Questionnaire des dilemmes de choix

Le Questionnaire des dilemmes de choix (Choice Dilemmas Questionnaire – CDQ), conçu par Wallach et Kogan en 1961, évalue la tolérance au risque et la valeur dissuasive de l’échec à travers 12 scénarios décisionnels. Cet instrument classique a révélé le phénomène de déplacement vers le risque et de polarisation collective.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des dilemmes de choix (connu sous le nom originel de Choice Dilemmas Questionnaire ou CDQ) a été développé par Michael A. Wallach et Nathan Kogan en 1961 afin d’évaluer de manière standardisée la tolérance individuelle au risque et les mécanismes décisionnels en situation d’incertitude. Conçu initialement pour explorer la psychologie de la personnalité et les processus cognitifs, l’instrument a joué un rôle historique déterminant dans la découverte et la conceptualisation du phénomène de « déplacement vers le risque » (risky shift) et de la polarisation de groupe au sein de la psychologie sociale expérimentale. Le CDQ se compose de 12 scénarios hypothétiques ancrés dans la vie quotidienne, professionnelle, sportive ou médicale. Chaque dilemme confronte un protagoniste central à un arbitrage binaire : une option sûre garantissant un gain modeste ou le statu quo, et une option attrayante mais risquée dont l’échec entraîne des conséquences négatives sévères.

Pour chaque situation, le répondant a pour tâche de déterminer la probabilité minimale de succès (1/10, 3/10, 5/10, 7/10, 9/10, ou le refus catégorique d’opter pour l’alternative risquée) qu’il exigerait avant de conseiller au protagoniste de s’engager dans la voie incertaine. Cette métrique opérationnalise la « valeur dissuasive de l’échec » (failure deterrence value). Bien que le CDQ ait démontré une cohérence interne modérée à satisfaisante (coefficients alpha oscillant généralement entre 0,55 et 0,75 selon les populations) et une excellente sensibilité expérimentale aux dynamiques délibératives collectives, sa structure factorielle a fait l’objet de vifs débats théoriques, oscillant entre un modèle unidimensionnel global de propension au risque et une conceptualisation multidimensionnelle dictée par le domaine spécifique du dilemme (financier, éthique, vital, interpersonnel).

2. Mots-clés / Keywords

Prise de risque, Questionnaire des dilemmes de choix, CDQ, Déplacement vers le risque, Polarisation de groupe, Décision en incertitude, Probabilité subjective, Psychométrie, Michael A. Wallach, Nathan Kogan, Valeur dissuasive de l’échec, Évaluation décisionnelle.

3. Auteurs / Authors

Le Questionnaire des dilemmes de choix a été conçu et validé par les psychologues américains Michael A. Wallach et Nathan Kogan :

  • Michael A. Wallach (Ph.D., Harvard University) : Professeur émérite de psychologie à l’Université Duke (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Ses travaux ont profondément marqué les domaines de la créativité, du développement cognitif, des styles de pensée et des processus décisionnels en contexte social.
  • Nathan Kogan (Ph.D., Harvard University) : Professeur émérite de psychologie à la New School for Social Research (New York, États-Unis) et chercheur senior à l’Educational Testing Service (ETS, Princeton, New Jersey). Figure majeure de la psychologie cognitive et différentielle, il s’est distingué par ses recherches sur le vieillissement, les styles cognitifs et le comportement de choix sous risque.

L’instrument a été formellement introduit dans leur monographie séminale de 1964 intitulée Risk taking: A study in cognition and personality, après avoir servi de fondement empirique aux études de dynamique des petits groupes menées dès 1961-1962 conjointement avec Daryl J. Bem.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire des dilemmes de choix est de quantifier l’arbitrage psychologique opéré par un individu lorsqu’il doit évaluer le compromis entre l’attractivité d’un résultat potentiel et le coût anticipé d’un échec probable. Plutôt que de reposer sur des loteries monétaires abstraites issues des modèles néoclassiques de l’utilité espérée de John von Neumann et Oskar Morgenstern, Wallach et Kogan ont cherché à capturer la prise de décision dans des contextes narratifs dotés d’une forte validité écologique apparente.

