Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles

Le Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles (SDBQ ; Nobre et al., 2003) est un instrument psychométrique mesurant les croyances et schémas cognitifs prédisposant aux dysfonctions sexuelles masculines et féminines.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles (en anglais, Sexual Dysfunctional Beliefs Questionnaire [SDBQ] ; Nobre, Pinto-Gouveia, & Gomes, 2003) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la présence et l’intensité des croyances, stéréotypes et schémas cognitifs inadaptés relatifs à la sexualité humaine. Développé au sein d’un cadre théorique cognitivo-comportemental, le SDBQ postule que ces croyances rigides et irréalistes constituent des facteurs de vulnérabilité cognitive majeurs prédisposant au développement et au maintien des diverses dysfonctions sexuelles tant chez l’homme que chez la femme. L’outil comporte deux versions distinctes adaptées au genre : la version masculine (SDBQ-M) et la version féminine (SDBQ-F), chacune étant composée initialement de 40 énoncés évalués selon une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).

Les analyses factorielles exploratoires menées par les concepteurs ont extrait six facteurs prépondérants pour chaque version. La version masculine (37 items retenus dans la structure finale, expliquant 49 % de la variance totale) se structure autour des dimensions suivantes : le Conservatisme sexuel, le Pouvoir sexuel féminin, la Croyance machiste (« Macho » Belief), les Croyances relatives à la satisfaction sexuelle féminine, l’Attitude restrictive envers le sexe et le Sexe comme abus du pouvoir masculin. La version féminine (34 items retenus, expliquant 43 % de la variance) capture : le Conservatisme sexuel, le Désir et plaisir sexuels vus comme un péché, les Croyances liées à l’âge, les Croyances relatives à l’image corporelle, le Déni du primat de l’affection et la Primauté de la maternité. Les propriétés psychométriques témoignent d’une excellente consistance interne globale (coefficient alpha de Cronbach de .93 pour la version masculine et .81 pour la version féminine) ainsi que d’une remarquable stabilité temporelle à quatre semaines (fidélité test-retest de r = .73 pour les hommes et r = .80 pour les femmes). La validité convergente est étayée par des corrélations significatives avec l’indice international de la fonction érectile (IIEF), l’indice de la fonction sexuelle féminine (FSFI) et le Sexual Beliefs and Information Questionnaire (SBIQ), faisant du SDBQ un outil fondamental pour la sexologie clinique et la recherche psychologique.

2. Mots-clés / Keywords

Croyances sexuelles dysfonctionnelles, SDBQ, sexologie clinique, vulnérabilité cognitive, thérapie cognitivo-comportementale, dysfonction érectile, anxiété de performance, schémas cognitifs, Pedro Nobre, évaluation psychométrique, fonctionnement sexuel, rôles de genre.

3. Auteurs / Authors

Le Sexual Dysfunctional Beliefs Questionnaire a été élaboré par une équipe de chercheurs et cliniciens portugais de premier plan spécialisés en psychologie clinique, psychopathologie cognitive et sexologie comportementale :

  • Pedro J. Nobre : Ph.D., professeur titulaire en psychologie clinique et directeur du Laboratoire de recherche en sexualité humaine (SexLab) à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Porto (auparavant affilié à l’Universidade de Trás-os-Montes e Alto Douro, Vila Real, Portugal). Ancien président de la Société européenne de médecine sexuelle (ESSM) et de l’Association internationale de recherche sur les croyances et thérapies sexuelles. Correspondance : [email protected].
  • José Pinto-Gouveia : M.D., Ph.D., professeur émérite de psychiatrie et de psychologie clinique, directeur de l’Unité de recherche en thérapie cognitive et comportementale (CINEICC) à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Coimbra, Portugal.
  • F. A. Gomes : Ph.D., clinicien et chercheur en santé mentale et psychologie médicale à l’Université de Coimbra, Portugal.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du SDBQ est d’identifier, de quantifier et de disséquer les cognitions erronées, rigides ou stéréotypées qui agissent en tant que facteurs prédisposants, déclencheurs et pérennisants dans la survenue des dysfonctions sexuelles masculines et féminines. Dans la perspective des modèles cognitifs de la santé sexuelle, les troubles du désir, de l’excitation, de l’orgasme ou de la douleur ne résultent pas exclusivement de mécanismes physiologiques ou organiques ; ils sont intimement articulés à des représentations mentales inadaptées, à des standards de performance irréalistes et à des distorsions cognitives sur le rôle propre à chaque sexe.

