1. Résumé
Le Questionnaire de Nimègue (initialement dénommé en néerlandais Nijmeegse Vragenlijst ou Nijmeegse Hyperventilatieschaal) est l’instrument psychométrique et clinique de référence conçu pour l’évaluation et le dépistage des plaintes respiratoires fonctionnelles, historiquement rattachées au syndrome d’hyperventilation (SHV) et désormais plus largement conceptualisées sous le terme de respiration dysfonctionnelle (dysfunctional breathing). Développé au début des années 1980 par Peter van Doorn, P. Colla et Hans Folgering à l’Université de Nimègue (Pays-Bas), cet auto-questionnaire standardisé comprend 16 items ciblant les manifestations symptomatiques les plus prévalentes associées à l’hypocapnie transitoire ou chronique et à la dysrégulation neurovégétative liée au stress.
Chaque item est évalué au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 0 (« Nooit » / Jamais) à 4 (« Zeer vaak » / Très souvent), produisant un score global cumulatif variant de 0 à 64 points. Un seuil clinique établi à 23 points ou plus indique une forte présomption de syndrome d’hyperventilation ou de trouble respiratoire fonctionnel, avec une sensibilité et une spécificité initiales rapportées supérieures à 90 % en comparaison au test de provocation par hyperventilation (HVPT). L’outil explore les composantes subjectives et psychophysiologiques de la respiration, reliant la détresse somatique, les symptômes neurologiques périphériques et centraux, ainsi que l’anxiété interoceptive.
D’un point de vue psychométrique, le Questionnaire de Nimègue présente une excellente cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,87 et 0,93 selon les populations cliniques et générales étudiées. Sa stabilité temporelle test-retest s’avère robuste (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,80 sur des intervalles de deux à quatre semaines). Les analyses factorielles révèlent régulièrement une structure multidimensionnelle stable articulée autour de trois ou quatre facteurs : la détresse respiratoire/thoracique, les symptômes neurologiques périphériques (paresthésies, tétanie), les symptômes centraux/cérébraux (vertiges, sensation d’irréalité) et la tension anxieuse. Sa brièveté, sa sensibilité au changement thérapeutique et sa solidité métrologique en font un instrument incontournable en pneumologie, kinésithérapie respiratoire, cardiologie, médecine générale et psychologie clinique.
2. Mots-clés
Questionnaire de Nimègue, Nijmeegse Vragenlijst, syndrome d’hyperventilation, respiration dysfonctionnelle, hypocapnie, anxiété respiratoire, psychométrie, dyspnée fonctionnelle, interoception, évaluation clinique.
3. Auteurs
L’instrument a été conçu et validé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs et cliniciens de l’Université Radboud de Nimègue (anciennement Katholieke Universiteit Nijmegen) aux Pays-Bas, associant physiologie respiratoire, pneumologie et psychologie médicale :
- Peter van Doorn : Psychologue clinicien et chercheur en psychophysiologie respiratoire, Département de Pneumologie et Département de Psychologie Clinique, Université de Nimègue, Nimègue, Pays-Bas.
- P. Colla : Chercheur en psychologie médicale et méthodologie d’évaluation clinique, Université de Nimègue, Nimègue, Pays-Bas.
- Hans Folgering, MD, PhD : Professeur émérite de pneumologie et de physiologie respiratoire, Département de Pneumologie, Centre Médical Universitaire Radboud (Radboudumc) et Hôpital Déckkerswald, Groesbeek/Nimègue, Pays-Bas. Figure pionnière dans l’investigation des mécanismes neurophysiologiques et du contrôle ventilatoire dans le syndrome d’hyperventilation.
4. Objectif
Le Questionnaire de Nimègue a été initialement développé pour pallier les contraintes, les risques et le manque de standardisation des méthodes diagnostiques physiologiques invasives, notamment le test de provocation par hyperventilation (Hyperventilation Provocation Test, HVPT). Ce dernier nécessitait la mesure continue par capnographie de la pression télé-expiratoire en dioxyde de carbone ($P_{ET}CO_2$) et l’évaluation de la vitesse de récupération après une hyperventilation volontaire forcée. L’objectif principal de l’échelle était d’offrir une alternative non invasive, économique, rapide et écologiquement valide pour quantifier la sévérité subjective des symptômes liés à l’hyperventilation chronique ou épisodique.
