1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire de sécurité offshore (Offshore Safety Questionnaire, OSQ), élaboré par Kathryn Mearns, Rhona Flin et leurs collaborateurs au sein de l’Industrial Psychology Research Centre de l’Université d’Aberdeen, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à évaluer le climat de sécurité et les comportements à risque au sein des environnements industriels à haut risque, en particulier sur les plates-formes pétrolières et gazières offshore. Composé de 30 items standardisés, l’instrument se divise en deux volets conceptuels et méthodologiques complémentaires : un premier volet de 19 énoncés mesurant les attitudes relatives au climat de sécurité organisationnel, et un second volet de 11 énoncés quantifiant l’occurrence auto-rapportée de comportements non sécuritaires (unsafe behaviours).
Sur le plan factoriel, les 19 items d’attitudes se structurent en deux facteurs principaux validés par analyse factorielle exploratoire : l’engagement perçu de la direction envers la sécurité (Perceived Management Commitment to Safety) et la compétence perçue de l’encadrement de proximité (Perceived Supervisor Competence). Les 11 items évaluant les comportements non sécuritaires se distribuent également en deux composantes stables : les comportements à risque sous pression ou incitations (Unsafe Behaviour Under Incentives) et les comportements à risque généraux (General Unsafe Behaviour). Les attitudes sont évaluées au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), tandis que les comportements sont mesurés selon une échelle de fréquence ou d’accord en 5 points.
Les propriétés psychométriques de l’OSQ témoignent d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,78 et 0,88 pour les dimensions attitudinales et entre 0,72 et 0,83 pour les échelles comportementales. L’instrument possède une validité de critère robuste, démontrée par sa capacité à prédire les taux d’accidents de travail, les événements de type « presqu’accident » (near misses) et les défaillances opérationnelles dans les environnements confinés et extrêmes. L’OSQ demeure un outil fondamental en psychologie du travail, en ergonomie et en ingénierie de la résilience organisationnelle.
2. Mots-clés / Keywords
Climat de sécurité, Questionnaire de sécurité offshore, OSQ, Comportements à risque, Industrie pétrolière offshore, Leadership de sécurité, Évaluation psychométrique, Ergonomie organisationnelle, Risques sociotechniques, Fiabilité organisationnelle.
3. Auteurs / Authors
Le Questionnaire de sécurité offshore a été développé et validé par une équipe de chercheurs de l’Industrial Psychology Research Centre (IPRC), rattaché à la School of Psychology de l’Université d’Aberdeen (Écosse, Royaume-Uni), sous l’égide de projets de recherche commandités par le Health and Safety Executive (HSE) britannique :
- Kathryn Mearns, Ph.D. : Professeure et chercheuse spécialisée en psychologie organisationnelle, sécurité industrielle et facteurs humains, reconnue internationalement pour ses travaux novateurs sur le climat de sécurité dans les secteurs pétrolier, gazier et maritime.
- Rhona Flin, Ph.D., FBPsS, FRSE : Professeure émérite de psychologie appliquée à l’Université d’Aberdeen et professeure de gestion industrielle à l’Université de Strathclyde, autorité mondiale sur la prise de décision en situation critique, les compétences non techniques (non-technical skills) et la gestion des crises dans les industries à haut risque.
- Sharon Whitaker, M.Sc. : Chercheuse associée en psychologie industrielle à l’Université d’Aberdeen, ayant largement contribué à la collecte empirique longitudinale sur les installations offshore de la mer du Nord.
- Rachel Gordon, Ph.D. et Paul O’Connor, Ph.D. : Chercheurs spécialistes des facteurs organisationnels, de la formation des équipes de quart et de la modélisation des erreurs humaines en milieu hostile.
Affiliation institutionnelle principale : Industrial Psychology Research Centre (IPRC), School of Psychology, University of Aberdeen, King’s College, Aberdeen AB24 3FX, Écosse, Royaume-Uni.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Offshore Safety Questionnaire (OSQ) est de fournir une mesure standardisée, quantitative et diagnostique du climat de sécurité et des transgressions procédurales parmi le personnel déployé sur les installations pétrolières et gazières offshore (plates-formes de forage fixes, semi-submersibles, navires de type FPSO). Les environnements offshore se caractérisent par des contraintes sociotechniques extrêmes : isolement géographique, promiscuité résidentielle et professionnelle continue (régime de travail en 2 ou 3 semaines de rotation 24h/24), présence d’hydrocarbures sous haute pression et atmosphères explosives. Dans un tel contexte, les conséquences d’une défaillance humaine ou organisationnelle peuvent être catastrophiques, comme l’a tragiquement illustré la catastrophe de Piper Alpha en 1988, qui a entraîné la mort de 167 travailleurs en mer du Nord.