En pratique clinique, l’administration du SDBQ remplit une triple fonction :

  • Diagnostic étiologique et conceptualisation de cas : Il permet au sexologue ou au psychothérapeute cognitivo-comportementaliste d’objectiver les schémas cognitifs sous-jacents qui alimentent l’anxiété de performance, le monitoring attentionnel anxieux (le phénomène de « spectateur » décrit initialement par Masters et Johnson) et les pensées automatiques négatives lors des relations sexuelles.
  • Planification thérapeutique individualisée : En cartographiant avec précision les domaines cognitifs défaillants (ex. : croyances machistes rigoristes, mythes autour de l’image corporelle ou culpabilité morale), le clinicien peut orienter ses techniques de restructuration cognitive, de psychoéducation sexologique et de décentration sur les nœuds psychopathologiques spécifiques du patient ou du couple.
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Utilisé en pré- et post-traitement, le SDBQ mesure le degré d’assouplissement des schémas cognitifs au terme d’interventions ciblées (thérapie cognitivo-comportementale des troubles sexuels, thérapie de couple, thérapie basée sur la pleine conscience).

Sur le plan de la recherche, le SDBQ s’est imposé comme un étalon-or international permettant d’étudier la pathogenèse cognitive comparée chez des cohortes cliniques (patients souffrant de dysfonction érectile, d’éjaculation prématurée, de vaginisme, de trouble de l’intérêt et de l’excitation sexuelle féminine) et des populations tout-venant, facilitant l’évaluation transculturelle des mythes sexuels et l’impact des variables socio-éducatives ou religieuses sur la santé sexuelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le SDBQ repose sur le concept de croyances sexuelles dysfonctionnelles. En s’appuyant sur les travaux séminales d’Aaron T. Beck appliqués au domaine de la sexualité humaine, les auteurs définissent ces croyances comme des postulats implicites ou explicites, inconditionnels ou conditionnels, hyper-rigides, qui créent des exigences irréalistes envers soi-même ou envers son partenaire. Lorsque la réalité physiologique ou contextuelle dévie de ces postulats, l’individu déclenche une cascade de jugements catastrophistes et d’autodépréciation, inhibant la réponse sexuelle parasympathique au profit d’un état d’alerte sympathique délétère.

Structure dimensionnelle masculine (SDBQ-M)

La version pour hommes isole six dimensions cognitives pathognomoniques :

  • 1. Conservatisme sexuel (Sexual Conservatism) : Représente l’adhésion à des normes sexuelles ultra-orthodoxes, procréatives et restrictives, postulant que les pratiques non coïtales (sexe oral, anal, masturbation) sont illégitimes ou moralement condamnables.
  • 2. Pouvoir sexuel féminin (Female Sexual Power) : Schéma d’appréhension et de menace face à la sexualité féminine, où l’affirmation, le désir ou le plaisir de la femme sont perçus comme une prise de contrôle, un instrument de domination ou une source d’asservissement de l’homme.
  • 3. Croyance « Macho » (« Macho » Belief) : Croyance impérative selon laquelle un « vrai homme » doit constamment désirer des rapports, initier le contact, maintenir une érection sans faille et subordonner toute la relation à la preuve irréfutable de sa virilité physique.
  • 4. Croyances relatives à la satisfaction sexuelle féminine (Beliefs About Women’s Sexual Satisfaction) : Idées erronées sur la physiologie de l’orgasme féminin, réduisant la satisfaction de la partenaire à la seule rigidité pénienne, à la pénétration vaginale exclusive et à la rapidité d’atteinte de l’orgasme.
  • 5. Attitude restrictive envers le sexe (Restrictive Attitude Toward Sex) : Réticence marquée face à l’expression érotique libre, condamnant l’usage de fantasmes pendant l’acte ou considérant certaines pratiques sexuelles comme dangereuses pour la santé physique.
  • 6. Le sexe comme abus du pouvoir masculin (Sex as an Abuse of Men’s Power) : Schémas de culpabilité ou d’ambivalence selon lesquels l’acte sexuel constituerait par essence une violation, une dégradation ou une subjugation agressive du corps féminin.

