, signalement d’incidents, conformité aux règles, satisfaction au travail.

3. Auteurs / Authors

Le Questionnaire des Pratiques Organisationnelles a été conçu et validé par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie du travail, en ergonomie cognitive et en facteurs organisationnels rattachés à l’Université de La Laguna (Espagne) :

  • Dolores Díaz-Cabrera, Ph.D. — Département de Psychologie Cognitive, Sociale et des Organisations, Université de La Laguna, Tenerife, Espagne. Spécialiste de la sécurité industrielle, du climat de sécurité et du comportement organisationnel.
  • Estefanía Hernández-Fernaud, Ph.D. — Faculté de Psychologie, Université de La Laguna, Tenerife, Espagne. Chercheuse en méthodologie des sciences du comportement, perception du risque et modélisation des pratiques de travail.
  • Rosa Isle Díaz, Ph.D. — Groupe de recherche en facteurs humains et sécurité des systèmes sociotechniques, Université de La Laguna, Tenerife, Espagne.

Le développement de cet outil a été réalisé dans le cadre du consortium transnational de recherche financé par l’Union européenne intitulé Human Centered System for Aircraft Maintenance Safety (projet ADAMS 2), focalisé sur la réduction des erreurs humaines et l’amélioration continue de la fiabilité systémique dans l’industrie de l’aviation civile.

4. Objectif / Purpose

Dans les industries à haute fiabilité (High Reliability Organizations – HRO), les défaillances opératoires découlent rarement d’actes d’imprudence isolés ; elles s’enracinent au contraire dans des failles organisationnelles sous-jacentes, des conflits d’objectifs non résolus entre productivité et sécurité, ou des déficits de communication systémique. L’objectif premier de l’OPQ est de fournir un instrument standardisé, valide et sensible pour cartographier les perceptions qu’ont les employés des pratiques managériales, des normes culturelles et des valeurs implicites ou explicites gouvernant leur travail quotidien.

Sur le plan théorique et appliqué, l’OPQ répond à un triple objectif :

  • Diagnostic culturel approfondi : L’outil ne se limite pas à mesurer la simple conformité aux protocoles de sécurité, mais investigue les représentations partagées quant à la flexibilité des règles, au droit à l’erreur non intentionnelle et aux incitations réelles associées à la prudence au travail.
  • Audit des systèmes de signalement (Reporting Systems) : Il quantifie le degré d’ouverture et d’équité perçue dans la collecte, le traitement et l’exploitation formative des quasi-accidents (near misses) et des incidents techniques, permettant d’identifier d’éventuelles pratiques punitives nuisant à la transparence organisationnelle.
  • Évaluation de l’encadrement de proximité : L’OPQ examine comment le supérieur hiérarchique direct arbitre les tensions quotidiennes entre les délais stricts imposés par les exigences d’exploitation et les impératifs de conformité réglementaire, observant son rôle en tant que facilitateur pédagogique ou contrôleur coercitif.

Dans les contextes de recherche académique, l’instrument sert de médiateur ou de modérateur robuste dans les équations structurelles reliant les politiques de ressources humaines aux indicateurs opérationnels objectifs de sinistralité, d’absentéisme et d’intégrité technique.

5. Construit psychologique / Construct

L’OPQ conceptualise la culture organisationnelle comme un système intégrateur articulé autour de deux taxonomies complémentaires : d’une part, les piliers opérationnels des systèmes de gestion de la sécurité (SMS) prescrits par les instances internationales de l’aviation civile ; d’autre part, les quatre polarités culturelles fondamentales issues du modèle des valeurs concurrentes de Quinn et Rohrbaugh (1983). Chacune des sous-échelles de l’instrument reflète cette double inscription :

Système de signalement des incidents et accidents

Ce construit mesure l’attitude de l’organisation et des équipes vis-à-vis de l’information issue des événements indésirables. Il différencie les organisations qui n’enregistrent que les incidents graves et immédiatement observables de celles qui encouragent la remontée d’expérience proactive basée sur la pratique de terrain. Il évalue si les données de retour d’expérience sont converties en opportunités d’apprentissage, d’ajustement procédural et de formation ciblée, ou si elles sont instrumentalisées à des fins disciplinaires et sanctionnatrices.

Procédures opérationnelles standard et règles de sécurité

Ce construit capture le statut épistémique et pratique accordé aux normes écrites au sein de l’environnement de travail. Deux orientations opposées mais interdépendantes y sont jaugées : d’une part, la rigidité prescriptive (les règles considérées comme des impératifs immuables non négociables) ; d’autre part, la flexibilité adaptative (la possibilité pour les opérateurs d’adapter les procédures aux aléas imprévus du contexte ou la dégradation des règles en simples recommandations sous la pression d’objectifs de cadence).