Sur le plan appliqué et diagnostique, l’OSQ répond à plusieurs impératifs majeurs :
- Audit proactif et benchmarking : Contrairement aux indicateurs de sécurité rétrospectifs ou réactifs (tels que le taux de fréquence des accidents avec arrêt ou Lost Time Injury Frequency), l’OSQ opère comme un indicateur précurseur (leading indicator). Il permet d’évaluer l’état psychologique et normatif de l’organisation avant que les défaillances latentes ne s’actualisent sous la forme d’incidents majeurs.
- Évaluation des disparités hiérarchiques : L’outil met en lumière les écarts de perception critiques entre le personnel de première ligne (foreurs, mécaniciens, techniciens d’instrumentation), l’encadrement intermédiaire (superviseurs de quart, chefs d’équipe) et la direction opérationnelle à terre ou à bord.
- Quantification des transgressions et raccourcis : En mesurant explicitement les comportements à risque induits par la pression temporelle, les objectifs de production et les systèmes d’incitation financière, l’OSQ permet aux gestionnaires des risques d’identifier les zones de vulnérabilité systémique au sein des processus de travail (comme le système de permis de travail ou l’usage des équipements de protection individuelle).
- Recherche fondamentale en facteurs humains : L’OSQ constitue un levier empirique pour tester des modèles théoriques reliant le climat organisationnel, les attitudes individuelles, le respect des règles opérationnelles et les performances objectives de sécurité au travail.
5. Construit psychologique / Construct
L’OSQ opérationnalise le climat de sécurité non pas comme une attitude globale indifférenciée, mais comme un construit multidimensionnel articulé autour de deux axes fondamentaux : les perceptions partagées des politiques et pratiques de sécurité (climat de sécurité au sens strict) et l’adhésion comportementale déclarée face aux exigences sécuritaires.
1. Engagement perçu de la direction envers la sécurité (Perceived Management Commitment to Safety)
Cette dimension capture la mesure dans laquelle les travailleurs perçoivent que la haute direction accorde une priorité authentique et inconditionnelle à la sécurité, en particulier lorsque celle-ci entre en conflit direct avec les impératifs de rentabilité, de cadence ou de calendrier de production. Elle reflète la cohérence entre le discours managérial officiel et les actions réelles sur le terrain (walking the talk). L’engagement perçu englobe la promptitude à allouer des ressources financières, la rapidité d’intervention face aux dangers signalés et la volonté de soutenir un employé qui décide d’interrompre une opération jugée dangereuse (le droit de retrait ou Stop Work Authority).
2. Compétence perçue de l’encadrement de proximité (Perceived Supervisor Competence)
L’encadrement de premier niveau (superviseurs, contremaîtres, toolpushers) joue un rôle d’intermédiaire crucial dans la traduction des politiques de sécurité en pratiques quotidiennes. Cette dimension évalue le leadership de sécurité du superviseur : sa rigueur dans l’application équitable des procédures, son exemplarité comportementale, sa disposition active à écouter les suggestions du personnel, son ouverture à la communication bilatérale et son aptitude à encourager le signalement des incidents sans recourir à des mesures punitives.
3. Comportements à risque sous pression et incitations (Unsafe Behaviour Under Incentives)
Cette sous-échelle comportementale mesure la fréquence avec laquelle les travailleurs contournent délibérément les barrières de sécurité en réponse à des contraintes externes d’efficacité, de respect des délais ou d’incitations financières (primes d’avancement, bonus de forage). Elle illustre le phénomène d’« équilibrage de la production » où la vitesse d’exécution est implicitement récompensée au détriment du respect strict des protocoles de sécurité.
4. Comportements à risque généraux (General Unsafe Behaviour)
Cette composante quantifie les violations routinières ou non intentionnelles, les raccourcis pragmatiques et les manquements individuels fréquents indépendants des pressions financières explicites. Elle explore l’omission du port des équipements de protection individuelle (EPI), l’utilisation d’équipements sans formation formelle, le travail en état de fatigue avancée, la non-vérification des permis de travail (Permit to Work – PTW) et la réticence à déclarer les blessures mineures en raison de la lourdeur bureaucratique associée.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de l’OSQ s’articule autour des avancées majeures de la psychologie organisationnelle, de la théorie sociotechnique et de l’analyse des défaillances des systèmes complexes.