Structure dimensionnelle féminine (SDBQ-F)

La version pour femmes explore des dimensions spécifiques à la socialisation et aux mythes féminins :

  • 1. Conservatisme sexuel (Sexual Conservatism) : Adhésion à des normes traditionnelles strictes selon lesquelles la femme respectable ne doit pas manifester d’intérêt érotique indépendant ni s’adonner à des pratiques hédonistes.
  • 2. Désir et plaisir sexuels vus comme un péché (Sexual Desire and Pleasure as a Sin) : Sentiment profond de culpabilité morale et religieuse, assimilant l’hédonisme corporel et l’orgasme féminin à une souillure spirituelle.
  • 3. Croyances liées à l’âge (Age-Related Beliefs) : Mythes stipulant que le vieillissement, et plus particulièrement la ménopause, annulent irrévocablement l’appétence, l’attractivité et la capacité orgasmique féminine.
  • 4. Croyances relatives à l’image corporelle (Body-Image Beliefs) : Postulat selon lequel seule une perfection plastique canonique permet d’accéder au plaisir ou de procurer une satisfaction érotique au partenaire, induisant une auto-surveillance anxieuse (spectatoring).
  • 5. Déni de la primauté de l’affection (Denying Affection Primacy) : Tendance à scinder hermétiquement la sexualité et la tendresse affective, ou inversement croyance invalidante qu’aucun plaisir physique n’est tolérable en dehors d’un investissement amoureux totalitaire.
  • 6. Primauté de la maternité (Motherhood Primacy) : Polarisation exclusive du statut féminin sur le rôle maternel, induisant que la maternité disqualifie la femme de sa condition d’être érotique désirant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle conceptuel du SDBQ conjugue le modèle cognitif générique d’Aaron T. Beck (1976) et le modèle intégratif cognitivo-affectif des dysfonctions sexuelles développé par David H. Barlow (1986). Selon l’approche cognitive de Beck, les individus interprètent les événements du monde à travers des schémas cognitifs stables, composés de croyances fondamentales (core beliefs) et de croyances intermédiaires (règles, postulats et attitudes). Lorsque ces schémas sont rigides et irrationnels, ils biaisent le traitement de l’information sous la forme de pensées automatiques négatives lors de l’exposition à un stimulus donné.

Dans le domaine sexuel, Barlow (1986) a démontré que la réponse sexuelle humaine n’est pas uniquement déclenchée par un apport sensoriel périphérique, mais médiatisée par des mécanismes attentionnels et affectifs. Chez les individus fonctionnels, la stimulation érotique focalise l’attention sur les signaux sensoriels plaisants, provoquant une activation autonome adaptée (vasocongestion, érection, lubrification) et un affect positif, qui renforcent en boucle fermée la concentration sur la tâche. À l’opposé, chez les individus porteurs de croyances dysfonctionnelles (telles que mesurées par le SDBQ) :

  1. La situation sexuelle est perçue non comme une opportunité hédonique, mais comme un test de performance ou une arène de jugement moral (ex. : « Si je n’ai pas une érection immédiate, je suis un raté » ou « Une femme respectable ne montre pas son plaisir »).
  2. Ces croyances activent des pensées automatiques d’échec ou de faute durant le déroulement de la relation érotique.
  3. Ces cognitions induisent un détournement attentionnel : au lieu d’être dirigés vers les stimuli érotiques internes et externes, les processus attentionnels s’orientent vers des stimuli non érotiques (auto-observation critique ou spectatoring décrit par William Masters et Virginia Johnson, évaluation du regard de l’autre, monitoring cardiaque ou génital).
  4. Cette déviation cognitive engendre une anxiété autonome sympathique aiguë, inhibant les réflexes vasculaires de l’érection ou de la lubrification et précipitant la dysfonction sexuelle attendue, validant rétroactivement la croyance dysfonctionnelle initiale.