Promotion du comportement sécuritaire

Cette dimension évalue l’architecture motivationnelle déployée par la direction pour stimuler l’implication des agents. Elle examine si le comportement sûr est valorisé par des leviers intrinsèques et relationnels (reconnaissance par les pairs et la hiérarchie, autonomie accrue, valorisation des suggestions innovantes) ou s’il s’inscrit dans un modèle d’évitement de sanctions et d’incitations purement matérielles.

Systèmes de communication

Le construit de communication s’intéresse à la fluidité, à la symétrie et à l’authenticité des échanges relatifs à la prévention des risques. Il distingue la communication descendante et prescriptive (diffusion unilatérale d’ordres et d’objectifs de sécurité) de la communication latérale et ascendante (échanges directs entre collègues pour concevoir des solutions ergonomiques, dialogue ouvert avec les cadres dirigeants).

Style d’action du supérieur immédiat

Ce volet opérationnalise l’encadrement selon le leadership transformationnel et transactionnel appliqué à la sécurité. L’instrument évalue si le responsable direct adopte une posture de mentorat (écoute active, recherche de consensus, formation lors d’un comportement inadapté, contextualisation de l’écart) ou une posture autoritaire et répressive (blâme immédiat, menace de sanction, surveillance disciplinaire stricte).

Satisfaction au travail et programmes de formation

Enfin, l’OPQ appréhende le bien-être professionnel comme un indicateur connexe de l’adhésion culturelle, mesurant la satisfaction des agents relative à la clarté des objectifs, la variété des tâches et le climat relationnel au sein de l’équipe, tout en dressant le bilan des opportunités de formation continue (techniques, managériales, innovation et résolution collective de problèmes).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le soubassement théorique du Questionnaire des Pratiques Organisationnelles repose principalement sur le Competing Values Framework (CVF) formulé par Robert E. Quinn et John Rohrbaugh, articulé avec les théories sociotechniques de la sécurité des systèmes développées par James Reason (théorie de la culture juste et modèle de la causalité organisationnelle des accidents).

Le modèle des valeurs concurrentes postule que l’efficacité organisationnelle s’articule autour de deux axes bipolaires majeurs :

  • Axe Flexibilité vs Contrôle : oppose les organisations favorisant l’adaptabilité, le dynamisme et la spontanéité à celles privilégiant la stabilité, l’ordre et la prévisibilité.
  • Axe Orientation Interne vs Orientation Externe : oppose les structures concentrées sur l’intégration humaine, la cohésion d’équipe et le bien-être des collaborateurs à celles focalisées sur la compétition, la part de marché, la productivité et la performance globale.

Le croisement de ces axes définit quatre quadrants culturels canoniques :

  1. Le modèle du soutien humain (Clan / Human Relations Model) : centré sur la flexibilité et l’orientation interne. Il valorise la confiance mutuelle, le travail en équipe, la participation démocratique des salariés et la satisfaction au travail. Dans l’OPQ, ce modèle se reflète dans l’entraide entre pairs, le soutien du supérieur et l’écoute des suggestions ouvrières.
  2. Le modèle des systèmes ouverts (Adhocratie / Open Systems Model) : conjuguant flexibilité et orientation externe. Il valorise l’innovation, la créativité, l’adaptation continue et la détection d’opportunités. Dans l’outil, il correspond aux cours sur l’innovation, à la capacité de modifier les règles face aux imprévus et aux initiatives novatrices de sécurité.
  3. Le modèle des processus internes (Hiérarchie / Internal Process Model) : fondé sur le contrôle et l’orientation interne. Il privilégie la conformité stricte aux procédures standardisées, la documentation exhaustive, la surveillance disciplinaire et la consolidation des règles de sécurité.
  4. Le modèle des objectifs rationnels (Marché / Rational Goal Model) : alliant contrôle et orientation externe. Il se focalise sur l’efficacité productive, la planification rigide, la clarification d’objectifs quantifiés et la rentabilité économique. L’OPQ examine comment ce modèle entre parfois en conflit avec les impératifs stricts de prudence technique.

En arrimant ce cadre théorique global aux concepts de Just Culture (Reason, 1997), Díaz-Cabrera et ses collègues ont permis de dépasser l’approche purement comportementale de la sécurité pour l’ancrer dans une vision globale des tensions organisationnelles fondamentales.