Le modèle du climat de sécurité de Zohar
L’OSQ s’enracine directement dans les travaux pionniers de Dov Zohar (1980, 2000), qui définit le climat de sécurité comme un ensemble de perceptions partagées parmi les employés quant aux politiques, procédures et pratiques réelles récompensées et soutenues au sein de leur environnement de travail. Selon Zohar, le climat de sécurité constitue un cadre interprétatif permettant aux employés de déduire l’ordre réel des priorités de l’organisation. L’OSQ opérationnalise cette distinction cruciale entre les « règles déclarées » (politiques affichées) et les « règles opératoires » perçues au jour le jour.
Le modèle de causalité des accidents de Reason
L’instrument s’inspire également du modèle systémique de la causalité des accidents développé par James Reason (1990, 1997). Dans le « modèle du fromage suisse », les accidents résultent de l’alignement malencontreux de défaillances actives (erreurs et violations commises par les opérateurs de première ligne) et de conditions latentes (décisions de gestion déficientes, manque d’investissement, conception inadaptée des procédures). L’OSQ évalue simultanément ces deux plans : les attitudes envers la direction et la supervision mesurent l’état des barrières et conditions latentes organisationnelles, tandis que les échelles de comportements à risque mesurent la perméabilité des barrières humaines directes.
La théorie des organisations à haute fiabilité (HRO)
Les concepts forgés par Karlene Roberts, Gene Rochlin, ainsi que Karl Weick et Kathleen Sutcliffe sur les organisations à haute fiabilité (HRO) sous-tendent l’élaboration de l’OSQ. Ces organisations se distinguent par leur préoccupation constante pour les défaillances, leur refus de simplifier les interprétations du danger, leur sensibilité aux opérations quotidiennes et leur respect de l’expertise opérationnelle. L’OSQ examine précisément si la culture offshore valorise l’autorité d’arrêt des travaux et le signalement spontané des anomalies.
7. Validité / Validity
L’Offshore Safety Questionnaire a fait l’objet d’évaluations psychométriques extensives à travers de multiples vagues d’enquêtes menées auprès de plus de 1 000 à 2 000 employés de plates-formes en mer du Nord (Mearns et al., 2001, 2003).
Validité de construit
La validité de construit de l’OSQ est corroborée par des analyses factorielles confirmatoires et exploratoires démontrant que la séparation entre l’action managériale stratégique et la supervision directe est psychologiquement significative pour les équipes de terrain. Les employés distinguent nettement les intentions politiques attribuées au management à terre de l’action opérationnelle immédiate de leur superviseur de quart.
Validité convergente et discriminante
L’OSQ démontre une excellente validité convergente avec d’autres échelles standardisées de climat organisationnel, de leadership transformationnel et d’épuisement professionnel (burnout). Des corrélations négatives significatives sont systématiquement observées entre l’engagement perçu de la direction et la fréquence rapportée de comportements à risque ($r = -0,35$ à $-0,48$, $p < 0,001$). De surcroît, la validité discriminante est établie par l'absence de corrélation excessive entre les dimensions du climat de sécurité et les traits généraux de personnalité (tels que le névrosisme ou l'extraversion), démontrant que l'OSQ capte bien un climat collectif perçu et non un simple biais affectif individuel.
Validité prédictive et de critère
La validité prédictive de l’instrument a été vérifiée en reliant les scores agrégés par plate-forme à des indicateurs objectifs de performance de sécurité sur des périodes de suivi de 12 à 24 mois. Les plates-formes affichant des scores significativement plus élevés pour l’engagement de la direction et la compétence des superviseurs présentaient :
- Une fréquence documentée significativement plus faible d’accidents du travail avec arrêt ($p < 0,05$) ;
- Un taux plus élevé de signalement préventif des événements de type « presqu’accident » (near misses), signe d’un climat de confiance psychologique et d’apprentissage organisationnel ;
- Une réduction mesurable des audits de conformité non satisfaisants réalisés par les régulateurs nationaux de sécurité en mer.
8. Fidélité / Reliability
La cohérence interne et la stabilité temporelle de l’OSQ ont été rigoureusement documentées dans la littérature académique spécialisée.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les analyses de consistance interne rapportées par Mearns, Whitaker et Flin (2001, 2003) démontrent une fiabilité élevée pour l’ensemble des dimensions de l’instrument :
- Engagement perçu de la direction envers la sécurité : $\alpha$ généralement compris entre $0,84$ et $0,88$ selon les échantillons.