Le SDBQ opérationnalise précisément le niveau intermédiaire et schématique de cette chaîne étiologique, permettant de saisir les croyances distales qui rendent un individu particulièrement réactif aux incidents sexuels mineurs et l’enferment dans un cycle de maintien de la pathologie.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du SDBQ a fait l’objet de rigoureuses vérifications empiriques auprès d’échantillons cliniques et non cliniques (Nobre, Pinto-Gouveia, & Gomes, 2003 ; Nobre & Pinto-Gouveia, 2006).

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée en établissant des corrélations statistiquement significatives entre les scores du SDBQ et d’autres instruments validés mesurant les croyances et le fonctionnement sexuel :

  • Sexual Beliefs and Information Questionnaire (SBIQ ; Adams et al., 1996) : Les dimensions du SDBQ présentent de fortes corrélations positives avec le SBIQ, confirmant que l’outil capte de façon adéquate la désinformation et les mythes sexuels partagés au sein du couple.
  • International Index of Erectile Function (IIEF ; Rosen et al., 1997) : Chez les hommes, les scores élevés au SDBQ, et particulièrement à la sous-échelle « Croyance Macho », sont corrélés de manière négative et significative avec les domaines de la fonction érectile, du désir sexuel et de la satisfaction globale mesurés par l’IIEF.
  • Female Sexual Function Index (FSFI ; Rosen et al., 2000) : Chez les femmes, les scores globaux élevés de croyances dysfonctionnelles, notamment sur les facteurs « Conservatisme sexuel » et « Image corporelle », corrèlent négativement avec les scores totaux du FSFI, ainsi qu’avec les scores d’excitation, de lubrification et de satisfaction hédonique.

Validité discriminante

La validité discriminante a été testée en comparant un échantillon clinique constitué de 49 hommes et 47 femmes souffrant de dysfonctions sexuelles formellement diagnostiquées à un groupe témoin apparié composé de 49 hommes et 46 femmes exempts de troubles sexuels (Nobre, Pinto-Gouveia, & Gomes, 2003 ; Nobre & Pinto-Gouveia, 2006). Les résultats ont mis en lumière que les participants du groupe clinique obtiennent systématiquement des moyennes plus élevées sur plusieurs sous-échelles clés par rapport aux sujets contrôles :

  • Les femmes du groupe clinique présentent des scores significativement plus élevés en Conservatisme sexuel (F1), Désir et plaisir comme péché (F2) et Croyances relatives à l’image corporelle (F4).
  • Les hommes consultant pour des troubles érectiles ou éjaculatoires obtiennent des scores nettement supérieurs sur l’échelle de Croyance « Macho » (F3) par rapport aux hommes fonctionnels.

8. Fidélité / Reliability

Les études métrologiques initiales et répliquées ont documenté une robustesse statistique remarquable en termes de cohérence interne et de stabilité temporelle :

Consistance interne

L’évaluation de la cohérence interne via le coefficient alpha de Cronbach atteste d’une fiabilité élevée de l’instrument :

  • Version masculine (SDBQ-M) : L’alpha de Cronbach pour l’échelle globale atteint .93, dénotant une exceptionnelle homogénéité des items. Au niveau des sous-échelles individuelles, les coefficients varient de .54 à .89 selon la spécificité des dimensions (par exemple, des valeurs très solides pour le Conservatisme sexuel et la Croyance machiste, tandis que des échelles plus courtes comportant 3 ou 4 items présentent des indices plus modérés mais psychométriquement acceptables).
  • Version féminine (SDBQ-F) : Le score total affiche un coefficient alpha de .81. Pour les six facteurs constitutifs, les valeurs s’échelonnent entre .50 et .89.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La fidélité temporelle a été mesurée en administrant à deux reprises le questionnaire à un sous-échantillon de participants sur un intervalle de 4 semaines. Les corrélations de Pearson obtenues sont hautement significatives (p < .05) :

  • Version masculine : r = .73 pour le score total.
  • Version féminine : r = .80 pour le score total.

Ces coefficients démontrent que les croyances évaluées par le SDBQ représentent des dispositions cognitives structurales stables dans le temps en l’absence d’intervention psychothérapeutique ciblée, et non de simples fluctuations d’humeur passagères.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validation empirique de la structure latente du SDBQ a été menée au moyen d’analyses en composantes principales (ACP) assorties d’une rotation orthogonale Varimax, conduites indépendamment sur de vastes cohortes masculines et féminines lors de la recherche princeps de Nobre, Pinto-Gouveia et Gomes (2003).