7. Validité / Validity

Les investigations menées sur l’OPQ (notamment documentées dans Díaz-Cabrera, Hernández-Fernaud, & Díaz, 2007) apportent un faisceau de preuves psychométriques solides quant à la validité de l’instrument auprès d’échantillons de techniciens, ingénieurs et gestionnaires du secteur aéronautique :

Validité de contenu et d’apparence

La formulation initiale des items a été soumise à des panels d’experts multidisciplinaires (ingénieurs de maintenance aéronautique, pilotes, inspecteurs de sécurité aérienne et spécialistes en ergonomie cognitive). Cette phase qualitative a permis d’ajuster le lexique technique afin de refléter fidèlement le quotidien des hangars de maintenance (procédures opératoires standardisées, déclarations d’anomalies, contraintes de ponctualité des vols) et d’éliminer les items ambigus ou non pertinents.

Validité de construit

La validité conceptuelle a été attestée par la concordance entre les dimensions empiriques extraites et les quatre quadrants du CVF. Les matrices d’intercorrélations entre échelles démontrent une différentiation nette : les dimensions relevant des processus internes (règles strictes, discipline) corrèlent modérément mais distinctement avec celles du soutien humain (satisfaction d’équipe, mentorat du supérieur), confirmant que ces pratiques mesurent des construits théoriquement distincts sans redondance excessive (absence de multicolinéarité sévère, corrélations inter-facteurs généralement comprises entre 0,25 et 0,60).

Validité convergente et discriminante

L’échelle a démontré une convergence statistique significative avec d’autres mesures standardisées du climat de sécurité organisationnel (notamment les échelles de Zohar, 2000) et des indices de satisfaction globale au travail. La validité discriminante a été confirmée par l’analyse multitrait-multiméthode et par la capacité de l’outil à discriminer de manière statistiquement significative les perceptions du personnel en fonction de leur niveau de responsabilité hiérarchique (chefs d’unité vs techniciens de piste) et de la nature de leur contrat de travail.

Validité prédictive et critériée

L’OPQ prédit de manière consistante les comportements déclarés d’observance des règles, la propension à remonter les presqu’accidents et l’implication dans les démarches proactives de prévention. Les analyses de régression multiple révèlent que les scores attribués au soutien du supérieur immédiat et à la flexibilité adaptative des procédures expliquent une part substantielle de la variance de la sous-déclaration d’incidents (under-reporting) et de l’historique d’accidents de travail au cours des 12 derniers mois.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation des qualités métrologiques de l’OPQ indique des niveaux de fidélité tout à fait satisfaisants, respectant les normes psychométriques internationales applicables aux outils de diagnostic organisationnel :

  • Cohérence interne : Les coefficients alpha de Cronbach (α) calculés pour les différentes sous-échelles de l’instrument oscillent généralement entre 0,72 et 0,89, témoignant d’une excellente homogénéité des items au sein de chaque pôle factoriel. Les échelles consacrées au style de leadership du supérieur hiérarchique et à la satisfaction professionnelle affichent régulièrement des valeurs alpha supérieures à 0,85.
  • Corrélations item-total : L’examen des corrélations item-total corrigées démontre que chaque énoncé contribue de façon substantielle à sa dimension d’appartenance, avec des coefficients quasi systématiquement supérieurs au seuil critique de 0,40. L’élimination d’aucun item n’entraîne d’accroissement significatif de l’alpha global.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que les pratiques organisationnelles soient par nature sujettes à des évolutions systémiques lors de restructurations managériales, les études de fidélité test-retest conduites à des intervalles de 4 à 8 semaines dans des conditions organisationnelles stables ont révélé des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) satisfaisants (r > 0,75), attestant de la robustesse de l’instrument face aux fluctuations conjoncturelles mineures.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du Questionnaire des Pratiques Organisationnelles a été rigoureusement éprouvée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) au cours de son processus d’étalonnage :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les extractions initiales menées à l’aide de l’analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison des interdépendances théoriques prévisibles entre pratiques managériales) ont permis d’isoler une structure multidimensionnelle claire. L’indice d’adéquation de l’échantillonnage de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO > 0,85) et le test de sphéricité de Bartlett statistiquement significatif (p < 0,001) ont confirmé l’adéquation de la matrice de données à la factorisation.