- Compétence perçue du superviseur : $\alpha$ se situant entre $0,81$ et $0,86$.
- Comportements à risque sous incitations : $\alpha$ oscillant entre $0,75$ et $0,82$.
- Comportements à risque généraux : $\alpha$ mesuré entre $0,71$ et $0,79$.
Ces indices dépassent largement le seuil conventionnel de $0,70$ préconisé par Nunnally pour les échelles psychométriques de recherche et de diagnostic organisationnel.
Fidélité au niveau agrégé (Climat d’équipe / Plate-forme)
Dans la mesure où le climat de sécurité est souvent agrégé au niveau de l’équipe de quart ou de l’installation, les indices d’accord inter-juges ($r_{wg}$) et les coefficients de corrélation intra-classe (ICC(1) et ICC(2)) ont été calculés. Les valeurs de $r_{wg}$ médianes dépassent fréquemment $0,80$, ce qui justifie l’agrégation statistique des réponses individuelles en un score global de climat de sécurité propre à chaque plate-forme offshore.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement structurel de l’OSQ s’est appuyé sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) répétées sur des cohortes annuelles successives d’employés de l’industrie pétrolière en mer du Nord, complétées par des modélisations confirmatoires (AFC).
Structure factorielle des items d’attitudes (19 items)
Une analyse factorielle exploratoire (extraction en composantes principales ou facteurs principaux avec rotation oblique Promax ou orthogonale Varimax) menée sur les 19 énoncés attitudinaux isole systématiquement deux facteurs robustes expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 : Engagement perçu de la direction (Management Commitment) : Saturations factorielles élevées (typiquement supérieures à $0,50$, allant jusqu’à $0,78$) pour des items tels que « Management considers safety to be equally as important as production » (item 1) et « Management is willing to invest time and money in safety improvements » (item 15). Les items négatifs (« Management only pays lip service to safety », item 4) saturent négativement avec des charges équivalentes.
- Facteur 2 : Compétence et soutien du superviseur (Supervisor Competence) : Regroupe des saturations marquées (comprises entre $0,55$ et $0,81$) sur des items comme « My supervisor leads by example when it comes to safety » (item 7) et « My supervisor encourages us to report near misses and hazards » (item 9).
Structure factorielle des comportements à risque (11 items)
L’analyse factorielle appliquée aux 11 énoncés portant sur les pratiques déviantes dégage deux axes cohérents reproduits d’une année sur l’autre :
- Facteur A : Comportements sous incitations et pressions : Saturations dominantes pour les items décrivant les compromis explicites face aux bonus de productivité (« I have broken safety rules because of incentives or bonuses », item 22) et les pressions d’échéances (« I take shortcuts on safety when under pressure to finish the work », item 21).
- Facteur B : Comportements à risque généraux et raccourcis : Charges factorielles stables sur les items touchant aux omissions d’équipements (« I carry out tasks without using the required personal protective equipment », item 24) ou au contournement de procédures hors du regard de la hiérarchie (« I bend safety procedures when I know the supervisor is not looking », item 28).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire auto-administré (auto-évaluation psychométrique et déclarative).
- Population cible : Personnel technique, ouvrier, opérationnel et de supervision travaillant sur des installations pétrolières, gazières ou maritimes en mer.
- Nombre total d’items : 30 énoncés (19 items d’attitudes de climat de sécurité + 11 items de comportements non sécuritaires).
- Échelle de réponse :
- Items 1 à 19 (Safety Climate Attitudes) : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Pas d’accord)
- 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni d’accord ni en désaccord)
- 4 = Agree (D’accord)
- 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- Items 20 à 30 (Unsafe Behaviour) : Échelle de fréquence ou d’accord en 5 points :
- 1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree, ou 1 = Never (Jamais) à 5 = Always (Toujours) / Frequency of involvement
- Items 1 à 19 (Safety Climate Attitudes) : Échelle de Likert en 5 points :
- Cotation et inversion des scores (Reverse Scoring) :
- Les énoncés formulés de manière négative doivent obligatoirement faire l’objet d’un recodage inversé avant le calcul des scores dimensionnels ($1 = 5$, $2 = 4$, $3 = 3$, $4 = 2$, $5 = 1$).
- Sont notamment concernés par le score inversé dans le volet attitudes les items 3 (« In my workplace, management turns a blind eye to safety issues »), 4 (« Management only pays lip service to safety »), 14 (« Supervisors sometimes put production ahead of safety ») et 16 (« My supervisor gets annoyed when work is delayed due to safety reasons »).