Dans la pratique contemporaine, l’objectif s’est élargi à l’évaluation des respirations dysfonctionnelles (dysfunctional breathing), définies comme des altérations biomécaniques et physiologiques chroniques du schéma respiratoire, non expliquées intégralement par une affection organique sous-jacente ou coexistant de manière intriquée avec des pathologies respiratoires telles que l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). L’outil permet de distinguer la composante fonctionnelle ou psychosomatique de l’atteinte somatique structurale.
En contexte de recherche clinique et épidémiologique, l’échelle poursuit plusieurs buts essentiels :
- Le dépistage précoce : Identifier les patients présentant des plaintes polymorphes inexpliquées (douleurs thoraciques non cardiaques, sensations vertigineuses récurrentes, dyspnée inexpliquée) orientant vers une dérégulation ventilatoire.
- La mesure de l’efficacité thérapeutique : Servir de critère de jugement principal ou secondaire dans les essais cliniques évaluant les programmes de rééducation respiratoire (kinésithérapie respiratoire, méthode Papworth, rééducation diaphragmatique), les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) centrées sur l’anxiété de panique, ou les interventions pharmacologiques.
- Le diagnostic différentiel et la gestion de la comorbidité : Mesurer la part d’hyperventilation associée à l’asthme difficile à contrôler. De nombreux patients asthmatiques présentent un score élevé au Questionnaire de Nimègue, indiquant un syndrome d’hyperventilation intriqué qui amplifie le sentiment de dyspnée sans aggravation objective des paramètres spirométriques.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par le Questionnaire de Nimègue est multidimensionnel et s’articule à l’intersection de la physiologie respiratoire, du contrôle autonome et de l’expérience phénoménologique de l’angoisse. Il appréhende l’expérience subjective de l’instabilité ventilatoire et des perturbations homéostasiques secondaires à l’alcalose respiratoire induite par l’hypocapnie.
Les 16 items reflètent quatre sous-domaines symptomatiques cardinaux :
1. Plaintes respiratoires et thoraciques
Ce domaine englobe les distorsions directes de la mécanique ventilatoire et les sensations de restriction thoracique. Il comprend des symptômes tels que la dyspnée (« Kortademigheid »), l’accélération ou l’amplification du rythme respiratoire (« Sneller of dieper ademen »), l’incapacité ressentie à respirer profondément (« Niet diep kunnen doorademen »), ainsi que la douleur (« Pijn op de borst ») et la sensation d’oppression ou d’étau thoracique (« Beklemmend gevoel op de borst »). Ces items mesurent une incoordination thoraco-abdominale, une respiration apicale superficielle et une surutilisation des muscles respiratoires accessoires.
2. Manifestations neuromusculaires et périphériques
L’hypocapnie aiguë ou chronique engendre une élévation du pH sanguin (alcalose respiratoire), ce qui diminue la fraction ionisée du calcium sérique ($Ca^{2+}$) et augmente l’excitabilité des membranes neuronales périphériques. Cette cascade physiopathologique se traduit par des paresthésies distales (« Tintelende vingers »), des raideurs musculaires ou une sensation de tétanie au niveau des mains et des bras (« Stijve vingers of armen »), des tremblements (« Trillende vingers »), ainsi qu’une vasoconstriction cutanée causant une sensation d’extrémités froides (« Koude handen of voeten »).
3. Manifestations neurologiques centrales et sensorielles
La diminution de la pression artérielle partielle en dioxyde de carbone ($PaCO_2$) provoque une vasoconstriction artériolaire cérébrale immédiate, réduisant le débit sanguin cérébral de 30 à 40 % lors des épisodes d’hyperventilation marquée. Ce phénomène produit une hypoxie cérébrale relative à l’origine d’une symptomatologie neurologique centrale : sensation de vertige ou d’instabilité (« Duizeligheid »), vision floue (« Wazig zien »), sensation de confusion ou de désorientation cognitive (« Verwardheid ») et engourdissement péribuccal (« Benauwd om de mond »).
4. Composante psychologique, viscérale et émotionnelle
Ce domaine capture la boucle de rétroaction anxieuse et les conséquences neurovégétatives sympathiques. L’hyperventilation active le système nerveux autonome sympathique, provoquant des palpitations cardiaques (« Hartkloppingen ») et une anxiété aiguë (« Angstgevoelens »). De plus, l’aérophagie induite par des respirations buccales rapides et désordonnées génère un inconfort gastro-intestinal représenté par la distension ou le gonflement abdominal (« Opgezette buik »).