L’instrument permet d’étudier deux dimensions complémentaires :

  • La disposition individuelle au risque : Établir un profil de prudence ou d’audace chez un individu en mesurant le niveau de certitude exigé avant d’entreprendre une action à issue incertaine.
  • L’impact des interactions collectives sur le jugement : Comparer les décisions prises individuellement en pré-test aux consensus élaborés après discussion de groupe (post-test), afin de modéliser les glissements normatifs et l’influence sociale.

Dans le domaine de la recherche, le CDQ a été mobilisé pour étudier la psychologie des organisations (décisions d’investissement, stratégies managériales), la psychologie clinique (comportements impulsifs, anxiété de performance face à l’échec), la criminologie et les sciences politiques (comportements diplomatiques en période de crise). Il répond au besoin théorique d’opérationnaliser le concept de failure deterrence (la force inhibitrice de l’échec potentiel) dans des situations de vie courante où les enjeux ne sont pas purement pécuniaires, mais touchent à la santé, la carrière, l’honneur ou les relations affectives.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par le CDQ est la propension au risque décisionnel, modulée par la valeur dissuasive de l’échec. Dans le paradigme de Kogan et Wallach (1964), le risque n’est pas appréhendé comme une simple variance statistique de résultats objectifs, mais comme une expérience psychologique caractérisée par un conflit motivationnel entre deux forces opposées :

  1. L’attraction du gain (valence de succès) : L’alternative risquée ($X$) offre un gain substantiel en termes de statut, de richesse, de réalisation de soi ou de survie.
  2. La peur de la perte (valence de l’échec) : L’échec lié au choix de $X$ entraîne des répercussions désastreuses (mort, faillite, déclassement professionnel, rupture conjugale), tandis que l’alternative sûre ($Y$) assure un niveau de gain garanti ou maintient la sécurité existante.

Le CDQ explore plusieurs sphères de la vie humaine, réparties à travers ses 12 items :

  • Le domaine professionnel et entrepreneurial : Le dilemme de M. A (quitter un emploi stable mais modeste chez un grand fabricant d’électronique pour rejoindre une start-up risquée avec parts sociales) et celui de M. E (construire une usine métallurgique aux États-Unis avec un rendement modéré ou dans un pays étranger instable sous menace d’expropriation avec un rendement élevé).
  • Le domaine médical et vital : Le dilemme de M. B (subir une opération chirurgicale cardiaque expérimentale potentiellement fatale pour guérir une cardiopathie grave ou vivre sous de lourdes restrictions médicales).
  • Le domaine financier et patrimonial : Le dilemme de M. C (investir un capital d’assurance-vie de 4 000 $ dans des actions refuges rapportant 6 % ou spéculer sur une entreprise innovante risquant la dépréciation).
  • Le domaine sportif et compétitif : Les dilemmes de M. D (capitaine d’une équipe universitaire de football américain tentant un jeu risqué pour la victoire à la dernière seconde plutôt que d’assurer un match nul) et de M. G (joueur d’échecs tentant une manœuvre tactique trompeuse mais hasardeuse contre un favori).
  • Le domaine académique et vocationnel : Le dilemme de M. F (choisir entre une université prestigieuse où les échecs au doctorat sont massifs et une université ordinaire où l’obtention du diplôme est garantie) et de M. H (poursuivre une formation incertaine de pianiste concertiste ou entrer en école de médecine avec un statut garanti).
  • Le domaine de la survie physique extrême : Le dilemme de M. J (prisonnier de guerre américain planifiant une évasion risquée dans un camion de ravitaillement, avec la peine de mort en cas de capture).
  • Le domaine politique et civique : Le dilemme de M. K (candidature électorale coûteuse et risquée pour le Congrès dans une circonscription défavorable).
  • Le domaine de la recherche scientifique : Le dilemme de M. L (physicien s’engageant sur un problème théorique ardu de 5 ans pouvant révolutionner la physique ou échouer totalement, plutôt que de publier des articles mineurs mais sûrs).
  • Le domaine conjugal et relationnel : Le dilemme de M. M (décision d’épouser ou non une partenaire malgré des divergences majeures constatées lors d’un conseil conjugal).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du CDQ s’articule autour de la psychologie différentielle de la personnalité et de la dynamique des groupes issue de la tradition de Kurt Lewin. Lorsque Wallach et Kogan conçoivent l’instrument en 1961, l’opinion dominante postulait que les décisions collectives aboutissaient invariablement à des compromis modérés, prudents et conservateurs comparativement aux jugements individuels. Or, les travaux fondateurs de James Stoner (1961) à la Sloan School of Management du MIT, suivis des études approfondies de Wallach, Kogan et Bem (1962, 1964), ont mis en évidence le phénomène inverse : le déplacement vers le risque (risky shift).