Structure de la version féminine (SDBQ-F)

L’ACP appliquée à la version féminine a isolé six facteurs distincts possédant des valeurs propres supérieures à l’unité, rendant compte de 43 % de la variance totale. Trente-quatre items sur les 40 initiaux ont été retenus en raison de saturations factorielles substantielles (> .40) et de l’absence de saturations croisées indésirables :

  • Facteur 1 (Conservatisme sexuel) : 9 items (2, 4, 7, 13, 14, 17, 27, 28, 32).
  • Facteur 2 (Désir et plaisir comme un péché) : 6 items (15, 34, 35, 36, 37, 39).
  • Facteur 3 (Croyances liées à l’âge) : 5 items (5, 6, 8, 11, 20).
  • Facteur 4 (Croyances relatives à l’image corporelle) : 4 items (10, 12, 38, 40).
  • Facteur 5 (Déni de la primauté de l’affection) : 6 items (1, 3, 18, 22, 23, 24).
  • Facteur 6 (Primauté de la maternité) : 4 items (26, 30, 31, 33).

Structure de la version masculine (SDBQ-M)

Pour la version masculine, l’ACP avec rotation Varimax a extrait six facteurs expliquant 49 % de la variance totale. Trente-sept items sur 40 ont été conservés dans la solution finale :

  • Facteur 1 (Conservatisme sexuel) : 10 items (2, 5, 9, 18, 21, 24, 25, 26, 32, 33).
  • Facteur 2 (Pouvoir sexuel féminin) : 8 items (11, 15, 19, 27, 29, 38, 39, 40).
  • Facteur 3 (Croyance « Macho ») : 7 items (1, 4, 6, 17, 28, 31, 37).
  • Facteur 4 (Croyances relatives à la satisfaction féminine) : 5 items (3, 7, 16, 35, 36).
  • Facteur 5 (Attitude restrictive envers le sexe) : 4 items (8, 12, 13, 30).
  • Facteur 6 (Sexe comme abus du pouvoir masculin) : 3 items (10, 22, 34).

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Sexual Dysfunctional Beliefs Questionnaire se caractérise par une méthodologie standardisée facilement applicable en cabinet ou en laboratoire :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté).
  • Format de passation : Papier-crayon ou administration informatisée/en ligne.
  • Durée moyenne de passation : Environ 10 minutes.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points : 1 = Completely Disagree (« Tout à fait en désaccord »), 2 = Disagree (« En désaccord »), 3 = Don’t Disagree or Agree (« Ni en désaccord ni d’accord »), 4 = Agree (« D’accord »), 5 = Completely Agree (« Tout à fait d’accord »).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Version masculine : Les scores dimensionnels sont obtenus en additionnant les scores des items correspondants. L’item 37 (« Sex can be good even without orgasm ») est inversé (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Le score total composite de croyances dysfonctionnelles masculines est calculé sur les 37 items factorisés (plage : 37 à 185) ou sur la totalité des 40 items selon les objectifs cliniques.
    • Version féminine : Les items 1, 3, 22, 23 et 24 sont inversés avant le calcul. Le score total composite sur les 34 items factorisés oscille entre 34 et 170.
    • Des scores plus élevés reflètent une adhésion plus rigide et dysfonctionnelle aux stéréotypes et mythes sexuels, signalant une vulnérabilité psychopathologique accrue.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2003 (validation psychométrique dans Sexual and Relationship Therapy).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Le questionnaire est protégé par le droit d’auteur détenu par les auteurs (Pedro J. Nobre, José Pinto-Gouveia et F. A. Gomes) et l’éditeur Taylor & Francis.
  • Conditions d’accès et tarifs : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique et de pratique clinique non commerciale, sous réserve d’obtenir l’accord écrit préalable de l’auteur principal.
  • Contact officiel : Les demandes d’autorisation, de traduction ou d’obtention des protocoles complets doivent être adressées au Pr Pedro J. Nobre : [email protected] (Faculdade de Psicologia e de Ciências da Educação da Universidade do Porto, Portugal).