6. Cadre théorique
Le développement du Questionnaire de Nimègue s’enracine dans la théorie psychophysiologique du syndrome d’hyperventilation conceptualisée par des physiologistes et cliniciens du XXe siècle, notamment Lum (1975, 1981), Folgering et Colla (1983), puis reprise et intégrée dans le modèle cognitivo-comportemental du trouble panique élaboré par David M. Clark (1986).
Selon le paradigme physiologique initial, l’hyperventilation est définie comme une ventilation alvéolaire excédant les besoins métaboliques de l’organisme à un moment donné, conduisant à une élimination excessive de dioxyde de carbone ($CO_2$), à une baisse de la $PaCO_2$ en deçà de 35 mmHg et à une alcalose respiratoire consécutive. Cette altération biochimique déclenche l’effet Bohr (affinité accrue de l’hémoglobine pour l’oxygène, limitant le relargage tissulaire d’$O_2$) et une vasoconstriction diffuse touchant prioritairement le système nerveux central et le lit microvasculaire cutané.
Sur le plan psychologique, l’échelle s’inscrit pleinement dans le modèle du cercle vicieux cognitif de l’anxiété. Selon Clark (1986) et Ley (1985), des stresseurs psychologiques ou des facteurs somatiques initiaux entraînent une légère hyperventilation subclinique. Les modifications physiologiques qui en résultent (vertiges, engourdissements, palpitations) sont perçues par le sujet comme le signal d’un danger catastrophique imminent (peur de mourir d’un infarctus, de faire un accident vasculaire cérébral ou de perdre le contrôle mental). Ces interprétations catastrophiques intensifient la décharge du système nerveux sympathique, augmentant encore la fréquence et l’amplitude respiratoire, ce qui aggrave l’hypocapnie et amplifie les symptômes.
Dans la perspective théorique contemporaine, l’accent s’est déplacé de l’hypocapnie stricte vers le concept plus global d’incoordination biomécanique et de perturbation de l’intéroception. Des auteurs récents (Thomas, Bruton, Barker) soulignent que de nombreux patients souffrant de respiration dysfonctionnelle présentent des symptômes invalidants même en maintenant une normocapnie relative, en raison d’une hypersensibilité interoceptive, d’une hyperréactivité centrale aux variations chimiques et de tensions musculaires chroniques du diaphragme et de la ceinture scapulaire. Le Questionnaire de Nimègue capture précisément cette résultante phénoménologique où s’entremêlent physiologie respiratoire, régulation autonome et processus cognitifs anxieux.
7. Validité
L’évaluation des propriétés de validité du Questionnaire de Nimègue a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques depuis sa parution initiale en 1983 :
Validité de critère et prédictive
Dans l’étude princeps de van Doorn, Colla et Folgering (1983), l’échelle a été validée par rapport au test de provocation par hyperventilation (HVPT), qui constituait alors le standard diagnostique objectif. Chez un échantillon de patients suspects de syndrome d’hyperventilation et de sujets témoins sains, un seuil diagnostique de 23 points sur 64 a permis d’obtenir une sensibilité clinique de 91 % et une spécificité diagnostique de 95 % pour identifier les individus présentant une récupération capnographique anormale post-hyperventilation.
Validité convergente
Le Questionnaire de Nimègue montre des corrélations positives statistiquement significatives et modérées à fortes avec des instruments standardisés mesurant l’anxiété et la détresse somatique, tels que :
- L’Inventaire d’Anxiété de Beck (Beck Anxiety Inventory, BAI) : corrélations variant typiquement entre $r = 0,55$ et $r = 0,72$.
- L’échelle d’anxiété de l’Échelle Hospitalière d’Anxiété et de Dépression (HADS-A) : $r = 0,50$ à $0,65$.
- L’indice de sensibilité à l’anxiété (Anxiety Sensitivity Index, ASI), confirmant le rôle clé de la peur des sensations corporelles.
- Les questionnaires spécifiques de dyspnée somatique (ex. le Multidimensional Dyspnea Profile).