Trois grandes familles de théories socio-cognitives ont été développées pour expliquer les données issues du CDQ :

1. La diffusion de responsabilité

Initialement formulée par Wallach, Kogan et Bem (1964), cette hypothèse suggère que le cadre de la discussion de groupe atténue le sentiment de culpabilité ou d’anxiété individuelle face à l’éventualité d’un échec. Le risque étant partagé socialement, les membres du groupe adoptent une attitude plus audacieuse.

2. La comparaison sociale et la valorisation culturelle

Développée par Roger Brown (1965), cette perspective avance que dans la majorité des sociétés occidentales, la prise de risque est perçue comme une valeur culturelle positive synonyme de courage, d’initiative et de compétence. Lors de la passation individuelle initiale, les sujets sous-estiment l’audace d’autrui. La confrontation collective révèle que d’autres participants sont plus téméraires, incitant chaque membre à réajuster sa position vers un niveau d’audace supérieur pour préserver une présentation de soi favorable.

3. La théorie des arguments persuasifs

Formalisée plus tard par Eugene Burnstein et Amiram Vinokur (1973), cette approche cognitive démontre que l’orientation vers le risque ou la prudence dépend de la proportion d’arguments persuasifs disponibles dans la mémoire collective pour chaque scénario. L’effet de groupe n’est pas un biais purement affectif, mais le résultat d’un traitement rationnel d’informations nouvelles et dominantes partagées durant la délibération. Ce mécanisme a permis à Serge Moscovici et Willem Doise de généraliser le phénomène sous le concept unificateur de polarisation de groupe.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du CDQ a fait l’objet de nombreuses vérifications expérimentales tout au long des décennies 1960 à 1980.

Validité de construit

La validité de construit a été appuyée par la convergence entre les choix au CDQ et les mesures projectives de l’anxiété et de la motivation d’accomplissement (Need for Achievement de McClelland et Atkinson). Kogan et Wallach (1964) ont démontré que les individus présentant une anxiété élevée (mesurée par la Manifest Anxiety Scale de Taylor) et un besoin d’approbation sociale fort exigent des probabilités de succès significativement plus élevées (scores moyens tendant vers 7/10 ou 9/10), attestant d’une grande valeur dissuasive de l’échec.

Validité convergente et prédictive

Les corrélations entre le score global au CDQ et des comportements décisionnels réels en laboratoire (ex. : paris de dés, tâches d’évaluation motrice sous récompense monétaire) ont oscillé entre $r = 0,25$ et $r = 0,42$ ($p < 0,01$). Bien que ces coefficients soient modérés, ils correspondent aux standards de la prédiction des comportements spécifiques à partir de questionnaires d'attitudes générales. Le CDQ s'est également révélé être un prédicteur robuste de l'adhésion à des changements stratégiques en simulation d'entreprise et d'arbitrages financiers chez de jeunes cadres.