- Un score élevé dans les dimensions d’attitudes reflète un climat de sécurité positif et mature. Pour les comportements à risque (items 20 à 30), un score élevé traduit une prévalence supérieure de pratiques non sécuritaires et de transgressions.
- Temps de passation estimé : 10 à 15 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2001 (Rapports de recherche HSE) / 2003 (publications de référence dans Safety Science et rapports officiels HMSO).
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits initiaux relèvent de l’Université d’Aberdeen (Industrial Psychology Research Centre) et de la Couronne britannique via le Health and Safety Executive (HSE).
- Disponibilité et tarification : L’instrument a été diffusé à titre d’utilité publique dans le cadre des rapports de recherche subventionnés par le gouvernement britannique (série HSE Books / Offshore Technology Reports). Il est donc gratuit et accessible pour la recherche académique et l’enseignement.
- Utilisation commerciale et conseil : Toute utilisation dans le cadre de diagnostics commerciaux, de missions d’audit d’entreprise ou de plateformes logicielles privées nécessite généralement l’autorisation explicite des auteurs ou le respect scrupuleux des citations des publications originales de l’Université d’Aberdeen et du HSE.
12. Références / References
Les sources scientifiques suivantes constituent le corpus fondamental validant le développement et l’application du questionnaire :
- Flin, R., Mearns, K., O’Connor, P., & Bryden, R. (2000). Measuring safety climate: Identifying the common features. Safety Science, 34(1-3), 177-192. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(00)00012-6
- Mearns, K., Whitaker, S., & Flin, R. (2001). Benchmarking safety climate in hazardous environments: A longitudinal study (Research Report 233). Health and Safety Executive (HSE Books). Norwich: Her Majesty’s Stationery Office.
- Mearns, K., Whitaker, S., & Flin, R. (2003). Safety climate, safety management practices and safety performance in offshore environments. Safety Science, 41(8), 641-680. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(02)00011-5
- Mearns, K., Whitaker, S., Flin, R., Gordon, R., & O’Connor, P. (2003). Factoring the human into safety: Translating research into practice. Volume 1: Benchmarking human and organisational factors in offshore safety (Research Report 059). Norwich, England: Her Majesty’s Stationery Office.
- Reason, J. (1997). Managing the risks of organizational accidents. Aldershot: Ashgate.
- Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96-102. https://doi.org/10.1037/0021-9010.65.1.96
- Zohar, D. (2000). A group-level model of safety climate: Testing the effect of supervisory opinions on sub-group variation in safety climate and injury rates. Journal of Applied Psychology, 85(4), 587-596. https://doi.org/10.1037/0021-9010.85.4.587
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale for Items 1-19 (Safety Climate Attitudes):
5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither Agree nor Disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree)
Response Scale for Items 20-30 (Unsafe Behaviour):
5-point frequency scale (1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree, or 1 = Never to 5 = Always / Frequency of involvement)
- Management considers safety to be equally as important as production
- Management acts decisively when a safety concern is raised
- In my workplace, management turns a blind eye to safety issues
- Management only pays lip service to safety
- My supervisor ensures that safety rules and procedures are followed at all times
- My supervisor discusses safety issues with the team regularly
- My supervisor leads by example when it comes to safety
- My supervisor is willing to listen to safety-related suggestions
- My supervisor encourages us to report near misses and hazards
- Safety rules and procedures here are practical and realistic
- People here are praised by management for working safely
- Corrective action is always taken when safety issues are reported
- Workforce opinions on safety are genuinely sought and listened to
- Supervisors sometimes put production ahead of safety
- Management is willing to invest time and money in safety improvements
- My supervisor gets annoyed when work is delayed due to safety reasons
- Management keeps the workforce informed about safety performance
- I am confident that management will support me if I stop a job for safety reasons
- My supervisor is approachable when safety concerns arise
- I have bypassed safety procedures to get the job done quickly
- I take shortcuts on safety when under pressure to finish the work
- I have broken safety rules because of incentives or bonuses
- I take risks if I think management expects me to meet a deadline
- I carry out tasks without using the required personal protective equipment (PPE)
- I ignore minor safety rules if they slow me down
- I do not report minor injuries because of the hassle involved
- I have operated equipment that I was not fully trained to use
- I bend safety procedures when I know the supervisor is not looking
- I have carried on working when feeling too tired to perform safely
- I have carried out a task without first checking the permit to work