Les facteurs dégagés restituent avec précision les composantes fonctionnelles du questionnaire :

  1. Facteur de participation et signalement non punitif des incidents (saturations d’items s’échelonnant de 0,55 à 0,82).
  2. Facteur de rigidité normative vs flexibilité contextuelle des procédures.
  3. Facteur de leadership managérial axé sur le développement et la résolution concertée de problèmes.
  4. Facteur de valorisation et reconnaissance sociale de la sécurité.
  5. Facteur de satisfaction professionnelle globale et cohésion d’équipe.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testés pour confronter la structure à facteurs multiples aux données empiriques ont attesté d’un ajustement satisfaisant aux critères méthodologiques usuels :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/ddl) inférieur à 2,5.
  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) et indice de Tucker-Lewis (TLI) atteignant ou dépassant le seuil de 0,90.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) comprise entre 0,045 et 0,065 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit.
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) inférieur à 0,06.

Ces résultats confirment que les items s’organisent conformément au croisement théorique entre la gestion opérationnelle de la sécurité et le modèle des valeurs concurrentes.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré sur support papier ou informatisé, conçu pour une passation individuelle ou collective d’une durée approximative de 20 à 30 minutes :

  • Format global : Questionnaire structuré en 4 sections successives :
    • Section I : Note d’introduction, contexte de la recherche (programme ADAMS 2) et consignes déontologiques garantissant l’anonymat et la sincérité des réponses.
    • Section II : Recueil des caractéristiques de l’entreprise et de l’emploi (items 1 à 7) et informations sociodémographiques personnelles (items 8 à 13).
    • Section III : Évaluation centrale des pratiques et valeurs organisationnelles (items 14 à 48) organisée selon plusieurs blocs thématiques (signalement des incidents, procédures opératoires, promotion du comportement sûr, communication, style du supérieur, satisfaction, formations suivies).
    • Section IV : Espace ouvert qualitatif permettant au répondant d’exprimer ses remarques, impressions ou retours critiques sur l’instrument.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points (graduée de 1 = « Fortement en désaccord » ou « Très insatisfait » ou « Jamais », jusqu’à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Très satisfait » ou « Très fréquemment » selon la formulation spécifique des blocs d’items).
  • Nombre d’items : Le protocole complet comprend 13 items signalétiques et socioprofessionnels initiaux, suivis de 35 énoncés évaluatifs substantiels (numérotés de 14 à 48), soit un ensemble de 48 items au total.
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Calcul des scores moyens par dimension en sommant les scores des items constitutifs et en divisant par le nombre d’énoncés complétés.
    • Certains items décrivant des pratiques purement contraignantes, disciplinaires ou des conflits d’objectifs (par exemple l’item 16 sur la primauté des impératifs de productivité) font l’objet d’un examen spécifique ou d’une inversion de score selon que l’on calcule un indice global de climat positif ou des profils dimensionnels comparatifs.
    • Établissement de profils culturels radar (diagrammes en étoile) cartographiant le positionnement de l’organisation sur les quatre quadrants du Competing Values Framework.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : 2007 (initié au début des années 2000 sous l’égide du consortium de recherche européen ADAMS 2).
  • Statut des droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenu conjointement par les auteurs (D. Díaz-Cabrera, E. Hernández-Fernaud, R. I. Díaz) et le consortium du projet de recherche européen. L’article princeps de validation méthodologique a été publié dans la revue internationale à comité de lecture Accident Analysis and Prevention (Elsevier).
  • Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’instrument est accessible à titre gracieux à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de travaux de thèse, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence. Toute utilisation commerciale, tout audit de conseil payant ou toute intégration dans des plateformes logicielles propriétaires requiert une autorisation préalable formelle auprès des auteurs détenteurs des droits.

12. Références / References

  • Cameron, K. S., & Quinn, R. E. (2011). Diagnosing and changing organizational culture: Based on the competing values framework (3rd ed.). Jossey-Bass. https://www.wiley.com/
  • Díaz-Cabrera, D., Hernández-Fernaud, E., & Díaz, R. I. (2007). An evaluation of a new instrument to measure organisational safety culture values and practices. Accident Analysis & Prevention, 39(6), 1202–1211. https://doi.org/10.1016/j.aap.2007.03.007
  • Quinn, R. E., & Rohrbaugh, J. (1983). A spatial model of effectiveness criteria: Towards a competing values approach to organizational analysis. Management Science, 29(3), 363–377. https://doi.org/10.1287/mnsc.29.3.363
  • Reason, J. (1997). Managing the risks of organizational accidents. Ashgate Publishing. https://doi.org/10.4324/9781315543543
  • Zohar, D. (2000). A group-level model of safety climate: Testing the effect of supervisory practices on subgroup damage. Journal of Applied Psychology, 85(4), 587–596. https://doi.org/10.1037/0021-9010.85.4.587