Validité discriminante

Le CDQ démontre une excellente indépendance vis-à-vis des échelles d’intelligence générale (QI mesuré par les matrices progressives de Raven ou l’échelle de Wechsler, $r < 0,15$, non significatif), ce qui confirme que la disposition au risque mesurée par les probabilités subjectives constitue un trait cognitivo-motivationnel distinct des capacités d'abstraction intellectuelle pure.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité du CDQ reflètent la spécificité des instruments fondés sur des mises en situation hétérogènes :

  • Cohérence interne : Les analyses initiales de Wallach et Kogan (1961) ont révélé des corrélations inter-items faibles à modérées, comprises entre $r = 0,11$ et $r = 0,38$. Le coefficient alpha de Cronbach calculé dans des méta-analyses et études de réplication ultérieures (notamment Cartwright, 1971 ; Blascovich, 1973) s’établit entre $lpha = 0,55$ et $lpha = 0,72$. Cette valeur indique que les dilemmes ne forment pas un bloc strictement redondant, mais échantillonnent des facettes situationnelles variées.
  • Fidélité test-retest : Chez des sujets effectuant le test individuellement à deux reprises (intervalle de 2 à 4 semaines sans interaction collective intermédiaire), les coefficients de stabilité temporelle sont satisfaisants, se situant entre $r = 0,70$ et $r = 0,82$, ce qui démontre la stabilité temporelle des critères de décision personnels.
  • Fidélité split-half (moitiés partagées) : Corrigée par la formule de Spearman-Brown, la fidélité par bipartition atteint généralement des valeurs de $r_{sb} = 0,64$ à $0,75$.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les recherches psychométriques (notamment celles de Paul Slovic, 1962, 1972 et de Robert L. Helmreich, 1971) ont systématiquement remis en question l’unidimensionnalité stricte initialement postulée par Wallach et Kogan :

Structure factorielle exploratoire (AFE)

L’analyse factorielle en composantes principales avec rotation Varimax fait émerger typiquement deux à trois facteurs principaux expliquant entre 40 % et 52 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Risques à valence matérielle et statutaire (orientation risquée) : Regroupe principalement les items A (changement d’emploi), C (placement boursier), D (football), E (usine à l’étranger) et L (physicien). Les saturations sur ce facteur oscillent entre 0,48 et 0,71. Pour ces items, la discussion de groupe génère presque invariablement un déplacement vers le risque.
  • Facteur 2 : Risques physiques et vitaux (orientation prudente) : Regroupe les items B (opération chirurgicale cardiaque fatale) et M (mariage sous divergences majeures), parfois accompagnés de l’item J (évasion de camp de prisonniers). Les saturations dépassent 0,55. Fait remarquable, sur ces items précis, les recherches ont mis en évidence un « déplacement vers la prudence » (cautious shift), invalidant l’idée que le groupe pousse toujours à l’audace aveugle.
  • Facteur 3 : Risques de prestige académique et vocationnel : Regroupe les items F (doctorat de chimie) et H (carrière de pianiste de concert), avec des saturations moyennes comprises entre 0,45 et 0,62.

Ces éléments factoriels ont conduit les psychologues contemporains à privilégier une interprétation du risque dépendante du domaine (domain-specific risk-taking), préfigurant la construction d’échelles modernes telles que la DOSPERT (Weber, Blais & Betz, 2002).

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques formelles de passation et de dépouillement du Questionnaire des dilemmes de choix se résument ainsi :

  • Type d’outil : Questionnaire auto-administré ou administré en passation collective standardisée (crayon-papier ou informatisé).
  • Nombre d’items : 12 scénarios narratifs indépendants (désignés de Monsieur A à Monsieur M, la lettre I étant omise).
  • Format des réponses : Choix multiple ordonné à 6 niveaux représentant des probabilités de succès : 1/10, 3/10, 5/10, 7/10, 9/10, ou case spécifique de refus absolu (« not take the risky choice no matter what the probabilities »).
  • Modalités d’administration :
    • Phase individuelle (pré-test) : Le sujet remplit les 12 dilemmes seul, en temps non limité (environ 20 à 30 minutes).
    • Phase collective (facultative) : Les participants sont regroupés par 3 à 5 personnes et doivent débattre de chaque item jusqu’à parvenir à un consensus unanime sur la cote minimale à recommander.
  • Cotation et calcul du score :
    • Chaque palier de probabilité reçoit une valeur numérique correspondant au numérateur : 1 chance sur 10 = 1 point ; 3 sur 10 = 3 points ; 5 sur 10 = 5 points ; 7 sur 10 = 7 points ; 9 sur 10 = 9 points.
    • Le refus complet d’engager le protagoniste dans l’option risquée, quelle que soit la probabilité, est universellement coté 10 points.
    • Score total : Somme des scores des 12 items. L’échelle théorique s’étend de 12 points (propension extrême au risque, acceptation d’une chance sur 10 partout) à 120 points (prudence absolue, rejet total de toute éventualité risquée). Un score bas traduit une forte acceptation du risque ; un score élevé traduit une forte aversion au risque (valeur dissuasive de l’échec élevée).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1961 (premières exploitations publiées en 1962 ; formalisation complète dans l’ouvrage de référence en 1964).
  • Statut des droits d’auteur : Les items du CDQ font partie du domaine public académique à des fins d’enseignement et de recherche scientifique non commerciale. Publié originellement dans des monographies universitaires et des revues de l’American Psychological Association, l’instrument ne nécessite aucune redevance financière ni acquisition de licence payante auprès d’un éditeur commercial.
  • Conditions d’utilisation : Utilisation libre sous condition expresse de citation académique rigoureuse des travaux originaux de Wallach, Kogan et Bem (1962, 1964).