Validité discriminante
L’instrument démontre une capacité éprouvée à distinguer les dyspnées fonctionnelles des dyspnées purement organiques. Bien que les patients atteints d’asthme sévère ou de BPCO puissent présenter des scores plus élevés que les témoins sains en raison de la présence de symptômes respiratoires partagés, des analyses comparatives ont révélé que le pattern des items non respiratoires (paresthésies, sensations vertigineuses, engourdissement facial) discrimine efficacement l’hyperventilation idiopathique des atteintes obstructives non compliquées. En outre, le score global diminue significativement après un traitement efficace par TCC ou rééducation respiratoire, confirmant la sensibilité de l’instrument au changement clinique.
8. Fidélité
La fidélité du Questionnaire de Nimègue a été documentée de manière approfondie dans la littérature psychométrique internationale à travers diverses adaptations linguistiques (néerlandais, anglais, français, portugais, espagnol, turc) :
Cohérence interne
La cohérence interne de l’outil est exceptionnellement homogène :
- Dans l’étude princeps et les réévaluations initiales de van Doorn et al. (1983), l’alpha de Cronbach global rapporté était de 0,89.
- Van Dixhoorn et Duivenvoorden (1985) ont rapporté un coefficient alpha de 0,87 dans une cohorte clinique élargie de patients souffrant de plaintes fonctionnelles.
- Des études contemporaines menées chez des adultes asthmatiques (Thomas et al., 2001, 2003) ont relevé des alphas s’échelonnant de 0,88 à 0,93, attestant d’une inter-corrélation élevée entre les 16 items de l’échelle.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été confirmée auprès d’échantillons de patients stables ne recevant pas d’intervention entre les passations :
- Sur un intervalle de 1 à 2 semaines, le coefficient de corrélation de Pearson ou le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) oscille entre 0,80 et 0,87.
- Dans des études évaluant la reproductibilité à 4 semaines en condition ambulatoire, le CCI est resté supérieur à 0,78, indiquant que le score ne fluctue pas de manière aléatoire en l’absence de modifications psychologiques ou physiologiques mesurables.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du Questionnaire de Nimègue a suscité d’importants débats méthodologiques. Si le score total unitaire continue d’être utilisé préférentiellement pour le criblage clinique, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) démontrent sans équivoque une structure interne multidimensionnelle.
Étude fondatrice de Van Dixhoorn et Duivenvoorden (1985)
L’analyse en composantes principales menée par Van Dixhoorn et Duivenvoorden sur un échantillon clinique de patients néerlandais a identifié trois à quatre facteurs principaux expliquant plus de 50 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Symptômes respiratoires / Essoufflement (charge prépondérante sur les items : sneller/dieper ademen, kortademigheid, niet diep kunnen doorademen, beklemmend gevoel).
- Facteur 2 : Neuropathie périphérique / Tétanie (charges élevées sur : tintelende vingers, stijve vingers/armen, koude handen/voeten, trillende vingers).
- Facteur 3 : Instabilité centrale / Céphalique (charges sur : wazig zien, duizeligheid, verwardheid, benauwd om de mond).
- Facteur 4 : Tension émotionnelle et viscérale (charges sur : angstgevoelens, hartkloppingen, opgezette buik, pijn op de borst).
Modélisations contemporaines et AFC
Les modélisations par équations structurelles récentes corroborent généralement un modèle hiérarchique : un facteur général de second ordre (la réactivité dysfonctionnelle globale) sous-tendant trois ou quatre dimensions de premier ordre fortement corrélées entre elles. Les saturations factorielles ($lambda$) des items sur leurs facteurs respectifs sont généralement substantielles, oscillant entre 0,45 et 0,82, avec une part résiduelle de variance faible. Cette configuration factorielle valide la pertinence du calcul d’un score composite global tout en autorisant une lecture dimensionnelle du profil de chaque patient.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (hétéro-évaluation possible assistée par un clinicien pour les sujets éprouvant des difficultés de lecture).
- Format d’administration : Papier-crayon ou version numérique auto-administrée.
- Nombre d’items : 16 énoncés brefs décrivant des plaintes somatiques et émotionnelles spécifiques.
- Format des réponses : Échelle ordinale de fréquence en 5 points :
- 0 = Nooit (Jamais)
- 1 = Zelden (Rarement)
- 2 = Soms (Parfois)
- 3 = Vaak (Souvent)
- 4 = Zeer vaak (Très souvent)
- Calcul du score : Sommation arithmétique simple de tous les items. Aucun item n’est inversé (tous les items sont cotés positivement de 0 à 4). Score total théorique compris entre 0 et 64.