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Name of the company:
2

Name of the job:
3

Area / Division in the Maintenance or Human Resources Department:
4

Activity to be performed:
5

Level of responsibility (Mark with an X):
6

Present job situation (Mark with an X):
7

Have you had any work accidents in the last twelve months? (Mark with an X):
8

Sex (Mark with an X):
9

Age:
10

Time in the company: years months
11

Time in the job: years months
12

Level of Education (Mark with an X):
13

Training (Mark with an X):
14

In my company, it is possible to make suggestions and modifications in order to adapt the safety rules and procedures to changes in the work context.
15

In my company, standard operation procedures and safety rules are obligatory criteria of how to perform the work.
16

In my company, standard operation procedures and safety rules are general guidelines, because productivity goals set by internal and external demands have priority.
17

My company values the collaboration and participation of team workers in order to promote safety.
18

My company values the observation of safety rules and procedures in order to promote safety.
19

My company values the contribution of new and creative ideas from workers with the aim of improving safety.
20

My company values the achievement of the goals set, both in productivity and safety.
21

In my company, if a worker’s performance is safe, he/she avoids being sanctioned.
22

In my company, if a worker’s performance is safe, he/she obtains greater work autonomy and responsibility.
23

In my company, if economic incentives. a worker’s performance is safe, he/she obtains promotion and salary and workmates.
24

In my company, if a worker’s performance is safe, he/she obtains recognition from managers and workmates.
25

In my company, the communication among workers and superiors about issues related to safety in the work context is common.
26

In my company, it is usual to communicate to workers the safety aims to be achieved.
27

In my company, the formal communication of safety rules and procedures to be observed by workers is usual.
28

In my company, the direct communication among workmates to suggest and find improved safety solutions is common.
29

My immediate superior encourages creativity and the contributions of suggestions; tries out new ideas and concepts; faces up to challenges; anticipates and facilitates change and transmits a global vision of our organization.
30

My immediate superior defines, plans and co-ordinates aims; motivates subordinates to achieve these aims; acknowledges achievement, gives instructions; emphasizes effort and evaluates performance.
31

My immediate superior organizes and co-ordinates work planning; organizes and gives instructions about how to perform the work and shows how to do it; controls performance and emphasizes discipline.
32

My immediate superior stimulates the team and facilitates cohesion; listens and communicates actively with the members of the team; promotes personal development; seeks consensus and takes into consideration the needs of subordinates.
33

My immediate superior shows me the safe way to do the task when I carry out an unsafe behaviour.
34

When I carry out an unsafe behaviour my immediate superior analyses the unsafe behaviour in the specific context where it occurred, taking into account the work goal to be achieved.
35

When I carry out an unsafe behaviour my immediate superior tells me off and warns about a possible sanction
36

When I carry out an unsafe behaviour my immediate superior discusses with me about what is the most adequate solution to avoid the situation happening again
37

My department cares about their workers’ satisfaction with working in teams, for example: interpersonal relationships, co-operation and participation between workmates and managers.
38

My department cares about their workers’ satisfaction with job characteristics, for example: level of autonomy, task variety and creativity.
39

My department cares about their workers’ satisfaction with performance criteria, for example: clarity of job tasks, work rules and procedures.
40

My department cares about their workers’ satisfaction with work goals, for example: the goals are well-defined, they are specific, achievable and realistic.
41

To what extent are you satisfied with the work goals, for example: the goals are well-defined, they are specific, achievable and realistic?
42

To what extent are you satisfied with the job characteristics, for example: with the level of autonomy, the task variety and the creativity?
43

To what extent are you satisfied with your work team, for example: with the interpersonal relationships, the co-operation and the participation between workmates and managers?
44

To what extent are you satisfied with the performance criteria, for example: with the clarity of the job tasks, work rules and procedures?
45

In your company, to what extent have you received human resources development courses such as: leadership and working in groups; quality of working life; interpersonal communication, etc.?
46

In your company, to what extent have you received courses on innovation and change such as: creativity,; group problem-solving; development and management; information-finding strategies, etc.?
47

In your company, to what extent have you received technical and professional training courses such as: use of tools and equipment; safety rules, norms and procedures; work legislation, etc.?
48

In your company, to what extent have you received goal setting and goal-achievement training such as: cost-risk optimization; task and procedure planning; time management; etc.?
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Looti, M. (2026, octobre 17). Questionnaire des Pratiques Organisationnelles. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-pratiques-organisationnelles
Looti, Mohammed. “Questionnaire des Pratiques Organisationnelles.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-pratiques-organisationnelles.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des Pratiques Organisationnelles.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-pratiques-organisationnelles.