12. Références / References

  • Blascovich, J. (1973). Sequence effects on choice dilemmas. The Journal of Social Psychology, 91(2), 291-294. https://doi.org/10.1080/00224545.1973.9922670
  • Brown, R. (1965). Social psychology. Free Press.
  • Burnstein, E., & Vinokur, A. (1973). Testing two classes of interpretations for group induced shifts in individual choice. Journal of Experimental Social Psychology, 9(2), 123-137. https://doi.org/10.1016/0022-1031(73)90003-8
  • Cartwright, D. (1971). Risk taking by individuals and groups: An assessment of research employing choice dilemmas. Journal of Personality and Social Psychology, 20(3), 361-378. https://doi.org/10.1037/h0031912
  • Helmreich, R. L. (1971). The Choice Dilemmas Questionnaire: Structure and performance. Psychonomic Science, 24(5), 231-232.
  • Kogan, N., & Wallach, M. A. (1964). Risk taking: A study in cognition and personality. Holt, Rinehart & Winston. https://doi.org/10.1037/t00821-000
  • Moscovici, S., & Doise, W. (1992). Dissensions et consensus : Une théorie générale des décisions collectives. Presses Universitaires de France.
  • Slovic, P. (1962). Convergent validation of risk taking measures. Journal of Abnormal and Social Psychology, 65(1), 68-71. https://doi.org/10.1037/h0040778
  • Stoner, J. A. F. (1961). A comparison of individual and group decisions involving risk (Unpublished master’s thesis). Massachusetts Institute of Technology, School of Industrial Management.
  • Wallach, M. A., & Kogan, N. (1959). Sex differences and judgment processes. Journal of Personality, 27(4), 555-564. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1959.tb01869.x
  • Wallach, M. A., Kogan, N., & Bem, D. J. (1962). Group influence on individual risk taking. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 65(2), 75-86. https://doi.org/10.1037/h0044376
  • Wallach, M. A., Kogan, N., & Bem, D. J. (1964). Diffusion of responsibility and level of risk taking in groups. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 68(3), 263-274. https://doi.org/10.1037/h0042456

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Mr. A, an electrical engineer, who is married and has one child, has been working for a large electronics corpora8on since gradua8ng from college five years ago. He is assured of a life8me job with a modest, though adequate, salary, and liberal pension benefits upon re8rement. On the other hand, it is very unlikely that his salary will increase much before he re8res. While aIending a conven8on, Mr. A is offered a job with a small, newly founded company which has a highly uncertain future. The new job would pay more to start and would offer the possibility of share in the ownership if the company survived the compe88on of the larger firms.
2

Imagine that you are advising Mr. A. Listed below are several probabili8es or odds of the new company’s proving financially sound.
3

Please check the lowest probability that you would consider acceptable to make it worthwhile for Mr. A. to take the new job.
4

The chances are 1 in 10 that the company will prove financially sound.
5

The chances are 3 in 10 that the company will prove financially sound.
6

The chances are 5 in 10 that the company will prove financially sound.
7

The chances are 7 in 10 that the company will prove financially sound.
8

The chances are 9 in 10 that the company will prove financially sound.
9

Place a check here if you think Mr. A should not take the new job no maIer what the probabili8es.
10