12. Références / References

Adams, S. G., Dubbert, P. M., Chupurdia, K. M., Jones, A., Lofland, K. R., & Leermakers, E. (1996). Assessment of sexual beliefs and information in aging couples with sexual dysfunction. Archives of Sexual Behavior, 25(3), 249–260. https://doi.org/10.1007/BF02438165

Barlow, D. H. (1986). Causes of sexual dysfunction: The role of anxiety and cognitive interference. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(2), 140–148. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.2.140

Beck, A. T. (1976). Cognitive therapy and the emotional disorders. International Universities Press.

Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1970). Human sexual inadequacy. Little, Brown and Company.

Nobre, P. J., & Pinto-Gouveia, J. (2006). Dysfunctional sexual beliefs as vulnerability factors to sexual dysfunction. The Journal of Sex Research, 43(1), 68–75. https://doi.org/10.1080/00224490609552299

Nobre, P. J., Pinto-Gouveia, J., & Gomes, F. A. (2003). Sexual Dysfunctional Beliefs Questionnaire: An instrument to assess sexual dysfunctional beliefs as vulnerability factors to sexual problems. Sexual and Relationship Therapy, 18(2), 171–204. https://doi.org/10.1080/1468199031000115367

Rosen, R. C., Brown, C., Heiman, J., Leiblum, S., Meston, C., Shabsigh, R., Ferguson, D., & D’Agostino, R. (2000). The Female Sexual Function Index (FSFI): A multidimensional self-report instrument for the assessment of female sexual function. Journal of Sex & Marital Therapy, 26(2), 191–208. https://doi.org/10.1080/009262300278598

Rosen, R. C., Riley, A., Wagner, G., Osterloh, I. H., Kirkpatrick, J., & Mishra, A. (1997). The International Index of Erectile Function (IIEF): A multidimensional scale for assessment of erectile dysfunction. Urology, 49(6), 822–830. https://doi.org/10.1016/S0090-4295(97)00238-0

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

A real man has sexual intercourse very often
2

Orgasm is possible only by vaginal intercourse
3

Penile erection is essential for a woman’s sexual satisfaction
4

Homosexuality is a sickness
5

A woman has no other choice but to be sexually subjugated by a man’s power
6

A real man must wait the necessary amount of time to sexually satisfy a woman during intercourse
7

A woman may have doubts about a man’s virility when he fails to get an erection during sexual activity
8

Repeated engagement in oral or anal sex can cause serious health problems
9

A shorter duration of intercourse is a sign of a man’s power
10

Sex is an abuse of a male’s power
11

The consequences of a sexual failure are catastrophic
12

Women only pay attention to attractive younger men
13

It is not appropriate to have sexual fantasies during sexual intercourse
14

There are certain universal rules about what is normal during sexual activity
15

In bed the woman is the boss
16

Men who are not capable of penetrating women can’t satisfy them sexually
17

In sex, getting to the climax is most important
18

In sex, anything but vaginal intercourse is unacceptable
19

A woman’s body is her best weapon
20

A woman may stop loving a man if he is not capable of satisfying her sexually
21

Vaginal intercourse is the only legitimate type of sex
22

The quality of the erection is what most satisfies women
23

A successful career implies the control of sexual urges
24

Foreplay is a waste of time
25

Sex is meant only for procreation
26

In sex, the quicker/faster the better
27

People who don’t control their sexual urges are more easily controlled by others
28

A real man is always ready for sex and must be capable of satisfying any woman
29

If a man lets himself go sexually he is under a woman’s control
30

Anal sex is a perverted activity
31

A man must be capable of maintaining an erection until the end of any sexual activity
32

There is only one acceptable way of having sex (missionary position)
33

Sexual intercourse before marriage is a sin
34

Sex is a violation of a woman’s body
35

A man who doesn’t sexually satisfy a woman is a failure
36

Whenever the situation arises, a real man must be capable of penetration
37

Sex can be good even without orgasm
38

A real man doesn’t need much stimulation to reach orgasm
39

A woman at her sexual peak can get whatever she wants from a man
40

The greater the sexual intimacy, the greater the potential for getting hurt
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-croyances-sexuelles-dysfonctionnelles
Looti, Mohammed. “Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-croyances-sexuelles-dysfonctionnelles.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des croyances sexuelles dysfonctionnelles.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-des-croyances-sexuelles-dysfonctionnelles.