- Interprétation clinique et seuils diagnostiques :
- Score < 23 : Résultat considéré comme normal ou non suggestif d’une hyperventilation cliniquement significative.
- Score $ge$ 23 : Seuil pathologique classique retenu par van Doorn et al. (1983). Forte probabilité clinique de syndrome d’hyperventilation ou de respiration dysfonctionnelle active requérant une exploration fonctionnelle ou une prise en charge ciblée.
- Certains auteurs contemporains préconisent un seuil de dépistage plus prudent (par exemple $ge 19$ ou $ge 20$) dans des populations asthmatiques spécifiques pour accroître la sensibilité diagnostique.
- Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Populations cibles : Adultes, adolescents et enfants (avec adaptation/assistance de lecture), personnes âgées.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de première publication : 1983.
- Statut des droits d’auteur : Domaine académique et clinique ouvert. Développé au sein de l’Université de Nimègue dans un cadre de recherche publique hospitalo-universitaire.
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’utilisation du Questionnaire de Nimègue est entièrement libre et gratuite pour la recherche biomédicale, les études épidémiologiques et la pratique clinique courante. Aucune redevance financière ni licence commerciale n’est exigée des praticiens ou des chercheurs.
- Précautions éthiques : La citation formelle des publications originales de van Doorn et al. (1983) et de Van Dixhoorn et Duivenvoorden (1985) est requise dans toute publication scientifique ou rapport d’évaluation clinique. L’instrument est un outil de repérage et de quantification et ne saurait à lui seul remplacer une investigation médicale complète excluant les causes organiques graves (cardiopathies ischémiques, embolie pulmonaire, crise d’asthme aiguë).
12. Références
Clark, D. M. (1986). A cognitive approach to panic. Behaviour Research and Therapy, 24(4), 461–470. https://doi.org/10.1016/0005-7967(86)90011-2
Grammatopoulou, E. P., Skordilis, E. K., Georgoudis, G., Haniotou, A., Evangelodimou, A., Fildissis, G., Katsoulas, T., & Kalogeropoulos, N. (2014). Hyperventilation syndrome in asthma: Reliability and validity of the Nijmegen Questionnaire. Journal of Asthma, 51(8), 839–846. https://doi.org/10.3109/02770903.2014.922190
Lum, L. C. (1975). Hyperventilation: The tip and the iceberg. Journal of Psychosomatic Research, 19(5–6), 375–383. https://doi.org/10.1016/0022-3999(75)90017-3
Lum, L. C. (1981). Hyperventilation and anxiety state. Journal of the Royal Society of Medicine, 74(1), 1–4. https://doi.org/10.1177/014107688107400101
Thomas, M., McKinley, R. K., Freeman, E., & Foy, C. (2001). Prevalence of dysfunctional breathing in patients treated for asthma in primary care: Cross sectional survey. BMJ, 322(7294), 1098–1100. https://doi.org/10.1136/bmj.322.7294.1098
Thomas, M., McKinley, R. K., Freeman, E., Foy, C., & Price, D. (2003). The prevalence of dysfunctional breathing in adults in the community with and without asthma. Primary Care Respiratory Journal, 14(2), 78–82. https://doi.org/10.1016/j.pcrj.2004.10.007
van Dixhoorn, J., & Duivenvoorden, H. J. (1985). Efficacy of Nijmegen Questionnaire in recognition of the hyperventilation syndrome. Journal of Psychosomatic Research, 29(2), 199–206. https://doi.org/10.1016/0022-3999(85)90042-X
van Doorn, P., Colla, P., & Folgering, H. (1983). Een vragenlijst voor hyperventilatieklachten [A questionnaire for hyperventilation complaints]. De Psycholoog, 18, 573–577.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
5-point scale: 0 = Nooit (Never), 1 = Zelden (Rarely), 2 = Soms (Sometimes), 3 = Vaak (Often), 4 = Zeer vaak (Very often)
- Pijn op de borst
- Wazig zien
- Duizeligheid
- Verwardheid
- Sneller of dieper ademen
- Kortademigheid
- Beklemmend gevoel op de borst
- Opgezette buik
- Tintelende vingers
- Niet diep kunnen doorademen
- Stijve vingers of armen
- Benauwd om de mond
- Koude handen of voeten
- Hartkloppingen
- Angstgevoelens
- Trillende vingers