Mr. B, a 45-­‐year-­‐old accountant, has recently been informed by his physician that he has developed a severe heart ailment. The disease would be sufficiently serious to force Mr. B to change many of his strongest life habits—reducing his work load, dras8cally changing his diet, giving up favorite leisure-­‐8me pursuits. The physician suggests that a delicate medical opera8on could be atempted which, if successful, would completely relieve the heart condi8on. But its success could not be assured, and in fact, the opera8on might prove fatal.
11

Imagine that you are advising Mr. B. Listed below are several probabili8es or odds that the opera8on will prove successful.
12

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for the opera=on to be performed.                                                      
13

Place a check here if you think Mr. B should not have the opera8on no maIer what the probabili8es.
14

The chances are 9 in 10 that the opera8on will be a success.
15

The chances are 7 in 10 that the opera8on will be a success.
16

The chances are 5 in 10 that the opera8on will be a success.
17

The chances are 3 in 10 that the opera8on will be a success.
18

The chances are 1 in 10 that the opera8on will be a success.
19

Mr. C, a married man with two children, has a steady job that pays him about $6,000 per year. He can easily afford the necessi8es of life, but few of the luxuries. Mr. C's father, who died recently, carried a$4,000 life insurance policy. Mr. C would like to invest this money in stocks. He is well aware of the secure "blue-­‐chip" stocks and bonds that would pay approximately 6% on his investment. On the other hand, Mr. C has heard that the stocks of a rela8vely unknown Company X might double their present value if a new product currently in produc8on is favorably received by the buying public. However, if the product currently is unfavorably received, the stocks would decline in value.
20

Imaging that you are advising Mr. C. Listed below are several probabili8es or odds that Company X stocks will double their value.
21

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for Mr. C to invest in Company X stocks.
22

The chances are 1 in 10 that the stocks will double their value.
23

The chances are 3 in 10 that the stocks will double their value.
24

The chances arc 5 in 10 that the stocks will double their value.
25

The chances are 7 in 10 that the stocks will double their value.
26

The chances are 9 in 10 that the stocks will double their value.
27

Place a check here if you think Mr. C should not invest in Company X stocks no maIer what the
28

Mr. D is the captain of College X's football team. College X is playing its tradi8onal rival, College Y, in the final game of the season. The game is in its final seconds, and Mr. D's team, College X, is behind in the score. College X has 8me to run one more play. Mr. D, the captain, must decide whether it would be best to seIle for a 8e score with a play which would be almost certain to work, or, on the other hand, should he try a more complicated and risky play which could bring victory if it succeeded, but defeat if not.
29

Imagine that you are advising Mr. D. Listed below are several probabili8es or odds that the risky play will work.
30

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for the risky play to be a@empted.
31

Place a check here if you think Mr. D should not aIempt the risky play no maIer what the probabili8es.
32

The chances are 9 in 10 that the risky play will work.
33

The chances are 7 in 10 that the risky play will work.
34

The chances are 5 in 10 that the risky play will work.
35

The chances are 3 in 10 that the risky play will work.
36

The chances are 1 in 10 that the risky play will work.                                                 
37

Mr. E is president of a light metals corpora8on in the United States. The corpora8on is quite prosperous, and has strongly considered the possibili8es of business expansion by building an addi8onal plant in a new loca8on. The choice is between building another plant in the U.S., where there would be a moderate return on the ini8al investment, or building a plant in a foreign country. Lower labor costs and easy access to raw materials in that country would mean a much higher return on the ini8al investment. On the other hand, there is a history of poli8cal instability and revolu8on in the foreign country under considera8on. In fact, the leader of a small minority party is commiIed to na8onalizing, that is, taking over, all foreign investments.
38

Imagine that you are advising Mr. E. Listed below are several probabili8es or odds of con8nued poli8cal stability in the foreign country under considera8on.
39

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for Mr. E's corpora=on to build a plant in that country.
40

The chances are 1 in 10 that the foreign country will remain poli8cally stable.
41

The chances are 3 in 10 that the foreign country will remain poli8cally stable.
42

The chances are 5 in 10 that the foreign country will remain poli8cally stable.
43

The chances are 7 in 10 that the foreign country will remain poli8cally stable.
44

The chances are 9 in 10 that the foreign country will remain poli8cally stable.
45

Place a check here if you think Mr. E’s corpora8on should not build a plant in the foreign country, no maIer what the probabili8es.
46

Mr. F is currently a college senior who is very eager to pursue graduate study in chemistry leading to the Doctor of Philosophy degree. He has been accepted by both University X and University Y. University X has a world-­‐wide reputa8on for excellence in chemistry. While a degree from University X would signify outstanding training in this field, the standards are so very rigorous that only a frac8on of the degree candidates actually receive the degree. University Y, on the other hand, has much less of a reputa8on in chemistry, but almost everyone admiIed is awarded the Doctor of Philosophy degree, though the degree has much less pres8ge than the corresponding degree from University X.
47

Imagine that you are advising Mr. F. Listed below are several probabili8es or odds that Mr. F would be awarded a degree at University X, the one with the greater pres8ge.
48

Please check the lowest probability that you would consider acceptable to make it worthwhile for Mr. F to enroll in University X rather than University Y.
49

Place a check here if you think Mr. F should not enroll in University X, no maIer what the probabili8es.
50

The chances are 9 in 10 that Mr. F would receive a degree from University X.
51

The chances are 7 in 10 that Mr. F would receive a degree from University X.
52

The chances are 5 in 10 that Mr. F would receive a degree from University X.
53

The chances are 3 in 10 that Mr. F would receive a degree from University X.
54

The chances are 1 in 10 that Mr. F would receive a degree from University X.                                                                       
55

Mr. G, a competent chess player, is par8cipa8ng in a na8onal chess tournament. In an early match he draws the top-­‐favored player in the tournament as his opponent. Mr. G has been given a rela8vely low ranking in view of his performance in previous tournaments. During the course of his play with the top-­‐favored man, Mr. G notes the possibility of a decep8ve though risk maneuver which might bring him a quick victory. At the same 8me, if the aIempted maneuver should fail, Mr. G. would be lel in an exposed posi8on and defeat would almost certainly follow.
56

Imagine that you are advising Mr. G. Listed below are several probabili8es or odds that Mr. G’s decep8ve play would succeed.
57

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for the risky play in ques=on to be
58

The chances are 1 in 10 that the play would succeed.
59

The chances are 3 in 10 that the play would succeed.
60

The chances are 5 in 10 that the play would succeed.
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The chances are 7 in 10 that the play would succeed.
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The chances are 9 in 10 that the play would succeed.
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Place a check here if you think Mr. G. should not aIempt the risky play, no maIer what the probabili8es.
64

Mr. H, a college senior, has studied the piano since childhood. He has won amateur prizes and given small recitals, sugges8ng that Mr. H has considerable musical talent. As gradua8on approaches, Mr. H has the choice of going to medical school to become a physician, a profession which would bring certain pres8ge and financial rewards; or entering a conservatory of music for advanced training with a well-­‐known pianist. Mr. H realizes that even upon comple8on of his piano studies, which would take many more years and a lot of money, success a concert pianist would not be assured.
65

Imagine that you are advising Mr. H. Listed below are several probabili8es or odds that Mr. H would succeed as a concert pianist.
66

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for Mr. H to con=nue with his musical
67

Place a check here if you think Mr. H should not pursue his musical training no maIer what the
68

The chances are 9 in 10 that Mr. H would succeed as a concert pianist.
69

The chances are 7 in 10 that Mr. H would succeed as a concert pianist.
70

The chances are 5 in 10 that Mr. H would succeed as a concert pianist.
71

The chances are 3 in 10 that Mr. H would succeed as a concert pianist.
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The chances are 1 in 10 that Mr. H would succeed as a concert pianist.
73

Mr. J is an American captured by the enemy in World War II and placed in a prison-­‐of-­‐war camp. Condi8ons in the camp are quite bad, with long hours of hard physical labor and a barely sufficient diet. Aler spending several months in this camp, Mr. J notes the possibility of escape by concealing himself in a supply truck that shuIles in and out of the camp. Of course, there is no guarantee that the escape would prove successful. Recapture by the enemy could well mean execu8on.                                                                       
74

Imagine that you are advising Mr. J. Listed below are several probabili8es or odds of a successful escape from the prisoner-­‐of-­‐war camp.
75

Please check the lowest probability that you would consider acceptable for an escape to be a@empted.
76

The chances are 1 in 10 that the escape would succeed.
77

The chances are 3 in 10 that the escape would succeed.
78

The chances are 5 in 10 that the escape would succeed.
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The chances are 7 in 10 that the escape would succeed.
80

The chances are 9 in 10 that the escape would succeed.
81

Place a check here if you think Mr. J should not try to escape no maIer what the probabili8es.
82

Mr. K is a successful businessman who has par8cipated in a number of civic ac8vi8es of considerable value to the community. Mr. K has been approached by the leaders of his poli8cal party as a possible congressional candidate in the next elec8on. Mr. K’s party is a minority party in the district, though the party has won occasional elec8ons in the past. Mr. K would like to hold poli8cal office, but to do so would involve a serious financial sacrifice, since the party has insufficient campaign funds. He would also have to endure the aIacks of his poli8cal opponents in a hot campaign.
83

Imagine that you are advising Mr. K. Listed below are several probabili8es or odds of Mr. K’s winning the elec8on in his district.
84

Please check the lowest probability that you would consider acceptable to make it worthwhile for Mr. K to run for poli=cal office.
85

Place a check here if you think Mr. K should not run for poli8cal office no maIer what the probabili8es.
86

The chances are 9 in 10 that Mr. K would win the elec8on.
87

The chances are 7 in 10 that Mr. K would win the elec8on.
88

The chances are 5 in 10 that Mr. K would win the elec8on.
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The chances are 3 in 10 that Mr. K would win the elec8on.
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The chances are 1 in 10 that Mr. K would win the elec8on.
91

Mr. L, a married 30-­‐year-­‐old research physicist, has been given a five-­‐year appointment by a major university laboratory. As he contemplates the next five years, he realizes that he might work on a difficult, long-­‐term problem which, if a solu8on could be found, would resolve basic scien8fic issues in the field and bring high scien8fic honors. If no solu8on were found, however, Mr. L would have liIle to show for his five years in the laboratory, and this would make it hard for him to get a good job alerwards. On the other hand, he could, as most of his professional associates are doing, work on a series of short-­‐term problems where solu8ons would be easier to find, but where the problems are of lesser scien8fic importance.
92

Imagine that you are advising Mr. L. Listed below are several probabili8es or odds that a solu8on would be found to the difficult, long-­‐term problem that Mr. L has in mind.                                                              
93

Please check the lowest probability that you would consider acceptable to make it worthwhile for Mr. L to work on the more difficult, long-­‐term problem.
94

The chances are 1 in 10 that Mr. L would solve the long-­‐term problem.
95

The chances are 3 in 10 that Mr. L would solve the long-­‐term problem.
96

The chances are 5 in 10 that Mr. L would solve the long-­‐term problem.
97

The chances are 7 in 10 that Mr. L would solve the long-­‐term problem.
98

The chances are 9 in 10 that Mr. L would solve the long-­‐term problem.
99

Place a check here if you think Mr. L should not choose the long-­‐term, difficult problem no maIer what the probabili8es.
100

Mr. M is contempla8ng marriage to Miss T, a girl whom he has known for a liIle more than a year. Recently, however, a number of arguments have occurred between them, sugges8ng some sharp differences of opinion in the way each views certain maIers. Indeed, they decide to seek professional advice from a marriage counselor as to whether it would be wise for them to marry. On the basis of these mee8ngs with a marriage counselor, they realize that a happy marriage, while possible, would not be assured.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire des dilemmes de choix. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-dilemmes-de-choix
Looti, Mohammed. “Questionnaire des dilemmes de choix.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-dilemmes-de-choix.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des dilemmes de choix.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-dilemmes-de-choix.